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Étiquette : Doubs
Le flop de l’ouverture du carnassier au 1er mai
Pour la deuxième année, la pêche des carnassiers a ouvert le 1er mai, date beaucoup trop précoce pour certaines espèces qui sont encore en période de reproduction. Heureusement, toutes les fédérations départementales n’ont pas suivi la FNPF et ont obtenu des reports…
“Pêche du brochet dans les eaux de deuxième catégorie : l’ouverture c’est le 1er mai, dans toute la France, depuis l’an dernier !” . Au bas de la page Internet où se situe le fameux slogan imaginé par la Fédération française pour la pêche en France (FNPF) on peut cependant lire également ceci : “Attention ! Ce dispositif national n’empêche pas les préfets de protéger localement par un arrêté certaines espèces emblématiques de leur région. C’est le cas dans certains départements, où une période de fermeture a été instaurée au moment même de l’ouverture de la pêche du brochet en 2ème catégorie. Le dispositif national ne remet pas en cause non plus les réglementations spécifiques applicables dans certains grands lacs intérieurs, et certains lacs ou rivières de haute montagne”.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’effet d’annonce, largement médiatisé est à l’origine d’une belle pagaille. Combien ont – de bonne foi – mis à l’eau leur barque, ou ont arpenté confiants les berges de leur rivière favorite le jour de la fête du travail ? PV, interpellations, incompréhension, doute, repli stratégique mais discret, tels furent les écueils de cette publicité qu’il faut bien qualifier de mensongère.
Un exemple parmi tant d’autres, le cas de la région Bourgogne Franche-Comté, où il subsiste encore une volonté de protéger les frayères à sandres et à black-bass des pêcheurs à la ligne, mais aussi des filets des professionnels. La Côte-d’Or a ouvert la pêche le 2 juin, le Jura le 12 mai. Seul le Doubs a en partie respecté l’appel Fédéral du 1er mai, sauf que si l’on y regarde de plus près, le haut Doubs est resté fermé jusqu’au 2 juin. Quelques autres cas particuliers : Cantal et Corrèze, ouverture du 1er janvier au 11 mars et du 9 juin au 31 décembre. Loire, 1er mai pour le brochet… 2 juin pour le sandre. Rhône, 12 mai. Saône-et-Loire, 12 mai également. Partout en France, les fédérations ne se sont pas gênées pour appliquer le joker de la protection des “espèces emblématiques”. A ce propos, il est intéressant de s’attarder sur quelques lignes au sujet de ces dites “espèces emblématiques”. Les reports d’ouverture sont dans la majorité des cas demandés par les fédérations pour la protection du sandre et du black-bass, deux espèces exogènes que l’Onema n’a jamais voulu protéger, sous prétexte qu’elles sont étrangères à nos eaux. Elles sont donc emblématiques pour certaines fédérations mais pas pour d’autres.Un pillage légalisé
Sur le principe, la position de l’Onema se comprend parfaitement, au motif qu’une espèce nouvelle peut causer des déséquilibres profonds dans les milieux aquatiques. Il faut un garde fou et c’est son rôle. Mais les deux espèces concernées ici font aujourd’hui partie du paysage, et n’ont pas été responsables des désastres présumés lors de leur expansion sur le territoire national. D’ailleurs, peut-on parler d’expansion concernant le black-bass, cette espèce introduite par les soldats américains lors de la seconde guerre mondiale, dont les micro populations semblent vouées à l’échec sur le long terme ? Après avoir conquis le territoire national plus ou moins naturellement, le sandre est en déclin à quelques exceptions près. La FNPF, qui cherche à tout prix à vendre des cartes de pêche pour enrayer la chute libre, devrait donc imaginer autre chose qu’un pillage en règle des frayères de sandres et de black-bass. Le plus gros effet de cette annonce bidon fut payé cash par ces deux espèces, qui, encore sur leurs nids à cette époque, sont alors très vulnérables. Un black-bass ou un sandre mâle défend son nid et attaque tout intrus. Un poisson pris dans ces conditions et c’est toute la ponte (soit plusieurs milliers d’œufs) qui finit soit asphyxiée, soit consommée par les poissons blancs. Par la même occasion, on peut donc légitimement reprocher aux fédérations qui ont accepté l’ouverture au premier mai de n’avoir – pour la plupart – effectué aucune démarche d’information au bord de l’eau et auprès des pêcheurs. Ph.B

Aidez le Collectif SOS Loue et Rivières Comtoises
Les sociétés AB Fly (mouches et fly tying) et Haart Entreprise (moulinets et cannes à mouches artisanales) se sont proposées pour aider le Collectif SOS Loue et Rivières Comtoises. Ce Collectif, qui regroupe plusieurs associations (Doubs Nature Environnement, Anper TOS, Pro Natura, la CPEPESC…) milite chaque jour depuis près de deux ans pour que le drame des rivières comtoises ne tombe ni dans la banalité, ni dans l’oubli. Le Collectif a déposé deux recours devant la Commission européenne dénonçant la non conformité de certains facteurs face à la Directive cadre européenne sur l’eau qui contraint les Etats membres de l’Union Européenne à un retour à un bon état écologique des cours d’eau pour 2015.
Par ailleurs, le Collectif rencontre les représentants de l’Etat, les agriculteurs, les représentants de l’industrie du bois, les communes, pour travailler ensemble à trouver des solutions qui permettraient de sortir de ce cauchemar. Trois groupes de travail ont été établis. Ils concernent l’agriculture, l’assainissement et le traitement du bois. Le Collectif a besoin de moyens financiers pour mener son action. Chaque analyse d’eau, de sol, chaque action juridique permet de montrer, sur la base d’expertises réalisés par des cabinets d’études ou par des juristes indépendants, une autre réalité que celle proposée par l’Etat, qui depuis le début des mortalités pisciaires sur la Loue et le Doubs, minimise grandement l’ampleur de cette catastrophe qui dépasse de très loin le cadre des simples poissons. A l’heure où nous bouclons ce journal, nous apprenons que les poissons meurent à leur tour sur la Bienne (haut Jura). Les analyses en cours détermineront la cause de ces nouvelles mortalités. Nous avons donc du pain sur la planche et avons besoin de l’aide de toutes les personnes qui se sentent concernées par ce combat.
Les sociétés Haart et AB Fly ont fait don au Collectif LRC de matériels. L’argent de la vente de ces produits sera reversé en totalité au collectif.
• 23 blanks de cannes à mouche Dan Craft (don de la maison Haart). Très bons blanks américains. S’agissant de fins de série, ces blanks ne sont plus couverts par la garantie. Thierry Haart nous a fourni le tableau de montage de ces blanks.
Caractéristiques :
Tous les modèles sont en 4 brins1 FT904 : 9‘, # 4, action rapide.
3 FT 905 : 9‘, # 5, action rapide.
3 FT 906 : 9’, #6, action rapide.
1 FT 908 : 9’, #8, action rapide.
1 FT 912 : 9’, #12, action rapide.
1 FT 1003 : 10’, #3, action medium.
1 FT 1005 : 10’, #5, action medium.
3 FTXL 904 : 9’, #4, medium rapide.
3 FTXL 905 : 9’, #5, medium rapide.
2 FTXL 906 : 9’, #6, medium rapide.
1 Signature V FSRV 964 : 9’6 pieds, #4, medium.
1 Signature V FSRV 965 : 9’6 pieds, #5, medium.Ces blanks sont proposés au prix unique de 100 euros pièce.
• 10 coffrets AB Fly
Contenant 2 DVD : Montage de mouches, 28 modèles et Pêches en rivières (nymphe à vue, mouche sèche et noyée) et réservoirs, montage de mouches.
Au total 44 montages de mouches + un livret d’illustrations sur le cycle des insectes aquatiques de Victor Nowakowski en édition limitée.
Coffret proposé à 66 euros pièce.Un grand merci à Thierry et Odile Haart et à Alain Barthélémy pour ces dons.
Les demandes d’achats devront être adressées par courrier à Philippe Boisson, 10 rue Jeanneney, 25000 Besançon, accompagnées d’un chèque à l’ordre de SOS Loue et Rivières comtoises.Renseignements :
Site Internet : www.arrete.net
Jura : Bienne, pas de fermeture de la pêche
Les mortalités importantes de truites survenues sur la Bienne (Jura) depuis plus d’un mois, continuent toujours. Contrairement à ce que nous avions relaté sur notre site, l’AAPPMA la Biennoise n’envisage pas de fermer la pêche sur les 24 km gérés par cette association. Les résultats des analyses de poissons prélevés par l’Onema ne sont toujours pas connus et il convient donc de rester très prudent. Il est fort probable en revanche que la consommation du poisson soit interdite, comme cela s’est passé sur la Loue.
Il est encore trop tôt pour affirmer que les causes des mortalités sur la Bienne sont similaires à celles de la Loue ou du Doubs. On peut toutefois observer plusieurs similitudes, comme le fait que les truites soient touchées au printemps, bien après la période de reproduction, ou encore que l’état général des poissons agonisants sont couverts de mycoses. Il faut en revanche bien comprendre que ces mycoses (saprolegnia) ne sont que des agents pathogènes opportunistes, qui au final tuent les poissons, mais ne sont pas responsables de leur affaiblissement au départ.
Si la thèse d’une similitude avec ce qui s’est passé sur le Doubs se confirme, le risque de voir la situation se dégrader sur la basse rivière d’Ain, dont la Bienne est un affluent, dans les années à venir est à craindre. Souvenons-nous que sur le Doubs, le parcours de Grand’Combe des Bois (aval du barrage du Châtelot) avait été le premier touché en 2009. En 2010, le “mal” avait traversé la retenue de Biaufond (200 ha), puis celui de la Goule (70 ha), pour toucher l’ensemble du parcours de Goumois et en 2011, c’était au tour des 35 km du Doubs suisse puis du Doubs français en aval jusque dans la région de Montbéliard. Soit plus de 60 km ! Trois ans après les premières mortalités massives sur la Loue, personne ne peut affirmer catégoriquement de quoi sont morts les poissons. La responsabilité des cyanobactéries tant pointée du doigt, ne seraient pas la seule en cause. Le rôle des molécules chimiques issues de la pollution dues aux activités humaines, encore très mal connu des scientifiques aujourd’hui pourrait contribuer à une cause générale multifactorielle complexe. Pour autant, sur la Bienne comme ailleurs en Franche-Comté, les causes de pollutions sont bien identifiées. Assainissement insuffisant des eaux usées (sur la Bienne cela saute aux yeux), agriculture en système karstique, traitement du bois, sont autant d’éléments composant le Chao que l’on vit actuellement.
Ceux qui attendent des réponses rapides à toutes les questions qui se posent risquent d’être déçus. C’est là toute la difficulté des dossiers de la Bienne, de la Loue, de l’Ain et du Doubs. Et cela permet aussi à l’administration de jouer la montre avant de s’attaquer aux causes, qui de toutes évidences se rattachent toutes à un mauvais état écologique de nos rivières.
Philippe Boisson

Jura : la Bienne, une rivière en souffrance
La Bienne, rivière franc-comtoise bien connue des pêcheurs,
voit actuellement ses populations de truites et d’ombres dépérirent sous
l’effet d’une terrible mycose, plusieurs centaines de poissons morts ont été
repêchés depuis le début du mois de mars. Les clichés, qu’un lecteur nous a
fait parvenir, sont éloquents : la Bienne va mal. Après le Doubs et la Loue, une
nouvelle rivière mythique de la région est en danger.L’AAPPMA de Saint-Claude « La Biennoise » a décidé
d’interdire la pêche sur près de 20 km de la confluence du Tacon jusqu’à la
Bienne à St Claude, et de la confluence du Merdançon jusqu’à la Bienne à
Dortan. L’association attend encore les résultats des analyses opérées par
l’ONEMA. La fonte des neiges limite le champ des investigations, mais la situation
ressemble fort à ce qu’il s’est déjà produit sur le Doubs, la Loue et sur
l’Ain. Même si les lésions semblent différentes (la cornée des poissons de la
Bienne ne serait pas touchée). On suspecte une cyanobactérie, l’enquête est en
cours, mais pendant ce temps, l’hécatombe continue. La Fédération de pêche du
Jura a d’ailleurs lancé un appel afin que tous les pêcheurs qui fréquentent le
secteur fassent remonter un maximum d’informations. Vous pouvez aller sur le blog
de l’association (ci-dessous) pour plus de renseignements sur cette bien triste pollution.Renseignements :
Le blog de la fédération du Jura :
http://pechejura.wordpress.com/
Photos : @ AAAPPMA « La Biennoise »


Evènement : les rivières jurassiennes, l’envers du décor !
La vidéo tant attendue “Rivières Jurassiennes, l’envers du décors” est désormais disponible. Merci de relayer l’information pour qu’un maximum de personnes voit ces images, qui montrent le véritable état des cours d’eaux de ce département prisé des touristes et des pêcheurs.

Débat : Slovénie, un Paradis perdu ?
C’est l’histoire d’un pêcheur qui revient pêcher les rivières slovènes près d’un quart de siècle plus tard. C’est aussi l’histoire d’un exilé halieutique qui fuit les eaux devenues insalubres de son pays et qui, tel un poisson migrateur, vient se ressourcer dans les courants purs de la majestueuse Sava Bohinjka. Mais peut-être aurait-il mieux fait de rester chez lui… Ce qui pourrait être le commencement d’un roman divertissant n’est que la triste réalité. Cet article, rédigé sous la forme d’un billet d’humeur, compte sur vos réactions pour initier un mouvement de contestation de la gestion déplorable des rivières de Slovénie.
22 ans que je n’étais pas retourné en Slovénie. 22 ans durant lesquels je m’étais juré de ne jamais plus y reposer mes waders. J’avais tout juste 22 ans à l’époque et je n’avais pas compris pourquoi aller chercher ailleurs ce que l’on avait – en beaucoup mieux – à la maison ! Dès lors que chaque jour, la Loue et le Doubs comblaient mes petits espoirs de jeune pêcheur à la mouche. Les temps ont bien changé. Les rivières comtoises sont au plus mal, en sursis même puisque l’hiver qui commence à peine recense déjà quelques poissons malades et que rien ne laisse présager un avenir meilleur pour le moment. L’idée d’un retour à la pêche des eaux slovènes est née d’un renoncement à partir dans le Montana pour des raisons de dates un peu tardives mais aussi la perspective d’un séjour bien trop court pour une destination aussi lointaine. Il y a peu de temps de cela, un ami, bon connaisseur des rivières comtoises, me confiait qu’il était allé plusieurs fois pêcher en Slovénie et qu’il n’avait pas eu l’impression de pêcher dans un “réservoir”. Un autre s’était avéré ravi de prendre 50 truites par jour, dont 80% d’arc-en-ciel portions, sur un petit affluent de la Sava Dolinka.
Les franc-comtois, dont je suis, se voient aujourd’hui contraints d’aller chercher ailleurs ce qu’ils n’ont plus chez eux. Bien sûr qu’il est encore possible de pêcher à la mouche sur le Doubs et sur certains parcours de la Loue. Bien sûr que les rivières du Jura restent encore relativement riches en truites sauvages. Mais lorsqu’on a connu ces rivières dans de meilleures conditions et que l’on lutte aujourd’hui pour l’amélioration de leur état, difficile de faire comme si de rien n’était. En Europe, les rivières où la pêche à vue est possible ne sont pas légions. Cela exclut les pays situés au nord de la France comme la Suède, la Finlande, l’Écosse ou encore l’Islande, aux eaux très sombres. De ce point de vue, la Slovénie offre des rivières merveilleuses, comme la Sava Bohinjka, une rivière d’émeraude qui finit sa course dans le Danube à Belgrade, après avoir traversé la Croatie.

Frayères sur le Doubs : une vidéo anti-dépression
Voici des images qui redonnent le
moral. Patrice Malavaux a filmé les frayères sur le Doubs tout près de Goumois.
Des images sous-marines magnifiques, mises en ligne le 8 décembre dernier, où l’on distingue même les œufs solidement
ancrés sur le fond préalablement nettoyé par les poissons. Merci Patrice pour
ce petit cadeau de Noël avant l’heure !

