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Étiquette : Dordogne

Dordogne, les 4 saisons de la pêche à la mouche
Voici un film qui donne envie d’aller à la pêche, avec en vedette la Dordogne. Un film de Matthias Parre avec le soutien des fédérations de pêche de la Corrèze, du Lot et de la Dordogne.
Les images sont pour certaines exceptionnelles
Durée 1h43
A voir sur Vimeo.com ou DVD en vente sur: dordognelabelle.jimdo.com/la-boutique/

Anper TOS, l’énergie du renouveau
L’association Anper TOS (Association nationale pour la protection de l’Eau et des Rivières) anciennement TOS (Truite ombre saumon) à tenu son assemblée générale ordinaire le 31 mars à Dijon. Cela n’était plus arrivé depuis 2007… Pour le nouveau bureau, les choses sont claires : “Le renom de TOS, tel qu’il était au temps de Ch Ritz, Cl. Bergman, J-L. Pelletier, Jean Rapilly (toujours actif et dévoué), de P. Rollet, de M. Brulin, J. Deregnaucourt, P. Caillau et autres membres prestigieux, faute notamment d’informations données aux membres, était désormais terni à leurs yeux par la « légèreté » et la « négligence » de certains laissant aller les choses à vau-l’eau sans s’opposer aux décisions illégitimes de celui qui les conduisait à les approuver. Il faut remercier ceux qui, du Béarn à l’Alsace, en passant par la Bourgogne et la Franche-Comté, de la Bretagne à l’Auvergne en passant par le Val de Loire, ont refusé une mort programmée.”
Voici la constitution des délégations régionales. Certaines sont en sous-effectifs, d’autres sont à l’abandon et partout le besoin de forces vives se fait sentir. N’hésitez donc pas à apporter votre aide localement .
Ardèche : Il n’y a plus d’activités locales de TOS en Ardèche et il convient de retrouver une dynamique sur le terrain. Toutes personnes motivées peuvent contacter Christel Bulthé.Bourgogne : Jean-paul Ragonneau salue avec émotion le renouveau de TOS et l’accompagne en reprenant contact avec les anciens adhérents, les AAPPMA et les fédérations.
Contact TOS Bourgogne :
[email protected]
Bretagne : Lucien Drouot rappelle l’action de Jean Rapilly. Grâce à ce dernier, l’action judiciaire de TOS est encore bien présente en Bretagne : 3 affaires ont été récemment jugées (Navire Valencia, Pisciculture Lambel et pollution de l’estuaire de La Loire par Total-Donges) et deux relatives à des navires sont en cours (Tian Du Feng et Latvian Shipping Cie).
Dordogne : Le groupe régional, dont l’activité a été un temps réduite compte tenu des incertitudes sur la vie de l’association au niveau national, a toutefois continué à fonctionner et à poursuivre ses objectifs dans le bassin de la Dordogne.Contact TOS Dordogne :
[email protected]
(Frédéric Serre).
Franche-Comté : l’action de TOS Franche Comté se confond avec celle du collectif « SOS Loue rivières Comtoises » et particulièrement lors de l’organisation de la manifestation de Goumois en mai 2011, le recours au tribunal Européen, les réunions avec les services préfectoraux etc. L’action 2012 sera renforcée, avec notamment des actions sur la Bienne, conjointement avec l’AAPPMA La Biennoise.Contact TOS Franche-Comté :
[email protected]
[email protected]
[email protected]
Basse Normandie : La délégation régionale de Basse-Normandie qui a été créée en 1988 ne compte actuellement que quelques membres. Avec les problèmes de TOS au niveau national, beaucoup ont quitté l’association. Une relance auprès des anciens membres en se servant des fichiers d’anciennes adresses est prévue.Contact TOS Val de Loire : [email protected]
Pyrénées :
Contact TOS Pyrénées :
[email protected]
Composition du bureau national :Président : Lucien Drouot – [email protected]
Vice-Président : François Grebot – [email protected]
Secrétaire générale :
Christel Bulthé – [email protected]Secrétaire administratif :
Thierry Valet – [email protected]Commission pollution et nuisances :
F. Grebot
[email protected]
Le développement des oeufs dans les frayères : vulnérabilité et adaptations des populations
La reproduction de la truite en rivière est étroitement liée à une multitude de paramètres. Le cycle de développement des oeufs sous les graviers est de nos jours perturbé par des phénomènes naturels ou artificiels qui compromettent parfois totalement ou partiellement la fraie. Ces perturbations sont aujourd’hui bien connues des spécialistes. Nous vous proposons de les découvrir afin de mieux comprendre pourquoi la reproduction de la truite n’obtient plus des “rendements” d’antan dans bon nombre de cours d’eau de notre pays.
Par Arnaud Caudron et Denis Caudron
Comme vous le savez, le cycle de développement de la truite passe, durant plusieurs mois, par une phase de vie sous graviers. En effet, avant de se reproduire la femelle, en se mettant sur son flanc et en ondulant énergiquement son corps, creuse sur un fond principalement de graviers une dépression dans laquelle les oeufs viennent se déposer juste après la fécondation des ovules. Ensuite, toujours grâce au travail de la femelle, les oeufs sont entièrement enfouis dans le substrat à des profondeurs pouvant varier de 5 à plus de 30 cm.
C’est à partir de ce moment que commence la phase de vie sous graviers. Celle-ci correspond en fait à une phase de développement embryonnaire et larvaire permettant aux oeufs de s’embryonner, puis d’éclore pour donner des larves (alevins avec une vésicule vitelline) qui vont se développer, grossir et prendre des forces en puisant dans leur sac vitellin. Lorsque les réserves sont vides, les jeunes alevins vont pouvoir enfin émerger des graviers et apprendre à s’alimenter par la bouche. Cet enfouissement dans le substrat représente d’une part une bonne protection mécanique évitant aux oeufs et larves d’être emportés par le courant et d’autre part une cachette les protégeant contre les prédateurs. Ce développement embryo-larvaire représente l’étape la plus périlleuse de la vie de la truite car les organismes, complètement immobiles dans le substrat, sont à la merci des éléments du milieu qui peuvent leur être défavorables.Attention aux variations de débit
Un des principaux dangers est tout simplement la destruction de la frayère dans laquelle se trouvent les oeufs. En effet, bien que le substrat représente une protection, celle-ci a ses limites en particulier lors de variations brutales de débit qu’elles soient d’origine naturelle ou anthropique. En zone de montagne, des crues importantes et destructrices peuvent intervenir en période hivernale et printanière à la faveur d’un redoux ou d’une forte pluie qui va entraîner une fonte massive de neige. Cependant, il y a rarement une destruction totale des frayères car les populations naturelles adaptées à ces conditions onttrouvé des parades permettant de limiter les pertes, telles la multiplication et la diversification des lieux de pontes : les poissons d’une rivière ne se reproduisent pas tous sur le même secteur. Le comportement de migration préalable à la reproduction permet aux futurs géniteurs de se répartir au sein d’un réseau hydrographique entre les rivières principales et les affluents. Ainsi lorsqu’une crue destructrice intervient sur une rivière, les frayères non touchées présentes sur les autres rivières viendront limiter les pertes. De même, au sein d’un même secteur, les géniteurs utilisent des habitats de fraie très différents.
Si la traditionnelle tête de radier ou fin de plat est très utilisé, on observe également des frayères dans des microhabitats atypiques comme l’arrière de gros blocs, en sousberge, dans des contres courants créés par des abris (blocs ou bois mort) ou au fond de fosse au pied d’une chute d’eau. Cette diversité des sites de pontes permet de limiter les casses liées aux crues grâce à la localisation de certaines frayères au sein d’abris hydrauliques et de sélectionner les poissons les plus aptes à vivre dans ces milieux.
Les variations brusques de débit peuvent intervenir également artificiellement à l’aval des usines hydroélectriques fonctionnant par éclusées. Sur ces secteurs les pertes peuvent être très importantes et les adaptations des poissons plus difficiles en raison d’un remaniement régulier voire constant des fonds. Cette artificialisation des tronçons est aggravée par les faibles débits existant entre les phases de lâchers d’eau et la présence de seuils et barrages qui empêchent aux poissons de trouver d’autres lieux de reproduction et de diversifier leurs habitats de pontes. Sur ces tronçons artificiels, les variations brusques de niveau d’eau provoque souvent un à sec des zones de reproductions. Les oeufs se retrouvent donc en contact avec l’air et ne tardent pas à mourir. Ces nuisances sont très bien connues des gestionnaires qui tentent de restaurer les populations de saumon Atlantique sur la Dordogne mais elles sont également fréquentes sur de nombreux tronçons de rivières à truites à l’aval des aménagements hydroélectriques fonctionnant en éclusées.L’oxygénation : un paramètre primordial
Durant cette phase, un des paramètres les plus importants permettant d’assurer unbon développement des oeufs dans les graviers est la teneur en oxygène. La concentration en oxygène dans l’eau interstitielle circulant entre les graviers est directement en rapport avec la perméabilité du substrat et le diamètre des particules formant ce substrat. Ainsi plus le fond est formé de graviers de gros diamètre, plus il est perméable et plus il permet une meilleure oxygénation des oeufs dans les frayères. A l’inverse, un substrat composé de particules de plus petit diamètre (graviers plus fins) n’assura pas une oxygénation opti et mum des frayères. Le diamètre moyen idéal des graviers pour garantir des conditions favorables en oxygène est compris entre 0,6 et 1,5 cm. Ces tailles de graviers permettent également de faciliter l’émergence des alevins. La teneur en oxygène dans les frayères et donc la survie des oeufs sera donc largement dépendante des processus de sédimentation. Sur les zones riches en matières en suspension et en dépôts de sédiments fins, les survies seront nettement plus faibles en raison du colmatage des interstices existants entre les graviers qui va entraîner une asphyxie des oeufs. En outre, la baisse de la teneur en oxygène dans le milieu interstitiel entraîne des réactions chimiques provoquant une baisse de la teneur en nitrate et l’apparition dans ce milieu de nitrite et d’ammoniac, tous deux pouvant être toxiques et provoquer des retards de croissance ou l’apparition de maladies ou malformations. Là encore les populations naturelles répondent à ce risque en multipliant les micro-habitats de reproduction ainsi il y aura toujours des sites avec des micro-conditions favorables qui assureront une bonne survie des oeufs et des alevins.
Des températures ni trop chaudes, ni trop froides
La température de l’eau est déterminante durant la phase de vie sous graviers. Chose très importante, elle conditionne la durée du développement embryo-larvaire. La totalité de cette phase de développement, de la fécondation à l’émergence, nécessite environ un total de 800° Celsius/jours. C’est-à-dire que si la température de l’eau reste constante à 10°C, les alevins émergeront environ 80 jours après la fécondation, et si la température est de 5°C, la durée totale de vie sous graviers sera de 160 jours. Bien sûr, dans la réalité il est très rare d’avoir des températures d’eau constantes pendant toute cette période de développement qui dure plusieurs mois. Au début, pendant l’hiver, le développement est lent en raison des faibles températures d’eau puis au fur et à mesure que le printemps approche et que les températures se réchauffent le développement devient plus rapide. Le fait qu’un organisme cale sa vitesse de développement embryolarvaire en fonction de la température du milieu dans lequel il vit lui permet d’émerger dans ce milieu quand les conditions sont favorables pour commencer son alimentation par la bouche (présence de ses proies). Ceci est d’autant plus important que les températures varient énormément d’une année sur l’autre.
Pendant cette phase de vie sous graviers, la température de l’eau ne peut-être ni trop basse, ni trop élevée. L’oeuf puis la larve sont sensibles et pour éviter toute mortalité la température de l’eau interstitielle ne doit pas être inférieure à 1°C et supérieure à 12°C. Les populations naturelles de truites présentes depuis plusieurs milliers d’années dans les torrents de montagne ont su s’adapter en décalant leur période de reproduction, qui peut être, selon les conditions rencontrées, plus précoce et commencer début octobre ou plus tardive vers le mois de mars. De même, on observe sur certaines rivières que les poissons localisent préférentiellement leurs frayères sur des zones de résurgences de nappe phréatique qui apportent des eaux ayant une température plus élevée que celle de la rivière. Certains petits affluents alimentés par des sources ou des résurgences présentant des températures quasi constante toute l’année entre 8 et 10°C sont très utilisés par les géniteurs. Grâce à leurs conditions très favorables, ils apportent une contribution non négligeable au recrutement naturel.
L’eutrophisation sous estiméeDes études récentes ont montré l’influence que pouvait avoir certains paramètres physico- chimiques de l’eau des rivières sur la survie des oeufs de truite dans les frayères. Si dans les lacs, les impacts négatifs de l’eutrophisation sur la survie des oeufs des salmonidés (corégone, omble chevalier, cristivomer) sont assez bien connus, il semble qu’ils aient par contre été très largement sous estimés en rivière. Or, même sur des écosystèmes d’eau courante comme les cours d’eau à truite, il est possible de parler d’eutrophisation du milieu.
L’enrichissement des sédiments des rivières en matières organiques crée au sein des frayères un déficit en oxygène. Ce déficit est d’autant plus aggravé que la matière organique produite favorise en plus le colmatage des frayères en facilitant, par le biais de colloïdes, l’agglomération des particules fines dans les interstices. Sur les cours d’eau eutrophes présentant des teneurs moyennes en phosphate de 0,3 mg/l, les taux de survie dans les frayères ne dépassent pas 30%. En condition très eutrophe (1 mg/l de phosphate), la survie au stade embryo-larvaire est quasi nulle. Nous voyons ici l’influence de la qualité chimique des eaux sur la survie des oeufs et donc sur le recrutement naturel d’une population de truites. Les stades juvéniles de la truite lors de leurs phases sédentaires sont très sensibles à la pollution des eaux de surfaces ce qui en font d’excellents indicateurs, qui mériteraient d’être d’avantage utilisés.Une expérience riche en enseignements
Il est tout à fait possible pour les gestionnaires, avec un peu d’organisation et de matériels, d’évaluer assez simplement la survie dans les frayères. L’expérimentation consiste à enfouir dans les graviers, au sein de zones de reproduction, des incubateurs artificiels contenant des oeufs. Les incubateurs cylindriques d’une longueur de 10 cm et d’un diamètre de 5 cm sont fabriqués avec du grillage à moustiquaire et des bouchons pour tube PVC. Chaque incubateur est rempli au trois quart avec des graviers de 0,5 à 3 cm dans lesquels sont délicatement placés 100 oeufs de truite commune. Ensuite, les incubateurs sont placés en milieu naturel sur la zone de frayères à étudier. Il est nécessaire pour chaque zone étudier de placer au moins 20 incubateurs en raison des fortes variations des taux de survie qui existent entre les différents micro-habitat de frai. Chaque incubateur est placé au sein d’une fausse frayère creusée à la main dans les graviers. Une fois enterrés, les oeufs présents dans les incubateurs peuvent être considérés dans les mêmes conditions que ceux déposés naturellement par une femelle. Il peut être utile mais pas obligatoire d’attacher chaque incubateur à une tige métallique enfoncée dans le fond du cours d’eau afin d’éviter de perdre le dispositif en cas de grosse crue. Il ne reste plus grâce à un contrôle régulier de la température de l’eau qu’à revenir au moment de l’émergence des alevins pour récupérer les incubateurs et compter dans chacun d’entre eux le nombre d’alevins restant. Vous aurez ainsi une évaluation du taux de survie moyen sur la zone étudiée. Ce type d’expérience est particulièrement intéressante pour mieux connaître localement la réussite du recrutement naturel en particulier sur des sites perturbés situés à l’aval de rejets d’eaux usées, dans des tronçons en débit réservé ou soumis à éclusés. Les résultats obtenus permettent d’apporter des arguments supplémentaires et irréfutables très utiles à la défense de la qualité de nos rivières.

Open AFCPL de la Dordogne : Samir Kerdjou et Nasser Khanfour l’emportent
La septième édition de l’open
AFCPL de la Dordogne s’est déroulée le 8 et 9 octobre dernier sur la Dordogne,
sur les 14 kilomètres de la rivière « Espérance ». L’organisateur Bass Team
Périgord a de nouveau réussi une très belle compétition, où des pêcheurs venus
de toute la France ont tenté de séduire
sandres, perches, brochets et black bass.Les triples champions du
circuit national D1 AFCPL, Samir Kerdjou et Nasser Khanfour du team Rapala / Humminbird, après
plusieurs mois d’absence ont fait leur rentrée sur le circuit D2. Une rentrée
réussie puisqu’il s’adjuge cet open après une compétition serrée. Vainqueurs du
circuit D1 en 2007, 2008 et 2009, il semble que nous devions continuer à compter
sur le duo.Résultats:
1. Kerdjou / Khanfour – Team
Rapala / Humminbird2. Basset/Ripoche
3. Bergdoll/Grignon
Renseignements :
Photo : © AFCPL

Prises surprises à l’ultraléger
Ombres, spirlins, goujons, blageons, carpes, tels sont les surprises occasionnelles que réservent la pêche à l’ultraléger avec des leurres qui sont destinés à la truite, mais qui intéressent finalement différentes espèces, petites ou grosses, par curiosité ou instinct de territorialité.
Par Alain Foulon
Le caractère fantasque de l’ombre commun a toujours fasciné le pêcheur à la mouche artificielle qui prête à ce poisson toutes les vertus sportives d’un adversaire à sa mesure. Bon nombre de théories ont donc été échafaudées à son sujet pour comprendre, voire expliquer de manière rationnelle comment ce poisson pouvait être à ce point circonspect quand il s’agissait de le faire monter sur une minuscule imitation d’insecte aquatique. Ceci, alors qu’une petite bête ou un simple ver de terreau grossièrement présenté entre deux eaux suffisaient généralement à tromper sa méfiance légendaire. Pourtant, celui que Léonce de Boisset qualifiait de « plus aristocratique par l’élégance de ses formes, la distinction de ses manières…», est un poisson opportuniste qui n’hésite pas à diversifier sa nourriture, se montrant même ichtyophage à certains moments de l’année ou de la journée. Beaucoup de pêcheurs méconnaissent encore le comportement capricieux et imprévisible de l’ombre commun qui est pourtant tout à fait capable d’attaquer un leurre présenté de façon convenable, que ce soit une cuiller tournante ou un poisson nageur. Je vous convie à la découverte de cette technique étonnante et passionnante qui risque, une fois de plus, de froisser la susceptibilité de certains pêcheurs qui décrèteront de façon péremptoire que l’ombre ne peut être pêché autrement qu’au moyen d’une canne à mouche !
Mes expériences personnelles
Comme une majorité de pêcheurs, j’ai longtemps et essentiellement recherché l’ombre commun en seconde catégorie, après la fermeture de la truite, afin de prolonger la trop courte saison de pêche à la mouche, mais également pour jouir pleinement de l’arrière-saison et admirer les couleurs automnales de la toute proche vallée de la Dordogne. En revanche, il m’arrivait assez fréquemment de capturer ces poissons en recherchant la truite au lancer léger ou ultraléger sur des rivières de première catégorie comme la Combade, le Thaurion ou la Vienne aux alentours de Limoges dans la Haute- Vienne. Je pris accidentellement mes premiers poissons durant une crue qui s’était maintenue plusieurs jours à un niveau stabilisé. Recherchant les truites sur les bordures où le courant était beaucoup moins impétueux, j’avais noué une cuiller Aglia fluo numéro 1 dont les caractéristiques mécaniques et les signaux visuels me permettaient de prospecter efficacement les rares dérives naturelles exploitables. Plusieurs attaques violentes avaient avorté malgré l’attention que je portais à mes dérives et à la qualité de mes récupérations ; elles intervenaient systématiquement quand la force du courant en fin d’animation faisait décrire le fameux arc de cercle à mon leurre qui remontait légèrement en fin de coulée.
C’est ainsi que je pus entrapercevoir, l’espace de courts instants, des poissons monter rapidement vers ma cuiller avant de rejoindre prestement le fond après l’avoir attaqué avec une rare violence. Après plusieurs échecs répétés, un poisson aux reflets d’argent finit par se piquer à l’hameçon triple et je pus enfin admirer ma capture : il s’agissait bel et bien d’un ombre qui, une fois décroché, rejoignit rapidement son élément ; ce jour-là, je pris plusieurs poissons qui n’hésitèrent pas à attaquer très franchement mon leurre, gueule clouée sur l’armement triple. Ainsi, et de façon assez régulière mais jamais systématique, je pris des ombres sur ces rivières acides du Limousin alors que je recherchais essentiellement la truite autochtone.
Bien des années après, un voyage en Mongolie me permit de vivre une expérience étonnante et similaire qui allait me permettre d’exploiter cette nouvelle voie. Alors que je recherchais les Taïmens et les grosses Lennox de la rivière au moyen d’un poisson nageur, je pris plusieurs ombres communs sur des leurres très volumineux. Malgré la taille imposante de mes crankbaits, les ombres les attaquaient violemment et se piquaient sur les trois branches de l’hameçon triple de queue. De toute évidence, ces ombres communs étaient les mêmes poissons que nous trouvions en France ou en Europe. La différence fondamentale résidait dans l’importance des bancs qui se nourrissaient sur le fond de la rivière et sur l’amplification du phénomène de concurrence alimentaire qui semblait régir la vie du groupe. D’ailleurs, il était plus rapide de capturer plusieurs poissons à la cuiller tournante pour en prélever quelques-uns pour le déjeuner ou le dîner, que de présenter une mouche artificielle, fût-elle noyée !Sur les traces de nos aînés
Par la suite, je me mis à rechercher plus spécifiquement les ombres au moyen d’un lancer ultra léger afin de rendre cette quête moins aléatoire et plus passionnante encore à pratiquer. Au fur et à mesure que ma technique s’affinait et que je multipliais les expériences au bord de l’eau, j’acquis la certitude que ce poisson s’alimentait plus régulièrement que nous l’imaginions d’alevins et que l’opportunisme dont il faisait preuve dans le choix de son alimentation se rapprochait sensiblement de celui du barbeau, un autre poisson des eaux vives de notre pays et aux goûts également éclectiques. Mes recherches se portèrent également sur la littérature halieutique du début et de la moitié du vingtième siècle. Le premier ouvrage dans lequel je pus lire quelques pages sur la pêche de l’ombre au leurre fut écrit par Pierre Lacouche ; intitulé « Les pêches sportives », il aborde succinctement la technique à mettre en ?uvre et fait la part belle aux observations de l’auteur qui possédait une résidence secondaire à la confluence… de la Combade et de la Vienne ! Je ne peux m’empêcher d’avoir une petite pensée émue pour cet auteur prolifique quand je projette mon leurre dans les environs de ce secteur surnommé « Le pont du Rateau » ; de nombreuses années après, il est toujours possible de capturer quelques ombres sur la Vienne, même si la population des truites, quant à elle, a très nettement régressé. Enfin, dans son remarquable ouvrage « Poissons des rivières de France – Histoire naturelle pour les pêcheurs » édité aux éditions Librairie des Champs- Elysées, Léonce de Boisset écrivait au sujet de l’ombre commun : « J’ai lu, dans les auteurs anglais, que l’ombre d’un certain poids chasse et mange le Vairon. N’ayant jamais vérifié ce fait par mon expérience personnelle, j’avais écrit dans une petite étude sur l’ombre (L’ombre, poisson de sport. Librairie des Champs-Elysées. 1941) que je n’avais aucune connaissance d’ombres pris au devon ou à la cuiller et que j’estimais de telles prises douteuses, en France tout au moins. Cette réflexion m’a valu de la part d’aimables lecteurs des précisions du plus grand intérêt. L’un d’entre eux me dit avoir pris, au devon, des ombres de 450 à 700 grammes sur la haute Loire et sur l’Alagnon, un autre à la cuiller dorée sur le Guiers, et un troisième, toujours à la cuiller, sur la Loue.
Un correspondant belge m’informe, de son côté, de prises d’ombres, au Devon, sur un affluent de l’Amblève, en Belgique, et sur la Roer, dans l’Eiffel allemand. Le doute n’est plus possible et l’ombre est bien, comme d’ailleurs la plupart des poissons, ichtyophage… ». Le doute n’est plus possible en effet, l’ombre pouvant devenir un redoutable prédateur et, par voie de conséquence, être capturé au moyen d’un leurre. Je vous livre le fruit de mon expérience personnelle, considérant que la technique que je mets habituellement en oeuvre est perfectible et qu’elle n’est pas nécessairement transposable à tous les types de cours d’eau !Une technique fine et délicate !
Si l’ombre commun qui vit en Mongolie est capable d’attaquer un leurre volumineux, il paraît toutefois plus logique d’employer un matériel plus léger sous nos cieux afin de tenir compte des spécificités de nos rivières et de l’importance de leurs peuplements. C’est donc logiquement que j’ai sélectionné un ensemble ultraléger pour traquer le bel Etendard. J’utilise une canne dont la longueur est comprise entre 1,50 m et 2,10 m en fonction des caractéristiques du cours d’eau que je souhaite prospecter. Un lancer assez long favorise néanmoins les dérives aval qui sont généralement les plus utilisées pour la pêche de l’ombre commun. En effet, la prospection la plus efficace consiste à faire évoluer une cuiller tournante trois-quarts aval afin qu’elle puisse décrire un arc de cercle assez accentué ; l’attaque intervient souvent quand le leurre arrive dans l’alignement du pêcheur.
Il est également possible de parvenir au même résultat lors des prospections vers l’amont à condition de provoquer le même phénomène, c’est-à-dire en inclinant le scion perpendiculairement à la trajectoire initiale au cours de la dérive. Dès que le leurre amorce un changement de direction, l’ombre commun déclenche son attaque qui est d’une fulgurance étonnante et d’une rare agressivité. Beaucoup de poissons se décrochent peu de temps après l’attaque, mais le plaisir que provoquent les quelques captures compense largement la frustration engendrée par les nombreuses touches avortées. S’agissant des leurres à utiliser, je privilégie les cuillers tournantes de petite taille (tailles 0 et 00). Je travaille actuellement sur de nouveaux prototypes de cuillers tournantes qui me donnent de très bons résultats. Je les utilise depuis plus d’un an ; elles se sont révélées particulièrement efficaces au coup du soir. Ce poisson est assez peu farouche, mais il est toutefois recommandé de faire preuve de discrétion afin de ne pas éveiller trop tôt sa méfiance. En prenant toutes les garanties nécessaires, il est possible de faire monter des ombres sur un leurre à des distances relativement proches du pêcheur. La pêche à vue est également possible, mais nécessite une approche lente et mesurée. Le principal problème n’est pas de faire réagir un ombre aux différents stimuli visuels et vibratoires d’un leurre, mais bel et bien d’assurer un ferrage efficace.
Les pêcheurs les plus respectueux pourront remplacer l’armement traditionnel par des hameçons simples sans ardillon. Enfin, je privilégie les dérives entre deux eaux en maintenant mon scion sous un angle de 45 degrés environ afin de provoquer la montée des poissons et ainsi augmenter les probabilités de capture ou, au contraire, je le positionne au ras de la surface afin d’accompagner le leurre dans sa dérive quand le fond est plus important et qu’il est nécessaire de pêcher creux. Pour le reste, rien ne différencie la capture d’un ombre avec une canne à lancer d’une autre technique de pêche, surtout quand le pêcheur emploie un monofilament d’un diamètre de 10 centièmes. Et je dois bien avouer que la violence libérée par ce poisson au moment de l’attaque tranche radicalement avec « l’élégance de ses formes, la distinction de ses manières, le bon ton de sa robe… » du grand Léonce de Boisset.
Mathieu Lesage domine l’open de Périgueux
Organisé par L’AAPPMA de Périgueux et la Fédération Départementale de Pêche de la Dordogne, l’open AFCPL float tube de Périgueux s’est tenu le 10 septembre. 30 compétiteurs embarqués dans leur float tube ont tenté de séduire sur la rivière l’Isle, perches, brochets, sandres et black-bass. Mathieu Lesage, jeune pêcheur passionné de 23 ans, a remporté l’épreuve. Dans un communiqué de l’AFCPL, il explique : « J’ai tout de suite apprécié l’ambiance et l’implication des organisateurs présents sur chaque date. Sur l’Isle, J’ai péché avec une Garbilono Microlure muni d’un Shimano Biomaster, tresse powepro 8 centièmes. Mon leurre du jour a été le diving chubby ainsi que le TN 50 pour prospecter plusieurs couches d’eau rapidement. » Il dévoile également ses objectifs : «Ma team est composée de Maxime Rapin et de Frédéric Ratte. Nous visons le podium à Clermont Ferrand, réussir les meilleurs performances en individuel et parcourir la France pour montrer une image positive de la pêche. »
Résultats Float Tube Périgueux :
1. Mathieu Lesage, team Garbolino, NKG
2. Olivier Brizard, team Pezon & Michel
3. Maxime Rapin, team Garbolino, NKG Delalande, l’escale du pêcheur
Renseignements :
Photo : AFCPL

1ère Fête de la Pêche à la Mouche et de la Dordogne à Argentat
Vous pouvez d’ors et déjà réserver votre week-end des 8 et 9 Octobre et prendre la direction d’Argentat pour participer à la 1ère Fête de la Pêche à la Mouche et de la Dordogne !
Voilà une excellente initiative de La Garlèche, l‘AAPPMA d’Argentat, avec l’aide de la Mairie, de la Fédération de Pêche de la Corrèze. Allez-y nombreux !
Cantal : ouverture du Centre de pêche de Lastioulles
A proximité des rivières Dordogne, Tarentaine et Rhue et à deux pas des lacs de Lastioulles, de la Crégut, du Thauron et du Tact, le Centre de pêche de Lastioulles ouvrira ses portes le 2 juillet. Jérôme Gaillard, bien connu des pêcheurs comme ancien gérant du lac de la Landie, mais aussi comme manager de l’équipe de France de pêche à la mouche, propose un panel de services sur plus de 250 ha d’eau (domaine public). Guidage, location de barques et float-tubes, conseils, vente de cartes de pêche, etc, le tout autour d’un gîte entièrement rénové par Jérôme à deux pas des lacs. Ce petit paradis au cœur du Parc naturel régional des volcans d’Auvergne est idéal pour la pêche, mais aussi pour la chasse et pour les passionnés de champignons.
Renseignements :
Centre de pêche de Lastioulles
Lac de Lastioulles, 15270 Trémouille. Tél. : 04 71 40 27 68.
[email protected]
Freeboat initie les jeunes pousses
L’association Freeboat, en partenariat avec l’AAPPMA de Ménesplet, petit village voisin de St Seurin dans le département de la Dordogne, a organisé une après-midi d’initiation pêche pour les enfants le 6 juin dernier au bord de la rivière Isle. Encadrées par de fins connaisseurs de la pêche et de la rivière, les jeunes pousses ont pu goûter aux plaisirs de la canne et ont été sensibilisées à la vie de la rivière et à sa protection. La Fédération de Dordogne a fourni les pass-pêche permettant ainsi aux enfants de pêcher dans les règles. En suivant les conseils des animateurs, les enfants ont capturé de nombreux poissons : ablettes, gardons et brèmes. Une bonne initiative pour faire découvrir notre passion aux nouvelles générations. Freeboat est une association très dynamique, n’hésitez pas à la contacter si vous habitez la région.
Renseignements : http://freeboat.over-blog.com
