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  • Masters Goumois 2014, une note d’espoir

    Masters Goumois 2014, une note d’espoir

    Cet amical concours de pêche à la
    mouche qui se déroule en fin de saison sur le parcours de l’AAPPMA la
    Franco-Suisse (Goumois) devient au fil des ans un classique, qui permet avant
    tout de ne pas oublier le Doubs et les acteurs locaux qui se démènent à longueur
    d’année pour que ce parcours de renom soit mieux protégé contre diverses
    pollutions. Car sans les pêcheurs, le Doubs ne serait sans aucun doute plus
    qu’une chasse d’eau commandée à distance par les barragistes. Les Masters,
    organisés par Pêches sportives et la
    Franco-Suisse sont l’occasion de rappeler que la pêche est toujours une
    activité encrée dans la vallée. Cette édition 2014 du concours, le 20
    septembre, était l’occasion de vérifier l’état des peuplements de truites et
    d’ombres, suite aux mortalités de 2010 et 2013 (qui avaient touché
    principalement les ombres). Il est assez fascinant de voir à quelle vitesse les
    ombres ont repris possession de l’espace avec beaucoup de petits sujets, mais
    aussi des moyens et des gros qu’on croyait disparus. Idem pour les truites avec des sujets de toutes tailles.
    Notre collaborateur Jean-Christian Michel gagne la coupe avec sept
    poissons dont la taille était
    comprise entre 35 et 44 cm (en cinq heures de pêche). Tous les concurrents ont
    au minimum pris trois poissons.

    Ce constat montre à quel point le
    Doubs peut se refaire très vite si des efforts sont faits. Le nouveau règlement
    d’eau qui concerne les barrages va dans ce sens avec des éclusées plus douces qui
    devront mieux préserver la vie sur les bordures. Reste le problème agricole et
    l’assainissement qui se trouvent sous la pression permanente des collectifs SOS
    Loue & Rivières Comtoises et du Collectif Doubs-Dessoubre. Rien n’est
    gagné, mais les pêcheurs ne baisseront pas les bras !

  • Création d’un collectif Doubs Dessoubre

    Création d’un collectif Doubs Dessoubre

    Suite aux problèmes de mortalités sur le Dessoubre survenus
    depuis le début de l’année, le collectif SOS Doubs – Dessoubre vient d’être
    créé le 22 février. On peut être surpris de la création d’un second collectif,
    puisque depuis trois ans, le collectif SOS Loue & rivières comtoises, très
    actif, manque de monde pour mener à bien tous ses combats. Les deux entités
    devront travailler ensemble pour une seule et même cause, puisque, même s’il
    existe des particularités sur chaque bassin versant, les problèmes rencontrés
    sont globalement communs à la Loue, au Dessoubre, au Doubs franco-suisse et au
    Cusançin (une rivière qui n’intéresse personne et qui est également touchée par
    des mortalités cet hiver). En cause, les 450 000 m3 de lisier (essentiellement
    de vache) épandus chaque année dans le département du Doubs, auxquels il faut
    ajouter les épandages de fumier (une solution moins pire que le lisier), les
    écoulements divers et l’assainissement souvent inefficace. L’administration se
    dit préoccupée et pour faire bonne figure, a trouvé deux boucs émissaires pris
    en flagrant délit d’épandage. Le Conseil Général a même porté plainte contre un
    agriculteur ! Une première, mais un geste pour calmer un peu le jeu. Car l’épandage
    de lisier en hiver, hors période végétative est certes réglementé mais
    autorisé. 450 000 m3, c’est le contenu de 40 piscines olympiques qui descendent
    chaque année directement dans les rivières via le karst.

    Le collectif SOS Loue & rivières comtoises devait
    organiser un grand congrès à Besançon le 12 avril. Il ne se fera pas. Les
    services de l’Etat lui ont coupé l’herbe sous le pied en annonçant les Assises
    de la Loue (deuxième version) le… 11 avril.

    En
    Franche-Comté, la guerre du lisier est déclarée !

  • Mortalité des truites dans le Dessoubre :

    Mortalité des truites dans le Dessoubre :

    Suite aux récentes mortalités pisciaires apparues il y a quelques jours sur le Dessoubre, le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises publie un communiqué, qui dresse un bilan éloquent de la situation dans laquelle on se trouve près de quatre années après les événements survenus sur la Loue.

    “Sans surprise les années se suivent et se ressemblent.
    Le nombre des rivières comtoises où meurent les truites et les ombres ne cesse
    de s’allonger.
    Après La Loue, le Doubs, la Bienne, l’Ain (pour ne
    parler que des plus connues) c’est désormais au tour du Dessoubre d’être touché
    depuis quelques jours.
    Comment pourrait-il en être autrement,
    puisque depuis l’hiver 2009 -2010 où les premières mortalités massives de
    poissons de plusieurs espèces sont apparues sur la Loue, rien ou presque n’a
    été fait. Bien sûr on a nommé une commission scientifique qui a confirmé ce que
    tous ceux qui sont au chevet de nos rivières clament dans le désert depuis
    vingt ans. On a fait des réunions, nombreuses, nommé des comités théodules qui
    ont accouché de souris. On a dépensé plus d’argent en papier et en rapports
    divers qu’en actions concrètes contre la pollution.
    Pendant
    ce temps-là, l’image de la Franche-Comté se ternit à longueur de forum
    sur Internet, et beaucoup ne retiennent « d’originale » que l’ampleur
    de la dégradation de ses rivières emblématiques.
    Il
    semblerait que les représentants de l’état et les élus aient choisit de gagner
    du temps, en espérant que la Nature réparerait seule les agressions humaines.
    Quatre
    ans après la Loue, ce nouvel épisode concernant le Dessoubre montre que nos
    plus belles rivières meurent les unes après les autres et que « nous
    continuons à regarder ailleurs »…Sans une amélioration considérable de
    l’assainissement des eaux usées, un encadrement de l‘industrie du bois de la
    coupe à la scierie, l’interdiction de certaines pratiques dans les communes,
    une remise en cause complète des pratiques agricoles pour les rendre
    compatibles avec notre sous-sol karstique (et l’AOP Comté…), une vraie
    protection des zones humides, une correction rapide des aménagements
    aberrants de nos rivières, elles sont condamnées à court terme.
    L’abstention
    et la fuite en avant peuvent être un choix politique, il faut alors
    l’assumer, et accepter d’en être comptable devant les générations futures.
    Sinon, un
    an après les Assises de la Loue et les Rivières Comtoises, il y a
    urgence, c’est désormais incontestable, à se mettre vraiment debout si l’on
    veut sauver nos rivières ! »

    Le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises (Photo © Philippe Boisson)