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Étiquette : Chine

Production de produits de la mer : record battu en 2011
Malgré l’affaiblissement des stocks et une inquiétude
légitime sur l’avenir du secteur, l’année 2011 a battu tous les records de
production halieutique mondiale. Selon la FAO, ce n’est pas de 152 millions de tonnes
de produits de la mer qui ont été produits. Ces chiffres s’expliquent notamment
par la reprise des captures de petits pélagiques du Pacifique sud-américain
grâce à des conditions climatiques clémentes et par le développement de
l’aquaculture un peu partout sur le globe. A noter qu’en terme de consommation,
22 pays concentrent 84 % de la consommation mondiale. Le podium de tête étant occupé par la Chine, le
Japon et les Etats-Unis. La France se place en 12e position.
Montage : le chant du coq
Le monde des éleveurs de coqs de pêche ne fait pas le partage entre un vrai rapport au monde rural, à une certaine forme d’écologie et à une nostalgie emprunte de poésie. Pour autant, les plumes exceptionnelles des coqs de pêche du Limousin n’ont jamais quitté le devant de la scène tant elles sont incomparables. De véritables trésors que nous vous invitons à découvrir.
Par Philippe Boisson.
Il existe une grande tradition de l’élevage des coqs de pêche en France. Peu d’entre-nous connaissent le quotidien de ces éleveurs très particuliers, tous pêcheurs à la mouche passionnés. La sélection, les conditions d’élevages, le terroir, l’altitude, telles sont les conditions requises pour obtenir un plumage d’une grande qualité.
Durant des décennies, les mouches de pêche réalisées avec des plumes sélectionnées pour leur brillance et leur souplesse ont connu leur heure de gloire, car peu de matériaux étaient en mesure de rivaliser. Les collections Guy Plas, Jean-Louis Poirot ou Gérard de Chamberet étaient alors réputées et recherchées dans le monde entier. La mouche française se vendait bien. Montages araignée, en palmer, en spent, en mouches noyées étaient incomtournables jusqu’au début des années 1980, date à laquelle une plume très différente fit beaucoup parler d’elle. L’utilisation de la plume de croupion de canard (CDC) créa un véritable choc dans l’ordre établi de la mouche de pêche. On lui prête alors la vertu magique de faire monter les poissons les plus récalcitrants. On connaît la suite, avec un succès grandissant qui aujourd’hui n’est pas contestable. Ceci étant, la plume de croupion de canard ne fait pas l’unanimité sur tous les terrains et dans toutes les conditions rencontrées par le pêcheur. Autant elle fait merveille sur les zones calmes des rivières, autant son utilisation n’est pas obligatoire en eaux rapides où une flottaison haute de la mouche n’est pas un problème mais un avantage. Idem sous la pluie, la plume de CDC montre vite ses limites en devenant impossible à faire sécher, alors qu’un hackle de coq continue de rester“pêchant”. De plus, on assiste avec la généralisation du CDC à une sorte d’overdose sur certains parcours très fréquentés. La plume magique ne fait plus forcément recette. Certains très bons pêcheurs ont vite analysé cette situation et pris le contre-pied en adaptant certains montages peu utilisés en France, comme le montage parachute avec sa collerette en coq, et obtiennent d’excellents résultats avec une mouche à flottaison basse montée avec seulement deux ou trois tours de hackle de coq. La fameuse Mix’aile de Florian Stéphan, avec son hackle monté en palmer et son aile en CDC est une parfaite illustration de ce qu’il est possible de réaliser. Autre tendance qui mérite d’être approfondie, le mariage du CDC ou du dubbing de lièvre (un autre incontournable) avec des plumes de coqs de qualité. Le résultat à la pêche est très intéressant, puisque l’on peut profiter des avantages de tous les matériaux. Des associations sont également possibles avec des matériaux synthétiques, même si cela doit faire bondir quelques puristes de la mouche traditionnelle française.
Les plumes de nos éleveurs ont donc de très beaux jours devant elles.
Un élevage pour la plumeLa variété originelle des coqs de pêche français est dénommée “coqs de pêche du Limousin” sans qu’au-cune race ne soit plus précisément définie. Avant la seconde guerre mondiale, époque où l’agriculture n’était pas encore modernisée, les animaux des fermes d’une région comme le Limousin voyageaient très peu. Les élevages de volailles, pour la viande étaient très hétéroclites, et déjà, les coqs de pêche naissaient au hasard des couvées naturelles. Ils étaient issus de croisements hasardeux entre plusieurs races. Dans cette région, réputée froide, les volailles ont toujours produit beaucoup de plumes, les protégeant ainsi des frimas. Dans les années 1960, le bouleversement qu’a connu l’agriculture a bien failli faire perdre à tout jamais ces lignées d’animaux sélectionnés au fil des décennies. Heureusement, la pêche à la mouche se démocratisant, la demande en plumes s’est faite plus grande. Les premiers écrits sur le sujet, en langue espagnole, dateraient de 1539, mais c’est un traité de 1624, intitulé “le manuscrit de Astorga”, également en espagnol qui donne le plus de détails sur le montage de mouches artificielles à l’aide de ces plumes.
Guy Plas, fut l’un des premiers en France à être à la fois éleveur et monteur de mouches professionnel. Son affaire, reprise par Olivier Dez, compte aujourd’hui encore de splendides animaux qui produisent des plumes appréciées des spécialistes du monde entier. Les coqs de pêche du Limousin ne sont pas tués pour en prélever les plumes. Tuer les coqs pour vendre les cous comme cela se fait en Chine, en Inde ou aux Étas-Unis (cous Metz ou Hofmann) serait impossible pour les éleveurs français, car sur cent poussins, un éleveur obtiendra cinq ou six coqs de pêche seulement et il faudra attendre trois ans pour commencer à leur prélever des plumes. Il est en effet impossible de connaître le devenir des poussins. Les coqs de pêche au plumage parfait sont des exceptions. Les éleveurs professionnels doivent disposer de cent à deux animaux (coqs, poules, poussins) demandant un travail quotidien. C’est le seul moyen pour un professionnel d’obtenir un nombre suffisant de coqs variés (tonalités des plumages) avec des classes d’âges qui assurent le renouvellement de l’élevage.Le terroir
Ces chers gallinacés produisent des plumes qui affichent de grandes différences de tonalité selon les individus, les élevages, avec leurs situations géographiques et les saisons. De tous temps, certains emplacements ont toujours produit de très beaux coqs de pêche. L’altitude, l’orientation, liée à l’ensoleillement, l’humidité, le terroir comme l’on dit, tout rentre en compte dans ce type d’élevage si particulier. Les conditions idéales pour obtenir des coqs de qualité sont maintenant bien connus : altitude moyenne (400 à 1000 m), terrain granitique, pH acide, climat montagnard. De même, ce qui convient aux coqs du Limousin semble également convenir aux célèbres coqs espagnols pardos de la province de Léon. Certains éleveurs du Limousin en possèdent et on a longtemps dit que le pardo français n’était pas comparable au “vrai” pardo espagnol. Cela n’est, de l’avis de nombreux spécialistes, plus le cas aujourd’hui. Olivier Dez, Bruno Boulard, Robert Brunetaud ou Florian Stephan ont superbement réussi l’implantation de coqs ibériques pardos dans le centre de la France. Différentes des plumes de coqs pardos (pelles), les plumes des coqs du Limousin sont également pigmentées mais de façonbeaucoup plus fine, comme de la poussière d’or. La brillance, les reflets, la souplesse, la faible présence de duvet à la base des plumes, tels sont les critères retenus qui font toute la valeur de ces coqs de pêche.
Gérard Poyet, éleveur depuis plus de trois décennies sait de quoi il parle : “ces plumes présentent des fibres raides et souples à la fois, d’une brillance presque transparente. Elles sont un plaisir pour les yeux et rendent les artificielles montées d’une incroyable efficacité”. Les observations de Gérard Poyet sur la capacité de ces plumes à “jouer” avec la lumière sont également très étonnantes : “la caractéristique principale qui détermine la plume de coq de pêche, que ce soit la plume de camail, de cape, d’aile ou de flanc, est son degré de mimétisme et sa grande sensibilité à recevoir et à renvoyer la lumière. L’expérience du papier de couleur le démontre bien : présentons une plume sur un papier rose, elle se colore de rosâtre, sur du vert, elle verdit, sur du brun, elle brunit…il en est ainsi à l’infini”. Le secret des qualités “pêchantes” des plumes des coqs de pêche est certainement lié à cette adaptation particulière à l’environnement lumineux. Pour les éleveurs, se sera toujours la qualité de la plume qui comptera et non la morphologie de l’animal. Or, pour les éleveurs qui souhaitent participer à des concours, les coqs du Limousin doivent de plus en plus répondre à des standards avicoles qui imposent des critères morphologiques précis. Parmi ces standards, on trouve la crête qui doit être droite et non frisée, ou encore les pattes qui doivent afficher une teinte rougeâtre et non jaune. Ces critères sont contestés par certains éleveurs, car d’une part, ils n’ont aucune influence directe sur la qualité des plumes et d’autre part l’origine très rustique et incertaine des coqs de pêche du Limousin risque d’y laisser des plumes…
Différentes tonalités de plumesLes plumes, hackles, lancettes, pelles de dos et pelles d’ailes, peuvent couvrir l’essentiel des tonalités intéressantes pour le pêcheur à la mouche. Les tons ocre ou rouille dignes de la palette d’un peintre sont pigmentés d’une finesse éloquente. Les gris, dont on compte d’infinies variantes ont toujours été très recherchés par les pêcheurs, mais difficiles à obtenir, notamment le gris bleuté (le blue dun des anglais) et le gris fumé.
Deux tonalités qui nous rappellent la fantastique collection de mouches de Jean-Louis Poirot, décédé il y a quelques années, et qui était lui aussi un des rares éleveur et monteur de mouches professionnel. De plus, la tonalité des plumes varie selon la saison puisque les animaux vivent en plein air, ne rentrant au poulailler qu’en fin d’après-midi. L’influence du soleil a une incidence sur la teinte du plumage ce qui oblige les éleveurs professionnels à anticiper leur stock de plumes pour éviter les manques dans certaines teintes.
Le plumage, tout un artPour Bruno Boulard, éleveur et monteur de mouches professionnel, le prélèvement des plumes s’effectue à la nouvelle lune. “C’est important pour la repousse des plumes qui sera plus rapide si l’on respecte cette règle qui, il faut bien l’admettre, fait parfois sourire. A chacun ses petits secrets !”, explique t-il. On peut effectuer trois ou quatre plumages au cours de l’année sur un même coq. Les jeunes coqs n’aiment pas particulièrement cet exercice qui les stress inévitablement. Les sujets plus âgés ont dû se faire une raison. C’est un peu la rançon de leur liberté et d’une longue vie aux petits soins. Les plumes doivent s’arracher facilement. Si ce n’est pas le cas, l’éleveur choisi alors de repousser le plumage à plus tard.

En 2010, 25 nouvelles espèces de poissons découvertes dans la région du Mékong
Les scientifiques ont découvert l’année dernière plus de 200 nouvelles espèces, dont 25 de poissons, dans la grande région du Mékong, fleuve du Sud Est asiatique qui traverse le Yunnan en Chine, le Myanmar (Ex Birmanie), le Laos, le Cambodge, la Thaïlande et le Vietnam. Cette région possède une biodiversité parmi les plus importantes du monde. A noter qu’un certain nombre des espèces nouvellement découvertes sont déjà déclarées en danger ou en voie d’extinction par les spécialistes.
Pour plus de renseignements et pour consulter le rapport complet du WWF (En Anglais) :

Contrefaçon : DSM Dyneema accuse une marque chinoise
La société DSM Dyneema, fabricant de fibres synthétiques
notamment de fils de pêche à l’usage des pêcheurs de loisir, a annoncé dans un
communiqué publié le 8 novembre qu’elle avait pris des actions préventives
contre la société chinoise Fast Dart pour utilisation abusive de sa marque Dyneema.
A l’occasion du 2011 Fishing Show de Langfang, qui s’est tenu du 26 au 29
juillet dans la province chinoise de Heibei, des fonctionnaires chinois de
l’Administration du commerce et de
l’industrie, accompagnés par le représentant de la marque en Chine, ont
saisi des catalogues et des brochures, où la marque DSM Dyneema était
frauduleusement utilisée. DSM Dyneema se félicite de la coopération du
gouvernement chinois. A noter que Fast Dart exporte ses produits vers l’Europe,
donc soyez prudents…Photo :
© DSM Dyneema
Japon : l’archipel du black bass
Voici le récit (publié en juillet 2010 dans Pêches sportives) d’un champion de pêche aux leurres en voyage au Japon, un pays qui a vu la naissance de nombreux leurres innovants, devenus au fil du temps des références connues partout à travers la planète. Jérôme Palaudoux, compétiteur émérite du circuit de l’AFCPL, nous livre ici ses impressions de voyage. Suivez le guide…
Par Jérôme Palaudoux
Le Japon est une destination qui fait rêver. Pas forcément pour son exotisme, même si le dépaysement est au rendez-vous. Certains y apprécient les temples, les jardins zen ou encore l’étonnant mélange entre tradition et ultramodernité. Au fil des ans, j’ai déjà exploré ces différentes possibilités, mon travail m’amenant parfois dans cette contrée lointaine… J’ai même visité quelques magasins de pêche japonais, mais le timing serré de mes voyages professionnels ne m’avait jamais permis d’y pêcher. Pourtant, les nombreuses vidéos présentes sur Internet ne faisaient qu’aiguiser mon envie d’en découdre avec les gros black bass nippons… Et, cette fois, j’ai eu le temps de m’organiser un petit week-end de pêche… Bien aidé pour cela par mon sponsor (French Touch Fishing) qui distribue, entre autres, les produits Reins.
Ça tombe plutôt bien : Ryo, qui est le designer-testeur- commercial de cette entreprise qui fabrique l’ensemble de ses leurres souples au Japon (et non pas en Chine !), habite non loin de l’aéroport de Narita. Lui et un de ses amis, Ogi, sont donc mes guides pour deux jours : le premier sur la légendaire Tone River et le second sur un grand lac japonais, le lac Kasumi. Ces deux spots mythiques sont situés à environ 50 km de Tokyo. Dès ma sortie de l’avion, on fonce sur Tone River. Le temps de mettre le bass boat à l’eau, nous sommes déjà en action… Et c’est là que je vais vraiment réaliser qu’en matière de pêche (comme de vie…) il y a deux Japon ! Quid des bass monstres des vidéos qui bercent nos soirées hivernales ? Je me suis trompé d’endroit, semble-t-il… Au cours de cette journée, je parviendrai à capturer un bass maillé et un petit, tandis que Ryo en capturera un maillé. La technique du jour est le light texas (montage texas avec plombée de 3,5 g) dans les obstacles, avec une Reins Hog.
Le second jour, je monte sur le bateau d’Ogi pour pêcher une infime partie des 220 km² de Kasumigaura.
Après une prospection de roselières en light texas (mais avec des tubes, sur ce plan d’eau !) où je rentre deux poissons corrects, nous filons sur d’autres secteurs où des pêches encore plus fines (worms en weightless, wacky…) nous permettent de sortir une dizaine de poissons chacun ! Résultat très correct, mais bien en deçà de ce que j’avais vu sur Internet, niveau taille des prises… Ces résultats en mi-teinte me motivent donc pour poser de nombreuses questions à mes hôtes… Ryo et Ogi y ont répondu, et je peux donc vous en dire plus.La voie du bass
Pour ceux qui l’ignorent, il existe deux grandes espèces de black bass. Outre la souche que nous avons en France (micropterus salmoides), il existe également une version “musclée”, la souche Florida qui est en fait une sous-espèce qui a la particularité de devenir plus grosse. C’est souvent la pêche de cette dernière qui est présentée en vidéo, en particulier sur le lac Biwa (plus grand lac nippon avec 670 km² !). Mes amis Fred et David ont eu la chance, suite à un salon pêche à Osaka, de pêcher en hiver ce lac magnifique.
David y a d’ailleurs capturé un magnifique spécimen ! Cependant, cette souche Florida n’est présente que sur trois lacs japonais, situés à l’ouest de l’île (en gros autour d’Osaka). Les pêcheurs nippons séparent d’ailleurs d’eux mêmes leur pays en deux parties en ce qui concerne la pêche du black bass. A l’ouest se trouvent donc ces gros bass, qui sont pêchés la plupart du temps avec du matériel “d’homme” (à part les pêches hivernales, bien sûr !). La pression de pêche y est, semble-t-il, relativement peu importante. Attention, ces paroles me parviennent de pêcheurs de l’Est, mais je ne mets pas leur parole en doute une seconde ! Et, à l’est justement (Tokyo et environs très élargis), seuls des bass “normaux” sont présents, tandis que la pression de pêche est très importante.
Et ça, je peux en témoigner ! Je n’ai jamais vu autant de bateaux et de pêcheurs (même du bord) sur l’eau. Les marinas sont nombreuses et remplies de beaux bass boats plus puissants les uns que les autres.
Les petites coques alu sont également légion… Rien à voir avec la France ! J’ai vu en une journée de concours “local” sur ce seul lac autant de bass boats que ce que nous en avons en France ! Les techniques sont ici plus fines afin de tromper la méfiance de poissons plus éduqués.L’art de vivre nippon
Voilà, mon rêve de gros black bass s’est envolé. Je n’ai pas battu mon record, qui reste donc français (j’en profite pour saluer les efforts de quelques amis bénévoles BBF, sans qui les populations de bass n’en seraient pas là où elles sont chez nous ! Et il reste tant de travail à accomplir…), mais l’essentiel n’est pas là.
Comme dans tous les voyages, l’apport et l’enrichissement sont avant tout à retirer des échanges humains.
Les moments passés avec Ryo, Ogi et leurs amis resteront gravés dans ma mémoire. Même si la communication n’est pas forcément aisée (à part quand on parle pêche et technique, là aucun souci !), les rigolades sont franches. Il faut avouer qu’entre mon anglais fortement teinté d’accent franchouillard et leur manque de pratique de la langue de Shakespeare, c’est parfois cocasse ! Les conversations en anglais sont la principale difficulté qu’un étranger pourra rencontrer au Japon. Quelques conseils :
vous pouvez commencer par prononcer tous les “r” comme des “l”. Le son “r” est peu commun en japonais.
Dernier recours, le plus efficace selon moi : ne pas systématiquement parler, mais écrire ! L’apprentissage de l’anglais se fait visiblement plus de manière manuscrite qu’orale (comme en France en fait !). Et il y a également peut-être un blocage inhérent à l’histoire. Mais cette analyse n’engage que moi.
Sinon, apprenez le japonais ! Mais, malgré ceci, ce pays est vraiment fascinant, tout comme ses habitants.
Vous ne resterez pas perdu longtemps là-bas, vous trouverez toujours quelqu’un pour vous aiguiller (autant que possible), voire pour vous montrer le chemin ! Quelques points à relever absolument : la politesse, l’ordre et la discipline ! C’est parfois troublant pour un Européen – encore plus pour un Parisien comme moi ! mais c’est surtout très appréciable ! La politesse est de mise partout, surtout dans les magasins où le client est ici roi, et les bousculades pour prendre le train ou le bus sont inexistantes. De nombreuses règles de politesse diffèrent fortement de nos standards, mais nous ne les aborderons pas ici. Prudence dans tous les cas : on peut très rapidement choquer, les personnes âgées en particulier.Organiser son voyage
Le Japon est un pays riche, un séjour y est plus onéreux que dans d’autres pays asiatiques. Voici quelques exemples de coût.
– Les repas sont délicieux et finalement pas forcément onéreux ! On peut manger très facilement pour 6 à 10 euros ! Pour cette somme, vous avez un plat, un bol de riz, une soupe, un peu de tofu et de crudités (choux, etc.). En revanche, oubliez les desserts et le fromage. Quelques plats typiques à tester absolument : tonkatsu (porc pané et frit), tempura (beignets de poisson, crevette ou légumes), soupes Miso, anguille grillée… ou encore les traditionnels sushis et sashimis (produits assez chers tout de même). L’eau et/ou le thé sont compris dans le repas.
– Quant au logement, une chambre en Ryokan (petite auberge typique ou chambre chez l’habitant) coûte entre 50 et 80 euros la nuit par personne. Attention, dans un Ryokan on dort souvent par terre… Une nuit dans un hôtel de bonne qualité revient à 70-100 euros environ, parfois beaucoup plus. Mais le jeune pêcheur pourra toujours trouver une auberge de jeunesse à un tarif plus correct (de 20 à 30 euros).
– Un poste de dépenses qui peut se révéler très lourd est celui des transports sur place. Le réseau ferré est très développé, mais les tarifs sont supérieurs à ceux pratiqués en France. La solution consiste dans l’achat d’un “Japan Rail Pass”, réservé aux étrangers, à acheter avant votre départ. Par exemple, pour un passe d’une semaine, d’un coût de 200 euros environ, vous pourrez voyager sur l’ensemble du réseau de la compagnie Japan Rail, à l’exception des Shinkansen, super TGV japonais.
– Un billet d’avion pour vous rendre à Osaka ou Tokyo verra son prix varier (logiquement) suivant les saisons. Nous vous conseillons d’éviter la saison des pluies (juin et septembre), l’humidité ambiante pouvant être difficile à supporter. Le mois d’avril peut se révéler très intéressant, en particulier si les cerisiers (sakura) sont en fleur… Il faut compter entre 600 et 1 000 euros l’aller-retour. Les compagnies les plus courantes sont Air France ou Japan Air Lines (pour des vols directs, souvent opérés en commun), ou encore Lufthansa ou Corean Air Lines pour des vols avec escale. N’hésitez pas à prendre vos billets longtemps à l’avance et à chercher le meilleur tarif sur Internet.
Fukushima : la pollution maritime se précise
Nous en avons déjà parlé ici il y a peu : la contamination de l’océan Pacifique par le rejet d’eau radioactive en provenance de la centrale nucléaire endommagée se précise. Le sujet est au Japon extrêmement sensible tant les produits de la mer sont à la base du régime nippon. Le gouvernement japonais a autorisé fin mars le rejet dans l’océan de 11 500 tonnes d’eau radioactive sur les 60 000 tonnes d’eau utilisé pour refroidir le réacteur. L’eau s’est accumulée dans les cuves et les coursives de la centrale, annexes aux deux seuls réacteurs n’ayant pas encore explosé, les numéros 5 et 6. Par contre, les ingénieurs de TEPCO sont parvenus à colmater la fuite de 20 cm par laquelle se déversait en continu une eau extrêmement radioactive. L’eau contaminée provient également des pluies et du ruissellement qu’elles provoquent. Parmi les différentes particules radioactives relâchées dans l’océan, certaines se dispersent aisément, mais certaines d’entres elles se fixent. La Chine, pays voisin, s’inquiète et a officiellement demandé au gouvernement japonais de prendre des « mesures efficaces pour protéger l’environnement marin ».
Le Japon vient de subir une nouvelle réplique affichant plus de 7 sur l’échelle de Richter, provoquant des fuites dans une autre centrale nucléaire, celle d’Oganawa. Bref du côté de l’archipel nippon l’heure n’est pas à l’optimisme… De plus en plus de Japonais doutent des informations fournies par TEPCO et les autorités japonaises. Greenpeace Japon a d’ailleurs envoyé sa propre équipe dans le courant du mois d’avril pour mesurer les taux de radioactivité dans la zone de Fukushima. Les autorités japonaises ont porté la zone d’évacuation de 20 km à 30 km de la centrale. Certains pays, comme les Etats-Unis, conseillent à leurs ressortissants de ne pas s’approcher à moins de 80 km de la centrale. Le 21 avril, le Rainbow Warrior, le bateau de l’association écologiste, est parti de Taïwan pour effectuer des mesures dans les eaux à proximité de la centrale. L’embarcation devrait arriver dans la zone le 28 avril prochain, nous devrions donc en savoir plus dans les jours qui viennent. Ce triste feuilleton continue donc…
