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Étiquette : carnassiers

Carnassiers en hiver, la guerre du repérage satellite est déclarée !
Contrairement à la pêche de printemps, d’été ou même d’automne, la pêche des carnassiers en hiver se déroule sur des postes très précis, parfois de moins de 100 m2. Le plus souvent, il s’agit d’un rassemblement massif de blanchaille dans une zone profonde, sous un pont ou une entrée de darse. Les carnassiers prennent alors leurs quartiers à proximité immédiate de ce garde-manger. Sur un lac de 500 ha, il n’existe parfois en hiver que deux ou trois très bons postes alors que le reste du lac est vide. A l’heure de la cartographie satellite, le sport national consiste à trouver les bons postes en trouvant tout d’abord des indices sur les photos publiées via facebook ou les blogs, puis de trouver les bons coins via Google Maps. Voir vingt bateaux sur un poste qui peut en tolérer deux ou trois à la rigueur ne m’enchante guère, car au final, plus personne ne peut pêcher correctement. Cette chasse aux bons coins nous conduit à adopter une attitude contraire au partage et à la convivialité, qui est au départ l’un des fondements des réseaux sociaux ! La situation devient très préoccupante car il devient très difficile de préserver son petit coin de Paradis ! Nous encourageons donc les pêcheurs qui ne veulent pas se faire dépouiller leurs spots de ne mettre sur les réseaux sociaux que des photos dont le paysage est flouté ou des images recadrées. Attention également aux noms donnés aux photos, car en récupérant une image depuis une page Internet par un simple glissé, on récupère également son nom et parfois il est très évocateur ! On peut donc lui donner un faux nom, mais c’est pas très sympa pour ceux qui risquent de voir arriver une armée de pêcheurs sur leur spot. Le mieux étant de renommer l’image (essayez avec la photo jointe à ce message…).

Le tournant… prenez le du bon côté !
La France, c’est le pays du moulinet à tambour fixe, comme c’est celui du bon vin, du fromage ou de la tour Eiffel. Mais les choses sont en train de changer. La généralisation des gros leurres pour la pêche du brochet y est pour beaucoup. Voici ce qu’il faut savoir pour prendre le moulinet à tambour tournant du bon côté et éviter les principaux pièges.
Chaque année, vous êtes de plus en plus nombreux à vous mettre au moulinet à tambour tournant (le baitcasting). Mais une bonne partie des pêcheurs français hésite encore à franchir le pas. Ceci pour plusieurs raisons. Il y a celui qui pense que ça lance moins loin qu’un moulinet à tambour fixe. Ensuite celui qui pense que ça ne ramène pas assez vite et enfin celui qui pense qu’il est impossible de lancer des petits leurres légers. Cela peut vous surprendre, mais les trois ont raison… Au sujet des leurres légers (en dessous d’une dizaine de grammes), il existe des moulinets à tambour tournant spécifiquement conçus pour cela, mais il s’agit de produits plutôt réservés aux pêcheurs ayant déjà un bon niveau de maîtrise de ce type de moulinet. Alors, pourquoi les ensembles de baitcasting se vendent-ils aussi bien ? Tout simplement parce que lorsque la distance de lancer et la vitesse de récupération ne sont pas prépondérants, le moulinet tournant offre quasiment que des avantages. Le principe de fonctionnement Pour bien utiliser un moulinet à tambour tournant, il paraît important de comprendre comment cela fonctionne. Pour simplifier un peu les choses, disons qu’il s’agit d’une bobine horizontale freinée par deux freins magnétiques. En rapprochant ou en éloignant ces aimants, la bobine tourne plus ou moins vite. Sans ces freins, un moulinet de baitcasting serait tout simplement inutilisable. Car une bobine libre tourne beaucoup trop vite. C’est pourquoi il est impératif de bien régler ces deux freins. Celui situé sous la flasque de droite comprend en général six petits aimants que l’on peut rapprocher ou éloigner de l’axe de la bobine. Ce système de freinage permet de régler la longueur des lancers. Une fois réglé pour lancer à une

Belgique : 5e édition de l’Urban Fishing à Bruxelles
Pour la cinquième année consécutive, les pêcheurs urbains de
Belgique se donnent rendez-vous le 7 octobre pour une compétition conviviale et
résolument ouverte au grand public, des ateliers d’initiations pour les enfants
y seront notamment organisés en marge de l’Open. Cette année, c’est Bruxelles, la capitale, qui
accueille l’événement. Toutes les informations utiles se trouvent sur le site
Internet géré par cette équipe dynamique.Renseignements :

Isère : 3e édition de la compétition de pêche des carnassiers en float-tube
La 3e
édition de la compétition de pêche des carnassiers en float-tube
organisée par la Fédération de pêche de l’Isère se déroulera le 14 octobre dans
un nouveau lieu, suite à une mésentente entre pêcheurs et la base de loisirs du
plan d’eau des Roches-de-Condrieu. Le spot choisi est le plan d’eau du Grand
Lône à Pontcharra (38530). Le concours est limité à 70 participants, donc si
vous êtes intéressé, prenez rapidement contact avec Philippe Crouzet, l’organisateur. Si vous ne possédez pas
votre propre float-tube, la Fédération de pêche de l’Isère possède quelques
engins à prêter le temps de la compétition.Renseignements :
http://www.peche-isere.com/page.php?page_name=competition-float-tube-2012
Philippe Crouzet : 06 73 45 96 64

Sakura/ Slit Shad 5”
Une des nouveautés Sakura que l’on commence à trouver dans de nombreux magasins. Ce shad s’adresse en priorité au sandre. Comme beaucoup de shads aujourd’hui, il s’inspire de la référence en la matière, le Sawamura One Up Shad, avec son rétrécissement au milieu du corps qui permet de donner plus de liberté à la caudale. Le Slit Shad peut s’utiliser sur une tête lestée classique mais aussi sur un swimbait hook (voir d’ailleurs le sujet à ce propos dans ce numéro) où il nage très bien pour peu qu’on choisisse un hameçon lesté (Owner Beast 5/0). Le Slit Shad est un leurre réussi, qui à pour avantage d’être très bon marché comparé aux références actuelles dont le prix élevé fait que souvent, on hésite à les risquer sur des postes encombrés. Dommage, car ce sont des tenues à carnassiers que notre leurre Sakura visitera volontiers à leur place !
Longueur : 12,5 cm.
Conseils d’utilisation :
Ce shad demande un minimum de lest pour bien nager (pas en dessous de 5 ou 6 g). Les huit coloris proposés sont très bien choisis, notamment le “pumkin” couleur caramel, le chartreuse, le “Blue Pearl/ Silver” (plus proche du blanc que du bleu) et le “watermelon” (coloris présenté).
Prix conseillé : 4,85 euros le pack de quatre leurres.
Liste des points de vente : www.sakura-fishing.com
Meuse : Hermeville, un Open réussi
Organisé par l’association Lor’Fishing Events, Cast Again et la Fédération de pêche de la Meuse, l’Open de pêche des carnassiers aux leurres 2012 s’est déroulé le 1er avril sous un beau soleil mais avec un vent du nord glacial. Peu importe, car les 28 pêcheurs répartit sur 14 bateaux ont pris 132 poissons maillés (131 brochets et une perche). Cela montre le potentiel de l’étang du Perroi à Hermeville, d’une surface de 30 ha, géré par la dynamique fédération départementale de la Meuse ! Si les gros brochets n’étaient pas très actifs, il s’est pris de nombreux poissons entre 75 et 85 cm. Une belle journée et une organisation parfaite.
Renseignements :
www.federation-peche-meuse.fr
http://lor-fishing-events.blogspot.fr
Carnassiers : l’hiver saison morte ? pas si sûr !
Eaux claires, températures glaciales, rien n’encourage le pêcheur aux leurres à aller au bord de l’eau tant l’activité des carnassiers semble ralentie. Pourtant, quelques bonnes surprises nous y attendent, à condition d’arriver à analyser les différences notoires de comportement, comparé à la pêche pratiquée durant le reste de l’année.
Par Achille Gan
Avouons-le, l’hiver n’est tout de même pas la meilleure saison de l’année pour pêcher aux leurres. Les bass à grande bouche semblent avoir disparu et le brochet, la perche et le sandre, qui sont plus mordeurs, restent difficiles à décider. On le sait, les pêches aux appâts naturels à poste fixe sont généralement plus efficaces face à des poissons peu mobiles, au métabolisme quasi léthargique. Cependant, pour qui est observateur et curieux d’infirmer des idées et des concepts largement répandus depuis des lustres, il peut être intéressant de forcer ses habitudes. L’obstination et un choix tactique judicieux pourraient bien se solder par un de vos plus gros poissons de l’année.
Orienter sa recherche
La météo et la température de l’eau des sites sont importantes et elle orienteront vos choix. La partie méridionale de la France est privilégiée car elle offre de réelles possibilités de pêche aux leurres durant ces mois hivernaux (pendant la fermeture du brochet, seulement dans les eaux échappant à la loi pêche, bien entendu). Même si cela ne représente que quelques jours par-ci par-là, c’est toujours bon à prendre ! Au nord de la Loire, l’apathie des bass et leur densité moindre prédéterminent les poissons recherchés vers les percidés et notre esocidé « national ». Après le chamboulement naturel des couches d’eau appelé turn-over, on a assisté à une période où les poissons ont été sont désorientés et assez difficilement accessibles. L’hiver est maintenant bien installé et, de janvier à mi-mars, il faut surveiller attentivement l’arrivée de périodes stables et ensoleillées pour ressortir le matériel en profitant des heures les plus chaudes de la journée. C’est dans les petites pièces d’eau (étangs, lacs, reculs) qu’il faudra vous diriger en priorité. A moins d’en avoir une bonne connaissance, les grands lacs (naturels ou de barrage) rendent la localisation longue et hasardeuse pour de si courtes journées. Nous le savons tous, le black-bass à grande bouche est un poisson dont l’optimum thermique, autrement dit sa zone de confort concernant la température de l’eau, se situe plutôt au-dessus de 20 °C que des températures à un chiffre que nous rencontrerons la plupart du temps ! On dit habituellement que sous la barre des 10 °C le bass entre dans une sorte de léthargie et cesse de s’alimenter. Si cela a été scientifiquement démontré, profitons du fait qu’il est capable de ressentir des différences de températures de l’ordre de un demi-degré et qu’il est bien adapté au climat hexagonal. Il se remettra en activité alimentaire de temps en temps, à l’occasion d’un réchauffement régulier de certaines zones d’un site.
Le brochet, le sandre et les perches maintiennent une activité élevée un peu plus longtemps durant la saison froide, mais on remarquera que les variations de pression atmosphérique et les mouvements d’eau qui y sont souvent associés (coloration, hausse du débit) se révèlent capitaux pour déclencher des périodes plus fastes, dont il faudra profiter. Les rives Nord et Est sont celles qui sont les plus exposées au soleil, il y a donc de grandes chances qu’elles soient encore pourvues de proies (écrevisses, poissonnets) que les carnassiers ne manqueront pas de venir rechercher. Une zone refuge, souvent profonde de plus de 5 m, donnant accès à un plateau littoral placé sur ces rives, constitue à coup sûr un fameux spot ! Repérez la première cassure, ou la seconde en cas de grandes profondeurs, et exploitez la zone au spinnerbait, crankbait grand plongeur ou au lipless en prospectant lentement avec des leurres de grande taille. Les spinnerbaits seront des 5/8 oz (17g) au minimum, l’idéal étant de présenter ce type de leurre en slow-rolling près du fond. Les tailles 21 ou 28 g (3/4 ou 1 oz) seront donc les plus appropriées. J’utilise depuis leur sortie sur le marché les Hula Shad River2Sea (renommés Crystal Spin cette année) qui sont distribués par Sakura. Ils possèdent un centre de gravité très bas, pour coller au fond, et de grandes palettes double willow parfaitement adaptées aux récupérations très lentes recommandées en slow rolling. Leur épingle spécifique et leur émerillon à roulement à bille optimisent la mise en action des palettes et leurs capacités vibratoires. En ce qui concerne les poissons nageurs, des cranks volumineux comme les fameux DD22, les Mad Pepper ou les Hi Dep Crank 88 sont mes préférés pour le brochet. Pour les sandres et les perches, un lipless crank type LV300, LV500, Twin Vib 65 ou Glassie Vib 50 reste plus efficace tant pour trouver les poissons mordeurs assez rapidement que pour en décider de plus apathiques repérés au sondeur.
En eaux claires, des leurres aux couleurs naturelles ou nacrées conviennent bien pour simuler la robe des poissons-fourrage. Sélectionnez sans hésiter des coloris plus flashants comme les « tiger » et leurs diverses variations, si l’eau est teintée ou la lumière moins vive. Ne négligez pas non plus les leurres de couleur noire ou les combinaisons « noir/bleu » et surtout « noir/rouge » car vous vous priveriez d’un grand nombre de touches.
Si les pratiques « horizontales » ne donnent rien, un leurre souple de type worm monté en drop shot ou un modèle pisciforme sur tête plombée prendra le relais en verticale. N’oubliez pas d’inspecter les postes encombrés de ces rives ensoleillées avec des rubber jigs équipés de trailers en couenne de porc (c’est l’idéal en hiver) ou constitués d’un leurre souple assez volumineux (écrevisse Talon 120 et 140 par exemple). Les écrevisses représentent des proies faciles à capturer pour de nombreux prédateurs et elles sont présentes dans la majorité de nos milieux aquatiques. Il se peut parfois que des herbiers de fond composés de myriophylles et de potamots persistent dans ces fosses jusqu’à de grandes profondeurs si l’eau est claire. Il faudra s’y attarder et jouer du sondeur et du marqueur pour les exploiter au mieux. Le poisson-fourrage y trouve refuge et nourriture, les carnassiers aussi ! Commencez par en exploiter les bordures externes, exposées aux vents dominants, puis en l’absence de touches explorez-en les parties centrales et les anses intérieures abritées. Plus encore qu’en été, en atteignant les extrêmes thermiques supportés par les poissons, des précautions s’imposent en veillant à limiter les stress métaboliques qui leurs sont imposés. Abrégez le combat, réduisez au maximum les séances photo et libérez impérativement sur le lieu de capture votre prise, « réanimée » au besoin. Si vous pêchez profond, sachez que la décompression qu’il subit en remontant des profondeurs provoque l’exorbitation des yeux, un gonflement des viscères et de la vessie gazeuse. Faire du « catch and release », c’est bien, mais avec ces poissons et à partir de 10 mètres, les chances de survie diminuent proportionnellement avec l’augmentation de la profondeur et ce, de façon drastique. Pensez-y !
Les performances des crankbaits grands plongeurs
Nombreux sont les pêcheurs qui hésitent à utiliser des poissons nageurs pour pêcher près du fond de peur de les perdre dans des obstacles. Par solution de facilité et souci d’économie, ils attachent un leurre souple alors que d’autres solutions, souvent beaucoup plus efficaces, s’offrent à eux : ce type de pêche est le domaine des crankbaits grands plongeurs.
Par Alban Choinier
Imaginez un leurre qui se lance superbement bien, qui soit solide, qui flotte à l’arrêt, qui descende rapidement, qui puisse racler le fond tout en passant au-dessus des obstacles sans s’accrocher. Quel bonheur ! Et bien ce leurre existe, c’est un crankbait grand plongeur !
A quoi ressemble un crankbait ?
La famille des crankbaits est très vaste et il existe une multitude de variations autant en matière de taille que de forme ou de nage. Mais en règle générale, on peut distinguer un crankbait d’un autre poisson nageur par son allure très ramassée (souvent du type »boule ») et par le fait qu’il flotte. Comme pour tous les poissons nageurs, c’est la longueur de la bavette et son inclinaison qui vont modifier la profondeur de nage. Nous ne nous intéresserons ici qu’aux crankbaits grands plongeurs, ceux qui vont nager de 1,5 m mètre de profondeur jusqu’à plus de 6 m pour certains. On reconnaît ces leurres grands plongeurs par la taille importante de leur bavette qui mesure la plupart du temps plus de la moitié de la longueur de leur corps.
Pourquoi peut-il passer dans les obstacles ?
Les crankbaits destinés à plonger profondément sont conçus pour aller heurter le fond et débusquer les poissons qui s’y trouvent. L’attache de la ligne est située sur la bavette et non sur la tête du leurre comme dans la plupart des cas. Ainsi, l’eau appuyant fortement sur la bavette, les crankbaits grands plongeurs vont nager quasiment à la verticale : la bavette vers le bas et l’arrière du leurre vers la surface. Quand le leurre va heurter le fond et nager, les deux triples ventraux seront donc situés au-dessus du fond, parallèles à la surface (suite au déplacement) et seront protégés par le corps et la bavette du leurre. D’ailleurs, pour les crankbaits grands plongeurs qui sont bien conçus, la bavette ainsi que le corps du leurre sont un peu plus large que l’hameçon triple ventral afin d’éviter les accrochages. Imaginez un crankbait en train de nager et de heurter des blocs rocheux ou des souches : il va avancer avec la bavette vers le bas et les triples vers le haut, seule la bavette heurte les obstacles, les triples étant »cachés » derrière son corps. De plus, les crankbaits sont très flottants, ils remontent donc très rapidement vers la surface quand on arrête la récupération. Si jamais votre crank passe derrière un rocher ou une grosse branche, il suffit de garder le fil tendu et d’attendre qu’il remonte pour qu’il passe derrière l’obstacle.
Quelle différence avec un leurre souple ?
Les leurres souples peuvent eux aussi passer facilement à travers des obstacles, tout comme les crankbaits, mais ils déplacent très peu d’eau et nécessitent une animation lente. A l’inverse, les crankbaits, comme beaucoup de poissons nageurs, sont bruyants dans l’eau et vous permettent de pêcher assez rapidement. En résumé, mieux vaut utiliser un leurre souple quand vous savez où se trouvent les poissons (pour explorer un arbre mort par exemple), mais si vous devez pêcher de grandes étendues et prospecter rapidement, un crankbait grand plongeur sera de loin le plus performant. En une heure de pêche, vous lui aurez facilement fait parcourir un kilomètre et ce chemin parcouru représente un grand nombre de chances de croiser la route d’un poisson en chasse.
Quelle est la meilleure animation ?
Le crankbait est un des rares leurres qui ne nécessite pas d’animation particulière. Quand vous le ramenez en le faisant taper au fond, il faut même éviter au maximum de l’animer. En effet, avec une récupération linéaire, il va venir heurter le fond, les triples bien protégés derrière la bavette et le corps du leurre. Si vous commencez à l’animer alors que vous traversez un »champs de mines » (racines, souches, rocaille…), le leurre va avoir tendance à tourner sur lui-même et les triples ne seront plus protégés… avec des conséquences souvent désastreuses pour l’intégrité de votre boîte à leurres ! En revanche, on peut très bien varier la vitesse de récupération, ou faire de courtes pauses pendant lesquelles le crank va légèrement remonter. Quand je pêche au crankbait, j’utilise systématiquement une astuce qui m’a rapporté un nombre incalculable de touches : quand le leurre arrive presque à l’aplomb du bateau ou de la berge, je l’arrête une seconde et donne deux petits coups de scion avant de terminer par une récupération linéaire. Il arrive bien souvent que les poissons suivent votre leurre sur une grande distance sans jamais le croquer. En procédant comme expliqué précédemment, vous allez donner au crank un changement brusque de nage et de vitesse qui peut décider le prédateur à attaquer avant que sa proie ne lui échappe.
Pour quel poisson ?Tous les poissons carnassiers sans exception peuvent attaquer un crankbait. Les modèles grands plongeurs sont excellents pour pêcher les poissons qui se tiennent près du fond comme les sandres ou les silures ou pour aller chercher ceux qui s’y cachent à certaines périodes comme les brochets, les black-bass, les perches ou les truites. Peu de pêcheurs pêchent la truite avec des crankbaits alors que c’est à mon avis un des leurres les plus performants pour aller chercher le poisson directement dans sa cache. Si vous pêchez un fond en sable ou en vase, votre crank va soulever de petits nuages de sédiments chaque fois qu’il va heurter le fond, mimant ainsi un poisson en train de se nourrir et d’attirer les prédateurs. Quand vous heurtez les cailloux, c’est le bruit de la bavette tapant la roche qui sera attractif. Il arrive même de temps à autre que l’on capture une carpe, une brème et très régulièrement des barbeaux qui n’hésitent pas à gober une petite bouchée devant leur museau.
Quel modèle choisir ?Il est bien sûr nécessaire d’adapter la taille à l’espèce recherchée. Si vous cherchez par exemple le black bass, la perche, le chevesne, la truite ou l’aspe, vous allez plutôt pêcher avec des cranks dont la taille du corps sera comprise entre 2 et 4 cm alors que pour le brochet ou le silure, les cranks dont le corps mesure jusqu’à 10 cm de long seront les mieux adaptés. On choisit la profondeur de nage du leurre par rapport à la profondeur moyenne de la zone de pêche. Si la profondeur moyenne est de 2 mètres, vous allez attacher à votre canne un crankbait qui plongera à 2,5 mètres. Ainsi, vous serez sûr de toucher rapidement au fond sur l’ensemble de la zone. Quand la bavette heurte le substrat, il suffit de ralentir la cadence de récupération pour que la flottaison importante du leurre compense la profondeur de nage. En ce qui concerne les sons que produisent les cranks, il en existe de toutes sortes : des non bruiteurs, avec un son clair et d’autres avec un son sourd. En règle générale, plus les poissons sont éduqués, plus le milieu est calme et plus on cherche à utiliser un leurre silencieux. À l’opposé, plus les poissons sont vierges, plus la zone de pêche est mouvementée (aval de barrage, courant puissant, vagues…) et plus on cherchera à avoir un leurre bruyant. Les sons clairs ayant tendance à être beaucoup plus rapidement assimilés par les poissons au danger que les sons sourds. La famille des crankbaits est tellement vaste qu’il existe beaucoup d’autres façons de les utiliser. Mais la technique dite à »gratter » le fond avec des crankbaits très plongeants est assez peu pratiquée alors que c’est une méthode absolument redoutable, surtout à l’arrivée de l’hiver qui refroidit les eaux et entraîne les poissons vers les profondeurs. Ne moulinez pas trop vite, suivez bien les mouvements de votre leurre et ferrez à la moindre sensation suspecte !

Espagne : un nouveau site web pour Pesca Extremadura
Pesca Extremadura, un centre de pêche situé à Orellana la Vieja dans le Sud de l’Espagne qui propose aux pêcheurs de carnassiers un « terrain de jeux » de près de 50 000 hectares, vient de mettre en ligne son tout nouveau site Internet. Bien fait, vous y trouverez toutes les informations nécessaires pour partir à la découverte de ce site exceptionnel au cœur d’une zone et d’un biotope protégés, à trois heures de Madrid. Six guides français pourront vous faire découvrir cet impressionnant réseau de lacs et de rivières à la recherche des brochets, des black-bass ou encore des barbeaux qui peuplent la région.
Renseignements :

Storm / Spin Tail Shad
Les shads agrémentés d’une palette sont à la mode. Il est vrai que ces leurres cumulent les effets d’une cuiller et d’un leurre souple. Pour la pêche du brochet, mais aussi du black-bass, de la perche et accessoirement du sandre, Storm propose un leurre très polyvalent, capable d’intéresser tous ces carnassiers, le Spin Tail Shad. Lesté à l’intérieur, il n’est armé que d’un hameçon simple, ce qui le rend utilisable depuis le bord sans trop risquer de le perdre dans les obstacles. Ce leurre au rapport qualité/prix très favorable est équipé d’un hameçon VMC à pointe aiguille d’excellente qualité. Ce leurre existe aussi en version plus imposante, de 15,5 cm pour 28 g. Toutefois le grand frère n’est pas conçu de la même manière puisqu’un hameçon triple se trouve en queue.
Conseils d’utilisation
L’effet de la palette, qui tourne de façon continue, produit des éclats en permanence, tandis que le corps du leurre permet de faire varier la profondeur de nage. Ce leurre peut être utilisé en récupération continue, ou en l’animant de façon ample pour modifier la vitesse de nage. Le Spin Tail Shad est un leurre qui convient autant au novice qu’au pêcheur expérimenté.
Prix conseillé : 4,50 euros.
Longueur : 10 cm.
Poids : 10 g.
Liste des points de ventes : www.ragot.fr