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Étiquette : Brochet

Savage Gear 3D Duck, enfin un truc primé à l’Efftex qui marche !
D’ordinaire, le jury de l’Efftex, le salon pro européen du matos de pêche a le chic pour primer des produits qui ensuite font un gros flop commercial. Au moins, avec le 3D Duck de Savage Gear, ils ont choisi un truc qui marche (sur deux pattes). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les papattes du 3D Duck font bien leur boulot ! La preuve en image…

Le Storm Seeker Shad nouveau est arrivé !
Parmi les nombreuses nouveautés, un leurre a particulièrement attiré notre attention. En effet, c’est parfois dans les vieilles gamelles que l’on fait les meilleures soupes ! Ainsi, nous regrettions depuis des années la non distribution en France et même dans la plupart des pays européens à l’exception de la Suède du leurre hybride, mi souple, mi dur Storm Seeker Shad suspending. Cet aimant à brochet était devenu très difficile à trouver. A la surprise générale, le Seeker Shad réapparaît cette année sous une forme un peu différente, non sans céder au gigantisme ambiant qui touche les leurres à brochet, puisqu’il devient Giant Tail (queue géante) pour une longueur de 20 cm et 80 g, soit trente de plus que l’ancienne version. La queue est désormais orientée vers le haut mais le corps reste presque identique. L’effet “suspending” propre à ce leurre opère toujours et c’est ce qui le rend unique en son genre. Nous l’avons immergé pour vous, en le comparant avec l’ancienne version. L’eau à environ 6 °c n’a sans doute pas favorisé sa nage, sans aucun doute plus fluide au printemps et en été.

Brochets à la mouche
Certaines firmes internationales ont la fâcheuse tendance à nous donner envie d’aller à la pêche en réalisant de très courtes vidéos. Elles sont très souvent bien faites et donne envie d’aller tenter les spots où elles sont tournées.
C’est le cas ici de la firme LOOP, dont la réputation des moulinets n’est plus à faire, qui filme quelques uns de ses « représentants » en pleine traque du brochet… a quand le même investissement médiatique en France?http://vimeo.com/67992212
Le brochet au drop shot
Soyons clairs, la pêche en drop shot n’est généralement pas la plus efficace pour traquer le brochet. Elle ne permet pas une prospection rapide en effet et se révèle souvent moins productive que les techniques de power fishing. Toutefois, dans certaines conditions – postes précis à côté ou au cœur d’obstacles, cassures marquées, tapis dense d’herbiers irréguliers, poissons apathiques ou éduqués- elle peut permettre de mieux tirer son épingle du jeu. Inutile alors de tenter de pêcher ce cher prédateur sur un bas de ligne nylon. Le montage est le plus souvent aspiré profondément et les coupes sont trop fréquentes. Pour ne pas perdre de nombreux poissons et risquer de les abimer, il est préférable d’utiliser l’un des montages décrits dans cet article, parfaitement adapté et tout à fait résistant à la dentition acérée du brochet.
Par Philippe Collet
Les montages que nous vous présentons ici sont discrets et permettent de laisser nager le leurre en toute liberté. Ils utilisent un fin bas de ligne en titane. Outre sa résistance aux dents du brochet, ce matériau a l’immense avantage de ne pas coquer malgré les innombrables tractions qu’il subit, garantissant une présentation et une discrétion optimale. Plus visible que le fluorocarbone, il est par contre beaucoup plus fin et n’entrave pas la nage du leurre. En drop shot, le montage souvent détendu et non lesté est très facilement engamé par le poisson. Les risques de coupe d’un fluorocarbone de gros diamètre sont réels, d’autant plus que vous pêcherez en montage texan et devrez ferrer vigoureusement pour assurer la sortie de l’hameçon du leurre. Pour avoir eu à subir pas mal de coupes nettes sur de gros fluorocarbones, reliés à des leurres légers ramenés lentement, je préfère recourir au titane, quitte à l’utiliser dans de faibles diamètres.
Les montagesUn premier montage consiste à enfiler un hameçon texan ou non sur un bas de ligne titane, orienté pointe vers le haut. Cet hameçon est encadré par deux perles. Il est ainsi toujours placé perpendiculairement au bas de ligne, pointe vers le haut et peut tourner en totale liberté autour, sans jamais s’emmêler. Cette liberté de l’hameçon entraîne une nage du leurre beaucoup plus dynamique que s’il était noué sur du nylon. Le montage le plus fiable est réalisé en prenant un morceau de titane d’environ 30 cm et en «sleevant» une petite boucle à une de ses extrémités. Il faut ensuite passer un sleeve puis une perle puis l’hameçon dans le bon sens (de façon à l’orienter, au final, pointe vers le haut) puis une autre perle, puis un sleeve sur la partie libre du bas de ligne. On boucle alors ce dernier de façon à repasser dans le sleeve, la perle, l’hameçon, l’autre perle et le dernier sleeve. On sertit les deux sleeves en ménageant quelques millimètres d’espace libre entre l’hameçon et les perles. En choisissant des perles de verre, ce petit jeu dans le montage va générer un cliquetis attractif pour les poissons. On peut aussi mettre deux perles sous l’hameçon, qui en s’entrechoquant vont amplifier le phénomène. Le titane utilisé dans mes montages est du Titanium 5 kg ou 20 centièmes de millimètre de chez Cannelle, vendu en rouleaux de 2,5 mètres. Pour assurer, si les poissons son peu regardants on peut passer au 8 kg pour 30 centièmes. Une attention particulière doit être portée à la qualité du « sleevage». Si l’on souhaite obtenir un résultat fiable (le titane est très glissant) il convient d’utiliser des sleeves fins et une pince à sleeves de bonne qualité et mieux vaut toujours tester ses montages avant usage pour éviter des déconvenues. Les sertissages peuvent aussi être consolidés par un petit point de colle cyanoacrylate appliqué à chaque extrémité des sleeves.
Une autre alternative un peu plus discrète consiste à remplacer la perle et le sleeve situés au dessus de l’hameçon par un stop flotteur enfilé sur le titane, lequel doit être collé par un point de colle cyanoacrylate sur ce dernier afin d’éviter qu’il puisse remonter. Quels que soient les montages, l’hameçon ne doit pas coulisser sur le titane sinon à chaque relâcher du plomb, le leurre remonte jusqu’à la boucle supérieure du bas de ligne entraînant un risque certain de coupe si le brochet s’en saisit à ce moment là, prenant en gueule une partie du corps de ligne.
Une autre solution encore plus simple nous est proposée par la société VMC avec un hameçon drop shot articulé autour d’une tige métallique terminée par deux boucles, le Spinshot. Ce montage innovant, réalisé sur la base d’un hameçon drop shot de référence VMC 7119 à pointe pioche Spark Point, permet lui aussi une rotation totale du leurre de 360°. Il suffit de connecter, à l’aide d’un sleeve, le titane relié au corps de ligne à la boucle du haut et le fil relié au plomb à la boucle du bas. Cet hameçon spécial a été vainqueur du « Terminal Tackle of the Year Award » à l’Icast 2011. Il est décliné du 8 au 1/0 en blisters de 4 ou 5 hameçons selon la taille. On préfèrera le 1/0 et le 1 pour le brochet. Ce montage n’est pour le moment pas proposé avec des hameçons texans.Des animations spécifiques
Avec un montage drop shot, il est possible de «titiller» de longues minutes un brochet embusqué dans un poste encombré sans s’y accrocher. Il est aussi possible de pêcher très lentement dans les herbiers les plus denses en laissant le plomb se bloquer dans l’herbe et en faisant sautiller le leurre au dessus. Ainsi, contrairement à un montage texan qui tombera dans la végétation obligeant le pêcheur à le ramener et à sortir le leurre du champ de vision du poisson, un montage drop shot, permettra de faire virevolter le leurre sur place. Le nuage de petites bulles décollées des herbiers par le plomb, à proximité du leurre, ne fera qu’ajouter à l’attractivité de l’ensemble.
Animation en glissades latérales
En choisissant un leurre à la queue pointue, il est possible de déclencher de longues glissades latérales de part et d’autre du plomb. Une forme de walking the dog sur place. Après chaque tirée, venant buter sur le plomb sans le déplacer, le leurre redescend vers le fond en planant ou même pour certains modèles en dodelinant, provoquant ainsi l’intérêt du carnassier. Pour donner un maximum d’amplitude à l’animation du leurre, il convient que les tirées se fassent canne haute. Il faut en outre qu’elles soient sèches et suivies d’un relâché immédiat du fil, un peu comme lorsqu’on anime un gros jerkbait sans bavette, à la différence que l’on ne mouline pas entre chaque tirée. Avec cette technique, le pêcheur n’est pas toujours en contact avec son leurre et la touche n’est pas toujours ressentie dans la canne. L’observation constante du fil ou de la tresse est nécessaire pour ne pas rater les tirées les plus subtiles. On doit équiper son moulinet d’une ligne visible et se placer de façon à bien voir cette dernière. Pour ce type d’animation, le vent n’est pas un allié s’il vient de travers car il forme un ventre dans le fil et entrave le mouvement du leurre. On essaie alors de se placer de façon à l’avoir dans le dos ou en pleine face. Avec un peu d’habitude, et surtout après s’être exercé à vue, à ses pieds dans peu d’eau, on peu faire virevolter son leurre de façon irrésistible comme un, ou plutôt des petits poissons fuyant l’attaque d’un carnassier. Chaque leurre a sa propre vitesse de descente et sa cadence d’animation. Il convient de la trouver en le regardant évoluer préalablement. Si l’on sépare le plomb et le leurre de 1 mètre par exemple, on obtient des glissades de grande amplitude même à distance du pêcheur. Si le vent n’est pas trop fort on voit aussi le fil détendu continuer à filer après chaque animation.
Selon le poids du plomb utilisé et la nature du fond, il est possible de ramener plus ou moins vite le montage. Un plomb léger ramené sur un fond propre a tendance à riper sur des tirées sèches sur le leurre et à se déplacer sur l’inertie de ce dernier, même si vous ne tendez pas directement la ligne en butée sur le plomb. Le même plomb posé sur un tapis d’herbiers s’ancre superficiellement et permet une animation tout aussi saccadée mais plus lente à revenir vers le pêcheur car le plomb bouge beaucoup moins. A vous de doser le poids du plomb en fonction de la taille du leurre et aussi de la nature du fond. Plus votre plomb est lourd par rapport au leurre, plus le montage est facile à lancer et directionnel, le plomb n’étant pas dévié dans sa trajectoire par les mouvements erratiques du leurre. Vous pouvez aussi alterner des phases d’animation sur place de quelques secondes avec un long relevé de la canne destiné à décoller le montage et à le reposer plus loin. Avec cette technique vous resterez plus longtemps sur les secteurs favorables comme les cassures, les trouées d’herbiers… où un leurre ramené de façon linéaire ne peut pas insister. Vous pourrez par contre passer rapidement dans les secteurs qui ne vous plaisent pas.Animation minimaliste
Le drop shot peu aussi permettre de réaliser de micro animations, des sautillements sur place, avec des leurres souvent plus petits que ceux utilisés pour de longues glissades. Ces leurres peuvent être alors plus souples et dotés d’une caudale en fourche par exemple. Pour leur laisser une totale mobilité, ils doivent être, de préférence, attachés par le nez à un hameçon plus court. Les leurres terminés par une palette caudale, par contre, ne sont pas vraiment recommandés pour ce type de pêche.
En bateau
Cette forme de traque du brochet peut aussi être utilisée avec succès en bateau ou en float tube et en s’aidant d’un échosondeur. On pourra alors placer précisément son montage sur une concentration de vifs, ou un écho prometteur, en le laissant descendre et le maintenant actif pendant de longues minutes soit en s’ancrant, soit en se stabilisant à proximité. L’usage d’un plomb plus lourd sera dès lors nécessaire pour rendre ou reprendre du fil sans décaler le montage au gré des mouvements de l’embarcation.
Les leurres
Comme nous l’avons vu, les leurres ne doivent le plus souvent pas posséder de palette caudale. Des leurres à queue pointue ou bifide sont les plus intéressants. Leur densité est un facteur important car elle conditionne leur descente plus ou moins rapide vers le fond. Les leurres chargés en sel sont ainsi intéressants à utiliser car ils redescendent plus vite sans ajout de lest. La souplesse de la matière est aussi un gage de réussite en permettant une meilleure extraction de l’hameçon au ferrage en montage texan.
Le reste du matériel
Pour ce type de pêche, du bord, on choisira une canne plutôt longue entre 2 m et 2 m50 douce de pointe, pour envoyer en souplesse le montage et animer le leurre sans trop décaler le plomb. Cette canne devra tout de même posséder suffisamment de puissance dans le reste du blank pour assurer un ferrage si possible légèrement décalé, ample et efficace, surtout si l’on utilise un hameçon texan. Pour un montage normal destiné au brochet, je vous recommande d’utiliser une tresse, de couleur jaune ou blanche en 13 ou 15 centièmes de millimètre connectée à une pointe en 30 centièmes en fluorocarbone de 1m50 à 2 m. Le bas de ligne situé entre le plomb et le leurre est réalisé dans un fluorocarbone de résistance inférieur au corps de ligne, mais pas trop pour ne pas risquer de perdre inutilement le plomb. Un morceau de 25 centièmes fait ici l’affaire. Sa longueur peut varier entre 60 cm et un bon mètre. Le brochet n’a pas peur d’aller chercher un leurre décollé du fond qu’il voit d’ailleurs plus facilement. Plus le fond est encombré, plus on allonge le bas de ligne et plus on pêche canne relevée, à 45 degrés, à condition que le vent ne se mette pas de la partie. Le poids du plomb oscille entre 10 et 40 grammes, voire plus selon la nature du fond et la taille du leurre.
Une technique lente pour des pêcheurs patients
Quelle que soit l’animation retenue, ample ou minimaliste par exemple, la technique du drop shot demeure un mode de prospection lent. Il faut être patient. Evitez impérativement de pratiquer le drop shot à côté d’un collègue pressé, adepte de la prospection rapide, qui vous précédera fatalement sur les postes. Vous risqueriez alors de craquer et d’abandonner très vite. La prospection rapide permet surtout de prendre les poissons décidés, actifs. La technique du drop shot permet aussi de prendre ces mêmes poissons. Elle va simplement beaucoup moins vite, mais elle permet souvent de décider d’autres poissons plus apathiques en insistant lourdement sur des postes précis.

Matériel : Lidl casse les prix pour l’ouverture
Demain, jeudi 8 mars, les supermarchés discount Lidl vont
proposer à leurs clients des packages complets composés de matériel Crivit Outdoor,
une marque développée par le groupe de grande distribution. Cannes télescopiques,
moulinets, épuisettes, supports pour canne à pêche, fils et accessoires : un
équipement complet pour se lancer dans une nouvelle saison.Plusieurs sets complets sont proposés autour de :
– la canne téléscopique 4 parties 420 cm et son moulinet
avec frein arrière : 29,99 €– la canne enfichable 2 parties 240 cm et son moulinet avec
frein avant puissant : 29,99 €La gamme de sets de pêche démarre à 19,99 € avec différents
kits adaptés à la pêche au brochet et au sandre / à la truite et à la perche ou
à la carpe et à l’anguille.Pour compléter cet équipement, Lidl propose
– un moulinet ultra léger avec 3 roulements à billes et
manivelle à balancier : 7,99 €– une épuisette télescopique avec manche aluminium : 11,99 €
– et un trépied léger en aluminium à hauteur réglable :
12,99 €.Lidl s’engage sur la qualité de ce matériel en offrant une garantie de 3 ans.
Renseignements :

Végétaux aquatiques, poissons, avifaune, etc.
Ce volet consacré à la chaîne trophique des étangs vient clore une série d’articles riche en enseignement sur la vie de ces pièces d’eau dont on ne soupçonne pas la complexité de fonctionnement, mais aussi la fragilité. Désormais vous verrez les étangs, théâtre de vos exploits halieutiques, d’un œil averti !
Par Jean-Philippe Delavaud et Philippe Collet
Ce troisième article d’une série destinée à permettre une meilleure compréhension du fonctionnement biologique des étangs, lacs et gravières, clôt la description des éléments essentiels de la chaîne trophique. Dans les deux précédents, nous avions évoqué les compartiments eau, sédiment, phytoplancton, zooplancton, les insectes aquatiques et les crustacés. Nous terminerons ici avec les macrophytes, les poissons, l’avifaune et les autres espèces animales.
La végétation aquatiqueOn recense dans les plans d’eau environ 100 espèces de bryophytes ou mousses, 15 000 espèces d’algues (y compris les micro-algues déjà évoquées dans le précédent article) et 200 espèces d’angiospermes ou plantes à fleurs. Il serait illusoire d’en passer ici en revue l’ensemble des familles. Nous aborderons simplement le cas des végétaux supérieurs, à la fois indispensables au bon fonctionnement de l’écosystème et source de problèmes lorsqu’ils prolifèrent.
On classifie généralement ces végétaux selon la nomenclature suivante :
– Végétaux dressés ou hélophytes (joncs, roseaux, iris…)
– Végétaux flottants ou à feuilles surnageantes (potamots, nénuphars, lentilles d’eau…) ou hydrophytes flottants
– Végétaux immergés (élodées, cératophylles, myriophylles…) ou hydrophytes immergés.
Les végétaux dressés
Les végétaux dressés ou hélophytes, dont les plus typiques sont les phragmites, les typhas, les iris et autres joncs et carex, ont, en conditions d’eau normales, la plus grande partie de leurs feuilles et leurs fleurs émergées et les pieds dans l’eau. Ils extraient les éléments nutritifs minéraux contenus dans le sol au moyen de leurs racines, mais utilisent le gaz carbonique et l’oxygène contenus dans l’air pour se développer. Ils constituent une protection efficace des digues et des berges contre l’érosion et le batillage en jouant le rôle de “brise- vagues” et sont nécessaires à leur stabilité. Ces végétaux captent une grande part des nutriments et polluants pouvant ruisseler dans les plans d’eau qu’ils ceinturent et jouent souvent un rôle très important dans l’épuration du milieu. Ils sont d’ailleurs à la base des stations d’épuration sur rhizosphères (où les effluents circulent au travers d’un réseau dense de leurs rhizomes ou racines). Leur mise en place est souvent possible en replantant des portions de rhizomes. La répartition de ce type de végétation est fonction de la profondeur de la bordure du plan d’eau. L’espèce la plus invasive, Scirpus lacustris, peut se développer jusqu’à une profondeur de 110 cm. Généralement, la profondeur favorable aux hélophytes s’étale de 20 à 70 cm.
Les végétaux flottants
Certains sont enracinés dans le sol, où ils puisent les éléments nutritifs, alors que leurs feuilles, pourvues d’un revêtement cireux (cas typique des nymphéas ou nénuphars), flottent à la surface de l’eau. D’autres ont des racines pendantes leur permettent de prélever, dans l’eau, des éléments minéraux. Les lentilles d’eau (genre Lemna), qui font partie de cette famille, se développent en général dans des eaux très riches (apports importants d’eaux résiduaires). Les stomates situés à la surface des feuilles absorbent le gaz carbonique de l’air et restituent de l’oxygène directement dans l’atmosphère.
Ces végétaux d’étangs calmes et bien abrités du vent forment un écran qui gène la pénétration des rayons du soleil sous l’eau et donc la photosynthèse, limitant la production de phytoplancton ou le développement d’une végétation aquatique diversifiée. Ils contribuent ainsi indirectement à désoxygéner l’eau. Leur présence exclusive sur des surfaces importantes d’un plan d’eau est néfaste. D’autres végétaux flottants comme certains potamots ou les renouées aquatiques, aux feuilles plus petites et moins couvrantes, ont un impact bien moins négatif.Les végétaux submergés
La végétation aquatique submergée se développe en pleine eau. Chez certaines espèces, de petites feuilles et/ou des inflorescences peuvent apparaître à la surface (cas des myriophylles, par exemple). La photosynthèse a lieu dans l’eau. Elle entraîne des variations d’oxygène et de pH importantes pendant le cycle jour/nuit. Ces plantes se multiplient facilement par voie végétative. En se bouturant, elles peuvent devenir rapidement envahissantes. Cet élément primordial doit être pris en considération dans le cadre de la régulation de la végétation aquatique. Un grand nombre de variétés hibernent sous forme de bourgeons à la surface du sédiment.
Les familles les plus fréquemment rencontrées dans les étangs sont : Myriophyllum, Ceratophyllum, Potamogeton, Renonculus, Elodea. Ces plantes ont la réputation d’être oxygénantes, et donc bénéfiques pour le milieu. Leur prolifération peut toutefois être néfaste. En effet, si ces végétaux produisent de l’oxygène dans la journée, par le biais de la photosynthèse, ils en consomment la nuit en respirant (phénomène inverse où le végétal produit du gaz carbonique) et peuvent dans certains cas générer des anoxies (déficits en oxygène) nocturnes. La quantité de végétaux admissible dans un étang peut être guidée par sa vocation et son utilisation. Il peut être tentant de les éliminer pour favoriser la pêche. Il convient alors de rappeler qu’ils constituent un support, un garde-manger, une cache… pour de nombreuses espèces allant des diatomées aux poissons, en passant par les invertébrés aquatiques Il sont indispensables à la reproduction de nombreuses espèces piscicoles.
Les algues filamenteusesIl existe des sous-groupes que l’on ne classe pas dans les végétaux supérieurs : celui des algues filamenteuses, parmi lesquelles on trouve les fréquentes spirogyres, mais également les Cladophora, Enteromorpha, etc., celui des algues de croissance secondaire, siliceuses, vertes, bleues, qui adhérent, par le biais de supports constitués d’agrégats gélatineux, à la surface des végétaux aquatiques ou à des matériaux inertes (pierres, ouvrages…), où elles forment des dépôts glissants. L’invasion régulière d’un plan d’eau par les algues filamenteuses traduit souvent de graves déséquilibres. Les apparitions ponctuelles de ces algues sont moins alarmantes.
Les poissons
Il s’agit des derniers maillons de la chaîne alimentaire aquatique, hors prédateurs extérieurs. Dans un plan d’eau non rempoissonné régulièrement, leur présence en nombre et leur répartition sont fonction des nombreux paramètres : richesse en nourriture, supports de reproduction, potentiel d’abris et de nourrissage pour les juvéniles, diversité des milieux… En cas d’empoissonnement, la proportion relative des diverses espèces introduites, et leur quantité dépendront tout autant de la vocation de l’étang (pêche de loisirs, production piscicole…) que de l’aptitude du milieu à favoriser le développement de telle ou telle espèce. Il doit aussi être tenu compte des contraintes légales, qui interdisent l’introduction d’espèces non autochtones ou susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques dans les eaux libres. L’introduction d’espèces considérées comme autochtones : brochets, sandres, perches, black-bass, est proscrite dans le cas d’étangs en communication avec un cours d’eau de première catégorie (à prédominance salmonicole). On distingue grossièrement trois grands groupes de poissons dans la plupart de nos plans d’eau :
Les cyprinidés
Brème, gardon, rotengle, carpe, tanche, goujon, carpes « chinoises » (amour blanc, argenté, marbré), carassin… appartiennent au groupe des cyprinidés. Le régime alimentaire de ces espèces est souvent mixte. Elles peuvent consommer des animaux benthiques, du zooplancton, du phytoplancton, des nutriments organiques inertes, voire des végétaux. Notons le cas particulier des carpes chinoises, qui sont strictement herbivores ou consommatrices de phytoplancton ou de zooplancton, selon les espèces. Les cyprinidés constituent le poisson fourrage consommé par les espèces carnassières.
Les carnassiers
Brochet (ésocidé), sandre et perche (percidés), silure (siluridé) et black-bass (centrarchidé) constituent l’essentiel du groupe des carnassiers. On peut y ajouter dans certains cas (avec les limites des paramètres physico-chimiques de l’eau) les salmonidés : truites fario et arc-en-ciel, saumon de fontaine… La cohabitation de plusieurs espèces carnassières est généralement difficile au sein d’un étang, dans la mesure où il existe une compétition interspécifique. Plus la surface en eau est importante et les milieux diversifiés, plus cette dernière est harmonieuse.
Les espèces indésirables
Le caractère indésirable de certaines espèces est lié à leur potentiel proliférant, à la prédation ou à la concurrence qu’elles exercent sur les autres espèces. Leur introduction peut conduire à la disparition de peuplements autochtones. Rentrent dans ce classement les poissons-chats, les perches soleil, les grémilles ainsi que, depuis une époque plus récente, les Pseudorasbora. Ce petit poisson, originaire du Japon (sa forme n’est pas sans rappeler celle de certains poissons nageurs japonais), a tout d’abord été introduit dans les pays de l’Est. Il a ensuite colonisé nos eaux via des importations de poissons. Le transport de ces espèces vivantes est interdit. L’équilibre piscicole optimal d’un étang repose sur une répartition harmonieuse d’espèces qui valorisent l’ensemble des compartiments trophiques. En cas d’apparent déséquilibre des populations, une approche précise du milieu est indispensable en préalable à tout empoissonnement.
L’avifaune
Les oiseaux fréquentant les étangs peuvent être sédentaires ou migrateurs. Les populations les plus importantes et impactantes sont constituées par les palmipèdes (canards de diverses espèces, oies, cygnes…). La quantité de canards sédentaires admissible sur un étang est fonction de la qualité initiale du milieu ainsi que des conséquences biologiques liées à leur présence. Ils participent à l’équilibre écologique global, en valorisant des niveaux trophiques non exploités par les espèces piscicoles, mais leur présence en excès sera néfaste, surtout s’ils sont nourris. Leur présence en surnombre peut avoir des répercussions sérieuses sur le milieu aquatique par un excès de fertilisation et une dégradation de la qualité bactérienne de l’eau liés à leurs déjections.
Les foulques, infatigables consommatrices de végétation aquatique, peuvent aussi être présentes en grand nombre sur les plans d’eau. Elles jouent probablement un rôle important dans le bouturage des macrophytes immergées qu’elles consomment.
Les oiseaux ichtyophages (ou piscivores) sont aussi des hôtes des étangs. Cette partie de l’avifaune, qui regroupe les hérons, grèbes, martins-pêcheurs, butors, mouettes ou autres cormorans, joue également un rôle écologique de premier plan, en consommant les poissons malades ou affaiblis et en évitant ainsi certaines épizooties (épidémies chez les animaux). Depuis quelques années, on assiste cependant à l’explosion démo- graphique de certaines espèces, dont le grand cormoran. La présence massive de cet oiseau sur un étang compromet sérieusement l’équilibre piscicole, par consommation directe, blessure ou stress des poissons. Il est de plus un vecteur potentiel de pathologies, par ses déplacements d’un étang à l’autre. Les mesures de régulation prises à son encontre semblent être d’une portée limitée. A l’heure actuelle, et en dépit des campagnes de régulation qui sont menées (comptage des oiseaux avec définition de quotas de tir), la présence excessive de cette espèce dans certains secteurs pose toujours problème. L’avifaune apprécie les bordures d’hélophytes denses, où elle peut s’abriter, se reproduire et trouver de la nourriture.
Le milieu étang est fréquenté par une multitude d’autres espèces, pour lesquelles il représente une source de nourriture, d’abreuvement, un abri, un milieu de vie strict… Les plans d’eau et leurs berges sont des lieux très riches en insectes, batraciens, reptiles et même mammifères. Concernant ces derniers, on insistera plus particulièrement sur les espèces susceptibles de porter atteinte à la qualité du milieu et/ou des ouvrages. Citons notamment : les rats (surmulot), les rats musqués (ondatra), les ragondins (myocastor). Ces trois espèces creusent des galeries préjudiciables à l’intégrité des digues et des berges en générant des effondrements ou des fuites. Elles peuvent transmettre certaines pathologies dangereuses pour l’homme, telle la leptospirose. Cette dernière, dont l’agent infectieux est disséminé par l’urine de rat, véhiculée par l’eau, peut être mortelle. Ces rongeurs doivent donc faire l’objet d’une régulation (piégeage ou tir) selon des modalités définies par la loi.
Vous avez pu commencer à percevoir, à la lecture de ces trois articles, à quel point l’ensemble des compartiments de la chaîne trophique décrits sont interdépendants. Nous nous attacherons, dans de prochaines parutions, à décortiquer les mécanismes de l’apparition des déséquilibres les plus classiques. Cette approche vous permettra de mieux en comprendre les causes. Elle vous donnera des bases diagnostiques utiles pour mieux gérer un plan d’eau et aussi pour mieux pêcher !
Sakura Stick Flat Sinking
Leurre de la gamme Possédé conçu par Patrick Sébile, le Stick Flat SK est un leurre particulièrement bien né. Plus de billes ou de formes simplement creuses, mais un remplissage partiel du corps du leurre par un fluide agrémenté de paillettes aux reflets éclatants. Au lancer, le liquide se place en queue pour la distance et la précision des jets. Pendant la nage, l’effet des coloris en 3D et de perte d’écailles est particulièrement saisissant, simulant de façon convaincante un poissonnet qui fuit après avoir été blessé, et il dure encore pendant plusieurs secondes lors des poses, donnant un zeste de vie à l’immobilité du leurre. Le Stick Flat fait partie de la famille des stickbaits, mais il évolue sous la surface avec une densité assez proche de celle de l’eau. Sa nage est planante, mais on retrouve les écarts francs des stickbaits flottants, qui sont avec lui plus larges et plus doux. Ce tout nouveau leurre est, de l’avis des meilleurs spécialistes, promu à un bel avenir pour la pêche des bars difficiles. Existe aussi en version flottante (FT).
Conseils d’animation
Voir nager ce leurre redonne la foi et le moral, car avec lui, on y croit à tous les instants. Sa forme particulière en fait un leurre assez singulier, qu’il faut apprendre à connaître. Il est donc conseillé de faire quelques lancers en eaux claires pour observer son comportement. Son animation est principalement constituée de tirées d’amplitudes diverses canne basse, entrecoupées d’arrêts. On peut varier à l’infini les enchaînements, accélérer ou ralentir. Cette diversité d’animations est à cultiver pour provoquer les attaques. À noter que ce leurre convient également très bien pour la pêche du brochet.
Fiche technique
Longueur : 90 mm. Poids : 11,6 gr.
Prix conseillé : 18,90 euros. Existe en 6 coloris.
Renseignements : www.sakura-fishing.com
Le Bull Dawg qui attrape des brochets
Un leurre hors normes qui séduit des pêcheurs de plus en plus nombreux. Il ne passe pas inaperçu et provoque les carnassiers, brochets ou silures.
Par Philippe Collet
Ce leurre à l’allure rustique et massive est un très bon leurre à brochets. Il est décliné en plusieurs tailles, la version Spring de 6 pouces 42 g présentée ici est la plus petite. Il existe deux autres modèles de 9 et 12 pouces pesant jusqu’à 168 g ! Ce leurre souple et coulé sur une tête plombée dotée d’un gros hameçon simple est armé, en plus, d’un hameçon triple sous le ventre (deux pour les deux plus gros modèles). A la descente, de par sa forme, le Bull Dawg plane à 45°, il nage ensuite horizontalement quand on le ramène. Il peut être ramené de façon linéaire, sa queue battra de façon régulière. Il peut être jigué ou dandiné. Cette animation dans un plan vertical permet d’explorer des trouées dans les bois noyés ou des bords de falaise. Il peut être jerké (ramené avec des tirées sèches de la canne), la forme de son corps lui fera décrire des embardées et sa nage erratique associée aux vibrations intenses de sa longue queue en forme de virgule fera craquer les brochets les plus retors.
Pour exprimer son plein potentiel, ce leurre doit être utilisé dans suffisamment d’eau. Il ne sera pas à l’aise dans les plans d’eau peu profonds, surtout si leur fond est garni d’herbiers. Dans ce cas, il sera toutefois possible de le passer rapidement en linéaire audessus des obstacles, canne tenue haute, en ramenant de façon soutenue. De par sa taille déjà imposante pour le petit modèle, ce leurre nécessite l’usage d’une canne puissante de type heavy ou extra heavy. Un modèle de casting convient bien, car il faut non seulement envoyer le leurre, mais aussi assurer des ferrages puissants pour réussir à le faire glisser dans la gueule pavée des brochets jusqu’à accrocher un des hameçons. Le Bull Dawg est conçu au départ pour leurrer de gros muskies. Son plastique résiste bien aux dents acérées des brochets. Compte tenu de son épaisseur, la grande virgule qui forme la queue du leurre peut être réparée à chaud ou recollée lorsqu’elle est entaillée trop profondément. Il existe de nombreux coloris dans la gamme. Il peut être utile d’en posséder deux ou trois différents pour faire face à toutes les situations et à l’humeur changeante des brochets : un clair, un sombre, un naturel, un incitatif, par exemple.Les leurres Bull Dawg sont produits par la marque américaine Musky Innovations : www.muskyinnovations.com


