Étiquette : black-bass

  • Keitech Noisy Flapper Frog, vivement le printemps !

    Keitech Noisy Flapper Frog, vivement le printemps !

    Sortie à l’automne dernier, c’est-à-dire avec trois mois de retard sur le pic d’activité des batraciens dans nos étangs et nos rivières, la nouvelle grenouille Keitech a le don de nous faire piaffer d’impatience. La marque japonaise semble, comme a son habitude, avoir sorti un leurre abouti. La gamme Keitech étant peu achalandée en modèles,mais tous sont des succès ! Les qualité d’une grenouille “à buzzer” en surface est d’une part de produire un bruit d’eau qui plaise aux carnassiers (elle a évidemment été conçue pour le black-bass) et d’autre part de permettre un ferrage correct. Le corps devant pour cela se faire oublier pour que l’hameçon puisse se planter. Et sur ce point, tous les modèles ne sont pas au point, loin s’en faut. La Noisy Flapper Frog (que l’on peut traduire par, “la grenouille qui fait du bruit en tapant dans l’eau”) a un corps relativement souple bien que plutôt épais. Les hameçons “frog hooks” spéciaux pour ce genre de leurre sont donc vivement recommandés. Un hameçon texan normal, même à hampe courbe, serait à l’origine de beaucoup de ratés. N’oublions pas que chez nous, la Noisy Flapper va être proposée à 90 % aux brochets, dont les talents pour intercepter des proies en surface laisse à désirer. En effet, le brochet rate souvent sa proie en surface. Alors autant ne pas le rater à notre tour lorsqu’il aura bien visé !

    Pour les pêcheurs qui veulent découvrir cette pêche du brochet au leurre de surface au printemps, une solution beaucoup plus simple consiste à prendre un autre leurre Keitech, le Easy Shiner coloris lime/chart 5 pouces, qui est un shad dont la caudale en surface produit un “cloc-cloc-cloc” qui plaît énormément aux brochets (et aux black-bass). Autre avantage et pas des moindres, le Eaysy-Shiner, s’arme facilement et le corps plat et mou du leurre s’efface à la touche, beaucoup plus facilement qu’avec une imitation de grenouille, fut-elle de chez Keitech. Pensez-y !

    Hameçon idéal : Owner Beast Weightless 5/0.

  • L’étang de Clessy en no-kill pour le black-bass

    L’étang de Clessy en no-kill pour le black-bass

    Situé sur la commune de Perrecy-les-Forges, l’étang de Clessy est une propriété de la Fédération de pêche de Saône-et-Loire. La gestion piscicole de ce plan d’eau est confiée à l’AAPPMA de Perrecy-les-Forges. Situé à proximité de Rozelay, ce plan d’eau de 1,5 ha est ouvert à tout détenteur d’une carte de pêche. D’une profondeur de 1 à 3 m maxi, il se prête relativement bien au développement des populations de black-bass. Dans un souci de valorisation halieutique et de protection de l’espèce, l’AAPPMA de Perrecy-les-Forges et la Fédération ont donc mis en place un parcours no-kill black-bass sur ce site au moyen d’un arrêté préfectoral signé par le préfet de Saône-et-Loire. La mise en place de ce parcours date de cet été.

    http://www.peche-saone-et-loire.fr/ou-pecher/no-kill/parcours-no-kill-black-bass-de-letang-de-clessy/

  • Owner 5135 et 5136, les texans mal aimés et pourtant parfaits !

    Owner 5135 et 5136, les texans mal aimés et pourtant parfaits !

    Dans la collection du fabricant japonais d’hameçons Owner, deux références sont passées presque inaperçues depuis leur sortie il y un peu plus d’un an. Ces hameçons sont pourtant quasiment les seuls à pouvoir passer au milieu des branchages sans s’accrocher. Pourquoi sont-ils aussi impopulaires ?

    La pêche avec des leurres souples montés avec des hameçons texans (la pointe est logée sous le plastique ou dépasse très légèrement) n’est pas une histoire d’approximation. Le montage doit permettre une liberté totale du leurre, de passer dans les herbiers ou les branches sans s’accrocher et permettre un ferrage efficace. Tant qu’il s’agit de pêcher les herbiers, les bons modèles sont nombreux, mais avec les branches, c’est une tout autre affaire. Le Owner Beast est l’exemple parfait de l’hameçon très efficace dans les herbes mais inopérant dans les branches. Sa pointe relève d’un ou deux degré. C’est peu, mais largement suffisant pour s’accrocher. Comme tous les hameçons à hampe courbe (“wide gape”), il pivote d’un demi-tour au contact d’une branche et la pointe trouve alors une cible. Après de multiples essais, je suis tombé, un peu par hasard sur deux pochettes de 5135 chez mon détaillant. Cet hameçon, qui, selon Owner convient aux leurres en forme de vers, s’avère très bien adapté à certains shads fins (Yamamoto Swimming Senko, Keitech Easy Shiner). Ça tombe bien, ils font partie des meilleurs pour explorer des tas de branches ! Le système de ressort Twislock est situé sur la hampe. Il assure une tenue parfaite du leurre, garante d’une grande longévité. La pointe du 5135 n’est pas parallèle au dos du leurre mais se trouve en biais, comme sur un hameçon shacky head. Il passe réellement partout sans s’accrocher et les touches qui on lieu fil légèrement détendu se concrétisent par des captures (fil tendu c’est moins évident, comme avec tous les texans). Avec cet hameçon idéal, j’ai pu prendre des black-bass, des perches et des brochets dans les pires embâcles. Il existe du 1/0 au 5/0. La taille 3/0 est bien adaptée aux leurres de 10 centimètres (environ 4 pouces). De forme similaire, la version 5136 est dotée d’un fer plus gros. La distribution de ces hameçons laisse franchement à désirer en France comme au niveau mondial.

    Il est surprenant qu’un produit aussi unique (l’équivalent n’existe pas) se retrouve “sold out” sur le site Owner Shop, bradé à deux dollars la pochette au milieu d’improbables montages pour le walleye, un an après sa sortie… Un conseil, ne tardez pas, car sa carrière risque d’être courte ! Pour qui, pour quoi ? Il est fort probable que les pêcheurs de black-bass américains ou japonais préfèrent utiliser des worms hooks à hampe droite pour armer les imitations vermiformes, voire comme on le voit dans les vidéos, pêcher les branches immergées avec de gros rubber jigs. Lancer un shad très faiblement lesté dans un tas de branches dans l’espoir d’en extirper un carnassier quelconque (en France, on est pas difficiles !) ne correspond certainement pas à une technique très répandue à travers le monde !

    Il est donc normal qu’une grande maison comme Owner retire du marché les produits marginaux. A bien regarder leur gamme d’hameçons texans, les modèles sont finalement peu nombreux. Il en est de même chez les concurrents avec généralement moins de dix modèles d’hameçons. En Europe, il semble cependant qu’une place existe pour le 5135. A condition de le faire connaître. Car les tentatives de pêche dans les branches avec des hameçons texans non adaptés se finissent souvent très mal et comme les chats échaudés craignent l’eau froide, ces excellents postes sont totalement délaissés (tant mieux !). De plus, ce mauvais usage des hameçons texans les fait passer pour des produits qui ne marchent pas, alors qu’ils ne sont tout simplement pas fait pour ça. Encore un excellent produit que bien des pêcheurs n’ont pas pris le temps de tester et qui risque de disparaître faute de commandes. Cet hameçon existait par le passé sans le Twistlock, mais là encore, il fallait le chercher pour le trouver. Cette version fut remplacée par le 5135, mais ça semble très mal parti !

     

  • Maroc,  l’autre pays du black-bass

    Maroc, l’autre pays du black-bass

    Si vous ne
    le savez pas encore, le Maroc est un pays où le black-bass a été introduit depuis
    très longtemps et dont le climat chaud lui convient particulièrement bien. Si
    la pêche de ce poisson, qui demande un matériel spécifique, n’intéressait jusqu’alors
    que les touristes, les choses sont en train de changer. L’Open Bass Morocco,
    créé il y a quatre ans, est réservé aux marocains et cette année, une
    cinquantaine de concurrents étaient inscrits autour du lac Bin El Ouidane. Cette
    compétition de pêche à pied se déroule en no-kill, avec mesure, photo et vidéo
    de la remise à l’eau du poisson dans les plus brefs délais et sur le lieu de
    capture. Organisé de main de maître par Ahmed Mahi et Adil Guendoul, l’Open
    Bass Morocco 2014  a mis à l’épreuve la technique et la patience des
    concurrents tant la pêche fut difficile. De nombreux brochets, dont un
    joli spécimen de 88 cm, sont venus « parasiter » les efforts de nos pêcheurs
    qui ne devaient comptabiliser que les black-bass ! Avec des températures
    plus douces que l’an passé et un lac à -20 mètres, les conditions s’annonçaient
    pourtant idéales. Mais la pêche reste la pêche et les bass, des poissons parfois
    très lunatiques ! Khalid Fachatti, peut-être le plus ancien pêcheur aux leurres
    marocain l’emporte logiquement devant Mounir Tijani et Ihssane Salimi.

    Légende de la photo :

    Le vainqueur de l’épreuve
    Khalid Fachatti récompensé et félicité par Franck Rosmann.

  • Les Hard Swimbaits

    Les Hard Swimbaits

    A gros leurres, gros poissons ! C’est un adage souvent employé parmi les pêcheurs et, s’il n’est pas toujours vérifié, il s’applique bien aux swimbaits rigides qui sont rarement utilisés pour faire du nombre…. mais plutôt des poissons de qualité, voire des records !

    Par Achille Gan

    Nous avions passé en revue les swimbaits souples dans un précédent article, en espérant que vous aurez pu vérifier sur le terrain, la validité des explications qui y étaient données. Passons cette fois-ci aux leurres rigides catégorisés sous les termes “big baits” (gros leurres) ou “hard swimbaits” (poissons nageurs) mais en se limitant aux modèles destinés au black bass, laissant les “jerkbaits” et autres “plugs” géants, vraiment spécifiques à la pêche du brochet et du musky, à des spécialistes en la matière. D’origine nord-américaine, les big baits rigides font partie des ancêtres des leurres, créés au tout début du XXe siècle par des firmes aussi célèbres que Creek Chub (dont le célèbre Wigglefish détient l’actuel record mondial du bass depuis 1932) ou Heddon. Les bass men de l’époque ne se doutaient pas qu’au début des années 80, le fameux AC Plug allait relancer ces gros poissons nageurs en bois dont l’efficacité, notamment durant l’automne et le printemps, n’était plus à démontrer. Si leur construction est littéralement différente des soft swimbaits, leur vocation première et leur raison d’être, sont tout à fait identiques. On ne reviendra donc pas sur ces basiques qui s’appliquent généralement à la plupart des swimbaits rigides qui vont nous intéresser. Avec une allure de jerkbaits articulés, ces leurres s’en distinguent, non seulement par leur taille qui peut être parfois imposante (de 95 mm et jusqu’à 30 cm pour 230 g), mais aussi par leur mode d’utilisation qui est assez primaire, puisque souvent basé sur une récupération linéaire dont on fera varier la vitesse. Le principe du swimbait est on ne peut plus clair : c’est la nage propre à chaque type de leurre qui le fait vivre et se suffit à elle-même pour déclencher l’attaque des prédateurs.


    Des densités spécifiques

    Flottants ou coulants les swimbaits rigides possèdent, des densités très variables d’un modèle à l’autre de par la nature des matériaux qui les composent. On distingue les swim’ sculptés dans du bois et ceux moulés en ABS ou en polycarbonate. Les fabricants des premiers sont rares, car produire en nombre des pièces, quasi uniques, pourrait relever d’un des douze travaux d’Hercule et ceux d’entre eux possèdent l’appareillage numérique consacré spécifiquement à cette production, somme toute limitée, se comptent sur les doigts d’une « main de patron de scierie » ! Les essences utilisées sont généralement exotiques comme le cèdre, le balsa et le jelutong. Ce dernier s’avère être le plus avantageux aux yeux des spécialistes américains et des créateurs japonais, qui en apprécient le grain et la texture, ainsi que son comportement lorsqu’il est devenu un leurre (densité, solidité, etc.).
    Leur fabrication et leur finition est une véritable création artistique,de nombreuses opérations sont réalisées à la main, et on peut dire que chaque leurre à sa propre identité, sa propre action. Les swimbaits en bois ont un comportement moins calé, plus irrégulier et donc plus attractif. Ce manque d’uniformité qui pourrait choquer certains pêcheurs, les a toujours placés au premier rang, devant leurs homologues, en matière plastique, sortis des chaînes de production automatisées. Ces derniers ont pourtant une finition plus détaillée, des transparences et des irisations naturelles de toute beauté, et il faut admettre que de gros progrès ont été réalisés pour leur faire approcher la nage et la conduite des swimbaits en bois. En jouant sur le matériau des lestages internes, et leur positionnement, ou en ajoutant aux leurres des appendices « perturbants » (queue souple, quille, hélice, palette de cuiller, etc.), certains fabricants ont vraiment réussi à créer de véritables petits bijoux conceptuels. Les signaux émis (vibrations, éclats, sons, bulles et turbulences,…) sont différents à chaque fois, ce qui ne manque pas d’intriguer les prédateurs postés dans les parages, qu’ils soient actifs ou pas ! Et vous le savez, dans la nature, tout ce qui a un comportement bizarre et qui peut se manger, est rapidement sanctionné d’un coup de dent ! L’ami Philippe Duchesne a pu s’en rendre compte, et en tirer profit, lors de cette partie de pêche mémorable, au lac de Vassivière au début de l’automne, alors qu’il pêchait le brochet au DD V-Joint Minnow River2Sea. Les pêcheurs qui l’accompagnaient n’en sont toujours pas revenus !


    Des nages à couper le souffle !

    Les swimbaits rigides, à bavette, doivent leur belle nage ondulante à l’articulation qui partage leur corps en deux ou trois segments (parfois plus), reliés entre-eux par des « charnières » à un ou deux points de fixation. Ces dernières offrent une nage moins désaxée mais supportent mieux les récupérations rapides, si on les compare au système à attache unique. Celui-ci, en revanche, voit sa partie caudale frétiller et se tortiller d’une manière très libre, même à petite vitesse. Les leurres ainsi montés seront très meurtriers en « do-nothing » – vous vous rappelez, c’est la non-animation de leurres arrêtés – sur des zones ou des postes précis. Quoiqu’il en soit, les swimbaits à bavette ont une nage réaliste faite de wobbling et de rolling (frétillement et roulis) qui sont les éléments essentiels d’un bon poisson nageur. A vous de tester et choisir différents modèles, afin de vous équiper de manière satisfaisante, pour proposer à vos carnassiers favoris, le déhanchement qu’ils préfèreront à un moment précis. La véritable nouveauté, dans la grande famille des poissons nageurs, est l’arrivée relativement récente de swimbaits sans bavette, dont la faculté à évoluer en décrivant de larges « S » est vraiment étonnante. Souvent dotés d’une quille jugulaire ou caudale pour les aider à virer de bord tout seuls, ces leurres sont particulièrement adaptés à la prospection de vastes zones. Travaillant en surface, ou à quelques décimètres en dessous, ils trouvent une place de choix pour louvoyer entre les herbiers naissants et la surface, ou ratisser une pointe ou un hautfond rocheux. Une simple récupération au moulinet, souvent modérée, suffit pour les faire entrer en action et prendre du poisson. Leur ressemblance avec des stickbaits leur a souvent valu de se voir infliger d’intempestifs et inutiles «twitches » et « jerks », de la part de pêcheurs mal renseignés ! Soft ou hard, les swimbaits sont réellement complémentaires. Grâce aux premiers, vous aurez la possibilité d’explorer les postes très encombrés, en montage texan, et de proposer une approche discrète. Les seconds, plus adaptés aux postes plus dégagés, délivreront des vibrations puissantes, parfois nécessaires pour déclencher l’attaques des brochets ou des gros bass. Dans tous les cas, rappelez-vous que rien n’est jamais trop gros pour un prédateur qui défend son territoire ou qui cherche à combler sa faim sans dépenser trop d’énergie.

  • Poisson-nageur : du rôle des billes

    Poisson-nageur : du rôle des billes

    Stabilité au lancer, émission de sons de haute ou de basse fréquence, amélioration de la nage, les leurres à billes ne sont pas le fruit du hasard, mais naissent des mains de spécialistes opérants comme de véritables génies. Explications, pour ne plus jamais regarder un poisson nageur comme un vulgaire pastiche.

    Par Alban Choinier

    Améliorer les distances de lancer

    Les premiers poissons nageurs mis au point par un génial pêcheur finlandais étaient plutôt destinés à effectuer leur dure besogne tractés derrière un bateau. Ces leurres avaient été pensés pour nager sous l’effet d’une traction, et non pas pour être lancés. D’autant plus que le matériel n’avait pas atteint de niveau de perfectionnement actuel. Les poissons nageurs en bois ont la densité de leur matériel de construction. Le centre de gravité est souvent situé au centre du leurre, ce qui a pour désagréable effet de le faire tournoyer en l’air pendant le lancer. La résultante est une perte de précision et de distance. Pour améliorer tout cela, des ingénieurs japonais ont imaginé un subterfuge : modifier le centre de gravité. Les billes font alors leur apparition. Placées dans le tiers arrière, dans le cas des leurres de surface, les billes apportent du poids vers le cul du piège et modifient ainsi le centre de gravité. Le leurre part comme une fusée sans tourner. Pour les poissons nageurs, le problème est un peu différent. Pour nager correctement, le centre de gravité doit être vers le centre du leurre, alors qu’il doit être vers l’arrière pour le lancer. La solution a été trouvée en plaçant une ou plusieurs billes sur un rail, avec la possibilité pour elles de passer du milieu vers l’arrière. Pendant le lancer, elles coulissent vers l’arrière et, lors de la récupération, elles regagnent bien sagement leur place au centre du corps. Ces billes destinées à améliorer les distances de lancer sont rarement très bruyante. Le son qu’elles produisent est souvent sourd, du fait de leur masse.


    Déclencher la curiosité ou l’énervement

    Les poissons, en règle générale, et surtout les carnassiers, sont très curieux. Les bruits provoqués par des leurres à bille amènent des poissons à se déplacer sur des distances considérables. Les billes destinées à faire du bruit sont souvent en verre ou en laiton. Placées dans des loges spécifiques (souvent dans la tête du leurre), elles n’existent que pour s’entrechoquer. Les poissons n’attaquent pas obligatoirement les leurres pour se nourrir. Ils peuvent être dérangés par le bruit assourdissant d’un leurre à bille et l’attaquer par agressivité. N’ayant pas de mains (!!!), il leur arrive quelquefois de suivre un leurre et de le prendre dans la gueule pour vérifier la nature de l’élément perturbateur, ce qui leur réserve souvent une drôle de surprise.

    Améliorer la nage

    Certains leurres ont une bille, d’un poids souvent considérable, placée au niveau du “ventre’’ sur un rail perpendiculaire au sens de la nage. Cette bille se déplace donc dans le sens de la largeur, et non pas de la longueur. À chaque mouvement du poisson nageur, la bille passe d’un côté à l’autre en modifiant à chaque fois la répartition des masses. L’effet “rolling’’ est plus accentué. Pour faire simple, le poisson nageur concerné a tendance à balancer fortement sous l’effet des coups de scion.


    À consommer avec modération

    Les leurres à billes provoquent une réaction particulièrement positive sur absolument tous les prédateurs, que ce soit des truites, des brochets, des black-bass ou des bars. Les poissons qui n’ont jamais eu l’occasion d’entendre des leurres bruiteurs réagissent au quart de tour. Par contre, même s’ils ne sont pas doués d’intelligence, les poissons développent une sorte de méfiance. Sur les zones où des leurres bruiteurs sont systématiquement mis à l’eau, et ce, depuis un certain temps, les poissons commencent à les éviter. Fort heureusement, d’une année à l’autre, les poissons oublient et les lieux sur-pêchés de cette manière ne sont pas non plus légion.

    Quelle sonorité pour quel poisson ?

    On peut classer très grossièrement les leurres bruiteurs en deux catégories, ceux à sonorité grave et ceux à sonorité aiguë. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le son du leurre a une réelle importance. N’ayant aucun don pour la voyance, je ne m’aventurerais pas dans des pronostics hâtifs. Sans aucune raison apparente, il arrive certains jours que les poissons refusent systématiquement les leurres à sonorité aiguë pour prendre ceux au son grave. Fort de votre constatation, vous arrivez sur le même poste le lendemain avec le leurre qui vous a porté chance pour vous apercevoir que le son ne leur plaît plus. Ils veulent cette fois-ci de l’aiguë. En fait, c’est bien souvent à n’y rien comprendre. En eau douce, le black-bass est un spécialiste de ce genre de comportement déroutant. En mer, le bar peut certains jours rendre fou n’importe quel pêcheur. J’ai à ce titre une anecdote assez représentative. J’avais modifié au cours d’une longue journée d’hiver un de mes leurres de surface. En perçant un petit trou dans la tête de mon leurre et en le rebouchant avec de la résine, j’avais ôté des billes en verre destinées à l’origine à créer un son. Nous pêchions le bar du bord avec deux amis. Les bars suivaient nos leurres sans jamais les prendre. Le leurre le plus attractif était justement une version normale du leurre que j’avais modifié. J’ai changé mon leurre d’origine pour exactement le même leurre, mais sans les billes en verre. J’ai fait ce jour-là une pêche magnifique, alors que mes deux collègues continuaient à s’arracher les cheveux. Il arrive aussi certains jours que les leurres silencieux donnent les meilleurs résultats !


    Eau vive ou eau calme ?

    En matière de son, il existe quand même une vérité applicable aussi bien en mer qu’en eau douce. Plus le milieu aquatique est remuant, plus les leurres sonores vont être efficaces. Si vous pêchez dans les chutes d’un barrage ou dans la mousse du ressac, un poisson nageur très bruyant sera nécessaire pour se différencier du bruit ambiant. Ceux d’entre vous qui ont eu l’occasion de faire de la plongée sous-marine savent de quoi je parle. À l’inverse, si la mer est d’huile ou si vous pêchez dans un lac très calme, préférez des leurres assez discrets. Dans ce cas précis, trop de bruit peut produire l’effet inverse à celui recherché… sachant que l’exception confirme la règle ! La prochaine fois que vous aurez un poisson nageur dans la main, secouez-le et essayez d’analyser le rôle des billes et leur sonorité. Vous allez vite vous apercevoir si elles sont destinées à améliorer les distances de lancer, à faire du bruit ou les deux à la fois. Ou si, comme dans certains leurres bas de gamme, elles ont été emprisonnées n’importe où pour faire plaisir au pêcheur !

  • Sébile / Proppler 80 FT

    Sébile / Proppler 80 FT

    L’imagination de Patrick Sébile est impressionnante, tout comme ce leurre qui a récemment rejoint la gamme des leurres qu’il a mis au point. A la différence d’un buzzbait classique, le Propper Buzz dispose d’un corps creux à l’intérieur duquel se trouvent cinq billes en plastique qui émettent un son très clair dès que l’on commence la récupération du leurre. Les pales du corps en forme de souris produisent quant à elles des petites gerbes d’eau du plus bel effet. L’hameçon est d’une qualité irréprochable. Seul petit regret, la tige qui relie la tête plombée au corps aurait mérité un peu plus de rigidité.


    Conseils d’utilisation

    Ce leurre flottant fait partie de la famille des buzzbaits. Son utilisation très bruyante est destinée à faire monter en surface black-bass et brochets. Ces derniers sont très réactifs à ce leurre. On l’utilise sur les massifs de nénuphars et les herbiers. En revanche, comme avec tous les buzzbaits, les algues filamenteuses le neutralisent facilement, l’empêchant de tourner. Ce leurre hors du commun mérite d’être essayé car les brochets l’adorent.

    Prix conseillé : 12,99 euros.
    Longueur : 80 mm.
    Poids : 25 g.
    Liste des points de ventes : www.sebile.com

  • Lucky Craft LV Max 500

    Lucky Craft LV Max 500

    L’efficacité des leurres lipless (sans bavette) conquis chaque saison des utilisateurs de plus en plus nombreux.
    Brochets, grosses perches, black-bass et même dans certains cas, sandres, sont séduits par ces leurres très denses qui font beaucoup de bruit et vibrent fortement. Lucky Craft propose depuis plusieurs années une large gamme de leurres lipless avec notamment la série LV et LVR. Nous avons choisi de présenter le LV Max 500, un modèle qui donne de très bons résultats sur les brochets et qui s’utilise facilement. Équipé de deux billes en inox, quatre billes en verre et cinq billes en laiton, ce leurre émet des sons de fréquences variées qui plaisent aux carnassiers. Pour la pêche de la perche et du black-bass, il existe chez Lucky Craft d’autres modèles semblables au LV Max 500 mais de tailles plus petites. Ces leurres présentent la particularité de se lancer et de s’animer facilement.

    Conseils d’animation
    Les leurres lipless, dont le Lucky craft LV Max 500 est l’un des plus fidèles représentant sont une catégorie à part dans le monde des poissons nageurs. Il s’agit de leurres coulant, qui sont attractifs surtout lors d’animations à la remontée mais qui restent “prenants“ lors des relâchés. Leur champ d’application est très vaste, puisqu’ils permettent de pêcher à des profondeurs que ne permettent pas les poissons-nageurs à bavette. De même, ils peuvent s’utiliser dans un axe vertical ou horizontal. Le LV max 500 peut s’utiliser jusqu’à environ 10 mètres de profondeur. L’animation du leurre se résume à une série de tirées et de relâchés d’amplitude et de rapidité variable. Attention à garder un certain contact à la descente du leurre car il peut être pris durant ces brefs moments.

    Fiche technique
    Longueur : 75 mm. Poids : 23 gr.
    Prix conseillé : 12 euros. Existe en 10 coloris.

    Renseignements :
    Lucky Craft France
    Tél. : 01 48 85 10 00.
    Site Internet : www.luckycraft.fr

  • Molix / Sligo worm

    Molix / Sligo worm

    Dans la grande famille des imitations de vers (worms), on trouve un peu de tout, avec des leurres bien conçus et d’autres beaucoup moins… Molix a réussi un coup de maître avec ce Sligo, dont la première qualité est la souplesse, ce qui lui confère un grand réalisme dans l’eau. Il est produit dans un plastique de densité moyenne. Son utilisation est prévue pour les techniques du split shot, drop shot ou du texas rig. Il peut aussi être monté sur une tête lestée avec hameçon texan ou sans leste pour plus de discrétion. Les pêcheurs trouveront avec ce leurres des applications très différentes pour la pêche du black-bass. Le Sligo est disponible en tailles 100 mm (2,5 mm) et 125 mm (4 g). Les six coloris disponibles sont très bien choisis avec quatre teintes naturelles et deux moins réalistes (chartreuse et violet).

    Conseils d’utilisation
    Par la variété des montages qu’il autorise, le Sligo sait quasiment tout faire. En drop shot et en split shot, il tressaute à ravir. En montage non lesté, il est aussi naturel qu’un vrai lombric. Avec le même montage non lesté il réagit très bien aux twitchs latéraux car il se désaxe franchement. Une réussite !
    Prix conseillé : 5,50 euros le sachet de 10.

    Liste des points de ventes : www.molix.fr

  • Illex / Gambit Golgoth

    Illex / Gambit Golgoth

    Le Golgoth est un leurre souple de type créature spécialement adapté pour la pêche des carnassiers les plus méfiants, notamment le black-bass, poisson pour lequel le Golgoth a été conçu. Son corps fin est plat et annelé sur sa partie ventrale, des appendices vibratoires de formes différentes ont été volontairement disposés sur les côtés, ainsi que des mèches de poils de cervidés placés en son milieu pour reproduire l’allure d’un petit crustacé. Sa tête et certains de ses appendices sont munis d’une cavité d’air permettant le redressement du Golgoth pour une meilleure présentation. Ce modèle est particulièrement adapté aux montages de type “light texas”, “light carolina”, “split shot” ou sur une tête Illex Gambit Texas Jig Head. Le Gambit Golgoth est disponible en deux tailles. Deux modèles de 7,6 et 10 cm.

    Conseils d’utilisation
    Dans la désormais grande famille des leurres Illex Gambit, le Golgoth est spécifiquement dédié au black-bass, même si ce type de leurre plaît bien au brochet. Le montage de base pour notre leurre est le texan, avec sa balle percée et son hameçon simple dissimulé. Ce montage permet au Golgoth de passer partout et d’aller provoquer les black-bass dans leur refuge. Un conseil : pêchez ainsi à très courte distance, afin d’être plus précis et de ne pas rater les touches !
    Prix conseillé : 6,50 euros le sachet de 8.

    Vente en magasins spécialisés www.illex.fr