Étiquette : Bienne

  • Le 29 avril, SOS Loue & Rivières Comtoises fera barrage !

    Le 29 avril, SOS Loue & Rivières Comtoises fera barrage !

    Las de l’inactivité des politiques, des promesses non tenues, des études sans lendemain, et devant de nouveaux épisodes de mortalités de poissons qui touchent actuellement quasiment toutes les rivières du Doubs et du Jura (Doubs, Loue, Bienne, Dessoubre, Cusancin), le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises a décidé de créer des barrages filtrants dans plusieurs villes de la région. Le but de cette journée du 29 avril ne sera pas de couper totalement la circulation routière mais de créer des ralentissements et d’informer le grand public à propos de la qualité de l’eau dans cette région verte mais très polluée.

    Les villes concernées sont :

    Saint-Hippolyte (Doubs, Dessoubre).

    Morteau (Doubs).

    Saint-Claude (Bienne).

    Ornans (Loue. A confirmer).

    Les lieux précis où auront lieu ces ralentissements seront communiqués le 28. A consulter sur :

    Sos-Loue Rivières Comtoises – Accueil | Facebook

    www.soslrc.com

    Dans toutes les villes, les départs auront lieu à 10h00.

    Que cette journée soit le rendez-vous de tous les amoureux des rivières de Franche-Comté !

  • Faites un don pour les rivières comtoises !

    Faites un don pour les rivières comtoises !

    Il ne reste plus que deux jours pour que les déductions d’impôts concernent l’année 2016 ! 66 % d’un don au profit du collectif SOS Loue & Rivières Comtoises peut être déduit de votre impôt dans la limite de 20% de votre revenu imposable.

    Ce collectif qui lutte contre les pollutions qui touchent les rivières de Franche Comté (Loue, Dessoubre, Doubs, Cusançin, Bienne, etc) a besoin de l’aide des pêcheurs.

    Renseignements et démarches pour faire un don en ligne :

    www.soslrc.com/faire-un-don

  • La fédération de pêche du Jura recrute un stagiaire pour la Bienne

    La fédération de pêche du Jura recrute un stagiaire pour la Bienne

    Un petit mot pour relayer l’information parue aujourd’hui sur le site de la Fédération de pêche départementale du Jura, qui cherche à recruter un stagiaire de Master 2 pour une durée de 6 mois à compter du mois d’avril. Le but étant de collecter des données sur les dysfonctionnements qui sont à l’origine des problèmes de mortalités pisciaires observés depuis quelques années. Un travail très utile de référencement des problèmes commune par commune pour une première étape indispensable.

    https://pechejura.wordpress.com/

  • Bienne (Jura) l’heure du bilan

    Bienne (Jura) l’heure du bilan

     

    Une importante opération a été réalisée le jeudi 23 juin, résultant d’une collaboration entre l’INERIS, l’ONEMA, le LDA39 et la Fédération du Jura pour la Pêche et la Protection des Milieux aquatiques. Cette opération consistait en la capture de 20 truites de la zone touchée  et 20 truites d’une zone visuellement non impactée (La Doye, amont de Morez). Un travail de décompte des poissons sains ou touchés au niveau des obstacles fut réalisé classiquement depuis le début de l’épisode de surmortalité. Ces poissons ont fait l’objet de nombreux prélèvements (sang, foie, rate, muscle, gonades, etc.) et observations directes afin de décrire leur état physiologique et d’immunodépression. Les résultats ne seront certainement pas connus avant plusieurs semaines.

    Rappelons que suite aux mortalités survenues courant mai, la pêche sur la basse Bienne entre le barrage d’Etable (commune de Saint-Claude) et les carrières Di Lena (commune de Lavancia-Epercy) est fermée sur décision préfectorale.

    (Photo : Fédération du Jura pour la Pêche et la Protection des Milieux Aquatiques.

    Vous pouvez suivre l’actualité de la Bienne et notamment de ces investigations sur le blog de la Fédération de Pêche du Jura ; https://pechejura.wordpress.com/

     

  • Pollution de la Bienne, une honte pour le Jura !

    Pollution de la Bienne, une honte pour le Jura !

    C’est une honte, car rien n’a changé depuis la manifestation de mai 2012 à Jeurre qui dénonçait les problèmes de pollutions qui étaient déjà à l’origine de mortalités anormales de poissons dans la Bienne. “On est en train de laisser crever la rivière” constate excédé Charles Varenne, le président de l’AAPPMA la Biennoise, qui a porté plainte. Car depuis quelques jours, les poissons meurent de nouveau dans cette rivière du haut Jura, dès Morez et dont l’assainissement des eaux usées laisse vraiment à désirer. On se croirait en 1950 ou dans un pays sous développé, mais nous sommes bien dans le Jura en 2016. Honte aux élus locaux de ce département qui prennent les  touristes pour des pigeons : “le Jura, à voir sans modération”. C’est mieux qu’à boire sans modération, car l’eau de la Bienne est bue ! “Découvrez les richesses du Jura”, à condition de ne pas regarder en dessous des ponts… Ou encore “Jura l’inattendu”, qu’on ne peut plus à propos en la circonstance.

    Les élus ne semblent toujours pas avoir compris qu’au delà de la pêche, sans doute pas assez chic ou pas assez rentable pour le département, l’eau du haut Jura est dans l’esprit des gens de bonne qualité. C’est le symbole des montagnes. Quand l’eau des montagnes est polluée, tout est pollué.

    Régler des problèmes d’assainissement est du domaine du possible à condition d’en avoir envie. Malgré les Contrats de Rivières qui ont engloutis des dizaines de millions d’euros, la Bienne est toujours aussi immonde avec des stations d’épurations obsolètes voire en panne. On pourrait presque se demander dans quelles failles du karst a disparu cet argent public…  Sur la basse Bienne, Saint-Claude et en aval, les tuyaux qui déversent leurs contenus directement dans le cours d’eau se comptent par dizaines. Si on ajoute à cela le fait que la Bienne traverse (en plein milieu !) le Parc Naturel Régional du haut Jura, alors on constate que le décorum est un très mauvais pastiche !

    Cet été, les touristes pêcheurs iront voir ailleurs, là où eau, poissons et pêcheurs sont un peu mieux considérés. La pêche sera sans doute fermée comme en 2012 et 2013 sur la basse Bienne.

    Après tout, à quoi bon venir dans un département dont le sénateur, Gérard Bailly, a récemment voté pour les insecticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles et que l’on a pu voir dans l’émission d’Elise Lucet Cash investigation sur les dangers des pesticides disant  “les médias se croient tout permis !”. Le Jura paraît préservé. Il semble avoir échappé aux ravages du temps. Un immobilisme trompeur, géré par des élus d’un autre temps.

    Une HONTE !

    Photo © : La Biennoise.

  • Réglementation dans le Doubs et le Jura, le no-kill s’impose finalement

    Réglementation dans le Doubs et le Jura, le no-kill s’impose finalement

    Après de longues semaines d’attente, après avis des
    services de l’Etat, des associations, du Collectif SOS Loue & Rivières
    Comtoises, les arrêtés préfectoraux concernant la pêche dans les départements
    touchés par les pollutions des années dernières ont joué la prudence et c’est
    très bien comme cela. Localement, certains souhaitaient pouvoir prélever comme
    au bon vieux temps et il a fallu se battre pour tenter de préserver ce qui peut
    l’être.

    Ainsi, la pêche sur la basse Bienne (23 km entre le
    barrage d’Etables à Saint-Claude et le pont au niveau des carrières Di Lena),
    fermée depuis deux ans, sera à nouveau ouverte, mais en no-kill intégral. Le
    risque était en effet très grand de voir les stocks de truites disparaîtrent
    comme neige au soleil en cas de prélèvement. Idem en ce qui concerne le
    maintient du parcours no-kill sur l’Ain entre le bief de l’œuf et l’ancien
    barrage du Mesnois (parcours situé entre Marigny/Ain et le lac de Vouglans sur
    plus de 15 km). Dans le département du Doubs, l’arrêté préfectoral reconduit
    concernant la Loue, stipule également qu’il est interdit de garder les ombres
    et les truites farios : “Sur
    le tronçon de la rivière la Loue et sur l’ensemble de ses affluents et
    sous-affluents, de sa source à la confluence avec la Furieuse, la pêche n’est
    permise qu’à l’aide d’hameçons sans ardillon ou avec ardillons écrasés. En cas
    de capture, les espèces truite fario et ombre commun devront être immédiatement
    remises à l’eau, vivantes, sans distinction de taille
    ”.

    Si l’on peut se réjouir d’un tel souci de protection, cela
    ne doit pas voiler la face d’une situation qui reste très fragile. Les souches
    de truites et d’ombres sauvages de la Loue sont quasiment perdues dans une
    indifférence générale. Les populations de la haute Loue, constituées en grande
    partie de poissons d’élevages d’origines diverses apparaissent comme un avant
    goût du pauvre avenir de la rivière.

    En
    revanche, pour la deuxième année consécutive, le niveau de la Loue durant
    l’automne et le début de l’hiver s’est avéré favorable à de bonnes conditions
    pour la reproduction.

  • Epidémie de septicémie hémorragique virale dans une pisciculture du Jura, plusieurs réservoirs touchés

    Epidémie de septicémie hémorragique virale dans une pisciculture du Jura, plusieurs réservoirs touchés

    Peut-on jouer avec le feu sans se brûler ? Visiblement, non. Dans l’est de la France, les élevages de truites sont sous contrôle des services vétérinaires suite à une épidémie de septicémie hémorragique virale. Une maladie qui soulève de nombreuses questions de fond et qui remet en cause l’évolution même de la pêche à la mouche en France et de la protection de l’environnement.

    Par Philippe Boisson

    L’année 2013 commence mal dans l’est de la France. Courant janvier, la mairie de Socourt (Vosges) gérante d’un réservoir de pêche à la mouche, tire la sonnette d’alarme. Environ deux cent truites flottent le ventre en l’air. Cette mortalité exceptionnelle fera l’objet d’analyses par les services vétérinaires. La septicémie hémorragique virale (SHV), maladie que l’on croyait éradiquée du territoire national, reprend du service. La SHV est une maladie à déclaration obligatoire, comme le veut le Code de l’Environnement. Nous ne pouvons que féliciter Jean-Luc Martinet, Maire de Socourt, ainsi que Jean-Louis Thomas, responsable du plan d’eau, d’avoir au plus vite prévenu la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations des Vosges (DDCSPP) et d’avoir jouer la plus totale transparence. Cela a permis à d’autres plans d’eau présentant des poissons malades ou morts, d’engager une procédure de contrôle. Ainsi, à l’heure où nous écrivons ces lignes, nous savons que le réservoir de Wittenheim dans le Haut Rhin a été fermé au public et que des poissons sont en cours d’analyse. Le réservoir de Saint-Louis (Haut-Rhin) est également sous surveillance et fait l’objet d’un arrêté préfectoral. La maladie proviendrait d’une pisciculture située dans le Jura. Cet établissement compte parmi ces clients de nombreux réservoirs, d’où la contamination de plusieurs plans d’eau, ainsi que bon nombre d’AAPPMA. Afin de bien prendre conscience de la gravité de cette maladie, nous publions en annexe le courrier d’information que nous avons reçu du Maire de Socourt le 5 février 2013.


    Le statut “d’eaux closes” en question

    Cet épisode soulève une multitude de questions et rappel les risques que prennent les pêcheurs en déversant des truites d’élevage dans les cours d’eau ou les plans d’eau. La grande majorité des réservoirs de pêche à la mouche français sont sensés être des “eaux closes”, coupées des milieux naturels. En pratique, la plupart bénéficient de ce statut, alors que, sur le terrain, tout le monde peut constater qu’il n’en est rien. Il suffit de chercher un peu pour tomber sur un tuyau ou une petite rigole qui permet au lac d’évacuer son trop plein. Nous connaissons tous des réservoirs où ce trop plein fini quelques mètres plus loin, dans les rivières, y compris des rivières à salmonidés sauvages en tête de bassin (cherchez un peu et vous verrez…). Nous avons contacté des spécialistes en pathologie des poissons. Ils sont unanimes pour dire que dans une rivière qui ne pose pas de problèmes particuliers, des poissons sauvages n’ont aucune raison de contracter une SHV. En revanche, ils reconnaissent volontiers qu’avec des poissons immunodéficients comme le sont ceux de la Loue, du Doubs ou de la basse Bienne, les risques sont très importants. La truite fario, l’ombre, le brochet et le corégone peuvent être touchés par ce virus. Je voudrais rappeler que sur la Loue, les premiers poissons observés malades ou morts en 2009, l’ont été au niveau du ruisseau qui passe sous la route en rive droite à l’entrée du village de Lods. Ruisseau sur lequel est implanté la pisciculture Cote quelques mètres en amont. Aujourd’hui encore, plus de quatre années plus tard, il reste une population de truites et d’ombres en amont (amont du village de Lods, Mouthier-Haute Pierre et gorges de Nouailles), alors qu’en aval, la Loue prend des allures de déserts pisciaires. Certes, c’est bien l’état de pollution de la Loue qui rend les poissons fragiles et la pisciculture ne fait qu’aggraver les choses. La présence de réservoirs au bord des cours d’eau, en têtes de bassins fait courir un risque très important aux rivières. Les pêcheurs à la mouche doivent comprendre cela, sans se réfugier derrière un prétexte fallacieux.

    Le monde obscur de la pisciculture

    Le retour de la SHV a au moins permis de mettre en évidence certaines dérives, que les pêcheurs doivent également connaître. Les contrôles sanitaires sont le plus souvent annoncés quelques jours à l’avance, ce qui laisse le temps aux pisciculteurs d’éliminer les poissons malades. Pis, les services concernés poussent les exploitants à faire de l’auto contrôle, faute de temps et de moyens… Ces sites sont privés. Personne ne peut y rentrer sans autorisation. Dans l’affaire du réservoir de Socourt, c’est la bonne volonté des gestionnaires du plan d’eau qui a permis de réagir vite et d’enrayer l’épidémie. Ce qui se passe dans les piscicultures échappe aux fédérations de pêche comme à l’Onema ou à l’ONCFS. Comme les réservoirs, les élevages communiquent avec les milieux naturels, sur des zones protégées car près des sources des rivières. Actuellement, les services de l’Etat passe au crible tous les établissements en Franche-Comté et les langues se délient. On apprend par exemple que tous les poissons ne sont pas produits sur place et qu’il est courant que certains pisciculteurs achètent des poissons parfois très loin, hors de France. Certains propriétaires de plan d’eau se vantent d’acheter des truites arc-en-ciel adultes à trois euros le kilo. Comment ces poissons peuvent-ils être sains à ce prix et mangent t-ils ? D’où viennent-ils ? En huit ou dix heures de camion, je vous laisse imaginer la provenance. On est dans l’affaire des lasagnes Findus… Pendant que les DDCSPP cherchaient à en savoir plus, l’actualité de la mi-février annonçait la possibilité de nourrir les poissons d’élevage avec des farines animales. C’est mieux qu’avec du bar sauvage, mais on imagine bien ce que ce choix peut susciter comme dérives…

    Demande de prise d’arrêtés préfectoraux

    Le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises a demandé aux quatre préfectures franc-comtoises que soient pris des arrêtés préfectoraux pour interdire l’introduction de truites d’élevage dans les rivières avant l’ouverture de la pêche, le 9 mars. Cette demande rappelle en outre aux services de l’Etat la réglementation en vigueur sur la plupart des cours d’eau de première catégorie de la région :
    – Article 6C-05 du Sdage : “Les organismes chargés de la gestion de la pêche en eau douce favorisent une gestion patrimoniale du cheptel piscicole qui s’exprime selon les principes essentiels suivants : les souches génétiques autochtones et les réservoirs biologiques doivent être préservés,…”.
    – Sont classés en réservoirs biologiques la totalité du Dessoubre, le Doubs Franco-Suisse, la Loue dans sa partie amont et ses affluents, la haute rivière d’Ain et ses affluents, pour ne citer que ces exemples.
    – La Directive Cadre Européenne sur l’Eau fait obligation pour l’Etat de protection des réservoirs biologiques et de restauration du bon été écologique, évidemment incompatible avec les mortalités pisciares.

    A l’heure du bouclage de cet article, les préfectures n’ont toujours pas donné leur réponse. La fédération de
    pêche du Jura, a choisi dans un premier temps de soumettre les pisciculteurs à la transparence. Ils devront indiquer la provenance des poissons et la fédération sera en droit de réaliser un prélèvement pour analyses. Les dates de déversements ainsi que l’identité des pisciculteurs doivent être communiquées à l’avance à la fédération. Après ce qui s’est passé sur les cours d’eau franc-comtois, il est inconcevable et surtout illégal d’introduire des truites d’élevages dans ces rivières. Les poissons de la Loue sont toujours affaiblis et en dépit d’excellentes conditions lors de la fraie cet hiver, les truites continuent de mourir.

    Les pays de UE, hors la loi

    Adhérer à l’Union Européenne, cela donne des droits, mais aussi des devoirs. Rois de la bassine d’arc-en-ciel, de farios et d’ombres dans des milieux soumis à la DCE et à la notion de réservoirs biologiques, l’Autriche et la Slovénie oublient qu’ils ont des devoirs vis-à-vis de cette Europe qui leur a donné des milliards d’euros pour développer des activités commerciales. Cela saute aux yeux en Slovénie, où la plupart des gîtes de pêche, refaits à neuf avec nos impôts, accueillent des touristes pêcheurs venus pratiquer leur loisir en toute illégalité. Avec un tel développement de piscicultures et des taux d’empoissonnement surréalistes, comment ces pays peuvent-ils éviter les épidémies de SHV ou de NHI ? A court terme cela conduit à la disparition des populations de truites et d’ombres sauvages. C’est inéluctable, et c’est d’ailleurs ce qui s’est passé dans certaines rivières. Comment des pêcheurs à la mouche digne de ce nom peuvent-ils cautionner de telles pratiques ?
    Certes, la gestion de la pêche en France laisse fortement à désirer, mais ce n’est pas une raison pour se permettre de faire pire ailleurs. L’échéance de la DCE en 2015 se traduira par des amendes colossales, estimée à plusieurs milliards d’euros, payées à l’UE par la France. Et tous les pays de l’Union qui n’ont pas pu redresser la barre de la qualité de l’eau seront soumis aux mêmes amendes.

    L’exemple de la Suisse

    En Suisse, les introductions d’espèces exogènes sont interdites en eaux libres comme en eaux closes. Même si ce pays n’est pas toujours un exemple d’écologie (bien des rivières ont été canalisées dans le but de gagner de la place au fond des vallées), la Suisse ne joue pas avec le feu en ce qui concerne les élevages de truites.

    Nous publions de larges extraits du courrier, rédigé par Jean-Luc Martinet, maire de Socourt qui relate les faits qui se sont déroulés dans le plan d’eau de la commune. Ce courrier, daté du 5 février 2013, est très informatif à propos du virus, de sa propagation ainsi qu’au sujet des traitements éventuels pour s’en débarrasser. Ce courrier était destiné aux habitués du plan d’eau et aux propriétaires d’autres plans d’eau.
    “Vous n’êtes pas sans savoir j’imagine les difficultés que rencontre actuellement le réservoir de pêche à la mouche de Socourt. Celui-ci est en effet fermé provisoirement suite à une forte mortalité de truites arc-en-ciel. Si ce triste épisode est désormais derrière nous, il faut savoir que près de 200 poissons ont été retrouvés morts et évacués. Dans le but de faire la transparence sur ces événements, la Commune a fait procéder à une analyse d’eau et à une analyse de sept truites par le Laboratoire Départemental d’Analyses du Jura à Poligny (39), (qui dépend du Conseil Général), l’un des sept laboratoires agréés en France pour les analyses de poissons. Après deux semaines d’investigations, les scientifiques ont fini par identifier avec certitude l’origine de la mortalité : SHV, autrement dit « septicémie hémorragique virale ». Sans danger pour l’homme, y compris pour celui qui consomme le poisson, la SHV est l’équivalent de la grippe chez l’homme. Mais personne ne sait aujourd’hui traiter le virus chez le poisson. Les truites qui n’ont pas succombé, et elles sont nombreuses, sont désormais immunisées mais sont devenues des porteurs sains. Dès la publication des résultats, la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations des Vosges (ancienne DDASS) s’est emparée du dossier (jeudi 31 janvier). L’un de ses responsables est venu sur site dès le lendemain dans le but d’obtenir notamment une copie des factures de nos fournisseurs. En l’occurrence d’un seul pisciculteur, puisque depuis l’ouverture du réservoir en 2004, la commune de Socourt est restée fidèle à la même pisciculture. La visite de la DDCSPP du Doubs chez ce pisciculteur a permis d’établir la liste des plans d’eau et réservoirs alevinés depuis la fin de l’été. Conséquence, toutes les eaux closes concernées seront suivies par les services sanitaires de la même manière et avec la même nécessité de détruire le virus et les poissons qui en sont porteurs. Pour ce qui concerne Socourt, car c’est sur ce plan d’eau que porte toute notre attention vous l’imaginez bien, la pêche aurait pu rouvrir à condition de contraindre nos amis moucheurs à éviscérer sur place les truites conservées et à désinfecter l’ensemble de leur équipement avant et après la partie de pêche, car le virus se propage aussi par l’eau. Bien qu’envisageable, cette solution ne correspondait pas à notre vision des choses. (…) La mesure la plus spectaculaire porte sur la destruction des poissons encore présents dans le plan d’eau : salmonidés bien-sûr, mais aussi carnassiers, poissons blancs et crustacés car eux aussi sont peut-être devenus des porteurs sains du virus, même s’ils sont moins sujets à la SHV. Il n’était pas question pour nous en effet de laisser planer le moindre doute. S’agissant d’une eau close non vidangeable, plusieurs solutions opérationnelles ont été imaginées (pêche au filet maillant, utilisation d’un produit biodégradable) jusqu’au début de cette semaine. La DDCSPP, suivant en cela les recommandations de son référent national, nous orientait jusqu’à aujourd’hui encore vers l’utilisation d’eau de javel, purement et simplement, pour à la fois éradiquer les poissons et le virus (sur les poissons qui ne pourraient pas ensuite être récupérés). L’eau de javel ne présente aucun danger pour l’environnement, ses effets se seront dissipés au bout de quelques jours si elle est introduite en quantité raisonnable.
    Bien que brutale, cette solution nous paraissait conduire au meilleur résultat. Un résultat qui devait nous permettre d’envisager la réouverture du plan d’eau début avril avec toutes les garanties sur le plan sanitaire. Pour ce faire, la Commune a d’ores et déjà noué des liens avec un nouveau pisciculteur, détenteur d’un agrément sanitaire européen. Un professionnel basé dans le territoire de Belfort et qui travaille de longue date avec plusieurs pays européens : Suisse, Danemark … Problème, le référent national aquacole de la DDCSPP vient d’estimer à 10.000 litres concentrés à 48 % la quantité d’eau de javel nécessaire. Une solution qui, d’un commun accord, vient d’être abandonnée. Le risque était trop grand pour les plans d’eau voisins. Nous sommes dans l’attente de nouvelles propositions, mais devons désormais nous résoudre à n’envisager la réouverture pour le premier week-end d’octobre. Dans l’attente, la Commune indemnisera tous les pêcheurs qui ont subi, bien malgré nous, un préjudice au cours de l’automne. Avant l’épisode de mortalité, durant plusieurs semaines, les poissons malades ne mordaient plus. (…) Bientôt, cet épisode malheureux dont nous tirerons tous les enseignements ne sera plus qu’un mauvais souvenir. En cas de besoin, le responsable du réservoir, Jean-Louis Thomas (Email : [email protected]) se tient à votre disposition pour vous apporter tous les éléments dont vous pourriez avoir besoin, y compris si vous souhaitez avoir communication des documents dont nous disposerons d’ici quelques jours (analyses du laboratoire de Poligny, arrêté préfectoral …). La Commune n’a rien à cacher.”

    Jean-Luc Martinet, maire de la commune de Socourt.

  • Mobilisation pour la Bienne : manifestation le 2 juin

    Mobilisation pour la Bienne : manifestation le 2 juin

    Retenez bien cette date sur votre agenda : le 2
    juin ! Ce jour-là, tous les amoureux de la Bienne se mobilisent et
    manifestent pour alerter les pouvoirs publics et l’opinion sur le drame que vit
    actuellement cette rivière. Ils se retrouveront à Jeurre dans le Jura sur les
    bords de la Bienne. La Bienne sera bien sûr au centre des préoccupations, mais
    pas seulement. Ce sont toutes les rivières comtoises qui souffrent
    aujourd’hui : Bienne, Loue, Ain, Doubs, même combat ! Rendez-vous
    donc à 15 heures, le 2 juin, sur le pont de Jeurre !


    Renseignements :

    http://www.facebook.com/events/250946945001594/

    http://www.nicolas39-peche-mouche.com/

  • Finalement la pêche sera bien fermée sur la basse Bienne

    Finalement la pêche sera bien fermée sur la basse Bienne

    Après diverses informations contradictoires concernant le sort de la pêche sur la basse Bienne suite aux graves problèmes de mortalités pisciaires, le préfet du Jura a tranché. La zone concerne les 24 kilomètres de l’aval de la rivière jusqu’à l’entrée dans le lac de Coiselet. Ils seront donc fermés à la pêche pour une durée indéterminée.

    Daté du 4 avril, voici le communiqué de la Fédération départementale de pêche du Jura au sujet de la situation sur la Bienne :


    Mortalité piscicole sur la Bienne – Point au 4 avril 2012

    Les prélèvements de poissons moribonds réalisés sur la Bienne le 14/03/12 par la Fédération de Pêche du Jura assistée par le service départementale de l’ONEMA du Jura ont été déposés le jour même au laboratoire départemental d’analyses du Jura à Poligny. Le docteur vétérinaire Mme Pozet, spécialiste des pathologies piscicoles, nous a rendu ses conclusions le 28/03/12.
    Sur les 2 ombres capturés, une mycose (saprolégnia) a été isolée de chacun des sujets au niveau des lésions cutanées. Le bilan global fait apparaître un mauvais état général avec des lésions de saprolégniose. Cette infection est classiquement observée sur des individus affaiblis, plus souvent sur des géniteurs juste après la reproduction, alors qu’ils n’ont pas encore repris une alimentation normale du fait des températures basses.
    A cette période du mois de mars, les poissons devraient avoir repris une alimentation normale, ce qui n’a pas été observé.
    Sur les 4 truites, les examens bactériologiques ont permis également d’isoler une bactérie de type Yersinia ruckeri à partir du rein de ces dernières. Cette bactérie est un pathogène majeur, associé à une inflammation très forte de l’appareil digestif d’où les lésions de « bouche rouge » pour désigner couramment cette infection.
    La yersiniose est une maladie bactérienne extrêmement fréquente en pisciculture, la bactérie ayant tendance à se développer au moment du réchauffement des eaux. Les poissons peuvent s’être contaminés par le biais de l’eau qui peut contenir cet agent infectieux dans la matière organique, les doses infectieuses n’ont pas besoin d’être très importantes si par ailleurs les poissons sont en état de stress et d’affaiblissement intense. Concernant la saprolégniose, il semblerait d’après les premiers résultats de biologie moléculaire qu’on ait à faire à une souche émergente et dont le pouvoir pathogène serait supérieur aux plus anciennes connues.
    En conclusion de ces analyses, il ressort que les poissons de la Bienne ont subit un stress et un affaiblissement intense qui les ont conduit à développer les maladies listées précédemment. Même si la bactérie Yersinia ruckeri a été pour la première fois détectée dans un épisode de mortalité touchant l’arc jurassien, ce n’est qu’un pathogène de plus.
    Qui de surcroît se retrouve dans un cours d’eau sur lequel toute introduction de poisson est proscrite depuis 2009. Si ces poissons meurent aujourd’hui, c’est donc surtout en raison de l’état de délabrement de ce cours d’eau.
    Suite à la publication de ces résultats, une réunion de concertation a eu lieu le mercredi 28/03/12 en Préfecture du Jura à laquelle participait l’ensemble des acteurs : DDT, ARS, DREAL, ONEMA, FDPPMA, AAPPMA, LDA 39, … Le LDA a présenté les résultats de ses recherches sur les poissons récupérés par la fédération de pêche et l’ONEMA afin que toutes les personnes présentes comprennent la complexité du phénomène : les poissons ont certes développé certaines pathologies, mais cela n’aurait pas été possible sans un affaiblissement prononcé lié au mauvais état de leur milieu de vie. Des pistes de travail ont été évoquées sans calendrier prévisionnel.
    La Fédération a donc précisé qu’elle s’engageait financièrement à faire réaliser des analyses de sédiments afin de rechercher la trace d’éventuelles cyanobactéries. Ceci contre l’avis de la DREAL qui compte tenu de la conclusion des résultats de l’expertise collective coordonnée par ONEMA sur les mortalités de poissons et les efflorescences de cyanobactéries de la Loue, ne jugeait pas pertinentes de telles investigations.
    Sans compter que, depuis les conclusions de cette expertise, les budgets alloués à ces recherches ont été fortement réduits. Les répercussions de ces décisions sont d’autant plus injustes qu’elles grèvent nos capacités d’investigations qui sont à la base de la compréhension de ces phénomènes de mortalité massive, très différents au demeurant.
    Vouloir transposer les conclusions de l’expertise sur la Loue à la Bienne c’est faire fie des différences fondamentales qui existent entre ces deux bassins versants très singuliers en matière d’occupation du sol. La décision a également été prise de fermer la pêche par principe de précaution.
    En effet, compte tenu des éléments rapportés par Mme Pozet, la pratique de la pêche pouvait faire courir des risques supplémentaires aux poissons de cette rivière mais également aux autres rivières que les pêcheurs étaient susceptibles de contaminer par leurs accessoires. Même si l’eau et les poissons sont les principaux vecteurs de ces éléments pathogènes, il nous a été précisé que le matériel utilisé par les pêcheurs (bottes, cuissardes, waders, épuisettes, …) pouvait être un vecteur supplémentaire. Quant à la consommation du poisson, même si ces éléments pathogènes ne touchent que les poissons, il a été décidé d’interdire cette dernière par principe de précaution.
    Enfin, la pratique du No-Kill n’a pas été jugée pertinente compte tenu du risque accru de contamination de ces poissons après manipulation. La fragilité de ces derniers étant d’autant plus importante qu’ils sont soumis à un épisode de stress conséquent lié à leur capture. Des analyses seront également réalisées sur les 2 piscicultures du bassin de la Bienne afin de rechercher l’origine des pathogènes observées sur les truites. Après plusieurs semaines d’attente, les débits sont enfin redescendus à une valeur similaire à celle du début de l’épisode de mortalité.
    Le 2 avril 2012 nous avons ainsi pu échantillonner, en collaboration avec l’ONEMA, 10 stations réparties entre l’aval du barrage de Lavancia et l’amont de la ville de St Claude. Toutes les stations d’épuration sur ce secteur ont été encadrées afin de vérifier leur impact sur le milieu. Les résultats sont attendus la semaine prochaine.

    Fédération du Jura pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique
    395 rue Bercaille
    39000
    Lons-le-Saunier
    Site internet : www.peche-jura.com

  • Aidez le Collectif SOS Loue et Rivières Comtoises

    Aidez le Collectif SOS Loue et Rivières Comtoises

    Les sociétés AB Fly (mouches et fly tying) et Haart Entreprise (moulinets et cannes à mouches artisanales) se sont proposées pour aider le Collectif SOS Loue et Rivières Comtoises. Ce Collectif, qui regroupe plusieurs associations (Doubs Nature Environnement, Anper TOS, Pro Natura, la CPEPESC…) milite chaque jour depuis près de deux ans pour que le drame des rivières comtoises ne tombe ni dans la banalité, ni dans l’oubli. Le Collectif a déposé deux recours devant la Commission européenne dénonçant la non conformité de certains facteurs face à la Directive cadre européenne sur l’eau qui contraint les Etats membres de l’Union Européenne à un retour à un bon état écologique des cours d’eau pour 2015.

    Par ailleurs, le Collectif rencontre les représentants de l’Etat, les agriculteurs, les représentants de l’industrie du bois, les communes, pour travailler ensemble à trouver des solutions qui permettraient de sortir de ce cauchemar. Trois groupes de travail ont été établis. Ils concernent l’agriculture, l’assainissement et le traitement du bois. Le Collectif a besoin de moyens financiers pour mener son action. Chaque analyse d’eau, de sol, chaque action juridique permet de montrer, sur la base d’expertises réalisés par des cabinets d’études ou par des juristes indépendants, une autre réalité que celle proposée par l’Etat, qui depuis le début des mortalités pisciaires sur la Loue et le Doubs, minimise grandement l’ampleur de cette catastrophe qui dépasse de très loin le cadre des simples poissons. A l’heure où nous bouclons ce journal, nous apprenons que les poissons meurent à leur tour sur la Bienne (haut Jura). Les analyses en cours détermineront la cause de ces nouvelles mortalités. Nous avons donc du pain sur la planche et avons besoin de l’aide de toutes les personnes qui se sentent concernées par ce combat.

    Les sociétés Haart et AB Fly ont fait don au Collectif LRC de matériels. L’argent de la vente de ces produits sera reversé en totalité au collectif.

    • 23 blanks de cannes à mouche Dan Craft (don de la maison Haart). Très bons blanks américains. S’agissant de fins de série, ces blanks ne sont plus couverts par la garantie. Thierry Haart nous a fourni le tableau de montage de ces blanks.

    Caractéristiques :
    Tous les modèles sont en 4 brins

    1 FT904 : 9‘, # 4, action rapide.
    3 FT 905 : 9‘, # 5, action rapide.
    3 FT 906 : 9’, #6, action rapide.
    1 FT 908 : 9’, #8, action rapide.
    1 FT 912 : 9’, #12, action rapide.
    1 FT 1003 : 10’, #3, action medium.
    1 FT 1005 : 10’, #5, action medium.
    3 FTXL 904 : 9’, #4, medium rapide.
    3 FTXL 905 : 9’, #5, medium rapide.
    2 FTXL 906 : 9’, #6, medium rapide.
    1 Signature V FSRV 964 : 9’6 pieds, #4, medium.
    1 Signature V FSRV 965 : 9’6 pieds, #5, medium.

    Ces blanks sont proposés au prix unique de 100 euros pièce.

    • 10 coffrets AB Fly
    Contenant 2 DVD : Montage de mouches, 28 modèles et Pêches en rivières (nymphe à vue, mouche sèche et noyée) et réservoirs, montage de mouches.
    Au total 44 montages de mouches + un livret d’illustrations sur le cycle des insectes aquatiques de Victor Nowakowski en édition limitée.
    Coffret proposé à 66 euros pièce.

    Un grand merci à Thierry et Odile Haart et à Alain Barthélémy pour ces dons.
    Les demandes d’achats devront être adressées par courrier à Philippe Boisson, 10 rue Jeanneney, 25000 Besançon, accompagnées d’un chèque à l’ordre de SOS Loue et Rivières comtoises.

    Renseignements :
    Site Internet : www.arrete.net