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Belgique : 18e Fête de la pêche à la mouche de Charleroi
L’équipe de l’Amicale des pêcheurs à la mouche de Charleroi organisera en janvier, elle aussi, sa 18e édition de la Fête de la pêche à la mouche. Si ce salon, qui compte des exposants venus de toute l’Europe fait toujours salle comble, l’organisation y est pour beaucoup. « En fait, nous avons peu de répit entre deux éditions », reconnaît Jacques La Gauche, le président de l’APMC. « C’est donc un an de boulot, et plus de soixante-dix bénévoles mobilisés à l’approche de la date du salon, pendant et après, une fois que tout le monde est parti ». Comme à Saint-Etienne, Pêches sportives sera présent sur ce salon toujours dynamique et convivial.
La Fête de la pêche à la mouche de Charleroi aura lieu les 26 et 27 janvier au hall Sambrexpo, rue du Président John Fitzgerald Kennedy, 150, 6250 Roselies (Aiseau-Presles) Belgique. Renseignements : www.apmc.be
Belgique : 5e édition de l’Urban Fishing à Bruxelles
Pour la cinquième année consécutive, les pêcheurs urbains de
Belgique se donnent rendez-vous le 7 octobre pour une compétition conviviale et
résolument ouverte au grand public, des ateliers d’initiations pour les enfants
y seront notamment organisés en marge de l’Open. Cette année, c’est Bruxelles, la capitale, qui
accueille l’événement. Toutes les informations utiles se trouvent sur le site
Internet géré par cette équipe dynamique.Renseignements :

Une partie de pêche en nymphes et chironomes avec Albert Bigaré
La Belgique compte de nombreux pratiquants de la pêche à la mouche en lacs et réservoirs et un circuit de compétition très étoffé. Cette rubrique était l’occasion d’aller y faire un tour et d’y rencontrer un des moucheurs incontournables du pays : Albert Bigaré, compétiteur de talent mais aussi détaillant spécialisé. Nous l’avons retrouvé sur un plan d’eau non moins connu en Belgique et dans le nord de la France, le lac de Rabais.
Par Philippe Collet
La journée choisie pour se retrouver au bord de l’eau n’était pas des plus faciles : froid, averses et absence de soleil ont été à l’ordre du jour, un temps de saison me direz-vous. Malgré tout nous avons pu nous mesurer à de nombreux poissons. La technique que s’est proposé de nous expliquer Albert est une de ses favorites. Il s’agit de la pêche en nymphe sous la surface à l’aide d’une soie flottante à pointe intermédiaire courte, ou d’une soie hover. S’il utilise des soies du commerce, comportant une pointe d’environ un mètre en densité intermédiaire, comme par exemple la Teeny Invisi Tip et la Rio Midge Tip, Albert préfère se fabriquer une soie maison. Il apprécie les soies Vision Extreme Distance pour leurs capacités de lanceuses et leur ajoute en pointe un polyleader intermédiaire rapide Airflo destiné à la pêche du bonefish. Ce polyleader peut être raccordé, boucle dans boucle, au bout de la soie mais Albert préfère le raccorder en direct. Pour ce faire il dénude une partie du Polyleader en trempant ses premiers centimètres dans de l’acétone. L’âme monofilament ainsi mise à nu est ensuite enfilée dans l’âme tissée de la soie à l’aide d’un fil tungstène (cette technique a été expliquée dans le DVD « La leçon de pêche volume 5 » du numéro 70 de Pêches sportives). Le raccord entre les deux soies est ensuite lissé avec du Stormsure ou Aquasure et laissé sécher au moins 24 heures. Cette dernière opération garantit un passage fluide dans les anneaux. Le Polyleader et prolongé par une micro boucle pour accrocher le bas de ligne. Albert choisit un Polyleader bonefish pour la solidité de son âme, qui ne s’use pas trop rapidement à l’usage au niveau de la boucle.
Une petite astuce d’AlbertLe Stormsure ou l’Aquasure est un produit initialement conçu pour réparer les waders. Lorsque Albert m’en a parlé pour le bricolage de la soie, je lui ai dit que cela faisait un peu cher du raccord, sachant que le tube une fois entamé ne dure jamais bien longtemps, même soigneusement refermé. Il m’a alors fait part de cette petite astuce pour garder un tube au moins un an dans l’état d’origine après ouverture. Il le stocke dans un sachet plastique au congélateur. Il ne lui reste plus qu’à la ressortir et le laisser revenir à la température ambiante avant usage. Les qualités du produit n’en seraient pas du tout altérées.
Dans des conditions normales, cette soie permet de pêcher précisément des poissons actifs, juste sous la surface. Elle place directement les mouches à la bonne profondeur et surtout les maintient à ce niveau. Une soie entièrement intermédiaire ne peut pas réellement le faire car, même ramenée, elle coule inexorablement.
La soie flottante permet de visualiser les touches et de déclencher un ferrage rapide. Elle permet aussi de pêcher avec des fils fins, plus fins qu’avec une soie intermédiaire dont l’inertie est bien plus forte sous l’eau. Ce type de soie trouve ses limites les jours de vent. Elle offre alors trop de prise aux risées et dérive trop vite, entraînant les mouches de façon peu naturelle à sa suite. Dans ces conditions, Albert préfère utiliser des soies Hover, c’est-à-dire des intermédiaires très lentes se maintenant sous la surface et les vagues. Ces soies se soustraient non seulement à la dérive dans un plan horizontal, mais aussi aux tractions occasionnées dans un plan vertical par les vagues. Ces soies sont peu nombreuses sur le marché. Il existait une soie SP Hover chez Airflo chère à Albert et très intéressante pour sa capacité à rester à 10 cm sous la surface. Elle a été remplacée par une soie Anti Wake moins performante. Lors de la sortie, Albert essayait pour la seconde fois une nouvelle soie Rio de ce type, très lente. Cette soie lui a donné entière satisfaction. Il s’agit de la soie Rio Outbound Hover WF 7 S1. Cette dernière, au fuseau de couleur « glacial » (bleu translucide), se lance très bien et descend à peine plus vite que la Hover Airflo de référence.
Le bas de lignePour pêcher du bord, dans un souci d’efficacité et afin de minimiser les risques d’emmêlage, Albert place le plus souvent deux mouches sur son bas de ligne. Il ne pêche en nymphe, de cette façon, à trois mouches, quasiment qu’en barque dérivante dans les grands plans d’eau.
Au bout d’une soie flottante à pointe intermédiaire, la première mouche est placée à 1,6 mètre de la soie puis, la deuxième, entre 1,3 mètre à 2 mètres en fonction des conditions de vent. Pour une pêche à une seule mouche, cette dernière est placée au bout d’un bas de ligne d’environ 4 mètres. Au bout des soies Hover, Albert noue un bas de ligne dégressif en queue de rat de 9 pieds ou 2,7 mètres en nylon. Ce bas de ligne se termine en 18 centièmes (4 X). La partie épaisse du bas de ligne est recuite trois minutes, dans l’eau bouillante, en maintenant le dernier mètre, le plus fin, hors de l’eau pour ne pas altérer ses qualités. Cette opération donne plus de souplesse au fil et surtout le rend plus coulant. Albert préfère utiliser un bas de ligne dégressif sans nœuds pour limiter les turbulences, qui lui paraissent dissuasives pour les poissons lors de l’animation. L’absence de nœud contribue aussi à limiter les risques d’emmêlage. Au bout de ce bas de ligne, il réa-lise une micro boucle à laquelle il connecte sa pointe. Pour deux mouches celle-ci est composée de 60 cm de fil avant la première potence puis 1,80 m avant la mouche de pointe. Pour une mouche, une pointe de 2 mètres prolonge le bas de ligne dégressif.
Albert réalise des potences de 30 cm, qu’il réduit à 15 cm en cas de vent pour une pêche du bord. Celles-ci sont réalisées avec un nœud de chirurgien à trois tours. Une fois le nœud réalisé, le fil revenant vers la soie est coupé. Seul le fil orienté vers la mouche de pointe est utilisé. En cas d’utilisation de deux diamètres différents, le plus fin étant bien sur placé en pointe, la potence est formée par le fil le plus gros. Les fils utilisés sont le fluorocarbone Sightfree G3 de chez Airflo, le fluorocarbone Fulling-Mill, et le Rio Fluoroflex Plus, mais aussi des nylons. Albert juge en effet important de signaler que parfois le fluorocarbone coule trop vite, entraînant les mouches hors de la vue des poissons collés sous la surface. Un nylon est alors indispensable pour les maintenir au bon niveau.
Cannes et moulinetsPour cette technique et de nombreuses autres, Albert utilise des cannes qu’il monte lui-même en 10 pieds soie de 7 chargées de soies en taille 7. Il utilise des moulinets Compo 69 modifiés par l’ajout d’un arceau de corde à piano inox. Cette amélioration permet d’éviter que la soie ne sorte sur le côté de la bobine lorsqu’on tire dessus (défaut de ce moulinet). Il apprécie ce moulinet pour son gros diamètre, son prix et celui de ses bobines, qui permettent une interchangeabilité rapide des nombreuses soies nécessaires en compétition.
L’animation
L’animation se fait canne basse, dans l’axe de la soie, scion au ras de l’eau. Si la pêche est difficile et les poissons tatillons, le scion est maintenu à 40 cm de l’eau et la boucle de soie qui se forme surveillée de très près. La moindre remontée ou non-descente, suite à une traction, est sanctionnée par un ferrage en relevant la canne. Il s’agit ici de ne pas tirer sur la soie avec la main libre, car on risque de casser, compte tenu du diamètre des fils utilisés. L’animation peut aller de l’immobilité à un pulling (tirées successives) rapide. Elle est tout de même le plus souvent lente, alternant des phases de tricotage, de tirées et d’arrêts plus ou moins prolongés. Plus l’animation est rapide, plus le fil doit être solide. En pulling, il est difficile de descendre en dessous de 18 à 20 centièmes. En pêche plus statique, Albert descend jusqu’au 12 centièmes. Il pêche le plus souvent en 15 ou 16 centièmes. Pour la même technique sur les réservoirs anglais, ses diamètres de fil s’échelonnent entre le 20 et le 23 centièmes. Retenez que le diamètre du fil doit être adapté à votre maîtrise du ferrage. Si vous avez la main un peu lourde ne vous acharnez pas à pêcher trop fin.
Les mouches
Les mouches utilisées par Albert, pour cette technique, sont très variées. Elles ont par contre la particularité de ne pas être lestées, pour ne pas couler et pêcher dans un plan horizontal. Les hameçons ne sont pas trop forts de fer toujours pour éviter aux mouches de couler trop vite et aussi pour permettre une bonne pénétration sur des ferrages peu appuyés sur fil fin. Dans nos petits plans d’eau (en comparaison aux lacs anglais), des mouches en taille 12 ou 14 sont une bonne moyenne. Les mouches destinées à être pullées sont montées sur des hameçons droits et peuvent être montés sur des hameçons plus forts de fer dans les petites tailles, pour éviter leur ouverture. Des mini streamers, de la taille d’une grosse nymphe peuvent aussi être utilisés avec succès avec cette technique certains jours.

Fête de la pêche à la mouche de Charleroi : rendez-vous les 28 et 29 janvier
Organisée par l’Amicale des Pêcheurs à la Mouche de Charleroi, la Fête de la Pêche à la Mouche fêtera début 2012 sa 17ème édition. Ce salon est la plus grande exposition de matériel de pêche à la mouche de Belgique. Les plus grandes marques sont représentées pour un total de plus de cent exposants de tous pays (Angleterre, Pologne, Allemagne, France, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse, Tchéquie, etc…). Le coté cosmopolite de ce salon est une occasion unique de trouver tout le matériel qui fait notre bonheur. Profitons de cette annonce pour rendre hommage à tous les bénévoles de l’Amicale des pêcheurs à la Mouche de Charleroi (plus de cinquante personnes), qui chaque année travaillent d’arrache pied pour que ce magnifique salon ait lieu. Partenaire du salon, Pêches sportives fera partie des exposants.
La Fête de la Pêche à la Mouche aura lieu les 28/01/2012 et 29/01/2012 au hall Sambrexpo. Rue du Président John Fitzgerald Kennedy, 150 6250 Roselies (Aiseau-Presles) Belgique. Le salon ouvrira ses portes gratuitement aux visiteurs de 9h30 à 18h00.
Pour en savoir plus : www.apmc.be

De la mouche au leurre, quelques trucs en poils
De la mouche au leurre, il n’y a qu’un pas, que Philippe Collet n’hésite pas à franchir ! Les poils de toutes sortes font merveille sur des têtes lestées. Pour le sandre, la perche et le black-bass, osez les trucs en poils !
Par Philippe Collet
En dehors de quelques bricoleurs talentueux qui sculptent leurs propres leurres durs ou moulent leurs leurres souples, les pêcheurs de carnassiers aux leurres sont en général des utilisateurs de produits finis. A contrario, les moucheurs qui ont appris à monter leurs propres mouches sont souvent plus créatifs. Au début, ils réalisent des montages le plus souvent extravagants et inutiles, qui viendront encombrer leurs boîtes, jusqu’à ce qu’ils se décident à faire un grand ménage pour ne garder que l’essentiel. Avec le temps, les moucheurs ne se mettent plus finalement à l’étau que pour monter des modèles éprouvés et compléter leurs stocks. Ces pêcheurs qui s’étaient équipés pour le montage de mouches pour le réservoir, le carnassier ou la mer disposent souvent d’une réserve inépuisable de matériaux. Comme ils sont de plus en plus nombreux à se mettre à la pêche des carnassiers, l’idée de créer ou d’améliorer ses propres leurres avec les matériaux disponibles a dû en effleurer plus d’un.
Voici quelques idées pour allier montage mouche et pêche aux leurres. J’espère qu’elles redonneront aux moucheurs un peu blasés l’envie de revenir à l’étau, et aussi aux pêcheurs de carnassiers l’envie de s’y mettre. Et puis ces leurres-là, vous serez les seuls à en posséder, même au Japon, ils ne les font pas ! Cela fait déjà pas mal de temps que Patrick, un de mes collègues de pêche, utilise des leurres en lapin de sa fabrication. Il a commencé à les monter à la fin de sa période réservoir avec les matériaux achetés pour leurrer les truites. Les premiers essais sur les sandres du canal ont été des plus concluants. Depuis, il en a toujours dans ses boîtes et prend régulièrement du poisson avec. Un autre collègue, Georget, que les clients du domaine de la Vallée (Aisne) connaissent bien, s’amuse depuis quelque temps déjà à fabriquer des mouches à carnassiers légèrement lestées pour les lancer avec un ensemble spinning. Il monte aussi des hameçons streamers qu’il accroche à l’arrière de petites cuillères tournantes, les rendant beaucoup plus attractives pour les perches ou les chevesnes qu’il convoite en rivière. J’avais moi-même monté des petits toupets de marabout de couleur chair sur les triples de certaines de mes montures à poisson mort manié, il y a déjà bien longtemps, pour leur ajouter de la vie. De nombreux autres moucheurs ont probablement déjà dérivé des montages mouche à destination du lancer.La technique du lapin blanc
Avec un autre ami, Christian, nous évoquons régulièrement avec le sourire la technique du lapin blanc. Il l’avait trouvée, à nos débuts en réservoir, sur le lac de Virton en Belgique. Ce jour-là, les truites très éduquées ne s’intéressaient pas à nos mouches. Nous avions tout essayé et n’arrivions à rien. Nos piètres compétences dans la discipline nous condamnaient à un échec cuisant. C’était sans compter avec le sens de l’observation de Christian. Après avoir abandonné quelque temps (par lassitude !) sa mouche sur le fond, ce dernier remarqua que les truites s’intéressaient d’un seul coup à son leurre réalisé avec une lanière de lapin blanc. Plus ça allait, plus ces poissons capables de refuser l’imitation la mieux présentée s’énervaient sur ce streamer. Leur curiosité les avait incités à venir voir ce leurre, immobile depuis déjà un moment. En s’en approchant, elles avaient créé des turbulences, faisant vibrer les poils extrêmement souples de lapin. Ce mouvement, des plus naturels, les avait incitées à s’enhardir. A force de passages et de coups de nageoires, elles réussirent à faire bouger puis décoller la mouche. Finalement plusieurs poissons se prirent au jeu et, la concurrence jouant, un poisson plus téméraire que les autres aspira la mouche. S’ensuivit une série de prises. Si nous bougions nos mouches, les poissons intéressés désertaient immédiatement le secteur. Avec cette méthode peu orthodoxe, nous avions pu sauver notre honneur de débutants en réservoir. Cette technique fonctionne régulièrement en réservoir, même si, plus souvent pratiquée maintenant, elle devient moins efficace. Au-delà de l’anecdote, cette expérience m’a permis de comprendre l’intérêt de matériaux ultra-souples, comme le lapin et le marabout, pour la vie qu’ils peuvent apporter à un leurre, même immobile.Des modèles éprouvés de mouches en lapin
Les pêcheurs à la mouche connaissent bien les vertus de certains modèles de streamer. Le pouic, cette mouche de grande taille (6 à 7 cm) constituée d’un corps en lapin, tourné sur un hameçon à tige longue, prolongé d’une queue en lapin, fonctionne très bien sur les truites en réservoir. Le même modèle en plus gros, tourné sur un hameçon de 6/0 avec des bandelettes plus larges, m’a permis la capture de nombreux brochets au fouet. Je délaisse maintenant un peu ces leurres, compte tenu de leur poids important, une fois gorgés d’eau, qui les rend difficiles à lancer. Je préfère les mouches en bucktail un peu plus légères. Pêcher des carnassiers au lancer avec des montages en poils ou en plumes ou avec des leurres associés à de tels matériaux n’est donc pas farfelu. Ces matériaux peuvent être un gage d’attractivité supplémentaire et un déclencheur d’attaques, surtout sur une phase d’arrêt ou d’animation lente. Un leurre en plastique dur ou souple ou en métal ne vit plus à l’arrêt. Lui ajouter une touche de poil ou de plume peut tout changer.Les fabricants s’y mettent doucement
Si l’on connaît les cuillères mouches dont le triple est garni d’un palmer, les cuillères à brochet dont le triple est orné d’un gros toupet de bucktail ou les poissons nageurs de surface et autres poppers dont l’hameçon de queue est agrémenté de 3 ou 4 pointes de hackle ou de brill, l’offre des fabricants est assez restreinte. Des fabricants de leurres souples ont intégré des bandelettes de lapin à leurs leurres pour leur ajouter de la vie. La collection “rabbits serie”, importée par AMS en France, propose des genres de worms, grubs et autres créatures dotés d’appendices en bandelettes de lapin. Ces bandelettes sont ancrées dans la masse du leurre souple au moment de son coulage, ce qui permet de les souder au leurre. D’après les tests du fabricant, l’adjonction de poils augmenterait de façon importante l’attractivité des leurres.De premiers essais très concluants
En observant dans l’eau claire, depuis un pont, des perches en train de s’énerver sur un plomb palette que j’animais sous leur nez et en les voyant taper furtivement sur la gaine rouge à l’arrêt du plomb, je me suis dit que dorénavant je garnirai mes hameçons triples de lapin ou de marabout pour que, même à l’arrêt, mon leurre ait encore de la vie. Mes essais ont aussi porté sur des montages de jigs en lapin avec ou sans lanières élastiques, d’hameçons de cuillères à jiguer.
J’ai encore opté pour des collerettes en lapin ou en renard arctique montées sur des têtes plombées devant mes leurres souples. Un jig en peau de lapin travaille de façon beaucoup plus efficace lors des pauses et réagit au moindre courant provoqué par le passage d’un poisson curieux. Avec un montage en lapin, le jig coule plus vite qu’avec une jupe en silicone volumineuse. Il faut donc réaliser des jigs légers si l’on veut pouvoir les utiliser en lancer ramené.
Prises surprises à l’ultraléger
Ombres, spirlins, goujons, blageons, carpes, tels sont les surprises occasionnelles que réservent la pêche à l’ultraléger avec des leurres qui sont destinés à la truite, mais qui intéressent finalement différentes espèces, petites ou grosses, par curiosité ou instinct de territorialité.
Par Alain Foulon
Le caractère fantasque de l’ombre commun a toujours fasciné le pêcheur à la mouche artificielle qui prête à ce poisson toutes les vertus sportives d’un adversaire à sa mesure. Bon nombre de théories ont donc été échafaudées à son sujet pour comprendre, voire expliquer de manière rationnelle comment ce poisson pouvait être à ce point circonspect quand il s’agissait de le faire monter sur une minuscule imitation d’insecte aquatique. Ceci, alors qu’une petite bête ou un simple ver de terreau grossièrement présenté entre deux eaux suffisaient généralement à tromper sa méfiance légendaire. Pourtant, celui que Léonce de Boisset qualifiait de « plus aristocratique par l’élégance de ses formes, la distinction de ses manières…», est un poisson opportuniste qui n’hésite pas à diversifier sa nourriture, se montrant même ichtyophage à certains moments de l’année ou de la journée. Beaucoup de pêcheurs méconnaissent encore le comportement capricieux et imprévisible de l’ombre commun qui est pourtant tout à fait capable d’attaquer un leurre présenté de façon convenable, que ce soit une cuiller tournante ou un poisson nageur. Je vous convie à la découverte de cette technique étonnante et passionnante qui risque, une fois de plus, de froisser la susceptibilité de certains pêcheurs qui décrèteront de façon péremptoire que l’ombre ne peut être pêché autrement qu’au moyen d’une canne à mouche !
Mes expériences personnelles
Comme une majorité de pêcheurs, j’ai longtemps et essentiellement recherché l’ombre commun en seconde catégorie, après la fermeture de la truite, afin de prolonger la trop courte saison de pêche à la mouche, mais également pour jouir pleinement de l’arrière-saison et admirer les couleurs automnales de la toute proche vallée de la Dordogne. En revanche, il m’arrivait assez fréquemment de capturer ces poissons en recherchant la truite au lancer léger ou ultraléger sur des rivières de première catégorie comme la Combade, le Thaurion ou la Vienne aux alentours de Limoges dans la Haute- Vienne. Je pris accidentellement mes premiers poissons durant une crue qui s’était maintenue plusieurs jours à un niveau stabilisé. Recherchant les truites sur les bordures où le courant était beaucoup moins impétueux, j’avais noué une cuiller Aglia fluo numéro 1 dont les caractéristiques mécaniques et les signaux visuels me permettaient de prospecter efficacement les rares dérives naturelles exploitables. Plusieurs attaques violentes avaient avorté malgré l’attention que je portais à mes dérives et à la qualité de mes récupérations ; elles intervenaient systématiquement quand la force du courant en fin d’animation faisait décrire le fameux arc de cercle à mon leurre qui remontait légèrement en fin de coulée.
C’est ainsi que je pus entrapercevoir, l’espace de courts instants, des poissons monter rapidement vers ma cuiller avant de rejoindre prestement le fond après l’avoir attaqué avec une rare violence. Après plusieurs échecs répétés, un poisson aux reflets d’argent finit par se piquer à l’hameçon triple et je pus enfin admirer ma capture : il s’agissait bel et bien d’un ombre qui, une fois décroché, rejoignit rapidement son élément ; ce jour-là, je pris plusieurs poissons qui n’hésitèrent pas à attaquer très franchement mon leurre, gueule clouée sur l’armement triple. Ainsi, et de façon assez régulière mais jamais systématique, je pris des ombres sur ces rivières acides du Limousin alors que je recherchais essentiellement la truite autochtone.
Bien des années après, un voyage en Mongolie me permit de vivre une expérience étonnante et similaire qui allait me permettre d’exploiter cette nouvelle voie. Alors que je recherchais les Taïmens et les grosses Lennox de la rivière au moyen d’un poisson nageur, je pris plusieurs ombres communs sur des leurres très volumineux. Malgré la taille imposante de mes crankbaits, les ombres les attaquaient violemment et se piquaient sur les trois branches de l’hameçon triple de queue. De toute évidence, ces ombres communs étaient les mêmes poissons que nous trouvions en France ou en Europe. La différence fondamentale résidait dans l’importance des bancs qui se nourrissaient sur le fond de la rivière et sur l’amplification du phénomène de concurrence alimentaire qui semblait régir la vie du groupe. D’ailleurs, il était plus rapide de capturer plusieurs poissons à la cuiller tournante pour en prélever quelques-uns pour le déjeuner ou le dîner, que de présenter une mouche artificielle, fût-elle noyée !Sur les traces de nos aînés
Par la suite, je me mis à rechercher plus spécifiquement les ombres au moyen d’un lancer ultra léger afin de rendre cette quête moins aléatoire et plus passionnante encore à pratiquer. Au fur et à mesure que ma technique s’affinait et que je multipliais les expériences au bord de l’eau, j’acquis la certitude que ce poisson s’alimentait plus régulièrement que nous l’imaginions d’alevins et que l’opportunisme dont il faisait preuve dans le choix de son alimentation se rapprochait sensiblement de celui du barbeau, un autre poisson des eaux vives de notre pays et aux goûts également éclectiques. Mes recherches se portèrent également sur la littérature halieutique du début et de la moitié du vingtième siècle. Le premier ouvrage dans lequel je pus lire quelques pages sur la pêche de l’ombre au leurre fut écrit par Pierre Lacouche ; intitulé « Les pêches sportives », il aborde succinctement la technique à mettre en ?uvre et fait la part belle aux observations de l’auteur qui possédait une résidence secondaire à la confluence… de la Combade et de la Vienne ! Je ne peux m’empêcher d’avoir une petite pensée émue pour cet auteur prolifique quand je projette mon leurre dans les environs de ce secteur surnommé « Le pont du Rateau » ; de nombreuses années après, il est toujours possible de capturer quelques ombres sur la Vienne, même si la population des truites, quant à elle, a très nettement régressé. Enfin, dans son remarquable ouvrage « Poissons des rivières de France – Histoire naturelle pour les pêcheurs » édité aux éditions Librairie des Champs- Elysées, Léonce de Boisset écrivait au sujet de l’ombre commun : « J’ai lu, dans les auteurs anglais, que l’ombre d’un certain poids chasse et mange le Vairon. N’ayant jamais vérifié ce fait par mon expérience personnelle, j’avais écrit dans une petite étude sur l’ombre (L’ombre, poisson de sport. Librairie des Champs-Elysées. 1941) que je n’avais aucune connaissance d’ombres pris au devon ou à la cuiller et que j’estimais de telles prises douteuses, en France tout au moins. Cette réflexion m’a valu de la part d’aimables lecteurs des précisions du plus grand intérêt. L’un d’entre eux me dit avoir pris, au devon, des ombres de 450 à 700 grammes sur la haute Loire et sur l’Alagnon, un autre à la cuiller dorée sur le Guiers, et un troisième, toujours à la cuiller, sur la Loue.
Un correspondant belge m’informe, de son côté, de prises d’ombres, au Devon, sur un affluent de l’Amblève, en Belgique, et sur la Roer, dans l’Eiffel allemand. Le doute n’est plus possible et l’ombre est bien, comme d’ailleurs la plupart des poissons, ichtyophage… ». Le doute n’est plus possible en effet, l’ombre pouvant devenir un redoutable prédateur et, par voie de conséquence, être capturé au moyen d’un leurre. Je vous livre le fruit de mon expérience personnelle, considérant que la technique que je mets habituellement en oeuvre est perfectible et qu’elle n’est pas nécessairement transposable à tous les types de cours d’eau !Une technique fine et délicate !
Si l’ombre commun qui vit en Mongolie est capable d’attaquer un leurre volumineux, il paraît toutefois plus logique d’employer un matériel plus léger sous nos cieux afin de tenir compte des spécificités de nos rivières et de l’importance de leurs peuplements. C’est donc logiquement que j’ai sélectionné un ensemble ultraléger pour traquer le bel Etendard. J’utilise une canne dont la longueur est comprise entre 1,50 m et 2,10 m en fonction des caractéristiques du cours d’eau que je souhaite prospecter. Un lancer assez long favorise néanmoins les dérives aval qui sont généralement les plus utilisées pour la pêche de l’ombre commun. En effet, la prospection la plus efficace consiste à faire évoluer une cuiller tournante trois-quarts aval afin qu’elle puisse décrire un arc de cercle assez accentué ; l’attaque intervient souvent quand le leurre arrive dans l’alignement du pêcheur.
Il est également possible de parvenir au même résultat lors des prospections vers l’amont à condition de provoquer le même phénomène, c’est-à-dire en inclinant le scion perpendiculairement à la trajectoire initiale au cours de la dérive. Dès que le leurre amorce un changement de direction, l’ombre commun déclenche son attaque qui est d’une fulgurance étonnante et d’une rare agressivité. Beaucoup de poissons se décrochent peu de temps après l’attaque, mais le plaisir que provoquent les quelques captures compense largement la frustration engendrée par les nombreuses touches avortées. S’agissant des leurres à utiliser, je privilégie les cuillers tournantes de petite taille (tailles 0 et 00). Je travaille actuellement sur de nouveaux prototypes de cuillers tournantes qui me donnent de très bons résultats. Je les utilise depuis plus d’un an ; elles se sont révélées particulièrement efficaces au coup du soir. Ce poisson est assez peu farouche, mais il est toutefois recommandé de faire preuve de discrétion afin de ne pas éveiller trop tôt sa méfiance. En prenant toutes les garanties nécessaires, il est possible de faire monter des ombres sur un leurre à des distances relativement proches du pêcheur. La pêche à vue est également possible, mais nécessite une approche lente et mesurée. Le principal problème n’est pas de faire réagir un ombre aux différents stimuli visuels et vibratoires d’un leurre, mais bel et bien d’assurer un ferrage efficace.
Les pêcheurs les plus respectueux pourront remplacer l’armement traditionnel par des hameçons simples sans ardillon. Enfin, je privilégie les dérives entre deux eaux en maintenant mon scion sous un angle de 45 degrés environ afin de provoquer la montée des poissons et ainsi augmenter les probabilités de capture ou, au contraire, je le positionne au ras de la surface afin d’accompagner le leurre dans sa dérive quand le fond est plus important et qu’il est nécessaire de pêcher creux. Pour le reste, rien ne différencie la capture d’un ombre avec une canne à lancer d’une autre technique de pêche, surtout quand le pêcheur emploie un monofilament d’un diamètre de 10 centièmes. Et je dois bien avouer que la violence libérée par ce poisson au moment de l’attaque tranche radicalement avec « l’élégance de ses formes, la distinction de ses manières, le bon ton de sa robe… » du grand Léonce de Boisset.
Sur les traces du sandre
Poisson passionnant, énigmatique, le sandre continue de fasciner de nombreux pêcheurs. L’engouement de la pêche à la verticale relance les passions à travers tout le pays. Où en est l’espèce plus de trente ans après son arrivée massive en France ? Comment se passe la cohabitation avec le silure, son prédateur ? Comment expliquer ses changements de comportement au fil des saisons ? Autant de questions que tous les pêcheurs de sandres se posent et auxquelles nous allons tenter de répondre.
Par Philippe Boisson
Vous vous demandez sans doute pourquoi le sandre, superbe prédateur de nos eaux douces, n’est pas plus présent dans les pages de votre magazine. A vrai dire, nous avions comme beaucoup d’autres pêcheurs un peu perdu sa trace, une fois passé l’âge d’or de sa pêche dans notre pays, il y a une bonne vingtaine d’années. Dans les pays voisins, notamment l’Espagne et la Hollande, il se prend encore de grandes quantités de sandres. Mais il faut comparer ce qui est comparable. Les sandres hollandais du Noordzeekanaal, de Gooimeer, de Joppe ou de Nieuwe meer, vivent pour une bonne partie d’entre eux en eaux saumâtres, dans des milieux immenses, très différents des nôtres. L’Espagne et ses grands lacs de barrage présente des milieux plus comparables aux eaux de notre pays. S’il se prend encore beaucoup de sandres sur le lac de Mequinenza, l’époque où un seul pêcheur pouvait prendre une cinquantaine de sandres par jour est révolue. La forte pression de pêche qu’à connue le lac ces quinze dernières années a fait chuter les statistiques de façon conséquente. Comme quoi, tout s’explique ! Alors le sandre français serait-il le premier à avoir fait les frais de la surpêche ? Sans doute, mais pour autant la situation n’est peut-être pas désespérée. Une fois le coup de feu des bonnes années, le sandre a su se faire oublier. Ce cuirassé fascinant a toujours attiré les pêcheurs les plus passionnés, car sa prise régulière n’est que rarement le fruit du hasard. Il y a chez ce grand percidé un côté mystérieux qui fait qu’en général on devient “addict” pour longtemps ! Le sandre est en effet un peu l’arlésienne des poissons carnassiers. Parfois on les trouve facilement, alors qu’à certaines périodes ils disparaissent totalement sans que l’on sache vraiment pourquoi. C’est donc une quête passionnante, que l’électronique embarquée dans le plus performant des bateaux ne saurait réduire à une simple cueillette.
Philippe Collet et moi-même avons retrouvé l’espoir et même beaucoup plus, suite à notre rencontre avec le pêcheur belge Wim Van de Velde (voir Pêches sportives n° 73). L’homme qui pêche avec un compteur dans son bateau pour être sûr de se souvenir du nombre de sandres pris par jour nous est apparu comme un extraterrestre ! Cet habitué de la pêche en Hollande, en Belgique et en France (second de la Coupe du monde de pêche des carnassiers de Carcans-Maubuisson en 2002) nous avait alors expliqué en détail sa technique de pêche en verticale.Impatients d’essayer !
De retour en Franche-Comté, pour ma part, et en Picardie pour Philippe, nous allions nous empresser de mettre à profit l’enseignement du maître, tout en échangeant nos expériences. Mes débuts en verticale se sont effectués en float-tube, sans échosondeur et en lac de barrage. Dans une eau à 5 °C avec des wadders en toile percés et un temps à ne pas mettre un chien dehors, l’affaire semblait bien mal engagée. J’ai bien failli repartir tout de suite, me demandant quelle idée avait bien pu me traverser l’esprit, quand soudain une tape franche dans la canne me ramena à la réalité. Un brochet d’une cinquantaine de centimètres s’était emparé de mon leurre souple après seulement quelques minutes de pêche.
Encourageant, certes, mais les sandres ? Le premier se manifesta quelques minutes plus tard, suivi de deux autres, de quelques touches ratées et de deux poissons décrochés sous le float-tube. Sortie après sortie, les sandres réagissaient très bien à la technique de Wim, produisant quelques poissons à chaque tentative, toujours pratiquée de façon aléatoire, quant à la connaissance des lieux. Avec l’arrivée des grosses chaleurs, les choses ont bien changé. Les sandres ont quitté les postes de printemps et sont devenus très difficiles à localiser.
L’emploi d’un écho-sondeur est dans ces conditions bien pratique pour retrouver quelques précieux indices.
De son côté, Philippe Collet devait pratiquer une technique éprouvée, car il avait déjà rencontré Wim et Bertus Rozemeijer pour une partie de pêche en Hollande (qui s’était soldée par la prise de 79 sandres et 18 perches !), mais différente de la verticale car, depuis le bord, il s’agit plutôt de lancer-ramener.
C’est une pêche que l’on pourrait qualifier de récréative que pratique Philippe, à pied le long des canaux,l’histoire de prendre l’air et de marcher un peu. Mais, qu’on ne si trompe pas, cette expérience en “approche légère” allait réserver bien des surprises. Premier constat, ces canaux, comme il en existe partout, semblent pour certains d’entre eux être peuplés de sandres dans une proportion que l’on sousestime parfois largement. Tout le problème consiste bien entendu à localiser les poissons. Sur ce point, Philippe est catégorique. Les touches ont lieu sur des postes bien précis. Le plus souvent, aucun signe extérieur ne permet de les différencier des autres parties de berges voisines. Philippe a même remarqué qu’il existe des “postes d’hiver” et des “postes d’été” sur un des canaux qu’il fréquente. Ces deux tenues ne sont distantes que de quelques centaines de mètres.
En pratiquant régulièrement les canaux, on finit par suivre les bancs de sandres et à connaître leurs habitudes : touches sur le fond, entre deux eaux, animations rapides ou lentes, réactions à certains types de leurres, etc. Autre exemple marquant, celui du département de l’Yonne où certains canaux présentent des populations “anormales” de petits sandres, que les enfants prennent en quantités insolentes… à l’asticot en pêchant le gardon ! Les canaux semblent proposer aux sandres plusieurs avantages : pas de pêche professionnelle, peu de pêche à la ligne, du poisson fourrage en grande quantité et des zones de frayères convenables. Ce dernier point étant sans doute le facteur déterminant pour la présence ou non de notre prédateur. La pêche en canaux est déroutante tant que l’on ne sait rien de ce qu’il s’y passe,ensuite on se prend vite au jeu. Le but n’est pas d’y pêcher des journées entières, mais d’y passer une heure ou deux dans l’espoir d’enregistrer quelques touches. La pêche en rivière est tout aussi aléatoire hors périodes de crues, où il se prend de gros poissons en aval immédiat des piles de pont et, en règle générale, derrière tout ce qui coupe le courant. Sur ces postes bien connus, on assiste d’ailleurs au triste spectacle de la pêche au grappin par des individus peu scrupuleux. Par eaux basses, les poissons se répartissent beaucoup plus et seuls quelques spécialistes assidus obtiennent des résultats réguliers. C’est le cas sur quasiment tous les cours d’eau français, petits ou grands.Une situation stable en lac de barrage
En lac de barrage, le sandre se développe très bien. Les lacsd’Auvergne (Garabit, Enchanet, Bort-les-Orgues, Saint-Etienne- Cantalès, etc.), mais aussi dans bien d’autres régions, abritent de très belles populations. Lors des pics d’activité, on se croirait revenu à la grande époque du sandre, où il suffisait de poser un vif ou un poisson mort sur le fond pour avoir un départ. Hormis lors de ces périodes que l’on estime toujours trop courtes, la pêche en lac de barrage n’est pas toujours facile, mais le poisson est là, ce qui est très rassurant ! La mode de la pêche en verticale sur le modèle hollandais suscite sur ces lacs un véritable engouement. La pêche au poisson mort manié, technique reine sur ces lacs durant plusieurs décennies, continue de donner d’excellents résultats. Elle permet toujours de prospecter les postes assez rapidement à la recherche de poissons actifs, et pas uniquement sur le fond. Les populations de sandres dans les grandes retenues (plus de 800 hectares) semblent stables, avec des hauts et des bas au fil des années. Cette espèce se plaît particulièrement dans ces grands milieux. Les introductions de sandres dans les grands lacs se sont très souvent soldées par une explosion des populations en des temps records. Quelques années plus tard, un équilibre est constaté avec des populations stables, mais revues à la baisse.
L’énigme de la période estivale
Les pêcheurs de sandres savent bien qu’après les pêches faciles de l’ouverture, et des quelques semaines qui suivent, les habitudes du carnassier changent avec l’arrivée des grosses chaleurs. Les sandres deviennent alors très difficiles à trouver en lac. Les postes fréquentés à l’ouverture semblent vides et, à toutes les profondeurs, même constat : les sandres deviennent introuvables. Les petits individus de 20 à 35 cm chassent toujours sur les postes à perches sur les bordures, mais ce n’est pas vraiment ces juvéniles qui nous intéressent. A partir de ce constat, plusieurs théories s’affrontent. La plus répandue veut que les sandres se suspendent dans la couche d’eau, durant l’été. Ce comportement a été validé par des pêches d’inventaire avec des filets verticaux, à plusieurs reprises. Il est étonnant de voir des sandres à trois mètres sous la surface et avec 60 mètres d’eau sous les nageoires ! Un autre facteur, qui n’est pas étranger à ce phénomène, est constaté dans de nombreux lacs, en été : la quasiabsence d’oxygène dissous en dessous d’une profondeur qui peut varier de façon conséquente d’un lac à l’autre. L’excès de matière organique crée une dystrophie dans de nombreux lacs français. Le milieu est alors déséquilibré et affiche un taux d’oxygène trèsréduit, qui souvent ne permet pas la survie des poissons. La couche de surface, éclairée par la lumière du soleil, produit encore de l’oxygène, mais elle a tendance à surchauffer en été. La couche où se tiennent les poissons est étroitement liée aux facteurs de température et d’oxygénation. Il est clair que, dans ces conditions exceptionnelles, l’alimentation des poissons est réduite au strict minimum. En tout cas, réfléchissez bien avant de pêcher toute la journée dans 25 mètres d’eau, dans un lac aux eaux noires qui a pris le soleil durant des semaines ! Autre théorie qui a ses partisans : le changement d’alimentation chez le sandre durant l’été. Le sandre mangerait plus d’écrevisses que de poissons durant l’été, notamment en cours d’eau. Ecrevisses ou pas, les sandres de nos rivières et fleuves ont des pics d’alimentation très courts en été et s’alimentent surtout la nuit, n’hésitant pas à venir chasser sur les radiers dans très peu d’eau.
Ce comportement est très fréquent. Pour avoir souvent traîné sur ces lieux à la tombée de la nuit, je sais à quel point la rivière se réveille sur des postes qui paraissent juste bons à pêcher le goujon durant la journée. La conclusion de cette énigme semble plus logiquement s’orienter sur le fait que les sandres ne sont pas au mieux de leur forme quand l’eau est la plus chaude de l’année. Mais, comme rien n’est simple ni figé avec ce poisson, je ne peux passer sous silence les nombreux cas de prises de sandres en plein milieu de l’après-midi par 35 °C à l’ombre dans deux mètres d’eau ! Le carnassier le plus énigmatique de nos eaux n’a pas fini de nous faire naviguer par tous les temps et dans toutes les eaux ! Le plus gros défaut de ce poisson est de figurer à la carte des meilleurs restaurants. Mais notre animal ne manque pas de ressources, sait se faire oublier pour mieux réapparaître.
Pêche sportive et respect du poisson
Le fondement de l’évolution de la pêche de loisir en France repose aujourd’hui sur la pratique du no-kill. Les pêcheurs pensent ainsi que la pêche est devenue une activité de plein air comparable à d’autres. Seule différence, notre loisir implique des êtres vivants qu’il faut respecter, manipuler le moins possible, et avec le plus grand soin. Malheureusement, ce n’est pas toujours ce que l’on voit au bord de l’eau. Les pêcheurs ne semblent pas conscients de l’image qu’ils véhiculent bien au-delà du cercle halieutique.
Par Jean-Marc Theusseret
La pêche de loisir évolue. Fini le temps de la récolte où un bon pêcheur se reconnaissait à la taille de son panier. Un peu partout dans les pays développés et riches, le no-kill s’est imposé. Le poisson n’est plus forcément un aliment, mais un être vivant que l’on respecte et que l’on remet à l’eau vivant. Ainsi les pêcheurs sportifs revendiquent une éthique irréprochable. Dans la pratique cependant, les choses ne sont pas toujours aussi idylliques car un certain nombre de pêcheurs pratiquent le no-kill sans prendre suffisamment de précautions et sans toujours se préoccuper de la survie du poisson après la remise à l’eau. Et cela touche toutes les techniques de pêche sportives, à la mouche ou au lancer. Les pêcheurs confondent no-kill (ne pas tuer) et remise à l’eau. Beaucoup sont adeptes du “service minimum” qui consiste à remettre à l’eau un poisson sans prendre suffisamment de précautions.
Le débat peut paraître anodin mais la pratique du nokill sera sans doute dans quelques années un débat qui opposera les pêcheurs aux défenseurs des animaux. Bien avant l’interdiction, dans certaines provinces espagnoles, de la corrida, bien avant l’interdiction de la chasse à courre du renard en Angleterre, le no-kill a été interdit dans deux de nos pays voisins, l’Allemagne tout d’abord il y a une dizaine d’années et la Suisse en 2008. Je me souviens du coup de massue qu’ont pris sur la tête les pêcheurs français lorsque la nouvelle est tombée concernant la Suisse via les forums. Les “no killeurs bloggeurs” français étaient abasourdis et ne trouvaient pas les mots pour exprimer leur incompréhension. Passé l’étape du choc psychologique, certains tentaient de rassurer les autres membres des forums en disant “ouais, mais ça ne pourra jamais arriver chez nous”. Pas sûr. Dans ces deux pays où l’on doit désormais tuer les poissons dans le respect du quota journalier (et dès qu’il est atteint on doit arrêter de pêcher), les défenseurs des animaux sont passés “en force” en faisant adopter des lois sur un sujet qui a surpris tout le monde. Et dans les deux cas, la raison de leur victoire est liée aux souffrances qu’endurent les poissons lorsqu’ils sont capturés puis remis à l’eau. La France fait partie de l’Europe, et qui sait si dans dix, quinze ans ou même avant, une loi européenne n’interdira pas la pratique du no-kill dans tous les pays de l’Union. La question peut sembler aussi incongrue que ne l’a été la pratique généralisée du no-kill, méthode que personne ou presque ne pratiquait ou n’imaginait praticable il y a vingt ans en France.Les dérives du no-kill
Soyons clair. La pratique du no-kill ne peut exister que si les pêcheurs respectent profondément les animaux qu’ils recherchent. Il faut de l’amour, de l’attention et cela doit être naturel et non parce que ne pas prendre assez de précautions permet à certains de nous montrer du doigt. Les pêcheurs de carpes ont montré l’exemple avec une pratique du no-kill quasi irréprochable. Les pêcheurs à la mouche de truites et d’ombres bénéficient d’un avantage sur les autres techniques grâce à l’emploi de petits hameçons sans ardillons. Mais, en ce qui concerne la pêche des carnassiers, tout est plus compliqué. Certes, un brochet dispose d’une dentition autrement mieux fournie que celle d’un ombre, ce qui impose des hameçons permettant sa capture.
La perche est fragile au niveau de sa mâchoire et la mode, qui nous vient des champions américains ou japonais pêcheurs de black-bass, est de tenir une pauvre perche par la mâchoire inférieure avec tout le poids de son corps qui repose sur celle-ci. Il n’est pas nécessaire d’être vétérinaire pour comprendre que l’animal se passerait bien de cette gymnastique. Les pêcheurs aux leurres copient bêtement les champions des grands tournois de pêche du black-bass sans se poser de questions. De même, la pêche du sandre et de la perche en lac de retenue pose le problème de la décompression chez les individus pris à une profondeur inférieure à une dizaine de mètres. Les percidés disposent d’une vessie natatoire différente de celle des cyprinidés.Chez la perche et le sandre, la vessie natatoire est double et ne comprend aucun système qui les relie à l’extérieur, comme le tube pneumatique que l’on retrouve chez les cyprinidés, le brochet ou le silure. Par cette particularité anatomique, les percidés, c’est-à-dire les deux espèces de sandres européens, le sandre nord-américain et la perche, forment une famille à part des autres poissons. Les sandres et la perche subissent plus que les autres poissons les variations de pression liées à la profondeur car, dans leur cas, le gaz de la vessie natatoire transite par le sang et les cellules, ce qui prend beaucoup de temps. En cas de remontée de 30 mètres, le volume “d’air” dans le poisson et dans le sang se trouve multiplié par trois. Ainsi les yeux des sandres sortent des orbites, l’estomac ressort généralement par la bouche et le poisson se trouve incapable suite à sa remise à l’eau de regagner sa profondeur initiale. Pourquoi ? Parce que sa densité ainsi modifiée le fait flotter comme un bouchon. Affaibli par le combat, le sandre tente de plonger mais souvent il n’a plus assez de force pour regagner sa profondeur. Dans ce genre de situation, la meilleure solution consiste à jeter littéralement le sandre à l’eau tête la première de façon à créer un choc qui déclenche chez lui le réflexe de nager rapidement vers les profondeurs.
C’est un réflexe que tous les sandres possèdent. Cette remise à l’eau un peu brutale peut choquer certains, qui interprètent parfois ce plongeon comme un manque caractérisé de respect du poisson, voire comme une provocation envers les autres pêcheurs. C’est pourtant la seule solution. Pour autant, ce n’est pas parce que le sandre a le réflexe de plonger sur quelques mètres qu’il se remettra bien de son aventure.Une option supplémentaire consiste à percer l’estomac du sandre avec une aiguille pour lui faire retrouver un volume normal. Tout et son contraire ont été dits à ce sujet et on peut juste trouver fort regrettable de devoir en arriver là ! Idem sur les vitesses de remontée des sandres. Sur ce sujet, deux écoles s’opposent. La première consiste à remonter très lentement un sandre pris en profondeur pour qu’il ait le temps de décompresser. Sauf à mettre une demi-heure – ce que personne ne fait –, une remontée de 25 mètres en dix minutes ne sert qu’à prolonger les souffrances de l’animal. L’autre technique consiste à l’inverse à remonter le sandre “normalement” et à le remettre à l’eau le plus vite possible. Un pêcheur sportif respectueux du sandre et qui pratique le no kill, et non pas le catch and release moribond ou vif, ne doit pas pêcher par grande profondeur.
L’attitude de nombreux pêcheurs de carnassiers est largement critiquable. La compétition n’arrange pas les choses. Il faut prendre des poissons dans toutes les conditions et l’on finit par confondre les poissons avec les points qu’ils représentent. Mettre dans un vivier à bord d’un bateau des poissons pris à 20 mètres de profondeur est un acte totalement incompatible avec le no-kill. Les organisateurs des tournois de compétitions sont tous des pêcheurs de carnassiers parfaitement au courant de la question, mais aucun n’a eu le courage de se mesurer au problème. Il est de toute façon impossible d’imposer une profondeur maximale de pêche aux concurrents. La mesure la plus réaliste serait de ne pas homologuer les poissons présentés au contrôleur qui présenteraient les signes caractéristiques d’une remontée trop longue et brutale. Dans son livre Sandre à la verticale, le pêcheur belge et grand compétiteur en Belgique et en Hollande Wim Van de Velde (voir le DVD Pêches sportives n° 8), a consacré un chapitre entier à ce problème de décompression que connaissent les percidés. Wim pousse clairement les pêcheurs de sandres à renoncer – comme lui – à la pêche en grande profondeur. Dans ce livre dédié à la pêche à la verticale, ce chapitre était indispensable et c’est bien qu’un grand champion comme lui ait eu le courage de briser ce sujet tabou dans le monde de la pêche du sandre. Une autre dérive sur les lacs français, qui concerne également les viviers, consiste à mettre des poissons pris dans un vivier pour le simple plaisir de les promener toute la journée dans le but de les montrer aux copains situés bien plus loin sur les lacs et de les remettre à l’eau moribonds à parfois plusieurs dizaines de kilomètres de l’endroit de leur capture…Du danger des pinces à poissons
Chez les pêcheurs aux leurres, le “boga grip” devient le moyen favori pour immobiliser un brochet, un aspe ou un sandre. A la rédaction, nous avons depuis quelques années déjà adopté cet outil peu encombrant et efficace. Les modèles dont la tête tourne sont de très loin préférables à ceux à tête fixe. En cas de rotation du poisson à la surface (très fréquent avec le brochet) lorsqu’il vient d’être pris par la mâchoire inférieure, la rotation de la tête accompagne librement les mouvements du poisson. Dans le cas d’une tête fixe, le brochet finit le plus souvent avec un trou dans la mâchoire, voire avec une déformation de celle-ci, ce qui est inacceptable.
Mais un autre risque est régulièrement sous-estimé par les pêcheurs. Il est beaucoup plus grave pour l’animal que le précédent. Peu de pêcheurs semblent conscients du danger qu’ils font prendre à leur prise en les soulevant purement et simplement. Le risque ne concerne pas la mâchoire – bien que celle-ci ne doive pas être en excellente posture à ce moment là –, mais les vertèbres et les vaisseaux sanguins du poisson. Un poisson n’est absolument pas conçu pour supporter son poids suspendu hors de l’eau. C’est pourtant ce que l’on voit faire, par méconnaissance et non pas par sadisme, à longueur d’année. Le problème semble d’autant plus grave que le poisson est gros. Aux Etats-Unis, cet acte a fait l’objet d’enquêtes et d’études commanditées par les associations écologistes mais aussi par les pêcheurs euxmêmes. Si les résultats qui concluent à une mort lente de 80 % des individus ainsi traités sont à prendre avec prudence, on ne peut que reconnaître la légitimité de ces études (faciles à trouver sur Internet mais le plus souvent payantes, comme celle de ScienceDirect ou de Trout Underground). Quelle image pour les non-pêcheurs et les anti-pêche de voir une belle photo avec un poisson suspendu par à peine 2 cm2 de sa mâchoire ? Quel geste inutile, qui témoigne du peu de respect pour les poissons dont font preuve certains pêcheurs, qui prétendent leur sauver la vie ! Cette pratique est idéale pour porter le flanc à la critique, pour révéler, via le no-kill, des maltraitances infligées aux poissons.Les pêcheurs aux leurres seraient- ils cossards au point de ne pouvoir supporter avec l’autre main le corps du poisson ? C’est si facile et efficace. En bateau pas de problème, on pose la canne et on prend le poisson à l’horizontale, une main sur le boga grip, l’autre sous le ventre et le tour est joué. Depuis le bord, même méthode. En float tube, où il est bien difficile d’emmener une épuisette, le boga grip est recommandable. En float-tube, la position du pêcheur est tellement basse que, sauf pour se faire prendre en photo par un comparse, on laisse le poisson dans l’eau, on décroche le leurre et le poisson peut repartir. Une bonne utilisation du boga grip ne demande aucun investissement supplémentaire mais juste de se baisser un peu… Connaissez-vous les épuisettes à filet en caoutchouc ? Pour la pêche en bateau, rien ne remplace l’épuisette, un accessoire un peu oublié ces derniers temps mais qui n’a pas d’équivalent pour sortir un gros poisson de l’eau sans le blesser, voire en le laissant dans l’eau pour le décrocher. Mais, attention, pas n’importe quelle épuisette. Lesmodèles à grosses mailles sont à proscrire, car elles présentent l’inconvénient de découper les nageoires des poissons lors du soulèvement. Les modèles à micro mailles en nylon évitent ce problème, mais les hameçons et la nageoire dorsale des sandres, piquante, se prennent facilement dans les mailles. De plus, le filet plein de mucus a beaucoup de mal à sécher et c’est autant de mucus que le poisson a perdu. La solution se trouve du côté des pêcheurs américains de muskinongés. Les marques Beckman et Frabill proposent des modèles parfaits à tous points de vue. Ils ont eu la bonne idée, à partir d’un filet normal, de le tremper dans un bain de caoutchouc. C’est beaucoup mieux pour le poisson et pour le pêcheur, car les hameçons ne s’y accrochent pas et ce type de filet sèche en quelques minutes. Seul problème, elles ne sont à notre connaissance pas importées en France. Heureusement, certains fabricants français ont eu la bonne idée de se lancer sur cette piste. C’est le cas notamment de Pike’n’Bass et de Hearty Rise et Pafex. Nous ne pouvons que vous encourager à avoir recours à ce type d’épuisette. Aux pêcheurs de faire des efforts La responsabilité des médias, des pêcheurs de compétition, des voyagistes, bref de tous ceux qui se mettent en avant dans le monde de la pêche des carnassiers, est très importante car les jeunes pêcheurs copient facilement les poses de leurs idoles sur les photos-souvenirs.
En résumé, respectez les poissons et on respectera les pêcheurs. Pour le moment nous sommes encore loin du compte. Tôt ou tard, les pêcheurs devront se justifier à propos de la pratique du no-kill. Alors nous avons tout intérêt à débattre de cette question avant qu’on ne nous l’interdise. Oui, le no-kill est une question morale, oui c’est de la responsabilité des pêcheurs, non, ce n’est pas un droit acquis immuable… Pour l’heure, le no-kill est un sujet presque tabou, on le met en avant constamment comme étant autant un acte de gestion piscicole que le “volet écologique” d’une pêche qui doit vivre avec son temps, sans que personne se risque à en vérifier la pratique.
Un salon de pêche dans les Vosges
19-20 novembre
Salon des pêcheurs à Epinal
La Phrygane spinalienne, le club de mouche de la ville
d’Epinal, organise la sixième édition de son Salon des pêcheurs. Au
programme : des animations sur les stands des associations de pêche
locales, des démonstrations des techniques de pêche les plus connus et
l’exposition et la vente de matériel neuf et ancien. Les exposants viennent de
France, mais aussi de Suisse, de Belgique et de République Tchèque. Le salon se
tiendra dans la salle Espace Cours. L’entrée est gratuite.Renseignements :
http://pat.88.free.fr/phrygane/
e-mail : [email protected]

Ô Fish, toute la mouche en ligne
Le site Internet belge Ô fish est très complet, exclusivement dédié à la pêche à la mouche. Il permet notamment de trouver facilement la gamme de produits importée par T.O.F., avec les marques Loop, Varivas mouche, Airflo, mais aussi tout le fly tying. On y trouve également les produits Rio, Scientific Anglers, Simms, Abel, Galvan, Sea River, Finsport, etc. Longue vie donc à Ô Fish, un site qui ne tardera sans doute pas à devenir une référence !
Renseignements : www.ofish.be