Étiquette : ashura

  • Nouveauté 2012 : Canne Ashura Delivrance Monster Jerk Special

    Nouveauté 2012 : Canne Ashura Delivrance Monster Jerk Special

    Nouveauté Illex 2012 de la gamme Ashura Delivrance, la canne Monster Jerk Special B-1903 H est une vraie réussite. Elle est avant tout destinée à la pêche des brochets aux gros jerkbaits, mais demeure très confortable pour d’autres utilisations.

    Cette canne casting qui mesure 1m90 pour seulement 169 grammes, affiche une puissance de 20 à 100 grammes. Elle est effectivement capable d’envoyer sans broncher des leurres de 100 grammes, voire plus en lançant souplement, mais pourra aussi lancer un spinnerbait beaucoup plus léger d’une once (28 g) par exemple. Elle combine légèreté, équilibre et puissance et permet d’imprimer des tirées suffisamment sèches aux gros jerkbaits, ces leurres souvent plats, sans bavette, dans lesquels on tape pour les faire fuser de droite à gauche. Malgré son blank heavy, la Monster Jerk Special n’est pas fatigante et permet de pêcher pendant de longues heures avec de gros leurres. Elle est adaptée à nos gabarits européens et est loin d’être la trique « casse-bras » souvent proposée pour ce type de pêche dans les pays scandinaves ou outre-atlantique. Cette canne possède aussi un autre atout très important : son encombrement réduit à 80 cm. Elle est en effet démontable en trois parties : le talon et deux parties égales du reste du blank. Elle est livrée dans un fourreau compartimenté en toile parfaitement adapté.

    Comme toutes les cannes de la série Ashura, le blank est fabriqué à partir d’un carbone d’origine japonaise haut module de qualité irréprochable. Il est équipé des meilleurs composants Fuji. Limiter l’usage de cette canne à la pêche au gros jerkbait serait réducteur, car elle s’avère très polyvalente et permet de multiples pêches : pêche au gros spinner bait, pêche linéaire avec de gros leurres souples, pêche au swim bait dur ou au swim bait souple armé d’un hameçon texan notamment, pêche avec de grosses cuillères ondulantes, pêche avec de gros leurres de surface, etc. Cette canne permet aussi de pratiquer des pêches plus tactiles comme le pitching, en posant délicatement un rubber jigs ou un leurre souple monté sur un hameçon texan au cœur des obstacles. Sa bonne résonance vous transmettra les touches les plus subtiles tandis que sa grande réserve de puissance vous permettra d’extraire en force les poissons des obstacles. Dans nos eaux, elle devrait aussi permettre de pêcher les silures de taille moyenne avec des leurres conséquents sans se « casser » le bras.

    Grâce à son faible encombrement, la Monster Jerk Special s’adresse également aux pêcheurs voyageurs qui traquent le brochet mais aussi les divers carnassiers d’eau douce en pêches tropicales : aïmara, peacock bass, snakehead, barramundi… Elle devrait rapidement devenir un de leurs outils favoris.

    P.C

    Renseignements :
    www.illex.fr

  • Une partie de pêche du bar en traction avec Yann Lenormand

    Une partie de pêche du bar en traction avec Yann Lenormand

    La pêche en traction a été mise au point par les compétiteurs du Labrax tour pour rechercher de façon plus spécifique les gros poissons. Ces poissons se méfient depuis longtemps des leurres durs et des leurres de surface. Ils répondent mal, la plupart du temps, à des techniques rapides ou dandinées de pêche aux leurres souples. La pêche en traction permet alors de leur présenter, de la façon la plus naturelle possible, un leurre évoluant relativement lentement au ras du fond. Cette technique, très polyvalente, est praticable quelle que soit la profondeur des postes et la force du courant. Elle nécessite toutefois une bonne habitude pour être pratiquée avec succès. Suivons Yann Lenormand pour une partie de pêche dont il va nous expliquer les subtilités.

    La technique de la pêche en traction consiste à faire passer et maintenir un leurre souple à caudale au ras du fond, en balayant les courants de travers, un peu à la façon d’un pêcheur en mouche noyée ou à la cuillère. Selon la dérive du bateau générée par le vent, on lance entre le plein travers et l’aval du courant. On évite de lancer vers l’amont, car cette façon de pêcher nécessite des grammages plus forts et engendre des accrochages irrécupérables puisque le bateau continue alors à s’éloigner, couchant la tresse sur le fond. On lance souvent plein travers pour finir plein aval. L’objectif est de traverser au maximum les zones de courant, de longer les remontées de plateaux rocheux. Plus le courant est fort, plus on est amené à pêcher vers l’aval. On s’accroche beaucoup moins de cette façon et on se décroche beaucoup plus facilement puisqu’on revient vers son leurre et qu’on augmente l’angle de fil avec le fond. Si l’on souhaite attaquer un poste précis, comme une tête de roche immergée par exemple, on peut se placer en amont, à bonne distance, et lancer à côté du poste, pour ensuite faire évoluer son leurre devant ou sur le côté de ce dernier.

    Cette technique peut aussi permettre de laisser le leurre reculer vers un poste très précis, en même temps que le bateau s’en rapproche, pour une prospection très fine. La pêche en traction est très polyvalente, elle peut se pratiquer à n’importe quelle profondeur alors que la pêche à la volée n’est plus praticable dans 30 mètres d’eau et que la pêche verticale n’est pas très efficace dans moins de 10 mètres d’eau.

    Passer dans la couche d’eau la moins rapide

    En traction, l’objectif est de passer le leurre dans la couche d’eau la moins rapide, située juste au-dessus du fond en le touchant le moins possible. C’est une forme de pêche linéaire, s’apparentant à celle qu’on pratique pour le sandre. Cette technique est plus douce que la pêche dite « à taper »,