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  • Une partie de pêche avec Greg Hoarau

    Une partie de pêche avec Greg Hoarau

    Gregory Hoarau est un ancien compétiteur mouche. Il pêche de façon assidue de nombreux réservoirs de l’Hexagone ou du Royaume-Uni, au gré notamment de ses déplacements professionnels. Il se promène toujours avec de quoi pêcher à la mouche, et s’intéresse à tout ce qui porte des écailles. Il a toujours aimé pêcher les réservoirs en “petites mouches” et n’y pratique plus que cette pêche. Je souhaitais depuis longtemps qu’il puisse nous faire partager cette technique qu’il maîtrise particulièrement bien. Nous nous sommes retrouvés sur réservoir, à Recques-sur-Course, dans le Pas-de-Calais, pour une partie de pêche.

    Par Philippe Collet

    Au bord d’un réservoir, ne demandez pas à Greg de vous sortir un streamer, il n’en aura probablement pas avec lui. Il utilise pourtant cette technique pour pêcher les carnassiers ou les poissons marins. Il a d’ailleurs souvent dans sa voiture une boîte de streamers à brochet et le matériel dédié à cette technique qu’il pratique volontiers quand l’occasion se présente. Leurrer les truites de réservoir au streamer ne l’intéresse pas. Il cible les plans d’eau où les poissons sont habitués à consommer régulièrement des insectes aquatiques et apprécie d’autant plus la pêche que les poissons actifs sont difficiles et sélectifs. Dans ces conditions, il est un des rares à bien tirer son épingle du jeu et ce, sans pêcher avec des fil arachnéens. Son équipement réservoir tient dans une petite besace ceinture et est limité au minimum. Ses nombreuses années d’expérience l’ont amené à éliminer tout matériel superflu et à ne garder que le matériel parfaitement adapté. Quatre boîtes à mouches, garnies de modèles de chironomes, hoppers, nymphes, émergentes… largement validés lui suffisent pour faire face à de nombreuses situations. Quelques bobines de fluorocarbone, une pince écrase-ardillon, un coupe-fil avec aiguille, un ketchum release (genre de dégorgeoir adapté à la pêche à la mouche) pour extraire, sans dommage pour les poissons, les mouches engamées trop profondément, une épuisette à long manche complètent son équipement. Sa canne est une Loomis GLX classique en deux brins de 10 pieds pour soie de 6 équilibrée d’un moulinet Danielsson garni d’une soie Triangle Taper Lee Wulff flottante de 6.
    Il emporte avec lui une bobine de rechange garnie d’une soie intermédiaire lente, là encore une Triangle Taper de taille 6, pour pratiquer sa technique, de la même façon, quand les poissons se tiennent plus profond (les jours ensoleillés notamment). Ajoutons à tout cela quelques polyleaders intermédiaires rapides (bas de lignes dégressifs réalisés dans un matériau identique à celui d’une soie) de 1,5 mètre. La base de sa technique, qui vise à leurrer des poissons résidents qui se nourrissent, est de tout mettre en oeuvre pour rendre pêchant, le plus vite possible, un train de deux ou trois mouches. Pour cela il faut le poser correctement et veiller à noyer le fil rapidement. La frontière entre la réussite et l’échec est mince et tient à de petits détails que nous avons essayé de bien lister avec Greg pour vous les retranscrire ici. Au passage, la discussion passionnante que nous avons eue, jusque tard dans la soirée, dans une brasserie proche du réservoir à Montreuil-sur-Mer, la moitié de la table encombrée de boîtes à mouches et de notes, a dû paraître totalement surréaliste aux autres clients de l’établissement.

    Les mouches

    Greg a quelques mouches de base, très efficaces, qu’il a longuement validées et auxquelles il croit, quoi qu’il arrive. Ces artificielles sont déclinées en séries de cinq ou six imitations identiques pour ne pas être démuni, après quelques casses, s’il a trouvé la mouche qui marche.
    Comme nous le verrons plus loin, il monte différents types d’imitations :
    – des mouches noyées destinées tout d’abord à flotter, puis patouiller dans le film de la surface avant de couler sous la traction du fil (bécasse oreille de lièvre, purple pennel royale, bécasse royale).
    – des nymphes légèrement lestées comme la pearly pheasant tail ou la saint-philbert
    – des chironomes.
    Il monte ses mouches sur des hameçons à pointe pioche Tiemco 100 SP BL pour les nymphes, les noyées et parfois les chironomes, et Tiemco 2499 SP BL pour les chironomes. Ces hameçons, de par la forme de leur pointe, pénètrent très facilement à la touche, même à travers le cartilage de la mâchoire des truites, et ne nécessitent pour ainsi dire pas de ferrage. Ce dernier doit en effet être proscrit car il est générateur de casses. Il est remplacé par un relevé de la canne permettant de simplement prendre contact avec le poisson.

    Le bas de ligne

    La soie est prolongée d’un polyleader de 1,50 m suivi de 20 cm de 20 centièmes, 60 à 70 cm de 18 centièmes, une première potence de 10 à 15 cm en 16 centièmes, 1,20 à 1,50 m de 16 centièmes, une deuxième potence de la même longueur que la précédente en 14 centièmes, 1,80 m à 2,30 m de 14 centièmes. Le bas de ligne mesure donc, après le polyleader, de 3,80 m à 4,70 m. La version la plus courte permet de cibler les poissons aperçus sous la surface ou ayant gobé, en anticipant leur trajectoire. La version la plus longue permet de pêcher l’eau en barque dérivante ou ancrée, le vent dans le dos. La combinaison des diamètres 20, 18, 16 et 14 est la plus fine. Elle peut être plus solide si la pêche est moins difficile ou les poissons trop violents : 20, 18 et 16 ou 20, 18.
    Lorsqu’il pêche en Angleterre, Greg est rapidement contraint de réaliser le montage le plus solide, car les casses sont quasiment systématiques avec des fils plus fins. A deux mouches, le bas de ligne est constitué de 20 cm de 20 centièmes, 1 m de 18 centièmes, une potence de 10 à 15 cm en 18, 16 ou 14 centièmes suivie de 2,50 m de fil du même diamètre. Greg apprécie la soie Triangle taper pour sa capacité à pousser et déployer ces longs bas de ligne. Bien qu’assez courte (27 mètres), cette soie lui permet de placer régulièrement sa mouche de pointe à 30 mètres. Pour ne pas emmêler les plus longs de ses bas de ligne, Greg pêche souvent en barque, le vent dans le dos ou de côté. Il shoote alors une boucle assez large vers le ciel pour que le train de mouches soit porté par le vent et se déploie bien en ligne. Du bord, avec un vent de face, il passe à deux mouches et serre plus sa boucle.


    Ancrer le montage

    Les mouches sont réparties sur le bas de ligne de différentes façons. Le premier montage est constitué d’une nymphe légèrement lestée en pointe, d’un chironome en deuxième potence, d’une mouche noyée en première potence (potence vers la soie). Il permet de couler rapidement le fil et d’ancrer l’ensemble, tiré d’un côté par le polyleader intermédiaire, qui prolonge la soie et coule instantanément, et de l’autre par la mouche de pointe et le chironome.
    Le deuxième montage se compose d’une noyée assez volumineuse en pointe et d’un chironome sur chaque potence. Dans les deux cas, le fil, du fluorocarbone choisi pour sa raideur et sa forte densité, disparaît rapidement sous la surface, se soustrayant à la vue des poissons, tiré par le polyleader et les nymphes ou les chironomes. Posé bien en ligne, le montage coule rapidement sans mou ni cassure.
    La mouche noyée flotte un certain temps, pêchant comme une mouche sèche, puis se noie progressivement en faisant un sillage des plus attractifs. Le premier montage permet l’exploration d’une profondeur supérieure. La mouche noyée flottant pouvant faire office de bouchon ou d’indicateur de touche quelques instants. Le second montage pêche dans les 10 à 50 premiers centimètres sous la surface. La mouche noyée contribue, surtout si elle est volumineuse, à maintenir les chironomes à faible profondeur. A deux mouches le principe est le même, il suffit simplement de retirer un chironome sur chacun des montages décrits précédemment. En coulant rapidement, le train de mouches reste bien en ligne sur près de 5 à 6 mètres. Il n’y a pas de perte de distance. Seule la soie est prise par la dérive de surface. Au moindre contact du poisson avec une mouche, ce dernier, qui est le plus souvent en mouvement, ne peut que se piquer, un peu à la façon d’une truite sur un train de mouches noyées en rivière. L’ancrage rapide du montage est la clef de la réussite. La rapidité avec laquelle le fil se noie permet aussi de leurrer des poissons attirés par l’impact des mouches qui n’auront pas le temps de voir le trait du fil sur l’eau.
    Avec cette méthode, Greg n’a pas besoin de dégraisser son fluorocarbone.
    Il ne graisse pas sa mouche noyée qui après chaque lancer flotte ainsi seulement quelques secondes avant de s’engluer puis de couler. Ces différentes phases semblent avoir un impact particulier sur les poissons, auxquels elles font parfois perdre toute méfiance. Le poser doit être le plus propre possible, quitte à raccourcir le lancer, pour permettre au train de mouches de pêcher tendu. Après chaque posé correctement effectué, il convient de maintenir le train de mouches statique quelques secondes. Ce moment où la mouche noyée flotte encore et les chironomes et les nymphes coulent dans un plan vertical est particulièrement prenant, surtout sil’on a posé à proximité d’un poisson sans l’affoler. En début de pêche le polyleader peut flotter, surtout s’il est neuf. Une fois mouillé quelque temps, il coule instantanément. Une petite astuce de compétiteur consiste à mouiller ses soies intermédiaires préalablement pour qu’elles coulent ensuite directement dès le premier lancer.

    Jouer de la guitare

    L’animation du train de mouches peut être réalisée de façon classique en tricotant la soie plus ou moins lentement, ou à la façon de Greg en jouant de la guitare. Il s’agit de tricoter ou puller (tirées amples) avec une main et de faire vibrer, en même temps, le doigt (index ou majeur) de l’autre main sur lequel repose la soie. Pour les pêches en barque dérivante, lorsque les dérives sont rapides, le contact avec les mouches ne peut être maintenu qu’en pullant rapidement la soie.
    Le tricotage n’est alors plus possible, l’animation des mouches peut toutefois être réalisée en quasisur- place grâce à cette astuce. De la même façon si l’on pêche du bord, un tricotage lent ne permet que de maintenir le contact avec les mouches en résorbant les plis de la soie, qui revient systématiquement vers le pêcheur. Quelles que soient les conditions, cette pratique, qui a priori demande un peu d’entraînement et un travail de coordination, permet d’ajouter une animation continue ou ponctuelle pour donner plus de vie aux mouches, sans réellement les accélérer. Je n’avais encore jamais vu cette animation, Greg a l’air d’avoir trouvé là quelque chose d’intéressant.

    Le lift

    La longue canne de 10 pieds permet d’animer un long train de mouches en phase finale de ramener, sur le lift. Cette remontée du bas de ligne, soustrayant les mouches une par une de l’élément liquide, est une phase importante de l’animation. Bien exécutée, en accélérant la montée des mouches vers la surface et en les faisant sautiller l’une après l’autre lorsqu’elles ont atteint cette dernière, elle permet de prendre de nombreux poissons, que ce soit du bord ou en barque.
    Une grande canne permet aussi, avec de longs bas de ligne, de mettre plus facilement à l’épuisette les poissons pris sur la mouche de pointe sans emmêler la première mouche de potence dans l’anneau de tête de la canne. Il conviendra toutefois de prévoir une épuisette dotée d’un grand manche. Cette technique est totalement transposable sur les plans d’eau d’Irlande ou d’Ecosse, peuplés de poissons sauvages. Sa maîtrise permet de ne pas être ridicule lorsqu’on aborde ces étendues d’eau vastes et inconnues.

  • La pêche à la mouche en barque

    La pêche à la mouche en barque

    La pêche à la mouche en bateau offre de nombreux avantages : approche discrète des postes, dégagement arrière lors des lancers, prospection de grandes étendues d’eau, présentation optimale des mouches, etc. Dans les réservoirs qui proposent la location de barques, de nombreux pêcheurs sont des inconditionnels de cette pêche. Ils apprécient le confort qu’elle procure, surtout quand un moteur électrique remplace la paire de rames. Pour autant, beaucoup d’entre nous sous-estiment ce fabuleux outil. Un petit point sur le sujet ne semble pas inutile.

    Par Philippe Collet

    De nombreux pêcheurs pratiquent debout dans les barques. Dans cette position, ils sont plus à leur aise pour lancer. Ils oublient toutefois qu’ils alertent beaucoup plus de poissons qu’en position assise car leur silhouette se découpe plus haut dans le ciel. Ils pêchent debout pour lancer plus loin, mais doivent lancer plus loin parce qu’ils sont debout ! En pêchant debout ils prennent le risque de tomber plus facilement à l’eau sur un déséquilibre, surtout si la barque est petite ou instable et que le collègue de pêche est peu attentif et bouge de façon brusque.
    Il est tout à fait possible de lancer assis, il faut simplement ne pas être trop bas. Or, sur les bancs de la plupart des barques du commerce on a les genoux plus hauts que le bassin, position plutôt inconfortable et peu propice à de bons lancers. Ces bancs bas incitent à se lever régulièrement pour se dégourdir les jambes, ne permettent aucun rangement en dessous et compliquent la progression dans le bateau puisque les affaires sont rangées à côté, occupant l’espace disponible pour les pieds.

    Fabriquer son banc

    Pour remédier à cela, le plus simple est retirer les bancs d’origine et d’utiliser des bancs maison, que l’on pose en travers du bateau, appuyés sur les plats bords, en s’asseyant à califourchon dessus. Cette solution est d’après moi la plus simple, la moins onéreuse et la plus efficace. Ces bancs peuvent être glissés où l’on veut vers l’avant ou l’arrière pour régler l’assiette du bateau ou l’écart entre les deux pêcheurs. Ils sont faciles à réaliser pour moins de 10 euros de matériaux. Il suffit de couper une planche d’environ 20 cm de large pour 2,5 ou 3 cm d’épaisseur sur une longueur légèrement supérieure à la largeur du bateau, d’y fixer à chaque extrémité, à l’aide de deux ou trois vis, un petit morceau de tasseau d’un centimètre de côté dans le sens de la largeur pour former une butée et éviter que la planche ne glisse du bord du bateau. Un petit coup de ponçage voire de vernis, si l’on veut faire luxueux, et le tour est joué. Ces petites butées sont indispensables. Sur une simple planche le pêcheur finira tôt ou tard les quatre fers en l’air en ayant voulu avancer ou reculer sans vraiment en décoller ses fesses (croyez-en mon expérience !). Lors de ma première visite en Angleterre, je n’avais pas de banc et avais souffert de pêcher, des jours entiers, assis trop bas au milieu du bateau ou sur une fesse à l’avant ou à l’arrière. Lors de ma visite suivante j’avais emmené mon banc maison, bien moins cher que les bancs en aluminium vendus sur place et avais pêché dans de bien meilleures conditions. Il m’arrive encore d’emmener ce bête bout de bois quand je sais que les bateaux n’en sont pas équipés. Le plus souvent je regrette de ne pas l’avoir pris. Messieurs les gestionnaires de réservoirs, si ce n’est déjà fait, équipez vos barques de cette façon, vous pouvez proposer un réel confort à vos clients pour un investissement minime. Vous verrez moins de pêcheurs debout et diminuerez nettement le risque d’en voir un passer par-dessus bord un jour ou l’autre.


    Travailler son lancer

    Si, malgré une assise haute, vous avez encore du mal à lancer correctement sans toucher l’eau à l’arrière, vous devez apprendre à relever légèrement votre bras, au fur et à mesure de sa progression vers l’arrière, puis à bien le bloquer en maintenant la canne verticalement. Vous devez proscrire les lancers en rotation autour de votre poignet ou de votre coude, quivous conduisent rapidement à coucher votre canne presque à l’horizontale et à ne plus contrôler correctement votre soie, qui va alors toucher l’eau.


    Pêcher vent dans le dos

    On voit aussi de nombreux pêcheurs lancer de tous côtés, en étoile, autour de leur embarcation, voire même contre le vent dans le sillage de leur dérive. Lorsqu’on est ancré sur un poste ou accroché à une bouée, comme l’imposent certains plans d’eau pour le respect des pêcheurs pratiquant depuis la berge, il est possible, surtout si le temps est calme, de lancer en étoile autour de la barque. Il est toutefois rare que le vent ne soit pas un peu de la partie. A ce moment-là, il vaut vraiment mieux s’en faire un allié et l’utiliser pour porter ses mouches vent arrière ou de travers au lieu de lutter contre. Pour les pêcheurs débutants, la barque peut être l’occasion de s’essayer à la pêche avec un train de deux ou trois mouches, à condition de bien bloquer son lancer arrière et d’ouvrir largement sa boucle sur le lancer avant en visant vers le ciel. Lorsque le vent est établi et ride le plan d’eau, les poissons actifs, à la recherche de nourriture, ont plutôt tendance à le remonter. Lancer le vent dans le dos permet alors de poser la mouche en premier vers des poissons qui remontent vers vous. C’est beaucoup plus productif que de poser derrière des poissons qui vont s’éloigner de vous sans avoir vu vos mouches, ou dessus, car vous les aurez alors alertés en les couvrant avec le bas de ligne ou, pire, avec la soie.
    Pour bien pêcher à deux le vent dans le dos, il vaut mieux accrocher le bateau à l’ancre par le côté et pêcher assis à califourchon sur les bancs. Sur un bateau accroché par la pointe, la pêche sera bien moins confortable et productive. Il se peut toutefois que l’action du vent, sur une soie posée en plein travers de ce dernier, génère une animation intéressante du train de mouches. Mais cette animation n’est généralement pas la plus intéressante, surtout si le vent est fort.

    Respecter son collègue de pêche

    La pêche en barque à deux nécessite une certaine discipline si l’on ne veut pas risquer des emmêlages sévères, voire la casse d’une canne. Un moucheur habitué à pêcher en barque attendra toujours que son collègue ait fini de lancer pour relever sa canne et relancer. Il lancera canne verticale au-dessus de sa tête et non canne couchée au-dessus de celle de son voisin. Le pêcheur le moins aguerri se placera de façon que sa soie passe au-dessus de l’eau plutôt que par-dessus la tête de son voisin. En barque, il est vivement recommandé de porter une casquette et des lunettes; pour éviter un accident si l’on prend une mouche du voisin dans le visage. L’alternance des lancers est primordiale, une certaine courtoisie est alors de mise, on ne cherchera pas à griller le tour du voisin en ramenant précipitamment pour relancer avant lui. Rien n’est plus gênant en barque qu’un collègue de pêche qui bouge sans arrêt, qui fait du bruit et qui lève sa canne quand vous lancez.

    Etre un tant soit peu ordonné

    En barque l’espace est réduit, il convient donc de ne pas trop étaler de matériel. La soie, l’épuisette peuvent se prendre dedans et il faut pouvoir se déplacer. Si un objet tombe à l’eau, il est en général perdu. Le matériel nécessaire devra être disposé à portée de main pour y accéder sans être obligé de systématiquement se lever.


    Pêcher en dérive

    La pêche à la mouche en barque dérivante permet de prospecter une étendue d’eau plus importante. La barque va vers les poissons. Il n’est donc pas nécessaire de faire de longs lancers pour les trouver. Un bas de ligne long est par contre un avantage, puisqu’il permet d’éviter de les effaroucher. Les barques à clins irlandaises longues, lourdes et quillées, dérivent parfaitement perpendiculaires au vent et ne nécessitent pas forcément d’ancre flottante. Cette dernière ne sert avec ces bateaux qu’à ralentir la vitesse de dérive. Peu utilisée en Irlande, l’ancre flottante est systématiquement utilisée sur les grands réservoirs anglais. Pour les embarcations plus modestes, au fond généralement plat, que nous utilisons sur nos plans d’eau, l’ancre flottante permet de ralentir mais aussi de stabiliser la dérive. Elle cale le bateau perpendiculaire au vent. La fixation de cette ancre doit être placée au bon endroit sur le bateau pour éviter qu’il ne s’oriente de travers. Une astuce consiste à emmener avec soi un serre-joint pour régler précisément le point d’accrochage de l’ancre. Ce dernier s’adaptera à la plupart des formes de coques et, s’il est choisi avec des protections en plastique, ne leur laissera aucune trace.


    L’ancre flottante

    C’est un morceau de toile, percé ou non en son centre, dont les 4 angles sont accrochés à un bout de cordon.
    Les 4 cordons sont ensuite rassemblés pour former un parachute sommaire. Dans l’eau ce parachute se gonfle et oppose toute sa surface à la force de dérive provoquée par la poussée du vent sur le bateau. Lorsqu’on relève l’ancre flottante sur une barque relativement légère, c’est le bateau qui revient vers l’ancre et non l’inverse.
    Très utilisées au Royaume-Uni, ces ancres sont faciles à trouver là-bas. Elles font le plus souvent 25 pieds carrés ou 2,32 mètres carrés, ce qui correspond à un carré de 1,5 mètre de côté, car une règle internationale définit leur taille pour la compétition. Tous les bateaux en compétition dérivent ainsi sensiblement à la même vitesse (à taille égale).


    La pose de l’ancre

    Pour un maximum d’efficacité, la pêche en dérive demande une bonne coordination entre les équipiers.
    Il convient en fin de dérive de relever ses cannes en même temps sur proposition d’un des pêcheurs et des les poser après avoir accroché les mouches pour qu’elles ne risquent pas de retourner à l’eau. L’un s’occupe de l’ancre, l’autre du moteur. Pour relever l’ancre, il faut tirer dessus jusqu’à pouvoir saisir un des quatre cordons. A ce moment-là elle vient comme un drap, sans aucune résistance, au lieu de peser un poids considérable.
    Si la dérive est courte, l’équipier peut garder l’ancre à la main au-dessus de l’eau pour la reposer rapidement. Sinon il la range soigneusement sans l’emmêler et sans rentrer trop d’eau dans le bateau. Pour poser l’ancre efficacement, il convient d’arriver lancé, légèrement en amont de la dérive projetée et si possible dans l’axe de cette dernière. On lance ou on lâche alors l’ancre, qui, si tout va bien, accroche l’eau rapidement et se gonfle en disparaissant sous l’eau. Elle oblige alors le bateau à décrire un demi-cercle (un peu comme un chien au bout d’une laisse) pour se placer perpendiculairement aux lignes de vent. Lorsqu’on pêche sur un grand lac anglais, dans un vent fort, la berge battue des vagues jusqu’à la dernière seconde, à la recherche des poissons qui la longent, la rigueur et la coordination des équipiers doivent être dignes de celle exigée dans une régate de voile, pour ne pas finir échoué.


    Prendre correctement une dérive

    Si un secteur du plan d’eau est productif et qu’on en est sorti, il convient de se replacer. Pour cela on évite de traverser directement la zone de pêche et on prend le temps de la contourner, suffisamment largement, surtout si l’on utilise un moteur thermique. La pratique des micro-dérives peut être envisagée si le poste de pêche est très précis, une cassure par exemple. On ne perdra pas de temps en amont en arrivant lancé et pas trop en aval en attendant de s’être juste suffisamment éloigné du point chaud pour ne pas alerter les poissons en redémarrant. Un bon rodage dans l’exécution des gestes permet alors d’être très efficace. On évite de se replacer devant ou trop près d’un bateau qui dérive déjà ou de traverser sa dérive au moteur. On passe derrière. Toutes ces recommandations pourraient s’appliquer de la même façon, en mer, à la pêche du bar, ancre flottante en moins.

    La pêche des lignes de vent

    Si vous ne connaissez pas un plan d’eau et que le vent est suffisamment fort pour créer des couloirs ou des lignes de vent, pêchez-les, il y aura forcément des poissons en maraude dedans, le nez vers l’amont du courant créé. Ces lignes de vent se matérialisent par une concentration de bulles et d’objets divers : plumes, brins d’herbiers, feuilles… mais aussi insectes aquatiques. Pour pêcher une ligne de vent, on place le bateau dedans pour la pêcher en vent arrière. On peut la pêcher en vent de travers si l’on s’en écarte légèrement, mais on veille toujours à passer ses mouches sous les bulles.

  • Pêche sportive et respect du poisson

    Pêche sportive et respect du poisson

    Le fondement de l’évolution de la pêche de loisir en France repose aujourd’hui sur la pratique du no-kill. Les pêcheurs pensent ainsi que la pêche est devenue une activité de plein air comparable à d’autres. Seule différence, notre loisir implique des êtres vivants qu’il faut respecter, manipuler le moins possible, et avec le plus grand soin. Malheureusement, ce n’est pas toujours ce que l’on voit au bord de l’eau. Les pêcheurs ne semblent pas conscients de l’image qu’ils véhiculent bien au-delà du cercle halieutique.

    Par Jean-Marc Theusseret

    La pêche de loisir évolue. Fini le temps de la récolte où un bon pêcheur se reconnaissait à la taille de son panier. Un peu partout dans les pays développés et riches, le no-kill s’est imposé. Le poisson n’est plus forcément un aliment, mais un être vivant que l’on respecte et que l’on remet à l’eau vivant. Ainsi les pêcheurs sportifs revendiquent une éthique irréprochable. Dans la pratique cependant, les choses ne sont pas toujours aussi idylliques car un certain nombre de pêcheurs pratiquent le no-kill sans prendre suffisamment de précautions et sans toujours se préoccuper de la survie du poisson après la remise à l’eau. Et cela touche toutes les techniques de pêche sportives, à la mouche ou au lancer. Les pêcheurs confondent no-kill (ne pas tuer) et remise à l’eau. Beaucoup sont adeptes du “service minimum” qui consiste à remettre à l’eau un poisson sans prendre suffisamment de précautions.
    Le débat peut paraître anodin mais la pratique du nokill sera sans doute dans quelques années un débat qui opposera les pêcheurs aux défenseurs des animaux. Bien avant l’interdiction, dans certaines provinces espagnoles, de la corrida, bien avant l’interdiction de la chasse à courre du renard en Angleterre, le no-kill a été interdit dans deux de nos pays voisins, l’Allemagne tout d’abord il y a une dizaine d’années et la Suisse en 2008. Je me souviens du coup de massue qu’ont pris sur la tête les pêcheurs français lorsque la nouvelle est tombée concernant la Suisse via les forums. Les “no killeurs bloggeurs” français étaient abasourdis et ne trouvaient pas les mots pour exprimer leur incompréhension. Passé l’étape du choc psychologique, certains tentaient de rassurer les autres membres des forums en disant “ouais, mais ça ne pourra jamais arriver chez nous”. Pas sûr. Dans ces deux pays où l’on doit désormais tuer les poissons dans le respect du quota journalier (et dès qu’il est atteint on doit arrêter de pêcher), les défenseurs des animaux sont passés “en force” en faisant adopter des lois sur un sujet qui a surpris tout le monde. Et dans les deux cas, la raison de leur victoire est liée aux souffrances qu’endurent les poissons lorsqu’ils sont capturés puis remis à l’eau. La France fait partie de l’Europe, et qui sait si dans dix, quinze ans ou même avant, une loi européenne n’interdira pas la pratique du no-kill dans tous les pays de l’Union. La question peut sembler aussi incongrue que ne l’a été la pratique généralisée du no-kill, méthode que personne ou presque ne pratiquait ou n’imaginait praticable il y a vingt ans en France.

    Les dérives du no-kill

    Soyons clair. La pratique du no-kill ne peut exister que si les pêcheurs respectent profondément les animaux qu’ils recherchent. Il faut de l’amour, de l’attention et cela doit être naturel et non parce que ne pas prendre assez de précautions permet à certains de nous montrer du doigt. Les pêcheurs de carpes ont montré l’exemple avec une pratique du no-kill quasi irréprochable. Les pêcheurs à la mouche de truites et d’ombres bénéficient d’un avantage sur les autres techniques grâce à l’emploi de petits hameçons sans ardillons. Mais, en ce qui concerne la pêche des carnassiers, tout est plus compliqué. Certes, un brochet dispose d’une dentition autrement mieux fournie que celle d’un ombre, ce qui impose des hameçons permettant sa capture.
    La perche est fragile au niveau de sa mâchoire et la mode, qui nous vient des champions américains ou japonais pêcheurs de black-bass, est de tenir une pauvre perche par la mâchoire inférieure avec tout le poids de son corps qui repose sur celle-ci. Il n’est pas nécessaire d’être vétérinaire pour comprendre que l’animal se passerait bien de cette gymnastique. Les pêcheurs aux leurres copient bêtement les champions des grands tournois de pêche du black-bass sans se poser de questions. De même, la pêche du sandre et de la perche en lac de retenue pose le problème de la décompression chez les individus pris à une profondeur inférieure à une dizaine de mètres. Les percidés disposent d’une vessie natatoire différente de celle des cyprinidés.

    Chez la perche et le sandre, la vessie natatoire est double et ne comprend aucun système qui les relie à l’extérieur, comme le tube pneumatique que l’on retrouve chez les cyprinidés, le brochet ou le silure. Par cette particularité anatomique, les percidés, c’est-à-dire les deux espèces de sandres européens, le sandre nord-américain et la perche, forment une famille à part des autres poissons. Les sandres et la perche subissent plus que les autres poissons les variations de pression liées à la profondeur car, dans leur cas, le gaz de la vessie natatoire transite par le sang et les cellules, ce qui prend beaucoup de temps. En cas de remontée de 30 mètres, le volume “d’air” dans le poisson et dans le sang se trouve multiplié par trois. Ainsi les yeux des sandres sortent des orbites, l’estomac ressort généralement par la bouche et le poisson se trouve incapable suite à sa remise à l’eau de regagner sa profondeur initiale. Pourquoi ? Parce que sa densité ainsi modifiée le fait flotter comme un bouchon. Affaibli par le combat, le sandre tente de plonger mais souvent il n’a plus assez de force pour regagner sa profondeur. Dans ce genre de situation, la meilleure solution consiste à jeter littéralement le sandre à l’eau tête la première de façon à créer un choc qui déclenche chez lui le réflexe de nager rapidement vers les profondeurs.
    C’est un réflexe que tous les sandres possèdent. Cette remise à l’eau un peu brutale peut choquer certains, qui interprètent parfois ce plongeon comme un manque caractérisé de respect du poisson, voire comme une provocation envers les autres pêcheurs. C’est pourtant la seule solution. Pour autant, ce n’est pas parce que le sandre a le réflexe de plonger sur quelques mètres qu’il se remettra bien de son aventure.

    Une option supplémentaire consiste à percer l’estomac du sandre avec une aiguille pour lui faire retrouver un volume normal. Tout et son contraire ont été dits à ce sujet et on peut juste trouver fort regrettable de devoir en arriver là ! Idem sur les vitesses de remontée des sandres. Sur ce sujet, deux écoles s’opposent. La première consiste à remonter très lentement un sandre pris en profondeur pour qu’il ait le temps de décompresser. Sauf à mettre une demi-heure – ce que personne ne fait –, une remontée de 25 mètres en dix minutes ne sert qu’à prolonger les souffrances de l’animal. L’autre technique consiste à l’inverse à remonter le sandre “normalement” et à le remettre à l’eau le plus vite possible. Un pêcheur sportif respectueux du sandre et qui pratique le no kill, et non pas le catch and release moribond ou vif, ne doit pas pêcher par grande profondeur.
    L’attitude de nombreux pêcheurs de carnassiers est largement critiquable. La compétition n’arrange pas les choses. Il faut prendre des poissons dans toutes les conditions et l’on finit par confondre les poissons avec les points qu’ils représentent. Mettre dans un vivier à bord d’un bateau des poissons pris à 20 mètres de profondeur est un acte totalement incompatible avec le no-kill. Les organisateurs des tournois de compétitions sont tous des pêcheurs de carnassiers parfaitement au courant de la question, mais aucun n’a eu le courage de se mesurer au problème. Il est de toute façon impossible d’imposer une profondeur maximale de pêche aux concurrents. La mesure la plus réaliste serait de ne pas homologuer les poissons présentés au contrôleur qui présenteraient les signes caractéristiques d’une remontée trop longue et brutale. Dans son livre Sandre à la verticale, le pêcheur belge et grand compétiteur en Belgique et en Hollande Wim Van de Velde (voir le DVD Pêches sportives n° 8), a consacré un chapitre entier à ce problème de décompression que connaissent les percidés. Wim pousse clairement les pêcheurs de sandres à renoncer – comme lui – à la pêche en grande profondeur. Dans ce livre dédié à la pêche à la verticale, ce chapitre était indispensable et c’est bien qu’un grand champion comme lui ait eu le courage de briser ce sujet tabou dans le monde de la pêche du sandre. Une autre dérive sur les lacs français, qui concerne également les viviers, consiste à mettre des poissons pris dans un vivier pour le simple plaisir de les promener toute la journée dans le but de les montrer aux copains situés bien plus loin sur les lacs et de les remettre à l’eau moribonds à parfois plusieurs dizaines de kilomètres de l’endroit de leur capture…

    Du danger des pinces à poissons

    Chez les pêcheurs aux leurres, le “boga grip” devient le moyen favori pour immobiliser un brochet, un aspe ou un sandre. A la rédaction, nous avons depuis quelques années déjà adopté cet outil peu encombrant et efficace. Les modèles dont la tête tourne sont de très loin préférables à ceux à tête fixe. En cas de rotation du poisson à la surface (très fréquent avec le brochet) lorsqu’il vient d’être pris par la mâchoire inférieure, la rotation de la tête accompagne librement les mouvements du poisson. Dans le cas d’une tête fixe, le brochet finit le plus souvent avec un trou dans la mâchoire, voire avec une déformation de celle-ci, ce qui est inacceptable.
    Mais un autre risque est régulièrement sous-estimé par les pêcheurs. Il est beaucoup plus grave pour l’animal que le précédent. Peu de pêcheurs semblent conscients du danger qu’ils font prendre à leur prise en les soulevant purement et simplement. Le risque ne concerne pas la mâchoire – bien que celle-ci ne doive pas être en excellente posture à ce moment là –, mais les vertèbres et les vaisseaux sanguins du poisson. Un poisson n’est absolument pas conçu pour supporter son poids suspendu hors de l’eau. C’est pourtant ce que l’on voit faire, par méconnaissance et non pas par sadisme, à longueur d’année. Le problème semble d’autant plus grave que le poisson est gros. Aux Etats-Unis, cet acte a fait l’objet d’enquêtes et d’études commanditées par les associations écologistes mais aussi par les pêcheurs euxmêmes. Si les résultats qui concluent à une mort lente de 80 % des individus ainsi traités sont à prendre avec prudence, on ne peut que reconnaître la légitimité de ces études (faciles à trouver sur Internet mais le plus souvent payantes, comme celle de ScienceDirect ou de Trout Underground). Quelle image pour les non-pêcheurs et les anti-pêche de voir une belle photo avec un poisson suspendu par à peine 2 cm2 de sa mâchoire ? Quel geste inutile, qui témoigne du peu de respect pour les poissons dont font preuve certains pêcheurs, qui prétendent leur sauver la vie ! Cette pratique est idéale pour porter le flanc à la critique, pour révéler, via le no-kill, des maltraitances infligées aux poissons.

    Les pêcheurs aux leurres seraient- ils cossards au point de ne pouvoir supporter avec l’autre main le corps du poisson ? C’est si facile et efficace. En bateau pas de problème, on pose la canne et on prend le poisson à l’horizontale, une main sur le boga grip, l’autre sous le ventre et le tour est joué. Depuis le bord, même méthode. En float tube, où il est bien difficile d’emmener une épuisette, le boga grip est recommandable. En float-tube, la position du pêcheur est tellement basse que, sauf pour se faire prendre en photo par un comparse, on laisse le poisson dans l’eau, on décroche le leurre et le poisson peut repartir. Une bonne utilisation du boga grip ne demande aucun investissement supplémentaire mais juste de se baisser un peu… Connaissez-vous les épuisettes à filet en caoutchouc ? Pour la pêche en bateau, rien ne remplace l’épuisette, un accessoire un peu oublié ces derniers temps mais qui n’a pas d’équivalent pour sortir un gros poisson de l’eau sans le blesser, voire en le laissant dans l’eau pour le décrocher. Mais, attention, pas n’importe quelle épuisette. Lesmodèles à grosses mailles sont à proscrire, car elles présentent l’inconvénient de découper les nageoires des poissons lors du soulèvement. Les modèles à micro mailles en nylon évitent ce problème, mais les hameçons et la nageoire dorsale des sandres, piquante, se prennent facilement dans les mailles. De plus, le filet plein de mucus a beaucoup de mal à sécher et c’est autant de mucus que le poisson a perdu. La solution se trouve du côté des pêcheurs américains de muskinongés. Les marques Beckman et Frabill proposent des modèles parfaits à tous points de vue. Ils ont eu la bonne idée, à partir d’un filet normal, de le tremper dans un bain de caoutchouc. C’est beaucoup mieux pour le poisson et pour le pêcheur, car les hameçons ne s’y accrochent pas et ce type de filet sèche en quelques minutes. Seul problème, elles ne sont à notre connaissance pas importées en France. Heureusement, certains fabricants français ont eu la bonne idée de se lancer sur cette piste. C’est le cas notamment de Pike’n’Bass et de Hearty Rise et Pafex. Nous ne pouvons que vous encourager à avoir recours à ce type d’épuisette. Aux pêcheurs de faire des efforts La responsabilité des médias, des pêcheurs de compétition, des voyagistes, bref de tous ceux qui se mettent en avant dans le monde de la pêche des carnassiers, est très importante car les jeunes pêcheurs copient facilement les poses de leurs idoles sur les photos-souvenirs.
    En résumé, respectez les poissons et on respectera les pêcheurs. Pour le moment nous sommes encore loin du compte. Tôt ou tard, les pêcheurs devront se justifier à propos de la pratique du no-kill. Alors nous avons tout intérêt à débattre de cette question avant qu’on ne nous l’interdise. Oui, le no-kill est une question morale, oui c’est de la responsabilité des pêcheurs, non, ce n’est pas un droit acquis immuable… Pour l’heure, le no-kill est un sujet presque tabou, on le met en avant constamment comme étant autant un acte de gestion piscicole que le “volet écologique” d’une pêche qui doit vivre avec son temps, sans que personne se risque à en vérifier la pratique.

  • Les espèces océaniques en danger d’extinction

    Les espèces océaniques en danger d’extinction

    Les océans affichent tous les symptômes des grandes phases
    d’extinction. C’est du moins, la conclusion d’un rapport produit par 27 experts
    venus de six pays et qui travaillent sur des problématiques différentes. Pour
    la première fois, ils ont croisé leurs réflexions pour dresser un tableau plus
    général et plus précis de la situation.

    Réunis à l’université d’Oxford en Angleterre, leur constat
    est sans appel : « les océans du monde entier risquent fortement
    d’entrer dans une phase d’extinction des espèces marines
    ».
    Surpêche, pollutions en tout genre, réchauffement climatique,
    acidification provoquant l’hypoxie (baisse des taux d’oxygène dans l’eau et
    créations de « zones mortes »), ces facteurs combinés soumettent les
    océans à une série de pressions qui inquiète les chercheurs.

    Les chercheurs, eux-mêmes, semblent être surpris par la
    gravité de la situation. Alex Rogers, chercheur à l’université de zoologie de
    Londres et directeur scientifique du Programme international sur l’état des
    océans (IPSO), a déclaré : « les résultats sont choquants». La
    vitesse à laquelle le milieu se dégrade a surpris les scientifiques. Les océans
    seraient donc au bord d’une crise biologique comme la terre n’en a plus connu
    depuis 55 milliards d’années.

  • Fish On Productions, le dvd !

    Fish On Productions, le dvd !

    Voilà une nouvelle qui nous ravit, des images douces et belles, des truites de rêves et qui en même temps nous semblent accessibles, à portée de canne ! C’est la bande annonce du nouveau dvd de Fish On production, de la série « River Academy ». Fish On est une maison de production anglaise, spécialisée dans les films de pêche à la mouche, allez-donc faire un tour sur leur site, vous y trouverez leur catalogue.

  • Le Parfait Pêcheur à la Ligne, de James Prozek

    Tout le monde à entendu parlé de ce livre, « Le parfait Pêcheur à la ligne » d’Izaak Walton, une vision idéale de la pêche à la ligne en Angleterre au XVIIIe siècle, Le Parfait Pêcheur à la mouche est un des livres les ré-édité après la bible… Transposé aujourd’hui par James Prosek, que nous ne vous présentons plus tant son implication dans le monde de la pêche à la mouche est important (livres, aquarelles, musique, moulinets…) il nous propose une vision contemporaine de a douceur de la pêche à la mouche. Nous vous proposons ici la version intégrale de ce film en version originale non sous-titrée. Ne serait-ce que pour la beauté des images, cela vaut le coup de le regarder, même si la langue d’Albion vous est complètement étrangère. Bon film.