Étiquette : Allemagne

  • Quelles solutions pour favoriser le retour du saumon du Rhin ?

    Quelles solutions pour favoriser le retour du saumon du Rhin ?

    Parrainé par la Commission Internationale pour la Protection du Rhin (CIPR) et dix ans après le dernier grand symposium sur le saumon du Rhin, le WWF Suisse et European Rivers Network France organisent un nouveau symposium international en coopération avec de nombreux partenaires, qui se déroulera du 1er au 3 octobre à Huningue. Durant ce Atlantic Salmon Summit, il s’agira de donner une vision d’ensemble des obstacles et points noirs à lever, en eau douce et en mer, des défis et enjeux à intégrer (coopération internationale, gestion intégrée du fleuve, changement climatique, production d’énergie), présenter les derniers résultats des travaux de recherche et partager les retours d’expériences innovants et exemplaires, mais aussi définir l’agenda précis qui permettra la réouverture de l’axe Rhin pour 2020 jusqu’à Bâle et les mesures complémentaires nécessaires au maintien de populations stables dans le temps (eau douce et en mer).

    Ce symposium s’adresse à tous les acteurs concernés par le saumon en Europe : scientifiques, gestionnaires, élus, industriels et société civile, et rassemblera de grands experts de la mer et de l’eau douce, des personnalités de toutes nationalités. Il sera traduit simultanément en français, anglais, allemand et néerlandais.

    Rendez-vous sur le site www.salmon-summit.org pour vous inscrire en ligne et accéder à toutes les informations pratiques.

    Ce colloque est parrainé par la CIPR et préparé en collaboration avec experts de France, Allemagne, Suisse, Pays-Bas,  de différentes organisations comme la CIPR, le Ministère de l’environnement Suisse (Bafu), du Canton d’Argovie, le Regierungspräsidium Freiburg im Breisgau, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques de la France, l’Agence de l’Eau Rhin Meuse, la Fédération de pêche Suisse, la Fédération de pêche de Baden-Württemberg, Sportvisserij Nederland et des experts poissons et passes à poissons,  EDF (Electricité de France), des ONG de protection de l’Environnement  et bien d’autres encore.

  • Le fondateur de Sea Shepherd arrêté en Allemagne

    Le fondateur de Sea Shepherd arrêté en Allemagne

    Paul Watson, le fondateur de l’association de protection de
    l’environnement Sea Shepherd, a été arrêté en Allemagne et pourrait être
    prochainement extradé vers le Costa Rica. Le dirigeant de l’association
    controversée pour ses actions directes est poursuivi pour avoir tenté en 2002
    d’interrompre une campagne de pêche aux ailerons de requins au large du
    Guatemala. Pêche extrêmement décriée puisqu’elle consiste la plupart du temps à
    ne découper que les ailerons des requins et de remettre les poissons à l’eau. Ainsi
    mutilés, ils sont voués à une mort quasiment certaine. Les ailerons de requin constituent
    un met de luxe en Asie, notamment à Hongkong. Plus connu pour ses multiples
    accrochages avec des baleiniers japonais, Paul Watson risque gros. Le mandat
    allemand mentionne une « allégation de violation de trafic
    maritime »
    et surtout une accusation
    de tentative de meurtres lancée par l’équipage du bateau Costa Ricain. Une accusation qui, selon l’association, serait démentie par des preuves vidéos. A
    suivre…

    Renseignements :

    http://www.seashepherd.org/

  • La Murg, toujours la Murg

    La Murg, toujours la Murg

    C’est une jolie petite rivière de Forêt Noire où les truites se sentent bien. Un modèle de gestion touristique à un peu plus d’une heure de l’Alsace.

    Pour la Murg, la partie n’était pas gagnée d’avance : de nombreuses scieries jalonnent son parcours et plusieurs communes lui prennent pas mal d’eau. Et pourtant, cet affluent du Rhin qui ressemble en plus large au cours supérieur de l’Ognon, a su garder une bonne population de truites fario qui trouvent dans plusieurs petits tributaires le renfort d’écloseries naturelles.

    Ainsi, entre Obertal et Schönmünzach, sur les 20 kms de ce parcours géré par le groupement des pêcheurs de Baiersbronn, plusieurs petites rivières donnent à la fois de l’eau et des juvéniles à la Murg. C’est le cas, par exemple, du ruisseau de Tonbach qui regorge de truites entre 10 et 20 cm, les mèmères de plus de 35 cm n’y étant pas rares. Or, ce genre de cours d’eau n’étant pour ainsi dire jamais pêché, il constitue pour la rivière un précieux fournisseur de poissons sauvages. J’ai eu la chance et la malchance – puisque je m’y suis cassé quatre côtes – de pêcher le ruisseau de Tonbach, à l’invitation du propriétaire de mon hôtel. A l’ultraléger, ce fut vite lassant, ces petites truites se jetant comme des mortes de faim sur ma petite cuiller à hameçon simple sans ardillon. La réglementation de la pêche, sur la Murg, est toute entière dédiée à la protection du poisson. Le parcours est divisé en 9 secteurs dont quatre seulement sont « toutes pêches », les cinq autres étant réservés aux pêcheurs à la mouche. Et encore sur le secteur « toutes pêches » (voir encadré) l’utilisation des appâts naturels est interdite, ainsi que les leurres à hameçon multiples et hameçon triples.

  • La maladie rénale proliférative : un nouveau fléau pour les cours d’eau ?

    La maladie rénale proliférative : un nouveau fléau pour les cours d’eau ?

    Identifiée depuis plusieurs décennies, la maladie rénale proliférative cause régulièrement des ravages dans les élevages de salmonidés. Le risque pour les cours d’eau ne doit pas être sous-estimé, surtout si des lâchers de poissons provenant des élevages sont fréquemment effectués. Des milieux dégradés sont propices au développement de parasitoses, ce qui, en période estivale, doit pousser les gestionnaires à la prudence.

    Réalisé en collaboration avec Guy Périat, hydroécologue suisse de la Fédération cantonale des pêcheurs jurassiens.

    La maladie rénale proliférative est une pathologie qui affecte les salmonidés ainsi que le brochet. Cette parasitose, qui peut décimer jusqu’à 90 % des effectifs d’un élevage salmonicole, se rencontre également dans les cours d’eau et est susceptible d’infecter des populations de poissons sauvages. Sa contribution au déclin de nos peuplements pisciaires est suspectée par certains hydrobiologistes et des éclaircissements sur sa nature, son origine et les conditions de son développement paraissent donc indispensables…

    Des précédents…

    Les agents pathogènes, sources de parasitoses, sont nombreux dans nos cours d’eau et peuvent être à l’origine de multiples maladies pour les poissons. Leurs effets néfastes sur les populations piscicoles restent bien souvent limités et sont un des facteurs de leur régulation naturelle, en provoquant la mort des seuls individus les plus faibles. Toutefois, il arrive que certaines maladies prennent de l’importance et mettent en péril certaines espèces cibles, lorsque le milieu se dégrade ou encore si l’agent pathogène est importé dans un environnement qui lui est particulièrement propice. L’exemple le plus frappant est le champignon Aphanomices, qui provient du continent américain et qui est à l’origine de la peste des écrevisses, qui a décimé les plus belles populations d’écrevisses autochtones… Si les risques liés à la maladie rénale proliférative, récemment renommée tétracapsuloïdose, sont sans commune mesure avec la peste des écrevisses, il convient cependant d’être vigilant quant à son développement actuel et son impact éventuel sur les espèces hôtes de l’agent pathogène.

    Les salmonidés en première ligne

    Les premières observations de la maladie rénale proliférative ont été effectuées au nord du continent américain (Terre-Neuve et Colombie- Britannique). En Europe, une des premières descriptions de la maladie a été réalisée en Allemagne dans les années 1920 sur des truites fario et arc-en-ciel. En France, c’est Besse qui décrivit la maladie en 1956, qu’il nommait à l’époque “anémie pernicieuse des truites arc-en-ciel”. Dès la fin des années 1970, la maladie est citée dans toute l’Europe et l’Amérique du Nord, sur la plupart des espèces de salmonidés (truite commune et arc-en-ciel, ombres, saumons, ombles) ainsi que sur le brochet.

    Un développement encore méconnu

    Bien que la maladie ait été décrite dès le début du XXe siècle, son agent infectieux, un parasite microscopique, Tetracapsula bryosalmonae, n’a été identifié qu’en 1977 et a été définitivement classé dans la systématique en 1999 par des zoologues anglais grâce aux techniques d’analyses génétiques. Avant cette découverte, d’ailleurs, les manuels spécialisés répertoriaient cette maladie sous le terme de PKX, X signifiant inconnu. Le cycle de vie complexe de Tetracapsula bryosalmonae n’est encore pas totalement élucidé : les connaissances actuelles tendent à montrer que le parasite se développe dans les Bryozoaires, petits animaux à l’aspect moussu se développant en colonies fixées sur le fond des cours d’eau et des lacs, comparables à de minuscules éponges. A la fin de ce premier cycle, les spores pathogènes de Tetracapsula sont libérées dans les eaux libres, avec une durée de vie d’une journée environ. Si ces spores rencontrent un poisson capable de devenir hôte secondaire, elles pénètrent alors l’organisme par les branchies et les muqueuses et, après environ six semaines, vont se loger dans des organes cibles, notamment le foie, les reins et la rate. Sitôt après la contamination, aucune réaction du poisson parasité n’est observée et l’apparition de symptômes est dépendante des facteurs environnementaux. En particulier, la température joue un rôle clé : si des affections peuvent déjà être observées à des températures oscillant entre 12 et 15 °C, une exposition durant deux à quatre semaines à des températures supérieures à 15 °C déclenche une réaction inflammatoire aiguë qui provoque généralement la mort des individus malades. Toutefois, certains individus présentent une résilience non expliquée et d’autres peuvent développer une résistance immunitaire. La fin du cycle parasitaire est encore mal connue et certains scientifiques pensent que les poissons contaminés excrètent les spores pathogènes avec l’urine. A l’issue de ce second cycle, les spores infestent probablement de nouveau des Bryozoaires, mais l’existence d’un autre hôte intermédiaire, encore inconnu, n’est pas exclue. En effet, on ignore où se trouvent les Tetracapsula en hiver, car elles ne survivent pas dans l’eau, on ne les retrouve pas dans la forme hivernante des Bryozoaires et aucun poisson infesté n’a été recensé à cette saison.


    Des mortalités uniquement en période estivale

    En raison de l’influence thermique, l’apparition de symptômes est saisonnière sous nos latitudes et les mortalités les plus importantes s’observent, en fin de période estivale, sur les cours d’eau dont le régime thermique dépasse 15 °C. Toutes les classes d’âge des poissons peuvent succomber à la maladie, mais les individus pour la première fois en contact avec le parasite sont les plus vulnérables. Les juvéniles de l’année apparaissent donc comme les plus sensibles. Dans le milieu naturel, le taux de mortalité d’une population contaminée se situe aux alentours de 10 à 15 %, mais peut augmenter à près de 90 % pour les milieux perturbés ou artificiels (cas des piscicultures). Par ailleurs, beaucoup de parasites connus à ce jour appartenant au groupe de Tetracapsula bryosalmonae affectent les poissons et ont souvent des invertébrés comme hôtes intermédiaires. En revanche, aucun cas de contamination de mammifères n’a pour l’heure été observé. L’homme ne semble donc pas pouvoir être affecté par cette parasitose et la consommation de poissons malades ne paraît donc pas à première vue poser de problèmes particuliers.


    Des précautions à prendre par les gestionnaires

    La tétracapsuloïdose semble avoir été introduite en Europe par les activités liées à la pisciculture. Les campagnes massives de rempoissonnement effectuées dès le milieu du siècle dernier ont par la suite contribué et contribuent assurément toujours à propager cette épizootie. Des recherches plus approfondies sur la vie particulière de ce parasite sont encore nécessaires afin de mieux connaître les mécanismes précis de sa survie et de son expansion dans les milieux aquatiques. A défaut, il est préférable de considérer cette affection comme pérenne, après son apparition. Aucun traitement efficace n’est connu à ce jour et même en pisciculture aucune solution satisfaisante n’a pu être édictée malgré l’utilisation de produits de traitements variés (eau salée, vert de malachite, antibiotique…). Néanmoins, des mesures de précautions peuvent être recommandées aux gestionnaires, afin de limiter l’expansion de la maladie :
    – Acquérir et déverser des lots de poissons disposant d’une attestation de conformité sanitaire émanant d’un service vétérinaire spécialisé.
    – Déterminer la présence de la maladie dans les cours d’eau, en particulier dans ceux voués à l’élevage (ruisseau pépinière) ou utilisés comme stock de géniteurs pour la reproduction artificielle.
    – Prendre les précautions nécessaires en pisciculture et durant les transports, afin que les parasites n’infectent pas les poissons, les embryons ou les oeufs par l’intermédiaire d’un transfert dû à l’eau.
    – Désinfecter les bottes et les accessoires utilisés d’un secteur de cours d’eau ou d’une pisciculture à l’autre.
    – Dans la mesure du possible, éviter toute utilisation de géniteurs provenant de cours d’eau dans lesquels la présence de la parasitose été confirmée.
    – Ne pas élever d’oeufs ou des juvéniles contaminés et/ou provenant de géniteurs potentiellement malades dans des installations ayant un exutoire dans un milieu encore sain.
    – Ne pas introduire de poissons atteints par la maladie, ou issus de géniteurs potentiellement malades, dans des eaux non contaminées ou dans lesquelles elle n’a pas été recherchée.


    Un niveau de contamination peu connu

    En France, la situation de la contamination des rivières n’est pas connue car la maladie elle-même est très peu étudiée et n’intéresse encore que quelques spécialistes. En Suisse, par contre, un état des lieux de la propagation de cette maladie a été mené par le Laboratoire national pour les maladies des poissons et montre qu’elle est très répandue dans les cours d’eau.
    En attendant une telle initiative en France, l’expansion de cette épizootie peut être limitée en contrôlant de manière drastique les rempoissonnements, avec notamment des normes sanitaires strictes. En parallèle, des recherches plus approfondies sur les mécanismes de reproduction et de survie du parasite permettraient de mieux cerner les causes de déclenchement de la maladie, d’expliquer la variabilité de mortalité observée et au final de proposer des solutions d’assainissement. Il faut également noter que les connaissances actuelles tendent à montrer que la qualité générale de l’environnement dans lequel se développe le poisson, qui définit notamment son taux de stress, a une influence sur la morbidité de la maladie. Les conditions extrêmes d’élevage en pisciculture, où des taux de mortalité très élevés jusqu’à 90 % sont observés, en seraient d’ailleurs un cas particulier. Ainsi, dans un environnement de qualité, l’occurrence de la maladie pourrait être négligeable et le développement de résistance immunitaire se trouverait favorisé. A terme, une restauration des habitats et de la qualité de l’eau pourrait donc s’avérer être la seule solution durable d’assainissement de la maladie… Et si la présence de la tétracapsuloïdose n’était qu’un signal d’alarme de l’état moribond de nos hydrosystèmes ?

    Zoom
    Comment déceler la tétracapsuloïdose ?

    D’un point de vue macroscopique :
    – Fort gonflement des reins (jusqu’à dix fois la normale), qui deviennent noduleux et parsemés de tâches grisâtres.
    – Anémie qui provoque l’éclaircissement des branchies.
    – Renflement du ventre et yeux exorbités.
    – Mélanisme et apathie.
    Toutefois, ces symptômes peuvent également être provoqués par d’autres agents pathogènes (bactéries, champignons). C’est pourquoi tout diagnostic macroscopique doit être confirmé par des tests spécifiques exécutés par des professionnels :
    – en saison chaude, par un simple examen de coupes histologiques,
    – en saison froide, par des techniques récentes et coûteuses de colorations histologiques particulières et de biologie
    moléculaire.
    Il est à noter que l’ensemble de ces tests est proposé par le Centre suisse pour la médecine des poissons et des animaux sauvages (FIWI), à Berne (www.vetmed.unibe.ch/itpa/fiwi). En France, le laboratoire départemental des services vétérinaires du Jura réalise également ce type d’analyses.

  • L’origine du no-kill et sa signification actuelle

    L’origine du no-kill et sa signification actuelle

    Dans notre société de plus en plus urbaine, l’écrasante majorité des gens mangent de la viande présentée sous film plastique, vendue en grandes surfaces, provenant d’animaux d’élevages dont très peu se soucient de la vie et de la mort de ces animaux. La mort est devenue une chose que l’on ne regarde plus en face. Le no-kill des pêcheurs subit le même phénomène. Cette pratique permet d’éviter de se confronter à la mort, ce qui permet à l’activité pêche de coller à l’air du temps. Les extrémistes qui ont interdit le nokill en Allemagne et en Suisse ne semblent pas faire la différence entre la pêche, l’équitation ou l’élevage de chiens de race par exemple. Interdit-on l’équitation sous prétexte que les chevaux montés et dressés le sont toujours contre leur gré ? Paradoxe d’une société urbaine où la morale ne fait pas toujours bon ménage avec la bonne foi. La vision urbaine de l’écologie est un danger. C’est pourtant cette écologie-là qu’on nous propose. La vie dans les grandes villes coupe les jeunes d’un rapport à la ruralité où cette question de la mort était synonyme de respect des êtres vivants. Les hôpitaux et des maisons de retraite prennent en charge les derniers jours précédant la mort des humains. Il y a seulement quelques décennies, la mort se vivait à domicile, en famille, au prix d’une longue veillée des mourants. Ce n’est pas la pratique d’un peuple sous-développé au milieu de la jungle, mais ce qui se faisait dans la campagne française et européenne il y a peu de temps, et qui doit encore se pratiquer ici ou là. La mort est devenue une chose que l’on ne regarde plus en face, que l’on confie à des gens dont c’est métier. Le merveilleux monde urbain que nous connaissons aujourd’hui fait abstraction de la mort.

    Au départ, le no-kill n’était pas une façon de fuir la mort, mais un acte sportif au sens où la façon de prendre était plus importante que la quantité prise. Le no-kill était alors présenté comme un acte de désintéressement de la proie. Une histoire de méthode, donc. Cet esprit sportif développé par Lee Wulff, Stu Apt, Lefty Kreh, Zane Grey ou Hemingway et d’autres précurseurs américains ont permis de créer l’International Game Fish Association (IGFA) en 1939. Si, à l’époque, l’IGFA concernait principalement la pêche à la traîne en mer et la pêche sur les flats de Floride et du golfe du Mexique, l’influence de cette nouvelle façon de pêcher a gagné rapidement la pêche en eau douce des salmonidés et des carnassiers. Tout ce qui régit la pêche sportive aujourd’hui dans le monde date de cette époque des pionniers, avec ses règles strictes. Si le no-kill s’est généralisé, chaque pays n’a pas adopté les mêmes règles, ou les mêmes dogmes, en matière d’éthique halieutique. Cela explique la façon dont le no-kill est pratiqué et considéré dans chaque pays. En France, en ce qui concerne la pêche des carnassiers, la pratique du no-kill fait parfois figure d’alibi qui permet – entre autres – l’organisation de compétitions, sans quoi cela ne serait pas possible. Imaginez un street fishing avec 200 perches mortes sur les quais de Seine en plein Paris ! Les pollutions aux PCB servent la cause du no-kill. Les pêcheurs ne doivent cependant pas oublier que l’étape suivante, si on applique la réglementation suisse ou allemande, interdit tout simplement la pratique de la pêche dans les rivières polluées au PCB. Et c’est ce qui se passe dans ces deux pays limitrophes…

    Jean-Marc Theusseret