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Pêches sportives magazine n°97
Consultation nationale des pêcheurs : deux questionnaires pour le prix d’un ! PECHES n°97 sportives Exclusif La nouvelle nymphe “au fil” 26 pages de conseils, de montage et de nouveautés Le montage des mouches de légende 1. LA PEUTE EFFICACE Le Salty Core Tube de Keitech La pêche aux micro-nymphes en 10 étapes Octobre – […]
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Description
Consultation nationale des pêcheurs : deux questionnaires pour le prix d’un !
PECHES
n°97
sportives
Exclusif
La nouvelle
nymphe “au fil”
26 pages de conseils, de montage
et de nouveautés
Le montage des mouches de légende 1. LA PEUTE
EFFICACE
Le Salty Core Tube de Keitech
La pêche
aux micro-nymphes en 10 étapes
Octobre – novembre – décembre 2013
BELGIQUE 7.10 € • SUISSE 10.50 FS • DOM 7.50 € • TOM 900 XPF
M02526-97-F:5,90E-RD 3’:HIKMPC=[UZ^U\:?k@k@j@h@a »;
Bonnes feuilles
Pêcher aux leurres en 2013
• Pêches sportives • numéro 97
PÊCHES sportives

A découvrir dans
votre DVD !
Pêche à la nymphe “au fil”. Test des produits Hanàk et Mouche Ellipse
En complément du dossier sur la pêche à la nymphe “au fil” avec les produits tchèques Hanàk et Mouche Ellipse présenté dans le nu- méro qui accompagne ce DVD, voyons en images et en situation comment se comportent ces composants. C’est sur une petite rivière du haut Jura que Philippe Boisson a choisi de nous emmener, avec l’aide de Pierre-Emmanuel
Aubry, guide de pêche dans cette région. L’oc- casion nous est donnée de vérifier l’efficacité des différents modèles d’indicateurs de touches et des hameçons jigs Hanàk. Plus qu’un simple test, cette séquence de 40 mn, revisite les fon- damentaux de la pêche à la nymphe au fil “à la française” ou “à la tchèque”, deux techniques bien distinctes.
Voir le bon de commande page 12
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Sommaire
Pêches sportives n° 97
ACTUS p. 8
– Le Moulin du Plain doublement orphelin
– Creuse. Vers un retour
du saumon ?
TECHNIQUE MOUCHE p. 50 – La pêche aux micro-nymphes
en 10 étapes
ES FEUILLES p. 68 – La nouvelle pêche aux leurres
Administration, rédaction, publicité : Editions La Vie du Rail/ Pêches sportives 11, rue de Milan, 75009 Paris –
Tél. : 01 49 70 12 02.
Télécopie : 01 48 74 37 98.
E-mail : [email protected] Comité éditorial : Philippe Bertin,
François Boucheix, Bertrand Bourgeois,
Alain Gugenheim, Vincent Lalu.
Directeur de la publication :
Vincent Lalu.
Rédacteurs en chef :
Vincent Lalu et Philippe Boisson.
Ont collaboré à ce numéro :
Philippe Boisson, Vincent Lalu,
Guillaume le Garrec, Jean-Chrisitan Michel,
Luc Schmitt, Jean-Marc Theusseret.
L’ÉCHO DU RADIER p. 16 FNPF
La consultation publique qui donne envie de gueuler « Dehors» !
COULISSES p. 56
– Vos coins pêche (2)
LES AVENTURES DE TCHOUC p. 76
– Finlande
Street fishing à Tampere
Réalisation graphique :
amarena.
TECHNIQUE MOUCHE p. 24 – La nymphe “au fil”,
nouvelle génération
CAHIER FOCUS p. 60
– Outcast Fish Cat Scout
et OSG Commander
– Keitech Salty Core Tube
PETITES ANNONCES p. 80 – Les petites annonces
de Pêches sportives.
MONTAGE p. 34
– 8 nymphes pour la pêche “au fil”
SHOPPING p. 64 – Nouveautés
JMC – Mouches de Charette en avant-première !
BONN
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Chef de fabrication : Robin Loison. Abonnements : Vanessa Corseaux.
Tél. : 01 49 70 12 20.
Publicité : Virginie Merlin
Tél. : 01 46 03 04 42 – 06 87 16 71 02 E-mail : [email protected]
Eléments techniques publicitaires :
Maryline Renaud.
E-mail : [email protected]
Photogravure : La Vie du Rail. Impression :
Imprimerie Moderne de l’Est, Baume-les-Dames (25)
Commission paritaire : 1117 K 82373 ISSN : 1252-8358.
Dépôt légal : à parution.
Marketing et diffusion presse :
Destination Média
Un DVD est inclus dans ce numéro pour les abonnés

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EDITO
La treizième question
Je suggère d’ajouter une treizième question aux douze que la Fédération nationale pour la pêche en France vient de poser aux pêcheurs de ce pays pour connaître leurs attentes en matière de législation. Cette question est la suivante : « faut- il enlever le président de ladite fédération de la liste des espèces protégées ? »
Entendons-nous bien. Je n’ai rien contre la personne de M. Roustan. Je ne le connais pas et c’est sans doute un fort brave homme qui aime les boules, le pastis entre amis et les concours de pêche. Mais à la ville, M. Roustan est président d’une association de quelques centaines de milliers de personnes, association à laquelle il fait faire, dans le cadre de sa fonction, à peu près n’importe quoi.
Or M. Roustan, comme ses illustres prédécesseurs naufrageurs de la pêche de loisir de ce beau pays est pour ainsi dire intouchable. Il trinque avec les ministres, avale toutes les couleuvres et imagine, sans jamais être contredit, toutes sortes de mesures souvent hasardeuses et parfois stupides pour faire revenir les pêcheurs au bord de l’eau.
Ainsi, M. Roustan vous demande si vous voulez faire sortir de la fameuse liste la perche-soleil, dont la jolie robe plairait aux enfants. Et la grémille, et le poisson-chat ? Ils sont jolis aussi. Alors, pourquoi ne pas demander aux hydrobiologistes de comptoir de les émanciper ?
Il faut les laisser vivre. Car comme le pense sans doute M.leprésident,«oùilyadelavie,ilyadel’espoir».
Et mieux vaut mettre de l’espoir dans les musettes que rien du tout…
Vincent Lalu
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La perche-soleil, espèce protégée ?
Actualités
Doubs
Après Pierre, Thomas
Le Moulin du Plain doublement orphelin
C’est avec une immense tris- tesse que nous avons appris le décès de Thomas Choulet, hôtelier-restaurateur de la cé- lèbre auberge du Moulin du Plain à Goumois. Thomas s’est éteint subitement le 4 septembre à l’âge de 53 ans. Il était le fils de Pierre, une véritable légende, fonda- teur du Moulin, disparu en décembre dernier. La pêche à Goumois est désormais est doublement orpheline. Tant de bons moments ont été partagés par tous les habi- tués du Moulin (nous avions publié l’an passé un hom- mage à la célèbre auberge
qui fêtait alors ses 50 ans). Toutes les grandes figures de la pêche à la mouche sont passées par là, de Henri Bres- son à Jean-Louis Poirot, de Piams, à André Terrier, etc. Parce que durant des décen- nies, prendre des truites à Goumois était devenu une véritable affaire de spécia- listes. Mais le Moulin accep- tait tous les pêcheurs, y compris ceux pour qui le confort de l’hôtel, le cadre idyllique de la vallée préva- laient sur la pêche elle- même. A la retraite de son père en 1993, Thomas et sa femme Nathalie avaient re-
Les deux hommes du Moulin du Plain, Pierre, le père (à gauche) et Thomas le fils (entre sa sœur Françoise et sa femme Nathalie), nous ont quittés à quelques mois d’intervalle, pour le malheur de tous les pêcheurs.
pris les rênes du vaisseau amiral. L’histoire du Moulin continuait donc pour le plus grand bonheur des pêcheurs. Comme un signe du destin, le Doubs, qui était souffrant depuis longtemps, était tombé gravement malade en 2009. Alors qu’après trois ans de cauchemar, la vie reprend ses droits dans les eaux du Doubs, Thomas nous quitte à
un moment où il était permis d’espérer.
Nos pensées vont à son fils Flavien, à sa femme Nathalie, à Odile, sa mère, à ses sœurs Françoise et Anne, à son frère Christophe et à toute sa fa- mille.
En raison de ce triste événe- ment, les Masters de Pêches sportives 2013 ont été annu- lés.
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Les filets d’un pêcheur pro partent en fumée
Nouveau site Internet pour la Fédération de pêche de l’Ardèche
La Fédération de pêche de l’Ardèche dispose depuis peu d’un nouveau site Internet plus pratique, plus complet, dans la lignée de la politique engagée depuis plusieurs an- nées par cette fédération dynamique pour favoriser le loisir pêche. En effet, l’Ar- dèche fait partie de ces rares départements où de gros ef- forts ont été faits pour faciliter la pratique de la pêche : hô- tels labellisés “Hébergement Pêche”, gestion patrimoniale (PDPG), écoles de pêche, par- cours carpe de nuit, création de rampes de mise à l’eau des bateaux, cartographie claire, etc. www.peche-ardeche.com
Durant la nuit du 3 au 4 juil- let, Rémy Cudey s’est fait voler six de ses neuf filets qu’il avait mouillés dans les eaux du Doubs, en aval de Besançon. Les filets ont en- suite été brûlés devant la porte de la Fédération dépar- tementale de pêche ! Le pré- judice est estimé à 1500 euros. Le pêcheur, comme la Fédération de pêche, ont porté plainte. Il est clair que la pêche professionnelle énerve fortement les pê- cheurs à la ligne. Cet acte ne doit rien au hasard, mais dé- montre de belle manière que la coupe est pleine. Com- ment cautionner un mode de pêche aux filets maillants, qui anéantit tous les efforts dé-
veloppés par les pêcheurs à la ligne comme l’alevinage, la remise à l’eau des poissons, la réglementation bien plus stricte pour les pêcheurs à la ligne ? Les poissons vendus par les professionnels sont-ils vraiment consommables ? Pourquoi le silure est-il inter- dit à la vente alors que le sandre, qui vit la majeure partie de son temps sur les mêmes postes, reste comes- tible ? Est-il normal que les poissons invendus finissent à l’équarrissage ? Un poisson mort d’épuisement, qui a trempé toute la nuit dans uneeauàplusde20°Cest- il encore consommable (PCB ou pas) ?
Il serait temps que les ser-
vices de la préfecture com- prennent, d’une part que les risques pour les consomma- teurs ne sont peut-être pas aussi nuls qu’ils veulent bien le dire, d’autre part que la pêche de loisir dans le dé- partement représente plu- sieurs dizaines d’emplois et plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires. Face au pil- lage en règle, cette économie est bien fragile.
De l’avis de nombreux pê- cheurs locaux, la Fédération de pêche du Doubs ferait bien de se poser les bonnes questions et de choisir son camp (l’avenir de ses salariés en dépend d’ailleurs directe- ment !).
Ph. B.
362, Chaussée de Wavre Tél. 0032 10 24 18 24 www.tofflyfishing.com B-1390 Grez-Doiceau Fax 0032 10 24 65 24 [email protected]
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www.henrion-design.be
Actualités
Creuse
Vers un retour du saumon ?
En septembre 2010, la Fédé- ration de pêche de l’Indre annonçait la découverte de jeunes alevins de saumon atlantique (tacons), trouvés dans la rivière Creuse en amont d’Argenton-sur- Creuse. Cela signifiait que des géniteurs avaient remonté la rivière en 2009 pour venir pondre au pied du barrage infranchissable de La Roche- Bat-L’Aigue et que l’incuba- tion était donc possible à ce niveau, dans des frayères de galets-graviers au milieu des zones courantes.
La Creuse a ainsi hébergé pendant des milliers d’an- nées une importante popula- tion piscicole migratrice (saumon atlantique, truite de mer, lamproie marine, lam- proie fluviatile, grande alose
et alose feinte, anguille, flet), dont les cycles biologiques nécessitent des migrations depuis la mer des Sargasses au large du Mexique ou de- puis l’océan Atlantique au large du Groenland pour revenir finalement dans cette rivière y grossir ou s’y repro- duire.
George Sand et son ami pê- cheur Moreau nous ont laissé ce témoignage vers 1850 : « la Creuse n’est pas loin. Je m’y en vais donner un coup d’épervier, et si je ne vous rapporte pas une belle truite, à tout moins je trouverai bien une belle friture de tacons. » En fait, la diminution de ces poissons migrateurs a com- mencé au début du XIXe siè- cle, avec la construction de plusieurs barrages infranchis-
sables (La Guerche, Des- cartes, Gatineau, puis Roche- Bat-L’Aigue ou encore Maisons Rouges), qui ont en- suite causé leur disparition dans les années 1920. En 1998, l’effacement du bar- rage de Maisons Rouges en aval de la Creuse, conjugué à l’aménagement d’autres seuils ou à leur arasement di- vers, ont permis le retour quasi-immédiat de lamproies marines, puis d’aloses et au- jourd’hui de saumons.
Mais les saumons d’au- jourd’hui se seront jamais ceux d’hier. Le “homing”, mystérieux instinct de migra- tion qui faisait parcourir près de cinq mille kilomètres aux saumons de la Loire comme à ceux de la Creuse, est mal- heureusement perdu à tout jamais. La découverte d’un tacon pris et bien sûr relâché, ainsi que d’un saumon adulte (photo ci-dessus) mort au pied du barrage de Roche- Bat-L’Aigue, (“sans doute épuisé après une difficile mi- gration et suite à aux pre-
mières chaleurs estivales”, selon la fédération de l’Indre) relance l’espoir.
Ces nouvelles découvertes, tout aussi encourageantes que celle des tacons de 2010, viennent confirmer l’impor- tance de cet axe migratoire qu’est la rivière Creuse au ni- veau européen, ainsi que la nécessité de la prise en consi- dération de ce patrimoine biologique dans les différents programmes de gestion (dé- bits minimums, éclusées, hy- droélectricité, qualité des rejets de stations d’épuration, pompages…) menés à l’échelle du bassin (associa- tion Logrami, établissements publics, contrat territorial). Par exemple, les conditions de débits élevés observées ce printemps en période migra- toire pourront servir de réfé- rences. D’autres grands salmonidés ont été aperçus sur ce même secteur, ce qui laisse espérer leur survie esti- vale et de nouvelles repro- ductions hivernales. www.federationpeche.fr/36
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Pêche à la nymphe au fil.
Test des produits Hanàk et Mouches Ellipse avec Philippe Boisson.
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Vous pouvez consulter le sommaire de tous les DVD sur www.peches-sportives.com
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PECHES
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DVD La leçon de pêche vol.9
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DVD La leçon de pêche vol.10
1. Pêche à la nymphe “au fil” avec Yann Caléri.
2. Les stickbaits : conception, animation et utilisation avec Alban Choinier.
1. Pêche “a vue” au sondeur en verticale avec Frédéric Jullian.
2. Technique de lancer en double traction avec Pierre-Emmanuel Aubry.
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Première partie : Pêche à la nymphe au fil avec Yannick Rivière sur l’Aude Deuxième partie : Pêche du loup en kayak sur les étangs salins du littoral audois
Première partie : Pêche à la nymphe à vue et à la mouche sèche sur la Saulx avec Éric Charpin Deuxième partie : Pêche du silure et de l’aspe sur la Moselle avec Sébastien Gauly et Maxime Serron
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l’unité La première collection La pêche mode d’emploi avec les meilleurs spécialistes
Cette collection se veut parfaitement complémentaire des articles consacrés aux techniques de pêche publiés dans nos pages. Ces DVD, sont produits exclusivement par et pour Pêches sportives, ce qui nous autorise une liberté totale dans le choix de nos intervenants et des messages que nous souhaitons mettre en avant. Vous y découvrirez la pratique des différentes techniques de pêche à la mouche et aux leurres expliquée par les meilleurs spécialistes, les conseils techniques, astuces, ainsi que des ateliers montage de mouches et des techniques de pêche aux leurres étape par étape.
Une excellente façon de progresser à votre rythme, car ces vidéos sont conçues pour des pêcheurs de tous niveaux, par les meilleurs intervenants :
Philippe Boisson, Yann Caléri, Alban Choinier, Philippe Collet, Quentin Dumoutier, Gaël Even, Yannick Rivière, Marcel Roncari, Wim Van de Velde, etc.
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Essonne
Le camion qui pêche
Après le “camion qui fume”, véhicule restaurant très en vogue à Paris, voici le camion qui pêche ! A la manière des épiciers itiné- rants, Philippe Granger est à l’origine d’un nouveau concept de vente de matériel de pêche. Ce n’est plus le client qui va au ma- gasin, mais le magasin qui va au client ! Le but : se tenir au plus près des pêcheurs. Pour ce faire, le camion stationne en priorité le plus proche possible des plans d’eau. Le mardi, il s’agit du lac de Vigneux (place Marx Dormoy 91270 Vigneux). Ce plan d’eau riche est réputé riche en cyprinidés et en petits carnassiers. Le mercredi matin c’est au tour d’Ollainville (toujours dans l’Esonne), petite commune jouxtant les rivières Renarde et Re- mardes et le célèbre plan d’eau de Trevoix. Le mercredi après- midi le camion stationne sur le centre Nature des étangs de Botteaux à Angervilliers. Ces quatre plans d’eau sont dédiés à la pêche des carnassiers et des carpes. Le jeudi matin, direction Etiolles à cent mètres de l’île aux Paveurs sur la Seine, endroit très réputé pour les brochets et silures sur la Seine. Le vendredi voit l’arrivée du camion à Boussy-Saint-Antoine, place Neuen- haus. seule entorse à la philosophie de Philippe Granger, ce lieu est situé en ville. Mais l’Yerres, petite rivière très poissonneuse,
parcour toutes la ville. C’est aussi un
lieu ou l’association de pêche locale
est l’une des plus dynamiques du
département. Le samedi matin, c’est
au tour de Draveil (à l’entrée de la
base de loisirs du Port aux Cerises, côté piscine, haut lieu pour les carnassiers et la carpe) et Vigneux. Les samedi et dimanche, le camion parcourt les routes en s’arrêtant au bord des étangs : Orme des Mazières, Bonnelle (78), Combs-La-Ville (77). Les marques distribuées sont Maver, Colmic, Tubertini, Drennan, Middy, Faps, Trabucco, Sensas pour la pêche au coup, et Reins, Astucit, Lunker City, Shimano, Daïwa, Colmic, etc.
Voici un concept qui change de l’ordinaire !
Pour de plus amples renseignements : Philippe Granger Tél. : 06 79 64 18 02. E-mail : [email protected]

Actualités
JMC Mouches de Charette
Le catalogue des Mouches de Charette pour la saison 2014 sera disponible chez les détaillants d’articles de pêche dès la fin du mois d’Octobre. Au fil de ses 208 pages, vous retrou- verez de nombreuses nouveautés, toutes gammes confon- dues. Coté cannes, la gamme JMC Pure devrait faire parler d’elle par des performances étonnantes. D’autre part, les TKR Ninja raviront les amateurs de pêche au “tenkara”, technique ancestrale japonaise. Coté vêtements, le renouvellement des waders haut de gamme est bien au programme. La gamme de moulinets s’agrandit encore avec notamment, l’arrivée d’un modèle semi-automatique au design novateur. Un catalogue
toujours plus complet qui ravira les passionnés de pêche à la mouche !
Dans un autre catalogue sont présentées deux nouvelles marques. Il s’agit de Skaw, dédiée à la pêche au toc moderne et Vertigone qui s’adresse aux pêcheurs de corégones. Si ces marques sont nouvelles, le savoir faire est reconnu. En effet la société Mouches de Charette élargit son offre en proposant un nouveau catalogue à destination des pêcheurs aux appâts naturels ou au toc à la nymphe et aux passionnés de la pêche du corégone. Une nouveauté historique pour la célèbre en- treprise ! www.mouchesdecharette.com
14
Suède
Réouverture du camp d’Albacken
Les leurres de pêche en France de 1850 à 1950
Jeunes pêcheurs, ne rigolez pas ! L’ouvrage
que tentent d’éditer Pierre Bouttaz, Jean-
Yves Martin, Marc Rattez et Alain Rigazio
pourrait bien vous en apprendre ! En tout
cas, voilà un sujet qui passionnera tous les
amateurs de leurres, avec des choses sur-
prenante, qui ont existé et qui pour beau-
coup sont tombées dans l’oubli. Il est
d’ailleurs amusant de constater que cer-
taines d’entres-elles reviennent au goût du
jour et sont présentées comme des trouvailles de génie ! Un beau voyage dans ce temps, lorsqu’il existait d’ingénieux créa- teurs de leurres et dont les trouvailles ne manquent jamais d’imagination. Seulement, pour que ce livre puisse voir le jour, il faut qu’un minimum d’acheteurs se manifestent afin de pou- voir l’éditer (principe de la souscription). L’ouvrage comptera 180 pages couleur (papier couché brillant 135 g), format 21 x 28 cm. Couverture rigide et pelliculée, reliure dos carré collé. Prix conseillé : 48 euros (frais de port inclus). Une édition augmen- tée numérotée est prévue pour les collectionneurs. Si les sous- cripteurs sont suffisamment nombreux, l’ouvrage pourra être édité fin octobre. Alain Rigazio, Tél. : 06 85 91 96 05.
E-mail : [email protected]
Après une année sabbatique, le camp de pêche d’Alkacken, situé dans la région d’Öster- sund, réouvrira au printemps 2014. Nous avions publié un reportage complet sur la pêche à Albacken dans notre numéro 93. Composé d’une dizaine de chalets, le camp se situe sur la rivière Gïman, cours d’eau très particulier qui permet tout autant de pêcher l’ombre à la mouche, la truite, que le brochet ou la perche. En effet, les parcours à om- bres sont entrecoupés de ma- gnifiques lacs naturels très
riches en carnassiers. Le camp était fermé à la pêche durant l’année 2013 pour cause de changement de gérants. Pas de doute que, dès le prin- temps (tardif dans cette ré- gion), les semaines risquent de se remplir rapidement ! Car un voyage de pêche sur la Gïman présente plusieurs gros avantages : un prix raisonna- ble, un risque de crue très fai- ble (grâce aux lacs qui tamponnent les crues), la pos- sibilité de marier la pêche à la mouche à la pêche aux leurres très facilement, avec une densité de poissons sau- vages très élevée. Renseignements :
Gatti Fishing Tours Tél.:0141746010. www.gattifishingtours.com
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L’écho du radier
FNPF
La consultation publique qui donne envie de gueuler « Dehors » !
Avec une consultation publique sur la réglementation de la pêche en France, la Fédération nationale pour la pêche en France (FNPF) dévoile son vrai visage. En douze questions, chaque pêcheur peut ex- primer son souhait de modification de la législation, soit sur Internet (jusqu’au 30 septembre), soit en renvoyant le formulaire à sa fédération départementale avant le 12 octobre. Au final, le résultat sera proposé au ministre pour une demande de réforme de la réglementation. Vive la démocratie. Si les questions n’étaient pas – dans leur grande majorité – destinées à ruiner ce qu’il reste des populations pisciaires dans notre pays, nous applaudirions des deux mains.
Par Philippe Boisson

Aux pêcheurs de fixer les tailles légales de capture des poissons. On aura tout vu !
sur la présidence…) lançait une consultation au sujet de la réglementation sur la route : à quelle vitesse dési- rez-vous rouler ? Avec quel taux d’alcoolémie souhaitez- vous prendre le volant ? On imagine facilement toute la démagogie entourant ce message : “à chacun d’être responsable”. Bien sûr… Ce serait surréaliste, même si nos hommes et femmes po- litiques sont prêts à tout pour le simple goût du pou- voir. C’est sans doute la même motivation qui est à l’origine de cette consulta- tion sur la réglementation de
ment public, mais un orga- nisme associatif reconnu d’utilité publique (loi sur l’eau du 30 septembre 2006). Cela agace l’institu- tion au point que lors de sa réélection à la tête de la FNPF, Claude Roustan dé- clarait en 2009 vouloir “ une meilleure reconnaissance institutionnelle ”.
On pourra reprocher à ce questionnaire, qui se veut précis, d’orienter les ques- tions de façon éhontée. Quand on vous dit : “selon vous, les tailles minimales du poisson pouvant être pê- ché doivent-elles pouvoir
Depuis quand la FNPF s’invente-t-elle un rôle ou une mission technique ?
Elle n’en a jamais eu la compétence, pas plus que l’UNPF dont elle a pris la suite.
Suite aux campagnes de pub montrant un visage “fun” ou “branché” de la pêche en France, la FNPF enfonce le clou par cette consultation publique. “A partir de ce terreau fertile, la FNPF a décidé d’ouvrir un débat le plus large possible avec, comme ligne directrice, la volonté de développer le loisir pêche, dans le respect des espèces et des milieux, de mieux prendre en compte l’ensemble des es- pèces et la diversité des mi-
lieux, tout en cherchant plus de lisibilité, plus de latitude et moins d’interdictions”. Tout d’abord, ce question- naire pose plusieurs pro- blèmes fondamentaux d’or- dre éthique, biologique et enfin réglementaire. Depuis quand la FNPF s’invente-t- elle un rôle ou une mission technique ? Elle n’en a ja- mais eu la compétence, pas plus que l’UNPF dont elle a pris la suite. C’est exacte- ment comme si un ministre de l’Intérieur (qui a des vues
la pêche en France. Tout est bon pour vendre des cartes. La réglementation a toujours été établie par les établisse- ments publics compétents (Onema, CSP) et par les ser- vices techniques des préfec- tures localement. Le Conseil d’Etat étant là pour débattre des conditions d’application de certains articles. Si tout n’était pas parfait avec ce système, chaque point était néanmoins validé par des gens dont c’est le métier, basé sur les exigences bio- logiques de chaque espèce, puis adapté au niveau local en fonction du lieu géogra- phique, de ses particularités climatiques et de leurs ef- fets sur le calendrier. Or la FNPF n’est pas un établisse-
évoluer ?” (question 3), vous vous dites qu’elles doivent donc pouvoir évoluer dans les deux sens. Eh bien, pour être sûr que tout le monde a bien compris le sens de la question 3, la FNPF ajoute : “ beaucoup de vœux et d’at- tentes exprimés (par qui, à quelle occasion ? NDLR) portent sur la question des tailles légales de capture, ju- gées trop rigides (hormis pour la truite où une cer- taine souplesse existe déjà)”. Nous sommes alors dans une démocratie “orientée” … vers le bas. Car c’est bien le pêcheur de base, incapa- ble de faire la différence en- tre un milieu naturel sensi- ble et un plan d’eau creusé à la pelleteuse, entre un apron
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L’écho du radier
du Rhône, dont il ignore l’existence, et une truite “léo- pard”, fruit de croisement en pisciculture, qui est visé par ce questionnaire. C’est à ces pêcheurs-là que la FNPF s’adresse, jugeant les autres trop “spécialisés”, donc mar- ginaux. Au fond, l’instance qui pense plus haut que sa fonction est totalement dans l’air du temps. On agit pour la masse, pour ce qui rapporte à court terme. Le nivellement par le bas touche la pêche comme il touche la musique et la culture en général. Et les jeunes ne se révoltent plus. Ils s’indignent, mais ne vont plus au combat.
Un cheval borgne
contre un aveugle
Quelle est la validité régle- mentaire d’un tel question- naire qui, s’il était adopté se- rait en partie hors-la-loi vis-à-vis de la réglementa- tion européenne ? Selon le Code de l’Environnement et en toute logique, une taille légale de capture doit être
choisie en fonction d’un cri- tère précis : le poisson concerné doit s’être repro- duit au moins une fois. Tout le monde sait qu’avec le sys- tème actuel, cela n’est pas le cas dans de très nom- breuses rivières ou lacs en France. Si c’est désormais aux pêcheurs de choisir, on peut alors s’attendre au pire. D’autant que par définition, cette mesure ne peut être imposée au niveau national, car chaque cas, chaque par- tie de cours d’eau doit dis- poser d’une taille adaptée. La question n°1 fait égale- ment froid dans le dos : “en 2e catégorie, seriez-vous fa- vorable à la possibilité de pêcher toute l’année, en re- mettant à l’eau certaines es- pèces pendant leur période de protection spécifique ?” Encore une fois, cette ques- tion est suivie d’une expli- cation qui “oriente” l’indé- cis, tout comme le novice : “cette mesure existe déjà sur certaines grandes retenues depuis de nombreuses an-
nées. Les espèces concer- nées étant le brochet, le black-bass, le sandre et la truite. Par exemple, la pêche aux leurres y est autorisée toute l’année, sans constater de dysfonctionnements par- ticuliers”. Ben, voyons ! Mon- sieur Roustan devrait pren- dre le temps de venir dans le Jura, sur le lac de Vouglans (troisième plus grande rete- nue française), au mois d’avril pour voir comment les pêcheurs aux leurres s’occupent des sandres en no-kill en grand lac. Qu’il nous explique comment un sandre plein d’œufs qui re- monte de dix mètres peut-il être en meilleure forme que s’il n’avait pas été pris. Bi- zarrement, depuis la géné- ralisation de ces excès, il y a seulement quatre ou cinq ans à Vouglans, il ne se prend plus grand-chose le reste de l’année… Les par- kings des rampes de mise à l’eau sont vides à l’automne comme au printemps. Cette mesure serait catastro-
phique pour le sandre comme pour le brochet ou le black-bass. Tout le monde connaît la grande vulnérabi- lité d’un sandre sur sa frayère. Certains vous diront qu’aux Etats-Unis, on pêche toute l’année. C’est une question d’échelle. Nous ne pêchons pas du tout dans le même bocal !
La pensée unique
A travers cette consultation, la FNPF continue d’ignorer l’importance des particulari- tés biologiques locales. C’était flagrant à travers ce questionnaire qui, sur le ter- rain, s’avère complètement obsolète, sinon en rendant la pratique de la pêche li- vrée à elle-même en total mode “non droit”, ignorant les notions de réservoir bio- logiques, les arrêtés de bio- tope, la convention de Berne, les schémas direc- teurs d’aménagement de gestion des eaux (Sdage), etc. Monsieur Roustan et sa république bananière sont
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hors-la-loi. Par leurs propo- sitions, ils ne respectent dans bien des cas ni la loi française, ni la loi euro- péenne.
Ce questionnaire est simple- ment grotesque car totale- ment déconnecté de la réa- lité de terrain, des enjeux majeurs qui font que la pêche à la ligne va droit dans le mur. Plus les pollutions chimiques, organiques, phy- siques augmentent, plus les poissons ont besoin d’être protégés. Cela tombe sous le sens, tout de même !
Les chantiers importants sont pourtant nombreux. Il est sans doute plus facile et populaire de faciliter la pra- tique de la pêche par une réglementation laxiste que d’anticiper la suppression des quotas laitiers, prévues en 2014, qui verra la pro-
duction de lait et les pollu- tions qui iront avec aug- menter de façon catastro- phique dans de nombreuses régions. En seconde catégo- rie, la pêche professionnelle aux filets vide les fleuves et les rivières en toute quié- tude. La prédation du grand cormoran continue de noir- cir le tableau. En première catégorie, les populations de poissons sauvages et d’in- vertébrés s’écroulent. Les ar- moires des administrations sont remplies d’études du CSP et de l’Onema qui dé- montrent les dysfonctionne- ments des cours d’eau fran- çais depuis plus de quarante ans. Et la FNPF pense pou- voir faire avancer la pêche en accentuant la prédation par le pêcheur. Par cette consultation, elle démontre à nouveau et avec beaucoup
de panache, son insondable incompétence, sa vision dic- tatoriale de la démocratie et son goût marqué pour un pouvoir national unique et aveugle.
En témoigne la question n° 11. Une perle, un monu- ment historique qui trahit un abîme d’incompétence et d’inefficacité, qui fera date : “ Seriez-vous favorable à ex- traire la perche soleil des es pèces nuisibles ?” Et l’orien- tation qui suit : “Pour rappel, la perche soleil est considé- rée comme susceptible de générer des déséquilibres biologiques, ce qui interdit la remise à l’eau de ce petit poisson qui constitue pour les jeunes pêcheur une pre- mière prise.” A mon tour d’orienter ma réponse. Cette question n’a doublement pas lieu d’être. Combien de
Difficile de ne pas tomber des nues face à cette consultation publique qui ne tient pas compte de la réalité du terrain. Les problèmes de pollutions en Bretagne, en Franche-Comté et ailleurs (photo page de gauche, Loue, 2010), la prédation du grand cormoran, qui s’ajoute à celle des pêcheurs professionnels et amateurs, le déclin
du sandre, du brochet ou
du black-bass sont autant
de facteurs négatifs que tout
le monde observe à longueur d’année. La plupart
des questions, soigneusement “orientées” par la FNPF,
ne vont pas dans le sens
de la protection des poissons
et des milieux. Certaines sont mêmes contraires à
la réglementation européenne. Par ce questionnaire,
la fédération nationale dévoile son grand amateurisme,
son infinie incompétence
et son manque de courage
pour regarder la réalité en face.
parents pêcheurs savent que la perche soleil est une es- pèce nuisible ? Avez-vous déjà essayé de manger des perches soleil, Monsieur Roustan? Il faut vraiment ai- mer les écailles et les arêtes… Sur le fond, la ques- tion du statut ne changera strictement rien à l’évolution des populations de perches soleil, poissons qui se comp- tent en centaines de millions d’individus sur le territoire national, alors que les pê- cheurs en herbe deviennent une espèce rare.
La question n°2 est égale- ment révélatrice d’une schi- zophrénie chronique qui saute aux yeux :
“en contrepartie de cet élar- gissement de la période de pêche (cf question 1), se- riez-vous favorable à la mise en place de quotas ? Quo-
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L’écho du radier
tas : nombre de captures au- torisée. Il s’agirait de fixer, pour les espèces à fort enjeu piscicole ou halieutique, un cadre national plafond qui assurerait et homogénéité et lisibilité, avec des adapta- tions locales possibles à l’in- térieur de ce cadre (ce qui est déjà le cas pour la truite et autres salmonidés avec un quota maximum de dix spécimens).”
çon, il y a déjà bien long- temps que les gardes pêches ne courent plus les rivières. Combien de pê- cheurs savent à quoi res- semble un garde ? L’Onema n’assure plus que très occa- sionnellement cette mission. Les gardes des fédérations ne le font qu’à certaines rares occasions et les gardes particuliers ont vu leurs at- tributions en la matière ré-
La FNPF ignore sans doute l’impact de la pêche professionnelle dans les eaux de seconde catégorie. La fédération ferait mieux de défendre les intérêts des pêcheurs à la ligne (c’est tout de même sa mission !) plutôt que de tenter d’assouplir la réglementation dans des milieux qui, pour la plupart, sont fragilisés par de multiples facteurs, en tentant de se faire passer pour des experts en hydrobiologie…
La douzième question est ouverte aux propositions. Bonne nouvelle ! Pour ma part, je souhaite qu’à l’avenir la pêche de loisir soit gérée par des professionnels et
pas un professionnel de l’eau et des poissons. Il serait temps que cela change. Les universités d’hydrobiologie mettent chaque année sur le marché du travail des gens compétents qui ont bien du mal à trouver un emploi dans la branche qu’il ont choisie. Les postes sont pourtant là, trustés par des gens qui, pour la grande ma- jorité, ignorent tout de ce dont ils ont (en partie) la charge.
Alors, dehors !
Nous invitons les lecteurs de Pêches sportives à répondre en masse à ce questionnaire : http://www.cartedepeche.fr/1 43-lapechedemain.htm
Il est sans doute plus facile et populaire de faciliter la pratique de la pêche par une réglementation laxiste, que d’anticiper la suppression des quotas laitiers, prévue en 2014, qui verra la production de lait et les pollutions qui iront avec, augmenter de façon catastrophique dans de nombreuses régions.
Comment peut-on parler de protection lorsqu’on autorise un quota journalier (car il s’agit bien de cela) de dix prises par jour ! De toute fa-
duite à peau de chagrin ! En- core une fois, la FNPF montre qu’elle est totale- ment déconnectée du ter- rain.
non par des amateurs, car monsieur Roustan – comme tous les présidents de fédé- rations départementales et leurs administrateurs – n’est
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Voici le questionnaire qui doit être envoyé à votre fédération départementale avant le 12 octobre. Non, ce n’est pas un canular, mais ce que la FNPF a trouvé de mieux pour défendre les milieux aquatiques…
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La consultation publique de Pêches sportives pour une réglementation plus souple, cohérente et respectueuse de l’environnement
Si le questionnaire de la FNPF (voir page 21) ne vous convient pas, répondez au nôtre et renvoyez- le à la FNPF. Ou mieux encore, rédigez votre propre questionnaire et faites-en les réponses. Vous serez dans l’esprit du questionnaire officiel.
1. Faut-il protéger le brochet en 1ère catégorie ? Ainsi, on éliminera encore plus facilement les truites.
❏Oui – ❏ Non
2. Classez les organismes suivants de 1 à 5 en fonc- tion de leur utilité. Comme vous le constatez, la liste comporte six noms. Ce qui signifie que l’un d’eux est complètement inutile.
❏ La Caisse des Dépôts – ❏ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel
❏ La sécurité sociale – ❏ L’AS Saint-Etienne
❏ Le Courrier de Saône-et-Loire – ❏ La FNPF
3. Pensez-vous que la taille minimale des poissons pêchés puisse évoluer pendant la partie de pêche ? Par exemple : pour la truite, 25 cm le matin et 17 cm l’après-midi. Cela permet de don- ner leur chance aux débutants ayant échoué le matin.
❏Oui – ❏Non
4. Etes-vous pour la création d’un examen de com- pétences pour les dirigeants de la FNPF ? Pour in- formation, aucune compétence particulière n’est demandée actuellement.
❏Oui – ❏Non
5. Seriez-vous d’accord pour pêcher les sandres et les black-bass sur les frayères à condition de re- mettre les œufs à leur place (de les ventiler et de charger tout intrus sur les nids pendant toute l’in- cubation) ?
❏Oui – ❏Non
6. Pensez-vous qu’il faille interdire toute forme de pêche de loisir dans un rayon de 100 km autour d’un pêcheur professionnel ? La courtoisie est un élément clef du savoir-vivre au bord de l’eau.
❏Oui – ❏Non
7. Seriez-vous favorable à l’ouverture de la pêche de la perche soleil, de nuit ?
❏ Uniquement les nuits de pleine lune – ❏ Seulement en période de fraie – ❏ Après la fermeture des bistrots
8. Seriez-vous pour l’ouverture de la pêche toute l’année, sauf les jours suivants :
❏ Les jours de lâchers de truites – ❏ Les lendemains des jours de lâchers de truites – ❏ Les veilles des jours de lâchers de truites
❏ Les jours d’élection (au second tour uniquement)
9. A quelle vitesse souhaitez-vous rouler pour vous rendre à la pêche ? En effet, certains pêcheurs se plaignent de temps de parcours trop longs pour pratiquer leur loisir. La FNPF peut intervenir au- près du ministre pour demander un “ajustement”.
Enville:❏80km/h?❏110km/h?❏130km/h? Sur autoroute : ❏ 150 km/h ? ❏ 180 km/h ? ❏250km/h?
10. Selon vous, les pêcheurs professionnels peu- vent-ils disposer du matériel suivant :
❏ Chalutier de type “gangui” qui présente l’avantage de niveler les fonds. Cela favorise l’entretien des voies navigables et élimine les risques d’accrochages dans les obstacles pour les pêcheurs à la ligne.
❏ La dynamo (sponsorisée par EDF).
11. Que pensez vous d’avancer le jour de l’ouverture de la truite du samedi au vendredi ? C’est le jour du poisson et aussi celui des RTT.
❏Oui – ❏Non
12. Seriez-vous favorable à l’instauration d’une taille légale de capture pour la perche soleil ? Les dommages imposés aux milieux naturels n’en seraient que plus favorisés.
❏8cm – ❏10cm – ❏12cm
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Philippe Boisson
De la pêche
à la nymphe Seconde édition
augmentée
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La nymphe “au fil”, nouvelle génération
Les pêcheurs tchèques sont de grands spécialistes de la pêche à la nymphe en aveugle, dite “au fil”. Christophe Torres, de la société Mouche Shop, importe des produits novateurs pour les pêcheurs français, développés spécialement pour cette technique, qui y gagne beaucoup en simplicité de mise en œuvre. Une petite révolution !
Par Philippe Boisson
Pour les pêcheurs français, tion du bas de ligne : il marque teurs circulaires, les plombs de
la pêche à la nymphe en
aveugle, dite “au fil”, est née, d’une part de la pêche à l’indicateur de touche de type Rigoletto et de la pêche à la “roulette”, technique qui se dif- férencie de la précédente par une absence d’indicateur de touche. La pêche à la “roulette”, popularisée par Jean-Michel Radix et Victor Borlandelli, est sans doute la plus proche de la pêche à la nymphe “au fil” d’au- jourd’hui, car les touches sont détectées à la simple observa-
un petit arrêt ou s’anime d’une petite pichenette caractéristique lorsque le poisson s’empare de la nymphe. C’est une pêche très proche de la pêche au “toc”, bien connue des pêcheurs de truites, pratiquée canne haute. De son côté, la pêche à l’indica- teur de touche se veut beaucoup plus similaire à la pêche au coup, car c’est le micro-flotteur qui soutient la nymphe. L’évolution de la réglementation dans les compétitions françaises, qui a interdit les micros flot-
pêche au coup placés sur le bas de ligne et les montages de type “bikini” (une nymphe très lourde en pointe et une ou deux nymphes légères en potences), a poussé les pêcheurs à une adaptation plus proche de la pêche à la mouche que de la pêche au coup pratiquéE avec un matériel de pêche à la mouche. Cette question d’éthique peut faire sourire, mais tout sport comporte des règles. La pêche à la mouche de compétition n’est-elle pas enca-
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des nœuds.
Technique mouche
Les deux hameçons “jig” Hanàk disponibles
du n° 16 au 10.
En haut, le 450 BL
avec sa pointe légèrement rentrante. En bas,
le 400 BL plus traditionnel. Ci-dessous, une nymphe montée sur un 450 BL et avec une bille
de tungstène Hanàk. La grande taille
de l’œillet facilite
la réalisation
dont la société, Mouche Shop (www.moucheshop.com), importe les marques tchèques Hanàk et Mouches Ellipse. Les pêcheurs tchèques sont de grands spécialistes de la pêche “au fil”. Avec le temps, ils ont affiné le matériel au point que, pour les pêcheurs français que nous sommes, tout apparaît comme étant nouveau. Les évo- lutions proposées par les pêcheurs tchèques concernent principalement différents sys- tèmes d’indicateurs de touches, les hameçons de forme “jig” qui permettent de limiter les accro- chages sur le fond tout en offrant un ouverture maximale pour bien piquer le poisson, ainsi que des systèmes de les- tages très réussis.
Les championnats nationaux dans les pays de l’Est sont moins restrictifs que le championnat français. C’est sans doute ce qui explique que ce type de produits était jusqu’alors absent sur notre marché national.
Deux approches,
deux techniques
Si les nymphes utilisées pour la pêche au fil sont communes à toutes les variantes que propose la pêche “au fil” au sens large, le choix du type d’indicateur de touches dépend directement de la façon de pêcher. La pêche au fil actuelle se pratique toujours selon les deux méthodes décrites au début de cet article. Soit l’in- dicateur de touche est capable de soutenir la nymphe, soit il ne l’est pas. Auquel cas la pêche sera proche de la roulette, pra- tiquée avec une longue canne tenue en position haute. C’est donc le bas de ligne, à la limite du “presque détendu” ou si vous préférez du… “presque tendu”, qui soutient très légèrement la nymphe en la laissant suffisam-
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drée, affiliée au ministère de la Jeunesse et des Sports ? Sans la notion du “hors jeu” au foot- ball, les cages des gardiens deviendraient de véritables pas- soires…
Pour ce dossier, qui comprend également la rubrique montage et qui présente huit nymphes novatrices pour la pêche à la nymphe “au fil” , nous avons fait appel à Christophe Torres
ment libre pour être naturelle, mais toujours sous contrôle afin de déceler les touches. Avec un indicateur qui soutient à lui seul la nymphe, la profondeur de pêche est imposée. Impossible de la modifier en cours de dérive. Cette technique, qui certes n’est pas parfaite, est tou- tefois intéressante dans les cas où il est délicat d’approcher les poissons de très près. Cette pêche se déroule entre cinq et quinze mètres, notamment sur les longs radiers à la profondeur régulière. La soie est le bas de ligne sont donc posés sur l’eau. L’indicateur terminant l’ensem- ble, prêt à indiquer les touches au pêcheur. Cette pêche se pra- tique presque exclusivement vers l’amont.
La pêche canne haute avec un indicateur qui ne peut soutenir la nymphe est surtout pratiquée dans les courants puissants et avec des poissons qui tolèrent la proximité du pêcheur. Proxi- mité étant dans ce cas un mot très approprié, car les bottes du pêcheur se trouvent à moins de cinq mètres du poisson. En effet, ce genre de pêche est dif- ficilement praticable à distance, car le bas de ligne se retrouve incliné en direction du pêcheur, à cheval sur plusieurs veines d’eau. Cela a pour conséquence de perturber la descente de la nymphe dans la couche d’eau et de très mal retranscrire les touches. Pour cette technique, les compétiteurs recherchent des cannes de 11 pieds très légères, pour soie 3 ou 4. Pour gagner en allonge, ils opèrent bras tendu, toujours dans le souci de pêcher sous la canne.
Les indicateurs Hanàk
Il s’agit de micro-billes de plas- tique de 2 à 3 mm de couleurs différentes, centrées sur un fil
Le plus petit modèle d’indicateur à micro- billes n’en comporte que cinq. Il est beaucoup plus discret que son grand frère qui en compte quinze et qui fait parfois figure d’épouvantail.
bicolore jaune et orange. Le but étant de toujours pouvoir visua- liser la touche. Ces indicateurs sont destinés à pêcher canne haute. Ils ne flottent pas, mais une épaisse couche de graisse retarde leur immersion.
Des trois modèles disponibles, deux sont destinés à être placés entre le porte-pointe et la
pointe du bas de ligne. Ils mesu- rent 40 cm. L’un comporte deux micro-billes rouges, une noire et deux jaunes, l’autre sept rouges, une noire et sept jaunes. Hanàk propose également des micro-anneaux très pratiques pour éviter de perdre quelques centimètres de fil sur l’indica- teur à chaque fois qu’un nœud
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Les hameçons jigs offrent un dégagement total de la hampe.
Cela se traduit par un excellent taux de réussite
au ferrage.
est fait. On peut ainsi changer de pointe à l’infini, sans perdre un millimètre sur l’indicateur. Le troisième modèle est sujet à polémique, car il intègre un bas de ligne d’une longueur de dix mètres ! Ce bas de ligne débute en 40/100 pour se terminer en 22/100 par un indicateur simi- laire au premier modèle à cinq micro-billes décrit ci-dessus. Juste avant cet indicateur, deux billes transparentes sont situées surlebasdeligneà20et 40 cm. Ce type de bas de ligne permet de faire l’impasse sur la
soie car, pour cette pêche à très courte distance, elle sort rare- ment du dernier anneau de la canne. Elle devient même gênante car elle a toujours ten- dance, par simple gravité, à redescendre dans les anneaux et donc à emmener le bas de ligne avec elle. Certains diront que ce n’est plus de la pêche à la mouche. Nous l’avons vu, et les dernières évolutions en date le confirment, les pêches à la nymphe en aveugle, sans possi- bilité de voir le poisson, sont toutes dérivées de la pêche au
toc ou de la pêche au coup. Point final.
En voulant chercher à les rendre plus efficaces, on se rapproche finalement beaucoup d’un matériel de pêche au toc ou de pêche au coup. Prenez une canne à toc de 3,90 m (une canne à mouche de 11 pieds mesure environ 3,35 m), un petit moulinet idoine avec du nylon de 20/100 et vous verrez, ce sera parfait. Normal, c’est fait pour !
L’origine de ce dilemme s’avère complexe, lié à la réglementa- tion dans certains pays (de l’Est justement), où la pêche à la mouche est souvent la seule autorisée. Ne pouvant pratiquer d’autres techniques, les pêcheurs de ces pays cherchent naturellement à sortir du carcan imposé par la soie et son tradi- tionnel bas de ligne pour explo- rer les courants plus librement. En France, la plupart des pêcheurs “au fil” s’accrochent à une éthique qui ne tient plus de debout. Tout simplement parce qu’ils ne veulent pas admettre qu’ils pêchent finalement au toc ou au coup ! Ces mêmes pêcheurs méprisent souvent (et à tort) des techniques qu’ils pra- tiquent sous “couvert” d’une canne à mouche. C’est stupide et hypocrite.
Et dans tout ça, les instances fédérales qui établissent les règlements des compétitions françaises doivent également ne pas franchir les limites, afin de
Technique mouche
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Moniteur/guide de pêche professionnel [email protected]
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continuer à pratiquer des tech- niques de pêche à la mouche à peu près “crédibles”.
Si vous n’êtes pas compétiteur et pas trop à cheval sur les prin- cipes, ce long bas de ligne de dix mètres vous permettra de résou- dre le problème de la soie qui redescend inexorablement dans les anneaux de la canne.
Les indicateurs Mouches Ellipse “à la française”
viens des débats sans fin aux matins des quelques rares concours auxquels j’ai participé il y a plus de vingt ans. Certains tentaient de négocier le droit de ne pas couper l’excédent de fil qui dépasse des nœuds barils afin d’avoir plus de facilité à voir les touches ! Et de mémoire, c’était refusé catégo- riquement par la FFPML ! Les compétiteurs de l’équipe de France avec lesquels j’ai pêché
Ne pouvant pratiquer d’autres techniques, les pêcheurs de ces pays cherchent naturellement à sortir du carcan imposé par la soie et son traditionnel bas de ligne
Les Tchèques ont également développé des indicateurs qu’ils ont nommés “à la française”, en référence à la réglementation en place pour les compétitions dans notre pays. Le micro-bou- chon étant interdit depuis long- temps, l’indicateur “français” s’est allongé pour rester dans l’axe du bas de ligne. Je me sou-
depuis ont, quant à eux, recours à un simple fil bicolore d’envi- ron 25 cm qui est graissé pour pouvoir flotter. Ce fil fait partie du bas de ligne. Il sert d’avant-
Les bas de ligne pour la pêche sous la canne Hanàk peuvent être graissés, ce qui facilite la visibilité dans les forts courants. Les anneaux Hanàk sont également proposés en pochettes de dix. Résistants et légers, ils ne coulent pas et rendent de grands services pour installer les indicateurs sur les bas de ligne.
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pointe. Mouches Ellipse pro- pose ce type d’indicateur, mais en version “chaussette” tissée. Ils sont terminés par des micro- anneaux, ce qui facilite grande- ment leur installation.
L’un d’eux comporte un petit cylindre de mousse synthétique à l’intérieur, de façon à aug- menter encore la flottaison.
Fil bicolore Hanàk
Ce fil de nylon bicolore de 20/100 (orange-jaune ou rose- jaune) permet aussi de faire des indicateurs “à la française” d’une trentaine de centimètres, que l’on place juste avant la pointe. La présence des deux couleurs facilite la vision dans un environnement contrasté. Ce type d’indicateur très simple
est finalement le plus discret tant visuellement que lors du poser. Ce point peut faire la dif- férence avec des truites sau- vages. Il est proposé en bobines de 25 m pour une résistante affichée de 4,4 kg.
Les hameçons Hanàk
Avec une qualité de fabrication irréprochable, les hameçons Hanàk Compétition H 400 BL Jig et H 450 BL Jig Superb, sont clairement dédiés à la pêche à la nymphe au fil, en rai- son de leur forme “jig” recon- naissable au fer qui remonte sous l’œillet. La bille lestée est ainsi déportée vers le bas, pla- çant la pointe vers le haut. De même, la courbure de l’hame- çon est totalement dégagée, ce
qui favorise les ferrages avec les poissons difficiles qui ne gar- dent pas la nymphe en gueule. Concernant la réduction des accrochages sur le fond grâce à cette forme particulière, cela reste à prouver, n’ayant pas remarqué de différences notoires avec les formes convention- nelles d’hameçons. Toujours est-il que ces deux hameçons affichent une qualité de trem- page, de piquant et de facilité d’emploi (œillet large) très satis- faisante.
Les lestages Deep Nymph et Double Bille Mouches Ellipse
Ce n’est pas une révélation, mais il faut bien reconnaître que la pêche au fil se déroule dans
En bas, les deux indicateurs Mouches Ellipse “à la française”, terminés par des micro-anneaux Hanàk. Le modèle orange comporte un fin cylindre de mousse qui l’empêche de couler. Un peu de graisse et la flottaison est assurée pour plusieurs heures de pêche.
Le bas de ligne de dix mètres de longueur pour la pêche sous la canne (longue !) proposé par Hanàk est sans concession. Il est équipé de micro-billes colorées et d’un micro-anneau terminal.
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Technique mouche
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les zones courantes. Cela va du paisible courant régulier d’un fin radier au bouillon sur lequel danse l’écume des torrents de montagne. Selon les postes et l’intensité du courant, le choix du lestage est déterminant. Dans la majorité des cas, le suc- cès ou l’échec dépend directe- ment du (bon) choix de lestage. Ensuite seulement viennent la taille de l’imitation et sa cou- leur. La difficulté consiste à pas- ser sa nymphe au niveau où se tiennent les poissons. Une nymphe trop légère “plane”, finit par draguer et ne pêche pas. A l’inverse, une nymphe trop lourde se plante sur le fond sans être capable de pêcher convenablement sur plusieurs mètres. Comparée à la pêche à
vue, où le pêcheur qui a repéré le poisson peut poser sa nymphe très loin en amont, le pêcheur au fil est toujours limité en distance de lancer. La différence entre les deux tech- niques se situe également au niveau du bas de ligne. Un pêcheur à vue peut travailler son poser librement pour favoriser l’immersion de la nymphe, alors qu’un pêcheur au fil n’a guère d’autre choix que de poser sa pointe de bas de ligne quasi- ment tendue. La nymphe doit donc pouvoir couler et se met- tre en pêche rapidement. C’est pourquoi sur un poste similaire, une nymphe pour pêcher au fil sera toujours plus lourde qu’une nymphe utilisée par un pêcheur à vue. Dans les forts courants,
les billes en tungstène ne suffi- sent plus pour pêcher correcte- ment. Il reste toujours la possibilité d’en mettre plusieurs sur un même hameçon (de taille décroissante), mais l’effet est souvent disgracieux. L’excès de poids induit inéluctablement un excès de forme. Pour une fois, un fabricant a réussi à marier les deux facteurs de belle manière. Mouches Ellipse propose en effet deux systèmes. Le premier, nommé Deep Nymph, sert sur- tout à lester les “petits” hame- çons (16 et 14). La forme de ce corps en tungstène suit la courbure des hameçons. Le résultat est harmonieux, tout en offrant un lestage supérieur à celui d’une bille en tungstène. Les Deep Nymph existent en 0,29, 0,32 et 0,56 g. Plus radi- cale est la Double Bille, mais attention, le résultat est aussi très réussi. Là encore, le plus petit modèle convient très bien pour des hameçons n° 16, voire 18. Il pèse 0,35 g. Ensuite, on passe au modèle de 0,56 g, qui permet d’équiper des nymphes montées sur hameçons n° 16, 14 et 12, et enfin, le modèle le plus lourd qui pèse 0,91 g et qui convient pour des hameçons n° 14, 12 et 10. Ces lestages existent en colo- ris or ou gris foncé (tungstène brut). Quel dommage que le choix de teintes ne soit pas plus large. Un jour peut-être…
En conclusion, la pêche au fil évolue principalement dans son côté pratique. Plus de facilité à déceler les touches, à explorer les forts courants. Ces évolu- tions conviendront tout d’abord aux pêcheurs qui recherchent une facilité accrue de mise en œuvre. On peut regretter que ces systèmes d’indicateurs ne soient pas réglables, ce qui per- mettrait d’adapter la profon- deur sans avoir à refaire une pointe ou à la couper.
En haut et de gauche à droite, trois modèles de nymphes montés sur des Double Bille avec des hameçons JMC CA 40, n° 16 et 14. La plus grosse, en taille 10 est montée sur l’excellent hameçon Mouches Devaux D103 BL-HW. Une taille 12 lui convient également. La forme très particulière de ce lest désaxe la bille de tête à la façon d’un jig, même si l’hameçon choisi n’en est pas un. D’ailleurs, ce lest n’est pas fait pour être monté sur ce type d’hameçon.
Ci-dessus, trois exemples de montage avec des corps en tungstène Deep Nymph. Les hameçons sont des JMC CA 40 en tailles 16, 14 et 12. Le lestage est supérieur à celui d’une simple bille en tungstène, tout en préservant l’allure de l’imitation. Et là encore, la courbure de l’hameçon se trouve totalement dégagée.
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MONTAGE
8nymphes pour la pêche “au fil”
Pour donner suite au dossier de ce numéro consacré aux dernières évolutions de la pêche à la nymphe “au fil”, notre rubrique montage présente huit modèles de nymphes spécialement conçues pour cette pêche. Les produits Hanàk et Mouches Ellipse, distribués par mouches- hop.com, ont la part belle, car ils sont utilisés par les plus grands champions de pêche à la nymphe “au fil”, notamment par l’équipe nationale de Tchéquie, nation à l’origine de cette technique de pêche à la mouche dérivée de la pêche au toc.
Par Luc Schmitt
Une sélection qui permet de faire face à toutes les situations : pêche des ombres, des truites sauvages ou d’élevage, pêche par faible courant ou, au contraire, dans le maelström des torrents alpins. A partir de ces montages, d’infinies variantes sont possibles. Elles vous permettront d’adapter au mieux vos nymphes aux préférences locales des poissons de vos rivières.
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Quel bonheur de voir arriver sur le marché de vraies nouveautés en matière de fly tying ! Il est vrai que l’on peut parfaitement pêcher “au fil”
avec de simples nymphes montées généralement avec des hameçons de forme standard ou à hampe courbée et de simples billes percées. Tant que l’on pêche dans peu d’eau et peu de courant, tout est possible. Les choses se compli- quent dans les cours d’eau puissants de type Drac ou Isère et dans toutes les rivières où le courant pousse fortement. Si, de plus, l’eau est généralement froide, la nécessité de passer au niveau où se trouvent les poissons devient inévi- table si l’on veut enregistrer quelques touches. Les pro- duits tchèques Hanàk et Mouches Ellipses ont été spécia-
lement étudiés pour la pêche à la nymphe “au fil”. Les hameçons jig Hanàk imposent aux nymphes une position dans l’eau qui limite les accrochages sur le fond, tout en favorisant une prise en bouche directe par les poissons. De son côté, Mouches Ellipse propose deux solutions effi- caces pour gagner en densité sans perdre en harmonie du montage. Les lestages tungstène Bouble Bille et Deep Nymph sont particulièrement réussis. Contrairement aux apparences, ou plutôt à la rumeur, ce type de produit ne permet pas uniquement de fabriquer des “enclumes” sur hameçon numéro huit, mais au contraire s’accommode parfaitement des tailles 18 à 12, en optimisant le lestage pour les zones où le courant impose sa loi.
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Nymphe jig Micro Rib
Un modèle de base, passe-partout et très efficace sur les poissons sauvages.
Instructions de montage :
1. Fixer dans l’étau un hameçon Hanàk Jig Superb H 450 BL de taille 18 à 14 après avoir enfilé une bille de tungstène de taille correspondante à celle de l’hameçon choisi.
2. Commencer l’enroulement d’un fil de montage noir de taille 10/0. S’arrêter à la naissance de la courbure de l’hameçon.
3. Fixer des cerques en coq roux de faible longueur.
4. Fixer un brin de Micro Rib noir JMC, face convexe vers le haut. Pour un bon vieillissement du corps, vernir la fin de montage avant l’enroulement sans attendre que le vernis sèche.
5. Enrouler le Micro Rib jusqu’à la bille sans laisser d’espace entre les enroulements. Bloquer l’excédent par deux tours de fil de montage et couper la partie restante.
6. Après avoir poissé le fil de montage, torsader entre les doigts une fine mèche de Dubbing Hare Antron noir AB Fly.
7. Enrouler le dubbing sur deux tours. Bloquer le fil et réaliser le nœud final. On remarque que l’effet hirsute dépend beaucoup de la façon de torsader le dubbing.
8. Une variante montée par Christophe Torres (Moucheshop). Le corps très fin en fil de montage, ainsi que le dubbing peu volumineux, favorise une bonne immersion de ce modèle. Une plongée rapide et verticale de la nymphe constitue souvent la clef du succès. Mais chaque poste est différent. Parfois, un volume plus important maintient la nymphe plus longtemps au bon niveau.
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MONTAGE
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Deep Nymph
La série de corps lestés Deep Nymph de Mouches Ellipse existe en 0,29, 0,32 et 0,56 g. Le modèle de 0,29 g convient pour les hameçons 18 ou 16, selon les références. Les deux autres sont parfaits pour les tailles 16 et 14. On note une forme très harmonieuse qui facilite grandement le montage.
Instructions de montage :
1. Fixer dans l’étau un hameçon JMC CA 40 de taille 16. Coller un corps Deep Nymph 0,29 sur le dessus de la hampe.
2. A la base du corps, commencer l’enroulement d’un fil de Wool Dub JMC roux (en réalité, il tire plus sur le bordeaux)
3. Fixer quelques cerques en perdrix grise ainsi qu’un fil de cuivre rosé.
4. Après avoir encollé le corps, enrouler le Wool Dub pour faire un corps régulier qui suit la pente du lestage.
5. Enrouler désormais le fil de cuivre afin d’obtenir un cerclage large. Le bloquer et couper l’excédent. Faites deux fausses clefs avec le Wool Dub et arrêter ici le montage.
6. Juste derrière l’œillet, commencer l’enroulement d’un fil de montage très fin de couleur bordeaux.
7. A l’aide d’une pince à hackles, tenir une pincée de fibres de plumes de poitrail de perdrix grise côté pieds. Laisser dépasser 3 ou 4 millimètres après avoir réglé la distance. Une fois posées, les pointes des fibres devront dépasser légèrement de courbure de l’hameçon.
8. Présenter la perdrix juste sous l’œillet de l’hameçon. La bloquer par quatre ou cinq tours de fil de montage. Couper l’excédent (réduit au minimum grâce à l’usage de la pince) et ajouter une goutte de vernis.
9. Encore une très bonne nymphe utilisable partout et qui imite autant un éphémère qu’une gammare ou un trichoptère, pour peu que l’on choisisse une autre couleur de Wool Dub (jaune sale, vert bouteille).
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Nymphe jig rose
Ce modèle, dans l’ensemble similaire au premier présenté dans cette rubrique, joue sur la teinte vive de la bille et sur la simplicité de montage qui le caractérise. Tous les mélanges de teintes sont permis. A vous de trouver les vôtres.
Instructions de montage :
1. Fixer dans l’étau un hameçon Hanàk Jig Superb H 450 BL de taille 18 à 12, après avoir enfilé une bille de tungstène rose de taille correspondante à celle de l’hameçon choisi.
2. Après avoir passé un peu de vernis sur la hampe, commencer l’enroulement d’un fil de Mirage Dub JMC noir.
3. Par la pointe, fixez une grande plume de marabout olive. Ajouter une goutte de colle.
4. Arrivé au niveau de la bille, poisser le fil de Mirage Dub sur deux ou trois centimètres.
5. Entre les doigts, torsader un dubbing grossier roux, composé de poils de lièvre et de substitut de poils de phoque.
6. Enrouler sur deux tours au maximum. Faites deux fausses clefs avec le Mirage Dub pour arrêter le montage. Ajouter une goutte de colle ou de vernis à l’endroit où se trouvent les fausses clefs. La nymphe ainsi obtenue est très facile à monter. En jouant sur la nature et la couleur des matériaux, une multitude de résultats s’offrent alors au pêcheur.
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MONTAGE
Deep Nymph tchèque
Ce modèle marie la forme générale des fameuses nymphes tchèques avec celle du lestage Deep Nymph. La matière rabattue sur le dos de la nymphe peut être remplacée par différents produits (Scud Back), y compris par des matériaux naturels (sabres de faisan, peau d’anguille naturelle ou teintée, latex, etc.)
Instructions de montage :
1. Fixer dans l’étau un hameçon JMC CA 40 de taille 12. Coller un corps Deep Nymph 0,56 g sur le dessus de la hampe.
2. A la base du corps, commencer l’enroulement d’un fil Mirage Dub JMC olive.
3. Fixer une pincée de fibre de Sparkle Stream JMC (ici le coloris “sardine”), ainsi qu’un fil de cuivre d’assez gros diamètre.
4. Déposer un point de colle à la base des fibres de Sparkle Stream et sur le dos du lestage.
5. Enrouler le Mirage Dub régulièrement sans surépaisseur.
6. Laisser le Mirage Dub en attente (ce matériau est utilisable avec un porte- bobine). Rabattre les fibres de Sparkle Stream, puis les cercler avec le fil de cuivre. Faites deux fausses clefs avec le fil de cuivre pour terminer cette étape. Faites quelques tours avec le Mirage Dub au niveau du thorax sans exagération. Deux fausses clefs et une goutte de colle pour assurer la solidité de l’ensemble.
7. La forme du corps Deep Nymph convient parfaitement à ce type de modèle.
Le choix de la teinte de Sprakle Stream est ici arbitraire (pour colorer un peu
les images !), mais sachez qu’il existe d’innombrables variantes. Sachez aussi que l’on peut remplacer le Mirage Dub par du lièvre et le dos par des sabres
de plume de queue de faisan. C’est moins décoratif, mais toujours très efficace
en pêche !
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Nymphe jig orange spot
Avec l’orange, c’est souvent tout ou rien. Il s’agit donc d’une nymphe- leurre “coup de poker” qui a tou- jours sa place dans nos boîtes.
Instructions de montage :
1. Choisir un hameçon Hanàk Jig H 400 BL en taille 14 et enfiler une bille en laiton ou en tungstène orange vif.
2. Commencer l’enroulement d’un fil de montage jaune.
3. Fixer quelques cerques en pointe de plume de poitrail de canard colvert mâle, ainsi qu’un fin fil de laiton.
4. Finir un corps régulier et relativement fin. Faire un nœud final et couper le fil.
5. Au milieu de la hampe, commencer l’enroulement d’un fil de montage orange vif.
6. Continuer le corps orange jusqu’à la bille. Cercler le corps avec le fil de laiton. Le bloquer par trois tour de fil de montage. Couper l’excédent et vernir l’ensemble du corps avec du Gloss Coat Devaux. Préparer une boucle à dubbing avec un twister.
7. Torsader un dubbing composé de poils d’oreille de lièvre teintés en orange.
8. Enrouler le dubbing sur un ou deux tours. Puis, poisser le fil de montage et torsader une fine mèche de Dubbing Hare Antron noir AB FLY.
9. Faites également un ou deux tours pour obtenir un dubbing très sombre. Nœud final. Cette nymphe plait beaucoup aux ombres ainsi qu’aux truites d’élevage. Mais rien n’exclut qu’elle soit prise par une truite sauvage de belle taille.
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MONTAGE
Nymphe tchèque
Les pêcheurs tchèques sont de grands spécialistes de la pêche à la nymphe “au fil”. Ils utilisent très souvent des nymphes à hampes courbées qui ont la particularité d’être recouvertes d’un film brillant qui ressemble à du papier pour emballer les bonbons (Scud Back 2 mm Ardent pêche). La bille peut être placée en tête ou au milieu. Les modèles sans billes, lestés avec un classique fil de plomb enroulé sur la hampe, sont destinés aux eaux peu profondes et aux courants plus faibles.
Instructions de montage :
1. Placer dans l’étau un hameçon Knapek G ou à défaut un Partridge Flash Point CZF n° 12 et enfiler une bille de tungstène de diamètre correspondant. Différents choix de couleurs sont possibles.
2. Commencer l’enroulement d’un fil de Mirage Dub JMC blanc sale sur la partie arrière de la nymphe.
3. Fixer à la base de corps un fil de cuivre et une lamelle de Scud Back blanc ou, comme ici, un morceau de peau de maquereau séchée nacrée (mackerel fish skin Ritt-Mailling).
4. Rabattre la lamelle sur le dos et la cercler avec le fil de cuivre.
5. Bloquer le fil de cuivre avec deux tours de mirage Dub et une goutte de colle.
6. Faites un nœud final avec le Mirage Dub et recommencer les mêmes opérations de l’autre côté de la bille.
7. Rabattre à nouveau la lamelle de peau de maquereau. La fixer bien tendue en tête.
8. Une fois l’excédent coupé, cercler la seconde moitié du corps avec le fil de montage. Terminer le montage.
9. Pour assurer un joli rendu et une solidité optimale, vernir le dos la nymphe avec du Gloss Coat Devaux. Couper les grandes fibres parasites.
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Double Bille lièvre et lapin
Ce montage fait partie des grands classiques. Contrairement à ceux dont le corps est très fin, les corps très fournis en dubbing se stabilisent beaucoup mieux dans la couche d’eau. Ils sont donc intéressants (et complémentaires) dans le cas d’une pêche dans une longue veine d’eau régulière.
Instructions de montage :
1. Fixer dans l’étau un hameçon JMC CA 40 n° 16 à 12. Coller la Double Bille sur le dessus de la hampe.
2. Choisir un fil de montage 10/0 blanc et solidifier le montage en faisant quelques tours au niveau de la base de la double bille. Fixer des cerques fournis mais très courts, en plume de perdrix grise.
3. Au même niveau, fixer un tinsel torsadé doré.
4. A l’aide d’un twister, réaliser une boucle à dubbing et y incorporer un dubbing de lièvre naturel AB Fly. Torsader la boucle.
5. Enrouler le dubbing sur tout le corps et le cercler avec le tinsel.
6. Poisser le fil de montage et torsader un très fine mèche de dubbing Mouches de Charette Y 27 (rose).
7. Enrouler le dubbing sur deux tours et faire le nœud final. La petite touche de couleur peut être déclinée en orange, vert bouteille, vert amande, noir, jaune, rouge ou blanc. Les dubbing synthétiques SLF et Polar Dub sont également très recommandés pour leur brillance et leur souplesse.
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MONTAGE
Double Bille herl de paon et lièvre
La fameuse Double Bille de Mouches Ellipse. Une rainure sert à la maintenir sur la hampe de l’hameçon. Elle doit impérativement être collée. L’effet décentré est volontaire afin d’obtenir une position inversée de la nymphe dans l’eau. Les Double Bille existent en 0,35, 0,56 et 0,91 g, ce qui correspond aux tailles hameçons 16, 14 et 12.
Instructions de montage :
1. Fixer dans l’étau un hameçon Tiemco 9300 de taille 16 à 12. Coller la Fouble Bille sur le dessus de la hampe.
2. Choisir un fil de montage 10/0 amande et solidifier le montage en faisant quelques tours au niveau du rétrécissement.
3. Sans couper le fil, passer à l’arrière et ligaturer la base de la Double Bille. Ajouter ensuite une micro-goutte de colle cyanoacrylate sur les deux points de fixation.
4. Venir au début de la courbure avec le fil de montage et fixer quelques cerques en coq chinchilla, d’une longueur inférieure à celle de la hampe de l’hameçon.
5. Fixer ensuite un herl d’œil de plume de paon ébarbé teinté olive. Le liseré noir doit être placé en haut.
6. Enrouler le herl de paon en débordant sur la Double Bille. Vernir ce corps avec du Gloss Coat Mouches Devaux.
7. A l’aide d’un twister, préparer une boucle à dubbing.
8. Dans la boucle, introduire un dubbing d’oreille de lièvre grossier, après avoir poissé les deux fils de la boucle.
9. Torsader la boucle avec le twister et enrouler le dubbing sur deux tours maximum. Couper l’excédent et faites le nœud final.
10 et 11. Sur ce très bon modèle de nymphe, on remarque la brillance
de la plus petite bille à travers les poils de lièvre. La vue 11 permet d’observer la position de la bille principale,
très en avant et qui dégage
totalement l’hameçon.
Une arme de plus au ferrage !
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La pêche
aux micro-nymphes en 10 étapes
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L’utilisation de nymphes artificielles minuscules relève-t-elle de la lubie de passion- nés ou bien se justifie-t-elle parfois ? Il est tout à fait possible de capturer des truites au moyen de nymphes à peine plus volumineuses que le nœud qui les relie au bas de ligne, mais le bon sens serait de dire qu’il vaut mieux pêcher correctement avec une nymphe moyenne plutôt que mal avec une petite ! Oui, mais voilà : parfois on ne peut pas faire autrement que d’employer ces choses minuscules car, dans les rivières les plus courues de notre pays, finesse et miniaturisation sont souvent devenues la norme (et pas toujours pour de bonnes raisons !). Voici quelques pistes afin de ne pas sombrer dans le travers de l’inutilement petit – quand c’est possible – et quelques ruses afin d’entrer dans la danse et faire mieux que tout le monde lorsque c’est nécessaire.
Par Jean-Christian Michel
1. Qu’entend-on par micro-nymphes ?
Lorsque j’ai commencé à m’inté- resser à la pêche en nymphe à vue, je considérais un hameçon numéro 18 comme petit, alors qu’aujourd’hui cette taille me semble moyenne. Lorsque je me rends sur un parcours que je ne connais pas et que les conditions semblent normales et les truites pas particulièrement éduquées, c’est souvent avec une nymphe artificielle montée sur un hame- çon de cette taille que je réalise mes premières dérives…
Malheureusement, en condition d’étiage et avec des poissons sol- licités quotidiennement par des nympheurs qui se donnent tous rendez-vous au même endroit pour tremper leur fil, cette taille de nymphe fait parfois figure d’épouvantail et, par « petites nymphes », il faut désormais entendre des modèles montés sur des hameçons numéros 22, 24 et parfois même 26.
Avant d’entrer dans les détails de montage et d’utilisation de ces petites nymphes ainsi que des adaptations du matériel et
de la technique de pêche qu’elles impliquent, il est bon de chercher à comprendre pour- quoi dans certaines conditions, elles peuvent se montrer diffici- lement contournables.
Les pêcheurs à la mouche que nous sommes ont souvent la réputation de couper les che- veux en quatre et de compli- quer inutilement les choses pour le seul plaisir de passer des heures devant leur étau et de posséder des boîtes de mouches à rallonges achalandées à la façon d’un rayon de supermar- ché… Quel est l’intérêt de pré- senter de si petits « machins », comme disent ceux qui s’indi- gnent qu’on puisse capturer une truite avec une mouche artificielle à peine plus grosse qu’un microbe ?
2. Entomologie
L’argument de la ressemblance avec la taille des proies dont se nourrissent les truites n’est pas le plus convaincant car souvent, le problème n’est pas de pêcher ressemblant, mais de bien pêcher. Il est pourtant vrai que certaines nymphes d’éphémères sont toutes petites et ne dépas- sent pas quelques millimètres à l’âge adulte. A ces nymphes de petite taille, il convient d’ajou- ter toutes les larves d’une ou deux saisons qui passent la majeure partie de leur temps cachées sous les galets et qui n’émergeront que la troisième année. Les adultes ayant, pour la majorité des espèces, déjà émergé au printemps, il ne reste dans la rivière que des larves plus jeunes et plus petites. Entre les nymphes de petits éphé- mères adultes et celles des grands éphémères qui ne le sont pas encore, le réflexe petites proies/petites nymphes artifi- cielles s’impose à l’esprit de la majorité des pêcheurs.
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Sur les parcours très fréquentés par les pêcheurs à la nymphe, la pêche avec des micro- nymphes devient incontournable dès que les rivières approchent ou atteignent leur niveau d’étiage.
3. Fréquentation
Mais si ces petites nymphes deviennent souvent la cible pri- vilégiée des truites, c’est surtout la fréquentation excessive des meilleurs parcours qui rend la miniaturisation inévitable. Fort de l’idée qu’au plus la tromperie est dissimulée, au mieux elle fonctionne, à qualité de dérive égale, nous faisons notre possible
dant toute la mauvaise saison… On imagine la marge de manœuvre qui nous reste lorsqu’il devient indispensable d’affiner la pêche une fois l’été venu ! En fin de saison, les micro- nymphes s’imposent plus par la peur que les truites éprouvent devant tout ce qui ressemble à un piège de pêcheur que par un comportement alimentaire. Au
4. Dragage et petites nymphes
Dans des conditions normales, l’harmonie entre le poids de la nymphe artificielle et le diamè- tre de la pointe suffisent à pro- duire une dérive prenante. Quand les truites ont été “vacci- nées” à plusieurs reprises, il fau- dra non seulement parvenir à produire une dérive prenante, mais en plus, avec un leurre dont elles n’ont pas encore appris à se méfier, et c’est là que pêcher plus petit que nos confrères peut parfois présenter un intérêt.Un gros fil et une grosse nymphe bien présentés ne draguent pas plus qu’un petit fil et une petite nymphe… En revanche, un gros dragage se perçoit plus facilement qu’un petit dragage.
Conclusion : la miniaturisation rend les truites plus tolérantes lorsqu’on pêche mal ! L’harmo- nie entre la taille de la nymphe et le diamètre de la pointe sont prépondérants. Une petite nymphe bridée par un fil trop gros drague inévitablement et,
Lorsque les truites se nourrissent d’émergentes de bætis, je suis souvent surpris par l’impression que le thorax des nymphes est dilaté, boursouflé et se trouve disproportionné relativement à la finesse de l’abdomen
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pour pêcher plus petit et plus fin que la concurrence. Cette rivalité entre pêcheurs atteint son com- ble lorsque, dès l’ouverture, cer- tains d’entre nous attaquent en huit ou dix centièmes avec des nymphes minuscule des truites qui n’ont pas été sollicitées pen-
pire des cas, une petite nymphe présentée au moyen d’un nylon arachnéen ne sera pas vu par la truite ou ne l’intéressera pas, mais au moins ne la mettra-t-elle pas trop vite en alerte… Reste encore à être suffisamment précis pour lui faire ouvrir la gueule !
paradoxalement, la miniaturisa- tion peut alors devenir une source de refus que l’on ne peut contourner qu’en ajoutant du plomb sur la nymphe. Toute la difficulté devient alors d’appren- dre à pêcher petit sans draguer. Le dragage d’un fil fin et d’une petite nymphe (même trop légère) sera sanctionné d’un refus, mais il éveillera moins la méfiance d’une truite et permet- tra de réaliser plusieurs passages sur le même poisson afin de se régler, de comprendre ce qui ne va pas. Alors qu’un seul mauvais passage avec un diamètre plus fort ou une nymphe trop grosse aurait immédiatement suffi à mettre un terme à nos chances.
5. Le matériel
La pêche aux micro-nymphes se pratique avec des diamètres de nylon de six, huit ou dix cen- tièmes, mais l’équipement du pêcheur en nymphe à vue reste le même. La puissance de la canne n’est pas un obstacle lorsqu’on utilise un long bas de ligne et une pointe mesurant entre deux et trois mètres. Certains pêcheurs d’ombres virtuoses n’éprouvent pas de difficulté à employer leur canne/soie n°6 habituelle pour présenter leurs micro-nymphes… La précision est le meilleur remède contre la casse au ferrage : si vous comp- tez sur la souplesse de la canne pour absorber un ferrage d’épi- leptique, optez plutôt pour une crosse roubaisienne !
Le problème principal avec des micro-nymphes est de parvenir à les faire couler. Que l’on uti- lise des modèles légers, c’est-à- dire plombés au fil de plomb ou non plombés et présentés dans les secteurs calmes au moyen d’un beau poser parachute, ou bien des nymphes lourdes, cas- quées ou soudées à l’étain au
Plus les imitations
de nymphes sont petites, moins
les détails sont importants. Seule compte la couleur et la densité.
La forme est imposée par la nécessité de ne pas obstruer
la minuscule courbure
de l’hameçon.
moyen d’un poser “plaqué- détendu” dans un secteur plus courant, l’art de détendre le bas de ligne est primordial. Il est d’autant plus délicat à obtenir que les micro- nymphes non plombées ne possèdent aucune inertie et se posent parfois en
retrait du talon du bas de ligne, quand il y a une petite brise. Il est alors nécessaire de raccour- cir un peu la pointe afin de cor- riger ce défaut, sans chercher pour autant à obtenir un bas de ligne trop rapide qui se poserait de façon rectiligne.
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Technique mouche
6. La pêche aux micro- nymphes légères, façon pêcheur de truites
En eaux calmes ou peu pro- fondes, la pêche à l’aide de nymphes légères, c’est-à-dire non plombées ou peu plombées (quatre ou cinq tours de fil de plomb) prend tout son sens. C’est en pratiquant de la sorte qu’on parvient à prendre quelques poissons même au cœur de l’été, alors que la perception par le poisson du moindre « Plouf ! » suffit géné- ralement à lui clouer le bec ou à le faire fuir. La pêche se pratique vers l’aval, perpendiculairement ou – plus rarement – par l’ar- rière, en ayant bien soin de ne jamais coiffer le poisson avec la pointe du bas de ligne. Les nymphes très simples en micro- dubbing, quill de héron, de condor ou de faisan sont indi- quées. On peut également employer des modèles vernis en simple fil de montage lorsqu’il est nécessaire de pêcher un peu plus profond.
7. La pêche aux micro- nymphes lourdes, façon pêcheur d’ombres
Dès que le courant s’accélère ou que le lit de la rivière se fait plus profond, il devient nécessaire de changer d’approche et de procé- der comme les pêcheurs d’om- bres, en attaquant les poissons par l’arrière et en posant la nymphe dans leur veine d’eau plusieurs mètres en amont. On laisse alors couler et on anime au dernier moment. Il est ainsi pos- sible de faire descendre au ras du fond une nymphe n°24, même sous une hauteur d’eau consé- quente, alors que sous un autre angle, il est peu probable que la micro-nymphe passe à portée de gueule d’un salmonidé collé au fond.
8. Les posers
Un poser parachute est recom- mandé pour les petites nymphes non-plombées, en sachant que ça ne coulera que de quelques dizaines de centimètres.
Un “plaqué détendu” façon pêcheur d’ombres pour les modèles lisses et lestés, destinés à la pêche dans les secteurs plus profonds et plus courants.
9. Conseils de montage Pour le montage des micro- nymphes, il n’est pas impossible d’employer vos fils de montages habituels en taille 6 ou 08/0, mais cela exige d’être particuliè- rement avare en enroulements sous peine de réaliser d’infâmes choses boudinées de l’œillet à la courbure. L’emploi de fil de montage 10/0 ou 12/0 est bien plus confortable et adapté à la réalisation des modèles qui nous intéressent ici, soit des modèles réalisés sur des hameçons choi- sis dans les tailles numéros 22, 24 et 26. Concernant le lestage, les hameçons n°22 peuvent encore éviter d’être lestés mais, plus petits, il vaut mieux leur ajouter quelques tours de plomb sous peine de ne pas les faire couler au-delà de quelques dizaines de centimètres de pro- fondeur. Avec les hameçons n°26, le problème devient cor- nélien : les enroulements de fil de plomb suffisent à réduire significativement l’ouverture et il n’est pas rare de ne parvenir à ferrer qu’un poisson sur deux… Pour les nymphes lourdes, attention aux casques mal adap- tés à la forme de l’hameçon et qui en obstruent l’ouverture : trop gros, ils ont le don de transformer la nymphe artifi- cielle en sucette à truite : ça ne pique pas. A éviter. Les casques habituels de diamètre 1,5 mm, s’harmonisent bien avec les
Tiemco 100 ou 9300 n°22. Plus petits, mieux vaut recourir à la soudure afin de dégager l’ou- verture. Les hameçons courbes de type TMC 2844, à longueur de hampe égale, possèdent une ouverture bien supérieure à un TMC 100. On peut les employer sur les secteurs légère- ment courants. En revanche, j’évite de les utiliser dans les sec- teurs calmes et partout où la truite a le temps de regarder de près la nymphe, car je reste convaincu (même si cela peut me valoir la camisole…) que les truites éduquées ne sont parfois pas du tout indifférentes au caractère trop visible de la cour- bure et de la pointe qui dépas- sent du montage.
10. Quelques modèles qui ont fait leurs preuves
Au plus c’est petit, au plus il faut faire simple. Des fibres de coq fines, courtes et clairsemées afin de figurer quelques cerques, ainsi qu’un corps en fil de montage, un coup de feutre sur le dos et quelques couches de vernis, et voilà la micro-nymphe de base. Simple à monter, une courbure bien dégagée et un corps qui n’opposera pas de résistance à l’enfoncement.
Plus joli, un quill de paon ébarbé et une tête en fil de montage ou un casque qui tranche avec le corps. Dans cet esprit, les mon- tages réalisés à la résine UV, tels qu’ils ont été présentés dans le dernier numéro de Pêches Spor- tives par Cyril Bailly, sont tout à fait indiqués. Dans les teintes gris ou vert olive, ces modèles ont fait leurs preuves. Les secteurs les plus calmes ne nécessitant pas l’em- ploi de nymphes lisses permet- tent d’employer des quills de condor ou de héron, avec lesquels il est possible de réaliser de tout petits modèles séduisants et bien
proportionnés, pourvu que l’on utilise une portion adaptée. Celle-ci est située dans le premier tiers du quill depuis sa pointe. Dans les teintes marron, vert olive ou naturel passé à l’acide picrique, trois ou quatre enroule- ments permettent de réaliser un corps de nymphe minuscule et très réaliste. La solidité n’est pas le point fort de ces modèles, mais on peut l’améliorer un peu en enroulant le quill sur une sous- couche de vernis frais.
La réalisation de très petits modèles de nymphe exige que l’on sacrifie la représentation exacte des parties à la silhouette d’ensemble. Sur une petite pheasant-tail, mieux vaut rem- placer le sac alaire (que l’on réa- lise habituellement en rabattant les fibres sur un dubbing) par une tête en soie de montage qui, faute de place, évitera que
l’anneau de l’hameçon soit obs- trué par les matériaux.
Lorsque les truites se nourrissent d’émergentes de bætis qu’elles régurgitent parfois lorsqu’on les décroche, je suis souvent surpris par l’impression que le thorax des nymphes est dilaté, boursouflé et se trouve disproportionné relati- vement à la finesse de l’abdomen. Est-ce la fameuse petite bulle de gaz qui aide la nymphe dans son ascension vers la surface ou bien les ailes qui se défroissent peu à peu ? Toujours est-il que l’émer- gente ressemble à une sorte de point-virgule : une grosse tête
carrée et un corps tout fin. Un dubbing peut facilement recréer cette impression massive, pourvu qu’il ne soit pas réalisé trop près de l’anneau. Cette grosse « tête » est caractéristique des nymphes de G. E. M. Skue, qui avait clai- rement observé qu’une nymphe n’est pas une larve et que, si les truites s’en nourrissent tout par- ticulièrement lorsqu’elles rega- gnent la surface, mieux vaut imiter la silhouette boursouflée des nymphes plutôt que celles bien proportionnée des larves qui remplissent les manuels d’entomologie…
Un modèle très bien accepté des truites en été. Il est composé essentiellement de fil de montage pour
le corps et de polypropylène orange vif pour le thorax. L’aspect lisse est obtenu grâce à un vernis UV. Outre l’aspect esthétique, ce revêtement favorise l’immersion.
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Coulisses
Vos coins pêche (2)
Voici la deuxième partie de notre nouvelle rubrique « aménagement du ter- ritoire ». Vous avez encore été nombreux à nous envoyer photos et commen- taires sur les ateliers de votre passion. Une constante : on sent qu’il s’agit de votre « vrai » chez-vous, un endroit conquis de haute lutte ou généreusement concédé à partir de l’espace familial. Pour le reste, vous êtes pleins d’idées et de trouvailles et nous espérons que ces témoignages seront profitables à tous nos lecteurs.
Nous prolongerons cette première saison jusqu’au 31 décembre pour que ceux que cela amuse nous envoient photos et textes (courts, les textes). Vous élirez vous-même le vain- queur de cette première édition en votant grâce au coupon publié dans le prochain nu- méro. Vous pourrez aussi voter sur le Web à partir de cet été. Le vainqueur gagnera un séjour à Goumois, sachant que l’essentiel est de participer. Envoyez-nous vos photos et commentaires sur : [email protected]
Les photos les plus appréciées seront publiées dans le magazine et seront classées pour gagner un séjour de pêche à Goumois dans le Doubs.
1 – Papa monteur
François Rouillon n’est pas du genre à fuir ses responsabilités de jeune père moderne. Ni à renoncer à son activité de monteur passionné. La solution : on initie le bambin aux subtilités des corps tressés et du montage parachute. En voilà un qui pourra dire : « En fait j’ai, commencé tout p’tit… »
2 – Jean l’efficace
Le coin travail de Jean, 72 ans, est un modèle d’efficacité. Les trucs de ce Pyrénéen, qui a commencé la pêche à la mouche à 60 ans, sont des modèles du genre.
Regardez notamment le posi- tionnement très efficace de la loupe grâce à un socle de bois fait maison et le regroupement des outils et matériaux qui les rend très facilement dispo- nibles.
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3 – Sébastien le Michelin
« Voilà ma contribution pour votre article sur nos coins de pêche… Je ne sais pas vraiment qui de moi ou de mon épouse est le plus heureux : moi de pouvoir (peut-être ) participer à cet article et surtout mon épouse, heureuse de m’avoir vu trier quelques années de « collection » de matériel divers, et de m’avoir vu même faire un petit coup de ménage. Je suis ce qu’on peut appeler un pêcheur- monteur- collectionneur plutôt « bordélique »… J’ai 43 ans, je suis ouvrier chez Monsieur Bibendum et très « addict » à la pêche à la mouche… Heureux pro- priétaire depuis peu d’un blog de pêche (http://jis- mouches.overblog.com), je serais heureux que vous y fassiez un petit tour à l’occasion… »
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Coulisses
4 – Président bien organisé
Le coin pêche de Thierry Cellier est à l’image de son propriétaire : bien organisé. Ce sympathique président du Fario’s Club Pêche Mouche de La Motte-Servolex en Savoie, a une vie bien remplie. Elu municipal, militant écologique (il se passionne pour les espèces menacées comme l’écrevisse à pattes blanches) et mycologue averti, Thierry Cellier met de la méthode en toutes choses.
« Ordinateur à portée de main, hameçons à gauche, nécessaire à droite, rangement des cannes au-dessus, bibliothèque à côté : tout y est pour passer de bons moments derrière l’étau. »
5-LacaveàDuf
« Mon coin de montage à moi, c’est la première partie de ma cave, la deuxième partie étant réser- vée à l’affinage de mes saucissons (je tue encore le cochon) et de mes bouteilles de vin, au cas où j’aurais une petite soif lors de mes soirées de mon- tage. Oh, ce n’est pas la caverne d’Ali Baba ! Mais on y déniche beaucoup de trésors. Des poils et plumes de toutes sortes. Entre les dons d’amis chasseurs : (bécasse, perdrix, paon,cerf, biche, chevreuil…) et autres amis (queue de renard, écu- reuil…), j’ai de quoi monter des centaines de mouches. La passion de la mouche remonte il y
6 – Bernard le Pagaillousse
à sept t ans quand mon fils a effectué un stage avec Stéphane Faudon en Lozère. Du coup, je me suis mis à la mouche, car je ne voulais pas être en reste. Puis, l’idée me vint d’essayer de monter quelques mouches. Au début, mon fils me disait : « Ils sont beaux tes bourdons ». Et de fil (de mon- tage), en aiguille (à dubbing) je me suis pris au jeu. Le soir, sur une musique de Brel ou Chelon (Les Fleurs du mal, of course), je m’applique à reproduire des insectes afin de leurrer des farios et de les relâcher, dans de bonnes conditions, bien sûr. »
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Sur le bureau : de style inconnu mais rectifié maison, héritage de la grand-mère, une planche avec porte-bobine et porte-instru- ments de montage, l’indispensa- ble étau. Au fond, le « TE » pour tresser des bas de lignes, deux lampes, deux loupes et une paire de lunettes-loupe (l’âge venant, il
faut bien tout ça). Dans le porte- stylo, des plumes de vautour, héron, faisan, oie blanche et per- roquets (aras et gris du Gabon). Dans l’autre, les feutres indélé- biles.
Devant : un fauteuil de mon temps de labeur donné à mon départ, mais plein de souvenirs
de rêves et ça continue. Il devait être fait pour…
Sous le bureau : une caisse de magnums de bordeaux contient, comme à l’origine, un petit tré- sor : des cous et plumes rares, rapportés par des copains voya- geurs… Dans le placard : les livres de messieurs Pierre Mira-
7 – Nicolas « la récup »
Pêcheur à la mouche depuis plus de quinze ans, je me suis logiquement mis à monter mes mouches et, comme tout amateur, j’ai acheté toutes sortes de plumes, poils, hameçons, dubbing… Tellement que mes potes m’appelaient “le magasin” quand il fallait tout déballer du sac de montage JMC (qui a fini par lâcher d’ailleurs..)
Mais, comme beaucoup de monteurs je pense, ma passion du montage n’était pas complètement assouvie, car à chaque séquence il fallait tout sortir, mais surtout tout ranger et nettoyer pour éviter d’avoir un tas de plumes et de poils dans le salon. Il me fallait donc mon coin de montage, mais ayant une petite maison bien remplie, je n’avais pas trop le choix. Suite à un dégât des eaux dans le garage (dû au gel), je me suis enfin décidé à me retrousser les manches et à isoler et aménager la soupente du dit garage qui servait à ranger diverses affaires de saison (ski, matériel de camping…). Ce fut un mal pour un bien, car depuis je n’ai plus de tuyaux gelés en hiver mais surtout, j’ai enfin mon coin montage rien que pour moi. Comme disent mes enfants, c’est « ma chambre ».
Tout a été aménagé avec des objets de récup’ (ou presque), deux tréteaux et une porte Isoplan pour faire le plan de travail, deux casiers de rangements de vis, le porte-outils est fait avec les restes de polystyrène extrudé qui a servi à l’isolation du plafond. Les plumes et les poils sont rangés dans des sacoches à zip JMC. Depuis, c’est que du bonheur ! Dès qu’une envie ou une idée de montage me vient, je monte et c’est parti pour une série de mouches, je peux désormais tout laisser en place. C’’est vraiment ma chambre et je ne suis pas obligé de la ranger tous les jours… ! »
mont, Philippe Boisson, Pierre Affre, Philip White et bien d’au- tres. Des plumes de toutes sortes (canard, perruche pour la cou- leur, autruche, etc)… Des poils, des fils, enfin tous les complé- ments pour monter les diffé- rentes mouches présentées dans mon magazine préféré.
Au mur : une reproduction offerte et dédicacée par M-A. Dutreil pour rêver et se motiver. C’est dans ce petit coin de cham- bre que par temps pluvieux, je monte les mouches qui, avant même d’avoir vu l’eau, ont déjà pris les plus belles truites des rivières que je fréquente…
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Vraiment utile.
C’est l’ambition de cette section de Pêches sportives. Dans ce cahier Focus prend place toute l’expérience, la critique, la pratique des journalistes et des experts à qui nous avons demandé de prolonger par la pédagogie, l’explication et surtout le mode d’emploi, l’offre des concepteurs de nouveaux matériels. Utiles, vraiment utiles, les descriptifs et les manières d’utiliser tel ou tel leurre, telle ou telle canne, tel ou tel moulinet. Utiles, vraiment utiles, les conseils, les mises à jour techniques, les précautions d’utilisation, que ne vous donnent pas toujours ceux qui vous vendent ces matériels. Utile, vraiment utile, le retour sur des heures et des heures, des mois et des mois de bancs d’essai. Pêches sportives vous aide à mieux choisir votre matériel, à mieux vous en servir, à le rendre plus efficace. Plus de prises, plus de plaisir, et plus de pêcheurs au bord de l’eau.
• Outcast Fish Cat Scout et OSG Commander La flotte prend le large ! p. 61
• Keitech Salty Core Le tube qui nʼen est pas un ! p. 62 • Shopping. Nouveautés. JMC – Mouches de Charette
en avant-première ! p. 64
• Comment bien monter les mouches de légende.
1. La Peute p. 66
p. 61
p. 62
p. 64 p. 62
FOCUS

Outcast Fish Cat Scout
et OSG Commander
La flotte prend le large !
La tendance se confirme en matière de float-tube. L’avenir se fera à la rame ! Outcast, leader sur ce marché propose deux modèles de conception différente qui révolutionne le domaine des micro-embarcations.
C’est parti ! Le traditionnel float- tube évolue vers une version beaucoup plus mobile, qui ouvre d’autres horizons et occasionne moins de fatigue dans les dépla- cements. Outcast, le leader mon- dial du float-tube et du pontoon, signe un modèle qui est un concentré du savoir-faire de la marque. Les rames permettent de traverser des zones courantes et de couvrir des surfaces beaucoup plus importantes qu’avec un modèle traditionnel mu avec des palmes. Le gain de vitesse obtenu à la rame est sans commune mesure comparé aux palmes. Malgré tout, le Scout reste un float- tube puisqu’en pêche, les palmes prennent le relais.
Un autre modèle d’un genre nou- veau fait également partie de la flotte, le OSG Commander. Cet engin reprend également une assise de float-tube (s’utilise de la même façon en pêche), alors qu’il s’agit d’un kayak gonflable. Les prix de ces deux nouveautés 2014 ne sont pas encore connus à l’heure où nous bouclons ce journal.
Outcast Fish Cat Scout
Longueur : 2,13 m. Poids : 15,8 kg.
Outcast OSG Commander
Longueur : 3,05 m. Poids : 17 kg.
Renseignements :
www.floridafishing.fr
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FOCUS
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Keitech Salty Core
Le tube qui n’en est pas un !
Présenté comme nouveauté dans notre dernier numéro, le tube Keitech Salty Core Tube est enfin disponible depuis quelques semaines. Nous avons pu nous procurer quelques pochettes et l’essayer en plein été, lors d’une période de forte chaleur peu propice à la pêche des carnassiers en général. Et pourtant, les résultats furent au rendez-vous !
Deux montages possibles
La pêche avec des tubes est encore peu répandue en France. Conçus pour la pêche du black- bass, ils n’intéressent que de rares spécialistes. C’est une belle erreur que de penser qu’un tube ne prend pas les brochets et les perches, voire les sandres. Ce sont des leurres uniques, qui per- mettent l’exploration de postes qu’aucun autre leurre ne peut visi- ter de cette manière. Les tubes peuvent être montés avec l’œillet de l’hameçon texan en avant. Dans ce cas, le leurre réagit comme une sorte de stickbait coulant, capable de se désaxer et d’explorer les massifs d’herbiers en profondeur. Mais c’est surtout
Tout d’abord, il faut bien le dire, ce leurre n’a de tube que le nom. En effet, pour le commun des mortels, un tube est creux, ce qui n’est pas le cas de ce nouveau Keitech dont le corps est plein d’une matière spongieuse impré- gnée de sel, comme son nom l’in- dique. Peu importe, car le Salty Core Tube est une réussite. Sa densité le fait couler relativement vite et sa matière, relativement dure au premier contact, ne s’avère pas trop gênante au fer- rage. Cette rigidité étant garante d’une bonne tenue dans l’eau. Car parfois, les corps des tubes traditionnels creux s’affaissent un peu et cela perturbe beaucoup leur nage.
monté à l’envers (œillet à la base des tentacules) que notre Salty Core devient réellement singulier. Contrairement à un tube creux, celui-ci peut se monter dans les deux sens tout en restant parfaite- ment centré. Il en résulte une nage proche de celle d’un jig lors des tractions, avec les tentacules qui se replient et s’ébrouent. C’est sur les relâchés que la fête com- mence : prenez un herbier de potamots ou de rubaniers, un massif de nénuphars et faites-le “buzzer” en surface. Arrivé au bout de la zone végétale, marquez un coup de scion bref, mais mar- qué. Votre leurre repart alors d’où il vient, mais sous la surface, dans la gueule du loup ! Il s’agit d’un

des rares leurres capable de fonc- tionner en marche arrière. Cela marche à tous les coups, à condi- tion de laisser du mou dans la bannière. Les touches se voient alors plus ou moins nettement sur le fil ou la tresse (jaune, de préfé- rence). Cela va du petit “toc” aussi discret que celui d’une truite qui prend une teigne à la secousse violente dans la canne, imman- quable. Ce leurre sert donc princi- palement à la prospection des her- biers et des bois morts. J’ai une préférence pour la pêche à vue, à l’aide de lunettes polarisantes. Cela permet de pêcher avec une
grande précision pour viser la par- tie d’herbier la plus prometteuse. D’une façon générale, le Salty Core Tube permet d’assurer de bons ferrages. Tout dépend de la phase d’animation. Tant que le fil est détendu, le taux de réussite au ferrage reste très correct. J’ai en revanche connu des ratés avec les brochets qui prennent au moment où le fil se retrouve tendu lorsque, le leurre est arrivé en bout de course et qu’il faut bien le faire remonter. Dans ce cas, les touches sont souvent brutales, mais sans que le poisson ne se pique.
J’ai également pu assister à vue à une vraie frénésie de la part des perches face à ce leurre, y com- pris en pleine eau. Les plus petites le prenant plusieurs fois jusqu’à ce qu’elles se piquent ! Les leurres Keitech sont très chargés en sel et en attractant (calamar). Est-ce pour cette raison ou simplement parce que l’allure de ce leurre monté à l’envers évoque avec réa- lisme une écrevisse ? Mystère.
Jean-Marc Theusseret
C’est sur les relâchés que la fête commence : prenez un herbier de potamots ou de rubaniers, un massif de nénuphars et faites-le “buzzer” en surface. Arrivé au bout de la zone végétale, marquez un coup de scion bref, mais marqué. Votre leurre repart alors d’où il vient, mais sous la surface, dans la gueule du loup !
Un leurre unique en son genre, capable d’évoluer en marche arrière pour visiter sous les frondaisons, à conditions de le monter à l’envers (page de gauche) ! Son lestage naturel, réparti dans toute la matière, le rend très naturel dans
sa façon de nager en planant.
Ci-dessus : une perche de 42 cm qui a avalé le leurre et son hameçon de 3/0. Elle n’a pu survivre à sa remise à l’eau dans l’eau chaude de l’été. Même les perches de taille modeste déploient une grande agressivité face au Salty Core Tube, surtout lorsque celui-ci est monté à l’envers (œillet côté tentacules).
Caractéristiques :
– Longueur : 10,5 cm
– Poids : 14 g
– Densité : nettement supérieure
à celle de l’eau.
– Hameçon recommandé :
swimbait hooks 3/0 ou 4/0 de
type Owner Beast (non lesté)
– Existe en huit coloris :
(plutôt naturels).
– Prix conseillé : 11,40 euros
la pochette de six leurres.
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FOCUS
Nouveautés
JMC – Mouches de Charette en avant-première !
En exclusivité pour les lecteurs de Pêches sportives, JMC Mouches de Charette nous dévoile quatre nouveautés qui seront au catalogue 2014. Quatre produits qui se démarquent par des spécificités qui en font … de vraies nouveautés !
JMC SPC 240
Une canne très particulière, qui permet de pratiquer la pêche extrême des carnassiers. Capable de lancer avec précision un petit popper comme un gros streamer. Elle convient aussi
bien pour extraire les black-bass des quatre coins du monde de leurs repères, que pour combattre en force les plus gros spécimens de brochets en pleines eaux. Cette canne de 2,40 m en quatre brins a été conçue pour être utilisée avec une soie Hp8. Le fuseau décentré de cette soie possède un profil spécialement étudié pour répondre aux spécificités de la SPC 240. Il permet de lancer avec précision et à toutes distances des poppers et des mouches à carnassiers.
Notre avis : la réserve de puissance de cette courte canne est énorme ! Pas de doute qu’elle puisse venir à bout des plus gros brochets.
JMC OZONE
Réalisé en aluminium anodisé taillé dans la masse, ce moulinet semi- automatique anti-reverse offre des qualités remarquables. Il est doté d’un véritable système de freinage à disques téflon à réglage micrométrique. Cela autorise l’utilisation de pointes de bas de ligne particulièrement fines, sans risque de casse. La position du pied sur la cage du moulinet a été optimisée afin d’apporter un maximum de confort de pêche. Le système de gâchette permet une récupération rapide et soignée de la soie. Les matériaux de fabrication utilisés pour le moulinet Ozone font de ce dernier un produit à la fois léger et particulièrement fiable.
Notre avis : on apprécie l’esthétique très réussie et aussi le confort d’utilisation. La molette de freinage gagnerait à être un peu plus facile d’accès.
Caractéristiques techniques
Aluminium finition anodisé noir et champagne. Frein micrométrique téflon. Bobine large arbor. Réversible droitier / gaucher. Etui sacoche. Options : bobine supplémentaire.Modèle présenté : Ozone 36. Diamètre 85mm. Largeur 35 mm. Poids : 130 g. Capacité : WF5 + 50m
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JMC COAST
Le moulinet Coast est équipé d’un système de
frein progressif très puissant, composé de six disques en céramique. Idéal pour équilibrer des cannes mer et carnassier, il permet de combattre efficacement les poissons les plus puissants. Les matériaux utilisés pour sa fabrication et son design aéré en font un moulinet particulièrement léger et robuste. Les moulinets Coast sont dotés d’une cage intégralement fermée pour le passage de la soie.
Notre avis : ce moulinet dispose de deux atouts majeurs : un frein d’une puissance redoutable et un guide fil totalement fermé, indispensable étant donné les poissons convoités.
Caractéristiques techniques
Aluminium finition anodisé noir et champagne. Frein multidisques céramique micro- métrique. Bobine large arbor. Réversible droitier / gaucher. Traitement marin. Etui néo- prène. Options : bobine supplémentaire. Modèle présenté : Coast 1012. Diamètre 136 mm, poids 301 g, largeur 43 mm. Existe aussi en modèle pour soie 8 à 10.
WADERS JMC TECHNIK
Conçus et entièrement fabriqués en Europe, les waders Technik sont réalisés en microfibre cinq couches. L’utilisation de nouvelles technologies de soudure permet d’obtenir des waders sans aucune couture. Elle offre donc à ces produits une grande résistance. La partie basse est renforcée grâce à un matériau de protection innovant, très résistant aux perforations, aux déchirures et d’une souplesse remarquable. La coupe préformée moderne, avec des bretelles réglables et la ceinture élastique, permettent un ajustement parfait et une grande liberté de mouvements pour un confort maximum. Le modèle “zippé” utilise les fermetures Eclair de la marque allemande Tizip. Les chaussons néoprène renforcés, bi-densité, sont préformés et équipés d’une partie de renfort. Les waders JMC Technik comportent des guêtres anti graviers en néoprène intégrées, deux poches poitrines imperméables et deux anneaux accroche-accessoires.
Notre avis : un produit haut de gamme, qui se doit d’être à la hauteur. Le nouveau système de fermeture étanche de la réputée marque allemande Tizip doit apporter un plus par rapport au modèle précédent.
Existe en versions pantalons ou waders avec bottes intégrées ou non, de la taille 37/38 à 47/48.
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FOCUS/montage
Comment bien monter les mouches de légende. 1. La Peute
Cette nouvelle rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournable que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct. Nous avons choisi de commencer cette série par la Peute d’Henri Bresson. Cette mouche quelque peu passée de mode reste l’une des meilleures jamais conçues pour leurrer des truites. Voici en quelques étapes le montage d’une des mouches qui fit la renommée du Sorcier de Vesoul !
Par Philippe Boisson
La Peute (du patois franc-comtois “peu”’, vilain, moche) se monte avec un minimum de matériaux. Sur le modèle original, le corps était soit en fil de montage en coton épais (Gossamer), soit en herl de condor. Il est aujourd’hui interdit de détenir des plumes de cet oiseau protégé, mais d’autres herls peuvent convenir comme les grandes remiges d’oie ou de dinde. Dans tous les cas, la couleur du corps doit correspondre à une réalité entomogique (attention aux herls jaune citron, rouge vif, etc.). N’oublions pas que la Peute est une mouche rustique ! L’aile fait exclusivement appel à une plume de poitrail de cane colvert. Il existe deux variantes de montage qui offrent un rendu en pêche très différent. Voici la première version, dont l’aile conserve un volume important.
1.
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1. Choisir un hameçon de forme standard n° 16 ou 14. Commencer l’enroulement d’un fil de montage jaune d’or.
2. Par le pied, fixer un herl de substitut de grande remige de
condor olive, face concave orientée vers le haut. Revenir vers l’œillet avec le fil de montage (3 mm avant). Vernir le sous-corps en préparation de l’enroulement.
3. Enrouler le herl sans avoir attendu que le vernis ne sèche. Une fois le corps réalisé, bloquer le herl par trois tours de fil de montage.
4. Pour bien monter une Peute, la plume de flanc de cane doit
être fixée par la pointe et non par le pied. Pour cette version,
la plume est positionnée face concave contre vous.
5. L’enroulement se fait sur seulement deux à trois tours, en
dirigeant légèrement les fibres avec les doigts entre chaque
tour. Bloquer l’excédent et couper le surplus.
6. Réaliser un nœud final. Il ne reste plus qu’à tailler les fibres. La
tentation est grande de mettre un seul coup de ciseaux juste derrière la courbure de l’hameçon, mais l’effet hirsute s’accommode mieux de trois ou quatre tailles désordonnées.

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La seconde version a ma préférence, car je la trouve plus utile lorsque les poissons rechignent à monter sur une mouche qui flotte haut. En montant la plume dans le sens inverse de celui décrit précédemment (face convexe contre vous), les fibres se plaquent
le long du corps lors de l’enroulement. On obtient alors une mouche passe-partout par excellence,
qui imite autant un sedge qu’une émergente d’éphémère. En grande taille (12 essentiellement), elle donne aussi d’excellents résultats lors d’éclosions de mouches de mai. Cette Peute-là mérite beaucoup mieux qu’un simple rôle de sauve- bredouille. Lorsque j’ai commencé de pêcher à la mouche en 1985, un détaillant m’avait déconseillé d’acheter des peutes car, à l’époque, sur la Loue, tout le monde pêchait avec cette mouche. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Les modes passent, mais le talent reste. Et la Peute n’en a jamais manqué !
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Bonnes feuilles
La nouvelle pêche aux leurres
Après De la pêche à la nymphe, qui sera réédité très prochainement, Philippe Boisson signe son second livre sur le thème de la pêche aux leurres, son autre passion, toute aussi dévorante que la pêche à la mouche. Cet ouvrage se veut pédagogique, accessible à tous, avec pour principal objectif de rendre chaque pêcheur autonome face aux mil- liers de références de matériels que l’on trouve de nos jours dans les magasins. Grâce à son métier de journaliste halieutique depuis plus de vingt ans, Philippe a rencontré le fleuron des pêcheurs aux leurres actuels, tout en ayant connu la pêche traditionnelle des carnassiers étant enfant. Ce double regard lui a été très utile pour comprendre l’évolution de la
pêche aux leurres sans jamais oublier d’où elle vient.
Les 260 pages de La nouvelle pêche aux leurres reprennent en partie des articles de l’auteur parus dans Pêches sportives, qui ont été réactualisés et augmentés, pour compléter un ouvrage attendu par plu- sieurs générations de pêcheurs. Car c’est la force de ce livre d’être aussi accessible aux jeunes qui découvrent la pêche d’aujourd’hui, qu’aux pêcheurs plus âgés qui souhaitent découvrir de nouvelles techniques. Nous publions ici un extrait du chapitre consacré au choix du matériel.
La nouvelle pêche aux leurres sera disponible le 15 octobre (voir le bon de commande page 72).
Le choix d’un matériel de bait casting
Les ensembles pour la pêche en bait casting sont ceux faisant appel à un
moulinet à tambour tournant, et non à tambour fixe comme le sont les moulinets classiques, reconnaissables à leur pick-up qu’il faut ouvrir afin de pouvoir lancer. Autant le dire tout de suite, un matériel de bait cas- ting ne se choisit qu’en bonne connaissance de cause. Pour évi- ter les erreurs, il faut tout d’abord comprendre la spécifi- cité de ce type de matériel. Le principe de propulsion du leurre est radicalement différent de celui d’un équipement à tambour fixe. Avec ce dernier, c’est le leurre qui, sous l’impul-
on l’admet, on reste tout de même très conditionné par des années de pratique du tambour fixe. Alors, essayez d’oublier tout ce que vous savez et abor- dez le bait casting comme quelque chose de totalement différent.
Le réglage du moulinet
La bobine d’un moulinet de bait casting ne demande qu’à tourner très vite. Elle le fait à la moindre impulsion. L’idéal consiste à créer, par le geste du lancer, un mouvement déter- miné mais sans à-coups. Tout mouvement brusque génère un emballement de la bobine, suivi d’une belle perruque. L’emploi
leurre doit descendre naturelle- ment sans que la bobine ne s’emballe.
L’autre réglage se trouve cette fois à droite. Il s’agit d’un frein magnétique, composé générale- ment de cinq ou six aimants. Plus on les rapproche de l’axe de la bobine, plus celle-ci se trouve freinée, et inversement. Notez que ce frein sert surtout à déter- miner une distance de lancer. L’intérêt est plus important qu’il n’y paraît. Si vous progressez en bateau ou en float-tube de façon parallèle à la berge à une distance constante de celle-ci, vous pouvez régler le frein magnétique de façon à ce que votre leurre tombe toujours à la même distance, quelle que soit la force que vous imprimez à votre geste lors du lancer. Bien réglé, ce système est redoutable de précision. Aussi pour débu- ter, un frein magnétique assu- rant un bon freinage de la bobine est nécessaire pour com- prendre ce mécanisme si singu- lier. Ensuite, on le libère progressivement. Et tant pis si les premiers lancers atteignent péniblement 15 à 20 mètres ! Selon les marques de moulinet, une molette de réglage numéro- tée de 1 à 10 permet instanta- nément de modifier le freinage de la bobine. C’est le cas pour Daïwa et Abu Garcia. En revanche, Shimano et Lew’s (sur certains modèles comme l’ex- cellent BB1) ont choisi une autre option. Il faut enlever la flasque droite du moulinet est modifier la position de chaque aimant à la main ! C’est un peu archaïque, mais pourtant Shi- mano reste le leader incontesta- ble en matière de longévité, d’agrément et d’utilisation des
Pour débuter, un bon freinage de la bobine est nécessaire pour comprendre ce mécanisme si singulier. Ensuite, on le libère progressive- ment. Et tant pis si les premiers lancers attei- gnent péniblement 15 à 20 mètres !
sion du lancer, tire sur le fil qui se dévide, alors que la bobine du moulinet reste immobile. Avec un ensemble de bait cas- ting, c’est la bobine qui se met à tourner à vive allure suite au mouvement du lancer par le pêcheur. Le leurre ne tire pas sur le fil à proprement parler. Observez bien les vidéos de bons pêcheurs en bait casting. Vous verrez que le fil produit un arc de cercle et que l’ensemble leurre/fil n’est pas complète- ment tendu. Si c’était le cas, le moulinet s’emballerait. C’est ce qui arrive tant que l’on n’admet pas que ce type de matériel ne peut fonctionner autrement. Si
d’un moulinet de bait casting nécessite un réglage adapté au poids de chaque leurre des deux freins magnétiques. Le premier est situé à gauche de la bobine. Il s’agit d’une petite molette qui sert à prendre en compte le poids du leurre. Tenez votre ensemble à l’horizontal, le leurre à quelques décimètres sous la pointe du scion. Débrayez la bobine et observez ce qui se passe : si la molette est trop serrée, le leurre ne descend pas ou le fait très lentement. Si elle ne l’est pas assez, le leurre tombe par terre et déjà quelques spires sont détendues sur la bobine. Avec le bon réglage, le
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Bonnes feuilles
produits de toute la gamme de moulinets casting, depuis l’abordable Curado, jusqu’à l’in- touchable Calais. Ce dernier, fleuron de la gamme, utilise un système électro-magnétique, dont l’énergie sert à réguler la rotation de la bobine lors des
vité vous obligeront à investir à nouveau dans un délai très court. Ils pourront au mieux vous dégoûter à tout jamais de ce type d’équipement. Un bud- get de 200 euros permet d’accé- der directement à un excellent produit qui pourra durer dans
France sont très recommanda- bles, et d’un prix contenu.
Les moulinets casting peuvent être utilisés avec de la tresse, du nylon ou du Parallelium Fluo- roHybrid, un fil dont le prin- cipe de fabrication fait appel à un mélange de fluorocarbone et de nylon. Il est sans mémoire et peut donc se stocker sans risque sur la bobine de petit diamètre d’un moulinet casting. Pour s’initier, un FluoroHybrid 30 ou 37/100 est préférable à la tresse. Ce fil pardonne mieux les erreurs, évitant les perruques et le casse tête que cela représente avec de la tresse. Il est aussi beaucoup moins onéreux que la tresse (moins de 20 euros euros les 150 m). Les diamètres de fil utilisés en casting sont beau- coup plus gros que ceux requis pour le tambour fixe. Pour le nylon ou le Parallelium Fluoro- Hybrid : 28 à 37/100. Pour la
En termes de précision et de discrétion
au poser du leurre, un ensemble de bait casting surpasse très largement le meilleur équipement spinning
lancers afin d’en tirer le meilleur compromis. Les quatre marques citées ici sont de loin les plus recommandables pour qui veut s’essayer au bait casting. Evitez les modèles de premier prix. Leur système de réglage laisse souvent à désirer et leur longé-
le temps et fonctionner conve- nablement. Le Shimano 101 D, l’Abu Revo Premier, le Lew’s BB1 ou le Daïwa T3 HSL sont d’excellents produits pour se mettre au casting. Les mouli- nets Lew’s, peu connus car depuis peu disponibles en
tresse : 15 à 20/100. Cela s’ex- plique par le fait qu’un ensem- ble de bait casting n’est pas prévu pour lancer des leurres de faible poids. En revanche, ce système est très bien adapté aux leurres volumineux et lourds.
Le choix de la canne
Là encore, il faut mettre ses habitudes de côté. Une canne de bait casting mesure entre 1,65 et 2,20 m, avec une action semi-parabolique ou franche- ment de pointe. Les puissances ne sont pas exprimées en gram- mages de leurres recommandés comme c’est le cas sur les cannes pour moulinets à tam- bour fixe, mais d’une manière plus globale sous forme de puissances : light, medium, heavy, extra heavy. Par expé- rience, un bon modèle de base mesure deux mètres pour une puissance médium. Les modèles lights, réservés aux petits leurres, demandent d’une part beaucoup de maîtrise du lancer et d’autre part de possé- der un moulinet haut de gamme, capable de lancer des leurres de faible poids. Les cannes les plus longues conviennent aux gros leurres. Disposer d’un grand bras de levier est indispensable au fer- rage, lorsqu’il faut assurer la prise d’un brochet avec de gros hameçons texans (7 à 10/0) ou avec des hameçons triples de grandes tailles (1 à 5/0).
Les avantages
du bait casting
Un pêcheur européen, habitué à un équipement à tambour fixe a souvent bien du mal à compren- dre l’intérêt que peut représen- ter un ensemble de bait casting. En effet, celui-ci présente de prime abord bien des inconvé-
nients : impossible de pêcher fin, vitesse de récupération inférieure à celle d’un moulinet à tambour fixe, canne très courte, distance de lancer également moindre. Alors, pourquoi le bait casting converti chaque année des mil- liers de pêcheurs ? Les raisons ne sont pas uniquement liées à une admiration idiote de tout ce qui vient des Etats-Unis.
• Par son système de bobine tournante, un moulinet de bait casting est très adapté à la récu- pération de leurres lourds (30 à 150 g). Contrairement à son homologue à tambour fixe, il ne force pas, car le fil reste dans l’axe sans prendre un angle à 90°, comme cela est le cas au niveau du galet de l’anse de panier sur un moulinet à tam- bour fixe.
• Un moulinet de bait casting récupère lentement. La plupart des leurres pour la pêche du brochet et du black-bass demandent une récupération lente et régulière (spinnerbaits, gros jerkbaits, gros leurres sou- ples).
•
Sur une journée de pêche, un pêcheur en bait casting aura effectué environ 25% de lan- cers en plus que son collègue équipé d’un ensemble à tam- bour fixe.
Un moulinet casting permet de relancer immédiatement sans avoir d’anse de panier à ouvrir, ni de longueur de fil entre le leurre et la pointe du scion à régler.
En termes de précision et de discrétion au poser du leurre, un ensemble de bait casting surpasse très largement le meil- leur équipement spinning. Le fameux pitching (lancer au ras de l’eau, ralenti au dernier moment) permet de déposer en douceur un leurre, même lourd, et de le faire pénétrer dans l’eau quasiment sans bruit.
Avec un ensemble à tambour fixe, le “plouf ” est inévitable, suivi d’un temps de latence avant qu’il ne se mette en action qui correspond au temps nécessaire pour refermer le pick-up et commencer la récupération.
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Bonnes feuilles
Cibler ses besoins selon ses moyens
La pêche aux leurres moderne a contribué au développement de
cannes très courtes, légères, d’action de pointe, de tresses fines et résistantes, d’hameçons texans qui permettent de passer (presque) partout sans s’accro- cher, donnant accès à des postes fameux, interdits jusqu’alors. Des progrès énormes ont donc été réalisés en quelques années. Tout ce confort peut paraître normal aux jeunes pêcheurs, qui n’ont pas connu le temps, pas si lointain, des lourdes cannes de trois mètres raides comme des triques, du mauvais nylon, des simples cuillers et de quelques modèles de poissons nageurs qui faisant office de leurres dans les magasins. Certes, aujourd’hui, on en arrive à l’excès inverse, avec un raz-de-marée de matériel à tous les prix, qui change chaque
année, car les marques doivent absolument proposer des nou- veautés pour ne pas trop subir l’ombre des concurrents. En réalité, les vraies nouveautés sont très rares car la plupart des marques cherchent surtout à faire produire du matériel peu coûteux en Asie, dans le but de rester compétitif. C’est ce qui permet aussi de trouver du
rares autres. Devant les rayons des magasins, à chacun de faire son choix. On peut trouver facilement une excellente canne à 150 euros, voire moins, des leurres relativement bon mar- chés, mais pour certains pro- duits, acheter à bon prix n’est pas toujours une bonne solu- tion. Prenons le cas des mouli- nets. Au sein d’une même
Pour chaque espèce de poisson carnassier, il existe plusieurs leurres incontournables, dont il est opportun de bien comprendre pourquoi
matériel performant à faible prix. En revanche, peu de marques jouent la carte de l’in- novation et du haut de gamme hormis G. Loomis, Daïwa, Zenacq, Shimano et quelques
marque, certains produits sont faits en Chine, alors que d’au- tres sont fabriqués au Japon. Le prix n’est pas le même, mais un moulinet japonais durera trois ou quatre fois plus longtemps
que son homologue chinois. S’il est un autre domaine où la qua- lité est une obligation, c’est bien celui du petit matériel métal- lique comme les hameçons, les agrafes, les émerillons, les sleeves, ou les anneaux brisés. Vouloir faire des économies sur ce type de matériel équivaut à prendre le risque de perdre le poisson de sa vie. Là encore, le matériel japonais (et français en ce qui concerne les hameçons) se distingue par une qualité d’acier supérieure qui ne vous laisse pas tomber au moment décisif.
Poissons nageurs, comment s’y retrouver ?
Difficile de faire un choix devant les centaines de poissons nageurs qui remplissent les rayons des détaillants. Si le ven- deur est un bon pêcheur aux leurres, vous pourrez bénéficier de ses conseils. Pour un achat sur Internet, le seul recours consiste à faire des recherches d’avis d’utilisateurs sur les blogs. A vous ensuite de vous faire un avis…
On peut aussi se faire sa propre idée, en partant de formes de référence. Pour chaque espèce de poisson carnassier, il existe plusieurs leurres incontourna- bles, dont il est opportun de bien comprendre pourquoi. Des formes des leurres dépen- dent les nages, les façons de pla- ner ou de vibrer. La gamme originale des leurres Lucky Craft possède plusieurs réfé- rences absolues. Le B’Freeze 128 SP pour le brochet, le Flashminnow 110 SP pour le bar, les Bevy pop et pencil pour la perche pour ne citer qu’eux, ont été copier, avec des succès variés. Regarder nager ces leurres permet de comprendre pourquoi ils sont adulés partout
dans le monde. Mais là aussi, c’est la forme qui dicte la marche à suivre. Prenons le cas du B’Freeze 128 SP avec son corps plat et haut. Impossible pour lui d’évoluer très vite. La forme de son corps est étudiée pour les longues et lentes glis- sades latérales. La récupération se fait canne basse. Une grande tirée d’un mètre et un arrêt de deux ou trois secondes et ainsi de suite. C’est un leurre qui doit pousser les utilisateurs à prendre leur temps. Bien qu’il s’agisse d’un leurre à bars, le Flashminnow 110 SP cité plus haut est également capable de prendre des brochets (à condi- tion de lui enlever un hameçon, car la réglementation n’en auto- rise que deux). Son corps est plus rond et moins haut que celui du B’Freeze. Dès les pre-
mières animations, on remarque instantanément que ce leurre est beaucoup plus ner- veux et qu’il joue sur un registre totalement différent. Un bon leurre n’est efficace que s’il est animé correctement. Tout débutant doit faire l’effort de comprendre les formes des leurres et les nages pour les- quelles elles ont été conçues. Les formes basiques sont les plus faciles à étudier et elles sont souvent très efficaces. C’est le cas du CWC Buster Jerk, le leurre n°1 en Suède pour la pêche du brochet. Il a la forme d’une semelle de chaussure. L’équilibrage du Buster Jerk lui permet de rester bien droit durant les pauses (modèle sus- pending). Là encore, son regis- tre de prédilection se compose de longues glissades latérales.
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LA PÊCHE AUX LEURRES N’EST PLUS UN JEU DE HASARD…
En un peu plus d’une dizaine d’années, la pêche aux leurres s’est développée en France au point de tenir une place majoritaire dans les rayons de magasins de vente de matériel de pêche. La pêche aux leurres n’est pourtant pas nouvelle. Son origine remonte au Moyen-Âge et même bien avant : puisque les Inuits fabriquent des leurres en os de baleine depuis des millénaires. Ce qui a changé, c’est surtout le rapport que le pêcheur d’aujourd’hui entretient avec les poissons. Si de nos jours, certains pêchent encore pour se nourrir, la plupart d’en- tre nous pratiquons avant tout pour le plaisir. Car cette pêche laisse une large place au sport, au sens intellectuel du terme. Oui, faire monter une truite sur une mouche sèche est en tout point comparable à la montée explosive d’un brochet sur une imitation de grenouille en caoutchouc. La méthode est alors autant un choix “esthétique” qu’une réalité qui cor- respond au mode d’alimentation du moment de l’espèce recherchée.
La Nouvelle Pêche aux leurres porte un regard connaisseur sur l’évolution de cette pêche en perpétuel mouvement. Ce livre de 260 pages s’applique à faire le point sur les techniques, sur ce qui est essentiel ou superflu. Pêcheur complet, journaliste halieutique, ancien guide de pêche soucieux de pédagogie, Philippe Boisson nous emmène dans un univers qu’il connaît bien et qu’il rend plus accessible par des explications claires, des comparaisons ap- propriées et une indépendance totale qui lui permet de dire les choses en toute liberté. L’auteur de De la pêche à la nymphe récidive avec un livre qui fera date, lui aussi !
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Où pêcher : Les aventures de Tchouc
Finlande
Street fishing à Tampere
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Autant d’eau que de forêt, c’est ça la Finlande, de l’eau à perte de vue et des forêts encerclées par les eaux. La ville de Tampere n’échappe pas à la règle.
C’est l’automne, une sai- son plutôt propice pour la pêche des carnassiers.
Nous commencerons par les rapides au centre de Tampere. L’endroit est magnifique. Par chance, le beau temps est de la partie, même si la température reste fraîche. De nombreux pêcheurs sont déjà affairés ; cela me donnera l’occasion de découvrir leur façon de pêcher. Je ferai la connaissance de Niko, un ingénieur grec venu en Fin- lande pour son travail. Nous n’étions qu’en 2011 et déjà la crise s’annonçait dans son pays. Niko pratique une sorte de pêche au drop shot, avec des
streamers et un plomb poire d’environ 10 g. Il lance sa ligne dans le courant et contrôle la dérive lentement. Que sou- haite-t-il attraper ? A ma grande surprise, la zone est peuplée de truites arc-en-ciel et farios, non sauvages, mais lâchées chaque année pour cet usage. En effet, ces rapides sont placés entre deux microcentrales hydroélec- triques et la libre circulation des poissons y est impossible. Je commencerai de mon côté par pêcher au poisson nageur, un peu comme je pêcherais la truite de mer sur la Touques. Pour cela, j’utilise un Squad Minnow 90 colori “ayu” (Illex).
Par Guillaume Le Garrec
Mes nouveaux amis me regar- dent bizarrement, dubitatifs, mais pour peu de temps. Ma canne se plie dès le premier pas- sage sous le coup de tête rageur d’un premier poisson. Pourtant, le combat ne durera pas long- temps, c’est une jolie truite arc-en-ciel, qui n’a pas toujours habité dans les rapides et qui ne se serait jamais qualifiée pour les JO d’endurance… Rien de très intéressant, mais amusant tout de même. J’en attraperai deux autres de la même façon. L’après-midi s’est donc passé assez rapidement, mais j’ai hâte de découvrir ce que cache cette ville et d’affronter un peu les
Me voilà maintenant arrivé à Tampere, une ville finlandaise dans une ré- gion taillée pour la pêche qui compte vingt et un immenses lacs. Celle-ci s’est d’ailleurs autoproclamée « zanderland », le pays du sandre. Tampere est si- tuée entre les grands lacs de Näsijärvi (256 km2) et de Pyhäjärvi (122 km2), tous deux reliés au centre de la ville de Tampere par les rapides de Tammer- koski. C’est là que je commencerai ma découverte de la ville. Ismo Kolari, qui dirige en quelque sorte la promotion de la pêche dans la région de Tampere, sera mon guide pour les trois jours que je passerai à Tampere.
sandres qui en font la popularité. Cependant, Ismo me réserve une petite surprise. Il sait que je pratique également la pêche à la mouche et me convie le soir venu à une pêche « locale ». Je croise de nombreux étudiants. La fête bat son plein et je me retrouve entouré de pêcheurs à la mouche.
Ismo m’explique que nous sommes sur un « parcours mouche », qui possède même son propre automate sur le mur du restaurant Koskipuisto délivrant des cartes de pêche horaires ! Ce parcours est situé juste en amont du lac Pyhäjärvi. Nous avons la possibilité d’y attraper des truites de lac, des farios, des arcs, des perches et des corégones, poisson qu’ils nomment ici, (comme aux États-Unis) le white fish. Et c’est à cela que nous passerons notre soirée, à traquer le corégone. La technique est relativement simple, pas besoin de sortir 10 m de soie, un lancer roulé étant suffisant pour pêcher. C’est une pêche en nymphe au fil avec un indicateur de touche, un peu comme nous pêchons la truite de mer avec mes amis depuis quelque temps. Je ne suis pas dépaysé et nous attra- perons une petite trentaine de white fish dans la soirée.
Aborder d’aussi grandes surfaces d’eau demande du temps et un bon guide Le lendemain, j’irai seul essayer de taquiner la perche et le sandre sur les bords du lac Pyhäjärvi, particulièrement bien adapté au street fishing. De nombreux bateaux sont à quai et mon mon- tage drop shot fera fureur auprès des perches.
Je perdrai toutefois un joli sandre d’environ 60 cm, au plomb palette, en pêchant dans six mètres d’eau depuis une grande « passerelle » d’apponte-
ment où se retrouvent de nom- breux pêcheurs de perchettes à la gambe.
Je terminerai ce voyage par une sortie en bateau avec Ismo qui souhaite me montrer sa façon de pêcher le lac. Nous partons de bonne heure, il fait très froid. Ismo a choisi le lac Pyhäjärvi et
Encore une fois, nous trouverons quelques bancs de perchettes, mais rien autour, ni brochet, ni sandre. Je désespère d’attraper un poisson « valable ». Il y aurait pourtant une pêche à faire, à l’aide d’un moteur électrique monté à l’avant du bateau et un montage vertical. Mais cela reste
Niko pratique une sorte de pêche au drop shot, avec des streamers et un plomb poire d’environ 10 g. Il lance sa ligne dans le courant et contrôle la dérive lentement
ses cent îles. Il pêche à la traîne et utilise comme appât un petit salmonidé dont je ne retrouve- rai pas le nom. Une fois les lignes à l’eau, c’est tout le talent et le flair du pilote qui fera réel- lement la pêche en cherchant les bonnes trajectoires, la bonne profondeur de pêche, la bonne vitesse. Mais parfois, la chance joue aussi beaucoup à la pêche et ce jour-là, elle nous fuit. Après une matinée de pêche infructueuse, nous nous arrê- tons pique-niquer sur une île, cueillons quelques superbes chanterelles et repartons cher- cher la perche et le sandre en profondeur, aux leurres.
pour moi dans le domaine de l’hypothétique, puisque nous n’avions rien de cela.
Autres lieux,
autres mœurs…
Cette façon de pêcher n’est pas encore rentrée dans les mœurs ici et la pêche du sandre se pratique surtout l’été, lorsque l’eau est la plus chaude et que les sandres se rassemblent sur les bordures… pour frayer ! La pêche se fait alors à la cuillère ou au poisson nageur, pratique qui pourrait choquer beaucoup de personnes en France, mais pas ici. C’est un peu comme aux Etats-Unis où l’on n’hésite pas à pêcher les
Ismo avec un sandre local. Comme
les Suédois, les Finlandais sont
de grands amateurs de pêche à la traîne. Cette passion itinérante est sans doute due à la nécessité de trouver les poissons dans
des lacs de plus de 200 km2. Cependant, la pêche à la verticale sur le modèle hollandais, inconnue des pêcheurs locaux, doit y être possible et efficace.
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Où pêcher : Les aventures de Tchouc
1.
1. La pêche de la perchette à la gambe, une spécialité locale ! 2. Tchouc n’a pas pu s’empêcher de sortir un plomb palette, redoutable pour la perche. 3. Un corégone pris à la nymphe au coup du soir. 4. Une boîte à leurres locale. Le Rapala, fierté nationale, est toujours bien représenté, au détriment des leurres souples pourtant si fameux avec le sandre.
black-bass sur les nids, la pres- sion de pêche est certes assez importante à ce moment de l’année, mais apparemment la densité de poissons est telle que pour l’instant, les immenses éco- systèmes de ces lacs et l’Homme ont l’air de faire bon ménage. Selon les pêcheurs locaux, la population de sandres ne cesse de grandir. Cela est certainement dû aussi aux étés de plus en plus chauds constatés depuis une dizaine d’années. Mais encore faut-il espérer que cela puisse être durable ainsi…
Mon périple en Scandinavie s’achève ici. Il y a encore tant d’endroits que j’aimerais visiter, dont la Laponie ou les nom- breuses rivières de la région de Tampere. Plus tard… Je revien- drai, c’est certain !
En tout cas, si l’envie vous prend d’aller « visi-pêcher » Tampere, privilégiez la traque des beaux poissons, pêchez la truite l’été, les carnassiers en automne et n’allez pas embêter les sandres en été. Emportez un ensemble mouche pour pêcher le corégone ou les rivières alen- tours et un ensemble léger pour la perche et le sandre. Cela vous permettra de pêcher en verti- cale si vous trouvez un guide équipé d’un échosondeur.
2.
3.
4.
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Guide pratique
Matériel à prévoir :
Pour la mouche : canne à mouche de 9 pieds pour soie n°5, moulinet et soie correspondante. Mouches : nos mouches sèches et nymphes françaises fonctionnent très bien.
Pour la pêche aux leurres : canne à lancer léger d’action de pointe, multibrins, de puissance 5- 15 g pour pêcher à la fois aux poissons nageurs allant de 7 à 10 cm, et aux leurres souples, que ce soit en linéaire ou au drop shot.
En revanche, pour la taille des leurres souples, laissez les micro-leurres au placard et n’emportez avec vous que des modèles allant de 7 à 12 centimètres qui sélectionneront un peu plus les poissons de belle taille.
Attention, les berges et les quais sont hauts dans les zones de courant en ville. Une épuisette à long manche est indispensable, sans quoi c’est la casse assurée. Les autres pêcheurs peuvent vous dépanner, s’il y en a !
Contacts :
Hébergement : Hôtel Cumulus Koskikatu, 33100 Tampere. Finlande.
Tél. :+358 (0)3 242 4111.
Fax :+358 (0)3 242 4399. [email protected] www.cumulus.fi/hotellit/koskikatu/
Une chambre double revient environ à 110 euros la nuit. Comme partout en Finlande, les petits déjeuners sont énormes et succulents. Ils vous tiendront en forme jusqu’au soir ! Cet hôtel est selon moi le mieux placé, car juste au bord des rapides et en même temps au centre ville. Idéal donc pour pêcher et se balader en famille.
Pour d’autres adresses et lieux de visites : www.visittampere.fi
Pour pêcher :
Il vous faudra vous acquitter de la taxe piscicole de l’Etat et du permis. Cette taxe coûte une vingtaine d’euros pour l’année ou moins de dix euros pour la semaine. Le permis régional exige d’ajouter environ 30 euros pour l’année ou sept euros pour la semaine.
Vous pouvez payer vos taxes et permis en ligne sur le site : www.mmm.fi/kalastus en choisissant la « Province de la Finlande de l’Ouest ».
A visiter :
Centre de musées Vapriikki, situé au bord des rapides de Tammerkoski, où vous pourrez admi- rer de nombreuses expositions surprenantes au Musée du hockey sur glace, du Musée de la pou- pée ou au Musée de sciences naturelles.
Pour plus d’informations sur la pêche, vous pouvez aussi consulter le site de zanderland : www.zanderland.fi
Meilleure période :
Venez en septembre, les poissons auront finis de frayer et vous aurez encore de très belles journées en perspective !
Voici le lien pour retrouver les coins de pêche : https://mapsengine.google.com/map/edit?mid= za5x-BuezN8g.k7UfEiIi4-Us
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La Femme Truite
Le Sorcier d’Ornans
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Prix franco : 25
Je ne pêche pas…
je m’entraîne
Les aventures d’Eric Joly ne sont pas toutes triomphantes. Mais elles ont en commun d’avoir été écrites par un des meilleurs conteurs de sa génération. Prix franco : 23
Autopsie d’une truite
Un roman passionnant qui se déroule dans la vallée le Dessoubre, sur fond de pêche à la mouche.
Prix franco : 25
Le saumon de l’Allier
Cet ouvrage est tiré d’une thèse vétérinaire. Un des plus importants travaux jamais consa- cré au roi des poissons. 719 pages.
François Cohendet. Prix franco : 30
Grandes pêches
Un tour du monde des plus belles pêches sportives. Un livre pour rêver mais aussi pour apprendre.
Pierre Affre. Editions Olivier Orban.
Prix franco : 30
Le Sorcier de Vesoul
25 ans après, l’extraordinaire histoire du pèrede la “french tricolore” enfin rééditée.
Prix franco : 23
Si vous voulez savoir pourquoi ils vont à la pêche… 27 nouvelles et 40 aquarelles par l’auteur du Sorcier de Vesoul pour dire aux non-pêcheurs ce que peut être la passion de la pêche. Prix franco : 29
La pêche pour les Nuls
L’histoire de la pêche, la législation, le permis, l’équipement,
la sécurité, la pêche avec les enfants, les techniques de pêche les plus utilisées en France… n’auront plus de secret pour vous ! Prix franco : 29,95
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• Tueda 73 Méribel. Lac de montagne dans un cadre d’exception. Site vaste et préservé pour moucheurs du 5 juin au12octobre.Tél.:0479010751. www. lacdetueda-meribel.com
• Domaine de la Mordorée, Charente, réservoir pêche à la mouche. Black-Bass aux leurres en printemps/été. Tél. : 06 76 14 38 64.
• Pêche de la truite en Alsace. Stage adulte et jeune. Chambre et table d’hôte.
www.peche-alsace.com. Tél.:0610096316ou 0388472574.
• Plan d’eau de Marlens Haute-Savoie (Faverges) pêche mouche exclusive dès le 20 octobre 7/7j. Tél.:0608823132.
Web : http://peche.marlens.free.fr
Divers
• Pour le portail de votre maison : enseigne décorative “Fario” enzincdécoupépeintennoir, fournie avec potence en fer forgé, en dimensions 40×37 cm.
Prix : 115 € + port 5 euros.
Pour le toit de votre maison,
la girouette “Fario” avec la même silhoutette en zinc brut, hauteur totale 86 cm.
Prix:195€+
8 € d’expédition.
Commande est à
adresser à : Gilbert Barbara,
La Trinité de Réville, 27270 Broglie. Tél.:0232442808.
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PÊCHES SPORTIVES, 11, rue de Milan, 75440 Paris Cedex.
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Je ne pêche pas, je m’entraîne… (réf.110 168) : 23 Le Sorcier de Vesoul (réf.110 155) : 23
Autopsie d’une truite (réf.140 168) : 25
La Femme truite (réf.110 215) : 29
Le Sorcier d’Ornans (réf.140 175) : 25
Petit dictionnaire philosophique
du pêcheur de truites en pédalo (réf.110 274): 26 Grandes Pêches (réf. 120 435) : 30
La Pêche pour les Nuls (réf. 121 213) : 29,95
Le saumon de l’Allier : 30
Quantité
Prix
TOTAL
Date :
Signature (obligatoire) :

AlouergîtedanslavalléedelaDordogne, entreArgentat
et Baulieu/Dordogne. Idéal pour groupe de pêcheurs. Billoux, 19430 La Chapelle-Saint-Géraud www.domaine-du-belvedere.com Tél : 06 07 61 84 82.
Moulins du XVIIIe – Livarot
En bordure de La Vie (1ère cat) ancien moulins du XVIIIe entièrement rénové avec goût composé de 2 corpsdebâtimentsavecparc de3100m2 comprenant de beaux arbres et massifs floraux. Maison principale comprenant 2 pièces de réception, cuisineéquipée,3chambreset2bains. Maison d’amis composée d’une pièce de réception, cuisine, 2 chambres et un bain. Commerces à 5 minutes. Lisieux (gare) 20 minutes-Deauville 45 minutes – Prix:260000 -
Possibilité de location. Propriétaire: 06 12 78 84 19
65 – Pyrénées – A louer maison en bois, 6 personnes. Site exceptionnel au cœur des Pyrénées. Nombreuses activités : ski, randon- née, pêche à la truite. Tél. : 05 62 94 82 50.
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