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Pêches sportives magazine numérique n°108
PÊCHES sportives BONNES FEUILLES La Dame de Haute-Savoie Rivières secrètes Mouches indispensables Boîtes à mouches proposées par Pêches sportives Arme secrète : le vernis noir Bons plans d’été La petite classe : devenez un pro du casting 4 8 8 1 J’ai enfin compris pourquoi nos représentants de la pêche de loisirs ont choisi de […]
Rupture de stock
Description
PÊCHES
sportives
BONNES FEUILLES
La Dame
de Haute-Savoie
Rivières
secrètes
Mouches
indispensables
Boîtes à mouches proposées
par Pêches sportives
Arme secrète :
le vernis noir
Bons plans
d’été
La petite classe :
devenez un pro du casting
4
8
8
1
J’ai enfin compris pourquoi nos représentants de la pêche
de loisirs ont choisi de participer au Tour de France : ils avaient
prévu les inondations de juin. Et décidé, par prudence,
de prendre de la hauteur.
C’est bien connu qu’en montagne, les inondations sont
plus rares ou quand elles surviennent, elles emportent vraiment
tout comme à Cauterets il y a quelques années.
Or, faire la promotion d’une activité de loisir inondable
est forcément voué à l’échec. (« Elle est où la rivière,
ça fait deux heures que je rame »). On a donc sagement
choisi d’appâter les futurs pêcheurs dans le Tourmalet.
Cela leur aura au moins évité d’envisager de jeter leurs lignes
dans les eaux boueuses et pleines de détritus de nos pauvres
rivières de France.
Les poissons – et notamment ceux de la Bienne – ont eu moins
de chance. Il n’y avait pas place pour eux dans la caravane
du Tour de France.
Vincent Lalu
EDITO
Montez plus haut,
y’a moins d’eau !
Bon de commande page 81.
Réf. : 110 310
De nouveau disponible
Réédition de
L’Encyclopédie des mouches… qui pêchent
(avec leurs montages)
Sommaire
Pêches sportives n° 108
ACTUS
– Bienne, le cauchemar continue !
– Le scandale des civelles
– Le mystère des truites de mer du
gave d’Oloron
LA BOUTIQUE DE PÊCHES
SPORTIVES
p. 14
– Cannes Progression
– Sélections de mouches pour
toutes techniques.
L’ECHO DU RADIER
p. 20
– Poissons migrateurs, pourquoi ne
pas sauver ce qui peut l’être ?
TECHNIQUE MOUCHE
p. 24
– Les vertus du vernis noir
TECHNIQUE MOUCHE
p. 30
– Prenez de la hauteur !
BONNES FEUILLES
p. 34
– Muriel Lovichi, la Dame de
Haute-Savoie
LA PETITE CLASSE
p. 38
– La pêche en baitcasting
FOCUS SHOPPING
p. 54
– Fly fishing home concept,
– Prêt à pêcher, les leurres souples
montés
– Le retour de la Suissex !
MONTAGE
p. 56
– Fourmis, simulis, chironomes,
les incontournables de l’été
MOUCHE DE LÉGENDE
p. 70
– L’Altière de Raymond Rocher
Administration, rédaction,
publicité :
Editions La Vie du Rail/ Pêches
sportives
29, rue de Clichy, 75009 Paris –
Tél. : 01 49 70 12 11.
[email protected]
Directeur de la publication :
Vincent Lalu.
Rédacteurs en chef :
Vincent Lalu et Philippe Boisson.
Ont collaboré à ce numéro :
Pierre Affre, Florent Bailly, Philippe Bois-
son, Vincent Lalu, Jean-Chrisitan Michel,
Jean-Pierre Piccin, Jean-Marc Theusseret.
Mise en page :
Frédéric Demarquette
Abonnements :
www.peches-sportives.com/6-Abonne-
ments.htm
Tél. : 01 49 70 12 20.
Publicité
: Nicolas Demongeot
Tél. : 01 49 70 73 13
[email protected]
Eléments techniques
publicitaires:
Maryline Renaud.
[email protected]
Chef de fabrication :
Robin Loison.
Photogravure :
La Vie du Rail.
Impression :
Imprimerie Loire Offset Titoulet (42)
Commission paritaire :
1117 K 82373
ISSN : 1252-8358.
Dépôt légal : à parution.
Marketing et diffusion presse :
Destination Média
Un DVD est inclus dans
ce numéro pour les abonnés
LIBRAIRIE
p. 80
– La librairie de
Pêches sportives
PETITES ANNONCES
p. 82
– Les petites annonces
de
Pêches sportives
Actualités
Rien n’a changé depuis la ma-
nifestation de Jeurre en 2012,
rien n’a changé depuis les
mortalités pisciaires qui
avaient touché la célèbre ri-
vière haut jurassienne et qui
avaient été à l’origine d’une
fermeture de la pêche qui a
duré deux ans. Moins de deux
saisons après la réouverture,
la perle du Jura charrie de
nouveau des truites sauvages
crevées et a du mal à retenir
les poissons malades qui ne
peuvent faire face au courant
soutenu par les crues inces-
santes de ce printemps 2016.
Les paradoxes étant par prin-
cipe incompris, la Bienne va-
cille alors que le niveau est
continuellement haut depuis
le mois de mars. Rappelons
nous le Dessoubre et le Cu-
sancin, dont les poissons
mouraient durant l’hiver
2013/2014 lui aussi très ar-
rosé. De nos jours en
Franche-Comté, les crues ne
régénèrent plus les nappes
phréatiques et les cours
d’eau, elles les tuent indirec-
tement en faisant converger
tous les polluants vers le fond
des vallées. Et les polluants de
la Bienne sont différents de
ceux des autres rivières franc-
comtoises dont l’origine est
en grande partie agricole. La
Bienne souffre surtout d’un
système d’assainissement ca-
tastrophique. Et pourtant, les
lunetteries ont – malheureu-
sement pour l’économie lo-
cale – fermé ou ont fortement
réduit leur activité tout en
améliorant leurs traitements
d’eaux usées. Les pollutions
métalliques, longtemps le
gros point noir de la Bienne,
sont donc bien moindres que
par le passé. La step (station
d’épuration) de Lizon a été
refaite, mais le problème du
bassin versant de la Bienne
est en réalité planqué sous le
tapis. Comprenez par là que
Le temps passe et rien ne change dans le haut Jura malgré la manifestation de Jeurre en 2012, malgré
le ras le bol des pêcheurs. Début mai, de nouvelles mortalités ont touché la Bienne, moins de deux ans
après la réouverture de la pêche. En cause l’assainissement des eaux usées et un manque de volonté po-
litique dans ce département pourtant tourné vers le tourisme “vert”. Les causes de ce désastre sont
connues, mais c’est aux pêcheurs de prendre les choses en main afin de mettre la pression sur les élus.
Jura
Bienne, le cauchemar continue
Actualités
en cas de disparition totale
dans le milieu naturel. Si
l’apron sauvage a quasiment
disparu, ce n’est qu’en raison
de la dégradation des milieux.
Les poissons d’élevage seront
eux aussi condamnés. De plus,
il existe un risque de croise-
ment génétique entre popula-
tions sauvages et d’élevages,
ce qui serait catastrophique.
Cela nous ramène vingt ans
en arrière avec la mode heu-
reusement passée des piscul-
tures de truites sauvages, qui
elles non plus, n’ont pas em-
pêcher les cours d’eau de se
dégrader. Rappelons que
l’apron du Rhône est protégé
par la convention de Berne.
L’association Pro Natura
(Suisse) et le Collectif SOS
Loue & Rivières Comtoises ont
déposé une plainte devant la
commission européenne pour
le non respect des articles 7 et
9 de la même convention,
estimant que cette espèce en
voie d’extinction n’était pas
suffisemment
protégée.
L’apron est donc un des che-
vaux de bataille pour l’amélio-
ration de la qualité de l’eau et
des milieux en Franche-Comté
et dans tout le bassin du
Rhône. L’apron survivra uni-
quement si les rivières retrou-
vent un réel bon état
écologique.
C’est une sentinelle, un bio in-
dicateur qu’il serait bon de ne
pas transformer en bête de
foire, dont l’artificielle survie
arrangerait bien du monde.
Savoie / Haute-Savoie
Fête de
la rivière sauvage
à Rumilly
Dans la vallée du Chéran, le
samedi 2 juillet ne sera pas
un jour comme les autres. A
l’occasion de la fête de la
rivière sauvage sera annon-
cée la labellisation du Chéran
et du Nant d’Aillon. Ces deux
cours d’eau entreront dans le
réseau Rivières Sauvages, au
même titre que quelques au-
tres rares rivières (Vis, Valse-
rine, Artoise, Tagliamento,
etc) qui nécessitent une pro-
tection maximale car elles
sont encore très préservées.
A cette occasion, le Syndicat
mixte interdépartemental
d’aménagement du Chéran
(SMIAC) et le Parc naturel ré-
gional du massif des Bauges
vous invitent à partager ce
moment d’exception lors de
la fête de la rivière sauvage,
qui aura lieu le 2 Juillet 2016
à Rumilly, à proximité du
Chéran sur le site de la base
de loisirs.
Les fédérations de pêche de
Savoie et de Haute-Savoie
seront également présentes,
ainsi que les AAPPMA lo-
cales.
http://www.cheran.fr
Une opération d’introduction
d’aprons du Rhône (
Zingel
asper
) a eu lieu à Blacons sur
la Drome le 31 mai. Les déver-
sements portent sur 4719 ju-
véniles et 26 adultes. Dans le
cadre du “plan apron”, le
Conseil Scientifique Régional
du Patrimoine Naturel
(CSRPN) Rhône-Alpes/PACA
est a l’origine de ce pro-
gramme expérimental d’intro-
duction de ce poisson dont
l’espèce est en voie d’extinc-
tion. Le CSRPN espère “
instal-
ler une population viable
d’aprons et recueillir un retour
d’expérience complet de ces
opérations pilotes d’ici 2020
Au départ, l’élevage d’apron ne
servait qu’à mieux connaître
l’espèce et à la faire perdurer
Plan apron, les dangers de la pisciculture
Le mystère des
truites de mer
du gave d’Oloron
La question nous vient d’un
de nos lecteurs, Robert De-
cers, qui se demande pour-
quoi on n’entend jamais
parler des 2500 truites de mer
qui remontent le gave d’Olo-
ron. A la passe de Masseys, il
est vrai que 2520 truites de
mer ont été comptabibisées
en 2015. Les saumons (en
nombre presque égal avec
2271) se font prendre, mais
les truites de mer béarnaises
jouent les arlésiennes. C’est
vrai pour les plus grosses, car
les “finnocks”, petites truites
de mer de quelques mois
passés dans l’océan et dont la
taille est comprise entre 30 et
45 cm, sont bien visibles en
bancs durant l’été. Avant que
l’amont du barrage de Légu-
gnon ne soit mis en réserve, il
était facile de les prendre en
séche. Pour les plus grosses, il
semblerait que la taille impo-
sante du gave, sa longueur et
sa profondeur serait la raison
pour laquelle il n’existe pas de
pêche spécifique de ce pois-
son sur cette rivière. Et si
quelques spécialistes locaux
réussissent, ils sont aussi dis-
crets que les longs fuseaux
d’argent qu’ils traquent…
l’humidité de la nuit, en pas-
sant par la terre ferme. Et ce à
la montaison pour les civelles
et les petites anguilles,
comme à la dévalaison pour
les grosses anguilles argen-
tées, qui avaient passé douze
à plus de vingt ans en eau
douce, avant de ressentir l’ap-
pel de la Mer des Sargasses.
Mais bien plus que les bar-
rages, la pollution ou l’assé-
chement des zones humides,
un peu partout en Europe et
tout particulièrement chez
nous, c’est la surpêche et plus
spécialement la surpêche
des civelles (les alevins d’an-
guilles) qui depuis trois quart
de siècle, a réduit dans toute
l’Europe les populations d’an-
guilles jaunes et argentées
(anguilles adultes) à la portion
congrue et qui risque même
aujourd’hui de faire disparai-
tre l’espèce…
La France est aujourd’hui,
comme d’ailleurs hier, le seul
pays européen qui autorise un
chalutage « industriel » des
civelles sur la zone côtière
ainsi que dans les estuaires, et
comme 80 à 90% des civelles
entrainées plus ou moins pas-
sivement, depuis la Mer des
Sargasses par le Gulf-stream
et ses différentes branches,
arrivent dans le golfe de Gas-
cogne, c’est entre Adour et
Vilaine, en passant par les
petits courants côtiers landais,
le bassin d’Arcachon, l’im-
mense estuaire de la Gironde,
les pertuis charentais et l’es-
tuaire de la Loire, que cette
année ont été capturées la
grande majorité des 57,5
tonnes de civelles autorisées
par les quotas alloués à un
peu moins de 600 pêcheurs
estuariens ou fluviaux de
notre pays…
Les derniers pêcheurs profes-
sionnels de Bretagne, Nor-
mandie, Baie de Seine et
Picardie ne ramassant comme
les Anglais, les Belges, les Hol-
landais et les pays qui bordent
la Baltique, que les miettes
que les pêcheurs du Golfe de
Gascogne, ont laissé passer à
travers les mailles de leurs
tamis et ailes de chaluts
et que quelques branches
du Gulf-stream entraînent
encore vers l’Europe du Nord.
En Grande Bretagne les
anguilles de la Tamise comme
de la Severn ne sont plus
qu’un lointain souvenir, en
Irlande du Nord, sur le lough
Neagh où arrivaient depuis
plus de cinquante ans qu’on
les comptaient, en moyenne
20 à 30 millions de « glass
eels » (civelles) par an, il n’en a
été estimé que moins de 300
000 l’année dernière, en Italie,
la lagune de Commachio au
Sud de Venise fut sans doute
la plus importante pêcherie
d’anguilles sauvages au
monde. Dès 1598 le pape Clé-
ment VIII allait s’y régaler d’an-
guilles grillées. En 1714 plus
de 900 tonnes d’anguilles y
furent capturées dans les
nasses, record égalé encore en
1914 avec 907 tonnes. Trente
ans plus tard les prises
n’étaient plus que de 90
tonnes et en 2006 de 905 kg
soit moins d’une tonne. Il ne
reste qu’un vieux pêcheur sur
la lagune de Commachio,
quand plus de 400 familles y
vivaient du commerce de l’an-
guille il y a un siècle.
Un recul de 99 % !
En 1928 Louis Roule directeur
du Museum d’Histoire Natu-
relle, mentionne entre Saint-
Nazaire et Nantes un cordon
de civelles de près de dix
kilomètres de longueur
presque ininterrompu, sur un
mètre de largeur et un demi
mètre d’épaisseur. Même dans
le monde des insectes cepen-
dant bien pourvu, fait-il remar-
quer, rien n’approche
de la profusion formidable des
civelles. Aujourd’hui, quand
dans la basse Loire on
observe un « cordon » de
quelques mètres de longueur
et de trente centimètres de
large, le pêcheur qui le
« tamise » atteint en une
marée de nuit, son quota
annuel de 150kg…
D’après la Commission Euro-
péenne des Pêcheries en eau
saumâtre et en eau douce, au
cours des vingt dernières
années, les arrivées de civelles
sur l’ensemble des côtes euro-
péennes ont diminué de 99%,
oui vous avez bien lu : 99% et
on continue en France d’en
pêcher entre 50 et 70 tonnes
selon les années.
Si j’étais pêcheur profession-
nel de civelles, j’essaierai de
me reconvertir, tout en négo-
ciant (avec les pouvoirs
publics, avec l’Union Euro-
péenne…) le plus rapidement
possible cette reconversion
avant que la ressource ne
s’écroule définitivement.
Si j’étais mareyeur je n’inves-
tirai pas des millions d’euros
dans des fermes aquacoles
ultra-modernes de grossisse-
ment d’anguilles, car de nom-
breux scientifiques prédisent
que dans une, deux ou trois
années, soit la ressource se
tarira d’elle-même, soit les
pouvoirs publics devront en
interdire la pêche. Si l’Etat
français, conseillé par Ifremer,
ne s’y était pas opposé, l’An-
guille de même que l’Elé-
phant serait classée en
annexe 1 de la convention de
Washington sur la protection
des espèces menacées de dis-
parition. Elle est néanmoins
aujourd’hui classée en annexe
2, ce qui n’en interdit pas le
commerce, mais le régle-
mente drastiquement avec
notamment pour l’anguille
européenne, interdiction d’ex-
portation hors des pays euro-
péens. Quand, d’après le SEG
(Substainable Eel Group) 30
tonnes de civelles euro-
péennes ont transité l’année
dernière par Hong Kong, cher-
chez l’erreur !
L’IFREMER qui conseille le
ministre de l’Agriculture et de
la Pêche et qui depuis sa
création, défend « bec et
ongles » les intérêts des
pêcheurs professionnels, por-
tera une lourde responsabilité
dans la disparition program-
mée des anguilles (comme
des derniers saumons sau-
vages d’ailleurs) et par là
même d’une profession
qu’elle croit défendre.
Pierre Affre
Dernière minute
A l’heure où nous mettons sous presse nous apprenons
que neuf personnes ont été interpellées en Loire-Atlan-
tique et plus de 645 000 euros d’avoirs criminels saisis
dans le cadre du démantèlement d’un trafic international
de civelles, espèce protégée dont la vente est interdite hors
de l’Union européenne. Mardi 31 Mai, ce sont quelque
140gendarmes qui ont été mobilisés pour procéder à l’in-
terpellation de six personnes âgées de 26 à 65 ans, bra-
conniers et pêcheurs professionnels spécialisés dans la
pêche de la civelle. (Source éd. Nantes du
Parisien
Modèle Progression 9’ # 4/5. Action progressive. Canne sélectionnée pour sa polyvalence,
qui convient pour la pêche à la nymphe à vue ou au fil et la pêche à la mouche sèche.
Action plutôt douce, compatible avec les pêches les plus fines. Grande rapidité de mise en
action qui permet de sortir un long bas de ligne facilement. Canne sobre, qui ne brille pas.
Poignée assurant une bonne prise en main. Porte-moulinet et anneaux titane Pacific Bay.
Livré en tube rigide compartimenté.
Fortait en cas de casse d’un brin : 60 euros.
Ce modèle est désormais disponible en 9’ # 5/6.
Les livres c’est bien, mais il y a toujours un
moment où il faut passer aux travaux pratiques.
Ce moment est venu : à partir de ce numéro vous pour-
rez acheter autre chose que des livres sur la BOUTIQUE
Web de
Pêches Sportives
Pour autant, nous ne souhaitons pas devenir un vrai site
de vente par correspondance.
Notre projet est seulement de donner un prolongement
à ce que nous écrivons dans le journal.
Par exemple, à force d’analyser les qualités et caracté-
ristiques des cannes à mouches, nous avons décidé de
lancer les nôtres.
Deux cannes seulement, sélectionnées par Philippe
Boisson et montées en exclusivité pour les lecteurs de
Pêches sportives
– un modèle généraliste pour se perfectionner (mo-
dèle présenté).
– un modèle expert qui portera sa signature (dispo-
nible prochainement).
431,
10
Réf. : 229 231
BIENVENUE DANS
BOUTIQUE DE PÊCHES
Actualités
Le tout premier guide de
pêche à la mouche dans les
parcs nationaux des Etats-Unis
est enfin disponible. Eh oui,
cela n’avait jamais été fait !
25National Parks to Fly Fish
été écrit et édité par Wendy et
Terry Gunn et Bennett Mintz,
alors que l’introduction revient
à Jonathan B Jarvis, le directeur
du service des Parcs nationaux
des USA. A propos de chaque
parc, les chapitres ont été
écrits par des guides, des pro-
priétaires de magasins de
pêche et des « out fitters » qui
travaillent dans ces parcs ou
aux alentours.
On y trouve toutes les infor-
mations sur chaque parc :
comment y accéder, quelles
espèces peut-on y pêcher, les
conseils sur les mouches, le
matériel de pêche, les meil-
leures saisons, les accès aux
rivières et aux lacs, ainsi que
des photos et des cartes
détaillées, les centres d’ur-
gence médicale les plus
proches, etc. Parmi les 57
parcs nationaux que comptent
les Etats–Unis, 29 proposent
des possibilités de pêcher à la
mouche en eau douce ou en
eau salée. Grace à ce livre, il
est possible d’organiser un
road trip de pêche à la
mouche depuis le Nord Est,
puis en direction du Sud en
passant par le parc Shenan-
doah et en poursuivant
jusqu’à l’Ouest. ”La pêche à la
mouche est depuis longtemps
une tradition dans certains
parcs nationaux mais il existe
aussi des parcs célèbres
essentiellement connus pour
le rafting, la randonnée, l’esca-
lade, le tourisme en général….
Et dont la plupart des
pêcheurs ignore les possibili-
tés de pêche exceptionnelle ”,
explique l’éditeur Robert Clou-
ser.
Le Conagree National Park
dans la Caroline du Sud près
de Columbia est une région de
marécages avec une grande
variété d’espèces de poissons.
On y trouve un grand nombre
de black-bass. Au printemps
des « stripers » (bars rayés) qui
peuvent atteindre les 40 livres,
remontent la rivière Conagree
pour frayer puis migrent vers la
rivière Saluda pour y passer
l’été. Il en est de même pour le
Parc National d’Acadia dans le
Si les auteurs ont écrit un cha-
pitre sur chaque parc, le Yel-
lowstone National Park du fait
de sa taille et du nombre de
rivières et lacs à pêcher à l’in-
térieur et aux alentours a exigé
quatre chapitres pour être
décrit !
Prix conseillé :
32.95 dollars
Stonefly Press
www.stoneflypress.com
[email protected]
Maine, qui accueille 2,5 mil-
lions de visiteurs chaque
année mais qui est oublié des
pêcheurs. Pourtant dans ces
22 lacs et plans d’eaux on peut
y pêcher des ombles autoch-
tones, des truites de lac, des
ouananiches (saumons d’eau
douce), des black-bass mais
aussi pêcher en eau salée des
bluefish, des maquereaux ou
des bars rayés.
APNLE, reprise des cours en septembre
Le Club mouche APNLE (Amicale de
Pêche de Neuilly Levallois et Environs)
reprendra ses activités à partir de début
septembre 2016. Les cours de lancer re-
prendront le samedi 3 septembre 2016
à 10 heures à l’étang de l’Abbaye près
du pont de Suresnes, (ils ont lieu les sa-
medis, dimanches et lundis de 10h00 à
12h00 de septembre à mars).
Les cours de montage de mouches re-
prendront le vendredi 7 octobre à 20
heures à la Maison de la Pêche et de la
Nature sur l’île de la Jatte, (les vendredis
de 20h00 à 22h00 d’octobre à mars).
Pour marquer ce début de saison le
Club sera présent les 17 et 18 septem-
bre 2016 entre 10h00 et 18h00 au fes-
tival Pêche en Seine qui se tiendra à la
Maison de la Pêche de Levallois sur l’île
de la Jatte : atelier de montage de
mouches, lancer sur cible, présentation
du Club Mouche APNLE.
Adresse Postale :
Maison de la Pêche
et de la Nature – 22, allée Claude Monet
92300 Levallois.
Centre d’entraînement du club
mouche:
Chemin de l’Abbaye, Bois de Boulogne
75016 Paris.
Mail : [email protected]
Site : www.clubmoucheapnle.fr
Tél. : 01 42 24 18 95 (aux heures des
cours de lancer).
Etats-Unis
Pêche à la mouche dans les parcs nationaux
d’Amerique d’Est en Ouest
Chez les écologues, il y a
deux écoles : ceux qui pen-
sent que l’action de
l’Homme sur la nature dété-
riore systèmatiquement des
écosystèmes naturels et
fonctionnels qui étaient en
place avant l’arrivée de
l’Homme et à l’inverse, ceux
qui clament haut et fort que
c’est le façonnage de la
nature par l’Homme depuis
des siècles qui permet à la
vie sauvage de continuer
d’exister.
En réalité, les choses ne sont
pas aussi simples et
basiques. Les animaux
s’adaptent ou pas au monde
imposé par les humains. Il
ne reste au final que les
espèces qui ont pu s’adapter
à notre monde, les autres
sont portées disparues. En
ce qui concerne les pois-
sons, on peut dire que
l’aménagement des fleuves
et des cours d’eau pour les
besoins de la navigation ou
de la production d’énergie
sont tous dommageables à
quelques exceptions près.
Pour comprendre cela, il faut
prendre en compte la rivière
dans son ensemble et ne
pas mélanger les causes, les
effets et les conséquences
des aménagements. Dans
bien des cas, les barrages
qui diffusent de l’eau froide
dans les rivières permettent
aux truites et aux ombres de
vivre grâce à cette tempéra-
ture compatible avec leurs
exigences biologiques. C’est
le cas sur les zones aval des
cours d’eau, sur des secteurs
typologiques qui en théorie
Photo : Anne Jeantet-Leclerc.
L’auteur avec un saumon de
la Sélune pris le 27 avril
2016. Ce magnifique
poisson remis à l’eau
rencontrera comme tous les
autres le barrage de La
Roche qui Boit et devra
frayer en aval. Le taux de
réussite de la fraye est
catastrophique sur ce petit
fleuve. En annulant
l’arasement des deux
barrages, notre ministre de
l’environnement perd une
belle occasion de faire de la
Sélune un projet pilote de
reconquête d’un milieu qui
selon tous les spécialistes des
poissons migrateurs ne
demande qu’à re-
fonctionner facilement et à
moindre coût.
Saumons de l’Allier, saumons de papier…
Photo Gaël Even.
En 2009, nous avions publié un article
signé du célèbre pêcheur de saumons
auvergnat Emmanuel Gladel intitulé
Saumons de l’Allier, saumons de papier
Cela n’avait pas plu à la direction du
Conservatoire national du saumon sau-
vage (ex pisciculture de Chanteuges) qui
croyait dur comme fer au retour du sau-
mon sauvage. Sept ans plus tard, la
situation du saumon sur l’axe Loire-Allier
n’est toujours pas favorable au retour du
poisson roi. Les remontées sont bon an
mal an de 500 à 900 saumons pour 1 à
2 millions d’œufs, d’alevins ou de smolts
issus de l’élevage introduits dans la
rivière Allier et ses affluents. L’efficacité
est donc d’environ 0,0005 à 0,0008 % et
seul un résidu de souche sauvage per-
sisterait. Les œufs sont issus de la
reproduction en pisciculture loin du milieu naturel. Il faut
aussi savoir que sur l’axe Loire/allier, environ 50 % des
smolts de saumons et plus encore en ce qui concerne les
anguilles finissent en rondelles dans les turbines ! Sur le site
internet du Conservatoire (www.saumon-sauvage.org), on
peut voir des photos de saumons adultes qui portent des
graves blessures dues aux seuils et autres barrages. Et pour
les survivants, les smolts dévalants doivent réussir à passer le
bouchon vaseux de l’estuaire de la Loire et son million de
tonnes de sédiments sur quelques kilomètres (variable
selon les marées, les crues du fleuve, les grandes tempêtes,
etc). Cette zone très pauvre en oxygène a toujours existé,
mais la domestication du fleuve l’a très certainement modi-
fiée (eau plus chaude). Parmi les bonnes nouvelles,
l’abaissement du barrage de Poutès-Monistrol (2018) devrait
permettre aux saumons de l’Allier d’atteindre de nouveau
des zones de frayères qui leur étaient interdites depuis le
début des années 1940, période de construction du barrage.
Là encore, il aura fallu trente ans de combat ( WWF France,
SOS Loire-Vivante et d’autres ONG) pour qu’enfin une déci-
sion soit prise. Et même si on aurait tous souhaité
l’arasement total, la “féé électricité” a fini par céder en par-
tie. Là encore, le blocage dépassait de très loin la simple
réalité économique, car le bras de fer était politique.
Le tableau des remontées à la passe de Vichy montre que le plan de sauvetage du
saumon peine à faire décoller le compteur malgré la perfusion d’un alevinage colossal
(754 retours en 2011, 861 en 2012 et 819 en 2013 et youpi, le millier fut de
nouveau atteint en 2015). L’abaissement du barrage de Poutès devrait favoriser la
reproduction naturelle. Globalement, ces chiffres confirment malheureusement une
situation d’échec avec laquelle il est bien difficile de faire croire que tout va bien
dans le meilleur des mondes.
Suite de la page 22
lui à pris. Ce beau principe
qui part d’un très bon senti-
ment est surtout une idéolo-
gie louable qui prouve au
moins que les instances
européennes ont enfin com-
pris qu’on était allé trop loin.
Mais entre le « y a qu’à, faut
qu’on » et la réalité du terrain,
le fossé prend des allures de
gouffre !
En ce qui concerne l’idéolo-
gie d’un monde meilleur où
le saumon pourrait côtoyer
les péniches à grand gabarit
et les nombreux barrages
hydroélectriques, nous avons
l’exemple du Rhin. Le grand
fleuve qui borde ou traverse
quatre pays européens et
la Suisse a été rectifié,
canalisé, jalonné d’écluses
monstrueuses, de barrages
hydroélectriques, de cinq
centrales nucléaires et on
voudrait que le saumon soit
ici chez lui comme au temps
jadis où chaque printemps, il
s’en pêchait plusieurs cen-
taines de milliers jusqu’au
milieu du 19
ième
siècle. Il n’y
a qu’en France et chez nos
voisins européens que l’on
pense possible de ressusci-
ter une souche de saumon
éteinte. Car avec elle s’éteint
le « homing », cette faculté
qu’ont les saumons Atlan-
tique sauvages à migrer à
plusieurs milliers de kilomè-
tres et à retrouver la rivière
où ils sont nés. Les saumons
du gave d’Oloron migrent
jusqu’au sud du Groënland
et retrouvent l’estuaire de
l’Adour avec une précision à
rendre jaloux le plus évolué
des GPS. Si les derniers
représentants de la souche
sauvage ont disparu et que
l’on déverse des millions
d’alevins issus de l’élevage,
les très faibles taux de retour
(voir encadré), sont le fait de
poissons qui restent sur nos
côtes. Ce sont alors des sau-
mons qui n’en sont plus vrai-
ment, des poissons factices,
qui n’ont que l’apparence de
ce qu’ils représentent, mais
qui sont parfaits pour faire
croire au peuple que la pré-
sence du grand poisson est
compatible avec les barrages
et l’agriculture intensive.
Toutefois, tout ce qui est mis
en place pour favoriser le
retour des poissons migra-
teurs sur le Rhin ou la Loire a
au moins le mérite d’exister.
Et même si sur ces grands
fleuves, le retour de cer-
taines espèces est souvent
utopique, les efforts entre-
pris sont toujours béné-
fiques et profitent en général
à d’autres espèces. Mais il ne
s’agit pas de croire que sur
les grands fleuves de type
L’écho du radier
Les grands projets symboliques
européens ou nationaux comme le cas
du Rhin ou de l’axe Loire/allier nous font
oublier qu’il reste une vingtaine de petits
fleuves côtiers répartis entre le Béarn,
la Bretagne et la Normandie
et pour lesquels la situation du saumon
n’est généralement pas désespérée
a brillance du vernis noir
à quelque chose de natu-
rel, à la façon de l’écaille
de tortue qui dévoile ses nuances
en contrejour. Peut-être même
que les truites, les ombres ou les
saumons voient ces nuances que
nous ne voyons pas. A l’époque
où les gens prenaient encore le
temps de faire de belles mouches
– ça existe encore heureusement
– les têtes étaient finies au vernis
et dans bien des cas au vernis
noir. Certains modèles sont
indissociables de cette petite tête
brillante d’un noir profond. Les
mouches les plus apparentées à
cette touche cosmétique sont les
mouches à saumon. Prenez une
Jock Scott ou une green high-
lander et faites deux versions,
une avec une tête passée plu-
sieurs fois au vernis noir et une
autre non vernie, même si le fil
de montage est noir et vous
comprendrez immédiatement
qu’il manque quelque chose de
Les vertus
du vernis noir
A l’origine, le vernis noir servait surtout à terminer une mouche afin d’éviter que
la ligature en fil de montage ne se défasse. Accessoirement, le résultat imitait aussi
la tête de la mouche. Avec les fils synthétiques actuels, beaucoup se passent d’ajou-
ter du vernis ou cèdent à la tentation du monde moderne avec les résines UV. Cette
finition vernie passée tellement inaperçue qu’elle tend à disparaître joue pourtant
un rôle majeur dans l’efficacité de certaines mouches. Car le rendu du vernis noir
est unique, profond, brillant et plaît beaucoup aux poissons.
Par Philippe Boisson
Ça prouve aussi qu’une
nymphe attractive bien présen-
tée, dans la taille des proies du
moment, juste en face du pois-
son est souvent prise dès le pre-
mier passage, sauf si le poisson
vous a vu venir. Ce constat est
sans doute davantage valable
pour les gros poissons que pour
les truites de tailles plus
modestes. Car hormis sur la
basse rivière d’Ain et ses légen-
daires baleines qui moissonnent
les gammares, il faut reconnai-
tre que le plus souvent, les très
grosses truites que l’on pêche ne
se nourrissent pas. Elles ne sont
donc pas focalisées sur un type
de proie en particulier.
Dans la pratique, cette phea-
sant-tail n’est simple qu’en
apparence, car le vernissage de
la tête demande la plus grande
attention en s’aidant d’une
aiguille pour ne pas que le ver-
nis touche les fibres. Car dans
ce cas, les micro-barbules agis-
sent par une sorte de capillarité
qui fait que la goutte se répand
sur plusieurs millimètres. Il n’y
a donc pas d’autre choix que de
procéder par micro-gouttes, sur
la pointe d’une aiguille. L’autre
contrainte, qui m’a poussé à
m’en séparer, vient du fait qu’il
est très difficile de différencier
les lestages. Norbert ne portait
jamais de “patch” accroche-
mouches sur son gilet. Ses
boites à nymphes à fonds
en mousse étaient comparti-
mentées par lestage. Chaque
nymphe utilisée retournait dans
sa case. En fait, ce n’était pas
tout à fait ça… Chaque
nymphe utilisée retournait dans
une autre boite, qui était celle
des nymphes déjà utilisées. Ce
perfectionniste poussait le vice
jusqu’à être certain qu’un pois-
son exceptionnel prendrait une
Technique mouche
L’artiste à l’œuvre
au Refrain sur le
Doubs franco-suisse
en 1998.
Deux pheasant tail
montées par
Norbert Morillas.
Les têtes ont été
revernies car avec le
temps, l’effet n’était
plus là.Ce fut son
seul et unique
modèle de la célèbre
nymphe de Frank
Sawyer. Le seul,
mais le bon !
de ses nymphes dont l’hameçon
était neuf et donc bien piquant.
Il avait donc toujours un stock
de nymphes “neuves” à propo-
ser à des truites rares… Quant
aux hameçons, c’était Tiemco
ou Tiemco et que du 3769 pour
les grosses truites. Le 900 BL
(barbless, sans ardillon) plus fin
de fer pêchait le “tout venant”
comme il disait.
Les matériaux
synthétiques
On retrouve un effet semblable
au vernis noir, bien qu’un peu
différent avec le “vinyl rib” noir
ou le “vinyl D rib” dont la face
supérieure est arrondie. Le
“corps plast” noir est également
très brillant. Cette petite plaque
de matériau synthétique élas-
tique sert à faire des sacs alaires
ou des thorax. Dans ce cadre, il
permet de sortir de la simple
tête vernie, ce qui est très inté-
ressant. Pour ces produits, le
maximum de brillance est
obtenu avec la couleur noire.
Les autres teintes, surtout l’olive
et le brun ont moins d’éclat. Je
trouve qu’elles sont un peu
moins efficaces et je pense que
cela est dû à la brillance. Les
résines UV sont de plus en plus
utilisées pour finir les mouches.
Sur une tête en fil de montage
noir, une goutte de résine
séchée à la lampe UV présente
l’avantage de gagner du temps
et de se simplifier la vie, mais
l’aspect est moins profond
qu’avec un vernis.
Les billes noires
Autre alternative, une bille
métallique en tungstène ou en
laiton vendue peinte en noir
présente l’avantage d’être prête
à l’emploi. Les petites billes
remplacent une tête, mais
l’équilibre de la mouche
Le vernis noir et la fourmi, toute une
histoire ! Et tant mieux si la mouche flotte
mal, le “cul” dans l’eau, les vraies aussi !
Les billes noires du commerce sont peintes
et non vernies. Il manque l’épaisseur, la
matière qui rend le vernis (après cinq ou
six couches) unique en son genre.
change, avec un peu plus de
poids vers l’avant. Ce n’est
donc pas tout à fait la même
chose d’autant qu’il s’agit d’une
peinture et non d’un vernis. On
peut biensur passer une bille
métallique au vernis noir plu-
sieurs fois mais ce vernis adhère
relativement mal sur le laiton
ou le tungstène.
Un corps en vinyl rib ou selon les marques en D-rib noir et
un thorax en “corps plast” donne une nymphe très efficace.
C’est une version simplifiée de la fameuse ANR (“absolute
no refuse”) redécouverte par Jean-Marc Somaré. Ci-contre:
le modèle original que l’on trouve dans
Mayflies, top to
bottom
de Shane Stalcup, édité en 2002.
a pêche en lac de mon-
tagne a ses spécialistes. Il
s’agit souvent plus
d’amoureux de la montagne et
de la randonné que de mono-
maniaques de la canne à
mouche. La pêche peut être
très différente selon que l’on
pratique dans des lacs reculés
alevinés à l’hélicoptère ou des
lacs plus accessibles gérés de
façon patrimoniale. Dans le
premier cas, la pêche peut-être
franchement facile et si on aurait
tort de bouder son plaisir, il faut
Quel plaisir de joindre l’utile à l’agréable en mariant la randonnée en mon-
tagne avec la pêche à la mouche. Cette activité estivale est pour beaucoup
d’entre nous une sorte de pèlerinage, un retour aux sources dans le cadre ma-
gique des Alpes ou des Pyrénées. Voici comment aborder la pêche en lac de
montagne du bon côté avec un habitué des lacs des Hautes-Alpes et des Alpes-
de-Haute-Provence.
Par Jean-Christian Michel
Prenez
de la hauteur !
quand même reconnaître que
l’attrait principal est celui de la
balade entre amis. Mais dans le
second cas, la donne n’est plus du
tout la même : un plan d’eau fré-
quenté, des truites ou des ombles
autochtones qui ont le temps de
vieillir et si la nourriture en pois-
son fourrage est présente (souvent
des vairons), les conditions sont
réunies pour que les poissons ne
se jettent pas sur le premier plu-
meau venu. Que vous optiez
pour l’un ou l’autre, lacez vos
chaussures et prenez votre sac à
dos : je vous emmène vers les
hauteurs.
Lac du haut ou lac du bas ?
Avant de monter au pays des
marmottes et des edelweiss, il faut
quand même reconnaître que
ceux qui ont baptisé les lacs ne se
sont pas foulés. Dans chaque
massif vous trouverez le lac du
haut, le lac du bas sans oublier
celui du milieu. Il y aura aussi le
lac rond, le lac long (pas de carré
à ma connaissance). Je vous
épargne les couleurs : le blanc, le
vert, le noir… Chez moi, il y en a
même un “des neufs couleurs”…
Donc, après une marche d’ap-
proche proportionnelle à votre
sens du masochisme, vous mon-
tez enfin votre 9 pieds soie de 5
“mikado” et si vous n’avez pas
laissé le moulinet dans le coffre de
la voiture, vous pouvez appré-
hender sereinement les quelques
heures qui vont s’offrir à vous.
Première question : fête foraine
ou poissons malins ? Ce sera vite
vu. Le charme de la pêche en
montagne est que même une
truite écervelée qui n’a pas mangé
depuis le mois d’octobre de l’an-
née précédente peut avoir le bec
cloué quand la pression atmo-
sphérique se casse la figure d’un
seul coup et qu’un air polaire
vous transi la doudoune et le ber-
muda. Mais l’agréable de la chose,
c’est que tout ce petit monde qui
passe l’hiver à sucer les glaçons et
à se peler les ouïes peu franche-
ment rigoler quand vient le dégel
et un beau soleil. On se croirait
alors au moulin de la galette. Et
ça tourne, et ça gobe. On se sent
une âme de pisciculteur. J’ai
quelques souvenirs en musette
dans des lacs alevinés quelques
saisons plus tôt et nouvellement
ouverts à la pêche dont je ne suis
pas fier… Même avec un bas de
ligne de deux mètres et en étant
grand seigneur, on ne pouvait pas
contenter tout le monde. La
pêche peut-être simpliste : on
pose un gros pompon (sauterelle,
sedge insubmersible, palmer) pas
forcément loin du bord et on
attend. Les poissons peuvent
monter de profond pour ramas-
ser de telles choses mais il ne fau-
drait pas réduire la pêche en lac
de montagne à cette pratique
basique de la mouche sèche. Dès
que les poissons se sont refait une
condition, qu’ils ont vu passer
quelques pêcheurs et surtout
qu’une source de nourriture régu-
lière apparaît (mouches terrestres,
chironomes), la pêche peut deve-
nir très fine dans les eaux limpides
de ces lacs. Le matin, lorsque la
surface est lisse comme un miroir,
les gobages peuvent se produire
Après l’hiver,
les beaux jours
ensoleillés font
s’activer les truites
et les ombles.
Dans de bonnes
conditions, la pêche
en lac de montagne
peut s’avérer
passionnante.
journée dans une eau glaciale,
mais avec des farios sauvages une
fois l’état de grâce de l’ouverture
révolu, je crois qu’il y a beaucoup
mieux à faire à moins d’assister à
une chasse… A ce sujet, si vous
pêchez un lac peuplé de truites
farios et d’ombles chevaliers, il
peut être très utile de connaître
les “omblières”. En général ce
n’est pas bien compliqué : il suf-
fit de venir au bord du lac dans
les jours suivant l’ouverture et de
regarder à quels endroits se
concentrent les pêcheurs à la
plombée coulissante ! Les plus
belles truites farios ne sont
jamais très loin de ces postes car
les petits ombles constituent
leur poisson fourrage préféré :
les grosses truites en sont encore
plus friande que des vairons !
Si le vent ne vient pas troubler
la partie et que les poissons cher-
chent leur nourriture près des
bordures, il est possible de prati-
quer une pêcher en nymphe à
vue des plus plaisante. La hau-
teur d’eau peut être importante
et pour parvenir à intercepter un
poisson qui se déplace mieux
vaut utiliser une petite nymphe
casquée dont le poids – si les
poissons ne sont pas trop sollici-
tés avec cette technique – sera un
allié précieux pour descendre
rapidement au bon niveau.
Dans les secteurs peu profonds,
avec des poissons statiques ou
effectuant un circuit, une pêche
plus conventionnelle avec de
petites oreilles de lièvre retrou-
vera toute sa pertinence. Enfin
si le lac ne grouille pas d’inver-
tébrés et c’est souvent le cas à ces
altitudes, ne croyez pas que la
pêche à la nymphe sera moins
efficace : vous n’aurez aucune
difficulté à vous convaincre que
la réussite tient plus à l’effet
leurre qu’à l’imitation d’une
proie.
Jouer à cache-cache avec des
poissons qui font les bordures
est toujours un plaisir de gamin.
Mais si la sortie se fait en
famille, il sera alors assez difficile
d’expliquer pourquoi papa a rai-
son de se mettre à quatre pattes
pour approcher un poisson et
pourquoi les enfants n’ont pas le
droit de se rouler dans l’herbe…
Au-dessus de
2000m d’altitude,
rares sont les
possibilités de voir
sans être vu !
L’omble chevalier
ne vit pas
uniquement dans
les grands fonds.
Il peut parfois
se prendre avec
une nymphe ou
même en sèche !
Bonnes feuilles
L’arbalète
et la squaw
Muriel Lovichi a une passion dans la vie : la pêche. Cette savoyarde n’hésite
pas à y consacrer la totalté ou presque de ses loisirs, au point de devenir une
pêcheuse d’exception dont la réputation a déjà dépassé les frontières des Alpes.
Ses meilleures histoires font l’objet d’un livre passionnant à paraître en juil-
let aux éditions Pêches Sportives. Extraits.
eaucoup de pêcheurs dénigrent la
méthode de nymphe à vue dite « à l’ar-
balète » sous prétexte qu’elle est moins
technique qu’à distance de fouet. Du
coup, ils affirment imprudemment qu’il est bien
plus facile et donc moins glorieux de prendre un
poisson de cette manière. Personnellement, j’y
trouve au contraire tout plein d’intérêt et de dif-
ficulté.
Tout d’abord, j’adore l’approche d’Indien qu’elle
nécessite et le mot « traque » y prend tout son sens.
J’imagine que c’est un peu l’équivalent de la chasse
à l’arc comparée à celle pratiquée avec une cara-
bine. Je perçois du reste la même grâce dans le geste
de l’archer et lorsque les doigts du pêcheur lâchent
la nymphe, c’est en quelque sorte la même volonté
d’atteindre la cible avec précision.
La distance de tir est très réduite et on n’a alors pas
d’autre choix que de soigner son approche. Cela
implique une grande concentration puisque
chaque pas, chaque mouvement est calculé et de
préférence au ralenti. On peut éventuellement faire
craquer un bout de bois sous ses pieds, mais il est
hors de question de faire rouler une pierre jusque
dans l’eau. Dans le premier cas, on s’immobilise en
se donnant des noms d’oiseaux et dans le
deuxième, on prie que la pierre n’atteigne pas l’eau.
D’ailleurs, après plusieurs saisons de pratique, c’est
presque devenu une habitude d’arpenter les berges
telle une Sioux et lorsque j’approche la rivière, c’est
naturellement à pas de loup. Un promeneur qui
s’amuse à m’observer se demande forcément à quoi
je joue et heureusement que j’ai une canne à pêche
dans les mains pour lui donner un indice sur ce
que je suis en train de faire.
Pour moi, c’est en effet un jeu de cache-cache avec
les poissons et lorsque je surprends un autre
pêcheur qui ne m’a pas entendu arriver ou, dans le
meilleur des cas, que je passe complètement ina-
perçue, je me félicite de ma discrétion. Les jours
où je suis d’humeur taquine, je trouve même très
drôle de faire sursauter celui qui ne s’attend pas à
me voir en attendant la toute dernière seconde
pour me manifester, certaine de mon effet de sur-
prise. Le plus comique, c’est lorsqu’un pêcheur
tombe nez à nez avec mon chien-loup qui sait
attendre, planqué dans la ripisylve. J’entends alors
une toute petite voix qui demande s’il y a
quelqu’un… Mais bon, le but premier n’est pas
de faire peur aux gens, mais bien de surprendre les
poissons qui rôdent le long des bordures. Or, les
berges sont à certains endroits si encombrées
qu’on se prendrait presque pour un sanglier. Il
faut alors forcer le passage à travers une végéta-
tion très dense et quand il faut se faufiler à tra-
vers les branches avec la canne qui s’accroche à
chaque mauvaise manœuvre, ou que les ronces
vous agrippent de partout quand ce ne sont pas
les orties qui piquent les bras, il y a de quoi deve-
nir fou.
Qui, à bout de nerfs, n’a pas maudit le mûrier
qui l’oblige à revenir en arrière pour récupérer
son épuisette après avoir tiré comme un forcené
sur l’élastique en espérant que la ronce cède ?
Qui n’a pas pété les plombs parce qu’il faut
renoncer après maints efforts et faire demi-tour
puisqu’il n’y a plus d’issue à travers le buis épais
d’un sous-bois ?
Il y a aussi tous ces moments où je me retrouve
dans des postures très inconfortables, à la limite
de la crampe durant de très longues minutes sans
pouvoir en changer parce qu’une truite à décidé
de s’arrêter à quelques mètres et que le moindre
geste la ferait déguerpir. Mais justement, ce qui
me plaît le plus dans cette pratique, c’est que je
vois les poissons en gros plan. Le comble, c’est
lorsque du coup, c’est de trop près pour les pêcher
à cause de la longueur de la canne, mais quel pri-
vilège de pouvoir observer ce que l’on convoite
dans les moindres détails… Un jour que je m’étais
postée en équilibre sur une pierre de tout juste la
taille de mes pieds, une belle zébrée est venue frô-
ler mes chaussures. La canne pointée vers l’avant,
je l’attendais de l’autre côté d’un arbre couché,
mais la coquine est passée à quelques centimètres
de mes semelles, sous mon bras tendu. Bien évi-
demment, je ne pouvais rien tenter à part peut-
être lui marcher dessus. J’avais au moins la
certitude qu’elle ne m’avait pas vue. Lorsqu’elle
s’éloigna par chance dans la bonne direction, j’ani-
mai enfin ma « fressane » devant son nez et
quelques minutes plus tard, alors que la truite était
dans l’épuisette, je me moquai du tour qu’elle
croyait m’avoir joué et lui conseillai de se méfier
quand elle verrait mes chaussures à l’avenir.
Il m’est arrivé plus d’une fois d’être accroupie au
ras de l’eau et de voir une truite de si près que j’au-
rais pu croire la toucher en tendant le bras. Cer-
taines ne font que passer, occupées à leur ronde,
d’autres semblent se méfier d’une forme inhabi-
tuelle sur le bord. Elles se rapprochent de façon
incroyable comme pour mieux voir et s’arrêtent
même à moins d’un mètre avec cette manière bien
particulière de bouger leurs nageoires pectorales.
J’ai l’impression qu’elles me regardent et qu’elles
attendent mon erreur, le moindre geste de ma part
qui confirmera leurs doutes. C’est ainsi un jeu de
patience qui s’engage, à celle qui bougera la pre-
mière et pendant ce temps-là, j’apprécie de pou-
voir la contempler. D’ailleurs, cela m’amuse plus
que tout de repérer un poisson et d’essayer de l’ap-
procher sans être vue. Il y a cet instant où après
avoir observé son comportement, j’étudie la situa-
tion, je regarde autour de moi pour élaborer ma
stratégie. Si la truite s’active, mon plan est plus
facile à exécuter et comme dans une partie de « Un,
deux, trois… soleil ! », je profite de son inattention
pour m’avancer dans sa direction, prête à m’im-
mobiliser dès qu’elle s’arrête. La plus grande diffi-
culté est donc d’aborder un poisson qui ne bouge
pas, si bien que je me retrouve souvent à ramper
sur le dos et à force, mon pantalon est bien usé aux
fesses. Mais quelle satisfaction de réussir à se placer
au plus près d’une truite sauvage…
Je ne me lasse pas de ces longs moments de proxi-
mité avec ces animaux pourtant si farouches. Il y a
même une sorte de familiarité qui s’installe avec les
poissons que je retrouve aux mêmes endroits sur
les parcours que je pratique très régulièrement. Je
les reconnais à leurs habitudes ou quelques signes
particuliers et l’inquiétude me gagne lorsque je ne
les retrouve pas fidèles à leur poste. Parfois, cela
m’indique seulement que les poissons ne sont pas
dehors, mais lorsqu’il y a de l’activité et qu’une
belle manque à l’appel, j’espère qu’elle a juste
déménagé ou rôde pour le moment un peu plus
loin. Dans le meilleur des cas, je suis alors forcé-
ment ravie de la retrouver plus tard comme si nous
avions juste loupé le dernier rendez-vous.
D’ailleurs, il m’est aussi arrivé de regarder ma mon-
tre pour aller me poster à certains endroits où
Si la truite s’active, mon plan est plus
facile à exécuter et comme dans une
partie de « Un, deux, trois… soleil!»,
je profite de son inattention pour
m’avancer dans sa direction, prête
à m’immobiliser dès qu’elle s’arrête.
Bonnes feuilles
j’avais préalablement remarqué qu’une grosse truite
faisait sa ronde à heure fixe. Bizarrement, moi qui
ne suis pas du genre ponctuelle, j’arrive en avance
sur ces coups-là. L’attente me paraît alors bien
longue, d’autant plus que je n’ai aucune certitude
sur la venue de la belle, mais c’est un bonheur de
la voir apparaître comme si elle répondait à mon
invitation. Je me souviens particulièrement d’une
grosse mémère que j’avais croisée par hasard le
premier jour sur le coup des huit heures et demie.
Avec l’effet de surprise, je n’avais rien pu faire et
m’étais seulement contentée de la regarder faire
sa boucle. Je retournas donc le lendemain au
même endroit avec un peu d’avance et tout le loi-
sir de choisir mon poste de préférence conforta-
ble. Je patientais avec mon gammare posé au fond
de l’eau à côté de deux gros blocs entre lesquels la
truite était passée la veille. Comme prévu, elle
pointa le bout de son énorme nez. Elle semblait
effectuer le même circuit. J’étais prête à lui sou-
haiter la bienvenue en relevant ma nymphe
puisqu’elle arrivait entre les rochers, mais mal-
heureusement, je sentis mon fil se tendre parce
que le gammare restait bêtement accroché à une
pierre du fond. Je fus obligée de regarder s’éloi-
gner ce poisson monstrueux en me maudissant
d’être aussi stupide.
Je le vis redescendre quelques minutes plus tard
par le large, mais après une longue attente, je dus
me résoudre à reprendre rendez-vous pour le jour
suivant. Le lendemain, j’étais donc à nouveau
postée à l’endroit propice et j’avais pris soin cette
fois-ci de déposer ma nymphe sur le fond sableux
entre les blocs. Il était l’heure et je félicitai à voix
basse ma truite pour sa régularité. Elle venait
d’apparaître une dizaine de mètres en aval et je
me réjouissais de nos retrouvailles. La main trem-
blante, parce qu’elle était vraiment impression-
nante par sa taille et sa tête effrayante, j’attendis
le moment opportun pour animer ma nymphe à
son arrivée. La truite avançait si lentement que le
temps semblait s’être arrêté. Je pus enfin relever
mon gammare devant sa gueule, mais ne déclen-
chai aucune réaction. La zébrée passa son chemin
alors que dans un ultime espoir, je faisais sautiller
mon imitation sur le fond en espérant agacer la
belle et l’inciter à se retourner dessus. La truite
l’ignora superbement et je restai toujours sans
bouger, le souffle coupé par la majesté de ce pois-
son-trophée. Quand elle se fut éloignée, je récu-
pérai ma nymphe et remarquai alors qu’une
brindille, un minuscule bout de racine, y était
accroché. Cela expliquait donc le désintérêt que
mon gammare avait suscité même si, de toute
façon, je ne peux affirmer que cette vieille truite
se serait laissée prendre au piège. Je suis retour-
née plusieurs fois à la même heure à notre point
de rendez-vous, mais je ne l’y ai jamais revue. Je
l’ai croisée une ou deux fois par la suite, mais plus
loin… trop loin pour la pêcher.
En effet, la technique de l’arbalète présente indé-
niablement le défaut de ne pouvoir pêcher que
des poissons à courte distance et si on se retrouve
sur une berge d’où il impossible de fouetter ou
d’effectuer un rouler, cela se révèle très frustrant
d’être impuissant devant une belle truite trop
lointaine. Donc indifférente.
A vrai dire, je crois que c’est la technique qui mal-
mène le plus mes nerfs. Parce qu’on y gagne pas
souvent et qu’elle est éreintante. C’est pourtant
celle que je pratique à outrance, parfois plusieurs
jours de suite, parce qu’elle me permet d’être en
« tête-à-tête » avec les poissons. A certains
moments, fatiguée ou contrariée, je me dis qu’il
faut être un peu masochiste pour persister à les tra-
quer de la sorte, mais je me console en pensant
que c’est un privilège de pouvoir le faire essentiel-
lement le long de magnifiques rivières. Je remer-
cie le ciel d’avoir la capacité de crapahuter sur les
berges, quitte à en baver un peu. Je me motive en
supposant que lorsque je serai trop vieille, je
regretterai ces moments pénibles à m’aventurer à
quatre pattes jusque dans les coulées de castors à
travers les roseaux ou à ramper sous les saules.
Alors, je profite de ma chance et tant que je le
pourrai, je m’efforcerai d’entrer ainsi dans l’inti-
mité des truites.»
Je remercie le ciel d’avoir la capacité
de crapahuter sur les berges, quitte
à en baver un peu. Je me motive
en supposant que lorsque je serai trop
vieille, je regretterai ces moments
pénibles à m’aventurer à quatre
pattes jusque dans les coulées
de castors à travers les roseaux
ou à ramper sous les saules.
Disponible pour les lecteurs
de Pêches sportives fin juillet
En librairie en septembre
Une passion dévorante…
Pour Muriel Lovichi,
« la dame de Haute-Savoie»,
la pêche, et plus
particulièrement la pêche
à la mouche, représente tout
ou à peu près tout ce qui vaut
la peine d’être vécu. Muriel
dort au bord de l’eau (gardée
par son chien), vit au rythme
des éclosions, pense pêche,
respire pêche et aime
un pêcheur. Ainsi, les histoires
que raconte la dame
de Haute-Savoie vous
emmèneront tour à tour
sur les torrents de sa
montagne, mais aussi
et surtout sur la haute rivière
d’Ain, sa rivière préférée,
les grands lacs alpins et
jusqu’en Nouvelle-Zélande,
où cette spécialiste
de la capture des grosses
truites en nymphe à vue
vous donnera envie de voyager.
Caractéristiques techniques :
Format : 150 mm x 220 mm
176 pages.
Réf. : 110359
Prix public : 19,00
Bon de
commande
page 81
Souscription
La petite classe est une nouvelle section de
Pêches Sportives
consacrée
à l’initiation et au perfectionnement. Cette séquence, cela fait des
années que nos lecteurs la demandent :
“ Vous êtes trop techniques, trop pointus, pensez aux débutants, aux
pêcheurs qui veulent découvrir de nouvelles techniques, à ceux qui
veulent progresser…”
Nous avons fini par comprendre qu’ils avaient raison. Enfin, il est plus
juste de dire que nous étions conscients du problème mais que l’on ne
savait pas trop comment l’aborder.
La vulgarisation est souvent proche de la caricature. En matière de
pêche c’est encore plus vrai : que de clichés ressassés année après
année par de soi-disant spécialistes sous couvert de pédagogie.
La presse halieutique a vécu pendant des décennies sur l’idée qu’un
mauvais dessin pouvait suffire à donner le sens de l’eau (pas celui du
cours d’eau).
Le contraire de ce que nous voulons faire aujourd’hui dans “la petite
classe” avec cette
seconde séquence
consacrée au
baitcasting.
Elle s’adresse tout à la fois aux débutants et à ceux qui veulent se per-
fectionner dans cette technique complexe qui devient incontournable.
Bref à tous ceux qui voudraient tenter l’expérience mais ne savent pas
par où commencer. Cette petite classe est longue parce que le sujet
n’est pas simple. Pour plus d’efficacité vous pourrez vous procurer le
DVD de ce numéro (voir p.52) qui traite de ce sujet.
Et très vite, on l’espère, passer aux travaux pratiques au bord de l’eau.
Nouveau et interessant
2.1. L’ancêtre des moulinets
de pêche à la traîne
Interdite en France depuis des lustres sans raison vala-
ble et sérieuse, la pêche à la traîne est autorisée quasi-
ment partout dans le monde. Cet aspect de la
réglementation fait que les moulinets à tambours tour-
nants sont restés quasiment inconnus des pêcheurs
français jusqu’au début des années 2000. Le moulinet
à tambour fixe a toujours été la norme dans l’Hexa-
gone et c’est toujours le cas car c’est dans notre tradi-
tion halieutique. Aux Etats-Unis, c’est plutôt l’inverse
car les premiers moulinets de baitcasting (littéralement
“appât lancer”) date des années 1950. Les productions
de Meisselbach, Lew Childre, Ocean City, Abu ou
Skakespeare sont toutes des évolutions des moulinets
de pêche du thon ou des poissons à rostres à la traîne
signés Edward Vom Hofe ou Penn. D’un moulinet qui
n’était qu’un treuil, le tambour tournant a évolué pour
permettre de lancer. Au fil du temps, la forme ronde a
peu évolué, le frein en étoile et la double manivelle ont
résisté à l’épreuve du temps, mais sont du mauvais côté
dans leur pays d’origine. En effet, les moulinets de “big
game” sont équipés d’une manivelle à droite pour un
pêcheur droitier. Pour pomper un très gros poisson et
ramener des centaines de mètres de fil, c’est le bras qui
tient la manivelle qui se fatigue le plus (l’autre est
maintenu tendu). La présence de la manivelle à droite
sur les moulinets de baitcasting actuels aux Etats-Unis
prouve si besoin était leur filiation directe avec les
moulinets de pêche à la traîne. Sauf que pour pêcher
le black-bass, ou le brochet, une manivelle à gauche
(toujours pour un pêcheur droitier) serait vraiment
plus pratique. Car les pêcheurs américains droitiers
doivent changer la canne de main après avoir lancé !
Même les grands champions comme la légende KVD
ou Mike Iaconelli, tous deux droitiers, lancent en
tenant leur canne dans la main droite puis reprennent
leur canne main gauche une fois que le leurre a touché
l’eau pour pouvoir mouliner avec la main droite. C’est
d’autant plus incompréhensible que la raison histo-
2. La pêche
en baitcasting
Le moulinet à tambour tournant est de plus en plus utilisé par les pêcheurs français, mais nous
sommes parmi les derniers en Europe à succomber aux charmes de ces drôles de machines
devenues indispensables pour tracter des leurres à brochets de plus en plus gros et lourds ou
pour ramener lentement des leurres faits pour ça.
Les moulinets de traîne
pour la pêche au gros
sont les ancêtres de tous
les tambours tournants.
On remarque la
manivelle à droite des
moulinets de traîne (pour
un droitier) qui perdure
sur les moulinets de
baitcasting aux USA.
2.2-3… Et les inconvénients
Evoqués précédemment, les inconvénients sont liés
aux propriétés mécaniques des moulinets de baitcas-
ting. Les leurres légers, de moins de 10 g, sont ina-
daptés à ce type de matériel. C’est pourquoi, même
les champions américains, dont le baitcasting fait
pourtant partie de leur culture ont recours au tam-
bour fixe pour la pêche avec des petits leurres.
Daïwa propose deux modèles de moulinets qui
peuvent en théorie lancer des leurres dès 3 g et 3,5g
(notez la nuance !), Shimano également avec son
Aldebaran, mais ces petites merveilles sont desti-
nées à des spécialistes pour qui le réglage d’un mou-
linet n’a plus beaucoup de secrets et pour des pêches
de précision à courte distance.
Une autre différence culturelle concerne cette fois la
finesse des lignes utilisées. Avec du nylon, le mini-
mum préconisé reste le 28/100. De quoi effaroucher
le pêcheur français qui pense qu’un tel diamètre est
complètement dépassé. Nous parlons ici du corps de
ligne et rien n’empêche de mettre un bas de ligne plus
fin si besoin. C’est un peu comme avec un équipe-
ment de pêche à la mouche. On n’accroche pas la
mouche directement à la soie. Heureusement, car on
ne prendrait plus rien !
La distance de lancer est moindre avec un moulinet
de baitcasting ce qui le rend souvent inopérant
lorsqu’on pêche depuis le bord. Ce matériel est vrai-
ment lié à la pêche en bateau où il offre confort,
rapidité d’action, précision et discrétion des lancers.
2.3. Le principe
de fonctionnement
Pour bien utiliser un ensemble de baitcasting, une
première étape théorique s’avère nécessaire. Car une
bobine montée sur un axe ne demande qu’à s’em-
baller et à transformer votre tresse en pelote et vos
nerfs aussi ! Les pêcheurs français sont imprégnés de
la culture du tambour fixe et l’erreur de base consiste
à imaginer que les deux principes de fonctionne-
ment sont semblables. Avec un moulinet à tambour
fixe, c’est le leurre qui, lors du lancer, tire sur le fil
et la bobine, qui reste fixe, se dévide. Avec un tam-
bour tournant, le leurre ne doit jamais tirer sur le fil
sinon la bobine s’emballe. Montée sur ses roule-
ments à billes, la bobine se met en action sous l’im-
pulsion du lancer. Cette impulsion donnée à la
canne propulse le leurre, mais la bobine tourne tou-
jours un tout petit peu plus vite que le leurre pro-
gresse dans les airs. C’est difficile à comprendre,
mais c’est la seule façon de faire fonctionner ce type
de moulinet. La bobine est freinée par deux freins
magnétiques, ou selon les marques, des masselottes
qui permettent d’optimiser les performances et
d’éviter l’emballement.
Un Abu Garcia Revo Premier qui
a 10 ans et qui tourne toujours
très bien moyennant un petit
nettoyage à l’inter saison.
2.6 Tresse, nylon
ou fluoro hybride ?
C’est une question inévitable que tous les utilisateurs
de moulinets à tambour tournant se posent.
Lorsqu’on débute, on se tourne vers le nylon car on
imagine aisément la courte durée de vie d’une bobine
de tresse onéreuse. Ce réflexe prudent permet de faire
ses premiers essais à moindre frais. Une fois plus à
l’aise, le pêcheur se lance pour de la tresse. Attention
à ne pas la prendre trop fine. Un diamètre de 15/100
est raisonnable. Paradoxalement, la tresse génère
moins de perruque que le nylon. Cela s’explique assez
facilement car les nylons ou le fluoro-hybride (Paral-
lelium) sont à la fois gros (35/100 est un diamètre
idéal dans bien des cas) et rigides pour ne pas avoir
trop de mémoire en raison du très faible diamètre
de la bobine où est stocké le fil. Au défaut d’une
bobine qui s’emballe parfois s’ajoute des spires qui se
détendent par la rigidité du nylon.
D’une manière générale, le nylon est préférable à la
tresse pour la pêche au crankbait car il offre de meil-
leurs résultats à la touche. Par eau très claire, un
nylon clair ou mieux, un fluoro-hybride est très dis-
cret. Le monofilament est également préférable au
printemps pendant la période où les pollens de
saules finissent sur l’eau. La tresse accumule les
fibres et une fois passées dans le guide fil et com-
pactées sur la bobine, ça devient un véritable tissu
qui perturbe les lancers. Le gel rend également la
tresse inopérante, qui se fige et prend du volume.
En ce qui concerne le nylon, l’ennemi reste l’élasti-
cité. A trente mètres, un ferrage musclé peut s’avéré
bien mou avec un fil qui ressemble à du chewing
gum. Le Siglon V Cristal, le Teklon Ceramic ou le
Trilène XL Smooth Casting sont trois nylons parmi
les plus utilisés. Le Parallelium fluoro-hybride est
également convainquant et abordable. L’idéal serait
un pur fluorocarbone dont l’élasticité est moindre,
mais avec une rigidité qui ne supporte pas les erreurs
de lancers ou les réglages approximatifs du mouli-
net. De plus, leur prix est très élevé.
Certains pêcheurs pro américains passent un pro-
duit sur leur nylon pour le rendre plus performant.
L’un des plus vendus, censé faire glisser et enlever
les résidus huileux qui empêchent l’immersion:
Kevin Van Dam’s Line conditioner.
La tresse convient donc pour une majorité d’utilisa-
tions pour toutes les pêches aux leurres souples petits
et gros, au rubber jig, au spinnerbait et chatterbait,
ainsi qu’aux jerkbait et swimbaits rigides. Les tresses
de bonne facture sont toutes compatibles avec les
moulinets de baitcasting. Citons la Berkley Tracer
Braid, chère mais “inusable”, la classique Power Pro,
facile à trouver et sans mauvaise surprise, ou la Daïwa
J Braid x 8 et sa rigueur de fabrication japonaise. Les
diamètres varient surtout selon le poids des leurres
utilisés. A la moindre perruque lors d’un lancer, la
meilleure des tresses choisie un peu faible pour le
poids d’un leurre cassera comme du verre.
Choix du diamètre de tresse :
Diamètre ………….Poids du leurre
13/100……………..jusqu’à 30 g
15/100……………..35 à 50 g
17/100……………..55 à 80 g
22/100……………..85 à 130 g
Bien réglé, un ensemble de baitcasting n’a pas d’équivalent
pour enchaîner les lancers précis et discrets, sans le traditionnel
“plouf” du leurre. En bateau avec un moteur électrique avant
munis d’un Autopilot, l’efficacité est redoutable car le leurre
pêche 95% du temps. En float-tube, le moulinet sur le dessus
de la canne est particulièrement pratique.
Le pitching est
un lancer de précision
à courte distance
qui envoie le leurre
au ras de l’eau,
parallèle à la surface,
avec un impact
très discret. Le type
de lancer irréalisable
avec un moulinet
à tambour fixe.
2.9.1 Bien choisir ses cannes
Moins importante que le moulinet, sur lequel repose
la qualité des lancers, la canne est l’élément de l’en-
semble dans lequel il est le moins nécessaire d’inves-
tir. Les cannes de baitcasting sont courtes, entre 6 et
7 pieds en général et sont donc légères et d’action de
pointe. On trouve de nos jours d’excellentes cannes
entre 100 et 200 euros, bien que la tendance vers des
cannes de baitcasting haut de gamme à des prix
compris entre 300 et 800 euros ! Ces prix sont en
grande partie injustifiés pour ce type de cannes, sauf
en ce qui concerne les grandes et puissantes cannes
pour pêcher le brochet en grands lacs. Plus de légè-
reté occasionne moins de fatigue. D’une manière
générale, investissez davantage dans un bon mouli-
net que dans une “bonne” canne.
Les longueurs des cannes de baitcasting sont expri-
mées en pieds et les puissances uniquement par
paliers ; light, medium/light, medium, medium/
heavy, heavy, extra/heavy. Inutile de chercher une
7/21g ou une 10/30 g, ça n’existe pas… Là encore,
notre culture du tambour fixe nous fait choisir des
cannes plutôt faiblement puissantes. Nombreux sont
les débutants qui ont choisi une première canne cas-
ting medium/light ou même medium et qui sont
rapidement passés à une medium/heavy, beaucoup
plus polyvalente. L’action d’une canne de baitcasting
est assez basique. La canne intervient peu dans l’ef-
ficacité d’un lancer qui revient au moulinet. Sans
tomber dans l’excès d’un équipement par type de
leurre, deux ou trois équipements permettent de
faire face à quasiment toutes les situations, pour peu
que vous aimiez le changement. Si vous pêchez tou-
jours la même rivière avec des leurres de type spin-
nerbaits, des shads de 5 pouces et des poissons
nageurs de même longueur, un seul équipement suf-
fit. Dans ce cas, on choisira une canne de 6’6 pieds
medium/heavy avec un moulinet permettant de lan-
cer des leurres jusqu’à environ 40 g (la majorité des
moulinets sont faits pour ça). Cet équipement sera
en revanche un peu juste pour la pêche des grands
lacs de type Annecy, le Bourget ou le Léman pour
pêcher le brochet avec des gros leurres.
Cinq bonnes cannes entre 100 et 200 euros parfaites pour découvrir le baitcasting. Mais attention, il existe des cannes pour
toutes les techniques ou presque.
1. Daïwa Tatula, une gamme parfaite pour les pêches les plus courantes au spinnerbait, avec des shads ou des poissons nageurs.
2. Sakura bénéficie de la belle réputation acquise avec ses premières séries Trinis et Antidote. Des produits abordables et très
performants. La Trinis Neo est la nouvelle version de cette célèbre série.
3. Toujours une Sakura Trinis Neo, mais en version longue (8 pieds) et “big baits”, pour lancer des gros leurres. Une canne
visiblement faite pour répondre à la demande des pêcheurs de gros brochets en lacs alpins.
4. La Shimano Zodias est une nouveauté un peu particulière. Si d’ordinaire, les cannes de baitcasting ont une action de pointe
due à leur faible longueur et à un diamètre conséquent au talon, la Zodias est plutôt parabolique (faible diamètre au talon).
De ce fait, elle est efficace pour pêcher aux crankbaits et avec des lipless. Car les cannes spécifiques pour la pêche au crankbait
(ce qui n’est pas le cas de la Zodias) sont des “nouilles” en fibre de verre qui constituent encore une autre catégorie, ultra
spécifique. Si l’action de la Zodias surprend au départ, sa polyvalence est plutôt intéressante. En revanche, son action n’est pas
ce qui se fait de mieux pour la pêche à la verticale.
5. Sainte Croix prend une place de plus en plus importante dans le monde des cannes de pêche aux leurres. Cette Mojo Slop’n
Frog juste sous la barre des 200 euros est un produit dans la plus pure tradition des cannes casting, avec un blank très conique
et donc une action de pointe marquée. Très bonne fibre, réputée pour sa robustesse.
2.9.3 Custom…
Il existe des malades des moulinets tournants
comme il existe des malades de beaux moulinets
de pêche à la mouche, de Harley Davidson ou de
breloques de grandes marques. Le trip des dingues
de baitcasting est de customiser leurs belles
machines. Ça se limite en général au changement
de la manivelle pour un modèle en carbone, au
changement des poignées de cette même manivelle
pour du liège ou un matériau synthétique agréable
au toucher et du frein en étoile.
Mais pour les plus pointus, il existe un site Inter-
net qui vous permet de faire de votre Curado une
machine de guerre, bien plus performante.
Roule-
mentcasting.com
est un site français qui existe
depuis environ trois ans et qui aurait bonne répu-
tation. Certes, inutile de vouloir améliorer un Shi-
mano Calais DC ou un Daïwa T3 mais en
revanche, les gammes inférieures ne sont pas
construites avec le top du top du roulement à
billes, réservé bien évidement au haut de gamme.
Changer les roulements pour en mettre des meil-
leurs, voici la raison d’être de
roulementcasting.com
qui propose des roulements certifiés qui, au dire
des utilisateurs, sont de très bonne qualité.
Ce site propose également de changer de bobines
pour des modèles plus légers. Plus la bobine est
légère, moins la bobine s’emballe et moins ça per-
ruque. Une bobine légère lance beaucoup mieux
les leurres légers. On y trouve également des
disques de frein en carbone, bref tout ce qu’on
trouve sur les modèles haut de gamme. Des tuto-
riaux sont disponibles pour être autonome et chan-
ger vous même les pièces. Le site se charge des
révisions complètes de vos chers tournants. Que
demander de mieux ?
Kevin VanDam, le célèbre pêcheur de black-bass qui a remporté quatre fois le tournois Bassmaster Classic est
un grand malade du détail.
Il signe un produit destiné à mieux faire glisser le nylon. Moins de friction dans les anneaux = une plus grande
distance au lancer et moins de problèmes sur la bobine.
Customiser son moulinet de
baitcasting ne concerne pas
uniquement l’esthétique,
qui en soi n’attrape rien,
mais peut nous faire gagner
quelques mètres pour aller
déposer un leurre sous un
buisson en pitching. C’est
toujours le dernier mètre
qui fait le plus défaut et
c’est pourtant lui qui fait
tout le succès ou l’échec à
cette pêche d’intrusion dans
les plus secrets repères des
carnassiers !
Vraiment utile
C’est l’ambition de cette section de
Pêches sportives.
Dans ce cahier Focus prend place
toute l’expérience, la critique, la pratique des journalistes et des experts à qui nous avons
demandé de prolonger par la pédagogie, l’explication et surtout le mode d’emploi, l’offre des
concepteurs de matériels.
Prêt à pêcher / leurres souples montés
Pour ne plus se prendre la tête (plombée), Prêt à pêcher propose les
meilleurs leurres souples du moment avec des têtes plombées adap-
tées à chaque modèle. Vincent Drieu a ciblé la pêche du bar et des
autres espèces côtières avec près de 180 modèles de leurres souples
et des têtes spécifiques et exclusives ! Trois modèles de boîtes sont par
ailleurs disponibles avec des sélections cohérentes : pour pêcher de
0 à 5 m, pour 5 à 20 m et pour plus de vingt mètres de profondeur.
www.pretapecher.com
Notre avis :
une excellente idée qui selon Prêt à pêcher va se déve-
lopper en eau douce dans un proche avenir. Finies les têtes inadap-
tées, qui ne tiennent pas sur les leurres, les déchirent, brident leurs
nages. La qualité des hameçons et des têtes est tout simplement ce
qui se fait de mieux !
Suissex / Target Blade 2
Pour beaucoup d’entre nous, la Suissex reste la cuiller à
brochet de notre enfance, très efficace et unique en son
genre avec sa palette dentelée et son pompon rouge. La
fameuse Suissex (qui existe toujours) a été déclinée en
version spinnerbait. Et le résultat est des plus réussis car
il s’agit d’un très bon spinnerbait, parmi les plus efficaces
et les mieux pensés ! 18,5 g. Hameçon chance inclus.
Prix conseillé :
à partir de 11,95
Notre avis :
une très bonne idée que de faire évoluer une
cuiller mythique en un leurre plus moderne. Les vibrations
de la palette de la Suissex sont tout aussi bonnes sur la
version spinnerbait. On sent bien les deux palettes qui
vibrent lors de la récupération. Relativement lourd, le tar-
get Blade 2 se lance loin avec un équipement casting et
supporte un trailer volumineux (One Up Shad 4 pouces ou
Zoom Super Chunk. Hameçon et système de fixation du
trailer très bien pensés. Système d’attache par boucle fer-
mée qui autorise les agrafes. Une réussite.
FOCUS
i dans le domaine des mouches artificielles, il existe bon
nombre de modèles, voire de catégories qui ne sont pas
indispensables, il n’en va pas de même avec tout ce qui
imite les fourmis et autres moucherons comme les simulis ou les
chironomes. En France, les pêcheurs à la mouche savent bien à
quel point les truites préfèrent les fourmis, qui pourtant ne vivent
pas dans la rivière car il s’agit d’insectes terrestres, aux insectes
aquatiques que sont les éphéméroptères ou les trichoptères.
Les retombées de fourmis volantes ont lieu principalement l’été
et le plus souvent en fin d’après-midi. Les fourmis dégagent une
forte odeur qui serait utilisée pour se reconnaître entre elles et
rejeter les intrus au sein de la colonie. Chez les insectes sociaux,
la défense implique la fermeture coloniale, autrement dit, l’her-
métisme d’une colonie à tout individu étranger et chez les
fourmis, cela passe par des signaux chimiques. Pour les pois-
sons, ces signaux n’ont aucune signification mais le goût des
fourmis plait beaucoup aux truites sauvages. Le pêcheur à la
mouche se doit donc d’avoir dans sa boite plusieurs imitations,
en plusieurs tailles. Celles que nous propose Florent Bailly sont
à la fois réalistes et bien positionnées sur l’eau avec l’abdomen
qui doit être en partie immergé.
A l’étranger, notamment en Scandinavie, de nombreux “mou-
cherons” petits et sombres constituent une bonne part de
l’alimentation des poissons. Ces eaux acides, glacées et sans
lumière durant l’hiver sont très pauvres. Les poissons doivent
donc se nourrir de ce qui est disponible. Les vagues succes-
sives de glaciation qui ont frappé la Scandinavie l’ont plusieurs
fois dépeuplée et dépourvue de faune et flore terrestres. Dip-
tères et chironomes sont donc régulièrement au menu des
truites et des ombres faute de mieux. En prévision d’un voyage
sur l’une de ces rivières nordiques, il peut être intéressant voire
indispensable de se renseigner sur les particularités entomolo-
giques des lieux convoités. Cela permet d’éviter de pêcher toute
la semaine avec des imitations inadaptées. Pour être sûr de
tomber juste, il suffit de s’inspirer de l’altière, ce moucheron mis
au point par Raymond Rocher et qui fait l’objet de la “mouche
de légende“ de ce numéro. Avec cette mouche à tout faire qui
imite autant une fourmi, qu’un chironome ou un simuli, vous
pouvez pêcher toutes les rivières de Scandinavie, de l’Islande à
la Finlande ! Car le noir caractérise ces insectes. A vous de varier
les plaisirs en prévoyant un large panel de tailles et de niveau de
flottaison.
En lacs de montagne, où vous passerez peut-être vos vacances
en famille, ces mêmes mouches sont aussi des classiques. La
sélection de modèles qui fait l’objet de cette rubrique comprend
à la fois des mouches sèches, une nymphe et une mouche
noyée. De quoi faire face à toutes les situations, bien que des
dizaines de variantes soient possibles.
En scandinavie (ici la Gïman en Suède), il n’est vraiment
pas prudent d’aller pêcher à la mouche sans protection
anti-moustiques et sans petites mouches noires qui peuvent imiter
de nombreuses bestioles très fréquentes dans ces milieux encore
sauvages où l’on trouve de nombreuses zones humides.
Ci-dessous : un ombre de la Gïman.
FOCUS/
montage
Fourmi parachute
Le montage parachute, qui colle la
mouche sur l’eau, convient très bien
à cette fourmi. D’autant que le dub-
bing de l’abdomen ne demande
qu’à être imbibé. La position sur
l’eau est donc très réaliste.
Choisir un hameçon Tiemco 100
n°18. Commencer l’enroulement
d’un fil de montage noir 8/0.
Directement sur le fil de montage,
torsader une fine mèche de dub-
bing Hareline Micro Fine Trico
SMF 372 (Mouches Shop).
Former un abdomen ovale géné-
reux avec le dubbing et placer par
le milieu une mèche d’aérofibre
Tiemco coloris grey.
Rassembler les deux parties pour
ne former qu’une aile par enroule-
ments du fil de montage à la base
de l’aile.
Face brillante contre soi, fixer par
le pied un hackle roux Whiting
Farm.
Enrouler le hackle sur trois tours.
C’est suffisant pour assurer une
bonne flottaison sans trop char-
ger la mouche.
Couper l’excédent de hackle par
dessous pour ne pas couper les
fibres de la collerette. Faire une
tête bien formée avant de faire le
nœud final.
FOCUS/
montage
Moucheron noir
Une mouche sans nom qui rap-
pelle certains montages de
perlidae
avec ailes en biots d’oie
de Jean-Louis Poirot. Mais il s’agit
ici d’un “moucheron”, qui imite
autant un petit diptère, qu’une
fourmi ou un chironome. Le type
de mouche indispensable en
Scandinavie.
Fixer dans votre étau un hameçon
Tiemco 100 n°18 ou 20. Com-
mencer l’enroulement d’un fil de
A la naissance de la courbure,
herls de l’autre côté de la nervure
convexe contre soi.
Enrouler le biot pour former un
A l’aide d’une pince Petitjean, pré-
parer un dubbing de fibres de
CDC. Placer la plume dans la
les fibres aux ciseaux droits.
A l’aide d’un twister, faire une
Placez les fibres dans la boucle et
la torsader grâce au twister.
Enroulez le dubbing pour former
une collerette.
Coupez l’excédent et rabattre
légèrement les fibres vers l’arrière
avant de faire le nœud final.
FOCUS/
montage
La petite m….
Exemple typique d’un diptère
d’ensemble qui imite tout et
rien. Le rose de l’aile est un effet
non maîtrisé de l’éclairage pho-
tographique sur la surface
iridescente de cette matière à la
fois transparente et colorée.
Fixer dans votre étau un
hameçon Tiemco 2487 n°20
à 24. Commencer l’enroule-
ment d’un fil de montage noir
14/0.
A l’arrière de la hampe, fixer
pieds vers l’arrière une herl
de substitut de condor face
concave face à soi.
Enrouler la herl pour former
un corps.
Une aile en toit est découpée
dans une feuille de Pearles-
cent Sheet Hareline et posée
sur le corps.
Aux ciseaux, couper l’aile en
biais.
Vue de dessous de l’aile une
fois posée.
Dans une plaque de foam,
découper un morceau de
3mm de côté et de 3 cm de
longueur. Le fixer verticale-
ment et le laisser en attente
Sur le fil de montage, torsa-
der un dubbing fait de poils
de dos de lièvre.
Enrouler le dubbing sur deux
tours.
Rabattre le foam pour for-
mer un thorax et dans la
continuité, former la tête
après avoir coupé l’excé-
dent.
L’Orne
De la région de Basse Nor-
mandie, les touristes
connaissent les plages du
débarquement, la cathé-
drale de Lisieux, le
camembert, le Livarot, le
cidre et les pêcheurs sur-
tout les fleuves à truites de
mer. Mais la Basse Nor-
mandie a aussi sa Suisse,
montagneuse, verte et pai-
sible ! Dans cette Helvétie
inattendue qui s’étend sur
34communes dans le
département de l’Orne, les
Les gorges de l’Orne en aval immédiat du barrage de Rabodanges. Un parcours riche en truites où
l’habitat est omniprésent.
rivières ne se voient que si
l’on fait l’effort d’aller les
rencontrer, blotties au fond
des vallées. C’est le cas du
fleuve Orne en aval du bar-
rage de Rabodanges. Le
parcours débute juste sous
l’ouvrage pour sa partie
amont et s’étend sur envi-
ron huit kilomètres. Pas de
route, tout juste un sentier.
Le lit est parsemé d’innom-
brables blocs rocheux. La
progression en wading
demande de bien assurer
une jambe avant de bouger
l’autre. Le lit se trouve
divisé en multiples micros
bras qui quasiment tous
abritent des truites, des
milliers de truites ! Ce ne
sont pas des monstres mais
leur robe est magnifique, à
la fois brune et violacée. La
pêche à la nymphe au fil, à
la mouche sèche, à l’ultra-
léger ou au toc demande
de la précision et de la
méthode tant les postes
sont nombreux. En avril
avec l’ami Gaël, nous
avions oublié les casse-
croûtes et aussi l’eau par la
même occasion. Mais la
journée fut si bien occupée
que nous n’avons pas eu le
temps d’avoir faim ou soif!
A deux, nous avons pêché
au maximum 500 m de
cours d’eau sur une jour-
née entière sans temps
mort. Une dérive en
appelle une autre ainsi de
suite ! En fin de matinée
une éclosion de sedges
(apparemment
Bracchycen-
trus subnubilus
) a fait s’ani-
mer la rivière avec de beaux
gobages. Le lendemain,
Tchouc (Guillaume Le
Garrec) s’est joint à nous
pour pêcher le secteur aval
là où la vallée s’ouvre un
peu. Cet endroit m’évoque
les gorges de l’Ellé, dans le
Finistère que j’ai toujours
Où pêcher
La loutre à été réintroduite dans la haute vallée de l’Orne malgré
le barrage de Rabodanges dont l’impact a forcément des effets
négatifs sur le fleuve. Ci-dessus, une vue imprenable du relief
de cette Suisse Normande depuis la Roche d’Oëtre
à Saint-Philbert-sur-Orne. Un doublé de truites de l’Orne à la
robe violacée caractéristique.
considéré comme étant la
plus belle rivière de Bre-
tagne. L’orne à cet endroit
n’a pas grand-chose à lui
envier si ce n’est ses sau-
mons (ils sont plus en aval
mais leur pêche est inter-
dite). Ce lieu qui a des
allures de sanctuaire mérite
qu’on le pêche en respec-
tant la faune, la flore et les
autres, c’est-à-dire en lais-
sant plusieurs centaines de
mètres en amont d’un
pêcheur. Dans toutes les
régions de pêche de la
truite sauvage, ça ce passe
normalement ainsi.
La Rouvre
et le Noireau
La pêche sur les affluents
de l’Orne est tout aussi
recommandable, à condi-
tion de tenir compte des
particularités de chacun.
Ainsi la Rouvre est généra-
lement plus tardive que
l’Orne. Il en est de même
pour le Noireau, un cours
d’eau encore riche en inver-
tébrés mais qui a la
réputation d’être “luna-
tique”.
L’Orne et ses affluents
en Suisse Normande sont
de magnifiques parcours
écoles, pour toutes les tech-
niques de pêche de la truite.
Ils font partie de l’Entente
Halieutique du Grand
Ouest (Ehgo).
Renseignements :
Fédération de pêche
de l’Orne
www.peche-orne.fr/
Fédération de pêche
du Calvados
www.federation-peche14.fr/
Guide de pêche :
Gaël Even.
Tél. : 06 70 51 09 08.
La Rouvre ressemble beaucoup
à l’Orne dans les gorges, mais
cette rivière qui rejoint le
fleuve à Rouvrou est beaucoup
plus tardive. L’activité des
truites démarre rarement
avant la mi-mai. De ce fait,
la Rouvre est une bonne rivière
à pêcher en juillet. Le climat
normand, il est vrai plutôt
arrosé et rarement caniculaire
protège à l’évidence les cours
d’eau de Suisse Normande.
Ci-contre : le Noireau,
un autre affluent de la rive
gauche de l’Orne qui dispose
d’un très bon potentiel.
Où pêcher
ntre Vosges et Bour-
gogne / Franche-
Comté, la Haute-
Marne est restée un peu
oubliée des touristes
pêcheurs. Dans ce départe-
ment, je suis surtout
habitué aux températures
glaciales lorsque je pêche le
carnassier du côté de Lan-
gres l’hiver. Je n’avais jamais
pêché le Rognon, ou plutôt
si, une fois il y a… 25 ans.
J’étais très jeune et complè-
tement incapable de juger
de l’état de santé d’un cours
d’eau. Presque 25 ans plus
tard, l’envie de faire un
rapide diagnostic fut plus
forte que moi lorsque la
fédération départementale
de pêche de Haute-Marne
m’a invité à venir découvrir
le parcours qu’elle venait
de labelliser. La première
chose que je regarde face à
un cours d’eau que je
découvre est son état phy-
sique. Si la rivière est
érodée, incisée, s’il n’existe
qu’une principale vitesse
d’écoulement, ou plusieurs.
Si la rivière ressemble à un
canal sans habitats, inutile
d’espérer développer du
tourisme pêche.
La découverte de ce secteur
du Rognon m’a vraiment
agréablement surpris. J’ai
été si souvent déçu dans
l’Est de la France que je
n’ose jamais imaginer trou-
ver une rivière qui
ressemble encore à une
rivière. Le secteur de ce
parcours Passion (c’est son
nom) concerne les 7,5 km
de son cours aval jusqu’à la
confluence avec la Marne
sur la commune de Don-
jeux. Sans doute que tout
n’est pas parfait, mais quel
plaisir de voir autant de
variété : longs radiers,
fosses, éléments minéraux
de tailles variées, courants,
parties lentes, etc. Le
Rognon semble en bon
état physique ce qui est ras-
surant. Accompagné de
Maxence Lemoine, chargé
de développement à la
fédération départementale
et de Brice Sylvain, guide
Haute-Marne
Le Rognon
sort de l’ombre !
Où pêcher
Brice Sylvain (à gauche ci-dessus) et Maxence Lemoine, chargé de développement à la fédération
de la Haute-Marne, deux acteurs de la labellisation de ce parcours en gestion patrimoniale (pas
de déversements de poissons d’élevage). Photo du haut, l’amont du parcours avec une très belle fosse
et un radier prometteur. Milieu : le tenkara se prête à merveille à cette rivière de taille moyenne.
parcours est en revanche
vraiment bien peuplé en
ombres juvéniles. De ce fait
les pêcheurs à la mouche
sèche devront impérative-
ment pêcher sans ardillons
et être munis de pinces fines
pour récupérer les mouches,
beaucoup ne survivront pas.
Avec des nymphes, on a
tout intérêt à pêcher égale-
ment sans ardillon même si
ces petites choses ne sont
quasiment jamais avalées.
Un fabuleux
parcours école
Lors de ce trop court séjour,
nous avons pu pratiquer la
mouche sèche, la nymphe
au fil et la nymphe à vue.
Ce parcours est idéal pour
apprendre la pêche à la
mouche avec des poissons
plutôt faciles et en grand
nombre. Guide de pêche
depuis huit ans sur ce sec-
teur, Brice Sylvain connaît
parfaitement les habitudes
et les préférences des truites
et des ombres du Rognon.
J’ai hâte de revoir le
Rognon avec un niveau un
peu plus bas et des eaux
plus claires, histoire d’y voir
plus clair !
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Pour fêter ses 50 ans, le Big Game Fishing Club de France, fondé en 1965
par Pierre Clostermann, a décidé d’ouvrir ses archives aux passionnés de
pêche. Pierre Affre qui en est un des premiers membres, raconte la saga de
ces homériques empoignades entre poissons géants et pêcheurs fous de
leur passion. Des côtes de l’Afrique de l’Ouest à la Floride, de Tahiti à la
Nouvelle-Zélande, de Cuba à la Grande barrière de corail australienne, en
passant par la Bretagne et le Languedoc-Roussillon, vous découvrirez le
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La Dame de Haute-Savoie
Muriel Lovichi
Pour l’auteur, « La dame de Haute-Savoie», la pêche, et plus
particulièrement la pêche à la mouche, représente tout ou à peu
près tout ce qui vaut la peine d’être vécu. Muriel vit au rythme
des éclosions, pense pêche, respire pêche et aime un pêcheur.
Ainsi, les histoires que raconte la dame de Haute-Savoie vous
emmèneront tour à tour sur les torrents de sa montagne, mais
aussi et surtout sur la haute rivière d’Ain, sa rivière préférée, les
grands lacs alpins et jusqu’en Nouvelle-Zélande, où cette
spécialiste de la capture des grosses truites en nymphe à vue
vous donnera envie de voyager.
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Confidences d’une
Truite près d’un pont
Jean-Christian Michel
C’est l’histoire d’une truite
étonnante: elle est douée de parole
et possède la particularité de ne pas
mourir. Car depuis que le monde est
monde, dans son fleuve, des mains
inquiètes lancent leurs ouvrages à la
façon de filets. Elle connaît les
pêcheurs, leurs désirs et leurs vies.
Elle a connu Kant, Pascal et Jésus
Christ… 148 mm x 210 mm
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