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Pêches sportives magazine n°98
PÊCHES sportives Truite de mer Le grand retour A NE PAS MANQUER Notre sélection de leurres et matériels vraiment efficaces Le montage des mouches de légende 2. Le Jeck sedge Et si le système associatif tel qu’il fonctionne aujourd’hui dans la pêche de loisir n’était plus adapté aux réalités contemporaines. Il paraît qu’il y a […]
Rupture de stock
Description
PÊCHES
sportives
Truite de mer
Le grand
retour
A NE PAS MANQUER
Notre sélection de
leurres et matériels
vraiment
efficaces
Le montage
des mouches
de légende
2. Le Jeck
sedge
Et si le système associatif tel qu’il fonctionne aujourd’hui
dans la pêche de loisir n’était plus adapté aux réalités
contemporaines.
Il paraît qu’il y a encore plus de 800 000 pêcheurs en France.
Or, seulement 24 000 ont répondu au questionnaire que leur
adressait la Fédération nationale qui est censée représenter
tous les pêcheurs dans le débat public.
Cela signifie-t-il qu’un questionnaire pas bien malin va suffire
de base légale à une évolution de la réglementation qui
s’appliquera, elle, à tout le monde ? Tout comme la réunion
de quelques-uns, un samedi d’octobre, permet de donner à
une association l’illusion d’un fonctionnement démocratique
quand il s’agit de définir la taille du poisson et le nombre de
prises ? Les absents, direz-vous, ont toujours tort. Et vous
aurez raison. Mais il arrive – et c’est de plus en plus fréquent
quand il s’agit de la pêche de loisir – que l’absence soit la
seule alternative à la caution. Le seul moyen de manifester
vraiment son désaccord. Comme si ne pas répondre était
juste une façon de ne pas céder à la provocation.
Vincent Lalu
PS : Un président d’AAPPMA me reproche – mais il est le
seul – de ne pas avoir été gentil avec M. Roustan. Je ne peux
que répéter ici que je n’ai rien contre la personne de
M.Roustan. J’en ai seulement après ce qu’il représente : un
monarque régnant en despote sur nos eaux douces et
salement polluées.
EDITO
Pollution démocratique
Administration, rédaction, publicité :
Editions La Vie du Rail/ Pêches sportives
11, rue de Milan, 75009 Paris –
Tél. : 01 49 70 12 02.
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Alain Gugenheim,
Vincent Lalu.
Directeur de la publication :
Vincent Lalu.
Rédacteurs en chef :
Vincent Lalu et Philippe Boisson.
Ont collaboré à ce numéro :
Philippe Boisson, Vincent Lalu,
Guillaume le Garrec, Jean-Chrisitan Michel,
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Chef de fabrication :
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Impression :
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Commission paritaire :
1117 K 82373
ISSN : 1252-8358.
Dépôt légal : à parution.
Marketing et diffusion presse :
Destination Média
Pêches sportives n° 98
Sommaire
MONTAGE
p.30
– 8 mouches indispensables pour la
truite de mer
RÉFLEXION
p. 46
– La truite et les couleurs
CAHIER FOCUS
p. 63
– 5 leurres et matériels 100 %
efficaces
– Une mouche de légende :
le jeck sedge
SHOPPING
p. 63
– Soie naturelle Spey Spéciale
Nymphe Jean-Pierre Thébault
– Gilet, chest-pack et bagagerie
étanche Field and Fish
LES AVENTURES
DE TCHOUC
p. 76
– Finlande street fishing à Vaasa
PETITES ANNONCES
p. 81
– Les petites annonces
de
Pêches sportives
COULISSES
p. 54
– Vos coins pêche (3)
ACTUS
– Franche-Comté : la guerre des
arrêtés préfectoraux
– Haute-Loire : le barrage des Plats
ne sera pas reconstruit
L’ÉCHO DU RADIER
p. 14
FNPF : l’échec cuisant de
la consultation publique pour une
évolution de la réglementation
(suite)
Un DVD est inclus dans ce numéro
pour les abonnés
DOSSIER MIGRATEURS
p. 18
– Truite de mer, le grand retour !
Actualités
En Franche-Comté, les pê-
cheurs sont en guerre. Celle
qui concerne la reconduction
des arrêts préfectoraux qui
interdisent de prélever les
poissons sur la Loue, la
Bienne ou le Doubs. Dans
ces rivières malades depuis
longtemps, mais surtout de-
puis 2009, certains pêcheurs
souhaitent qu’il soit à nou-
veau possible de garder des
truites et des ombres. Pas de
pitié. Les services des préfec-
tures concernées savent que
le sujet est sensible. Sur la
basse Bienne, fermée à la
pêche sur 23 km depuis deux
ans, une partie des pêcheurs
locaux avaient émis le vœu
de pouvoir garder trois truites
par jour en 2014. La Fédéra-
tion de pêche du Jura,
l’Onema et la DDT font bloc
pour une réouverture, mais
en no-kill. Une consultation
publique (par e-mail) a
même été mise en place
pour recueillir des avis… La
décision sera connue fin dé-
cembre, mais selon nos
sources, il est permis d’espé-
rer une ouverture en no-kill.
Même situation sur la Loue,
dont les stocks sont au plus
bas. La DDT du Doubs a fait
voter les présidents
d’AAPPMA. Bilan ? Egalité : 3
pour le no-kill, 3 pour le pa-
nier !
La relative bonne santé des
populations pisciaires sur le
Doubs franco-suisse pous-
sent également certains à de-
mander de prélever de
nouveau les ombres … Il faut
savoir (et ne pas oublier…)
que les ombres qui arrivent
seulement à l’âge adulte
cette année sont les descen-
dant des dernières généra-
tions, mortes entre 2009 et
2011 !
On croit rêver. Les pêcheurs
n’ont à ce point pas de mé-
moire… Ces trois rivières,
mais aussi certains secteurs
de la haute rivière d’Ain, ne
montrent que des signes très
trompeurs d’une relative
amélioration. Rien n’a
changé sur la basse Bienne,
si ce n’est que les truites et
les quelques très rares om-
bres de ce parcours ont eu la
paix durant deux ans. Les
points de pollution sont tou-
jours les mêmes. Les truites
et les ombres de la Loue
continuent de crever dans
l’indifférence générale. Et ce
n’est pas les truites en
grande partie exogènes de la
haute Loue (surtout sur les
communes de Mouthier et
Lods) qui peuvent, à elles
seules, porter la flamme du
renouveau.
Les pêcheurs à la mouche
devront également faire de
gros efforts pour ne pas
prendre et reprendre en no-
kill des poissons qui restent
fragiles. Ne pas oublier ces ri-
vières en les fréquentant
c’est une chose, mais les res-
pecter, c’est vraiment la
moindre des choses.
Ph. B.
Congrès
du Collectif SOS
Loue & Rivières
Comtoises
Près de quatre ans après les
terribles pollutions qui ont
touché les rivières franc-
comtoises, le Collectif SOS
Loue & Rivières Comtoises
organisera son premier
congrès à Besançon, le 12
avril 2014. Cette journée sera
l’occasion de s’informer sur
les problématiques (agricul-
ture, assainissement, spécifi-
cités liées au karst, etc.).
Nous aurons l’occasion de
vous présenter cette journée
plus en détail dans notre
prochain numéro.
Franche-Comté
La guerre des arrêtés préfectoraux
Une année 2013 particulièrement pluvieuse est à l’origine d’un relatif espoir pour les rivières franc-
comtoises. Mais les problèmes de pollution restent identiques à quelques exceptions près.
C’est une très bonne nou-
velle et elles ne sont pas si
nombreuses par les temps
qui courent. Grâce au travail
des juristes de la Frapna
Loire, des Fédérations de
Pêche de la Loire et de la
Haute-Loire, le tribunal admi-
nistratif de Lyon a annulé l’ar-
rêté préfectoral pour la
reconstruction du barrage
des Plats sur la Semène, sur
la commune de Saint-Ge-
nest-Malifaux. L’ouvrage, en
chantier depuis le printemps,
est en partie reconstruit. Si le
« syndicat des Barrages », qui a
imposé cette reconstruction
sans débat public, veut le re-
lancer, il devra refaire l’en-
quête publique, en
respectant cette fois-ci la né-
cessité de transparence et
d’ouverture à la société civile.
Il devra aussi prendre en
compte la demande sociale
grandissante pour plus d’in-
formations sur les enjeux en
matière d’aménagement du
territoire et intégrer les
contraintes de gestion dura-
ble de la ressource en eau
imposée par la Directive
Cadre sur l’Eau de l’Union eu-
ropéenne et sa transposition
dans notre pays. Pour le Col-
lectif Loire Amont Vivante,
qui regroupe une dizaine
d’ONG du département et
qui combat depuis 2006 le
principe de reconstruction
d’un ouvrage en tous points
inutiles sur la plus belle ri-
vière du département de la
Loire et en plein Parc naturel
régional du Pilat, cette déci-
sion est l’aboutissement d’un
long travail.
Cette décision interrompt
donc les travaux déjà relati-
vement avancés sur le bar-
rage, confiés à une entreprise
du groupe Bouygues. Si faire
et défaire, c’est travailler, voici
un exemple de plus de gas-
pillage d’argent public…
Loire et Haute-Loire
Sur la Semène, le barrage des Plats ne sera pas reconstruit
La Boyne, dont les parcours à saumon et à truite de mer
avaient été fermés il y a quelques années pour cause de
baisse des stocks, s’est refait une excellente santé et est réou-
verte à la pêche depuis trois ans. Les mesures décidées par le
Fishery board – “catch and release”, interdiction des pêches
commerciales et quelques autres mesures – ont permis à la
Boyne de redevenir l’excellente et mythique rivière à saumons
et à truites de mer qu’on avait connue il y a vingt ans.
C’est pourquoi Gatti Fishing Tours, après vérification sur place,
la remet à son catalogue. Au programme : nouveau lodge à
Drogheda, nouveau guide de pêche professionnel qui, en plus
de ses compétences salmonicoles, propose l’accompagnement
pour la pêche du bar sur les bords de la mer d’Irlande. L’ouver-
ture de la pêche en Irlande pour les salmonidés est fixée gé-
néralement au 1er février, mais les meilleures périodes sont
pour la truite à partir de mai, et pour le saumon à partir de la
mi juillet.
Gérant trois kilomètres de berges privées sur l’Abjora en Nor-
vège, le lodge, qui avait réduit ses activités en 2008, revient en
force avec des tarifs intéressants. Cette magnifique rivière offre
des parcours de pêche privés agréables à pêcher, à la mouche
notamment. Située à quelques kilomètres du fjord, elle réserve,
en plus des saumons, de très belles truites de mer. La taille
moyenne des prises de saumon oscille autour de trois kilos et
les prises de six à dix kilos ne sont pas rares.
Cette année, la pêche est ouverte à compter du 22 juin et la
bonne période s’étend jusqu’au 27 juillet, soit un mois. Le par-
cours accueille six pêcheurs maximum par semaine.
Horstadt Estate propose un hébergement de grand standing et
une cuisine traditionnelle de qualité à base de produits locaux.
Renseignements et réservations :
Gatti Fishing Tours.
Tél. : 01 41 74 60 10 ou 06 71 62 32 45.
www.gattifishingtours.com – E-mail : [email protected]
Irlande et Norvège
Gatti Fishing Tours revisite la Boyne et l’Abjora
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qui se passe vraiment dans la pêche de loisir de notre pays.
La pêche mode d’emploi
avec les meilleurs spécialistes
La première collection
1. Présentation du programme
de renaturation de la Doller,
de la Thur et du vieux Rhin par
Maxime Gerber
2. Pêche du sandre en linéaire
avec Christophe Baudot
sur la Saône en Côte-d’Or
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• DVD n° 13
(Pêches sportives n° 78) :
ere
partie : la pêche au plomb palette avec
Philippe Boisson
ème
partie : le montage d’une nymphe de
trichoptère, la Fressanne
• DVD n° 16
(Pêches sportives n° 81) :
ere
partie : pêche à la mouche en lac d’altitude
avec Marc Van Leynseele
ème
partie : utilisation et réglage d’un sondeur.
• DVD n° 18
(Pêches sportives n° 83) :
L’Orne, nouvelle destination pêche. Présentation
des atouts du département avec les meilleurs
spécialistes locaux
• DVD n° 19
(Pêches sportives n° 84) :
ere
partie : pêche à la mouche en eaux rapides
avec Emmanuel Vialle sur la Glueyre en Ardèche
ème
partie : pêche traditionnelle de l’alose avec
Bruno Beusse à la confluence du Rhône et de
l’Ardèche
• DVD n° 20
(Pêches sportives n° 85) :
ere
partie : pêche automnale du black-bass :
montages texans et “inch wacky” avec Manu
Alvarez
ème
partie : pêche à vue au réservoir du Martinet
dans le Jura avec Nicolas et Thibaut Germain
• DVD n° 21
(Pêches sportives n° 86) :
Pêche de l’aïmara en Guyane française sur le
fleuve Sinnaramy
• DVD n° 22
(Pêches sportives n° 87) :
Pêche du brochet à la mouche : montage
waddington adapté par Philippe Boisson
• DVD n° 24
(Pêches sportives n° 89) :
ere
partie : pêche à la nymphe à vue et à la
mouche sèche sur la Saulx dans la Meuse avec
Eric Charpin
ème
partie : pêche du silure et de l’aspe sur la
Moselle avec Sébastien Golly et Maxime Serron
• DVD n° 25
(Pêches sportives n° 90) :
ere
partie : pêche du brochet en montage texan
au plan d’eau d’Hermeville dans la Meuse avec
Sébastien Golly
ème
partie : pêche du brochet à la mouche et au
lancer sur le lac de Madine avec Yves Omhovère
et Sébastien Golly
• DVD n° 26
(Pêches sportives n° 91) :
ere
partie : montage d’une mouche à brochet
selon la méthode du tube fly avec Alain
Barthélémy
ème
partie : montage d’un streamer pour plomb
palette en tube fly
• DVD n° 27
(Pêches sportives n° 92) :
ere
partie : technique de l’école italienne de
pêche à la mouche avec Marcel Formica
ème
partie : nage et maniement des leurres pour
le bar
• DVD n° 28
(Pêches sportives n° 93) :
ere
partie : à la découverte du Chéran en
Haute-Savoie avec Pascal Grillet et Stéphane Jan
ème
partie : pêche du brochet aux leurres sur le
lac du Bourget avec Quentin Dumoutier
• DVD n° 29
(Pêches sportives n° 94) :
ere
partie : pêche aux leurres en mer dans le
Cotentin avec Gaël Even et Sylvain Lauzier
ème
partie : pêche à la mouche en “washing
line” au réservoir de la Salamandre dans l’Aisne
avec Philippe Collet
• DVD n° 30
(Pêches sportives n° 95) :
Les secrets de l’oreille de chevreuil avec Gérard
Picard
• DVD n° 31
(Pêches sportives n° 96) :
Trois techniques de montage de mouches avec
Cyril Bailly
• DVD n° 32
(Pêches sportives n° 97) :
Pêche à la nymphe au fil. Test des produits
Hanàk et Mouche Ellipse avec Philippe Boisson
PECHES
sportives
1. Présentation du programme de renaturation de la Doller, de la Thur et du vieux Rhin par Maxime Gerber
2. Pêche du sandre en linéaire avec Christophe Baudot sur la Saône en Côte-d’Or
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Frais de port compris
Actualités
La société américaine Vexilar
a récemment développé le
Sonar Phone, un système
d’échosondeur dont l’écran
n’est autre que celui de votre
smartphone ou de votre ta-
blette numérique. A pre-
mière vue, cela ressemble à
un gadget qui, au mieux,
vous donne une vague idée
de la profondeur. Mais il faut
savoir que Vexilar fut l’un des
pionniers de l’échosondeur il
y a plus de cinquante ans !
Les performances annon-
cées sont celles d’un appa-
reil de gamme moyenne, si
on les compare à celles que
proposent Humminbird ou
Lowrance avec une puis-
sance de 800 watts. Les ap-
pareils haut de gamme des
deux marques citées attei-
gnent 4 000 watts. Pas de
technologie Side Imaging ou
Structure Scan, mais un
mode traditionnel toutefois
convenable. Différentes
sondes sont proposées, dont
Balades Fluviales est une applica-
tion pour smartphones destinée
aux utilisateurs de l’ensemble du
réseau navigable français, pour
découvrir les fleuves, rivières et
canaux et les points d’intérêts au-
tour d’une position.
C’est aussi un guide touristique
et historique pour découvrir les
voies d’eau autrement, connaître
l’histoire des voies navigables, mais aussi la culture, le patri-
moine, l’histoire des étapes sur son chemin, qu’il s’agisse de
grandes villes ou de villages.
On y trouve toutes les adresses et informations pratiques pour
ses balades et pour trouver à proximité de sa position : les lo-
cations de bateaux, les péniches à louer, les balades et croi-
sières, les lieux de visite, les ports de plaisance et haltes, mais
aussi les hôtels, campings, restaurants au bord de l’eau. Pho-
tos, guides audio et textes jalonnent les parcours et les étapes.
Une application pratique pour les pêcheurs pour mieux
s’orienter sur des parcours méconnus.
Les fonctions disponibles :
– Géolocalisation et géoguidage
– Recherche sous forme de carte ou sous forme de liste
– Fiches des parcours (voies d’eau) et des points d’intérêt dé-
taillés
– Rejoindre les parcours et points d’intérêts
– Embarquer ses parcours sur son mobile.
Cette application n’a plus besoin de connexion à Internet. Il suf-
fit de télécharger vos parcours avant le départ ou lors des zones
couvertes pour avoir toutes les informations dans votre mobile.
Renseignements et téléchargement :
www.baladesfluviales.fr
nibles en dix-sept langues,
dont le français. Pour l’heure,
le Sonar Phone est disponi-
ble sur Android et Apple iOS
4.3, iPhone, iPad, iPad2 et
iPad Mini. Les prix ne sont
pas encore disponibles, mais
le seront courant 2014.
http://vexilar.com
une qui est destinée aux pê-
cheurs opérant depuis le
bord. La sonde doit donc
être lancée à l’aide de la
canne (bien vérifier les
nœuds !). Un autre type de
sonde se fixe classiquement
sur le tableau arrière du ba-
teau. Les menus sont dispo-
Ça bouge pour votre smartphone !
Embarquez plus facilement avec Balades Fluviales
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De la pêche
à la nymphe
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seconde édition de 400 pages a été augmentée et réactualisée afin de prendre en
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veulent aborder la pêche à la nymphe dans son ensemble : historique de la technique,
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Norbert Morillas et de bien d’autres grands pêcheurs à la mouche depuis plus de
vingt-cinq ans.
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l’ensemble des pêcheurs
plutôt conservateurs, qui ne
sont pas prêts à ouvrir la
pêche n’importe quand et
n’importe comment. Troi-
sièmement, ces résultats
traduisent également l’effet
d’un travers qui n’a sans
doute pas été imaginé par
la FNPF. Il s’avère que les
résultats que nous avons
observés concernaient des
régions de montagne, es-
sentiellement composées
de rivières à salmonidés. Le
nom et la localisation de
chaque AAPPMA apparaît
donc clairement. Ce qui veut
dire que ces pêcheurs de
truites ont répondu à l’en-
semble du questionnaire, y
compris aux questions
concernant des espèces
qu’ils ne pêchent pas pour la
grande majorité. Ce détail
montre une lacune de plus
dans ce système de consul-
tation publique. Une partie
des réponses est faite par
des pêcheurs qui ne
connaissent rien aux tech-
niques et à la pêche des
poissons visés. A l’inverse,
les pêcheurs des grandes ré-
gions de plaine, qui vivent
loin des truites et des om-
bres, ont été amenés à voter
pour des milieux et des pois-
sons qu’ils ne connaissent
pas. Comment celui qui ne
connaît de la pêche de la
truite que les lâchers d’ou-
verture et du 15 août peut-il
s’imaginer la vie d’une rivière
encore en bon état écolo-
gique du haut Jura ou des
Pyrénées ? En conclusion,
cette analyse fait ressortir le
comportement conservateur
de pêcheurs qui pratiquent
dans des milieux plutôt pré-
servés. Mais qu’en sera t-il
de celui de tous ceux qui vi-
vent loin des rivières où une
truite ressemble encore à
une truite ?
Peut-être que le fond du
problème se trouve préci-
sément ici ! Peut-être que
nous n’avons pas compris
que M. Roustan et sa
bande, qui souffrent du
même problème de com-
munication que Claude Al-
lègre, l’homme qui est pour
les OGM, l’exploitation du
gaz de schiste, le curage des
rivières à la pelleteuse, j’en
passe et des meilleures,
sont déjà dans “l’après”. Du-
rant des années, je n’ai pas
compris l’ancien ministre, le
L’écho du radier
On veut taper à la fois dans les juvéniles et dans les mères
porteuses. C’est consternant, en dessous de toute morale.
C’est le degré zéro du respect de l’environnement.
Droite : sous cet avion de la Scandinavian Airline, des milliers d’hectares d’eau et de forêt. De plus en plus de pêcheurs français partent pêcher à
l’étranger faire le plein d’émotions loin de la difficile pêche publique française.
Autre constat, le succès rencontré par les plans d’eau privés (ci-dessus, le lac des Verières dans le haut Cantal). Beaucoup démissionnent face au
manque de protection de l’environnement en France. La plupart des milieux aquatiques de notre pays sont altérés. Nos instances fédérales
devraient mieux les défendre, au lieu d’essayer de vendre une coquille vide, où comme c’est le cas avec ce questionnaire, nous proposer de pêcher
sur les frayères et de descendre encore un peu plus les tailles légales de capture…
géochimiste qui donne son
avis (parce qu’on lui de-
mande) sur des problèmes
environnementaux qu’il
veut résoudre à la “dyna-
mite”, parce qu’à ses yeux, il
n’existe plus que cette solu-
tion. En fait, monsieur Allè-
gre pense aujourd’hui pour
les solutions d’après-de-
main. Nourrir la planète
lorsqu’on sera 10 milliards à
la piétiner et que toutes les
rivières seront réquisition-
nées dans le seul but de
produire de l’eau potable
(c’est très mal parti…).
Ainsi, pour la FNPF, le pê-
cheur parfait, faisant réfé-
rence est sans doute un pê-
cheur qui se situe entre le
SDF qui pêche sans carte et
le “mouchiste” élitiste. C’est
un homme qui ne se soucie
guère des problèmes d’en-
vironnement, de l’origine
des poissons qu’il pêche et
de leur devenir du moment
qu’il en a sous la canne. Et
puis, c’est simple : s’il n’y a
plus de truites, il suffit d’en
remettre !
Le milieu des
professionnels de la
pêche absent des grands
enjeux
A vouloir accorder trop de
crédit au pêcheur “moyen”,
la FNPF oublie les lois, les
directives européennes, le
Grenelle et l’arsenal d’arti-
cles du Code de l’Environ-
nement (qui c’est vrai, sont
pour beaucoup dépourvus
de décrets d’application).
Notre chère (très chère !)
fédération nationale semble
amnésique à tout ce qui été
voté et mis en place depuis
des décennies. Le question-
naire pour une réglementa-
tion plus simple et respec-
tueuse de l’environnement
qu’elle a mis en place en
est la preuve. Pour autant,
notre instance nationale
n’est pas la seule responsa-
ble du “médiocratisme” am-
biant dans le monde de la
défense des milieux aqua-
tiques et des pêcheurs. Le
Groupement des Industriels
et fabricants en articles de
pêche (Gifap) est parfaite-
ment absent des grands en-
jeux. Quand on a la chance
de représenter un million
d’adeptes (1,4 million
d’après leur site Internet !)
et qu’on se targue d’être le
premier loisir pratiqué par
les Français devant le foot-
ball ou le tennis, on s’attend
à ce que cette activité soit
un peu mieux défendue.
Car la FNPF et le Gifap pour-
ront imaginer toutes les ré-
glementations possibles, de
la plus laxiste (celle qui ré-
sultera sans doute de ce
questionnaire), à la plus
draconienne, seule l’amé-
lioration de l’état de nos
cours d’eau peut permettre
de redresser la barre. Les
frayères à brochet dispa-
raissent de nos fleuves, les
pêcheurs professionnels
obtiennent des licences le
plus simplement du monde
puisque les pêcheurs à la
ligne ne bougent pas le pe-
tit doigt. Le lobby agricole
productiviste a le champ li-
bre et c’est aux associations
de faire le travail que les
services administratifs
(Onema en tête) n’a plus
les moyens de faire ! Que ce
soit en Bretagne ou en
Franche-Comté, suite aux
graves problèmes qu’ont
connus des rivières excep-
tionnelles comme la Loue,
le Doubs, la Bienne ou cer-
tains secteurs de la haute
rivière d’Ain, seules des as-
sociations et les fédérations
départementales se sont
débrouillées comme elles
pouvaient pour tenter de
faire face. En prenant la voie
de la pêche en plans d’eau
labellisés Promopêche, le
Gifap se déconnecte des
milieux naturels sensibles et
de la pêche associative qui
représente pourtant et de
très loin le plus grand nom-
bre de pratiquants. Si vous
discutez avec les pêcheurs
au bord de l’eau (mais si, il
en reste quelques-uns)
vous les entendrez rabâcher
“y’a plus rien”, en pointant
du doigt les cormorans, les
pêcheurs aux filets, les pol-
lutions et tout le reste. Pour
faire croire qu’il reste -pour
un temps- quelque chose
dans nos rivières, la FNPF
prévoit (question n° 1 du
questionnaire) de nous
faire pêcher les carnassiers
toute l’année dans les ri-
vières de seconde catégo-
rie (en remettant les pois-
sons à l’eau durant les
périodes de reproduction).
Voilà où nous sommes ren-
dus. A aller cartonner des
sandres et des brochets sur
leurs nids ! “La pêche, c’est
fun !” disait le slogan de la
Fédération… Toujours dans
le but de conjurer le “y’a
plus rien” national, la ques-
tion n° 3 prévoit quant à
elle de faire évoluer les
tailles légales “souvent ju-
gées trop rigides”, dit la
Seule la reconquête de milieux
aquatiques fonctionnels offre une
solution durable, compatible avec
les exigences européennes, qui
permettrait de retrouver poissons et
pêcheurs. De beaux chantiers sont
en cours ou ont été réalisés, mais il
reste beaucoup à faire.
question. La “pédérastie”
halieutique vers laquelle
nous fonçons est un parfait
aveu d’impuissance. On
veut taper à la fois dans les
juvéniles et dans les mères
porteuses. C’est consternant,
en dessous de toute morale.
C’est le degré zéro du res-
pect de l’environnement.
Et on essaie de nous expli-
quer que tout va bien, qu’il y
a de plus en plus de pê-
cheurs heureux au bord de
l’eau. Les fabricants en sont
rendus à mettre des têtes de
mort sur leurs cannes pour
mieux les vendre. Belle
image d’une activité de na-
ture qui sent bon la dé-
marche marketing à trois
francs six sous. Un jeune qui
fait du BMX ou du skate
board sera peut-être sensi-
ble au même message, à la
différence qu’il pourra prati-
quer son loisir quand bon
lui semble. Eh oui, la pêche
dépend de l’environnement
et des cycles biologiques de
certains êtres vivants.
Seule la reconquête de mi-
lieux naturels fonctionnant
normalement peut relancer
la pêche en France, régler
certains problèmes d’inon-
dations, renouer avec la bio-
diversité, favoriser des peu-
plements
pisciaires
autonomes et équilibrés,
bref, accéder au fameux
“bon état écologique ”. Sur le
terrain, certaines fédérations
départementales de pê-
cheurs font un très bon tra-
vail. Ces actions démontrent
une certaine forme de dés-
accord entre les fédérations
départementales, qui récu-
pèrent de plus en plus de
missions techniques (celles
que l’Onema n’assure plus),
et la maison mère. La plu-
part des fédérations dépar-
tementales manquent de
moyens alors qu’elles ont un
rôle majeur à jouer. Il serait
donc temps d’ouvrir les yeux
et de cesser d’amuser la ga-
lerie avec des mesures qui
vont à l’encontre des inté-
rêts communs et de l’envi-
ronnement.
Nous remercions tous les
lecteurs qui, en plus du
questionnaire officiel, ont
envoyé à la FNPF celui ré-
digé par
Pêches sportives
(voir “
La consultation pu-
blique qui donne envie de
gueuler dehors
!” dans notre
dernier numéro).
Truite de mer,
le grand retour
En France, la pêche de la truite de mer a toujours été une histoire de pas-
sionnés, d’initiés qui vivent au rythme de la rivière, des remontées et de l’hu-
meur d’un poisson fantasque et lunatique. La lune justement fait office de
lanterne céleste dont la lueur guide le pêcheur dans la pénombre d’un coup
du soir qui se prolonge jusqu’à deux heures et demie après le coucher du so-
leil. En Basse-Normandie, les populations de truites de mer se portent bien
suite aux efforts entrepris pour gagner des espaces de frayères longtemps ren-
dus impossibles par des seuils infranchissables. S’il nous arrive souvent de
vanter la qualité des pêches à l’étranger et de pester contre la gestion de la
pêche en France, l’exemple de ces cours d’eau à truites de mer démontre
qu’avec un peu de moyens et de volonté, tout n’est pas perdu.
Par Philippe Boisson
Rapala Countdown ou à la
mouche noyée. A cette pêche,
rien ne sert d’avoir trente-six
leurres ou des pleines boîtes de
mouches, quelques modèles suf-
fisent. La différence se joue au
niveau de la connaissance des
habitudes des poissons et des
postes. C’est pourquoi à la fin de
la saison, certains pêcheurs
comptent leurs prises sur les
doigts d’une seule main alors
que d’autres en ont plusieurs
dizaines au compteur.
L’histoire des truites de mer
normandes de la Touques, de
l’Arques ou de la Bresles est très
particulière. Il s’agit d’une
forme migratrice de la truite
fario, favorisée par la proximité
avec la mer. Une étude du
Conseil supérieur de la pêche
démontre que les alevinages en
truites farios auraient favorisé
un taux important de juvéniles
migrants (“smolts”). Les
souches de truites d’élevages qui
ont servi aux repeuplements de
ces rivières depuis l’après-guerre
auraient joué un rôle dans ce
comportement migratoire. En
terme de remontées de truites
de mer, la Touques tient depuis
longtemps la première place au
ar une nuit claire sur les
rives de la Touques dans
le Calvados, les pêcheurs
sont prêts, mais on prend son
temps. On papote, on raconte
les histoires des luttes gagnées
ou perdues durant les soirées
précédentes. La bonne heure
viendra plus tard, lorsqu’on pei-
nera à voir son leurre qui pen-
douille sous le scion de sa canne.
La truite de mer est un poisson
lucifuge qui ne quitte son poste
profond occupé durant la jour-
née qu’à la nuit tombée. Les
habitués pratiquent la pêche au
lancer avec l’indémodable
Gaël Even avec
un joli bécard pris à
la mouche en fin de
saison. Tout comme
les saumons, les mâles
sont à cette période
très agressifs.
“lourd”. L’an dernier, nous
avions préféré aller pêcher le bar
car la rivière était en crue. Il
m’avait toutefois proposé de
faire une petite sortie au leurre
en journée dans une Touques
café au lait pour me montrer un
peu les lieux. En temps de crue,
les truites de mer peuvent aussi
se prendre en journée. Nous en
avons eu une belle démonstra-
tion avec un poisson de cinq ou
six kilos qui est venu cueillir le
leurre avec détermination,
montré un peu de son dos et de
sa caudale avant de replonger
tranquillement. Entre temps,
elle avait ouvert une des
branches de l’hameçon triple
fort de fer de Gaël. Ces
quelques instants ont suffi à
planter le décors… Ces truites
sont en béton armé ! Une truite
sédentaire aurait paniqué, serait
partie sous sa souche à vive
allure, alors que celle-ci s’est
Un finnock qui
a pris une mouche
noyée montée sur
un hameçon double
n° 10. Un petit
orage avait troublé
les eaux de la
Touques, rendant
la pratique de
la mouche noyée
favorable
en journée.
et une ambiance pas très convi-
viale. Ce n’est que cet été que
j’ai vraiment pu découvrir les
charmes de cette très belle
rivière en compagnie de Gaël
Even, grand champion de pêche
aux leurres, mais qui touche à
tout avec beaucoup de talent. Si
Gaël aime pêcher les truites de
mer à la mouche, il tente volon-
tiers sa chance au poisson
nageur au coup du soir toujours
dans l’espoir de toucher du
Un mâle pris en
octobre, quelques
jours avant
la fermeture.
Sa robe s’est colorée
progressivement
depuis son arrivée
dans la rivière,
probablement
durant l’été.
hameçons ! Ma semaine s’est
soldée par la prise d’un “fin-
nock” et par une très belle
touche non concrétisée par un
ferrage (pas eu le temps !). Le
Rapala Countdown (coulant)
de 7 cm constitue le leurre
idéal, qui nage bien et que l’on
peut laisser couler plus ou
moins en fonction de la nature
des postes. Changer fréquem-
ment de leurres dans la pénom-
bre alors que le temps est
compté ne semble pas être la
bonne solution… Le seul leurre
moderne adopté par les
pêcheurs de truites de mer
reprend en partie les qualités du
classique Rapala coulant. Il
s’agit du Tackle House K Ten
qui a ces partisans. C’est un
leurre cher qu’il ne vaut mieux
pas laisser trop souvent dans les
arbres… La pêche nocturne
impose également une bonne
connaissance de l’activité des
truites de mer à la tombée de la
nuit et durant les deux heures
qui suivent. Les postes peu pro-
fonds comme les radiers, déser-
tés la journée, sont occupés
lorsque la nuit est installée.
C’est pour cela que les pêcheurs
au lancer ne se précipitent pas
au bord de l’eau lors des nuits
claires. En revanche, par temps
couvert ou par lune timide, les
hostilités démarrent beaucoup
plus tôt. Dans tous les cas, le
temps passe très vite. Les
touches provoquées par les
truites de mer qui prennent un
poisson nageur nécessitent
quelques explications. Un arti-
cle pourrait être consacré exclu-
sivement à cela. Si parfois, ces
diables de poissons vous arra-
chent la canne des mains, nom-
breux sont les cas où seul un
habitué peut réagir immédiate-
ment par un ferrage appuyé à
tout ce qui lui paraît anormal.
Là encore, la connaissance des
postes fait toute la différence. Si
vous vous retrouvez bloqué sou-
dainement comme sur une
souche qui vous aurait confis-
qué vos deux triples alors que le
poste n’est pas censé en conte-
nir, il faut ferrer ! Et même si la
touche vous plie la canne à 90°,
ferrez quand même ! Parfois,
vous ne percevrez qu’un “toc”
discret qui, selon les spécialistes,
est souvent l’œuvre des gros
poissons. Les pêcheurs à la
mouche noyée racontent avec
passion les mêmes anecdotes.
Pour cette pêche, une soie plon-
geante partielle de type Teeny T
130 ou T 200 (équivalent S2 et
S3) en taille 7 permet de pêcher
convenablement la plupart des
postes. Seul le fuseau est plon-
geant, le reste étant flottant, ce
qui s’avère pratique en fin de
dérive pour échapper aux her-
biers et aux branches en pieds
de rive. Pour les mouches, le
noir défend sa réputation (voir
la rubrique montage à la suite
de cet article). Si la pêche en
Si parfois, ces diables de poissons vous
arrachent la canne des mains, nombreux
sont les cas où seul un habitué peut réagir
immédiatement par un ferrage appuyé
à tout ce qui lui paraît anormal
La pêche en journée
diffère totalement
de la pêche de nuit.
Les deux ont leur
charme, ce qui fait
qu’une journée
de pêche à la truite
de mer est bien
remplie !
La pêche “diurne”
En ce qui concerne la pêche à la
mouche noyée, les conditions
météorologiques et hydrolo-
giques du moment peuvent per-
mettre une pêche en journée
avec de bonnes chances de suc-
cès. A la faveur d’un petit coup
d’eau et par temps couvert, une
mouche de petite taille (12 ou
10 maximum) a toute sa chance.
Contrairement à la pêche de
nuit, qui voit les spécialistes pri-
vilégier les mouches noires et le
tinsel argenté, les modèles
diurnes gagnent à être un peu
plus colorés. Une petite gorge
orange, une sous-aile nacrée n’a
rien d’extravagant. Dans ces
conditions, les têtes de fosses, les
courants peu profonds tout
comme les radiers sont suscepti-
bles de tenir des poissons mor-
deurs. La taille modeste de ces
mouches imposent une pointe
de bas de ligne en 22 à 25/100
en fluorocarbone. Une soie
plongeante et une mouche non
lestée (ou légèrement) est préfé-
rable à une soie flottante avec
une mouche noyée lestée. Ainsi,
la mouche pêche d’une façon
plus naturelle.
La pêche à la nymphe au fil per-
met aussi de pêcher durant la
journée. C’est une technique
relativement nouvelle sur ces
rivières, et qui, de ce fait, est en
perpétuelle évolution. Contrai-
rement aux apparences, elle ne
s’improvise pas. Car par niveau
normal de la rivière, les truites
de mer se tiennent dans les
fosses en journée et de préfé-
rence à proximité du relief
(branches noyées, herbiers, etc).
Pour être prise, la nymphe doit
passer avec précision.
J’ai abordé la Touques dans l’es-
poir de pouvoir pêcher à vue,
mais malheureusement, la tur-
bidité de l’eau et cette tendance
qu’ont les truites de mer à fuir
la lumière rendent cette pra-
tique impossible.
Silver stoat tail
Dans sa version d’origine, la stoat tail
(queue d’hermine, en anglais) est
montée avec un corps noir cerclé
d’un fil argenté. Cette version le
remplace par un corps en tinsel
chromé bien accepté par les truites
de mer. La version originale est
toutefois également à recommander.
La stoat tail fait partie des cinq ou six
mouches à salmonidés migrateurs les
plus célèbres au monde. Un modèle
de simplicité qui fait office de
mouche de base pour la pêche de la
truite de mer.
Instructions de montage :
Fixer dans l’étau un hameçon double
Partridge P de taille 8 à 12. Il s’agit
d’un modèle fort de fer à hampe très
courte.
2.
Commencer l’enroulement d’un fil de
montage noir de taille 10/0. S’arrêter à
la naissance de la courbure de l’hameçon.
Fixer un tinsel plat chromé et un tinsel
argenté de section ronde.
3.
Enrouler le tinsel plat sur les deux tiers
de la hampe. Ajouter une couche de
vernis.
4.
Enrouler cette fois le tinsel argenté
en spires jointives sur trois ou quatre
millimètres puis espacées pour le reste
du corps. Ajouter une seconde couche
de vernis.
5.
Par la pointe, fixer un hackle noir.
La longueur des fibres doit être un
peu plus courte que la longueur
de l’hameçon.
6.
Faire cinq à six tours, bloquer par trois
tours de fil de montage et couper
l’excédent.
7.
L’aile est constituée d’une pincée de poils
de renard arctique teintés en noir.
Les fixer pointe vers l’arrière pour une
meilleure tenue. Attention à bien vérifier
la longueur de l’aile avant de la fixer.
8.
Retourner l’aile en arrière et consolider
son installation tout en formant la tête
de la mouche. Deux à trois couches
de vernis noir assurent un rendu lisse
et brillant.
MONTAGE
Green medicine
Chère à Hugh Falkus, le plus
célèbre des pêcheurs de truites de
mer (relisez sa célèbre
Bible du
pêcheur de truite de mer
), la
medicine possède une collerette peu
fournie d’une teinte bleue très pâle.
Cette version verte convient bien
aux rivières normandes durant la
journée.
Instructions de montage :
1.
Fixer dans l’étau un hameçon simple
Partridge M de taille 12, 10 ou 8.
Commencer l’enroulement d’un fil noir
de taille 10/0.
2.
A la base du corps, fixer un tinsel plat
chromé et un tinsel argenté de section
ronde. Enrouler le tinsel plat sur les deux
tiers du corps. Ajouter une couche
de vernis.
3.
Enrouler cette fois le tinsel argenté
en spires jointives sur trois ou quatre
millimètres puis espacées pour le reste
du corps. Ajouter une seconde couche
de vernis.
4.
La collerette est ici réalisée en renard
arctique teinté en vert chartreux (à la
place d’un classique hackle de coq, qui
lui aussi fonctionne très bien). Veiller
à les placer en “parapluie” tout autour
de la hampe.
5.
Prélever deux portions sur des grandes
plumes couleur tabac de canard colvert
mâle : une sur chaque flanc pour obtenir
un résultat symétrique. Les placer faces
concaves en vis-à-vis.
6.
Pour qu’elles ne tournent pas durant
leur mise en place juste derrière l’œillet,
les tenir entre le pouce et l’index à
l’endroit désiré, faire un tour lâche
avec le fil de montage et le tendre
d’un coup sec.
7.
Une fois en place, l’aile ne peut être
bougée. Il est donc important de bien
régler la longueur avant la fixation,
à l’étape précédente.
8.
Couper l’excédent d’aile et réaliser une
tête fine et discrète. Trois couches de
vernis assurent un rendu brillant…
qui a son importance ! En encadré, la
version bleue, toujours en poils de renard
arctique. Notez la teinte très claire du
bleu de la medicine. Le poil de renard
arctique, très utilisé par les pêcheurs
de saumons et de truites de mer
islandais, reste transparent
et lumineux malgré la teinture.
MONTAGE
Sparkle wing
Waddington
Un modèle sensiblement semblable
au précédent mais cette fois monté
sur un waddington de petite taille
(2,5 cm). Comparé à une mouche
similaire, montée sur un hameçon
simple ou double, le waddington
permet de placer l’hameçon en
queue. Ce détail s’avère très
important car les truites de mer
provoquent parfois des touches très
timides, contrairement au saumon
qui prend la mouche et va se
replacer avec elle. Le poids et
l’équilibre du waddington trouve
aussi son intérêt dans les forts
courants.
Instructions de montage :
1.
Fixer dans l’étau un waddington de
2,5 cm, équipé de son hameçon triple
n° 12 à œillet droit (pour tubes flies)
Partridge Tube Treble.
2.
A la base du corps, commencer
l’enroulement d’un fil de montage
noir 10/0.
3.
Fixer une plume de cou de coq orange
à la base du corps, puis un tinsel argenté
épais. Enrouler le tinsel pour former un
corps et ajouter un couche de vernis.
4.
Enrouler le hackle par spires espacées.
Le bloquer par trois tours de fil de
montage. Couper l’excédent.
5.
Placer une mèche de Sparkle stream
sardine JMC, côté sombre en haut.
Ajouter une goutte de vernis noir
ou mieux de colle cyanoacrylate.
6.
Par le pied, fixer un long hackle noir
provenant d’un cou de coq chinois
ou indien (bas de gamme), car les fibres
sont très souples.
7.
Enrouler le hackle sur quatre à cinq
tours. A ce stade, l’aspect est un peu
désordonné.
8.
Avec les doigts, maintenir les fibres
vers l’arrière tout en façonnant la tête
de la mouche avec le fil de montage.
Faire un nœud final et vernir la tête
avec du vernis noir.
MONTAGE
MONTAGE
Les truites n’ont pas les mêmes yeux que nous et pourtant, à une couche d’eau
près, nous vivons dans le même monde. Que ce soit pour s’alimenter, pour se
cacher ou se reproduire, la couleur joue un rôle primordial lorsqu’on vit dans
une rivière d’eau claire. Les primates qui cherchent à leurrer les truites
feraient bien d’en tenir compte ! Le professeur Cornélius a accepté de chaus-
ser ses palmes et son tuba pour nous aider à voir leur vie en couleurs. Etes-
vous prêts à vous jeter à l’eau avec lui ?
Par le Professeur Jean Cornélius
Les truites et la
nomène physique, car cette
réflexion lumineuse est saisie par
un œil qui a des caractéristiques
particulières en fonction de
chaque espèce animale. Voici
donc pour le phénomène phy-
sique de la couleur.
La perception
de la couleur
Du spectre électromagnétique
compris entre 0 et 1000 nano-
mètres de longueur d’ondes,
l’oeil humain ne peut percevoir
que ce que nous nommons le
spectre visible, soit les valeurs
comprises entre 780 nanomètres
(le rouge) et 380 nanomètres (le
violet). Ce qui est au-delà de ces
longueurs d’ondes (les infra
rouges) et en-deçà (les ultravio-
lets) ne sont pas perçus par notre
œil. Dans cette fourchette, nous
percevons trois teintes captées en
fonction de la structure particu-
lière de notre œil et groupées
autour de teintes dominantes
rouge-orange, jaune-vert, bleu-
violet.
L’œil humain est composé
de cônes et de bâtonnets
Les cônes sont actifs dans les
conditions de bonne luminosité
et permettent de voir la diversité
des couleurs groupées autour des
trois types de cônes indiqués
(rouge, vert, bleu). Les bâtonnets
prennent le relais dans les condi-
tions de très faible luminosité
(aube, crépuscule). Ils sont sensi-
bles à des quantités de lumière
infimes mais ils ne permettent de
percevoir qu’en noir et blanc.
L’œil de la truite possède des
bâtonnets et des cônes compara-
bles à ceux de l’oeil humain mais
en plus il possède un quatrième
type de cône qui lui permet de
saisir les longueurs d’ondes dont
les valeurs correspondent à l’ul-
traviolet. Là où nous ne perce-
vons que du violet et du noir, la
truite peut certainement voir du
violet, de l’ultraviolet et du noir.
Son œil est donc plus efficace
que le notre dans la pénombre et
il lui permet de percevoir des
nuances colorées là où nous ne
voyons que du noir. Un autre
phénomène physique est à pren-
dre en compte : l’eau qui consti-
tue un obstacle à la pénétration
des rayons lumineux. En traver-
sant la surface, les longueurs
d’ondes les plus élevées dispa-
raissent en premier lieu et ne
peuvent donc ni être réfléchies ni
perçues (ex : à partir d’une faible
profondeur, le rouge n’est plus
visible). Les longueurs d’ondes
les plus faibles sont celles qui
pénètrent le plus facilement le
milieu liquide et disparaissent en
dernier. A partir d’une certaine
profondeur, les corps n’apparais-
sent plus que dans un contraste
de noir.
Perception objective et
perception écologique
Or, nous ne faisons là que
décrire un phénomène scienti-
fique “objectif” en oubliant que
l’organisme qui perçoit tout cela
se moque du spectre électroma-
gnétique et des objets théoriques
construits par la science des
L’orange rougeâtre
des points sur la
robe de certaines
truites, des œufs de
toutes les truites, des
parures de noces des
vairons mâles sont
un lien et une
exception dans un
monde où le
camouflage garantit
la survie.
Réflexion
nymphes une teinte plus claire
que nous ne les percevons.
Faites l’expérience en vision
monoculaire à l’aide d’un cylin-
dre noir à l’extrémité duquel
vous placerez un objet marron :
vous aurez la surprise de consta-
ter qu’à travers ce même cylin-
dre, l’objet marron vous
apparaît… jaune !
Si sous l’eau, la perception des
couleurs sombres a de l’impor-
tance, il n’est pas impossible a
contrario que les couleurs plus
claires soient secondaires voire
inutiles, (ce n’est pas le cas pour
les mouches sèches qui sont
situées dans un milieu plus
lumineux) un peu comme nous
semble inutile de placer une
couleur intermédiaire entre le
violet et le noir.
Posséder des nymphes claires
totalement grises, bleues,
blanches ou jaunes n’est d’aucun
intérêt à mon sens. Je ne sais pas
si la truite fait la différence entre
ces teintes mais je suis à peu près
certain qu’elles ne valent pas
grand chose pour les leurrer hor-
mis sur un coup de folie ! Que ce
soit pour des raisons optiques ou
écologiques, ces teintes sont insi-
gnifiantes à leurs yeux.
Or ceci ne peut pas s’expliquer
par l’organe des sens des truites
puisque les scientifiques nous
disent que leur œil est aussi effi-
cace que le nôtre (et même plus
pour les faibles longueurs
d’ondes). Le sens que la couleur
à pour la truite ne peut donc
venir que du milieu avec lequel
elle est en relation.
La teinte d’ensemble
de la rivière
Prendre en considération le
milieu coloré dans lequel la
nymphe va être immergée per-
met de coordonner les nuances
de teintes : lorsque je découvre
une rivière pour la première fois,
mon œil est attiré en premier
lieu par la couleur dominante du
fond et de l’eau. Celle-ci peut
être verte (algues ou mousses) ou
gris-bleu (galets) ou encore
jaune-marron (sable, concrétions
calcaire) voire même franche-
ment brun (cas des cours d’eaux
colmatés par les dépôts de
matière organique) ou même-
gris-marron (fond de vase). La
couleur de l’eau et surtout celle
du fond vont modifier celle de
la nymphe par contraste et la
rendre plus ou moins percepti-
ble par le poisson. Une nymphe
de telle teinte sur tel fond ne
sera pas perçue de la même
façon sur un autre fond. Sur un
fond sombre, une nymphe
claire sera presque incolore alors
que sur un fond clair, elle paraî-
tra plus foncée voir noire. Un
La nature d’un
milieu (en haut, la
haute Seine et en
dessous, la haute
Loire) influe sans
doute beaucoup sur la
perception des
couleurs par les
truites. La teinte de
l’environnement,
claire ou foncée,
influe du même coup
sur la couleur des
mouches à présenter
aux poissons.
habitué sait tout cela de façon
inconsciente et il change sa
nymphe pour un modèle plus
ou moins foncé… et quand il ne
sait pas, il… noue une noire !
La perception de la teinte de la
nymphe relève donc d’une sai-
sie de la nymphe dans l’ensem-
ble coloré, dans lequel elle va
évoluer et pas seulement de sa
couleur dans la boîte à
mouches. Les pêcheurs locaux
savent que telle nuance fonc-
tionne mieux que telle autre,
mais parfois ce n’est vrai que sur
une seule rivière, même si d’une
manière générale, il vaut mieux
utiliser une nymphe trop foncée
que trop claire. Neuf fois sur
dix, la nymphe prenante pos-
sède une teinte dont la domi-
nante rappelle celle du fond
tout en se détachant légère-
ment. Soit quelque chose de
proche du vert foncé, du mar-
ron ou du noir. Ces couleurs
reprennent celles des larves dont
se nourrissent les truites.
Les reflets métalliques
Les reflets argentés apparaissent
dans le monde de la truite à deux
principales occasions. La pre-
mière est constituée par la petite
bulle de gaz qui se forme sous le
thorax lors de l’émergence des
nymphes. Cette touche argentée
ne doit être qu’une note parmi
les autres matériaux et fonction-
ner en contraste avec eux. Outre
le lestage, c’est cet éclat que per-
mettent d’apporter de façon très
prenante les casques de métal.
Les reflets argentés se trahissent
également lors des changements
vifs de direction des poissons-
fourrages et se retrouvent sur
leurs écailles argentées… mais on
oublie un peu vite que ces
écailles sont habituellement
recouvertes de mucus qui les
rendent moins brillantes que
lorsqu’elles sont collées sur nos
doigts !
Dans l’eau, un prédateur ne les
voit pas comme brillante, bien
au contraire. C’est lorsque nous
regardons un poisson blanc hors
de l’eau, à la lumière, que ses
écailles nous semblent étince-
lantes. Sous l’eau et dans un
milieu moins éclairé, elles fonc-
tionnent au contraire comme un
camouflage. Les écailles argen-
tées, dorées ou “perle” renvoient
alors la lumière comme de petits
miroirs maquillant les flancs du
poisson avec les mêmes couleurs
que celles du milieu. Ce qui
domine n’est pas la teinte du
miroir seul, mais la couleur d’en-
semble de l’eau.
A la lumière, notre œil nous livre
les poissons parés de couleurs
chatoyantes… C’est curieux
quand on sait l’importance du
mimétisme pour la survie. L’es-
thétique serait-elle plus impor-
tante pour les poissons que l’art
du camouflage et de la guerre ?
Peu vraisemblable ! Pourquoi la
nature se serait-elle amusée à les
peinturlurer de façon aussi
voyante que le pantalon et la
tunique d’un poilu de 14-18, si
entre eux, ils se percevaient tels
que nous les percevons ? Leurs
robes et leurs couleurs ne sont
pas faites pour être vues avec la
violence de notre lumière du
plein jour.
Une perception pratique
La notion de perception écolo-
gique permet de rendre compte
de l’intérêt et du désintérêt des
Les phénomènes physiques que nous livre la science
pour expliquer le monde, aussi intéressants soient-ils,
ne sont jamais autre chose que des constructions
théoriques. Or, ce qui intéresse la truite dans
son rapport à la couleur, c’est de s’orienter dans
son environnement.
Vos coins
Saison 2
Les pros
1. Dans la
caverne
docteur
Affre
Vous avez été nombreux à considérer que le meil-
leur coin de pêche, celui où votre imagination
prend le plus de poissons est l’atelier que vous avez
aménagé sous votre toit dans quelques mètres car-
rés conquis de haute lutte sur les territoires do-
mestiques. Nous lançons dans ce numéro de Pêches
sportives la deuxième saison de ce feuilleton qui
sera, cette fois réservé aux professionnels avec une
trés étonnante plongée dans l’univers de Pierre
Affre, le vétérinaire-globe-trotter-journaliste-
réalisateur-agitateur et pêcheur de chimères aux
quatre coins de l’univers.
Pierre Affre qui compte parmi les fondateurs de
Pêches sportives a depuis échangé son stylo contre
une caméra et réalisé de nombreux films pour
Season’s. Ce spécialiste du saumon et des grands
poissons marins milite aujourd’hui avec l’IGFA
(dont il est l’un des vingt administrateurs mon-
diaux) pour la protection et le marquage des
grands thons rouges que menace la sushi mania.
aire tenir cinq continents et quelques siè-
cles de l’histoire hallieutique de l’humanité
dans 48 m
est l’authentique exploit réussi
par Pierre Affre, vétérinaire défroqué qui est à la
pêche ce que Tintin fut au grand reportage.
Les milliers de téléspectateurs qui ont vu les films
de ce maître es saumons sur Season’s n’avaient
aucune idée de ce à quoi ressemble la régie finale
de leur Rouletabille préféré. Ignorance que nous
allons bientôt réparer.
Ses amis (ils sont aussi nombreux que ses enne-
mis) n’auront, eux, nul besoin qu’un répondeur
besogneux leur rappelle : « Vous êtes bien chez
Pierre Affre. » Mais oui, banane ! Comment veux-
tu qu’on l’ignore ? Aucun endroit au monde ne
ressemble à celui-là.
Le repaire, la caverne du docteur Affre fait partie
d’un authentique bordel de l’entre deux-guerres.
Ces dames sont parties. Mais le bordel est resté.
Les photos publiées dans ce reportage en forme
de making-of ne vous donneront qu’une petite
idée de l’incroyable richesse de ces lieux inspirés
où se mélangent, souvent avec bonheur, les tré-
sors du musée Guimet, la Grande Galerie de
l’Evolution, l’aquarium de la porte Dorée et le
catalogue Motillon.
Des têtes de sanglier, des mâchoires de requin-
tigre, toutes sortes de dents, de poils et de plumes,
des masques africains, des cornes de buffles, des
sculptures, des rapaces, des sculptures de rapaces,
des poissons, empaillés, embaumés, emplâtrés,
coulés dans le bronze, taillés dans le bois, moulés
avaler tout cru par un requin-tigre (notez le sang
en polystyrène et la mer dans son rectangle bleu).
Plus bas (4), c’est un ours qui s’apprête à déguster
un saumon pendant que le ciseau à bois d’un
sculpteur Aïnou, peuple japonais du nord d’Hok-
kaïdo, immortalise la scène. Vous vous demandez
alors : « mais comment il a fait pour rapporter ce
machin qui doit bien peser dans les trente kilos? »
No soucy, le docteur est aussi un champion de la
logistique, le cauchemar des comptoirs d’embar-
quement, le MacGyver des excédents de bagages.
Ailleurs (5), l’ambiance est plus douce. Une sta-
tue Baoulé et un faucon gerfaut contemplent
pensifs une sculpture chouette de François Cal-
mejanne, douanier sculpteur dont les oeuvres
tiennent leur place dans l’antre du docteur, tout
comme les aquarelles de Marie-Annick Dutreil,
qui immortalisa ce sandre de 7 kilos capturé de
haute lutte à l’île Saint-Louis sous les yeux de tou-
ristes ébahis.
Coulisses
« Laurent la Menuise »
vainqueur de la saison 1
D’accord son atelier est un peu trop bien rangé. Mais quel chef d’oeu-
vre d’inventivité ! Des meubles qui se déplacent avec des tiroirs sur
mesure, des rateliers pour les cannes et des boites spéciales mouches des-
sinées et produites par le maître des lieux. Ce roi du tout en un a large-
ment sa place parmi les concepteurs d’Ikéa.
Laurent « la menuise » est donc le grand vainqueur de la saison 1 ( le jury
n’a pas hésité.) Il reste maintenant à organiser son prix qui était un séjour
à Goumois, aujourd’hui suspendu à la réouverture de l’Hotel du Mou-
lin du Plain fermé depuis le décès de Thomas Choulet.
terres inconnues et de mers secrètes.
Alors, quand le docteur Affre repart à la pêche,
l’histoire commence toujours par un passage
éclair dans cette minuscule cave (21), à l’opposé
de l’atelier, qui est son véritable hall d’embar-
quement où il stocke vraiment ce qui est néces-
saire à son commerce : waders, polaires, vestes de
wading, cannes modernes pour la pêche en mer
et toujours anciennes pour le saumon et tout un
tas de trucs inconnus pour le commun des mor-
tels qui serviront ou ne serviront pas pour la
pêche, mais qui ont droit au voyage. Parce que
c’est Pierre Affre qui part à la pêche et parce que
comme le dit Lao Tseu : « Quand il jette ses filets,
le sage attrape bien plus que des poissons. »
Vincent Lalu
FOCUS
Vraiment utile.
C’est l’ambition de cette section de
Pêches sportives.
Dans ce cahier Focus prend place
toute l’expérience, la critique, la pratique des journalistes et des experts à qui nous avons
demandé de prolonger par la pédagogie, l’explication et surtout le mode d’emploi, l’offre
des concepteurs de matériels.
IELDAND
ISH
Gilet pro, chest-pack et bagagerie étanche
Cette nouvelle évolution du
désormais célèbre Gilet Pro
de la marque française se
distingue par sa taille unique.
Un système de réglage per-
met de l’ajuster à votre corps.
Les poches sont désormais
préformées afin de gagner en
rapidité et les fermetures sont
plus anatomiques pour la
même raison. La répartition
du poids à porter sur les
épaules a été également
réétudiée. Une paire de for-
ceps est intégrée au gilet.
Prix conseillé : 159 euros.
Par ailleurs, la marque propose un chest-pack
étanche avec sac à dos très adapté à la pêche
itinérante aux leurres ou à la mouche, ainsi
qu’une gamme très réussie de bagagerie
étanche pour toutes les pêches sportives.
Renseignements : www.vetements-peche-
mouche.com
Notre avis :
des produits dont la maturité est
étroitement liée aux avis de consommateurs.
Continuez comme çà !
EAN
IERRE
HÉBAULT
Soie naturelle Spey
spéciale nymphe
Excellent lanceur et fabricant de soie
naturelle de longue date, Jean-Pierre
Thébault a mis au point une soie spé-
cialement étudiée pour pêcher à la
nymphe avec de longs bas de ligne (5 m
et plus). Le profil est inspiré des soies
utilisées par les pêcheurs en Spey cast.
Le fuseau mesure douze mètres pour
une longueur totale de trente mètres. Le
running line fait partie intégrante de la
soie. La densité et le profil de cette soie
naturelle favorise le déploiement d’un
long bas de ligne et la précision au
poser. Existe en tailles 3 à 10. Les
numéros 4 et 5 étant les plus utiles pour
la pêche à la nymphe.
Renseignements et liste des distribu-
teurs : www.jpthebault.com
Notre avis :
pour les pêcheurs à vue qui
recherchent une grande vitesse de lan-
cer, une soie qui flotte haut et de la pré-
cision avec les longs bas de ligne. Ph B.
FOCUS
Le début d’année reste la période des nouveautés, qui, par définition, n’auront pas
encore vu l’eau de nos rivières et de nos lacs. Ce n’est qu’après une ou deux saisons
d’essais, de partage, d’expérience avec d’autres pêcheurs, que l’on peut finalement
faire le tri et identifier les quelques produits qui se sont détachés du lot. Les cinq que
nous vous proposons ici ont fait l’unanimité. Avec eux, on peut donc pêcher confiant,
à condition de les utiliser convenablement et dans les conditions pour lesquelles ils ont
été imaginés.
Par Jean-Marc Theusseret
Cinq leurres et matériaux
100 % efficaces
La matière
est à la fois
très souple
tout en étant
solide. Le
leurre vit
donc très
bien lors des
petites
animations
ou
simplement
sous l’effet
d’un
insignifiant
courant
Berkley Ripple
Minnow
Décidément, la gamme Ripple fait
des émules. Après le Ripple Shad,
qui cartonne sur les lacs alpins, le
Ripple Grub dont nous avons lar-
gement parlé (
N’oubliez pas la vir-
gule
), Berkley a mis sur le marché
fin 2012 une version “finesse”
dénommée Ripple Minnow. La
marque disposait déjà d’un
fameux modèle pour la pêche du
sandre, le Jerk Shad Saltwater, qui
était devenu très difficile à trouver,
notamment en coloris jaune (et
pourtant quel leurre !). Le Ripple
Minnow le remplace donc en
quelque sorte. Depuis sa sortie, ce
leurre devient un incontournable
chez les pêcheurs de sandre à la
verticale. Plusieurs raisons sont à
l’origine de ce succès. La matière
est à la fois très souple tout en
étant solide. Le leurre vit donc très
bien lors des petites animations ou
simplement sous l’effet d’un insi-
gnifiant courant. Le panel de colo-
ris s’avère vraiment adapté à la
pêche du sandre, ce qui n’est pas
le cas de beaucoup d’autres
leurres dans cette catégorie. Ces
couleurs permettent avec un
même leurre de proposer les colo-
ris vifs (limetreuse, pink glitter ou
chartreuse yellow) les plus réussis
et les teintes naturelles qui plaisent
beaucoup aux sandres (cappucino,
ayu, salty white, copper minnow ou
natural). Pour autant, les pêcheurs
de bar l’utilisent également, monté
sur une tête plombée de type
Decoy SV 67. Ce montage avec
une tête effilée permet au leurre de
faire de grands écarts latéraux. Une
action rapide qui marche tout
autant avec les brochets. Car il faut
savoir que le Ripple Minnow existe
en 5, 6 et 7 pouces.
Conseils dutilisation
Ce n’est pas parce qu’un leurre
“finesse” ne vibre pas autant qu’un
shad qu’il ne nage pas… Avant
d’armer votre leurre, tenez compte
de sa texture et adaptez l’arme-
ment pour qu’il puisse jouer libre-
ment de son registre de vibrations.
Attention donc aux hampes
longues sur les têtes lestées et aux
empiles pour le triple de queue. La
version 12,5 cm (5 pouces) est
également utilisable en montage
drop shot. Il est d’ailleurs étonnant
de constater qu’avec ce montage,
le leurre se tient toujours dans la
bonne position, rendant à son
corps tous les tremblements et les
soubresauts qui lui confèrent une
grande illusion de vie.
La gamme Ripple Minnow s’avère parfaitement cohérente avec plusieurs tailles et des coloris adaptés à la pêche du sandre. Toutefois,
les pêcheurs de bars et de brochets peuvent l’utiliser en animations rapides avec des têtes plombées fusiformes.
FOCUS
Etonnantes réactions (positives) des truites et des ombres face aux
nymphes montées avec du Micro-D-Rib. A première vue, rien ne différencie
ce produit de beaucoup d’autres qui servent à faire des corps de nymphes.
Mais ce sont toujours les poissons qui décident !
4.
JMC Micro D-Rib
Si les corps en matériaux synthétiques
plus ou moins élastiques et transpa-
rents ne datent pas d’hier, le Micro-D-
Rib surprend par l’efficacité des
nymphes montées avec ce produit qui
passe presque inaperçu au sein de l’im-
posant catalogue JMC. Contrairement
au Vinyl Rib, le Micro D-Rib n’est pas
plat, mais arrondi sur une face. C’est
précisément cela qui rend le corps des
nymphes si réaliste. En pratique, cela se
traduit par un intérêt constant chez les
truites et les ombres, qui prennent
volontiers ces nymphes au corps
annelé. Rares sont les cas où la nature
d’un corps de nymphe fait autant la dif-
férence. Bien entendu, cela ne dispense
pas de réaliser des dérives dépourvues
de dragage ni de choisir le meilleur les-
tage, mais si tout est réussi, les
nymphes en Micro-D-Rib sont très
attractives. Au niveau des coloris, tout
n’est pas convaincant pour la pêche
des poissons sauvages en rivière. Pour
la pêche de la truite, le noir, l’olive,
l’olive-brown et le marron sont les
teintes les plus parlantes. Les ombres
étant plus curieux, les autres coloris
peuvent donner de très bons résultats
(jaune, chartreuse, rouge, orange). Mais
c’est bien pour la pêche de la truite que
ce matériau reste le plus intéressant.
Par ses qualités, le Sparkle Stream devrait
s’imposer comme matériau de base pour la
confection des streamers, des mouches
pour la pêche en mer ou dans une moindre
mesure pour certaines mouches à saumon
et à truite de mer.
5.
JMC Sparkle Stream
Si pour les mouches pour la pêche du saumon ou
de la truite de mer, il existe des modèles de
mouches dont les proportions et les matériaux
sont clairement définis, il n’en va pas de même
avec les streamers pour la pêche de la truite de
rivière. Car hormis le Wooly Bugger, excellent
streamer au demeurant, le reste résulte le plus
souvent de l’imagination des pêcheurs. Il en va de
même avec les matériaux, qui vont du lure flash au
cristal flash en passant par le marabout, le long
hackle de coq, la laine de grand-mère et le coton
à repriser les chaussettes. Certes, bien des pro-
duits, plus ou moins académiques, permettent de
monter des streamers à l’efficacité variable, mais il
manquait un produit dont les qualités multiples
conviennent pour faire d’excellents streamers. Ce
produit existe, nous l’avons rencontré et même
longuement essayé. Il s’agit du Sparkle Stream
JMC. Il permet de faire une “aile“ de streamer ou
une sous-aile à la fois réaliste visuellement et par-
ticulièrement vivante dans l’eau. Le Sparkle
Stream est un matériau synthétique composé
d’une multitude de très fines lamelles translucides.
De plus, un dégradé de teinte, du plus foncé en
haut au plus clair en bas, permet très facilement,
en une seule pose, d’obtenir une aile qui simule un
corps de petit poissonnet. Différents coloris sont
disponibles, qui font référence à des petites
espèces de poissons marins (sardine, anchois). Le
coloris sardine s’avère très polyvalent. L’aile peut
être montée seule ou coiffée d’une mèche plus
foncée (noire ou olive foncé) en marabout, poils de
renard arctique, queue de veau, etc. Cela accen-
tue encore un peu plus l’effet de dégradé. Le
Sparkle Stream est un produit aux multiples
usages qui convient autant pour le montage des
streamers à truites, à brochets, à truite de mer, que
pour les mouche à bar, bonefish, tarpon, etc.
mais efficace. Premier passage,
une perchette ! Second passage,
grosse touche, je ferre, ça tient
le fond puis se décroche ! Arghh
! C’était joli. Un brochet je
pense. En tout cas, ça com-
mence plutôt bien. En peu de
temps, je prendrais sur cette
zone une quantité phénomé-
nale de perches entre 10 et
25cm. Rassuré, je m’en vais
prospecter un peu plus loin. Je
suis de plus en plus mouillé, il
faut que je me dépêche. Entre
deux bateaux, je ressens de nou-
veau une grosse touche à la
descente. Je ferre, c’est lourd et
je ramène assez rapidement un
brochet d’environ 60 cm.
Je prospecterai ainsi jusqu’au
pont de chemin de fer et je
repèrerai de belles zones peu
profondes où je compte bien
faire nager mes spinnerbaits et
autres lipless le lendemain.
Bilan de ce premier essai : j’ai
pêché une heure, pris dix-sept
perches, un brochet et décroché
sept poissons.
Pas mal pour un début !
Il est 10h00 le lendemain
quand Carina me rejoint au
bord de l’eau devant le musée
Kunski. Carina est guide de
pêche sur la région de Vaasa et
s’occupe également du tourisme
halieutique sur la région. Dubi-
tative lorsque je lui montre le
plomb palette et lui raconte
mon heure de pêche de la veille,
elle décide tout de même d’es-
sayer.
Ainsi commence la leçon de
“plomb” pour Carina qui se
révèlera être une élève brillante,
et commence une longue série
de prises sur le même rythme
que la veille.
Du musée Kuntsi jusqu’au der-
nier embarcadère sur la gauche,
nous prendrons vingt cinq
perches. Essentiellement sur un
plomb palette de 15 gr équipé
d’une petit poulpe en plastique
chartreuse, ou rose. Nous arri-
vons ensuite sur la zone peu
profonde. C’est une belle anse
assez vaste, au fond régulier
n’excédant pas 1,50 m. Ce sera
encore une fois pour Carina
l’occasion de découvrir une
nouvelle technique de pêche, le
lipless en linéaire. Pour cela
nous utilisons des Frenzy lipless
Berkley, achetés trois sous au
magasin de pêche du coin,
redoutables sur le brochet et le
sandre que mon ami Gaël Even
m’a fait découvrir il y a plu-
sieurs années. Nous débutons
simplement. Nous lançons et
ramenons assez rapidement,
pour voir si les brochets sont
actifs. Très vite, un premier bro-
chet viendra croquer le leurre
de Carina, puis deux autres plus
jolis qui malheureusement se
décrocheront à proximité du
bord. Pendant ce temps, j’essaie
de mon côté de trouver
quelques belles perches en
pêchant au leurre souple en
linéaire, mais je me ferai
d’abord couper par un brochet
après quelques secondes de
combat, puis sortirai à mon
tour mon brochet. Au final, la
taille des poissons n’a pas été
extraordinaire, mais nous avons
eu des touches, et sorti quantité
de perches et de brochets.
Je valide définitivement ce spot
et vous le conseille chaleureuse-
ment ! Je consacrerai mon
troisième jour sur Vaasa à la
visite de la ville et au repérage
d’autres spots. Vous ne pouvez
pas aller à Vaasa sans visiter le
Kuntsi, musée d’art dans lequel
vous pourrez admirer des toiles
de Picasso, de Gauguin, et de
nombreux artistes finlandais.
Comme la Suède
voisine, la
Finlande bénéficie
des eaux saumâtres
du golfe de Botnie.
Les carnassiers
d’eau douce
grandissent avec
les harengs et
les lieus. Ces
dizaines de milliers
d’hectares d’eau
répartis dans
un labyrinthe
d’innombrables
îles produisent
des quantités
phénoménales
de poissons.
Entre deuxbateaux, je ressens de nouveau
une grosse touche à la descente. Je ferre,
c’est lourd, et je ramène assez rapidement
un brochet d’environ 60 cm.
Pour la rédaction de vos annonces, utilisez la grille ci-dessous ou faites une photocopie.
Écrivez en lettres capitales. Une lettre par case. Laissez une case vide entre chaque mot.
Évitez les coupures inopinées en fin de ligne. Pêches sportives étant bimestriel, prévoyez l’envoi
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