Pêches sportives magazine n°96

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n°96 PÊCHES sportives Avec les premiers montages de Cyril Bailly pour Pêches sportives Leurres de légende Nouveau et intéressant : La nymphe aiguille, le shad à boule, l’ondulante style, le Lew’s BB1, l’Airflo transparente, les baits pas bêtes de Storm, le float tube à rames… Administration, rédaction, publicité : Editions La Vie du Rail/ Pêches […]

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Description

n°96
PÊCHES
sportives
Avec les premiers
montages de Cyril Bailly
pour
Pêches sportives
Leurres de légende
Nouveau et intéressant :
La nymphe aiguille,
le shad à boule,
l’ondulante style,
le Lew’s BB1,
l’Airflo transparente,
les baits pas bêtes de Storm,
le float tube à rames…
Administration, rédaction, publicité :
Editions La Vie du Rail/ Pêches sportives
11, rue de Milan, 75009 Paris –
Tél. : 01 49 70 12 02.
Télécopie : 01 48 74 37 98.
E-mail : [email protected]
Comité éditorial :
Philippe Bertin,
François Boucheix, Bertrand Bourgeois,
Alain Gugenheim,
Vincent Lalu.
Directeur de la publication :
Vincent Lalu.
Rédacteurs en chef :
Vincent Lalu et Philippe Boisson.
Ont collaboré à ce numéro :
Cyril Bailly,
Philippe Boisson, Philippe Collet, Vincent Lalu,
Guillaume le Garrec, Jean-Chrisitan Michel, Guy Périat,
Jean-Pierre et Kathleen Piccin, Sylvain Richard,
Jean-Marc Theusseret.
Réalisation graphique :
amarena.
Secrétaire de rédaction :
Jean-Luc Roullet
Chef de fabrication :
Robin Loison.
Abonnements :
Vanessa Corseaux.
Tél. : 01 49 70 12 20.
Publicité
: Virginie Merlin
Tél. : 01 46 03 04 42 – 06 87 16 71 02
E-mail : [email protected]
Eléments techniques publicitaires:
Maryline Renaud.
E-mail : [email protected]
Photogravure :
La Vie du Rail.
Impression :
Imprimerie Moderne de l’Est, Baume-les-Dames (25)
Commission paritaire :
1117 K 82373
ISSN : 1252-8358.
Dépôt légal : à parution.
Marketing et diffusion presse :
Destination Média
Pêches sportives n° 96
Sommaire
EXPERTISE
p.36
– Le matériel de légende. Première
partie : mouches et leurres
COULISSES
p. 42
– VOS coins pêche
CAHIER FOCUS
p. 54
– Cannes à mouche Thelo
– Brochet à la mouche, l’approche
de Jérôme Servonnat, etc.
MONTAGE
p. 80
– Dans l’univers de Cyril Bailly
OÙ PÊCHER
p. 90
– Seychelles, Saint-François :
“Sacrebleu quelle pêche !”
LES AVENTURES
DE TCHOUC
p. 100
– Street fishing. Amsterdam,
capitale du sandre !
LES AVENTURES
DE TCHOUC
p. 106
– Street fishing à Dublin
PETITES ANNONCES
p. 113
– Les petites annonces
de
Pêches sportives
TECHNIQUE LEURRE
p. 48
– La cuiller ondulante, un leurre
à redécouvrir
ACTUS
– Le retour le LA truite !
– SHV (suite)
– Finistère, rejet des recours
déposés par la FDSEA et les JA
L’ÉCHO DU RADIER
p. 20
– L’incision des cours d’eau :
le mal du siècle ?
Un DVD est inclus dans ce numéro
pour les abonnés
MONTAGE
p. 28
– Nymphes, le montage
à l’aiguille
Actualités
Il est des poissons que l’on
n’oublie pas. Mais celui-là, je
ne pensais pas le revoir un
jour. Beaucoup se souvien-
nent de cette truite aux men-
surations qui font toujours
rêver. Normal, il s’agit de la
plus grosse truite jamais
prise à la mouche sur la
Loue. Je suis tombé nez à
nez avec elle le jour de la fer-
meture de la pêche en 1996.
C’était à Chenecey-Buillon.
Ce jour-là, mon ami Norbet
Morillas et moi étions partis
pêcher chacun de notre côté,
pour essayer de finir la saison
en beauté. J’avais les jambes
qui tremblaient à la vue de
ce poisson hors normes,
dont je n’osais risquer un
chiffre quant à sa taille et en-
core moins quant à son
poids. J’aurais bien tenté un
lancer, mais un frêne haut
d’une dizaine de mètres
placé juste derrière la rive
m’en empêcha. J’étais alors
allé chercher Norbert en cou-
rant, à l’autre bout du par-
cours. Il était afféré à tenter
de séduire une truite d’envi-
ron deux kilos. “Laisse tom-
ber ta truitelle, il faut que tu
viennes m’aider à couper
quelques branches et
comme ça, on pourra peut-
être tenter la truite de l’an-
née, voire du siècle, avant ce
soir !”, lui dis-je avec une voix
qui tremblait encore. “T’es
sûr ?”, me répondit-il avec un
petit sourire en coin que je
connaissais bien. Et nous
voilà partis à la maison pour
chercher une serpe et un
manche afin de gagner
quelques décimètres. Je ne
voulais pas le renseigner sur
la taille de ce poisson, ni sur
celui de l’autre poisson qui
l’escortait (qui paraissait
beaucoup plus petit), car ce
que j’avais vu avoisinait le
mètre. Il voyait bien que
c’était très sérieux, car il sa-
vait que je ne l’aurais pas dé-
rangé pour un poisson de
cinq livres. Arrivés sur place,
nous restâmes sans voix ! Les
deux monstres se tenaient à
une vingtaine de mètres de
la rive, au beau milieu de
nulle part, suspendus en
pleine eau, sans que rien de
logique puisse expliquer ce
placement. Les vieilles truites
de la Loue ne faisaient cela
qu’à l’automne (c’est étrange
comme je parle de ces pois-
sons au passé…), comme si
elles avaient besoin d’emma-
gasiner le soleil avant le long
hiver franc-comtois. Nous ne
les connaissions pas, en
ignorions la présence et
pourtant, au cours des sai-
sons précédentes, nous
avions beaucoup traîné nos
cuissardes à cet endroit. Pas
évident de grimper dans l’ar-
bre pour couper des
branches surveillés par ces
vénérables truites qui ont
toujours un œil sur tout ce
qui se passe sur la rive! Si
elles ont supporté la séance
de débardage sans fuir, nos
quelques essais (environ
deux chacun) se sont soldés
par des échecs cuisants. Pas
même des refus, car les deux
truites se sont détournées
des nymphes dès qu’elles
sont arrivées à moins de
deux mètres de leur museau.
Avec ces poissons sauvages
expérimentés, les tentatives
possibles se comptent en
effet sur les doigts d’une
main. Et la fermeture arriva…
Doubs
Le retour de « LA » truite !
La plus grosse truite prise à la mouche sur la Loue revient dans le département du Doubs, plus de dix
ans après qu’elle en soit partie. Histoire d’une truite et d’un pêcheur hors du commun, mais aussi
d’un sauvetage, puisque la bête s’est retrouvée un beau matin en vente sur e-Bay…
Telle une œuvre d’art, car c’en est une,
la truite de Norbert n’en finit pas
de nous surprendre
La truite fraîchement récupérée par Jean-Christian Michel impressionne beaucoup son jeune fils
Martin (visiblement, son papa en prend des bien plus petites…). Elle rejoindra les bords du
Doubs, au Moulin du Plain, au début de l’été. Page de droite : Norbert Morillas avec sa truite après
quarante-cinq minutes d’incertitude, en limite de rupture de la pointe du bas de ligne en 14/100 !
(Photo Didier Magnan).
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Des stars mises à nue contre la surpêche
La campagne Fishlove met en scène des personnalités du monde entier, nues,
accompagnées d’un poisson ou d’un crustacé, pour sensibiliser le public au
problème de la surpêche. On connaissait les stars qui se déshabillaient pour
défendre la cause animale et protester contre l’utilisation de la vraie fourrure,
(Kim Basinger, Pamela Anderson, Olivia Munn…). Les voici maintenant qui
posent nue pour lutter contre la surpêche dans le monde.
C’est dans le cadre du projet Fishlove, monté par le restaurateur anglais
Nicholas Röhl en 2009, que plusieurs personnalités aussi bien françaises
qu’internationales comme Ben Kingsley ou encore la fille de Mick Jagger, Lizzy
Jagger, ou encore l’actrice française Mélanie Laurent (photo), ont accepté de
poser nues accompagnées d’un poisson ou d’un crustacé. “Ces photographies
saisissantes agissent comme un signal d’alarme: mettez �n à la surpêche, ou
nos mers seront sans poissons d’ici une génération”, explique l’Anglais Nicholas
Röhl, qui a fondé le projet en 2009. Une étape de plus vers une réglementation
dans les eaux internationales où on lieu de véritables massacres des ressources
marines. www.fishlove.co.uk
Après l’éolien et le photovol-
taïque, la micro-électricité
agite le Parc des Grands
Causses, qui voit en cette tech-
nique de production d’énergie
qu’il considère comme renou-
velable, un moyen de relancer
une économie locale. Le pro-
gramme d’étude ne fait pas
dans la demi-mesure puisque
450 seuils ont été répertoriés.
“Nous sommes persuadés que
les microcentrales hydroélec-
triques vont être la nouvelle
vague en termes de produc-
tion d’énergie renouvelable”,
assure Alexandre Chevillon, le
chargé de mission énergie du
Parc. “Il se passe beaucoup de
choses dans ce secteur : de
vieux moulins sont rachetés,
les demandes de renseigne-
ments sur les conditions de ra-
chat par EDF de l’électricité
produite se multiplient…”. Si
tous les seuils ne sont pas
destinés à produire de l’élec-
tricité dans un futur proche,
des projets émergent. C’est
notamment le cas sur la Dour-
bie à Nant, où concernant un
ancien moulin sur le Durzon,
qui pourrait reprendre du ser-
vice grâce à une société asso-
ciant une centaine de
riverains.
Le Parc des Grands Causses
semble ignorer totalement les
effets néfastes des microcen-
trales électriques sur les cours
d’eau. Ceci est très regrettable
de la part d’un organisme
dont les missions visent à pro-
téger l’environnement, plutôt
que de vouloir faire de l’argent
avec la nature. Même les ins-
tallations fonctionnant “au fil
de l’eau”, dont les effets sont
généralement moins domma-
geables que celle ayant re-
cours au principe des
“éclusées”, portent préjudices
aux milieux aquatiques, au
même titre que les seuils arti-
ficiels, équipés ou non d’ins-
tallations hydroélectriques.
Ces seuils, même très anciens,
ont segmenté les cours d’eau,
modifié physiquement le lit
des rivières, piégé les sédi-
ments en amont, faisant payer
au passage un lourd tribut à la
vie aquatique. Avec le temps,
certains veulent faire des
seuils des vieux moulins des
“monuments historiques”.
Lorsque la pollution devient
artistique, il y a danger !
Cévennes
La microélectricité menace le Parc des Grands Causses
Actualités
Dans notre dernier numéro,
nous réservions une large
place à l’actualité du moment,
une épizootie de septicémie
hémorragique virale (SHV) qui
touchait les truites d’élevages
dans l’est de la France, fin fé-
vrier, juste avant l’ouverture de
la pêche de la truite. Plusieurs
réservoirs de pêche à la
mouche ont été touchés dans
les Vosges et en Alsace. Le mal
provenait d’une pisciculture du
Jura implantée sur la Cuisance
en amont d’Arbois. Ces pois-
sons avaient été achetés par
un autre pisciculteur jurassien,
qui, manquant de stock, s’est
approvisionné chez son col-
lègue. Le Collectif SOS Loue et
Rivières Comtoises avait de-
mandé aux quatre préfectures
de Franche-Comté, qu’un ar-
rêté préfectoral soit adopté en
urgence au titre du principe de
précaution, car les services vé-
térinaires n’avaient pas encore
vérifié l’ensemble des élevages
quelques jours avant l’ouver-
ture de la pêche. L’état de
grande fragilité dans lequel se
trouvent les poissons de la
Loue, du Doubs ou de l’Ain
méritait la plus grande pru-
dence. Sur les quatre préfec-
tures prévenues, seule celle du
Doubs a daigné répondre…
mais à côté du sujet, sans
prendre l’arrêté demandé, évo-
quant uniquement la situation
dans les élevages et non les
risques pour les rivières !
Consternant, pour une préfec-
ture qui organisait neuf mois
plus tôt les “assises de la Loue”
et qui prétendait vouloir pren-
dre le problème à bras-le-
corps. Près d’un an après cette
fameuse journée où il était
permis d’espérer, la préfecture
du Doubs n’a donné aucune
nouvelle concernant les enga-
gements présentés par le pré-
fet Decharrière : réglementa-
tion spécifique aux zones
karstiques, interdiction des
produits pour lave-vaisselle
contenant des phosphates, etc.
Quelques semaines après ces
assises, nous apprenions que
le préfet qui voulait sauver la
Loue quittait la région (rem-
placé en novembre 2012 par
Stéphane Fratacci). Le Collectif
SOS Loue et Rivières Com-
toises ne lâche pas le morceau
et demande actuellement des
comptes à la préfecture du
Doubs. Seul le renforcement
de l’assainissement présente
une avancée, avec la création
ou la réfection de sept stations
d’épuration sur le bassin ver-
sant de la Loue amont. De son
côté, le Collectif plaide pour
que soit ajouté un traitement
tertiaire aux installations (limi-
tant notamment les effluents
d’azote et de phosphore), ce
qui permettrait de mieux as-
sainir les rejets avant qu’ils ne
rejoignent les milieux naturels.
L’exemple du Jura
Dans le Jura, la fédération dé-
partementale de pêche a très
bien réagi en exigeant la plus
grande transparence sur l’ori-
gine des poissons introduits
dans les rivières du départe-
ment. Car cette affaire de SHV
a au moins révélé certains dys-
fonctionnements dans le
monde obscur de la piscicul-
ture. Contrairement aux affir-
mations des pisciculteurs, tous
les poissons ne sont pas pro-
duits sur place, mais peuvent
venir d’autres établissements
français ou étrangers. Seul un
pisciculteur jurassien disposait
au moment des faits de l’agré-
ment sanitaire pourtant obli-
gatoire. La fédération de pêche
du Jura se réserve le droit de
faire analyser des échantillons
et demande une traçabilité sur
l’origine et l’état sanitaire des
poissons proposés aux
AAPPMA. Malgré les risques
très importants de contamina-
tion, la traditionnelle ouverture
de la pêche de la truite a
donné lieu à de nombreux dé-
versements un peu partout en
Franche-Comté et dans l’est de
la France, y compris sur la
Loue, une rivière où, dans l’in-
différence quasi générale, les
poissons continuent de mourir
malgré les crues à répétition
depuis plus de six mois. Trois
ans après l’hécatombe, les
poissons restent immunodéfi-
cients, à la merci du moindre
virus. Certains vous diront qu’il
reste des truites et des ombres
sur la belle rivière. C’est vrai
pour la zone amont, sur les
communes de Mouthier-
Haute-Pierre et lods, mais cela
ne représente que quelques
kilomètres où la pression de
pêche est très forte depuis
deux saisons. Les pêcheurs ne
font donc pas de cadeau à
cette pauvre Loue. On peut
craindre le pire pour les
souches sauvages de truites et
d’ombres. En aval d’Ornans, les
peuplements sont devenus tel-
lement faibles qu’il semble très
improbable que les souches
en place puissent survivre. Une
rumeur circule concernant
l’alevinage sur certains par-
cours privés en aval d’Ornans.
Il y a de quoi être inquiet à
propos du manque d’engage-
ment des pêcheurs (fédéra-
tions, AAPPMA, club.) suite à
cette alerte SHV alors que les
rivières de Franche-Comté sont
toujours convalescentes.
P.B.
Grand est
SHV (suite), silence ça tue !
L’épizootie de septicémie hémorragique virale (SHV) qui a sévi dans les élevages de truites dans l’est
de la France, juste avant l’ouverture de la pêche de la truite, n’a pas empêché les traditionnels dé-
versements de truites dans les cours d’eau de l’est de la France. Malgré les risques, le rappel aux pré-
fectures de la réglementation, qui interdit dans certains cas les déversements, rien n’y a fait. Comme
quoi la “bassine” est intouchable, car elle satisfait tout le monde (ou presque).
Malgré les risques très importants de contamination,
la traditionnelle ouverture de la pêche de la truite a donné
lieu à de nombreux déversements
La société indépendante
d’édition et de développe-
ment de jeux vidéo Wired
Productions annonce que
Let’s Fish ! Hooked On
, son
premier jeu de pêche gran-
deur nature sur PS Vita, sera
bientôt disponible sur PlayS-
tation Plus en Europe, en
Australie et aux États-Unis,
avec une réduction de 50 %
du prix de vente offerte à
tous les abonnés pendant
une période d’un mois. Leo
Zullo, directeur général de
Wired Productions, déclare :
« Le moment est bien choisi
pour proposer notre titre sur
PlayStation Plus. Nous ne
souhaitions pas offrir une ré-
duction trop tôt afin de ne
pas léser les personnes qui
avaient déjà acheté le jeu.
Nous estimons que le cré-
neau des jeux de pêche de
style manga, offrant des
heures et des heures de jeu,
correspond exactement au
type de contenu dont les
fans de Vita et les abonnés à
Plus raffolent plus que tout. »
Les abonnés à PlayStation
Plus pourront profiter de
cette intéressante réduction
entre le 5 juin et le 3 juillet
pour les territoires « Pal », et
entre le 4 juin et le 2 juillet
aux États-Unis. Les per-
sonnes qui ne sont pas en-
core abonnées peuvent tout
de même acquérir le jeu au
prix normal, et ce titre sera
à nouveau vendu à son prix
d’origine dès la fin de la pé-
riode de promotion.
Développé par SIMS, qui
peut se targuer d’être à l’ori-
gine de SEGA Bass Fishing (le
plus grand jeu de pêche de
tous les temps),
Let’s Fish !
Hooked On
a été créé dans
un style “d’arcade” au rythme
enlevé pour transformer un
jeu basé sur la patience en
une expérience bourrée de
défis à relever. Le style de jeu
intuitif de type “arcade”, basé
sur de l’action rapide, sera
accompagné d’une histoire
complète, qui proposera de
jouer avec quatre person-
nages de type manga, cha-
cun d’eux avec sa propre
histoire et ses aptitudes spé-
cifiques. Grâce à ses classe-
ments en ligne et aux tro-
phées qu’il permet de collec-
tionner,
Let’s Fish ! Hooked
transforme la pêche spor-
tive en instants de plaisir,
tout en offrant un titre tout à
fait original à la communauté
des fans de jeux portables.
Pour en savoir plus sur la
façon dont vous pourrez pro-
fiter de cette réduction, ren-
dez-vous sur PlayStation Plus
en ligne ou visitez la page offi-
cielle de
Let’s Fish ! Hooked
sur www.letsfishgame.com
Le premier jeu de pêche grandeur nature pour console
portable débarque sur PlayStation Plus
Comme le dit le slogan de la FNPF, “La pêche, c’est fun !”. Dans le monde merveilleux de
Let’s Fish !
Hooked On,
les filles vont à la pêche en mini-short. On comprend mieux pourquoi les jeunes
préfèrent leur écran à l’onde paisible et calme d’un beau lac !
L’équipe de Rapala France nous informe que son nouveau site
Internet est fonctionnel. Fonctionnel, c’est le mot juste, car il
s’agit avant tout d’un site d’informations sur les produits de la
marque. On y trouve des conseils d’utilisation des leurres
(choix des coloris en fonction de l’état des eaux, types d’ani-
mations recommandées, etc.), mais aussi de nombreux tests
de produits. Une très bonne initiative donc, au service des uti-
lisateurs des fameux leurres finlandais. www.rapala.fr
Actualités
Un nouveau site Internet pour Rapala
France
A découvrir dans votre DVD !
Trois techniques de montages de mouches avec Cyril Bailly.
Vous connaissez sans doute Cyril Bailly à travers son superbe blog sur Internet – l’un des
plus regardés en France – consacré essentiellement au montage des mouches. Pêcheur
et monteur aussi discret que talentueux, Cyril nous livre en exclusivité trois de ses mo-
dèles de mouches, qui présentent la particularité de faire appel à des techniques de
montage qui sortent de l’ordinaire. A la manière d’un grand chef de cuisine, Cyril
Bailly nous dévoile des tours de mains qui font toute la différence au bord de l’eau.
Ce DVD présente trois montages : la réalisation de corps lissés à la résine UV (une
technique qui demande de faire les bons choix de résine, de lampe et de verni), une
imitation de nymphe de trichoptère très réaliste et originale dans sa conception, et
enfin une imitation de diptère qui compte parmi les mouches favorites de Cyril et
dont le montage comporte une astuce essentielle, qui sera très certainement re-
prise par un grand nombre d’entre-nous ! Ce DVD a été réalisé en complément
de l’article de Cyril Bailly publié dans ce numéro.
(Voir bon de commande pour les non abonnés page 16)
Nouvelle-Calédonie
La pêche du requin interdite
Après Palau, les îles Cook, les îles Marshall et la Polynésie fran-
çaise, c’est au tour de la Nouvelle-Calédonie d’interdire la
pêche aux requins dans la quasi-totalité de sa zone écono-
mique exclusive (ZEE), soit 1,4 million de kilomètres carrés.
Seule exception, la pêche d’une petite quantité de requins
mako à l’intérieur du lagon. Le “shark feeding”, pratique qui
consiste à nourrir les requins pour amuser les touristes, est
également mis à l’index. Les requins sont, comme chacun, sait
des animaux sauvages. Les domestiquer modifie leur com-
portement et cela peut les mettre en danger. Autre décision
en faveur du milieu marin annoncée le 23 avril par les autori-
tés néo-calédoniennes, les atolls d’Entrecasteaux ont été clas-
sés en parc naturel régional. Depuis 400 millions d’années,
les requins sillonnent les océans. En seulement quelques dé-
cennies, plusieurs espèces de requins sont aujourd’hui en voie
de disparition, notamment à cause de la forte demande en
ailerons de requins dans de nombreux pays asiatiques. In-
quiétant.
Le requin a un rôle de premier ordre dans la chaîne alimen-
taire marine et dans l’équilibre des écosystèmes où ils vivent.
+
12
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DVD
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C’est ruineux et écologiquement stupide.
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qui se passe vraiment dans la pêche de loisir de notre pays.
La première collection
La pêche mode d’emploi
avec les meilleurs spécialistes
Cette collection se veut parfaitement complémentaire
des articles consacrés aux techniques de pêche publiés dans nos pages. Ces DVD, sont produits
exclusivement par et pour
Pêches sportives
, ce qui nous autorise une liberté totale dans le choix de nos intervenants et des messages que nous souhaitons
mettre en avant. Vous y découvrirez la pratique des différentes techniques de pêche à la mouche et aux leurres expliquée par les meilleurs spécialistes, les
conseils techniques, astuces, ainsi que des ateliers montage de mouches et des techniques de pêche aux leurres étape par étape.
Une excellente façon de progresser à votre rythme, car ces vidéos sont conçues pour des pêcheurs de tous niveaux, par les meilleurs intervenants :
Philippe Boisson, Yann Caléri, Alban Choinier, Philippe Collet, Quentin Dumoutier, Gaël Even, Yannick Rivière, Marcel Roncari, Wim Van de Velde, etc.
Trois techniques de montages
de mouches avec Cyril Bailly.
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DVD La leçon de pêche vol.9
1. Pêche à la nymphe “au fil” avec Yann Caléri.
2. Les stickbaits : conception, animation et utilisation avec Alban Choinier.
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DVD La leçon de pêche vol.10
1. Pêche “a vue” au sondeur en verticale avec Frédéric Jullian.
2. Technique de lancer en double traction avec Pierre-Emmanuel Aubry.
Première partie :
Pêche à la nymphe au fil avec Yannick Rivière sur l’Aude
Deuxième partie :
Pêche du loup en kayak sur les étangs salins du littoral audois
PECHES
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Première partie :
Pêche à la nymphe à vue et à la mouche sèche sur la Saulx avec Éric Charpin
Deuxième partie :
Pêche du silure et de l’aspe sur la Moselle avec Sébastien Gauly et Maxime Serron
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Nous avions parlé de Yann Le Normand dans
nos colonnes à l’occasion d’un article du
n°88 de
Pêches Sportives
à propos de la
pêche du bar en traction. A 41 ans, il attaque
sa troisième saison comme guide de pêche
dans le Morbihan.
Il vous guidera avec un superbe semi rigide :
un Searibs 6.50 Pro Open motorisé avec un
200 CV thermique Suzuki et un double mo-
teur électrique Engine Mount Minn Kota, très
utile pour un placement parfait sur les postes.
Son bateau est équipé d’électronique Hum-
minbird dernier cri, qu’il maîtrise sur le bout
des doigts. Il exerce son activité sur le secteur
de Damgan et les îles de Houat et Hoëdic
pour le bar et sur la Vilaine pour le carnassier.
Des secteurs qu’il connaît comme sa poche
pour les pratiquer depuis plus de 7 ans. Pour
2013, il a réservé une semaine dédiée à la
pêche du bar à la mouche entre le 16 et le
22septembre. Avis aux amateurs.
Pour plus d’informations, vous pouvez le
contacter au 06 72 62 64 97 ou aller voir son
site Internet : breizh.peche.passion.free.fr
Avec les fortes précipitations
du printemps, le niveau
d’eau du lac est a son plus
haut et les poissons sont en
pleine forme. La température
de l’eau très fraîche pour la
saison (9°C !) induit un sé-
rieux décalage dans l’ordre
des choses. Fin mai, les
mouches de mai n’étaient
toujours pas de sortie tout
comme les hannetons de
fougères (babarottes). En re-
vanche, ces conditions parti-
culières ont donné lieu à de
très belles éclosions d’olives
et de chironomes de grosse
taille (trois centimètres !),
sans oublier les mouches de
la Saint-Marc avec leurs
longues pattes et les sialis.
Pour ce qui est du calendrier,
le Critérium de Malaguet
aura lieu cette année le Sa-
medi 5 octobre. Une compé-
tition toujours amicale sous
le signe de la recherche des
gros poissons. Les règles du
jeu vous seront données ul-
térieurement. Les inscrip-
tions se prennent dès à
présent par e-mail ou télé-
phone. Informations et réser-
vations :
www.lac-de-malaguet.com
Une journée
pour les ports de
plaisance français
Avec 900 millions d’euros
d’activité globale, 2500 em-
plois directs, 20 000 emplois
induits, les ports de plaisance
français ont un impact écono-
mique très fort. Véritables
lieux de vie, ils contribuent à
l’essor d’une offre touristique
toujours renouvelée. Pour ré-
pondre à ces enjeux, la Fédé-
ration française des ports de
plaisance organisait une jour-
née à l’Assemblée Nationale
le 30 mai. Il s’agissait de la
8ème journée de ce type,
composée de tables rondes,
de débats sur les perspectives
d’avenir, sans oublier la pêche
de loisir, très présente sur l’en-
semble du littoral. Retrouvez
le lien avec ces journées sur :
www.ffports-plaisance.com
Vibrez avec
l’Irlande !
Depuis maintenant plusieurs
décennies, l’Irlande a toujours
mis en avant ses possibilités
fantastiques de pêche du
saumon, du brochet, du bar
et de la truite. Cette année,
l’office du tourisme irlandais
propose de coupler une ou
plusieurs activités lors de sé-
jours à la carte très intéres-
sants. Le prix des vols pour se
rendre en Irlande reste très
bas et l’Ile demeure toujours
une destination de premier
choix pour la pêche, que ce
soit les grands lacs (Corrib,
Mask, etc), les rivières à sau-
mons (Blackwater, Eriff, Sure,
etc) ou le littoral irlandais où
le bar fait son retour en force,
grâce à une politique de
pêche professionnelle plus
raisonnable qu’à une
époque. Renseignements
sur: www.ireland.com
Haute-Loire
Des nouvelles (fraîches) du Lac de Malaguet
Morbihan
Une troisième saison
qui s’annonce bien
pour Yann Le Normand
Actualités
Cap sur l’Islande
avec Gatti Fishing
Tours
Formée par la jonction des ri-
vières Est et Ouest Ranga et de
la Thyera, la Holsa est une ri-
vière très productive, d’une
vingtaine de kilomètres de
longueur. Les vagues de sau-
mons et de truites de mer qui
remontent vers les Ranga et la
Thyera passent ici.
En 2009, la zone de pêche a
été entièrement réorganisée,
les routes remises en état, les
pools marqués et un nou-
veau lodge de pêche a été
construit. Le parcours ac-
cueille au maximum six
cannes en même temps,
même si certaines d’entre
elles sont partagées. La
durée du séjour est de trois
jours minimum. Un guide
conduit et accompagne les
pêcheurs (un guide pour
deux pêcheurs.). De la mi-
juin au 20octobre. La pêche
bat son plein sur la Holsa qui
offre aux pêcheurs environ
mille saumons d’un poids
moyen de sept livres (taille
moyenne courante en Is-
lande). La Sog présente éga-
lement une excellente oppor-
tunité à prix économique
(pour l’Islande !) sur une très
bonne rivière où vous avez
toutes les chances de prendre
un ou plusieurs saumons par
jour. A partir de début juillet,
cette rivière connaît de fortes
remontées. Le parcours Bild-
fells est le plus productif avec
390 à 480 saumons en
moyenne par an et les prises
de poissons de vingt livres et
plus sont assez fréquentes.
La Sog voit également remon-
ter un stock non négligeable
“d’arctic chars”.
Renseignements
et réservations :
www.gattifishingtours.com
Présidée par Benjamin Pratt, l’association vise
à promouvoir la pêche à la mouche à l’inter-
national et à perpétuer cette tradition qui se
pratique sur les îles de l’archipel depuis des
générations, grâce à des programmes de sen-
sibilisation dans les lycées, élaborés en parte-
nariat avec les Ministères du Tourisme et de
l’Education des Bahamas, le département de
la pêche et le Ministère de l’environnement.
C’est tout naturellement sur l’île d’Andros « ca-
pitale mondiale du bonefish » que sera
conduit le premier programme pilote dès sep-
tembre, à la Central Andros High School. Selon
les résultats et l’accueil de ce premier test, le
programme sera élargi à l’ensemble des lycées
des Bahamas !
Selon l’office du tourisme des Bahamas, il y a
plus de bonefish ici que dans n’importe quelle
autre mer. Ces poissons transparents, méfiants
et combatifs, se déplacent en banc dans les
immenses « flats » autour de la plupart des îles
de l’archipel. Andros s’enorgueillit du titre de «
Capitale mondiale de la pêche au bonefish ».
Un titre que personne ne contestera ! Des cé-
lébrités telles que Michael Keaton, Laurence
Fishburn et l’écrivain John Grisham sont fans
de la pêche bahaméenne et ont fréquenté les
fabuleux sites de pêche depuis la nuit des
temps. L’écrivain Ernest Hemingway vécut à Bi-
mini plusieurs saisons dans les années 1930,
attiré par l’incroyable potentiel de pêche dans
le Gulf Stream, cette légendaire « rivière »
d’eau chaude qui court vers le Nord en pas-
sant par les Bahamas.
Bien d’autres possibilités s’offrent aux pê-
cheurs. Les “eaux bleues” regorgent de ca-
rangues, wahoos, thon jaune, cuberas… Les
îles comptent également de très belles popu-
lations de tarpons et de permits. La pêche y
est moins difficile qu’en Floride, où seuls les
meilleurs pêcheurs arrivent encore à tromper
la méfiance de poissons sollicités par des mil-
liers de pêcheurs.
Renseignements : www.bahamas.fr
L’Office du Tourisme des Bahamas
annonce la création d’une nouvelle
association dédiée à la pêche :
la Bahamas Fly Fishing Industry
Association
Dans ce contexte naturel, les
épisodes de crues inondent
ces différents lits : du lit mi-
neur submergé a minima
une fois l’an, à la partie du lit
majeur la plus éloignée une
fois par siècle. Ces déborde-
ments du lit mouillé per-
mettent aux cours d’eau de
dissiper leur énergie latéra-
lement. A tel point que l’alti-
tude des matériaux de char-
riage déposés tend à se
réguler sur toute la largeur
de la zone alluviale : dès
qu’un dépôt devient plus
élevé, le lit mouillé aura ten-
dance à le quitter pour re-
joindre le point le plus bas,
appelé thalweg. Ce proces-
sus physique est à l’origine
des modifications naturelles
du tracé des cours d’eau.
Son énergie régit la vitesse
des transformations ainsi
que la forme des lits.
A l’échelle géologique, les
cours d’eau modèlent donc
le paysage, en grignotant pe-
tit à petit les montagnes. Au
fil du temps, qui se compte
ici en milliers d’années, c’est
ainsi l’altitude moyenne de
l’ensemble des dépôts allu-
vionnaires qui s’abaisse, ga-
rantissant en permanence la
connectivité latérale des dif-
férents lits.
L’incision :
un phénomène déclenché
par les humains
Malheureusement, en parti-
culier sur les vallées les plus
évasées, l’homme s’est ins-
tallé progressivement dans
la zone alluviale. Pour se
protéger des inondations,
des digues de protection ont
été érigées et des curages
ou des recalibrages ont été
effectués. La conséquence
de ces interventions a été la
concentration de l’énergie
de crue uniquement au cen-
tre de la zone alluviale his-
torique. La pression sur l’ha-
bitat des poissons, le lit
mouillé, n’a donc cessé
d’être accrue. A tel point que
la plupart des cours d’eau
du monde occidental souf-
frent aujourd’hui d’incision
chronique.
Ce fléau se caractérise par
une déconnexion latérale
des différents lits. Dans un
cours d’eau préservé, à
l’étiage, une personne s’as-
seyant sur le lit moyen de-
vrait avoir les pieds dans
l’eau du lit mouillé. Or, force
est de constater que la plu-
part des rives apparaissent
perchées, ce qui par ailleurs
enquiquine bien des pê-
cheurs à la mouche fouet-
tée… La conséquence ma-
jeure en terme d’habitat est
la perte d’encorbellement
des pieds de berges : les ra-
cines de la végétation rivu-
laire pendouillent dans le
vide et perdent toute utilité
en terme de cache à poisson
et de maintien de la rive.
Avant de détailler ses consé-
quences et d’exposer le
remède à ce phénomène
destructeur de l’intégrité
physique des réseaux hy-
drographiques, il convient
de décortiquer les causes et
les différentes étapes de son
apparition.
Différentes érosions
à l’origine de l’incision
Une des principales causes
déclenchant un phénomène
d’incision est la concentra-
tion de l’énergie de crue au
niveau des lits mouillés et
mineurs. En effet, suite à un
curage ou à l’édification de
digues, les forces tractrices
Chenal d’incision dans
un banc de graviers d’un cours
d’eau endigué (on peut
apercevoir le seuil d’érosion
en amont du pont).
est l’élargissement du lit
mouillé, provoquant l’étale-
ment de la lame d’eau et
son réchauffement excessif
en période estivale. Dans
les cas les plus extrêmes, la
largeur du lit peut ainsi être
multiplié d’un facteur cinq,
voire dix !
Enfin, l’incision provoque
l’abaissement de la nappe
phréatique d’accompagne-
ment, avec pour consé-
quence l’assèchement pro-
gressif des milieux et zones
humides associés au cours
d’eau et situés en bordure
de lit ou dans la plaine allu-
viale, qui se retrouvent per-
chés par rapport à l’altitude
du lit mouillé. La réduction
de la capacité de déborde-
ment dans le lit majeur
diminue également leur
régénération et leur fonc-
tionnalité.
Dans le même ordre d’idée,
la perte de volume de la
nappe phréatique réduit sa
capacité d’alimentation du
cours d’eau en période
d’étiage. A un stade avancé,
l’incision peut ainsi tout
simplement provoquer l’as-
sèchement complet du
cours d’eau affecté.
… et également des im-
pacts sur les usages
Mais les impacts négatifs de
l’incision des cours d’eau se
font également ressentir sur
les aménagements et les
activités humaines. Ils sont
en effet à l’origine de la dé-
stabilisation de nombreux
ouvrages d’art construits au
bord ou dans les cours
d’eau. Si l’exemple du dé-
chaussement et de l’effon-
drement de certains ponts,
suite à la déstabilisation de
leurs fondations, est le plus
illustratif de ces impacts, les
protections de berge ou les
digues sont tout autant me-
nacées par l’enfoncement
des fonds, qui provoque à
terme leur sapement et leur
affaissement. Certains pré-
lèvements pour l’eau pota-
ble effectués en nappe
d’accompagnement peu-
vent également être remis
en cause suite à l’enfonce-
ment excessif de certains
cours d’eau. S’il n’est pas
possible de modifier le cap-
tage afin de descendre plus
profondément au nouveau
niveau de la nappe, alors il
faudra trouver une ressource
en eau alternative. A contra-
rio, la violence des crues est
également intensifiée. En ré-
duisant la capacité de dé-
bordement, plus de débit va
transiter vers l’aval unique-
ment dans le lit mineur. La
lame d’eau transitera alors
avec beaucoup plus de vi-
tesse et les conséquences
pour la sécurité des biens et
des personnes pourront
ainsi être catastrophiques.
Chaque année, ce sont ainsi
des millions d’euros qui sont
injectés dans des travaux
et aménagements complé-
mentaires destinés à limiter
ou réduire les impacts né-
gatifs générés par l’incision
des cours d’eau. Et cela dure
depuis des dizaines d’an-
nées…
Un phénomène encore
mal pris en compte…
L’identification sur le terrain
d’un processus d’incision ac-
tive n’est pas toujours très
bien perçue par certains ges-
tionnaires ou techniciens. Le
repérage des témoins d’éro-
L’écho du radier
Schéma de principe du processus d’incision généré par une extraction de granulats :
1. La rupture de pente liée au creusement du lit mineur engendre une mise en vitesse au niveau du talus amont.
2. Une érosion régréssive se met alors en place au niveau du talus amont et remonte progressivement le cours d’eau.
3. Une érosion progressive se propage depuis le site d’extraction vers laval en raison du déficit de charge solide lié au piégeage
des matériaux amont dans la fosse d’extraction.
prise en compte nécessite
cependant une réflexion me-
née à l’échelle des bassins
versants. Trop souvent en
effet, les problématiques
d’érosion sont traitées ponc-
tuellement par des actions
localisées qui s’avèrent tota-
lement inefficaces. Elle doit
s’appuyer sur un diagnostic
conduit par des équipes plu-
ridisciplinaires, afin d’identi-
fier les mécanismes d’altéra-
tion en jeu et leurs
conséquences sur l’édifice
biologique. Seul ce type
d’approche permet de défi-
nir et de réaliser des me-
sures restauratoires perti-
nentes. En particulier, il
convient de redonner la pos-
sibilité aux cours d’eau de
dissiper latéralement leur
énergie de crue et d’inverser
enfin la tendance, en adap-
tant les infrastructures et
l’exploitation humaine à la
dynamique fluviale plutôt
que de poursuivre les
interventions forçant nos ri-
vières à creuser leur propre
tombe…
Haut : un cours à l’équilibre montre une bonne connectivité entre les différents lits d’écoulement des eaux.
Bas : déstructuration du lit et des berges et banalisation des écoulements sur un petit cours d’eau incisé de tête de bassin.
En matière de pêche de la truite à la nymphe, les gros modèles imitant des larves de
mouche de mai ou des gros plécoptères ne font plus recette. Ce constat perturbe notre
ami Jean-Christian Michel, qui se lance ici dans une analyse poussée du problème
et propose une solution originale, qui permet d’alléger le poids de ces grosses imita-
tions tout en réduisant la taille de l’hameçon. Intéressant !
Par Jean-Christian Michel
Nymphes,
le montage à l’aiguille
otivations : pro-
poser des imita-
tions de grandes
tailles mais très
légères et dont le fer et la cour-
bure de l’hameçon ne fassent pas
figure d’épouvantail. Alors que la
course à la miniaturisation bat
son plein en été, présenter de
grosses artificielles à l’étiage peut
sembler paradoxal et même fran-
chement suicidaire… Vouloir
pêcher plus fin et avec une
nymphe plus petite que celle des
autres confrères est devenu un
lieu commun pour le nympheur
de l’Hexagone ; Et tout au long
des parcours où nos farios sont
très sollicitées selon cette tech-
nique, cette petite ruse suffit
souvent à faire la différence.
Pourquoi n’utilisons nous
pas de grosses nymphes ?
J’ai toujours été frappé de la dif-
férence qui peut exister entre la
taille des proies que les truites
saisissent et celle des « imita-
tions » que nous nouons à notre
bas de ligne pour figurer ces
mêmes proies. Le cas de la
mouche de mai est le plus em-
blématique : les larves nageuses
sont énormes (trente à quarante
millimètres) et pourraient tout
à fait être montées sur des ha-
meçons numéro huit ou dix.
C’est parfois le cas dans les
Sorgues vauclusiennes lorsque
les truites perdent presque toute
méfiance lors des premières
éclosions importantes de ces in-
sectes, mais passée l’euphorie,
je monte rarement mes artifi-
cielles sur des hameçons de
taille inférieure au numéro qua-
torze, tout simplement parce
qu’à moins de tomber sur une
éclosion biblique qui réveille
l’appétit de toutes les truites de
la rivière en même temps
(…une fois tous les cinq ans !),
les gros modèles sont souvent
refusés avec mépris.
En Amérique ou aux antipodes,
l’emploi de grosses mouches
pour pêcher les truites sauvages
sédentaires est fréquent : saute-
relle numéro huit, cigale nu-
méro six ou quatre, perlide
numéro six ou huit… quelles
horreurs me direz-vous ! Oui
mais pourtant, là-bas, de telles
imitations sont acceptées par les
truites… alors pourquoi les
truites du vieux continent ne
feraient-elles pas de même
lorsque des insectes compara-
bles sont présents dans la ri-
vière?
Il est vrai que notre douce
France est classée troisième pays
au palmarès des plus grands
consommateurs de pesticides au
monde et championne d’Eu-
rope toutes catégories… Et si
cela est une chose d’être le pre-
mier quelque part, en revanche,
il ne fait pas bon naître inverté-
bré terrestre ou aquatique dans
l’hexagone… Et les insectes de
grande taille ne sont pas moins
décimés que les autres.
Le refus des mouches artifi-
cielles de grande taille peut aussi
s’expliquer par le simple fait que
si nos farios de l’Hexagone
veulent survivre à la sur-fré-
quentation des rivières et à la
microscopique maille fédérale,
elles ont intérêt à devenir plus
méfiantes devant les pièges gros-
siers que nous leur tendons…
Toutes ces bonnes raisons ne
changent rien cependant au fait
que nos truites avalent de bon
cœur des larves de libellules, des
danica gros modèles et des
trichoptères ventripotents à
chaque fois que l’occasion se
présente, alors qu’elles snobent
nos imitations de taille sembla-
ble et n’acceptent presque exclu-
sivement que des modèles de
tailles inférieures… Exception
culturelle ? Peu vraisemblable !
Les causes du désamour
Ce qu’une truite perçoit n’est
certainement pas identique à ce
que nous percevons. Le premier
signe est donc lié à la perception
de la mouche par la truite.
Quand nous regardons nos
nymphes artificielles bien ran-
gées dans nos boites, nous ne
prenons en compte que la
forme et la couleur de nos
leurres, alors que je suis à peu
près convaincu que ce qui
Les grosses larves naturelles de mouches de
mai ont une densité insignifiante comparé
à celle d’une nymphe artificielle de même
taille, non plombée ou même allégée avec
de la mousse
Pêcher aussi
efficacement avec
des grosses
nymphes qu’avec
des petites, un
challenge qui
ouvre de
nouvelles portes
aux pêcheurs.
Technique mouche
Le montage a l’aiguille :
1. Prendre un hameçon à hampe courte et plutôt
fin de fer de type Tiemco 508 en numéro seize
à vingt-quatre. Passer un brin de Maxima
35/100 dans l’œillet et brûler l’extrémité au
briquet pour former une petite boule.
2. Avec un fil de montage olive, commencer l’en-
roulement pour bloquer le nylon.
3. Fixer une pincée de cerques en canard malard
de faible longueur.
4. Prendre une épingle ou une aiguille et l’en-
duire de savon. La poser sur la hampe et conti-
nuer l’enroulement. Le savon facilitera l’extrac-
tion de l’aiguille.
5. Revenir avec le fil de montage sur le nylon et
l’aiguille. Prendre un autre hameçon identique
au premier et couper la courbure pour ne gar-
der que la hampe et l’œillet. Ligaturer cette fois
l’ensemble nylon, aiguille et hampe de l’ha-
meçon. (Veillez à laisser trois à quatre milli-
mètres entre les deux hameçons pour conserver
de la souplesse une fois la mouche finie).
6. A ce stade, il est obligatoire de coller le mon-
tage à la colle cyanoacrylate une première fois.
Couper le fil de nylon juste avant l’œillet en
laissant quelques millimètres qui seront brûlés
pour former une autre boule arrêtoir. Conti-
nuer les enroulements pour former un corps
fin mais homogène. Passer le corps à nouveau
à la colle cyanoacrylate et enlever l’aiguille.
7. Sur cette base, vous pouvez maintenant réali-
ser la mouche artificielle de votre choix : phea-
sant tail, oreille de lièvre, mouche de mai,
sèche ou nymphe.
8. Sur cet exemple, il s’agit d’une larve de mouche
de mai dont le corps est réalisé avec un raccord
“chaussette” de connexion soie / bas de ligne.
9. Le corps de la mouche reste souple en son
milieu, ce qui est indispensable pour éviter les
décrochages de poissons.
Vous obtenez ainsi une nymphe de grande taille
sur un petit hameçon et légère comme une
plume. La nymphe est souple grâce au brin de
nylon et provoque moins de décrochage que l’uti-
lisation des hameçons à tiges longues mais rigides.
Une courbure d’hameçon numéro vingt-quatre
peut être employée afin de monter un baétis dont
le corps aurait nécessité une hampe d’hameçon
numéro seize ou dix-huit. On peut également
obtenir ainsi une danica mesurant trois ou quatre
centimètres mais armée d’une courbure d’hame-
çon numéro seize ou dix-huit.
Le matériel de légende
1. Mouches et leurres
a condition humaine
qui est la nôtre nous
pousse naturellement à
voir les choses selon des
critères qui correspondent à ce
que l’on aime et à ce que l’on
perçoit. Les animaux supérieurs
que nous sommes imaginent
sans doute que leur vision suffit
à traduire toutes les réalités. Les
poissons, quant à eux, n’ont visi-
blement pas tout à fait la même
perception des choses. Si l’on
observe le matériel de pêche et
notamment les leurres et les
mouches depuis près d’un siècle,
deux constats s’imposent : en
premier lieu, les modèles les plus
simples dans leurs formes sont
les plus efficaces. En second lieu,
ce sont eux qui vieillissent le
mieux. Pour certains même, ils
ne vieillissent pas du tout ! C’est
le cas du leurre de surface Hed-
don Super Spook, évolution du
Spook de Jimmy Houston créé
dans les années 1950. La version
“super” n’est qu’une évolution de
la taille du leurre mais la forme
reste identique et des plus sim-
ples. Ce leurre date d’un temps
où le marketing ne poussait pas
les fabricants à user de toutes les
stratégies possibles pour prendre
le pêcheur avant de prendre le
poisson. Aujourd’hui, un leurre
doit être démonstratif dans sa
forme, dans ses couleurs, avec
des yeux qui expriment un sen-
timent de haine et de colère ! Les
leurres révèlent donc notre
époque, notre société avec ses
excès et ses travers. Oui, les
leurres sont d’abord faits pour les
humains qui souvent se font ber-
ner comme des perchettes de
l’année. Très rares sont les fabri-
cants qui osent proposer des
leurres sur le modèle du Super
Spook ou, pire, du Senko. Créé
il y a près de trente ans par Gary
Yamamoto, le Senko constitue,
de mon point de vue, le leurre
absolu et l’œuvre parfaite par
excellence. Car ce leurre souple
qui ressemble à un stylo bille dis-
pose d’un immense pouvoir de
séduction sur les poissons. Il a
été conçu à l’origine pour la
pêche du black-bass et c’est sa
forme simple qui constitue son
principal avantage. Aidé par un
fort ajout de sel dans la matière,
On se demande parfois pourquoi certains matériels aux formes sommaires,
voire laides, deviennent des incontournables qui traversent des décennies sans
prendre une seule ride. L’esthétique serait-t-elle un frein à la réussite halieu-
tique ? Etude de ces produits pas comme les autres, qui prennent des poissons
et pas uniquement des pêcheurs… Pour cette première partie, nous avons
choisi d’étudier le cas de quelques mouches et de quelques leurres de référence.
Par Jean-Marc Theusseret
La Peute d’Henri Bresson, une mouche toujours aussi efficace qu’à la grande époque du Sorcier de Vesoul. Attention au sens
d’enroulement de la plume de flanc de cane colvert. Face interne présentée vers l’avant, on obtient une mouche hirsute. Face
interne vers l’arrière, les fibres se couchent le long de la mouche. Le résultat en pêche est très différent, plus proche d’une
émergente. Cette version s’avère la plus utile en cas de refus ou d’ignorance des mouches présentées.
le Senko dispose d’une densité
qui lui permet d’être utilisé sans
ajout de lest hormis le poids de
l’hameçon (texan ou de type
drop shot pour le montage dit
“wacky”). Une fois dans l’eau,
cette « chose » qui ne ressemble à
rien s’anime comme par miracle
et devient “vivante”. Le panel de
nages et de cabrioles du Senko
étonne toujours, même les
connaisseurs. C’est le genre de
leurre avec lequel on y croît à
chaque lancer ! Redoutable pour
les black-bass malicieux, il l’est
tout autant pour les brochets,
pour peu qu’on ne cherche pas à
pêcher dans dix mètres de pro-
fondeur, chose pour laquelle il
n’a pas été conçu. C’est un leurre
parfait en étang et dans tous les
milieux riches en herbiers et en
bois morts. Il peut se lancer par
ricochets sous les frondaisons et
reste très attractif lors des phases
de descente où il oscille en per-
manence. En animations sèches,
canne basse, il effectue des écarts
latéraux rapides, imprévisibles et
peut même faire demi-tour pour
aller explorer des postes que très
peu de leurres peuvent visiter. La
simulation de vie du Senko est
due à sa forme pure, symétrique,
que rien ne vient perturber. Les
meilleurs pêcheurs de black-bass,
individus qui disposent de cen-
taines de leurres différents,
possèdent toujours dans leurs
boîtes quelques pochettes de
Senko, un leurre sur lequel le
temps n’a pas d’emprise.
Les cuillers tournantes et ondu-
lantes possèdent aussi leurs
best-sellers, à partir desquels
d’autres modèles ont été créés.
Citons les fameuses Meeps
Aglia, Suissex, Panther-Martin
pour ce qui est des modèles
tournants et les Abu Toby, Utö
ou Pike pour les ondulantes. Des
formes simples, mais fonction-
nelles qui émettent des éclats et
des vibrations qui plaisent beau-
coup aux poissons.
Du côté des mouches à truites et
à ombres, c’est à peu près la
même chose. Les mouches pour
Perfectionniste, l’humain se focalise sur
l’esthétique et la ressemblance, alors que
pour vivre, un leurre doit avant tout être
animé d’un mouvement, d’une allure,
d’une forme suffisamment ressemblante
pour pouvoir être confondu avec la vérita-
ble proie
Expertise
Un fil noir et des poils d’oreille
de lièvre. Un montage simplissime
pour une efficacité maximale.
Ce modèle monté par Cyril Bailly
est une des variantes possibles
en dubbing d’écureuil.
quelques clous. Une petite ar-
moire est dédiée aux vêtements
de pêche (vestes, chemises,
etc…) tandis que les waders
sont pendus dans la montée
d’escalier, qui mène à une toute
petite mezzanine. Cette mez-
zanine reçoit le matériel de
camping et de randonnée.
Les cannes sont entreposées
contre un mur, mais passent
huit mois de l’année dans le
coffre de la voiture, ce qui ex-
plique qu’elle n’ont pas de ran-
gement qui leur est dédié. L’ac-
cès au mazot se fait de l’exté-
rieur mais aussi de l’intérieur
de la maison, ce qui permet
d’être suffisamment isolé pour
me concentrer sur le montage
mais aussi de rester proche de
ma compagne et de notre petite
fille.
Collé à la cuisine, je peux par
exemple, à quatre heures du
matin, monter une petite Or-
nans pendant que le biberon
chauffe, en rêvant que ma fille
me laissera trois heures le len-
demain pour m’évader!
Bref, je suis conscient d’avoir
un « coin » parfait, et d’être un
pêcheur particulièrement chan-
ceux et je tenais à le partager un
peu… »
Coulisses
2 – Laurent la menuise
3 – Francette
Si Laurent pêche aussi bien qu’il conçoit, dessine
et construit ses meubles, les truites ont du mour-
ron à se faire. Une série de petits chef d’oeuvres
de menuisier, d’ébéniste vont donner des idées à
certains d’entre vous.
« Originaire de Toulouse, muté à Rouen, j’ai
découvert la pêche à la mouche en Normandie.
Le coup de foudre a été immédiat ! Il me fallait
organiser mon atelier. Comme je vivais en appar-
tement, je n’avais pas de coin à moi pour fabri-
quer mes mouches. J’ai construit un petit meuble
facilement transportable avec ses deux battants
qui se replient. Au début toutes mes affaires y
tenaient. Et puis j’ai du voir plus grand, mais
toujours pratique. Ainsi pour les passionnés de
montage qui ont peu de place et qui veulent avoir
tout à portée de main, j’ai fabriqué ce meuble sur
roulettes. Il est plus grand que le précédent
(même les cannes à pêche y trouvent leur place)
et est doté de nombreux tiroirs ainsi que d’un
plan de travail rétractable. Avec le temps, le maté-
riel, les cannes, et les livres se sont multipliés. De
retour à Toulouse, lorsque j’ai fait construire,
j’avais prévu mon coin pêche dans les plans de la
maison. J’ai encore conçu et réalisé les meubles
de rangements. Enfin je me suis également amusé
à réaliser des boites à mouche.»
Ce qui s’appelle un pro du rabot.
Fidèle lecteur de
Pêches Sportives,
je souhaiterais participer au
grand concours des coins de
pêche. En fait, j’ai dû aménager
le mien dans l’urgence suite aux
menaces de Francette (Fran-
cette, c’est ma chérie). Elle m’a
dit qu’elle allait demander à un
homme de loi d’enclencher une
procédure pour me faire chas-
ser du logis si mes « saletés de
pêche» ne disparaissent pas.
Francette, c’est mon soleil. Des
fois je lui dis qu’elle est belle
comme une goutte de rosée sur
une fleur de prunier, mais elle
dit qu’elle s’en fout et qu’elle
n’aime pas la pêche… J’ai tenté
de l’apprivoiser mais il n’y a pas
moyen. C’est un volcan ma
Francette. Pour elle, j’ai eu
toutes les attentions, le tact
d’un gentleman et aussi tous les
machins d’un amoureux pour
son amoureuse… la classe, quoi.
Je lui ai même monté une
grosse mouche à saumon sur
une broche, mais non, rien n’y
fait. Elle dit qu’elle préfère
Christophe Maé et les galeries
commerciales… Le mystère,
quoi.
Comme je sais qu’elle aime
bien les vêtements, pour la
Saint-Valentin, je lui ai offert
un coupe-vent. Un beau : un
Simms. Une fois le paquet
ouvert j’ai distinctement res-
senti quelque chose comme du
courroux. Les hommes savent
deviner ce genre de choses. Ses
petits yeux gris se sont mis à
frémir comme des graillons
dans une poêle. « Y’avait seu-
lement le choix entre bleu navy
et gris taupe. » que je lui ai dit,
« j’ai pris taupe, rapport à tes
yeux… t’es pas contente? …
t’aurais préféré le bleu ? »
Ce n’était pas la première fois
que je frôlais l’éruption conju-
gale, mais là, ce gammare dans le
potage du petit, ça a été le gam-
mare de trop. Mon Titin man-
geait goulument sa soupe (Titin
c’est mon petit dernier). Il ne
s’est rendu compte de rien (pas
étonnant, c’était un gammare
non-plombé) mais quand il est
devenu tout rouge et qu’il a
commencé à faire crr… crr…
j’ai compris qu’il y avait comme
une crevette dans le potage.
J’ai regardé Titin, Francette puis
la soupière… et tout de suite je
me suis rappelé que le petit avait
joué avec mon gilet dans la soi-
rée. Je me suis levé pour vérifier
les boites et effectivement, il
manquait bien une mouche
dans la troisième rangée de la
face intérieure de ma Tho-tho
(Tho-tho, c’est ma boite). « Ne
te biles pas, j’ai dit à Francette,
c’est sans ardillon, ça peut pas
faire mal. » Heureusement, je
suis bien équipé : toujours dans
le même gilet, j’avais ma longue
pince dégorgeoir : facile ! Pour-
tant Francette en a fait toute une
histoire : les gestes, les grands
mots… Et comme ma chérie est
un plutôt forte et que je l’aime,
j’ai préféré pas répondre.
Alors voilà, depuis le matos est
dans le coffre de la Peugeot. La
caisse rouge c’est pour les cuis-
sardes et la grise pour le tout-
venant. Le matériel de montage
est dans le sac plastique entre les
deux. Ca ne m’a pas coûté
grand-chose et puis cela a sauvé
notre ménage.
Le soir après le repas, Francette
se met dans le fauteuil et elle
allume sa cigarette électronique
au menthol et elle écoute Chris-
tophe Maé… Alors moi je des-
cends dans la rue avec les clés de
la bagnole. Et hop, en cachette
je me monte une petite nymphe
de vingt ou vingt-deux, un peu à
la hussarde, et puis je rentre
comme si de rien.
Quand j’ouvre la porte, par
l’embrasure, je vois la tronche à
Francette perdue dans le brouil-
lard synthétique qui me cherche
de ses petits yeux. Elle est assise
juste sous mon tableau préféré,
celui où on voit Achab dans la
tempête, arc bouté et qui plante
son harpon dans l’animal qui va
l’engloutir… Alors vous saisissez ?
Mon coin de pêche, c’est ma
bouffée d’air… Une grande
bouffée avant de m’engloutir à
mon tour dans la nuit mentho-
lée.
Je l’aime bien ma Francette…
Mais des fois il m’arrive de rêver
que je remplis son réservoir avec
du super.
(Si je suis sélectionné et que je
gagne le grand prix d’un week-
end à Goumois, j’aimerais rester
anonyme rapport à ce que si ma
chérie tombe sur la revue, elle
pourrait me faire des histoires…
Si j’ai gagné, faites le savoir à qui
vous savez qui me le dira de vive
voix… X).
Coulisses
4 – Dominique
l’artiste
Pour un peu on entendrait les
cigales. Chez Dominique le
sculpteur-monteur-pêcheur
tout est mélangé : les mouches
en plumes et les mouches en fer.
« Mon coin de pêche est aussi
mon atelier ou je réalise mes
sculptures ». Ca se passe en Pro-
vence. Du village on prend une
petite route qui serpente dans la
forêt pendant cinqkilomètres.
Au bout de la route goudron-
née, on tourne à droite sur un
chemin de terre. « C’est la
« Brousse » que nous partageons
avec les sangliers, les blaireaux,
les chevreuils, les renards…
l’atelier est en contrebas de la
maison».
5 – Alain la caisse
« Pour vivre heureux vivons discret » pourrait être
la devise d’Alain Van Eeckaute qui a mis au point
cette très ingénieuse caisse atelier qu’il est facile de
déplacer d’une pièce, voire d’une maison à une
autre. Je suis une « petit » monteur-bricoleur rési-
dant en appartement où, d’une part, la place est
mesurée, d’autre part, la netteté est exigée (alors
que je ne suis pas un fan de l’aspirateur). Voici
comment j’ai résolu mon problème avec un petit
atelier de ma fabrication. Grâce à lui, plus de pro-
blème de cohabitation avec mon épouse lors du
montage de mouches ! L’atelier trouve sa place
sous le bureau. Tout est fonctionnel en quelques
secondes. Il n’y a pas à s’étaler, d’étau à fixer sur la
table, de nettoyage post-montage à faire. Le sac de
récupération des déchets se déploie automatique-
ment à l’ouverture de l’atelier et se refermera aussi
simplement sans le vider obligatoirement. L’étau
sort en même temps de son emplacement de
stockage. Il est déjà en position et il n’y a plus qu’à
l’orienter. L’éclairage intégré se fixe alors sur son
support si nécessaire. Les plumes, poils et autres
matériaux de montage trouvent leur place dans les
tiroirs en plastique transparent qui peuvent d’ail-
leurs sortir d’un bloc. Les outils sont dans leur sup-
port juste derrière l’étau vers lequel ils s’avancent
pour être dégagés et le reste est au fond dans des
boites tenues en place par des scratchs.
Les seules vis sont pour les poignées et la charnière.
Tout le reste est collé. Un peu lourd pour aller à
l’extérieur mais sans problème puisque je le déplace
à l’occasion avec le support à valise ».
9 – Le grenier
de Patrick
« Depuis dix ans, je faisais mes
mouches et entretenait mes
moulinets dans la mezzanine.
Et puis l’année dernière, ma
femme ma demandé d’aména-
ger le grenier. Deux chambres et
une pièce à vivre.
L’idée ne m’est pas venue tout
de suite, mais il y à deux mois
quand la peinture fut achevée,
j’ai fait d’une des deux cham-
bres mon coin pêche. »
« Bonjour à toute l’équipe de ce
merveilleux magazine (ça fait
plaisir.
ndlr
). Etant un pas-
sionné de pêche à la mouche
depuis pas mal d’années, j’ai pu
réaliser dans un local au sous-sol
servant d’atelier de couture à
ma belle-mère mon atelier de
pêche. Cadre commercial à la
retraite, je passe beaucoup de
temps à confectionner les
mouches, à trouver des solu-
tions de pêche. Et naturelle-
ment à être au bord de l’eau… »
10 – Rémy
dit merci
à Belle maman
Il s’agit sans doute du leurre à brochet le plus produit au monde depuis plus
d’un siècle. Mais si la cuiller ondulante reste très prisée des pêcheurs scandi-
naves, anglais ou irlandais, elle semble passée de mode en France. Le moins
que l’on puisse dire, c’est que son efficacité n’est pas en cause !
Par Jean-Marc Theusseret
Un leurre
à redécouvrir,
la cuiller ondulante
oilà encore un leurre
devenu quelque peu
désuet en France
alors qu’en Scandi-
navie – son pays d’origine – la
cuiller ondulante fait toujours
partie des favoris des pêcheurs
de brochets. Preuve que la des-
tinée d’un leurre peut varier
considérablement d’un pays
à un autre. Et pourtant, ces
leurres qui ressemblent à des
chausses pieds sont de redouta-
bles pièges à brochets. Parmi les
modèles historiques, certaines
formes sont très galbées
(Rublex, Eira), tandis que d’au-
tres (Abu Garcia, Utö et Pike)
sont beaucoup plus plates. De
ces formes dépendent la façon
qu’ils ont de couler, (en
papillonnant pour les formes
plates, ou en planant pour les
galbées), mais aussi la façon
d’évoluer sous la traction de la
canne et du fil. A chaque cuiller
son effet. Contrairement aux
cuillers ondulantes pour la
pêche du saumon (Abu, Toby,
Rublex, Orkla, etc.), aux formes
fines pour pouvoir tenir dans les
forts courants, les modèles pour
le brochets sont le plus souvent
larges. Cela donne donc un
leurre qui pêche lentement et
qui en profite pour envoyer ses
éclats tout en coulant en zigzag
et de façon irrégulière.
Les limites de la cuiller
ondulante
J’ai le souvenir de pêches de
brochets mémorables en étang
avec des cuillers ondulantes
longues, larges et légères. Les
brochets les prenaient beaucoup
mieux que les poissons nageurs
et les spinnerbaits. L’ondulante
reste souvent très efficace en
étangs et en lacs peu profonds,
tant que les herbiers ne sont pas
très développés. L’idéal est alors
de pêcher à vue pour pouvoir
contrôler la trajectoire du leurre
en fonction des massifs d’her-
biers. L’armement non dissi-
mulé d’une cuiller ondulante la
rend inopérante en milieux
encombrés : c’est une de ses
limites essentielle. On peut tou-
jours remplacer l’hameçon tri-
ple par un simple, ce qui résout
quelque peu le problème, mais
sans toutefois l’éliminer. Une
autre limite de l’ondulante
concerne les distances de lancers
avec les modèles légers. Peu de
poids, beaucoup de surface,
donc faible distance dès que le
vent souffle latéralement ou –
pire – de face. Les cuillers ondu-
lantes pour le brochet pèsent
entre 15 et 40 g pour une
longueur de 12 à 20 cm, mais
les qualités aérodynamiques
médiocres de ces leurres pro-
viennent surtout de leurs
formes plus ou moins galbées.
Dans l’eau, c’est un peu pareil,
mais le défaut se transforme en
qualité, à condition de ne pas
vouloir pêcher dans quinze
mètres d’eau et de ne pas cher-
cher à atteindre le fond rapide-
ment. La plupart des cuillers
ondulantes sont faites pour
pêcher jusqu’à trois ou quatre
mètres de profondeur au maxi-
mum. En revanche, n’oublions
pas que ces leurres restent très
attractifs durant cette phase de
descente. A nous d’utiliser cette
particularité pour pêcher le long
des murs d’herbiers. Pour ce cas
de figure, l’ondulante reste un
leurre vraiment très efficace, et
qui très souvent supplante les
meilleurs poissons nageurs.
Dans un autre registre, les cuil-
lers à jigger sont les seules qui
permettent de pêcher en pro-
fondeur (10 m et plus), mais
leur action reste plus proche
de celle d’un jig métallique
que d’une cuiller ondulante.
Comme les cuillers tournantes,
les ondulantes n’ont pratique-
ment pas évolué depuis leur
création il y a près d’un siècle.
Les modèles disponibles actuel-
lement à la vente sont quasi-
ment identiques à ceux qui se
vendaient il y a une cinquan-
taine d’années. Par le passé,
quelques petits fabricants
avaient tout de même tenté
quelques modifications notoires.
C’est le cas des Bobcat Hurri-
cane, des cuillers ondulantes
dont le centre de la palette avait
été découpé pour former une
seconde palette centrale qui
pouvait tourner à la façon d’une
palette de spinnerbait. Ce prin-
cipe pourtant attrayant (pour
les pêcheurs) n’a curieusement
jamais été repris. La marque
Orkon produit quant à elle un
modèle de cuiller ondulante
munie de deux petites palettes
situées en bout, de chaque côté
du galbe. Certains pêcheurs de
silures améliorent leurs cuillers
ondulantes en ajoutant des
palettes sur le même principe.
Car toutes les cuillers ondu-
lantes sont des leurres qui émet-
tent des sons. Les anneaux
brisés qui tiennent l’hameçon et
l’émerillon produisent ces bruits
et le brochet y est toujours sen-
sible. Il est fort probable que
d’autres marques aient trouvé
quelques solutions intéressantes
pour modifier les cuillers ondu-
lantes et que ces arrangements
soient tombés dans l’oubli. En
Scandinavie, en Angleterre
comme en Irlande, la fabrica-
tion de cuillers ondulantes fut
longtemps l’œuvre des détail-
lants d’articles de pêche.
Chaque boutique proposait ses
modèles, à partir d’une forme
commune, et d’innombrables
variantes ont ainsi vu le jour.
Certaines de ces cuillers se
retrouvent parfois dans les
ventes aux enchères de matériel
de pêche ancien en Angleterre.
Et sans doute que quelques
perles rares réapparaissent alors
et font quelques heureux…
Deux modèles très réputés de la marque suédoise
Abu-Garcia. La Pike (Orange) et la Utö, modèle
indémodable qui n’a pas changé depuis près de cinquante ans.
Haut, la Rublex Eira (1), un modèle très galbé, pourvu de deux hameçons. Elle existe en 18 et 30 g pour une longueur de
13centimètres. Par le passé, certains fabricants ont tenté de faire évoluer les cuillers ondulantes. C’est le cas de la Bobcat Hurricane
Spoon (2), avec sa palette percée et sa petite palette qui papillonne au gré des animations. La Orkon (3) fait penser immanquablement à
une écrevisse. Son système de palettes a été repris par certains pêcheurs de silures. De nombreux artisans scandinaves proposent des
collections originales comme la gamme Holospoons (ci-dessus). En cherchant un peu, il est possible de tomber sur de véritables merveilles !
p. 68
FOCUS
• Cannes à mouche Thelo
p. 56
• Brochet à la mouche, l�approche de Jérôme Servonnat
p. 60
• Breiz O-Go
p. 68
• Storm Doom Bell
p. 72
• Float-tube Hart Cobra 170
p. 74
• Moulinet casting Lew�s BB1
p. 76
• Shopping
p. 78
• Montage, dans l�univers de Cyril Bailly
p. 78
p. 60
p. 56
FOCUS
Qu’est ce qui ressemble le plus à
une canne à mouche en carbone
qu’une autre canne à mouche en
carbone ? Depuis une vingtaine
d’années, les mauvaises cannes
sont devenues rares. L’action pro-
gressive (semi parabolique si vous
préférez), s’est généralisée et
même les modèles d’entrée de
gamme disposent d’une action qui
facilite le lancer. Dans le haut de
gamme, les pêcheurs peuvent
choisir entre des actions plus ou
moins progressives, mais dans
l’ensemble, bien des produits affi-
chent des performances simi-
laires, que seuls les goûts des uns
et des autres arrivent à départager.
Pour un chroniqueur halieutique,
cela devenait lassant de devoir se
limiter à de simples préférences
personnelles lors du jugement
rendu au stade de l’appréciation
finale. A la demande et en compa-
gnie de Dominique Schaeck et de
Damien Gasser, j’ai pu tester des
gammes de cannes montées par
leurs soins. Basée à Strasbourg, la
jeune société Thelo propose en
effet des cannes à mouches
conçues à partir de blanks néo-
zélandais et américains, qui se
révèlent d’une époustouflante effi-
cacité. Pour être franc, je ne me
souvenais pas avoir essayé des
cannes aussi légères et si bien
Pour être
franc, je ne
me souvenais
pas avoir
essayé des
cannes aussi
légères et
si bien
équilibrées.
Tester une gamme de cannes constitue un exercice toujours délicat, dans lequel il
est indispensable de laisser sa subjectivité de côté. C’est à Goumois que j’ai pu faire
connaissance avec les gammes de cannes à mouches proposées par la société
Thelo, montées sur les fabuleux blanks MHX et CTS.
Par Philippe Boisson
Oh ! Thelo
My kingdom for a rod
des 10 pieds en raison de leur
poids et de leur lenteur. Là, j’avoue
avoir oublié très vite que je
pêchais avec ce genre de canne.
Elle ne pèse presque rien, pré-
sente un comportement compara-
ble à celui des meilleures cannes
de 9 pieds et permet de pêcher
aussi facilement à cinq mètres
qu’à vingt. C’est pourquoi cette
canne semble destinée à rencon-
trer un succès mérité, tant auprès
des pêcheurs à la nymphe “au fil”,
que des pêcheurs en eaux rapides
à la mouche sèche. Vous imaginez
ce que ce même blank peut don-
ner dans des tailles inférieures en
puissance 3, 4 ou 5… Pour avoir
essayé la gamme, je confirme !
Thelo dispose donc de deux
gammes de cannes qui sont des
références, car les plus grandes
marques américaines semblent se
reposer sur leurs lauriers depuis
longtemps. Les prix restent très
raisonnables pour des produits de
cette qualité (399 euros en
moyenne pour la gamme First et
599 euros pour la gamme
Premium). Ces cannes bénéficient
en outre d’une garantie à vie pour
le premier propriétaire et pour tout
défaut de fabrication. Un forfait de
100 euros s’applique, incluant le
remplacement du ou des brins
ainsi que les frais de port pour
retour par messagerie express.
Sont exclus de cette garantie,
l’écrasement et autres casses
liées au transport, chutes et chocs
en tout genres… Reste le pro-
blème du look de certaines fini-
tions et de certaines poignées.
Soit on aime, soit on déteste (ce
qui est mon cas en ce qui
concerne les peaux de serpent et
le carbone !) De plus, pour une
canne destinée à pêcher la truite,
un long talon devient gênant et
n’est d’aucune utilité. Avec de tels
blanks, la société Thelo n’a pas
besoin de faire de la surenchère
avec un esthétisme pour le moins
discutable. Elle aurait tout intérêt
d’ailleurs à créer sa propre iden-
tité… dans une sobriété épurée,
mais tout aussi séduisante.
Une gamme de cannes pour la
pêche aux leurres est actuelle-
ment en préparation et la qualité
des blanks utilisés pour leur mon-
tage laisse présager des modèles
légers, sensibles et efficaces.
A suivre…
ENSEIGNEMENTS
Thelo Sarl
32, boulevard de l’Orangerie,
67000 Strasbourg.
Tél. : 0033 625 327 396.
http://thelo.oxatis.com
Page de
gauche :
le modèle
First, monté sur
un blank MHX
constitue
l’entrée de
gamme de
la marque.
Le rapport
qualité-prix
favorable
permet de
disposer
d’une très
bonne canne
pour ce niveau
de prix.
Ci-dessus :
les poignées
et les porte-
moulinets sont
affaire de goût
personnel.
Un modèle
Premium avec
le fabuleux
blank CTS.
Les poignées
en carbone
(en bas) ou
en peau de
serpent
s’avèrent
glissantes
lorsqu’on
a les mains
mouillées.
FOCUS
J’ai eu l’occasion de rencontrer Jérôme Servonnat à plusieurs reprises sur les salons.
Nous avions alors échangé quelques propos sur la pêche du brochet à la mouche à
la suite des divers articles que j’avais pu publier sur le sujet dans le magazine. Et nous
avons finalement décidé, un jour, de nous retrouver au bord de l’eau. Ce jeune pêcheur
passionné s’est spécialisé dans la traque des brochets à la mouche et surtout dans
celle des gros brochets. Pour cela il a développé toute une stratégie : grosses
mouches, soies sans élasticité, pêche insistante sur les postes sensibles…
Une démarche très intéressante et payante qu’il a bien voulu partager avec nous.
Par Philippe Collet
Brochets à la mouche,
l’approche de Jérôme Servonnat
FOCUS
Un astucieux stinger
Sur ses modèles de mouches sim-
ples, Jérôme a développé un astu-
cieux système de stinger amovi-
ble. Sur chaque mouche, il place
une boucle d’acier gainé à la cour-
bure de l’hameçon. Il fabrique
ensuite des stingers constitués
d’un morceau de titane de 30 lbs
ligaturé à un hameçon simple et
sleevé à son autre extrémité pour
former une boucle. Le stinger
peut ainsi être placé à l’arrière de
la mouche ou retiré selon l’hu-
meur des brochets. Jérôme
fabrique de longs stingers de
façon à ce que leur hameçon
vienne se placer dans les der-
nières fibres de la queue du
leurre. Ainsi, les fibres de la
mouche ne s’emmêlent jamais
sur ce second hameçon et les
brochets chipoteurs qui pincent
l’arrière du leurre n’ont que très
peu de chance d’échapper au
piège. Autre constat intéressant
que nous avons pu faire lors de
notre partie de pêche sur des
poissons de taille moyenne,
lorsque le poisson prend le leurre
en tête, le long stinger arrive à
rester hors de sa gueule et ne le
blesse pas. Jérôme utilise des
hameçons sans ardillon pour ses
mouches et écrase les ardillons
de ses stingers, ce qui permet un
décrochage beaucoup plus facile
des poissons lorsque la mouche
est avalée profondément.
L�animation
Jérôme ramène et anime ses
mouches en roly-poly. Il ne
déroge que très rarement à cette
règle. Cette façon de ramener,
canne sous le bras, en tenant
alternativement la soie entre la
main droite et la main gauche
permet de garder un contact per-
manent avec la mouche. Le roly-
poly peut être pratiqué lentement
ou rapidement. Jérôme anime
ses mouches avec la main droite
par des tirées plus ou moins
vives et résorbe la soie avec la
main gauche pour éviter qu’elle
ne se détende après chaque
traction.
Le roly-poly est particulièrement
utile pour garder une soie en
ligne, sans mou (soie en accor-
déon), lors d’une animation
rapide.
Jérôme pratique aussi ce mode
de récupération car il le trouve
beaucoup moins fatigant que le
tricotage par exemple, surtout
quand le froid est de la partie et
vous engourdit les doigts.
Pour lui, la vitesse d’animation
est fonction de sa connaissance
du plan d’eau. S’il prospecte un
plan d’eau pour la première fois,
la vitesse est assez rapide pour
battre le plus possible de terrain.
Il peut ralentir au maximum son
animation et insister lourdement
sur un poste s’il sent que celui-ci
peut abriter un grand poisson. Il
peut aussi ne pêcher que très
lentement s’il prospecte un plan
d’eau familier et peigner directe-
ment les bons postes. Il change
régulièrement de rythme au cours
des ramenés, ce qui permet de
déclencher les attaques des bro-
chets.
Pour des
fonds de 1,5
à 3 mètres,
une soie
intermédiaire
est souvent
le meilleur
compromis,
mais une
soie S3
(sinking 3 ou
coulante de
3 inch,
8 cm par
seconde)
ramenée
rapidement
peut lui être
supérieure si
les poissons
sont actifs.
Les mouches
montées par
Jérôme se
distinguent par
une facilité à
l’essorage au
premier lancer,
de manière à
éliminer une
grande partie
du poids élevé
d’une grosse
mouche qui
sort de l’eau.
Le ferrage
En roly-poly le ferrage est assez
compliqué. Impossible d’avoir un
ferrage réflexe en levant la canne,
il faut tendre la soie sèchement en
alternant des tirées rapides avec la
main gauche et la main droite.
Le choix du matériel a là toute son
importance. La soie ne doit avoir
aucune élasticité (soie low stretch)
pour que les tirées, peu amples,
puissent permettre à l’hameçon
de rentrer dans la gueule pavée du
poisson. L’hameçon doit posséder
une large ouverture et être bien
piquant. Pour cela Jérôme vérifie
régulièrement ses hameçons et les
affûte à la lime diamant si besoin.
Il pêche le plus souvent du bord
ou en bateau, plus rarement en
float tube. La réalisation d’un fer-
rage appuyé en roly poly, assis
dans un float tube, est plus com-
pliquée qu’en position debout.
Quoi qu’il arrive, les autres fer-
rages, notamment avec une ample
tirée de la main qui tire la soie,
sont aussi difficiles à réussir en
float tube.
L�important choix de la soie
Toutes les soies utilisées par
Jérôme sont des soies à très faible
élasticité, des soies low stretch.
Nous partageons depuis long-
temps cette préférence et avons
déjà vanté à plusieurs reprises
leurs qualités dans les colonnes
Pêches Sportives
. Elles sont
indispensables pour la réussite
des ferrages dans la pêche des
poissons à la gueule pavée
comme le brochet.
Jérôme utilise différentes densités
de soie, allant de la super plon-
geante à l’intermédiaire. Il utilise
peu les soies flottantes pour
pêcher avec ses grosses
mouches. Les soies denses char-
gent mieux la canne et propulsent
mieux ces leurres imposants. Le
choix de la soie est conditionné
par la profondeur où se tiennent
les brochets et la vitesse de récu-
pération la plus efficace à un
moment donné.
Pour des fonds de 1,5 à 3 mètres,
une soie intermédiaire est souvent
le meilleur compromis, mais une
soie S3 (sinking 3 ou coulante de
3inch, 8 cm par seconde) rame-
née rapidement peut lui être supé-
rieure si les poissons sont actifs.
Pour des fonds supérieurs, une
soie S7 peut être utile. Pour des
poissons se tenant au delà de
5mètres de fond, la pêche à la
mouche est toujours possible
mais trouve alors ses limites. Elle
devient bien moins efficace que
les autres techniques de pêche
aux leurres et la prise de brochets
devient alors plus un challenge.
Les soies favorites de Jérôme
pour envoyer de grosses mouches
avec une relative facilité sont les
soies Sniper de la marque Airflo. Il
les possède en taille 10 en densi-
tés intermédiaire, S3 et S7. Ces
soies possèdent un fuseau très
épais et ramassé de seulement
8,5m de long suivi d’un fin run-
ning line intermédiaire. Le fuseau
permet de charger immédiatement
la canne avant même d’être entiè-
rement sorti. Il faut ensuite shooter
la soie sans chercher à la tenir en
l’air pendant d’inutiles faux lan-
cers. Avec un peu d’habitude, on
peut alors propulser loin de
grosses mouches volumineuses.
Ces soies ont un posé peu discret,
mais cela n’a pas réellement d’im-
portance si on parvient à faire bas-
culer la mouche pour qu’elle arrive
en premier. Pour réussir ces lan-
cers il faut un tempo lent, voire
très lent, pour bien étaler sa soie
sur le tiré arrière et réussir son
« shooting » avant. Et il ne faut sur-
tout pas forcer.
L�ajout d�un polyleader
Jérôme prolonge le plus souvent
ses soies d’un polyleader pour
permettre un meilleur transfert de
l’énergie de la ligne vers la
mouche et aussi pour en faire
varier la densité. Les polyleaders
choisis doivent être assez courts
et forts pour continuer à transférer
l’énergie et ne pas perdre l’avan-
tage des soies au fuseau ramassé
pour pousser de grosses mou-
ches. Il utilise des polyleaders
destinés à la pêche du tarpon
longs de 1,5 m. La combinaison
de soies et de polyleaders peut
permettre de moduler plus fine-
ment les densités de soies. Elle
peut aussi permettre, lorsqu’on
n’a pas le budget pour acquérir
plusieurs soies, de n’en utiliser
qu’une, en partant par exemple
d’une base de soie intermédiaire
et en l’associant à un polyleader
de densité « Extra super fast sin-
king» pour en faire une soie
proche d’une S3. Lorsqu’il s’agit
d’alourdir une soie, un morceau de
1 m de leadcore peut aussi faire
l’affaire. Tous ces morceaux ajou-
tés à la soie sont connectés bou-
cle dans boucle.
FOCUS
Jérôme utilise
une pochette
Holster HPA,
qui permet le
stockage de
quelques bas
de lignes, des
agrafes, des
stingers, de la
lime à aiguiser,
de quelques
mouches de
rechange et
des pinces,
dont une
à long bec,
indispensable
pour décrocher
les brochets
dans de
bonnes
conditions.
Le panier de
lancer est aussi
un accessoire
indispensable
pour la pêche à
la mouche du
bord ou en
wading. Page
de droite en
haut : l’affûtage
des hameçons,
une opération à
laquelle Jérôme
accorde
beaucoup
d’importance.
Un joli sandre qui a craqué
pour le O-Go 5,5’’ (14 cm)
animé en linéaire rapide en
montagnes russes, nettement
au dessus du fond. Il était
armé d’une tête plombée
football et d’un hameçon
triple en queue.
A gauche : le leurre en version 5,5’’ (14 cm) et deux
tons, monté sur une tête plombée légère en
hameçon de 3/0 avec un triple voleur sur stinger.
Le O-Go 5,5’’ (14 cm), monté sur un hameçon texan
6/0 et lesté d’un insert tungstène de 1,5 g piqué
dans le ventre au niveau du deuxième anneau.
La queue de ce leurre a été colorée en jaune.
Notez ici la souplesse de la matière.
Ce brochet a trouvé
le T-Witch à son goût.
Le coloris Dusty
présenté ici fait partie
des teintes naturelles
de la gamme.
Ci-contre, le Doom Bell
Shad-O mesure 13 cm
et pèse 35 g. Sa
bavette beaucoup plus
grande est favorable
au twitching.
En bas, le T-Witch,
un leurre de 17 cm
et 45 grammes à la
silhouette élancée.
La vitesse
obtenue à
la rame est
évidemment
moins
importante
que celle
d’un kayak,
mais elle est
cependant
suffisante
pour effectuer
des distances
courtes à
moyennes.
Sous le Cobra 170, les
dérives sont chargées
de guider l’engin lors de
la progression à la rame.
Les talons dans l’eau,
jambes allongées, jouent
également efficacement
ce rôle. Les dérives sont
également utiles pour
limiter la glisse en cas de
vent, en action de pêche.
Voici un produit qui innove. C’est
tout bête, mais personne n’avait
pensé à allonger un peu les flot-
teurs d’un float-tube et à lui ajou-
ter simplement deux rames !
C’est chose faite avec le Cobra
170, un engin qui lui donne
des ailes. Car le seul véritable
défaut de ces embarcations
concerne leur mobilité.
Dès qu’il faut parcou-
rir ne serait-ce que
300 m avec un
léger vent dans le
dos, la vitesse obte-
nue est insignifiante, en
dépit d’une belle énergie
dépensée à palmer sans
relâche pour ne pas reculer. Le
tour de force du Cobra 170 est
d’abord de rester un float-tube,
utilisable avec des palmes pour
pouvoir pêcher en toute discré-
tion ; tout en gardant les deux
mains libres, un des gros avan-
tage de ce type d’engin. Les
rames ne sont là que pour navi-
guer. La vitesse obtenue à la rame
est évidemment moins impor-
tante que celle d’un kayak, mais
elle est suffisante cependant pour
effectuer des distances courtes à
moyennes. Les jambes doivent
bien sûr rester tendues durant la
navigation, tout en laissant volon-
tairement les talons dans l’eau, ce
qui fait office de quille et aide le
Hart Cobra à garder son cap.
Deux dérives fixes, situées sous
les flotteurs, y contribuent égale-
ment, tout comme la longueur des
flotteurs, (plus importante que sur
un float-tube classique), pour les
mêmes raisons. En action de
pêche, les rames sont rangées le
long des flotteurs et se font
oublier. Un rehausseur de plan-
cher, gonflable et amovible, amé-
Caractéristiques :
Matériaux :
PVC coated
Epaisseur :
0,7mm
Deniers Polyester :
Valves :
4 valves haute pression
Poids :
9,5 Kg
Charge max :
180 Kg
Couleur :
rouge et noir
Longueur totale :
170 cm
Largeur totale :
116 cm
Largeur des boudins :
34,5 cm
Largeur de l’assise :
47 cm
liore le confort de pêche en suréle-
vant le pêcheur et en augmentant
la portance de l’embarcation, qui
atteint ainsi les 180 kg. Nous
n’avons pas encore pu tester cette
nouveauté datant du début de
l’année, mais des vidéos de
démonstration sont disponibles
sur Internet. Le Hart Cobra consti-
tue une des nouveautés les plus
marquantes de cette année 2013,
que nous ne manquerons pas
d’essayer sur l’eau.
Nous savions que le float-tube
n’avait pas d’équivalent pour
pêcher avec précision à courte
distance dans la plus grande dis-
crétion. Désormais, il marche sur
les plates-bandes des kayaks de
pêche, (en tous cas pour les
modèles “eaux douces”), mais
celles aussi des petits pneuma-
tiques.
J.M.T.
Accessoires livrés :
Pompe à pied gros débit spéciale
Kit de réparation
Paire de rames
Plancher amovible gonflable
Sac étanche s’adaptant
parfaitement derrière le siège
Prix public conseillé :
599 euros
FOCUS
Le BB1
dispose d’un
excellent
système
de frein
centrifuge,
différent de
la plupart de
ceux que
l’on trouve
sur les autres
moulinets
de ce type.
Rares sont les moulinets de « bait casting » destinés à lancer des gros leurres qui ne
ressemblent pas à un mini moulinet de pêche au thon. La marque américaine Lew’s
a réussi l’exploit de conserver un bâti à profil bas pour son moulinet “big bait”. Le BB1
surprend par son ergonomie très agréable et sa grande efficacité en action de pêche.
Par Jean-Marc Theusseret
Lew’s BB1
Il fait le maximum !
On reproche souvent aux mouli-
nets de « bait casting » construits
pour pêcher avec des gros leurres
(big baits) un embonpoint qui
devient vite gênant. Cela va de pair
aussi avec un poids généralement
élevé. Depuis l’automne, j’ai beau-
coup pêché avec le Lew’s BB1,
dont la marque n’a pas (pas
encore?) la réputation de certaines
grandes enseignes japonaises,
mais qui, je dois le dire, m’a parti-
culièrement satisfait. Importé par
Florida Fields, la marque Lew’s est
également le nom d’un très bon
pêcheur américain qui n’en est pas
à son coup d’essai en matière de
fabrication de moulinets casting.
Car ses premiers modèles remon-
tent à… 1973 ; date à laquelle Lew
Childre invente le premier moulinet
casting à profil bas (low profil),
copié depuis par tous les fabri-
cants. Le moulinet Lew’s BB1 per-
met de lancer des leurres jusqu’à
80 g, ce qui le rend un peu juste
pour les très gros leurres, mais per-
met de lancer sans problème la
plupart des big baits utilisés en
France (Buster Jerk, Divinator, Real
Eel, Alien Eel, etc.). Dans un
volume réduit et une ergonomie
très naturelle, le BB1 dispose d’un
excellent système de frein centri-
fuge, différent de la plupart de ceux
que l’on trouve sur les autres mou-
linets de ce type. Quatre des six
masselottes sont gérées chacune
par des ressorts qui se rétractent
au début du lancer, sous l’impul-
sion donnée au mouvement par le
pêcheur, puis se remettent en
place progressivement jusqu’à ce
que le leurre touche l’eau. Ce prin-
cipe simple, mais efficace, fonc-
tionne parfaitement. Bien réglé, le
BB1 génère très peu de perruques,
y compris avec des leurres de 60
JMC /
Karnafil
Tresse d’acier multibrins gainée. Sa grande souplesse permet de
l’utiliser comme fluorocarbone, avec les mêmes nœuds. Pour les
carnassiers d’eau douce et marins. Pour la pêche à la mouche du
brochet, mais également pour la pêche aux leurres. Trois modèles
de 4, 9 et 13,4 kg de résistance. Longueur : 5 m.
Prix conseillé : 13,90 euros.
Notre avis :
un fil pour les bas de ligne à brochet, à barracuda et
toutes les espèces munies de dents qui peuvent couper le
flurocarbone de gros diamètres.
ARCIA
Veritas
Une canne spinning (pour moulinet à tambour fixe) issue de la dernière technologie Nano développée par Abu
Garcia. Grande légèreté et résistance deux fois supérieure aux cannes en graphite traditionnelles selon le
fabricant. Cinq modèles de puissance 7-18 g, 7 – 28 g et 11 – 43 g pour des longeurs de 200, 207 et 210 cm.
Prix conseillés :à partir de 92,50 euros.
Notre avis :
une canne ultra-légère et réactive dont le rapport qualité-prix très séduisant (moins de 100 euros) laisse
imaginer un succès mérité. Idéale pour les enfants en raison de son très faible poids, mais pas uniquement.
EITECH
Salty Core
La pêche avec des tubes de grande taille est
méconnue en France, alors qu’il s’agit d’une
technique redoutable pour le black-bass
comme pour le brochet. Cette nouveauté
Keitech se distingue des classiques tubes
creux, car l’interieur du corps est constitué
d’une matière chargée de sel, qui augmente
la densité du leurre (14 g). Longueur 10,5 cm.
Prix conseillé : 11,40 euros la pochette de six
leurres.
Notre avis :
les tubes de plus de cinq à huit
centimètres sont difficiles à trouver. Le Salty
Core comble donc un vide. Les tubes sont des
leurres à utiliser avec des hameçons texans non
plombés, ou avec une balle percée en tête
(montage carolina). Lesté naturellement, le Salty
Core est parfait pour être utilisé non lesté.
FOCUS/
montage
Les gens les plus intéressants sont souvent les plus discrets. Cyril Bailly est de ceux-là.
Lui qui n’aime pas les feux de la rampe, a accepté – via quelques connaissances
communes – de nous révéler quelques uns de ses montages. Ce monteur hors pair
nous a impressionnés par la qualité de ses réalisations mais aussi étonnés par son
inventivité sans cesse renouvelée. Vous pourrez apprécier ses tours de main
en visionnant le DVD de ce numéro, mais aussi en vous rendant sur son blog :
(http://bailfly.over-blog.com/). C’est donc avec un grand plaisir que nous lui confions
cette rubrique.
Dans l’univers de Cyril Bailly
uand la période d’abondance où les truites
et les ombres se laissaient séduire sans trop
de difficulté est arrivée à sa fin, ceux-ci
vont, de jour en jour, se montrer très regar-
dants… voire même très vexants. Mais malgré tout,
cela reste encore pour moi la saison que je préfère. Il
faut parfois ruser et donner le maximum de soi pour
éviter une bredouille cinglante qui, je dois l’avouer,
n’est jamais bien loin. L’emploi de pointes fines est
alors de rigueur, le 10/100 devient un standard et pour
certaines journées très difficiles, je n’hésite pas à des-
cendre jusqu’à un diamètre de 8/100. En-dessous de
cette grosseur de fil, cela devient vite compliqué car
j’atteins rapidement mes limites, et il convient alors de
se résoudre à arrêter de pêcher, sous peine de distri-
buer des “piercings” à tout va. Qui dit pointe fine, dit
micro mouche, sans bien entendu, tomber dans l’ex-
cès. J’utilise des montages allant du 16 au 24. La taille
seize est à réserver pour le tricho bille et le tricho light
qui sont deux bonnes imitations en cette saison.
La Fourmi Foam est sans conteste la reine du moment
et c’est aussi mon montage préféré. Sa réalisation est
volontairement bourrue pour imiter un bon nombre de
mets qu’affectionnent les truites et ce, tout au long de
l’année. C’est une bonne à tout faire pour peu que l’on
varie les tailles d’hameçons. Elle imitera des Bibios
Marci, mouches de maison, Diptères en tout genre,
scarabées et, accessoirement, s’avérera une excel-
lente fourmi. Si Ephemerella Ignita a fait son apparition
dans la journée, n’hésitez pas à utiliser des petits
spents (taille 18 /20) vers la fin d’après midi ou le pré-
coup du soir. Tôt le matin, c’est également un bon
montage, si bien sûr, l’éclosion de la veille a été abon-
dante. Faites le tour des toiles d’araignées et vous
aurez rapidement une idée de ce qui s’est passé au
bord de l’eau dans les dernières vingt-quatre heures.
En y regardant de plus près, on trouve également
dans ces toiles une multitude de petits chironomes.
Là, ça se complique sévère, mais pas de panique !
Des micros CDC en taille 20 à 24 ou une petite oreille
de lièvre devraient vous procurer de belles surprises.
Pour la nymphe, pas de mouche miracle, mais des
modèles en petites tailles qui sont souvent la seule
alternative à une belle journée réussie. Pour ce faire,
des petites nymphes vernies en tailles allant du 18 au
24 me donnent entière satisfaction. Appliquez-vous par
contre à diversifier vos lestages pour déterminer celui
qui vous permettra de réaliser de belles dérives. Ces
petites friandises aux coloris acidulés, pour plusieurs
d’entre elles, peuvent surprendre par leur côté clin-
quant, mais sont très efficaces. En règle générale, les
couleurs primaires sont à réserver pour la pêche de
l’ombre et les coloris plus ternes pour celle de la truite.
Mais ce n’est pas une règle absolue : j’ai eu de belles
surprises auprès de Dame fario avec des modèles des-
tinés exclusivement à la pêche de l’ombre. Ce dernier
est un poisson si fantasque, qu’il en devient fantastique
à leurrer à cette saison délicate. C’est une pêche très
technique malgré les idées reçues chères à certains,
surtout si ces ombres se sont fait taquiner durant tout
le début de saison. Leur pêche prend alors tout son
sens avec ces petits modèles de nymphes. L’emploi de
divers lestages, comme les petites billes en tungstène
et en laiton de diamètre 1,5 et 2 millimètres, vous per-
mettra d’atteindre des zones profondes et rapides, le
plomb et le cuivre étant à réserver pour les pêches plus
lentes et par un faible niveau d’eau. En dernier lieu,
notez bien que c’est là une pêche de Sioux où la dis-
crétion est de mise.
Dans la mesure du possible, évitez d’entrer dans l’eau,
maîtrisez et limitez vos mouvements pour une meilleure
approche. Prenez le temps de bien tout observer et
choisissez un beau poisson. Dans ces conditions, qui
la plupart du temps sont très ardues, une belle truite ou
un bel ombre que l’on a réussi à berner constitue tou-
jours une admirable performance.
Chironome au corps revêtu de résine UV.
Fourmis foam.
Trichobilles
Nymphes aux corps revêtus de résine UV.
Spents aux corps revêtus de résine UV.
siette et ne nous voyant pas, nous
permettent de nous approcher
d’elle si près qu’on peut parfois les
toucher avant de les voir s’enfuir
à tire d’aile dans les vagues. Nous
tuons ainsi le temps en explorant
ce récif fantastique que nous
avions jusque là à peine vu tant
nos yeux étaient sans arrêt rivés
sur les poissons que nous tra-
quions.
Arrivés dans le « hot spot », l’eau
est toujours trop basse et Andrew
en profite pour nous donner
quelques conseils pour améliorer
notre technique :
« Le but est bien sûr de lancer la
mouche deux à trois mètres
devant la carangue et de la rame-
ner aussi rapidement que tu le
peux. Pour cela, tu lances sans
lâcher complètement la soie et en
la laissant glisser entre le pouce et
l’index de ta main gauche qui en
se joignant forment un anneau.
De cette façon tu peux garder le
contact avec la soie, ce qui te per-
met, encore en l’air, de la passer
très rapidement à ta main droite
qui tient la poignée. Tu es ainsi
prêt à ramener la mouche dès son
contact avec l’eau. Et surtout
n’oublie pas de garder le bras
droit au niveau des yeux, afin que
le moulinet soit assez haut pour
pouvoir ramener un maximum
de soie à chaque tirée sur celle-ci.
Enfin, dernier détail très impor-
tant : le talon de la canne doit en
permanence rester en contact avec
l’avant bras pour que la soie ne
passe pas de l’autre coté du mou-
linet et vienne bloquer le “rush”
du poisson. Gare à la canne si
cela arrive… ! Avec un peu de
chance, on va pouvoir mettre tout
cela en pratique après le casse
croûte » nous dit-il en souriant !
A présent le thermomètre doit
dépasser les 40° et ne pensant pas
rester aussi longtemps dans le
coin, nous avons commis la
grosse erreur de ne prendre qu’un
litre d’eau par personne en
sachant qu’il en faudrait au mini-
mum trois fois plus. Déjà la
fatigue liée à un début de déshy-
dratation se fait sentir et le moral,
si ça continue, va finir par être
aussi bas que la marée ! Plus que
deux heures avant de retourner au
catamaran et rentrer, et tandis que
la mer monte à grand pas,
Andrew me montre une
silhouette noire qui fait les bor-
dures du chenal. Bousculés par
les vagues et de l’eau jusqu’à la
taille nous courrons immédiate-
ment tant bien que mal dans sa
direction et je lance puis ramène
comme un bolide une imitation
de calamar en suivant à la lettre
les consignes que vient de donner
notre guide. A peine à cinq
mètres de nous, au moment où je
m’apprête à relancer, Bingo ! J’ai
le bras arraché par une énorme
tirée et immédiatement, canne
basse, je ferre de toutes mes forces
à trois reprises ! Mon « fast food »
ne semble pas être si apprécié que
ça et s’engage alors un combat de
titan ou plutôt comme le dit
Andrew « a street fight », une
bagarre de rue, où il faut immé-
diatement montrer qui est le chef
en laissant prendre à ce loubard le
La pêche du milk-
fish, une spécialité
de Saint-François.
La mouche qui
permet de prendre
ces poissons
herbivores est
une trouvaille
locale.
Où pêcher
De l’eau et des poissons magnifiques en eaux bleues comme sur les flats. Saint-Fran-
çois fait partie des meilleures destinations au monde pour la pêche à la mouche en
mer. Cette diversité est un atout car cela permet de s’adapter selon les conditions
météo. En revanche, cela oblige à tout prévoir pour la pêche de poissons dont le ma-
tériel et l’approche sont très différents. L’infrastructure en place est très profession-
nelle, tout comme les guides, qui connaissent parfaitement les habitudes des poissons.
Technique de pêche :
Le bonefish :
Ce chapitre ne mérite pas d’être développé
car ces poissons sont si nombreux à Saint
François que c’est l’endroit idéal pour faire
– s’il y’a lieu – son apprentissage et, en sui-
vant les conseils du guide, en pêcher plu-
sieurs très rapidement !
Le milkfish :
Ce poisson est considéré comme l’un des
plus difficile à pêcher, au point que les meil-
leurs spécialistes de la pêche à la mouche
en mer pensaient qu’il était impossible de
le prendre avec cette technique il y’a seu-
lement une quinzaine d’années. On dit tou-
jours, sûrement en exagérant un peu, qu’il
faut des centaines de lancers pour en sor-
tir un !
L’idéal est un jour sans vent lorsqu’on peut
voir les bancs se déplacer en surface en as-
pirant, comme le font les mulets, de petits
bouts d’algues.
En pratique trois problèmes sont à résou-
dre :
• Lancer assez loin et avec précision, parfois
même au-delà de vingt mètres, car pour
ne pas les effrayer, on utilise le moins pos-
sible le moteur du bateau. Le souci, c’est
qu’ils changent sans arrêt de trajectoire, ce
qui fait qu’il est parfois difficile d’anticiper
leur parcours. D’où l’intérêt de lancer aussi
rapidement que possible.
• Maintenir la mouche au niveau des pois-
sons près de la surface nécessite de faire,
canne basse, de lentes et courtes récu-
pérations de la soie qui, en restant ten-
due permet de sentir la discrète touche
lorsque la mouche est prise. Tout en gar-
dant la canne basse, dirigée vers la sur-
face de l’eau, il est alors nécessaire de
faire trois ou quatre puissants ferrages
dans des directions différentes. Le premier
rush, qui peut atteindre 200 m et plus, est
d’une puissance extraordinaire et se ponc-
tue souvent de plusieurs sauts.
• A chacun de ces sauts il faut rabaisser la
canne pour éviter la casse. Puis c’est le
véritable combat, un bras de fer qui va
durer souvent plus d’une heure. J’en ai
combattu un durant environ une heure
et demie qui a été capable de tirer le ba-
teau sur trois à quatre cents mètres au
cours des vingt dernières minutes. De
quoi vous encourager à devenir végéta-
rien !
Le triggerfish :
Se nourrissant dans très peu d’eau, ce pois-
son est facile à repérer mais s’avère être
d’une méfiance extraordinaire, capable de
repérer le mouvement d’une canne à vingt
mètres ! La seule façon de tenter sa chance,
c’est d’attendre pour lancer qu’il fasse du
“tailing” et mette son nez dans l’assiette.
Mais la partie est encore loin d’être gagnée,
car se nourrissant généralement de crabes
au milieu des coraux, il est souvent difficile
de donner vie à la mouche sans accrocher
le fond. Lorsque par chance ce n’est pas le
cas et que le poisson semble intéressé,
comme le font souvent les permits, il vient
renifler le leurre et poursuit sa route.
La carangue :
La technique est simple : lancer devant le
poisson et récupérer la soie le plus vite pos-
sible. Ça paraît très simple, mais ça ne l’est
qu’en apparence car tout doit se faire dans
la précipitation ! En effet c’est le plus sou-
vent en pêchant d’autres espèces que l’on
croise une carangue et récupérer la canne
que garde à portée de main le guide, sortir
10 à 12 m de soie tout en courant au mi-
lieu des vagues n’est pas toujours évident.
D’où le peu de prises, des poissons perdus
et des cannes cassées ! Certainement est-
il préférable, comme nous l’avons fait, de
ne pas s’éparpiller et de consacrer quelques
heures uniquement à la recherche de ce
poisson. Il en vaut vraiment la peine !
Permit, requin… Plus de soixante espèces
se pêchent à la mouche à Saint-François !
Ce lagon est une véritable pochette sur-
prise dans laquelle on évolue sans jamais
se lasser. Sûrement très peu de lieux de
pêche au monde ont une telle biodiver-
sité !
Où pêcher
Guide pratique
Matériel de pêche :
Bonefish :
• Canne de 9’ pour soie de 8
.
• Moulinet pour eau salée avec frein cor-
rect et 150 m de backing de 30 lb.
Soie flottante WF spécial mer.
Bas de ligne de 9’ en flurorocarbone 12-
20 lb.
Prévoir un assortiment de mouches lé-
gères et d’autres lestées sur hameçon
n°4. Elles seront de préférence peu gar-
nies et munies d’un montage anti-herbe.
Habituellement on essaie d’assortir la
mouche à la couleur du fond. Les cou-
leurs conseillées sont le rose, le blanc, le
orange, le vert chartreuse et le beige.
Les modèles sont classiques : crazy char-
lie, gotcha, bonefish special, crevettes…
Triggerfish :
• Canne de 9’ pour soie de 10, moulinet
avec ligne flottante et 300 m de backing
de 30 lb.
• Bas de ligne de 20 lb.
• Mouche : toutes les mouches doivent
être montées sur Hamecon n°2 extrê-
mement solides.
• Les crabes de couleur olive, marron,
orange ou beige sont les plus « pre-
nants ».
Milkfish :
• Canne de 9’ pour soie de 10, moulinet
avec ligne flottante et 300 m de backing
de 30 lb.
• Bas de ligne de 9’ et de 20 à 30 lb en
fluorocarbone.
• La mouche qui imite des algues a été in-
ventée à Alphonse Island et elle est four-
nie sur place.
Carangue :
• Canne de 9’ d’action rapide pour soie
flottante de #12.
• Moulinet solide avec très bon frein et
300 m de backing de 30 lb en dacron
de préférence.
• Bas de ligne 9’ de 60 à 100 lb !
• Mouches : la qualité de l’hameçon est
primordiale ! on choisira les plus résis-
tants qui sont en nickel ou en cadmium ;
La courbure doit être assez large et il fau-
dra prendre garde qu’elle ne soit pas di-
minuée par un excès d’époxy lors du
montage de la tête. Ainsi on préfèrera les
hameçons Mustad N°4/0 à 8/0 pour tar-
pon ou big game, ou les Gamagatsu
SL12S. Les mouches les plus classiques
utilisées sont du type streamers, clousers,
tarpon bunnies ou gros crabes et cala-
mars. On évitera toutes les mouches
« bling-bling » qui attirent plus les pê-
cheurs que les carangues…
• A ne pas oublier :
– Un écran solaire indice 40 ou 50 résis-
tant à l’eau.
– Un chapeau, un masque, des gants de
protection solaire, des lunettes polari-
santes, et du sparadrap pour protéger l’ex-
trémité des doigts du frottement de la
soie.
– Un sac étanche peut être aussi utile
lorsqu’on devra s’éloigner du bateau.
Où dormir
A Mahe le nombre d’hôtels est tel qu’il per-
met de satisfaire même les plus exigeants.
Loin des grands complexes hôteliers nous
avons préféré une petite structure familiale,
l’Auberge d’Anse Boileau, qui ne propose
pas autant de confort que les chaînes in-
ternationales mais qui offre plus de convi-
vialité et une excellente table. De plus, elle
est très bien placée, face au port et peut
organiser des sorties de pêche.
Adresses utiles
Alphonse Resort
Site web : www.alphonse-resort.com
Email : [email protected]
[email protected]
Auberge d’Anse Boileau :
www.aubergeanseboileau.com
[email protected]
Pour en savoir plus :
Site web : www.seychelles.travel
Email : [email protected]
nuit derrière Central Station,
accompagné par des amis de la
société Reins (French touch
Fishing) et Thomas Vogels d’Illex,
jamais contre une partie de
“street”. C’est assez étrange de
pêcher la nuit. Les sensations ne
sont pas du tout les mêmes et j’ai
vraiment eu l’impression de
pêcher en aveugle, ma tresse fai-
sant office de canne blanche en
quelque sorte.
Côté technique, nous recher-
chons le sandre, au drop shot et en
linéaire. Il n’y a pas énormément
de fond, deux à quatre mètres tout
au plus et nous pouvons donc
pêcher léger : 2,5 gr pour moi en
linéaire avec mon Ripple Shad
Berkley jaune et violet 6 cm, tan-
dis que les autres utilisent des
plombées de 1,5 à 3 gr pour
pêcher au rockvibe essentielle-
ment. Cet endroit est des plus
intéressants car situé juste à une
sortie de l’Ooster-dok, immense
point de passage obligé pour les
bateaux lorsqu’ils veulent rentrer
au cœur d’Amsterdam. Vous ima-
ginez bien les remous qui y sont
générés et leurs influences sur le
comportement des sandres !
D’ailleurs, très rapidement, nous
avons les premières touches et en
ce qui me concerne, je me fais
ouvrir un hameçon sur une tête
“power jig” Berkley dès la toute
première ! Incroyable… ça ne
m’était jamais arrivé avant. Sûre-
ment un sandre très agacé…
Dans la foulée, seconde touche et
un sandre d’une cinquantaine de
centimètres rejoint mon épuisette
tandis que Fred Miessner en fait
autant. Beau doublé !
Nous avançons maintenant vers
Central Station, la gare d’Amster-
dam et pêchons des endroits
Matériel à prévoir :
• Une canne pour le drop shot et
une canne pour le bait casting
pour ce qui concerne la pêche
en linéaire. Côté tresse, une
8/100
ème
pour le drop et une
15/10
ème
pour le linéaire sur
laquelle vous raccorderez votre fil
fluorocarbone de 20 à 35/100
ème
pour les zones à brochets.
• Consommable : plomb drop
shot de 2,5 à 14 g et tête plom-
bées de même poids. J’avoue
une certaine préférence pour les
têtes Berkley Power Jig ainsi que
pour les têtes Northland fishing
(Florida Fields) dans les faibles
grammages.
• Côté leurres : pour le drop shot,
le Gambit Ring Worm (Illex) a
été incontestablement “LE”
leurre qu’il fallait ce jour-là mais
n’hésitez pas à emporter avec
vous quelques Drop Shot Min-
now (Berkley), Still Gun
(Gunki Pezon & Michel) et
enfin des Live Baby Shad (Lake
Force). Pour les pêches à gratter
ou en linéaire, les leurres qui
m’ont permis de réussir au
mieux ont été les Rockvibes
Shad deux et trois pouces colo-
ris “glow melon soda” et Fat
Rockvibes Shad quatre pouces
coloris “glow melon soda”,
“pink silver” et “chika orange”
(Reins) ainsi que l’Ammonite
Shad coloris “pink” (Illex) et le
Ripple Shad 7 cm, coloris “pur-
ple chartreuse” (Berkley).
• Enfin, si vous êtes à plusieurs et
décidez de venir pêcher sous le
soleil d’été, peut être serait-il judi-
cieux d’emporter avec vous une
canne un peu plus puissante pour
pêcher au spinner et en texan
dans les herbiers des canaux et
des lacs. Vous pourriez avoir de
belles surprises avec les brochets.
Les Pays-Bas sont considérés
comme La Mecque de la pêche
du sandre et Amsterdam est véri-
tablement une ville faite pour le
Street Fishing !
Ses canaux, son port et ses divers
lacs vous permettront d’assouvir
votre passion tout en découvrant
une ville à l’histoire incroyable-
ment riche.
Comment s’y rendre :
• En train : www.voyagesncf.com
De Paris, nous sommes à 3h20
d’Amsterdam et des premiers san-
dres accessibles !
L’aller-retour avec une carte
12/30 par exemple et en s’y pre-
nant deux ou trois mois à l’avance
coûte entre 80 et 150 euros maxi-
mum pour les jeunes.
• En bus : www.eurolines.fr
De Paris, vous pourrez trouver
selon l’époque un aller simple à
25 euros
Un tarif normal revient lui à une
quarantaine d’euros. Il vous fau-
dra compter environ huit heures
de bus pour arriver à Amsterdam.
Ou dormir :
Arknoa Houseboat
Noa PB 14816, 1001 LH, Ams-
terdam
Email: [email protected].
Tél. : +31206234975
Mobile : +31623230623
Une péniche auberge à 9minutes
de la gare ! A partir de 50 euros la
nuit pour une personne seule et
90 euros pour deux personnes.
Autres adresses d’auberges de jeu-
nesse : www.hostelworld.com
Côté météo :
Quand vous y rendre ? Quand il
fait doux !
Rien de plus désagréable que de
pêcher dans le froid et sous la
pluie. Je vous conseille donc de
faire le périple entre juin et octo-
bre. C’est, qui plus est, la
meilleure période pour pouvoir
assister aux nombreuses fêtes et
festivals proposés par la ville
d’Amsterdam.
http://www.amsterdam.info/fr/ev
enements/
Pour votre carte de pêche :
Demandez un VISPAS (environ
15 euros pour un long week-end)
Magasin Hengelsport
Beethovenstraat 178
1077 JX Amsterdam
Tel : 020 626 49 88
email: [email protected]
Site web: www.ahv.nl
Quelques infos utiles
côté tourisme :
Vous trouverez sur le site suivant
beaucoup d’informations en fran-
çais sur les monuments et musées
à visiter : http://www.amster-
dam.info/fr/office-tourisme/
Renseignements pratiques
A priori, d’ailleurs, ils ne
connaissent pas non plus les
montages texans et le fluorocar-
bone ! Ma route me conduit
ensuite à Temple Bar, quartier
mythique de Dublin où il vous
faudra vous rendre le cas
échéant pour au moins deux
raisons. Je ne sais pas dans quel
ordre vous les présenter. Alors
bon, commençons par la pêche
mais n’oubliez pas d’y aller aussi
la nuit, où une ambiance cha-
leureuse et cosmopolite vous y
attend à bras ouverts.
Rory’s Fishing Tackle
C’est à Temple Bar que se situe
le magasin de Rory Harkin,
Rory’s Fishing Tackle. C’est
tout simplement le plus vieux
magasin d’articles de pêche de
Dublin encore en activité !
Même les personnalités qui font
la une d’une presse que nous
pêcheurs lisons peu, sont venus
ici ! Bono de U2, Tom Cruise,
Ozzy Osbourne, Bill Clinton et
même Amy Whinehouse tom-
bée sous le charme d’un tee-
shirt ! J’appris dans ces deux
magasins qu’il n’y a pas besoin
de carte de pêche pour pêcher la
truite ou le brochet ici ! Excel-
lent ! J’appris aussi que la pêche
de la truite de mer et du sau-
mon est fermée dans la Liffey
pour les dix prochaines années
afin de reconstituer les stocks de
poissons, ce qui semble payer
puisque l’an dernier près de
5000 saumons sont passés par
Dublin ! Et enfin, je rencontrai
chez David une personne
exceptionnelle qui m’a beau-
coup aidé durant ce voyage,
Des Chew ! Des est une sorte
d’éducateur spécialisé à Dublin,
où il travaille pour le «Dublin
Angling Initiative » et contribue
à faire découvrir la pêche aux
jeunes des écoles de la ville.
Excellent pêcheur par ailleurs, il
me conseilla de tenter ma
chance à Maynooth, dans la
banlieue ouest proche de
Dublin, l’accès en étant simple
par train et le site « farci » de
brochets ! J’en pris bonne note.
Je fis également grâce à lui la
connaissance de David Tilly,
ancien champion de triathlon,
vendeur et pêcheur d’appâts de
père en fils mais aussi guide de
pêche en kayak de mer dans la
baie de Dublin. David fait par-
tie des personnes les plus
gentilles qu’il m’ait été donné
de rencontrer au cours de mes
voyages. Le courant passa bien
et il me proposa d’emblée une
sortie en baie de Dublin pour
une partie de pêche à pied ! Je
ne pensais pas que le street
fishing pourrait un jour me
conduire à ramasser des cou-
teaux dans une grande ville !
Ainsi donc, à peine arrivé, je
passai ma première soirée avec
David et un groupe de scouts
marins à découvrir la baie de
Dublin et à apprendre à pêcher
le couteau ! Ce fut un moment
assez extraordinaire et totale-
ment improbable ! Les gamins
étaient morts de rire du début à
la fin mais écoutaient dans un
silence religieux les explications
de David sur le biotope marin.
Je pris aussi rendez vous, par la
même occasion, avec les bars du
coin qui sont ici très nombreux,
septembre étant une très bonne
saison pour la pêche des gros
spécimens du bord.
Après une bonne nuit de
sommeil, je partis donc le len-
demain à la recherche des
brochets de Maynooth. Direc-
tion Connoly Station, à
10minutes à pied du B&B,
pour prendre mon train. Arri-
vée prévue 40 minutes plus
tard, (vous pouvez aussi prendre
le train à Pearce Station, située
à deux minutes à pied, mais ce
jour là, les horaires de Connoly
me correspondaient mieux).
L’aller-retour ne coûte que
6euros ! Alors pourquoi se pri-
ver ? Sur la route me menant à
la gare, je croisai des tasses
étant déjà bien avancé, je com-
mençai à m’inquiéter et à me
dire qu’il me faudrait revenir !
J’enchaînai ainsi quelques mètres
plus loin avec un autre petit bro-
chet, puis tentai un peu la
perche avec un turbo shad sur
un montage identique. Une
petite perche vint rapidement
me saluer, puis je me fis couper
royalement cette fois par ce
qu’on appellerait ici une poutre !
Une fois la déception passée, je
retentai les poissons du début,
mais je compris très vite qu’ils
n’étaient pas disposés à me don-
ner de seconde chance. Mais
bon, j’étais assez satisfait d’avoir
trouvé un coin superbe, réelle-
ment rempli de brochets, juste
à deux pas de Dublin !
Mission accomplie,
il est temps de rentrer !
Le lendemain, je décidai
comme prévu de tenter le bar !
Je pris donc la direction de la
baie de Dublin en longeant la
rive droite de la Liffey.
J’aperçus peu de temps après
être parti un poisson en bor-
dure. Curieux, je lui présentai
un petit Roller Gun sur tête de
deux grammes et il lui colla un
coup de boule monumental ! Le
combat me parut étrange et
j’eus l’impression que c’était
une truite. Je ne m’attendais pas
à ça ! Rapidement mis au sec, je
m’aperçus alors que notre ami
était en fait un jeune saumon,
que je m’empressai de remettre
délicatement à l’eau. Ça com-
mençait bien… Après une
balade de 40 minutes, j’arrivai
dans ce qu’on appelle l’Irish-
town Nature Park, une zone
protégée au sud-est de Dublin.
C’est absolument magnifique !
Je pêchai un peu les plages au
leurre de surface, histoire de
voir si un gros bar ne maraude-
rait pas dans le coin, mais ne
m’attardai pas trop car mon
objectif était la grande digue
qui termine la baie. Il me fallut
encore marcher un peu, mais
Sans aucune
indication sur
les possibilités de
pêche dans Dublin
hormis l’avis
des détaillants,
Guillaume n’a
pu se fier qu’à
son instinct.
Ci-dessous, un smolt
(jeune saumon qui
vient de rejoindre
la mer), tout surprit
de tomber sur
Tchouc !
Où pêcher :
Les aventures de Tchouc
par malchance, un orage arriva
alors sans crier gare sur moi, et
un rideau de pluie s’abattit sur
la baie alors que j’étais encore
sous le soleil. J’essayai d’avancer
plus vite en sachant bien que de
toutes façons j’allais prendre
une douche, ce qui arriva en
effet une fois parvenu sur la
digue…
Dublin entre deux averses
Trempé jusqu’aux os comme
Marie ma photographe, je n’ai
pas eu alors le courage de tenter
de prendre un bar. La pêche,
pour moi, doit rester un plaisir
et je n’en aurai pas eu en trem-
blant de froid. Ce sera donc à
vous d’aller tenter votre chance
et de me dire si le spot est aussi
bon qu’on me l’a annoncé !
Le pire dans tout ça, c’est
qu’une heure après, un grand
soleil brillait sur Dublin. Après
avoir séché, en marchant, nous
décidâmes de jouer un peu les
touristes et de visiter le centre de
Dublin. Cette ville est vraiment
magique. Vous y croisez des
“leprechauns”, des faiseurs de
bulles, des pianistes jouant en
pleine rue et de belles rencontres
vous y attendent à tout instant.
C’est là que nous avons rencon-
tré Mark Kelly et Kate, deux
musiciens venus de Suisse
et Tristan’O’Meara, venu lui
d’Australie. Nous avons passé
un excellent moment en leur
compagnie, à échanger des idées
sur la musique et sur la pêche, et
nous avons fini par nous pro-
mettre de nous croiser à
nouveau sur les routes. C’est
ainsi que nous avons terminé
notre partie de Street Fishing à
Dublin, après avoir tout de
même rendu visite au Trinity
College et son livre de Kell, ainsi
qu’au Musée d’Histoire Natu-
relle, tous deux situés à deux pas
de notre chambre. J’essayai tout
de même le Grand canal, mais
sans résultat et même sans voir
une seule écaille. Comme me
l’avait dit Des, la pêche en plein
centre ne donne pas de grands
résultats. Et les bords de la Lif-
fey sont beaucoup trop hauts et
presque totalement inaccessi-
bles. Pour conclure, je dirai que
tout bon “streeteux” voyageur se
doit d’aller rendre visite à
Dublin, une “petite” ville à taille
humaine où il fait vraiment bon
vivre et où nous avons rencontré
sans rien demander des gens
chaleureux et très serviables ! La
vie y est surprenante. Tout le
monde vous parle dans les pubs
et s’intéresse à vous (peut être
parce que vous vous baladez
avec une canne à pêche ? mais
pas seulement…). Enfin, je suis
persuadé qu’il est réellement
possible ici de bien s’amuser
aussi à la pêche, que ce soit sur
les perches et les brochets de
Maynooth, ou sur les bars de la
baie de Dublin.
Des Chew,
s’active à faire
découvrir les
choses de la
nature aux
enfants de
Dublin.
Ce jour-là,
ramassage
de couteaux.
Matériel à prévoir :
Une canne de voyage en trois ou quatre
brins qui pourra tenir dans votre valise et
couvrir une gamme de techniques variées
allant du spinnerbait à la pêche en texan ou
au leurre de surface. Pour cela, la Pezon &
Michel Gunki Hi trois brins spinning est
parfaite selon moi. Leurres : quelques
spinners, leurres de surfaces et leurres
souples Hollow Belly et Split Belly Berkley,
Gunky Roller Gun et Gunky Sweep Gun Pezon
et Michel accompagnés de têtes plombées
de 1 à 15gr, plus quelques balles et
hameçons texans.
Contacts :
Hébergement : O’Neills Victorian pub and
Townhouse 36-37 Pearse Street, Dublin 2.
Tél. : +353 1 6714074.
http://www.oneillsdublin.com
Une chambre simple coûte 79 euros et la
chambre pour deux personnes 99 euros. Les
petits déjeuners très copieux sont inclus.
Guide de pêche :
Dave Tilly : celticguidedfishing.blogspot.com
Profitez d’une partie de pêche en kayak de
mer avec Dave pour découvrir la beauté de la
baie de Dublin, ça vaut vraiment le coup !
Magasin : 50 Irishtown,
Dublin 4. Tel : 00353-01-0876837759.
Email : [email protected]
Meilleure période :
Je ne saurais trop vous conseiller de vous y
rendre au mois de septembre car les
brochets sont en pleine forme, cachés dans
les herbiers, et les bars toujours sur la côte.
Septembre est également le mois rêvé pour
tenter les plus gros bars.
Pour partir :
Ryan Air : www.ryanair.fr
Informations diverses :
La monnaie est l’euro et vous ne devriez pas
être trop perdu dans les magasins.
N’hésitez pas à prévoir un gros bagage en
soute avec votre matériel de pêche et vos
vêtements de pluie.
Une fois à l’aéroport de Dublin, vous pourrez
soit louer une voiture et vous rendre
directement à Dublin centre avec votre GPS
(en français), assez pratique surtout pour
s’adapter à la conduite à gauche, ou alors
prendre un taxi (comptez 38 euros environ)
pour rejoindre le centre de Dublin.
Pour les horaires de train : www.irishrail.ie
Guide pratique
Le Sorcier d’Ornans
Par l’auteur de
Autopsie d’une truite
. Re-
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dans ce nouveau roman passionnant.
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Un tour du monde des plus belles pêches
sportives. Un livre pour rêver mais aussi pour
apprendre.
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Cet ouvrage est tiré d’une thèse vétérinaire.
Un des plus importants travaux jamais consa-
cré au roi des poissons. 719 pages.
François Cohendet
Prix franco : 30
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Les aventures d’Eric Joly ne sont pas
toutes triomphantes. Mais elles ont en
commun d’avoir été écrites par un des
meilleurs conteurs de sa génération.
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du pêcheur de truites en pédalo (réf.110 274): 26
Grandes Pêches (réf. 120 435) : 30
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