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Pêches sportives magazine n°94
FOCUS : • Quoi de neuf pour 2013 ? • N’oubliez pas la virgule ! • Shimano Chronarch E • Sébile Fast cast et Vibrato • Hameçons VMC Strategik Predator • Montage : la métamorphose du segde • Fiches leurres : Smith Vivid Live Shad, Rapala Clak’in Crank 70 PECHES sportives n°94 Nouveau prix 5,90 […]
Rupture de stock
Description
FOCUS :
• Quoi de neuf pour 2013 ?
• N’oubliez pas la virgule !
• Shimano Chronarch E
• Sébile Fast cast et Vibrato
• Hameçons VMC Strategik Predator
• Montage : la métamorphose du segde
• Fiches leurres : Smith Vivid Live Shad,
Rapala Clak’in Crank
70
PECHES
sportives
n°94
Nouveau
prix
5,90
au lieu de 7,90
nouveautés
•
Etude du relâché
•
Salons, l’envers du décor
• Réflexion sur la fermeture
L’écho du radier : un poisson,
ça bouge énormément
•
Echappée belle en Islande
Nous avons décidé de retirer le DVD des numéros
de
Pêches Sportives
qui sont vendus chez les marchands
de journaux.
Cela revenait trop cher. A vous et à nous. Et ceux que
le DVD intéressait moyennement, râlaient, justement,
de ce prix de vente excessif (8,90
, puis 7,90
Aujourd’hui, nous baissons le prix de vente de
Pêches
Sportives
sans DVD.
Ceux qui voudront le recevoir auront le choix entre
s’abonner à
Pêches Sportives
au prix actuel de 40
pour
6numéros et 6 DVD, ou commander le DVD
spécialement au prix de 7,50
Tous auront la possibilité d’en voir un extrait en
streaming sur notre site www.peches-sportives.com. Ils
pourront ainsi acheter en connaissance de cause.
Voilà, nous ne pouvons faire mieux. Je m’obstine à
éditer
Pêches Sportives
en dehors de toute idée de profit,
parce que je crois que ce magazine et son site internet
jouent un vrai rôle dans la défense de ce qui fait notre
passion. Je continuerai tant que j’en aurai les moyens.
Il dépend aussi de vous que je les aie.
Vincent Lalu
EDITO
De vous à nous,
Administration, rédaction, publicité :
Editions La Vie du Rail/ Pêches sportives
11, rue de Milan, 75009 Paris –
Tél. : 01 49 70 12 02.
Télécopie : 01 48 74 37 98.
E-mail : [email protected]
Comité éditorial :
Philippe Bertin,
François Boucheix, Bertrand Bourgeois,
Alain Gugenheim,
Vincent Lalu.
Directeur de la publication :
Vincent Lalu.
Rédacteur en chef :
Samuel Delziani.
Ont collaboré à ce numéro :
Philippe Boisson, Philippe Collet, Samuel Delziani,
Philippe Geneix, Vincent Lalu, Verdon La Gâche,
Jean-Chrisitan Michel, Guy Périat, Jean-Pierre et
Kathleen Piccin, Sylvain Richard, Jean-Marc Theusseret.
Réalisation graphique :
amarena.
Secrétaire de rédaction :
Jean-Luc Roullet
Chef de fabrication :
Robin Loison.
Abonnements :
Anne-Laure Bidolet.
Tél. : 08 11 02 12 12.
Publicité hors captif
: Virginie Merlin
Tél. : 01 46 03 04 42 – 06 87 16 71 02
E-mail : [email protected]
Publicité secteur pêche :
Maurice Deleule
Tél. : 06 07 09 09 15.
[email protected]
Eléments techniques publicitaires:
Maryline Renaud.
E-mail : [email protected]
Photogravure :
La Vie du Rail.
Impression :
Imprimerie Moderne de l’Est, Baume-les-Dames (25)
Commission paritaire :
1112 K 82373
.
ISSN : 1252-8358.
Dépôt légal : à parution.
Marketing et diffusion presse :
Destination Média
Photo de couverture : Truite sauvage de la Sorgue
Pêches sportives n° 94
Sommaire
RENCONTRE
p.30
– Salons, l’autre côté du décor
NOUVELLE
p. 38
– Réflexion sur la fermeture
CAHIER FOCUS
p. 56
– Quoi de neuf pour 2013 ?
– N’oubliez pas la virgule !
– Shimano Chronarch E
CAHIER FOCUS
p. 82
– Sébile Fast Cast et Vibrato
– Nouveaux hameçons VMC
– La fabrication d’un stinger
CAHIER FOCUS
p. 93
– Fiches leurres : Smtih Vivid Live
– Rapala Clak’in Crank
MONTAGE
p. 94
– La métamorphose du sedge
OÙ PÊCHER
p. 102
– Echappée belle en Islande
PETITES ANNONCES
p. 113
– Les petites annonces
de
Pêches sportives
TECHNIQUE
p. 48
– Etude du relâché
ACTUS
– Les Assises de la Loue
– La Fédération de pêche du Puy-
de-Dôme condamnée par la Cour
de Cassation.
L’ÉCHO DU RADIER
p. 22
– Un poisson ça bouge
énormément
Un DVD est inclus dans ce numéro
pour les abonnés
REFLEXION
p. 28
– A propos du droit des
Bêêêtes…
professeur Jean Verneaux, re-
layé par le Conseil supérieur
de la pêche (CSP), puis par
l’Office national de l’eau et
des milieux aquatiques
(Onema). Les effets de l’eu-
trophisation, qui entraîne des
réactions en chaîne, sont éga-
lement parfaitement connus
et compris. L’excès d’algues
colmate les fonds et anéantit
les populations d’invertébrés.
L’eau chauffe beaucoup plus
sur un fond couleur vert bou-
teille que sur une blonde gra-
vière. L’oxygène dissout est
inexistant en fin de nuit sur
les zones les plus colmatées,
etc . La Direction régionale de
l’environnement (Diren),
avait, il y a au moins quinze
ans, mesuré la pousse des
algues filamenteuses sur une
journée sur certains points cri-
tiques. Sur le Doubs, à Mont-
benoît, elle atteignait alors
250 g/m² ! Chargé de pré-
senter son étude comme une
sorte de bilan de la situation
actuelle, Jean-François Hum-
bert, expert national d’une
analyse commanditée par
l’État concernant la Loue, ren-
due publique au printemps,
a, lors de ces assises, rappelé
le caractère eutrophisé de la
rivière. Bien. Ce n’est plus un
secret pour personne. Une
fois le problème cerné, M.
Humbert n’est plus vraiment
revenu sur cette évidence, en
mettant plutôt le doigt sur les
micropolluants, suspectés
d’avoir tué les poissons ou
encore sur le réchauffement
climatique, observé depuis
1987, avec force graphiques
et courbes pour démontrer
qu’en Franche-Comté, la tem-
pérature s’est apparemment
élevée de quelques degrés.
Inutile d’être un grand scien-
tifique pour trouver dans l’eau
de la Loue et ses fonds deve-
nus sombres les raisons d’un
réchauffement. Ces experts
sont-ils totalement indépen-
dants ? Ceux-là même qui ont
mis en cause dans le rapport
national Loue la pratique du
no-kill comme éventuelle res-
ponsable de ces mortalités
pisciaires… Il est permis d’en
douter. Bien sûr qu’il est im-
portant de comprendre le
rôle des micropolluants, mais
dans le même temps, on ne
peut nier l’évidence et l’ur-
gence. Un début de réponse
se trouve dans les recom-
mandations de certains scien-
tifiques présents à ces assises,
notamment des géologues,
qui demandent d’urgence
une réglementation spéci-
fique aux zones karstiques.
Même la Chambre d’Agricul-
ture du Doubs, qui n’est pour-
tant pas un modèle d’agro-
nomie bio, à mis à l’étude
une zone test (Plaisirfon-
taine), qui prend en compte
la nature de chaque parcelle
pour y pratiquer l’épandage
qui lui correspond le mieux.
L’urgence concerne aussi les
produits de lave-vaisselle, qui,
contrairement aux lessives,
sont encore très riches en
phosphate. Les deux séna-
teurs présents aux assises,
Martial Bourquin et Claude
Jeannerot, ont pris l’initiative
de proposer au Sénat une in-
terdiction de ces produits. Le
préfet du Doubs s’est quant à
lui engagé à faire avancer le
dossier d’une réglementation
spécifique aux zones kars-
tiques.
L’ Aop Comté dans
la tourmente
La suppression des quotas
laitiers en 2015 s’inscrit dans
une volonté de politique agri-
cole européenne néolibérale,
au nom de la mondialisation
et d’une capacité autorégula-
trice des marchés. Les quotas
laitiers avaient été instaurés
pour obtenir des prix régu-
liers et rémunérateurs pour
les éleveurs. Les zones béné-
ficiant d’une AOC ou d’une
AOP, comme le comté, se
trouvaient ainsi à l’abri d’une
surproduction qui, comme
toujours, a pour inévitable
effet l’effondrement du cours
du lait. Dans le département
du Doubs, l’arrêt des quotas
laitiers laisse entrevoir une
production de lait accrue
d’environ 20 %, ce qui sera
dramatique pour les cours
d’eau. Le politiquement cor-
rect veut qu’on ne désigne ja-
mais directement un respon-
sable. Le préfet Decharrière
avait d’ailleurs ouvert ces as-
sises en rappelant que nous
n’étions pas là pour stigmati-
ser une activité ou une cor-
poration. Là au moins, c’est
clair pour tout le monde ! Le
comté n’est plus, pour une
bonne part, le fromage arti-
sanal dont se réclament les
publicités parfois menson-
gères imaginées par la pro-
fession. Le système se mord
la queue depuis longtemps :
obligation de nourrir les
bêtes avec le fourrage local,
épandage massif de fumier
et de lisier pour tenter de
faire pousser de l’herbe à 800
m d’altitude sur des sols dont
la plupart ne comptent que
quelques centimètres de
terre sur de la roche kars-
tique. Obligation de faucher
deux fois, voire trois au cours
de la saison, ce qui est res-
ponsable de la disparition de
plus des deux tiers des es-
pèces florales qui faisaient
autrefois toute la saveur de
ce fromage. L’annonce de la
suppression des quotas lai-
tiers lève la sécurité qui pro-
tégeait cette filière. Interrogé
lors des assises, Claude Ver-
mot-Desroches, éleveur et pré-
sident du comité interprofes-
sionnel du gruyère de comté
craint que certains agriculteurs
ne cèdent à la tentation de
L’arrêt des quotas laitiers laisse entrevoir
une production de lait accrue d’environ
20 %, ce qui sera dramatique
pour les cours d’eau
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Le calendrier
PECHES
sportives
D’accord,
c’était trop cher !
sphère et du site Natura 2000.
De par sa richesse écologique
exceptionnelle, la haute val-
lée de la Loire, de sa source
au Mont Gerbier des Joncs
jusqu’au Puy-en-Velay voire
plus en aval, peut prétendre à
une reconnaissance interna-
tionale du programme “ Man
and Biosphere “ de l’Unesco.
Le prestigieux label permet-
trait au site de rejoindre le
cercle des territoires d’excep-
tion au niveau mondial.
En plus des gorges de la
Loire, le projet pourrait en-
glober dans une seconde
phase les gorges de l’Allier,
voire de l’Ardèche, dont les
caractéristiques écologiques
sont proches. Cet ensemble
formerait la “ Biosphère des
sources et têtes de bassins
versants “, un site type qui
serait unique au monde.
Après une phase d’études sur
les écosystèmes aquatiques
et leurs milieux associés, une
cartographie du territoire sera
proposée. Elle permettra de
définir et de délimiter les dif-
férentes zones de la future
réserve de biosphère (aire
centrale, zone tampon, aire
de transition). Pour réussir, le
projet doit s’appuyer sur une
volonté locale, partagée par
tous. Ce sont les acteurs lo-
caux (élus, habitants, presta-
taires d’activités de tourisme
et de loisirs, associations, par-
tenaires institutionnels…) qui
décideront de mettre en œu-
vre cette démarche.
Pour cela, l’information et la
sensibilisation des élus et des
populations locales à la res-
source en eau (zones hu-
mides, rivières…) et à l’utilité
de préserver la richesse fau-
d’Aménagement et de Gestion
des Eaux) sur la Loire amont. Il
fixe des objectifs généraux
d’utilisation, de mise en va-
leur, de protection quantita-
tive et qualitative de la res-
source en eau. En 2009, l’EPL,
toujours propriétaire d’environ
430 ha de terrains dans la
haute Vallée de la Loire, a dé-
cidé d’abandonner le projet de
rétrocéder les terrains et de
rester propriétaire. Ce patri-
moine foncier, préservé de
tout aménagement, pourrait
d’après l’EPL constituer le
cœur d’une future réserve Bio-
sphère Unesco.
Pour finir, SOS Loire Vivante a
acheté et rénové en 1994 le
Mas de Bonnefont, une ferme
au cœur des gorges de la Loire
qui pourrait devenir l’un des
lieux de présentation et d’in-
formation de la réserve de bio-
nistique et floristique seront
mises en œuvre.
Le prestige qui découlera de
ce label sera un moteur puis-
sant pour le développement
d’activités économiques res-
ponsables et écologiques.
La labellisation du territoire
de la haute vallée de la Loire
sera également une marque
de reconnaissance de la va-
leur de ses paysages et de
l’importance de son capital
naturel. Elle permettra d’affir-
mer son identité de “ berceau
du plus grand fleuve français
et d’engager les actions né-
cessaires de valorisation de
son “ capital rivières “ excep-
tionnel.
Les étapes
Phase 1 :
organisation et
mise en œuvre d’actions per-
mettant une meilleure
La première collection
La pêche mode d’emploi
avec les meilleurs spécialistes
Cette collection se veut parfaitement complémentaire
des articles consacrés aux techniques de pêche publiés dans nos pages. Ces DVD, sont produits
exclusivement par et pour
Pêches sportives
, ce qui nous autorise une liberté totale dans le choix de nos intervenants et des messages que nous souhaitons
mettre en avant. Vous y découvrirez la pratique des différentes techniques de pêche à la mouche et aux leurres expliquée par les meilleurs spécialistes, les
conseils techniques, astuces, ainsi que des ateliers montage de mouches et des techniques de pêche aux leurres étape par étape.
Une excellente façon de progresser à votre rythme, car ces vidéos sont conçues pour des pêcheurs de tous niveaux, par les meilleurs intervenants :
Philippe Boisson, Yann Caléri, Alban Choinier, Philippe Collet, Quentin Dumoutier, Gaël Even, Yannick Rivière, Marcel Roncari, Wim Van de Velde, etc.
Première partie :
Pêche aux leurres en mer
dans le Cotentin avec Gaël Even et Sylvain Lauzier
Deuxième partie :
Pêche à la mouche en “washing line”
au réservoir de la Salamandre dans l’Aisne
avec Philippe Collet
Je souhaiterais recevoir le ou les DVD Pêches Sportives :
DVD n°6
DVD n°13
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DVD n°16
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PECHES
sportives
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DVD La leçon de pêche vol.9
1. Pêche à la nymphe “au fil” avec Yann Caléri.
2. Les stickbaits : conception, animation et utilisation avec Alban Choinier.
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DVD La leçon de pêche vol.10
1. Pêche “a vue” au sondeur en verticale avec Frédéric Jullian.
2. Technique de lancer en double traction avec Pierre-Emmanuel Aubry.
Première partie :
Pêche à la nymphe au fil avec Yannick Rivière sur l’Aude
Deuxième partie :
Pêche du loup en kayak sur les étangs salins du littoral audois
PECHES
sportives
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Vidéo
Première partie :
Pêche à la nymphe à vue et à la mouche sèche sur la Saulx avec Éric Charpin
Deuxième partie :
Pêche du silure et de l’aspe sur la Moselle avec Sébastien Gauly et Maxime Serron
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Vidéo
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Premièrepartie:
Montaged’unemoucheàbrochetselonlaméthodedutubeflyavecAlainBarthélémy.
Deuxièmepartie:
Montaged’unstreamerpourplombpaletteentubefly.
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Frais de port compris
Extrait sur le site www.peches-sportives.com
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les DVD sur www.peches-sportives.com
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au lieu de 80,40
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DVD n° 28 au prix de 7,50
TOTAL DVD
(frais d’expédition compris)
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A retourner à Pêches sportives – 11 rue de Milan – 75440 Paris cedex 09
Le ministère de l’Ecologie, du
Développement durable et
de l’Energie l’a annoncé le
27octobre, quatre sites des
Antilles françaises ont reçu le
label d’Aires spécialement
protégées à l’occasion de la
réunion de la convention
internationale de mer de Car-
thagène, organisée en Répu-
blique Dominicaine du 23 au
25 octobre 2012.
Il s’agit de la Réserve natu-
relle nationale de Saint-Mar-
tin, des Etangs lagunaires de
Saint Martin, de la Réserve
naturelle nationale de « Pe-
tite-Terre » en Guadeloupe et
du Sanctuaire de mammi-
fères marins Agoa. Créé en
2010 sur l’ensemble de la
zone économique exclusive
des Antilles françaises, le
sanctuaire Agoa est le second
sanctuaire de mammifères
marins après le sanctuaire
Pelagos, créé en Méditerra-
née. De manière plus géné-
rale, cette labellisation met à
l’honneur l’exceptionnelle
biodiversité des Antilles fran-
çaises. Elle vient récompen-
ser l’action du Ministère du
Développement durable, du
ministère en charge des
collectivités d’Outre-mer,
des collectivités territoriales
d’Outre-Mer et de l’ensem-
ble des partenaires locaux en
faveur d’espaces écologiques
remarquables de la région
des Caraïbes.
Antilles françaises
4 sites ont reçu le label d’Aires
spécialement protégées
Melanie Bergmann, biolo-
giste à l’Institut Alfred-
Wegner pour la recherche
polaire et marine (AWI), a
publié dans
Marine Pollu-
tion Bulletin
, une revue
scientifique publiant des tra-
vaux sur les pollutions
marines, une étude sur les
eaux profondes du Groen-
land et les déchets qui y
sont bloqués. Les scienti-
fiques le redoutaient, ils en
apportent aujourd’hui la
preuve : les profondeurs de
l’océan Arctique sont pol-
luées.
La biologiste s’est penchée
sur 2200 clichés pris entre
2002 et 2011 grâce à un
sous-marin télécommandé.
Ses conclusions sont terri-
bles : la densité de déchets
est passée de 3 635 à 7 710
par km
, une concentration
comparable à celle d’un
canyon sous-marin de la
région de Lisbonne, au Por-
tugal. Selon les spécialistes,
la fonte accélérée de la ban-
quise pourrait contribuer à
accentuer le phénomène.
En effet, celle-ci formerait
une barrière naturelle contre
les déchets dérivants. Le
problème de ce type de
déchets en mer (plastiques
essentiellement) concerne
tout le monde et passe par
un changement des menta-
lités.
Il serait temps !
Les eaux profondes
polluées par les déchets dérivants
Belgique
édition de fête de la pêche
à la mouche de Charleroi
Partenaire de l’évènement, Pêches sportives sera présent les
26 et 27 janvier prochains à la 18
fête de la pêche à la mouche,
organisée par l’Amicale des pêcheurs à la mouche de Charleroi.
L’entrée est gratuite pour ce salon qui sera ouvert aux visiteurs
de 9h30 à 18h00. Cette édition comptera plus de cent expo-
sants venus de toute l’Europe : importateurs de matériels, dé-
taillants, guides, associations, voyagistes, etc.
Hall Sambrexpo, rue du Président John Fitzgerald Kennedy, 150.
6250 Roselies (Aiseau-Presles) Belgique.
www.apmc.be
Sans avoir de preuves for-
melles, les hypothèses de
cette régression sont variées.
Premièrement, les hivers
longs et rudes de ces trois
dernières années lui auraient
été partiellement fatals. Autre
piste, une dégénérescence
génétique. En effet, seuls les
plants mâles sont présents en
Méditerranée. L’algue se mul-
tiplie uniquement par boutu-
rage naturel, mais au fil des
générations, les clones per-
dent petit à petit leurs carac-
tères génétiques. La piste vi-
rale ou bactérienne n’est pas
écartée pour autant. Rien
n’est joué cependant car
l’algue est particulièrement ré-
sistante. Seule la piste de la
dégénérescence génétique
assurerait sa disparition à
moyen terme. Les pro-
grammes de plantation ma-
nuelle de posidonies en lieu
et place de
Caulerpa Taxifolia
se multiplient en Méditerra-
née, mais cela prend beau-
coup de temps. Alexandre
Meinesz analyse cet épisode
comme un bon exemple
“d’involution”, qui en raison
des activités humaines, du
transport des marchandises et
des humains, voit les barrières
naturelles tomber et la biodi-
versité se trouver profondé-
ment menacée. Le ballast pris
dans un port et déposé dans
un autre port quelques mil-
liers de kilomètres plus loin
est à l’origine de l’invasion de
deux nouvelles espèces de
caulerpes (
racemosa
et
disti-
chophylla
) qui à leur tour en-
vahissent la Méditerranée.
A lire :
Comment la vie a commencé
– Les trois genèses du vivant
Alexandre Meinesz, aux édi-
tions Belin/Pour la science.
Guide de pêche en Gironde depuis peu, Jérôme Rabin nous
informe qu’il est prêt à accueillir les pêcheurs pour pratiquer
un large panel de techniques de pêche en eau douce ou en
mer. La pêche des carnassiers sur les grands lacs landais de
Sanguinet ou de Biscarosse, la pêche du bar ou du maigre
du côté d’Arcachon, mais aussi la pêche au coup.
www.peche-en-gironde.com
Gironde
Embarquez avec Jérôme Rabin
Le 14 novembre 2012, le 10
Prix Charles C. Ritz a été remis à
l’AAPPMA la Truite de l’Huisne au Travellers Club Paris. Le pré-
sident de la Truite de l’Huisne, M. André Pelletier, a reçu le Prix
Charles Ritz, une sculpture de Les Penny, de la main du président
du jury, le Professeur Roger Leverge, ainsi qu’un chèque d’un
montant de 3000 euros du trésorier, M. Philippe Gourmain. Le
Prix Charles Ritz récompense chaque année une personne phy-
sique ou une association qui a entrepris une action en faveur de
la protection de l’eau, des poissons ou des rivières.
Ce prix salue une initiative concrète de préservation de l’envi-
ronnement en développant la capacité d’accueil de la truite Fa-
rio dans les cours d’eau et encourage le travail sur le terrain
d’un candidat méritant. Le président du jury a par ailleurs fé-
licité le dauphin du Prix, l’AAPPMA Vallée de l’Albarine, pour ses
actions entreprises en faveur de la protection de l’eau, des
poissons ou des rivières. Pour sa dernière présidence, le pro-
fesseur a prononcé un discours émouvant et moléculaire sur
la mémoire de l’eau avant de présenter son successeur
M.Jean-Marc Vervelle.
M. Emmanuel Plessis, technicien de rivières, présentait quand à
lui les actions de la Truite de l’Huisne dans les affluents et l’en-
semble du territoire de l’AAPPMA. A partir d’un diaporama des
photos prises «avant» et «après», il expliquait les travaux effec-
tués autour de la continuité écologique, la morphologie des
cours d’eau, le piétinement intensif du bétail, les pollutions de
toutes sortes et le développement d’une pêche de qualité. Une
attention particulière a été consacrée à la réhabilitation des ruis-
seaux pépinières, le reméandrage et la restauration des berges
par les techniques de fascinage et de tressage.
Les années se suivent et ne
se ressemblent pas. Après
trois années de sécheresse
qui ont causé les problèmes
que l’on sait sur tout le cours salmonicole du Doubs fronta-
lier, cette édition 2012 du Masters Pêches sportives –
AAPPMA la Franco-Suisse, était en quelques sorte un résumé
d’une année copieusement arrosée. Le 27septembre, le
Doubs venait lécher l’herbe du pré de la Verrerie avec un
débit de 65 m²/s. Par souci de comparaison, les trois années
précédentes, le niveau du Doubs à cette même date était
compris entre 4,5 et 6 m²/s, à la limite d’une interdiction de
pêche par arrêté préfectoral (4m²/s). Les douze pêcheurs
(dont une pêcheuse) devaient donc oublier tout espoir de
pêche à vue ou même de pêche à la mouche sèche et se ré-
soudre à l’idée d’envoyer du lourd à l’aide de streamers et de
soies plongeantes. A ce petit jeu et sous une pluie inces-
sante, Vincent Lalu l’emporta devant Philippe Boisson et Ni-
colas Germain. Tous les participants ont eu des regrets avec
des poissons perdus, cassés, décrochés, mais on ne refait
pas le match… Cette année bien arrosée a laissé du répit au
Doubs et la crue d’automne a nettoyé un peu plus encore les
zones de reproduction de la truite.
Le site Internet et le blog de l’AAPPMA la franco-suisse per-
mettent de se tenir informé du quotidien de cette association,
de l’avenir du Doubs, des bonnes et des mauvaises nouvelles,
car l’équipe de Christian Triboulet (le président de l’AAPPMA)
n’a pas pour habitude de cacher la réalité des choses.
http://goumoispechesloisirs.fr/blog/
S. D.
Doubs
Masters Pêches sportives –
AAPPMA la Franco-Suisse
La coupe pour Vincent Lalu !
Le podium de l’édition 2012 :
Vincent Lalu, Philippe Boisson
et Nicolas Germain.
prix Charles Ritz remis à l’AAPPMA
la Truite de l’Huisne
les plus importants, non
seulement en distance par-
courue mais également en
nombre d’individus concer-
nés.
Des besoins migratoires
différents en fonction
des espèces
En fonction des espèces,
qui présentent des cycles de
vie différents, les besoins
migratoires apparaissent
très variables. En règle gé-
nérale, plus une espèce est
liée à un ou des habitats
particuliers pour accomplir
une fonction biologique,
par exemple pour se repro-
duire, et plus elle peut être
amenée à effectuer de
grandes migrations pour
trouver cet habitat. Chez les
poissons, on distingue cou-
ramment deux grandes ca-
tégories de migrateurs.
La première concerne les
migrateurs dits amphiha-
lins, c’est-à-dire devant im-
pérativement changer de
milieu pour accomplir leur
cycle de vie, en passant al-
ternativement du milieu
marin au milieu continen-
tal. Cette particularité en-
traîne pour ces espèces un
déterminisme biologique lié
aux migrations très fort : si
elles ne peuvent effectuer
leurs déplacements, alors
bien souvent les espèces
disparaîssent car elles peu-
vent difficilement compen-
ser l’absence d’un habitat
critique par un autre.
Certaines espèces amphi-
Lorsqu’elles sont bien réalisées,
les passes à poissons assurent la
continuité écologique en
évitant de cloisonner des
populations pisciaires entre des
seuils artificiels
infranchissables.
L’écho du radier
l’anguille qui, en automne, à
la faveur des coups d’eau,
regagne l’aval des fleuves
puis le domaine maritime
pour entamer une longue
migration vers les frayères
de la mer des Sargasses.
Une troisièmedimension
peut être observée pour les
déplacements des espèces :
elle concerne l’accès à des
habitats situés dans le lit
majeur des cours d’eau. On
pense bien sûr tout de suite
au brochet, qui pour se re-
produire est dépendant des
débordements lors des
crues qui connectent et en-
noient les prairies rases et
les dépressions des bords
de cours d’eau. La lote éga-
lement, poisson discret s’il
en est, va gagner les bras
morts et les annexes laté-
rales à la saison froide pour
s’y reproduire.
Ces annexes latérales consti-
tuent également des habi-
tats de refuge de grande
qualité, lors des crues, quand
la plupart des poissons vien-
nent s’y abriter, mais aussi
en période d’étiage estival
ou hivernal, en raison de
leurs connexions avec la
nappe d’accompagnement
qui leur confère un régime
thermique tamponné, frais
en été et tempéré en hiver.
Quand les poissons ne
peuvent plus migrer…
L’édification de nombreux
seuils et barrages sur les
cours d’eau a depuis long-
temps modifié plus ou
moins profondément ces
équilibres, en limitant ou en
interdisant l’accès aux habi-
tats clés du développement
de certaines espèces. Les
conséquences ont été ma-
jeures pour les grands mi-
grateurs, qui ont ainsi vu
leurs aires de répartition et
leur abondance se réduire
drastiquement au cours du
ème
siècle.
Ce constat déjà ancien est à
l’origine de toute l’ingénie-
rie développée depuis plu-
sieurs décennies en matière
de dispositifs de franchisse-
ment, que ce soit pour la
montaison ou pour la dé-
valaison des espèces.
Même s’ils sont dans bien
des cas indispensables, il
faut bien avoir à l’esprit que
la mise en place de tels dis-
positifs ne constitue pas
une solution idéale de res-
tauration, mais bien une
mesure de réduction d’un
impact. En effet, aussi high
tech que peut être un dis-
positif, celui-ci aura toujours
une certaine sélectivité vis-
à-vis des poissons migra-
teurs et son fonctionne-
ment devra être contrôlé
rigoureusement et fré-
quemment pour être ga-
ranti au fil du temps.
Ainsi, sur les secteurs aux
enjeux de libre circulation si-
gnificatifs, la mise en place
de dispositifs de franchisse-
ment doit être réservée aux
seuls ouvrages que l’on ne
peut pas supprimer, avec un
usage économique, patri-
monial ou lié à la sécurité
publique, réel. Dans les au-
tres cas, il est important de
privilégier la destruction du
seuil : c’est le seul moyen
de régler définitivement les
problèmes de libre circula-
tion tout en restaurant plei-
nement les équilibres mor-
phologiques altérés par
l’ouvrage, de manière à re-
donner au cours d’eau sa ca-
pacité à façonner locale-
ment les habitats aquatiques
nécessaires aux espèces.
La destruction de seuils reste
le seul moyen de régler
définitivement les problèmes
de libre circulation tout
en restaurant pleinement
les équilibres morphologiques
altérés par l’ouvrage,
de manière à redonner
au cours d’eau sa capacité
à façonner localement
les habitats aquatiques
nécessaires aux espèces.
L’édification de nombreux seuils et barrages a depuis
longtemps modifié plus ou moins profondément ces
équilibres, en limitant ou en interdisant l’accès aux habitats
clés du développement de certaines espèces.
Rencontre
Qui sont ces bénévoles qui depuis près de trente ans réunissent des milliers de
pêcheurs à la mouche durant un week-end? Au-delà du rendez-vous éclair
où, exposants et visiteurs disparaissent comme une volée de moineaux, nous
avons choisi de raconter l’histoire d’un club organisateur de salons, et de don-
ner la parole à ces hommes de l’ombre, qui travaillent beaucoup, durant des
mois, pour que se perpétue la fête. Le Salon international de la mouche
artificielle de Saint-Etienne fêtera début 2013 sa 18
édition.
Photos d’archives: CPSFV.
Salons,
l’envers du décor
comporte actuellement quatre
sections: une à Saint-Etienne,
une à Andrézieux, une à Riorges
et une à Monistrol-sur-Loire.
L’année 1979 fut une année
charnière pour le CPSFV, qui
s’est vu confier en toute pro-
priété le legs des collections de
mouches artificielles Gérard de
Chamberet. Madame veuve
Germaine de Chamberet a, en
toute connaissance de cause,
choisi de léguer cette collection
à ce club respectueux de la tra-
dition de la pêche à la mouche
française. Les jeunes pêcheurs ne
savent peut-être pas ce que
représentait la collection Gallica
dans les années 1930 et
jusqu’aux années 1960. L’his-
toire professionnelle du couple
de Chamberet commence en
1928 sur les rives du Doubs,
dans un petit village du nom de
Charette (les mouches de Cha-
rette, ça ne vous dit rien?), où
ils installèrent un petit atelier de
confection de mouches artifi-
cielles. La rencontre entre le Dr
Massias, biologiste passionné de
pêche à la mouche, Léonce
Valette, alias Léonce de Boisset,
auteur bien connu et Gérard de
Chamberet donna naissance à
trente-quatre modèles de
mouches dont la renommée fut
vite mondiale. Gérard de
Chamberet disparut brutale-
ment le 8juin 1941, laissant sa
femme et ses «filles» (les mon-
teuses) gérer une entreprise qui,
en quarante années, a vu naître
pas moins de 15000 modèles de
mouches! Pour le CPSFV, très
touché d’avoir été désigné
comme héritier de cette histoire
de la mouche artificielle fran-
çaise, la question du devenir des
collections se posa très vite. Si
l’idée de la création d’un musée
fut étudiée à l’époque, elle laissa
bien vite sa place à celle d’un
salon, qui, en plus d’offrir aux
visiteurs la possibilité d’admirer
les collections en présence des
membres du club, proposerait
aux pêcheurs une merveilleuse
façon de ne pas oublier le passé
tout en gardant un œil sur le
présent. La recette s’avéra
bonne, puisque ce salon, qui
devait avoir lieu à l’origine tous
les deux ans, ouvrira ses portes
en février pour la 18
fois!
Pour en savoir plus: l’édition
2013 du Salon international de
la mouche artificielle se dérou-
lera les 23 et 24février à Saint-
Etienne, salle omnisports, Parc
François Mitterrand (ancienne-
ment Plaine Achille).
www.cpsfv.org
www.sanama.fr
Rencontre
Pour le CPSFV, très touché d’avoir été
désigné comme héritier de cette histoire de
la mouche artificielle française, la question
du devenir des collections se posa très vite.
Gérard de
Chamberet, à
l’origine de la
collection de
mouches artificielles
la plus réputée
au monde au milieu
du siècle dernier.
Sa disparition
brutale en 1941
laissa sa femme
Germaine (en blanc
au centre) à la tête
de l’atelier
de Charette
(Saône-et-Loire).
Pêches sportives:
le Sanama
est actuellement le plus grand
salon de pêche à la mouche se
tenant en France. Comment
voyez-vous son évolution dans
les années à venir et principa-
lement en ce qui concerne
l’édition 2013?
J-L. Cometti:
Comme vous
venez de le dire, le Sanama, créé
en 1982, est devenu au fil des
éditions le plus grand salon
exclusivement consacré, en
France, à la pêche à la mouche.
En effet, tous les exposants qui
s’y retrouvent en principe les
années impaires sont unanimes
et l’ont consacré référence euro-
péenne dans ce domaine, ce qui
est pour nous une grande fierté.
C’est sans doute lié à plusieurs
éléments. D’une part le concept
même de ce salon qui tente de
réunir les plus grands noms de
la pêche à la mouche et les faire
coexister avec les plus modestes
débutants dans l’unique but de
pouvoir partager une passion
commune. D’autre part le fait
qu’il soit organisé, d’une
manière tout à fait bénévole et
non intéressée, par une grande
partie des adhérents du club de
Pêche Sportive Forez-Velay. Et
enfin, je pense aussi, par l’am-
biance très conviviale qui y
règne pendant deux jours.
Pour 2013, nous avons assisté à
un très fort engouement de la
part des exposants potentiels.
Malheureusement le local n’est
pas extensible et nous n’avons
pas pu tous les accepter. Nous le
regrettons.
Nous le regrettons d’autant plus
que pour cette édition, Saint-
Etienne va devenir, l’espace d’un
week-end, la capitale de la pêche
à la mouche. Pour le plus grand
plaisir des moucheurs, nous
avons décidé avec les organisa-
teurs du RISE Festival que le
festival international du film de
pêche à la mouche soit pro-
grammé pendant le même
week-end que le Sanama Les
passionnés ne devraient pas faire
le voyage pour rien et pourront
décupler leur plaisir compte
tenu de cette synergie.
Et puis le Sanama mettra à
l’honneur, comme cela a été le
cas en 2011, un pays réputé
pour ses rivières: cette année ce
sera la Pologne qui présentera
ses richesses halieutiques.
Comme vous le voyez, le Sa-
nama se présente bien. Tous les
organisateurs ont donc au-
jourd’hui l’esprit serein. Cet op-
timisme ne devrait cependant
pas éliminer tous les problèmes,
qui ne manquent jamais de se
présenter. Mais soyez sûr que
tout sera prêt pour cette grande
fête de la mouche. L’avenir du
Sanama? Aujourd’hui la salle
que nous utilisons peut paraître
trop petite à certains. Ils pen-
sent qu’il faudrait encore plus
développer le Sanama, afin d’ac-
cueillir encore plus de monde.
J’entends bien. Mais cela néces-
siterait de changer de local, avec
sans aucun doute des répercus-
sions financières importantes
pour le club. Par ricochet, les
exposants et les visiteurs seraient
également impactés. Car il ne
faut pas perdre de vue que nous
sommes un modeste club de pê-
cheurs à la mouche, que nous
sommes tous des bénévoles, que
nous ne cherchons pas à faire de
l’argent avec le salon, mais que
nous ne voulons pas non plus en
perdre. Et puis, l’esprit convi-
vial, tant apprécié actuellement,
ne serait probablement plus là.
La fête ne serait plus la même.
Donc pour l’instant, il n’est pas
question de développer encore
plus le Sanama.
Notre objectif? Le maintenir à
son niveau actuel, ce qui est déjà
un bel exemple de réussite, tout
en y apportant quelques amé-
Trois questions à Jean-Luc Cometti,
Président délégué du Club de Pêche Sportives Forez-Velay, organisateur du
Salon international de la mouche artificielle (SA.NA.MA.).
nagements mineurs. Cela peut
être pris pour un manque d’am-
bition, mais nous ne voulons
pas vendre l’âme du Sanama
Rappelez-vous: la grenouille
qui voulait devenir plus grosse
que le bœuf a eu des problèmes.
Nous n’avons pas envie de l’imi-
ter.
PS:
Hormis l’organisation du
salon, qui, nous nous en dou-
tons, demande des mois de tra-
vail, quelles sont les autres
activités du Club de Pêche
Sportive Forez-Velay?
J-L. Cometti:
Les activités de
notre club sont sensiblement les
mêmes que celle de tout club de
pêche à la mouche. Dans nos
quatre sections locales, réparties
sur les deux départements de la
Loire et de la Haute-Loire, une
fois par semaine, il est possible
de s’initier et de se perfection-
ner au montage des mouches
artificielles.
Nous avons également une
école de pêche. Le stage se
déroule sur huit semaines en
mars et avril.
D’abord en salle. Pour bien
apprendre, surtout à cette
époque dans notre région, il
vaut mieux être à couvert. Là, le
futur pêcheur à la mouche va
apprendre les gestes de base du
lancer mouche. Ensuite on va
lui apprendre à pêcher. Savoir
lancer c’est une chose, savoir
pêcher en est une autre. Donc,
accompagné par un moniteur
attitré, sur la rivière cette fois-ci,
chaque novice va apprendre à
intégrer les difficultés inhérentes
à la pêche à la mouche, le vent,
les arbres, les clôtures, l’eau qui
coule et fait draguer la
mouche… et les poissons, où
sont ils? Forts de cet apprentis-
sage, les néo-moucheurs en fin
de stage auront acquis le
B.A.BA. Il faudra maintenant
aller à la pêche, encore et encore,
car c’est la clé de la réussite.
Bien sûr le club organise régu-
lièrement des sorties de pêche
sur les rivières de la région. Ces
sorties où les novices côtoient
les plus aguerris sont toujours
de grands moments d’échanges
et de convivialité. Une fois par
an, une grande sortie, pendant
tout un week-end, dans une
autre région, nous permet de
découvrir d’autres richesses
halieutiques.
Deux rencontres halieutiques
célèbres sont également organi-
sées par le Club, chaque année,
sur deux rivières de la région
riches en salmonidés: le Tro-
phée du Lignon Forézien et le
Trophée d’Argent de l’Ance. Ce
ne sont pas des compétitions
puisque nous sommes plutôt
orientés sur la pêche de loisir,
mais plutôt des concours ami-
caux où l’esprit de partage et
d’échange prédomine.
Pour finir j’évoquerai évidem-
ment le volet protection de la
nature. Notre club a reçu dès
Rencontre
Jacques
La Gauche,
homme-orchestre
de la Fête de la
pêche à la mouche
de Charleroi.
Soixante-dix
personnes sont
mobilisées pour
l’évènement.
Belgique
Fête de la pêche à la mouche
de Charleroi
L’équipe de l’Amicale des pêcheurs à la mouche
de Charleroi organisera en janvier, elle aussi,
édition de la Fête de la pêche à la
mouche. Si ce salon, qui compte des exposants
venus de toute l’Europe fait toujours salle
comble, l’organisation y est pour beaucoup.
«En fait, nous avons peu de répit entre deux
éditions»,
reconnaît Jacques La Gauche, le
président de l’APMC.
«C’est donc un an de boulot,
et plus de soixante-dix bénévoles mobilisés à
l’approche de la date du salon, pendant et après,
une fois que tout le monde est parti».
Comme à
Saint-Etienne,
Pêches sportives
sera présent sur
ce salon toujours dynamique et convivial.
La Fête de la pêche à la mouche de Charleroi
aura lieu les 26 et 27janvier au hall Sambrexpo,
rue du Président John Fitzgerald Kennedy,
150, 6250 Roselies (Aiseau-Presles) Belgique.
Renseignements: www.apmc.be
faire attention à ne pas devenir
intégriste, avoir des œillères et
vouloir imposer la pratique sans
tuer partout et toujours. Cela
peut amener à des situations
complètement anormales voire
dangereuses pour notre sport. Je
pourrais en parler plus tard si
vous le souhaitez. Pour ce qui
nous concerne, au club, la pra-
tique sans tuer est grandement
répandue, elle est même dans
certaines circonstances vive-
ment encouragée. Par contre
nous nous réservons le droit de
garder quelques poissons dignes
d’intérêt dans la saison de
pêche. Le prélèvement raisonné
de 5 ou 6 poissons dans une sai-
son ne fait pas du pêcheur un
paria. Loin de là!
Beaucoup de pêcheurs prati-
quent aujourd’hui la pêche à la
nymphe. Certains disent que
l’on prend plus de poissons.
C’est parfois vrai. Mais ce qui
est sûr, c’est probablement que
ce changement de technique est
lié au changement de compor-
tement des poissons. De plus
en plus souvent, ils délaissent
la surface pour se nourrir sous
l’eau. Il y a sûrement des raisons
à cela, mais là n’est pas le pro-
pos. C’est une pratique qui est
difficile à mettre en œuvre dans
nos rivières du Massif Central
relativement sombres avec des
poissons peu visibles. Je parle
de la nymphe à vue bien évi-
demment. Par contre, person-
nellement, je ne considère pas
comme de la pêche à la
mouche, le fait de pêcher sous
la canne, avec un leurre de plu-
sieurs grammes, même si on l’a
baptisé nymphe lourde. On
pourrait également parler de la
pêche en réservoir. Je reconnais
pour l’avoir pratiqué, qu’il est
agréable de prendre des pois-
sons de taille XXL, ce qui se
produit très rarement dans nos
rivières du Massif Central. Mais
c’est une pêche qui n’est pas à la
portée de tout le monde, les
coûts sont parfois relativement
élevés. Par contre, la pêche en
réservoir à l’avantage de per-
mettre de continuer à s’adonner
à sa passion alors que dans les
rivières, la reproduction des
truites sauvages a commencé.
Et puis, il en faut pour tous les
goûts, il y a de la demande de la
part d’une certaine catégorie de
pêcheurs. Alors pourquoi pas.
L’important c’est que tout le
monde trouve son plaisir dans la
pêche. Pour ce qui me concerne,
la plus belle de toutes les tech-
niques, celle que je pratique en
priorité, c’est la mouche sèche
en rivière. C’est sans aucun
doute celle qui procure le plus
de sensations. Rien n’est plus
beau que de voir un gobage dans
une belle coulée, puis après un
poser tout en douceur, la
mouche qui dérive lentement,
le poisson qui monte à nouveau
prendre délicatement la mouche
en surface. Pour revenir sur les
mentalités, je dirai que bon
nombre de pêcheurs sont deve-
nus des consommateurs. On
achète une journée de pêche en
réservoir, un stage d’initiation,
une formation au montage des
mouches, et puis, on ne sait pas
boucler le cercle et continuer la
démarche. Le bénévolat se perd.
Je redis souvent aux nouveaux
adhérents du club: «toutes les
connaissances que nous avons,
ce sont les anciens qui nous les
ont transmises, alors, à votre
tour, n’oubliez pas de passer le
relais et de transmettre aux nou-
velles générations de pêcheurs
ce que vous avez appris au lieu
de le garder égoïstement pour
vous. Partager son savoir, c’est ça
l’esprit d’un club.»
Rencontre
Et puis, il en faut pour tous les goûts,
il y a de la demande de la part
d’une certaine catégorie de pêcheurs.

Avis
Il n’y a pas encore d’avis.