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Pêches sportives magazine n°85
Votre DVD est à l’intérieur 3:HIKMPC=[U]^U]:?a@a@s@f@k; M 02526 – 85 – F: 8,90 – RD Belgique : 9,55 euros • 14,25 francs suisses Octobre-Novembre-Décembre – 2010 AUX LEURRES – Le Jig Wobbler – Cannes AMS verticale mer – Biwaa King Kong et Divinator – Leurres souples à palette – Repérez les bancs à l’échosondeur A […]
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l’intérieur
3:HIKMPC=[U]^U]:?a@a@s@f@k;
M 02526
– 85 –
F:
8,90
– RD
Belgique : 9,55 euros • 14,25 francs suisses
Octobre-Novembre-Décembre – 2010
AUX LEURRES
– Le Jig Wobbler
– Cannes AMS verticale mer
– Biwaa King Kong
et Divinator
– Leurres souples à palette
– Repérez les bancs
à l’échosondeur
A LA MOUCHE
– Réservoir, les bas de ligne
en fluorocarbonne
– Montage :
nymphe d’automne
– G. Loomis NRX
– Le dorado au streamer
– Lunettes Maui Jim
Débuter au
black-bass
Administration, rédaction,
publicité : Editions La Vie du Rail/
Pêches sportives
11, rue de Milan, 75009 Paris –
Tél. : 01 49 70 12 56.
Télécopie : 01 48 74 37 98.
E-mail : [email protected]
Comité éditorial :
Philippe Bertin,
François Boucheix, Bertrand Bourgeois,
Alain Gugenheim,
Vincent Lalu.
Directeur de la publication :
Vincent Lalu.
Rédacteur en chef :
Samuel Delziani.
Ont collaboré à ce numéro :
Philippe Collet, Bernard Dalmas,
Achile Gan, Sylvain Richard,
Vincent Lalu, Jean-Christian Michel,
Guy Périat, Sylvain Richard,
Jean-Marc Theusseret.
Réalisation graphique et révision :
amarena.
Relecture :
amarena.
Chef de fabrication :
Robin Loison.
Abonnements :
Françoise Bezannier.
Tél. : 08 11 02 12 12.
Publicité :
Kiraouane Belhadri
Tél. : 01 49 70 12 33
[email protected]
Virginie Merlin. Tél. : 01 46 03 04 42 –
Fax : 01 46 05 45 02.
E-mail : [email protected]
Eléments techniques publicitaires:
Maryline Renaud :
[email protected]
Photogravure :
La Vie du Rail.
Impression :
Loire Offset Titoulet, Saint-Etienne (42)
Commission paritaire :
1112 K 82373
.
ISSN : 1252-8358.
Dépôt légal : à parution.
Marketing et diffusion presse :
Destination Média
La rédaction renvoie uniquement
les documents originaux
(diapositives et négatifs).
Pêches sportives n° 85
Sommaire
FOCUS
p. 62
– Leurres souples sauce bling-bling
– Agrafes Easy Clip Powerline
– Le Jig Wobbler
– Montage : nymphes d’automne
NOUVELLE
p. 96
Guéri du “bonne pêche”
PORTRAIT
p. 102
– Les sept familles de la pêche
n° 7 : l’équipé
OÙ PÊCHER
p. 106
– Argentine : dorados et peacocks
PETITES ANNONCES
p. 113
TECHNIQUE MOUCHE
p. 40
– Pêche en lac, utilisez un bas de ligne
en fluorocarbone
TECHNIQUE LEURRE
p. 46
– Débuter au black-bass
(seconde partie)
DÉBAT
p. 54
– Pêche sportive et respect
du poisson
ACTUALITÉS
– Une charte pour les pêcheurs
en mer
– Grenelle, une convention sur
l’hydroélectricité enfin signée
L’ÉCHO DU RADIER
p. 20
– La corbicule, un mollusque
invasis méconnu
BONNES FEUILLES
p. 26
– De la pêche à la nymphe
TÉMOIGNAGE
p. 36
– La vie privée des truites
Un DVD est inclus dans ce numéro
Actualités
Luxembourg
Le renouveau
du Challenge
de l’ombre !
Le Club Mouche du Val de
Meuse organisateur du
challenge pendant quinze
ans, et avec le soutien de
Tony van Der Molen, organise
de nouveau le Challenge de
l’ombre sur la rivière Sûre au
grand-duché du Luxembourg.
Cette manifestation conviviale
se déroulera le dimanche
3octobre.
Renseignements et
inscriptions :
Eric Wallner, La Bessonnerie,
55230 Dieue.
Tél. : 03 29 85 76 94.
Angleterre
Angling Auctions,
la pêche au matériel
ancien
Personnage sympathique et
compagnon de pêche qui ne
manque jamais d’humour,
même dans les pires
moments, Neil Friemann n’en
est pas moins un des
meilleurs experts en matériel
de pêche ancien de la
planète. Si vous cherchez
désespérément un moulinet
Bogdan, Vom Hofe, ou un
Hardy de la grande époque,
vous trouverez certainement
votre bonheur lors des ventes
aux enchères Angling
Auctions. Il suffit de s’inscrire
sur le site Internet pour
recevoir le catalogue de la
prochaine vente. Elle aura lieu
le 2 octobre à Chiswick Town
Hall, dans l’ouest de Londres.
www.angling-auctions.com
Haute-Savoie
Pratiquer la pêche
en montagne
La société de pêche du Petit
Bornand a souhaité s’associer
avec la communauté de
communes de Faucigny-
Glières pour créer un séjour
pêche clé en main au Petit
Bornand, une commune du
Suite page 10
C’était surtout un serpent de mer, une af-
faire dont on avait fini par douter de sa si-
gnature tant l’encadrement des pêcheurs
de loisir en mer s’est fait attendre. Sur le
bureau du ministre de l’Ecologie, de l’Ener-
gie, du développement durable et la Mer
depuis longtemps, une charte a finalement
été signée le 7 juillet après de multiples re-
ports. Exit le permis mer, lui aussi longue-
ment proposé. On compte environ deux
millions de pêcheurs en mer à la ligne en
France, mais ce chiffre n’est qu’une esti-
mation, car justement aucun permis n’est
requis pour pêcher sur nos côtes, ce qui ne
facilite pas le recensement. C’est donc là
l’objet du débat.
Comment encadrer deux millions de pê-
cheurs qui ne connaissent quasiment au-
cune obligation. Le respect des tailles
légales de capture concerne surtout les pê-
cheurs sensibilisés au problème. La situa-
tion que connaît la pêche en mer
aujourd’hui est égale à celle que connais-
sait la pêche en eaux douces en France au
début du XX
siècle ! Les contrôles sont très
rares sur le littoral. Alors cette charte, qui
n’a aucun pouvoir réglementaire, de l’avis
de nombreux spécialistes ne résoudra pas
le problème. Il s’agit au moins d’un début
qui a le mérite d’exister. Dans les faits, voici
ce qu’elle apportera.
– Une déclaration obligatoire et gratuite im-
pliquant une information systématique
sur les règles et les bonnes pratiques à
tenir.
– Le marquage d’une nageoire pour les
poissons les plus couramment pêchés
pour éviter toute vente illicite.
– La lutte accrue contre le braconnage avec
entre autres une augmentation significa-
tive des peines plancher et une confisca-
tion du bateau ou du véhicule en cas de
récidive et la mise en place d’une conven-
tion contre la vente de produits de la mer
dans tous les départements littoraux.
– L’instauration de périodes de repos biolo-
giques sur les zones d’estran.
– La tenue d’un carnet de prélèvements et
d’observation du milieu.
Pour la Fédération nationale des pêcheurs
plaisanciers sportifs français (FNPPSF), tout
dépend de la volonté de l’Etat de mettre en
place des moyens pour lutter efficacement
contre le braconnage. Un avis partagé par
la grande majorité des pêcheurs sportifs.
Une charte pour la pêche
de loisir en mer
séduire d’abord les poissons avant de
plaire aux pêcheurs est sans discus-
sion possible la french tricolore, pal-
mer génial qui selon la taille, la
couleur du corps et la tonalité peut
encore aujourd’hui développer un
potentiel de séduction qui va de la
mouche de mai (hameçon de 12
pour hackles clairs) à la fourmi (ha-
meçon18-20 pour hackles foncés).
Avoir des french dans sa boîte est une
sorte d’assurance tout risque qui per-
met de faire face à beaucoup de si-
tuations n’importe où dans le monde.
En y ajoutant des jeck sedge de
Mémé Devaux, des pheasant tail,
deux trois gamares, quelques para-
chutes tchèques et autant de têtes
oranges le pêcheur peut voyager tran-
quille.
La lecture de la rivière
Bresson était plutôt un adepte de la
mouche sèche mais sa façon d’abor-
der les poissons était déjà celle d’un
spécialiste de la nymphe à vue. Il s’in-
téressait bien sûr aux gobages, mais
pas seulement. Son exceptionnelle
acuité visuelle (15/10 aux deux yeux)
lui permettait d’attaquer surtout des
truites et des ombres déjà en poste
même s’ils n’étaient pas encore go-
beurs. Son talent étant de les décider
à prendre une mouche en surface
quand ils étaient attablés sur des
nymphes.
L’approche du poisson enfin
C’est dans ce domaine qu’il fut à mon
sens le plus « sorcier ». Henri avait un
côté attentif et discret que je n’ai pas
rencontré souvent par la suite, sinon
du côté des spécialistes de la grosse
truite comme Boisson, Morillas ou
Treille. Il n’entrait presque jamais
dans l’eau et abordait les rives des ri-
vières où il pêchait avec d’infinies pré-
cautions. Son problème n’étant pas
de pêcher amont ou aval mais d’avoir
vu avant d’être vu. Il était ainsi capa-
ble de faire l’arbre mort pendant
qu’une mémère venait tourner de-
vant ses pieds puis de poser sa
mouche très vite dans son dos avant
de ferrer au passage suivant qui était
très souvent le bon.
J’ai pensé au moment de sa mort à
cet après-midi d’août où il m’avait
ainsi fait une démonstration de
pêche furtive des truites du Haut-
Ognon, des poissons que le seul fait
de poser le pied dans l’eau faisait dé-
guerpir et qu’il parvenait lui à ama-
douer. Et je me suis demandé si
c’était ainsi, sur la pointe des pieds,
qu’il était entré au paradis des pê-
cheurs…
Le Sorcier de Vesoul
, ré-édition
La Vie du Rail.
Actualités
Depuis le début des mortalités importantes de poissons
sur la Loue et dans une moindre mesure sur le Doubs
franco-suisse (voir notre dossier dans notre précédent nu-
méro), la haute rivière d’Ain a subi à son tour un dévelop-
pement de cyanobactéries toxiques causant une forte
mortalité de poissons de toutes espèces (truites, ombres,
loches, chabots, vairons). Un arrêté préfectoral, pris le
26août, a défini la zone concernée, qui débute aux Granges
Bruant au niveau de Montigny-sur-Ain et se termine à l’en-
trée de la retenue de Blye. Ce secteur, qui correspond à la
partie aval de la haute rivière d’Ain, se dégrade depuis de
nombreuses années. Autrefois, il s’agissait de la “zone à om-
bres” parfaite de la haute rivière d’Ain, avec de grandes gra-
vières et de l’eau fraîche toute l’année. Jusqu’à cet été, une
population relictuelle d’ombres subsistait très difficilement
et le parcours était connu pour abriter quelques belles
truites. Ce qui se passe aujourd’hui sur ce parcours démon-
tre une fois de plus que la qualité des eaux se dégrade. La
limite de survie des poissons, comme les espèces citées plus
haut, se décale chaque année un peu plus vers l’amont. Ce
nouvel épisode confirme cet état de fait alarmant. Comme
toujours avec les développements de cyanobactéries
toxiques, les causes de leur présence sont multiples. Néan-
moins le mauvais fonctionnement des stations d’épuration
du secteur (celle de Montigny-sur-Ain pose des problèmes
depuis des années) y est sans doute pour quelque chose,
tout comme l’agriculture. Les services de l’Etat, la Fédéra-
tion de pêche du Jura et les associations (FNE, CPEPESC)
se mobilisent pour comprendre l’origine du problème et
prendre les mesures qui s’imposent.
Pêche électrique d’inventaire sur la Loue :
un résultat sans surprise
Ce fut l’une des plus importantes pêches électriques d’in-
ventaire réalisée sur la Loue, avec une quarantaine d’agents
de l’Onema, de l’ONCFS de la DDT et des collectivités lo-
cales, présents pour vérifier enfin l’ampleur des dégâts suite
à la forte mortalité de poissons constatée en début d’an-
née. Le directeur général de l’Onema, Patrick Lavarde, avait
fait le déplacement. Bel effort pour le patron de l’Office na-
tional de l’eau et des milieux aquatiques, qui ne s’est pas at-
tardé au chevet de la belle rivière, juste le temps de réciter
un discours “officiel” devant les caméras de France 3
Franche-Comté, c’est-à-dire celui de la préfecture du Doubs,
à savoir que ce qui s’est passé est dû à une faible pluvio-
métrie et à un concours de circonstances naturelles. Même
les agents des Renseignements généraux étaient sur
place… pour tenter d’infiltrer les associations de défense de
l’environnement. Heureusement ils ont été démasqués ra-
pidement. Voici pour l’ambiance… électrique elle aussi !
Ce qui ne ment pas, ce sont les faits. Une pêche électrique
menée de main de maître par les agents de l’Onema et de
l’ONCFS. Un véritable mur qui ne laissait que peu de
chances aux poissons. Si la station de Mouthier-Hautepierre
en amont de la rivière montrait une biomasse convenable,
en aval, les stations d’Ornans (aval immédiat du Moulin de
l’Omelon) et de Cléron – sur le parcours privé de la com-
tesse de Cléron, excusez du peu – ont révélé la quasi-ab-
sence de poissons adultes et un faible taux de juvéniles.
Après trois passages en règle, quelques dizaines de truites
et d’ombres, dont plus des deux tiers de juvéniles, se re-
trouvèrent dans les bacs verts de l’administration. Il faudra
attendre octobre pour avoir des informations sur le résultat
de ces pêches. L’Etat aura beaucoup de mal à continuer de
minimiser la catastrophe, en raison, d’une part, d’un nom-
bre important de spectateurs de tous bords lors de ces
pêches et, d’autre part, de cette bredouille historique. Les
chiffres de 80 % de mortalité des poissons adultes, sinon
plus, avancés par la simple estimation de nombreux
connaisseurs de la Loue, devront être confirmés. Certes, la
présence de juvéniles est rassurante, et l’administration ne
manquera pas de se raccrocher à cette frêle branche pour
préparer le retour à un bon état écologique du cours d’eau.
La méthanisation, une nouvelle menace pour la Loue
Le projet d’unité de méthanisation de Reugney, situé sur le
plateau d’Amancey, représente une menace environne-
mentale supplémentaire pour le bassin versant de la Loue,
rivière déjà bien fragilisée. Sous couvert d’avancées écolo-
giques (biogaz, « valorisation des lisiers »), cette installation
agro-industrielle est d’autant plus dangereuse que le pro-
cédé prévu est déjà technologiquement obsolète. Positif au
plan énergétique, ce projet n’en constitue pas moins une
aberration pour la sauvegarde de la qualité des eaux et des
Franche-Comté
Une année noire pour les cours d’eau
de première catégorie
Actualités
Chine
Le barrage géant des Trois Gorges
et ses effets… durables
Valiant DR 620 spécial Grand Pavois Fishing
Pour la troisième année consécutive, le Grand Pavois de
La Rochelle, qui avait lieu du 15 au 20 septembre, recevait
un secteur réservé au nautisme pêche, le Grand Pavois Fi-
shing, en partenariat avec Rod&Pod, l’AFCPL et Promo-
pêche. Pour l’occasion une compétition de pêche en mer
avait lieu. Sous l’initiative de Charles Bastien de la société
Rod & Pod, Christophe Soares de la société Navicom
(Humminbird) et Didier Guyard de la société Brunswick
Marine (Mercury, Valiant), un bateau de pêche a été spé-
cialement conçu pour cette compétition de pêche en mer:
le Valiant DR 620 Fishing. Le DR 620 Fishing est un vérita-
ble bateau de pêche. Doté d’un excellent passage dans la
vague, il est parfaitement adapté aux pêcheurs modernes
qui recherchent un bateau à la fois confortable, spacieux et
facilement transportable. Il offre de part sa conception un
espace exceptionnel à bord, indispensable pour le pê-
cheur. Le vivier, intégré sous le “leaning post”, est alimenté
par une pompe à eau de mer. Equipé du sondeur GPS
Humminbird 898c Side Imaging (avec sonde tableau ar-
rière et sonde interne), de la VHF et de porte-cannes, le
Valiant DR 620 Fishing est une vraie machine à pêcher. Par
ailleurs, le DR 620 Fishing est propulsé par un Mercury
150Verado. Ce moteur hors-bord, 4 temps, surcompressé,
compte quatre cylindres en ligne pour un moteur à la fois
fiable et réactif. Le Valiant DR 620 mesure 6,15 m, pour
une largeur de 2,50 m (4,50 x 1,3 m de dimension in-
terne), il supporte une charge maximale de1850 kg et une
puissance moteur maximale de 150 cv. Il compte cinq
compartiments étanches.
Renseignements : www.rod-et-pod.com ou www.bruns-
wickmarinefrance.fr
Des scientifiques ja-
ponais pensent qu’il
est pour partie res-
ponsable de la proli-
fération de centaines
de millions de mé-
duses géantes en
mer de Chine et sur
les côtes du Japon.
C’est aussi un drame
humain épouvanta-
ble, avec une nou-
velle vague de 300 000 personnes déplacées, comme l’a
rapporté récemment le China Daily. Une étude montre
que 9 324 sites sont potentiellement menacés par des
risques géologiques, soit 4000 de plus que ce qui avait
été annoncé en 2003.
Car, pour limiter le risque et réduire la pollution qui entre
dans le réservoir, il faut construire des « zones tampons »,
sans hommes. La Chine ne semble pourtant pas vouloir
ralentir l’allure en matière de construction de grands bar-
rages et a annoncé un accord pour construire un nouveau
grand barrage au Cambodge.
Journaliste halieu-
tique, auteur d’une
trentaine d’ouvrages,
Henri Limouzin est dé-
cédé fin août à l’âge
de 76 ans. De tous les
auteurs halieutique
français, il était, à l’ins-
tar de Michel Dubor-
gel, celui qui a le plus
fait progresser la
pêche en France. Vi-
sionnaire, il a été à l’origine du développement de la pêche
de la carpe dans notre pays sur le modèle anglais. Ami in-
time d’Albert Drachkovitch, Henri a fait connaître la pêche
du sandre à la monture éponyme faisant aujourd’hui par-
tie intégrante de notre patrimoine halieutique. Visionnaire
toujours, il m’avait mis sur la piste de la pêche aux leurres,
encore très confidentielle il y a une douzaine d’années, en
prédisant le succès que l’on connaît aujourd’hui. Peu
d’hommes ont comme Henri voué leur vie, non pas à la
pêche, mais à son développement pour tout un chacun.
Pêches sportives
s’associe à la douleur de sa famille et de
ses nombreux amis.
P.B.
Henri Limouzin nous a quittés
© Philippe Duschene
Le corbicule est un mol-
lusque bivalve qui ressem-
ble à une petite palourde. Il
appartient à la famille des
Corbiculidae et au genre
Corbicula
, qui regroupe des
espèces d’eau douce et
d’eau saumâtre qui filtrent
l’eau pour se nourrir de
phytoplancton. Il est facile-
ment identifiable, en raison
des stries de croissance
concentriques et régulière-
ment espacées de sa co-
quille. Sa taille dépasse
rarement les 3 cm de lon-
gueur bien que, dans cer-
tains cas, des individus
puissent atteindre, voire dé-
passer les 5 cm.
Actuellement, son aire de
répartition naturelle recou-
vre l’Asie, l’Afrique ainsi que
l’Australie. Toutefois, des
fossiles de corbicule ont été
retrouvés dans des dépôts
du Tertiaire et du Quater-
naire en Angleterre, en
France, en Belgique, en Al-
lemagne ainsi qu’en Italie,
prouvant que ce bivalve
était largement répandu en
Europe occidentale avant la
dernière glaciation. Mais
cette période de long re-
froidissement climatique lui
a été fatale et il a ainsi tota-
lement disparu de la faune
européenne depuis cette
époque glaciaire.
Les premières informations
de la présence de corbi-
cules en dehors de leur aire
de répartition d’origine da-
tent des années 1920. Elles
concernent la Colombie-
Britannique, où l’espèce au-
rait été introduite acciden-
tellement en 1924. Depuis,
elle s’est largement répan-
due dans la plupart des lacs
et des cours d’eau du conti-
nent nord-américain. Elle a
par la suite gagné les eaux
d’Amérique centrale puis
d’Amérique du Sud, en par-
ticulier en Argentine et au
Venezuela dans les années
1980. En Europe, le corbi-
cule est rencontré pour la
première fois en 1980 dans
la basse Dordogne en
France ainsi que dans l’es-
tuaire du Tage au Portugal.
Depuis, il est signalé en
1984 en Allemagne, en
1987 aux Pays-Bas, en 1989
en Espagne, en 1992 en
Belgique et vers la fin des
années 1990 en Angleterre.
Une ou deux espèces
de
Corbicula
seraient
présentes en France
Le genre
Corbicula
comprend des espèces pré-
sentant d’importantes va-
riations de coloration, du
brun noirâtre jusqu’au
jaune pâle en fonction des
espèces et de leurs milieux
de vie. En France, il est gé-
néralement admis que la
famille des Corbiculidae est
essentiellement représen-
tée par l’espèce
Corbicula
fluminea
, de coloration
brune. Mais la présence
d’individus de coloration
jaune, notamment dans le
Rhône en amont de Lyon et
dans le cours inférieur du
Doubs, ainsi que d’indivi-
dus de petite taille dans la
Moselle et la Saône au ni-
veau de Chalon-sur-Saône,
a amené certains spécia-
listes à considérer qu’une
autre espèce de corbicule,
Corbicula fluminalis
, est
présente sur notre territoire.
La position systématique,
c’est-à-dire son rattache-
ment à l’espèce
Corbicula
fluminalis
, de cette forme
particulière de corbicule est
toutefois toujours discutée.
En effet, si les individus de
cette forme présentent une
stratégie de reproduction
différente de l’espèce
C. Fluminea
, certains scien-
tifiques considèrent que
c’est là plus le fait d’une
adaptation au milieu qu’un
réel caractère spécifique. En
outre, en Amérique du
Nord, les populations de
Corbicula fluminea
peuvent
montrer de grandes varia-
tions d’aspect, que ce soit
dans le ratio hauteur/lon-
gueur ou encore dans le
nombre de stries d’accrois-
sement.
Une expansion très
rapide à travers
le territoire…
La diffusion de
Corbicula
France a été extrêmement
rapide. Elle s’est faite à par-
tir d’au moins sept axes dif-
férents et, en une vingtaine
d’années, la quasi-totalité
Le corbicule : un mollusque invasif méconnu
Le mollusque
Corbicula
a envahi très rapidement notre territoire depuis le début des années 1980.
Aujourd’hui, il colonise les principaux cours d’eau et plans d’eau de nos bassins. Mais d’où vient cette
espèce et comment a-t-elle pu coloniser aussi facilement les milieux aquatiques ? Quels sont les
risques liés à sa présence pour les écosystèmes ? Faisons le point sur les récents travaux scientifiques
concernant cette espèce invasive…
Par Sylvain Richard et Guy Périat
Les canaux de navigation ont eu un rôle essentiel dans
la dispersion de
Corbicula
sur notre territoire, en reliant
entre eux les principaux bassins hydrographiques.
Aux Etats-Unis, la lutte contre les corbicules est évaluée à un
milliard de dollars par an ! Le mollusque obstrue notamment
les conduites d’alimentation en eau des centrales nucléaires !
des bassins hydrogra-
phiques français a été
colonisée.
• Le premier axe de péné-
tration est le bassin de la
basse Dordogne, où l’es-
pèce a été observée pour
la première fois en 1980.
Son introduction serait
due à des bateaux en
provenance d’Asie ou
d’Amérique, sur la coque
desquels
Corbicula
se se-
rait fixé. A la fin des an-
nées 1990, l’espèce a
progressivement colonisé
la plupart des bassins ver-
sants de la Garonne et de
la Dordogne. Les plans
d’eau ne sont pas épar-
gnés et
Corbicula
est pré-
sente notamment dans
les lacs aquitains de Ca-
zaux, de Sanguinet et de
Biscarosse. A partir de cet
axe, l’espèce s’est propa-
gée vers l’est et elle est
recensée en 1989 dans le
canal du Midi et en 1997
dans l’Hérault à Agde.
• Le second axe de péné-
tration est celui du bassin
de l’Adour, où
Corbicula
est recensée en 1989
dans un petit ruisseau
près de Dax, puis dans
l’Adour en 1991. Son ap-
parition serait due aux
pêcheurs, qui l’auraient
utilisé comme appât… Le
bassin de l’Adour étant
isolé, l’expansion de l’es-
pèce vers le reste du ter-
ritoire n’a pas été
possible.
• Le troisième axe est l’es-
tuaire de la Charente où
l’espèce est signalée en
1996. Sa présence pour-
rait être due là aussi à des
bateaux en provenance de
l’Asie ou d’Amérique.
• Le quatrième axe corres-
pond au Rhin et aux ca-
naux de l’Est, où
Corbicula
est signalée
pour la première fois en
1990 dans le Rhin et en
1994 dans la Moselle. A
partir des canaux qui re-
lient ce bassin à celui de
la Seine, l’espèce a colo-
nisé la Seine où elle est
observée en 1997 à Paris
puis à partir de 2000 sur
les secteurs aval du
fleuve. Elle a ensuite
étendu sa progression
vers l’Aisne et l’Oise, ainsi
que l’Yonne et le Loing.
Via le canal du Rhône au
Rhin, l’espèce se retrouve
dans la Saône et le Rhône
également.
Elle va progressivement
coloniser les principaux
affluents de ces deux
cours d’eau.
L’écho du radier
Dans beaucoup de cours d’eau colonisés, on observe des densités de
l’ordre de 100 à 200 individus/m
. Dans les canaux, elles peuvent
aller de 200 à 400 individus/m
et, aux Etats-Unis, certains lacs
montrent des densités de plus de 3 000 individus/m
Une stratégie de
développement adaptée
à la diffusion
Corbicula
est en général
assez tolérante vis-à-vis de
la pollution organique, pour
peu que la teneur en oxy-
gène reste assez impor-
tante. Une température de
l’eau supérieure à 30 °C
perturbe son métabolisme
et ses fonctions reproduc-
tives, alors que des valeurs
thermiques inférieures à
2°C sont considérées
comme létales pour les
individus.
Ce mollusque bivalve est
hermaphrodite et montre
une très forte fécondité :
après l’incubation des
larves au niveau des bran-
chies jusqu’à ce qu’elles at-
teignent une taille d’environ
250 µm, de 30 000 à
50000 juvéniles sont libé-
rés en moyenne par adulte
et par saison de reproduc-
tion. Après une phase planc-
tonique, où les juvéniles
dérivent en pleine eau, les
individus vont alors se fixer
sur le fond.
Si la mortalité des juvéniles
lors de la phase plancto-
nique est très importante,
pouvant aller jusqu’à 99 %
selon certains spécialistes,
ceux-ci sont capables de
secréter un filament mu-
queux qui leur permet de
dériver en pleine eau et
d’être entraînés par le cou-
rant. Ils peuvent ainsi colo-
niser par dévalaison des
linéaires très importants.
Les adultes peuvent égale-
ment secréter un pseudo
byssus leur permettant de
se fixer sur la coque des
bateaux ou à des particules
en suspension de grande
taille, favorisant ainsi leur
expansion.
Des impacts
économiques
et écologiques
Non seulement
Corbicu-
est invasive, mais elle est
très prolifique… Dans
beaucoup de cours d’eau
colonisés, on observe des
densités de l’ordre de 100 à
200 individus/m
. Dans les
canaux, elles peuvent aller
de 200 à 400 individus/m
et, aux Etats-Unis, certains
lacs montrent des densités
de plus de 3 000 indivi-
dus/m
! Ce sont ainsi de
véritables tapis de coquilles
qui peuvent recouvrir les
L’écho du radier
De prime abord, les corbicules
sont un miracle qui rend l’eau
claire comme du gin, limite
le réchauffement excessif en
été et par la même occasion
la prolifération des algues
filamenteuses. Toutefois,
les grandes colonies entraînent
un rejet de nitrate, d’azote
ammoniacal ainsi que
de phosphore.
fonds des milieux colonisés
et cela ne va pas sans poser
quelques problèmes…
En effet, les coquilles mais
également les juvéniles à la
dérive peuvent être aspirés
par les systèmes complexes
de refroidissement de cer-
taines industries ou des
centrales de production
électrique, thermiques ou
nucléaires. En obstruant les
canalisations, elles peuvent
engendrer des dysfonction-
nements plus ou moins im-
portants, mettant en jeux
directement la sécurité de
ces installations. Aux Etats-
Unis, le coût lié aux dom-
mages engendrés par
Corbicula est estimé à près
d’un milliard de dollars par
an…
D’un point de vue écolo-
gique, Corbicula peut entrer
directement en compétition,
en termes d’habitat et de
ressources trophiques, avec
d’autres mollusques indi-
gènes. C’est ce qui a été
constaté au Japon, où l’in-
troduction de
C. Fluminea
provoqué la disparition
d’une espèce indigène de
corbicule,
C. leana
, dans la
rivière Yodo. Peu de retours
d’expérience similaires exis-
tent actuellement en France
et en Europe.
De manière plus insidieuse,
la prolifération de l’espèce
est susceptible d’engendrer
un certain nombre de mo-
difications sur l’écosystème
aquatique récepteur. Le dé-
veloppement d’importantes
colonies modifie drastique-
ment le type et la qualité
des substrats, qui devien-
nent alors moins biogènes,
voire non colonisables pour
les espèces benthiques in-
digènes. L’activité physio-
logique des individus en-
traîne également une forte
consommation en oxygène
dissous et un relargage
significatif de dioxyde de
carbone dans l’eau. Les
fèces de l’animal présen-
tent également la particula-
rité d’être très concentrées
en nitrate, en azote ammo-
niacal ainsi qu’en phos-
phore.
Les caractéristiques phy-
sico-chimiques de l’eau et
des sédiments peuvent
ainsi être perturbées par les
communautés de
C. Flumi-
nea
, avec de potentielles
incidences sur la produc-
tion primaire du milieu.
C’est ce qu’a pu montrer
une équipe de chercheurs
américains sur le lac Tahoe,
grand lac naturel situé à
cheval entre la Californie et
le Nevada, qui ont fait le
lien entre de fortes prolifé-
rations d’algues filamen-
teuses du genre
Spirogyra
et un excès de nutriments
azotés et phosphorés issus
de l’activité des populations
de
Corbicula
Ainsi, si d’aucuns pouvaient
imaginer que le corbicule
pouvait constituer un filtre
efficace pour la qualité de
l’eau de nos rivières et de
nos lacs, eh bien, il n’en est
rien : les désordres engen-
drés, tant sur le plan chi-
mique qu’habitationnels,
sont bien supérieurs aux hy-
pothétiques services que
pourrait rendre cet indésira-
ble mollusque. L’incroyable
rapidité de l’expansion de
Corbicula
est le triste reflet
de la qualité générale de
nos grands systèmes aqua-
tiques. S’il semble illusoire
de faire disparaître l’espèce
là où elle est actuellement
bien implantée, c’est tout
de même une raison de
plus en faveur de la préser-
vation et de la restauration
des conditions thermiques
et morphologiques des mi-
lieux, si l’on veut les épar-
gner de l’invasion de
Corbicula
L’activité physiologique des individus entraîne également
une forte consommation en oxygène dissous et un relargage
significatif de dioxyde de carbone dans l’eau.
La concurrence des corbicules
avec les mollusques indigènes
tourne le plus souvent à
l’avantage de l’envahisseur.
Il s’ensuit de profonds
bouleversements de nos
écosystèmes.
ne dépasse pas cinq à dix centimètres en une ou deux
saccades successives et j’arrête immédiatement. Et sur-
tout, je déclenche l’animation le plus tard possible, à
quelques centimètres de la gueule du poisson. De cette
façon, la truite, surprise, doit se décider par réflexe, ce
qui ne lui laisse pas le temps de percevoir le dragage
qui suit l’animation. Bien entendu, cela demande de sa-
voir exactement où se trouve sa nymphe, lorsqu’en fin
de dérive, elle est immergée depuis dix ou quinze se-
condes. Une des plus importantes causes de refus par
les truites des nymphes des pêcheurs est imputable à
une animation, d’une part trop forte, et d’autre part
trop précoce. La truite s’élance, vient sur la nymphe et
s’arrête. Dans ce cas, c’est le plus souvent le dragage
post animation qui bloque le poisson. Les choses sont
assez différentes avec les ombres. Les nymphes utili-
sées sont plus denses, moins sensibles au dragage après
une animation. Le poisson est différent aussi, de nature
plutôt curieuse. Ces “nymphes” parfois très éloignées
d’une imitation exacte doivent être utilisées comme de
purs leurres, ce qu’elles sont en réalité. J’anime beau-
L’animation génére toujours un dragage néfaste de la nymphe.
coup plus les nymphes destinées aux ombres que celles
présentées aux truites. Mais là encore, l’animation a
lieu tardivement, presque devant le nez du poisson. Le
but, dans ce cas, consiste à réaliser une animation conti-
nue durant une à deux secondes visant à faire monter
l’ombre à la verticale, voire le faire se retourner pour
“courir” après la nymphe. Dans les deux cas, la prise
de la nymphe par l’ombre est plus prévisible que
lorsqu’il s’en saisit à côté de lui.
La technique pour animer la nymphe demande une
bonne compréhension du résultat à obtenir. La
nymphe doit avancer par saccades de quelques centi-
mètres. Pour reproduire ce mouvement de façon conti-
nue, la seule solution est de s’aider de la soie. La main
qui tient la canne produit un mouvement latéral de
gauche à droite et inversement, en continu, tout en le-
vant très lentement la canne. La soie est bloquée dans
la main gauche (pour un droitier). Ce sont les ondula-
tions transmises dans la soie qui animent la nymphe. Il
est très important d’être capable de produire cet effet
en continu, car les ondes ne parviennent qu’en dernier
à la nymphe. La partie de soie proche de la canne
s’anime en premier, puis le mouvement continue sur la
soie, puis sur le bas de ligne et enfin seulement, la
nymphe en bénéficie. Ce mouvement n’est possible
que par un état de décontraction total du poignet et du
bras. Toute tension le perturbe. Pour comprendre tout
cela, la meilleure solution consiste à fixer au bout du
bas de ligne une grosse nymphe légère très colorée
genre Montana, que l’on puisse voire à une dizaine de
mètres dans l’eau claire. Inutile de vouloir pêcher des
truites sauvages avec cette nymphe jaune et noire qui
évoque davantage un frelon qu’un éphémère, mais
pour comprendre le mouvement, elle s’avère pratique.
De la pêche
à la nymphe
Quai des Plumes
Philippe Boisson
Bonnes feuilles
-131-
-130-
lesmieuxacceptées.N’oublionspasquelemontage
desnymphesestuneactivitélongueetfastidieuseen
raisondelamultiplicationqu’imposentlesdiversles-
tagesetlesdifférentestaillespourchaquemodèle.Il
vautdoncmieuxpartird’unchoixlimitédeteintes,que
l’onauraaupréalableidentifiéescommeétantles
meilleures,etencontrepartiedisposerdepoidsetde
taillesvariées.Unrapidecalculpermetdeprendre
consciencedel’ampleurduchantierdevantl’étau:3
teintesx5taillesx4lestagesx10exemplaires=600.Vu
souscetangle,onselasseassezvitedel’idéedecréer
uneteintesupplémentaire!Nousverronsàlafindece
chapitrel’importancedulestagedesnymphes.Tropde
pêcheursàlanymphen’ontaucunmoyend’estimerle
poidsdesnymphesqu’ilsutilisent,hormispourlesmo-
dèlesàbillespercéesapparentes.Ceproblèmen’aja-
maisétérésoluparlesmonteursdemouches
professionnelsdonttoutlemondeetparfois,euxy
compris,ignorecommentleursnymphessontlestées.
D’oùl’intérêtderéalisersoitmêmesespropres
nymphes.Outrel’économiefinancièreréalisée,cela
permetdepêcherdefaçonbeaucoupplusefficaceen
reproduisantdesmodèlesdontonconnaîtlescapacités
d’immersion.Auniveauducoût,seconstituerune
boîtedeplusieurscentainesdenymphesestrelative-
mentabordable.Hormisl’achatdesoutilsetdel’étau,
Plusquelescouleurs,lesnuancesdeteintesdesnymphesfont
ladifférencepourlepêcheurdetruitessauvages.
-9-
néesàlapêchedelatruite,toutestsombre,terne,à
l’opposédesmatériauxclinquantsdescataloguesde
fly-tyingactuels.Lesmodèlesprésentésdanscechapi-
tresonttrèssimples,presquedésuets,maisnevousy
trompezpas,ilsfontl’objetdelasélectionlaplusri-
goureuseencequiconcernelechoixdesmatériaux,les
proportions,lechoixdeshameçons,lechoixdufilde
montage.Prenonslecasdelapheasanttail,laplussim-
pledesnymphesartificielles.Voustrouverezcentfa-
çonsdelamonter,defairevarierlevolume,la
-8-
Lesnymphesartificielles
Suitelogiquedel’étudedeslarvesetnymphesnatu-
relles,cechapitreconsacréàleurimitations’articule
endifférentessectionsquidifférencientlescatégories
denymphesetlarvesartificielles.Lesmodèlesprésents
danscetouvragesontforcémentlefruitd’unesélec-
tionarbitraire.Ilexisteeneffetdescentainesdemo-
dèlesdenymphes,dontlaplupartnesontpasadaptées
auxeauxfrançaises,oùsontdemauvaisescopiesde
modèlesoriginaux.Lorsquel’onpratiquelapêcheàla
nymphedepuisprèsdevingtcinqansavecuncertain
succès,s’opèredansnosboîtesàmouchesunevérita-
blesélectionnaturelle.Achaqueintersaisonnousvient
l’idéedemettreaupointdesvariantesdemodèlesexis-
tantsetdenouveauxmodèles.Alasaisonsuivante,le
verdictesttoujourssansappel.Soitcesessaisseront
couronnésdesuccès,soitlesnouvellespistessontaban-
données.Aufinal,lesmodèlesquicomposentmes
boîtessonttousdesrescapésdetentativesd’évictions
ratées.D’unsimplecoupd’œil,onperçoitlateintegé-
néraledecetteboîteidéale.Pourlesnymphesdesti-
L’observationetlaconnaissancedeslarvesetnymphesnaturellen’est
pasobligatoirepourbienpêcheràlanymphe,maisçaaide!
-10-
longueurdescerques,lecerclage,centvariantesde
teintes,etc.Comparonsaussicettepheasanttailàun
civetdelapin,celuiquefaisaitvotregrand-mèreetque
égalementnitrèsclaire,nitrèsfoncée,marchebeau-
coupmieux.C’estlacouleurlaplusclairequej’utilise
pourpêcherlatruite.J’utilisaislejaune,plusclairque
levertolive,àmesdébutsmaisjel’aiégalementaban-
donné,saufpourlanymphedemouchedemai,oùil
estindispensable.
Dequoiàt-onbesoin?
Monchoixrestreintdeteintespourlapêchedela
truites’expliquetrèsfacilement.Pourlecomprendre,il
fautpartirduprincipequepourchaquetruiteessayée,
nousn’avonsdroitqu’àunnombrelimitédelancers.
Nousparlonsiciévidemmentdepoissonssauvagesqui
netolèrentpasindéfinimentquedufilleurpassesurle
nez.Cenombredelancerspeutvarierselonlescas
d’unseulàunevingtaine,rarementplus.Disonsque
d’unemanièregénéralesixouseptétantunesortede
moyennethéoriqueau-delàdelaquellelatruitealertée
aprislafuite.Cestentativesdeprésentationpermet-
tentd’essayerdeuxoutroisteintestoutauplus.Alors
autantprésenteraupoissonlesdeuxoutroiscouleurs
-11-
Pheasanttailà“tête”orange
Modèlesdenymphespourlapêchedelatruiteàvueetaufil.
Gammarebodystretch
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De la pêche
à la nymphe
Quai des Plumes
Philippe Boisson
La vie privée
des truites
Oui, les truites ont des sentiments, oui, elles peu-
vent ressentir de l’amour entre elles et, qui sait,
trouver dans la compagnie de l’une et de l’autre
un réconfort presque humain. En voici la
preuve…
Par Jean-Christian Michel
es truites font l’amour.
Cette vérité s’est impo-
sée à moi une fin
d’après-midi d’hiver.
Je ne parle pas de poissons creu-
sant leur nid de gravier juste
avant de perpétuer l’espèce, mais
d’un comportement plus trou-
blant. Qu’on veuille bien m’ex-
cuser si cette affirmation revient
immanquablement à plaquer
une interprétation humaine sur
un comportement animal…
L’animal n’est pas toujours
du côté que l’on croit
A plusieurs reprises, il y eut
comme un bruit dans mon dos.
Je l’entendais presque sans en être
conscient. Mêlé au friselis de l’air,
ce n’était presque rien, juste un
bruit d’eau remuée, sans écla-
boussure. Je tournai la tête et les
reflets tourmentés se remettaient
juste en ordre à l’endroit où l’eau
venait de bouger. Et puis au
même endroit et presque aussi-
tôt, un nouveau remous est ap-
paru. La surface prise de vertige
et ridée par le vent s’entrouvrit
pour me laisser percevoir une
forme brune, celle d’une truite
affairée à un drôle de manège.
Elle tournait sur elle-même
comme un chien se mordant la
queue ou comme un bidon em-
porté par les eaux. Quand la brise
a baissé, j’ai vu plus clair. Ce
n’était pas une mais deux truites
qui faisaient la ronde !
Le bécard avait empoigné la
femelle entre l’adipeuse et la cau-
dale et il la promenait douce-
ment en la tenant avec sa gueule.
L’autre se laissait faire. Lorsqu’elle
se recourbait vers lui, ils s’enrou-
laient et tournaient, tournaient
comme si les formes de leurs
corps voulaient se fondre. Quand
sa partenaire se redressait, le bé-
card l’emportait lentement vers la
surface, comme pour la pousser
hors de l’eau, certainement
afin qu’elle s’incline de
orsqu’on pêche en lac,
il est souvent néces-
saire de couler son bas
de ligne pour présenter
ses mouches de façon optimale.
Le fil flottant sur l’eau crée en
effet un relief qui amplifie
considérablement sa taille. Posé
sur la surface, un 10/100 est
aussi visible qu’un 25/100.
Faites un jour un essai en plein
soleil dans une flaque d’eau peu
profonde et regardez l’ombre
portée sur le fond par un fil
même très fin. Noyez ce fil,
vous ne voyez plus rien. Dans
une eau calme, nous n’avons pas
les contraintes du courant, qui
obligent le plus souvent le pê-
cheur en sèche en rivière à utili-
ser du nylon et à graisser son bas
de ligne pour qu’il flotte. En ri-
vière le bas de ligne ne doit en
effet pas couler dans les veines
de courant car cela accentue son
dragage et provoque des arra-
chés bruyants. En rivière, le
poisson n’a le plus souvent pas
trop le temps d’inspecter le
montage. Il est posté, ce qui
permet de lui présenter la
mouche sans le couvrir.
En lac, les poissons ont le temps,
ils peuvent surgir de partout et,
hormis lorsqu’on peut les voir et
anticiper leur trajectoire, il est
difficile de leur présenter la
mouche en premier. Ainsi,
lorsque les poissons sont un peu
éduqués, ils montent douce-
ment vers notre mouche et s’en
détournent prestement au der-
nier moment, signe parfois que
le modèle ne leur plaît pas, mais
le plus souvent qu’ils ont dé-
tecté le fil qui flotte à la surface.
L’impact des mouches lorsqu’elles
touchent l’eau met en alerte les
poissons présents sur le secteur
et les attire inexorablement. Il
faut impérativement que le fil
ait coulé avant leur arrivée car
ils ne prennent pas souvent
autrement. En pêchant correc-
tement, ces poissons curieux
peuvent représenter une part
très importante des prises.
Couler son bas de ligne
Pour réussir, nous avons recours
au fluorocarbone et au dégrais-
sage. Le fluorocarbone, plus
dense que le nylon et que l’eau,
coule naturellement. Toutefois,
dans de faibles diamètres et ma-
nipulé avec des doigts toujours
un peu gras, il ne parvient pas
toujours à percer le film de la
surface.
La qualité de l’eau a une
énorme influence. Il est souvent
très facile de couler un bas de
ligne posé sur une eau verte ou
marron chargée de phytoplanc-
ton, alors qu’il est beaucoup
plus difficile de couler ce même
bas de ligne posé sur une eau
cristalline, là où bien sûr c’est le
plus utile.
La solution du dégraissage ré-
gulier à l’aide d’une pâte appro-
priée est contraignante et a ses
limites.
Les avantages du porte-
pointe en fluorocarbone
Réaliser un porte-pointe en
fluorocarbone présente de nom-
breux avantages. Dans les forts
diamètres, le fluorocarbone
perce facilement le film de l’eau.
Le bas de ligne à nœuds dégres-
sif entraîne ainsi très rapide-
ment la partie plus fine de la
pointe sous la surface. Ce maté-
riau assez raide permet un bon
transfert d’énergie de la soie vers
la ou les mouches, qui se posent
plus en ligne. Une fois étiré, il
reste droit comme un «i» et per-
met une bonne présentation et
une meilleure détection des
touches. Ce type de bas de ligne
est très économique au regard
d’un polyleader ou d’un bas de
ligne en queue de rat en fluoro-
carbone tout fait. Il est de plus
adaptable en cours de pêche, en
le raccourcissant, par exemple,
pour mieux passer dans le vent.
En sèche
Ce type de bas de ligne peut
être accroché au bout d’une soie
flottante pour la présentation
d’une seule mouche sèche. Si
l’on pratique une pêche d’at-
tente, on utilisera une mouche
qui puisse résister un peu à l’en-
foncement, car elle sera fatale-
ment entraînée sous l’eau avec
ce fil qui, une fois immergé,
coule inexorablement.
Si l’on pratique avec de petites
mouches, on essaiera plutôt de
croiser la trajectoire d’un pois-
son vu ou pressenti, en posant
suffisamment loin devant, en
général 2 ou 3 mètres, de façon
que le bas de ligne ait disparu
sous la surface avant son arrivée.
Avec cette technique, la mouche
finit plus ou moins rapidement
par couler.
Restez vigilant, car il n’est pas
rare que le poisson choisisse ce
moment et seulement celui-là
pour prendre.
Avant d’arracher, animez dou-
cement votre mouche du bout
des doigts sur quelques mètres,
cela peut aussi être payant.
Les nymphes se mettent en place
très rapidement et restent ainsi suspendues
sous le film de la surface.
Expertises
En washing line
Cette technique très efficace, qui
se traduit «corde à linge»,
consiste à intercaler une ou deux
mouches coulantes, nymphes ou
chironomes, entre le porte-
pointe raccordé à une soie flot-
tante et une mouche sèche très
flottante ou un booby.
Les nymphes se mettent en place
très rapidement et restent ainsi
suspendues sous le film de la sur-
face. Le fil disparaît quasi ins-
tantanément. Il est ainsi possible,
de la même façon qu’en sèche,
d’intercepter un poisson en ma-
raude en anticipant sa trajectoire
ou en posant à proximité de son
gobage.
Avec des soies intermé-
diaires et plongeantes
Avec des soies intermédiaires,
l’avantage de ce bas de ligne de-
meure sa capacité à transférer
l’énergie de la soie vers les
mouches et à placer très vite l’en-
semble du fil sous l’eau. Il est
toujours possible de pêcher avec
succès en washing line, surtout
avec une soie intermédiaire
lente. Pour les soies plus plon-
geantes, il n’est plus vraiment né-
cessaire de s’embêter, car la soie
coule assez vite pour noyer un
bas de ligne constitué d’un sim-
ple brin de fluorocarbone sou-
vent de bon diamètre (de 18 à
25 centièmes de millimètre).
La confection du bas
de ligne à nœud
Le porte-pointe est réalisé avec
des sections de fluorocarbone,
dégressives en diamètre et en
taille en partant de la soie. Cette
dégressivité permet un excellent
transfert de l’énergie de la soie
vers les mouches. On utilise du
fluorocarbone destiné à la réali-
sation de pointes transparentes,
et résistantes à l’abrasion, pour
la pêche au lancer avec des
tresses. Ces fils sont maintenant
présents dans les gammes de
nombreuses marques. Nous
pouvons citer notamment les
marques Powerline ou Varivas,
utilisées depuis longtemps par les
pêcheurs. Compte tenu de la
raideur de ce fil par rapport à
celle d’un nylon, ce n’est pas la
peine de commencer son bas de
ligne en 50 ou 45centièmes,
mais plutôt, pour une soie de 6,
7, voire 8, en 40centièmes. Ce
morceau de fil sera noué sur une
chaussette ou, mieux, directe-
ment à la soie (pour un meilleur
transfert de l’énergie) à l’aide
d’un nœud, de type nœud d’ha-
meçon à palette, de trois tours.
Un nouveau morceau de fluoro-
carbone plus fin sera ensuite rac-
cordé au premier avec un nœud
baril et ainsi de suite.
Le bas de ligne de base
Le bas de ligne de base sera
constitué de 50 cm de 40 cen-
tièmes, 40 cm de 35 centièmes,
30 cm de 30 centièmes et 25cm
de 25 centièmes. Soit une lon-
gueur totale de 1,45 m. Il sera
terminé par une micro boucle
pour unchangement plus facile
des pointes sans modification
de sa longueur.
Il pourra être allongé en agran-
dissant les brins ou en ajoutant
une portion de 20 centièmes
pour les pêches plus fines, avec
une sèche notamment ou en
washing line léger avec une soie
flottante (voir les illustrations). Il
peut être légèrement raccourci si
l’on doit pêcher avec le vent dans
le nez. Pour une pêche en wash-
ing line standard à trois
mouches, on ajoutera environ
90 cm de 20 à 18 centièmes
avant la première potence longue
d’environ 20cm, puis 1 m à
1,20 m de 20 à 16 centièmes
avant la seconde potence, et
90cm à 1 m de 20 à 16 cen-
tièmes avant la mouche de
pointe. Il ne faut pas trop des-
cendre en dessous de ces diamè-
tres, car les touches peuvent être
violentes et les casses nom-
breuses, surtout sur une soie
intermédiaire.
Expertises
Il est tout à fait possible
de confectionner son
bas de ligne au bord de
l’eau pour l’adapter
aux conditions du
moment. Ici la
construction d’un bas
de ligne long et fin
pour pêcher en washing
line léger à deux
mouches derrière une
soie flottante n°6.
Vue générale du lac de
Tueda.
Au fond à gauche le
restaurant.
Débuter
au black-bass
partie)
pointe en 0,25 à 0,40 mm pour
la pêche en surface au popper et
autres “hair bugs”, et jusqu’à
3,60 m pour les pêches en pro-
fondeur avec des mouches les-
tées en tête. Préférez les modèles
de mouches dotés d’un disposi-
tif anti-herbe qui facilitera les
prospections sur les meilleurs
postes… tout en épargnant
votre porte-monnaie ! L’ami
Jean-Marc Chignard vous pro-
pose tout ce qu’il faut pour vous
équiper dans son catalogue
JMC.
Au lancer !
En découvrant l’univers infini
des techniques et du matériel
américains et en le testant sur
“mes” bass landais, en 1988, j’ai
franchi un pas de géant et
connu un réel bouleversement
dans ma vie de pêcheur. En
effet, outre la magie et l’émo-
tion qu’apportent la capture et
le combat d’un bass de taille
correcte avec du matériel “clas-
sique”, il se dégage une am-
biance très singulière et un
parfum d’exotisme lorsqu’on
utilise des cannes et des leurres
conçus dans son pays d’origine.
On s’y croirait presque, vous
verrez !
Plus variés qu’à la mouche, les
modèles de leurres qui consti-
tueront votre panoplie de débu-
tant nécessitent de posséder
deux cannes : une spinning et
une casting. Si votre budget est
vraiment limité, optez pour la
spinning, qui sera plus polyva-
lente. Quand vous serez accro et
plus aguerri, vous pourrez alors
acquérir d’autres cannes dont
les longueurs, les puissances et
les actions seront très spéciali-
sées au point de ne correspon-
dre qu’à un type de leurre
donné ! C’est comme pour les
clubs de golf. Voilà plus en dé-
tail comment constituer vos
premiers combos et à quoi ils
vont vous servir.
Combo spinning :
une canne
deux brins, pour l’encombre-
ment réduit, sera parfaite.
Choisissez un modèle de 6’3 à
7’, soit 1,90 m à 2,13 m, dans
les puissances ML ou M. Le
modèle que j’utilise en ce mo-
ment est une canne Sakura
Expertises
Tout savoir sur le black-bass !
Une association consacrée à la biologie et à la pêche du
black-bass existe depuis une vingtaine d’années. Elle a été
créée par Franck Rosmann et quelques passionnés avant
l’heure par ce poisson. Leur travail a permis de mieux faire
connaître cette espèce, de mieux la protéger et d’informer
les pêcheurs aux leurres de la nécessité de pratiquer le
no-kill et de ne pas pêcher sur les frayères. Black-Bass
France vous permettra de connaître cette espèce encore
mal reconnue en France même si, avec le temps, les choses
évoluent (lentement mais sûrement…).
www.blackbassfrance.org
En bateau,
en float-tube ou à
pied, et même à la
mouche, le black-
bass reste le roi des
poissons de sport !
bavette, ces crankbaits très vi-
brants n’ont pas leur pareil pour
ratisser efficacement de larges
zones. Coloris naturels pour les
eaux claires et chartreuse pour
les eaux teintées.
Lucky Craft :
série LV.
Illex :
série TN.
Sébile :
série Flatt Shad.
River2Sea :
Twin Vib 65, Glas-
sie Vib 50.
Les swimbaits :
ondulants grâce
à leurs multiples articulations,
ils possèdent une nage ultra-
réaliste. Coloris naturels pour
les eaux claires et chartreuse
pour les eaux teintées.
Sébile :
série Magic Swimmer.
Izumi :
séries Shad Alive et
Perch Alive.
River2Sea :
série S-Waver et
Kong.
Les leurre métalliques
Les Spinnerbaits :
c’est l’évolu-
tion tous terrains de la cuiller
tournante, en quelque sorte.
Coloris à base de blanc pour les
eaux claires et chartreuse ou
noirs pour les eaux teintées.
Lucky Craft :
série RV.
Molix :
série Venator, T-Slash et
Water Slash.
River2Sea :
série Crystal Spin.
Les buzzbaits :
ces leurres de
surface, basés sur une structure
proche de celle des spinner-
baits, n’ont pas leur pareil pour
énerver les gros bass. Les bases
de couleurs des spinnerbaits
s’appliquent aussi aux buzz-
baits.
River2Sea :
Crystal Buzz.
Sébile :
Proppler Buzz (buzz-
bait flottant unique en son
genre).
Lucky Craft :
B-MH.
Les Rubber Jigs
Micro Jigs :
parfaits pour trom-
per les bass difficiles, ils peuvent
imiter des larves d’insectes ou des
petits crustacés. Les coloris natu-
rels sont souvent les meilleurs.
Reins :
Platon.
Molix :
Nano Jig.
Gamakatsu :
Round 25 Weed-
less, Round 25 Bulky.
Les flipping Jigs :
pour les
pêches plus musclées au cœur
des bois morts et des herbiers.
Là, les teintes à base de noir
sont très prisées ainsi que les
watermelon. Ils servent à imiter
les écrevisses, dont raffolent les
bass. On peut leur adjoindre un
leurre souple pour renforcer cet
aspect imitatif.
River2Sea :
Junk Grenade,
Touch Down.
Molix :
Kento et Tenax.
Gamakatsu :
Cobra 27 et Arky 26.
Les accessoires
Prévoir un assortiment de balles
coulissantes de divers gram-
mages pour les montages texans
et des lests spécifiques pour le
drop shot. Quelques inserts
tungstène pour lester discrète-
ment les leurres souples et un
panel de têtes plombées finesse
(Racing Jig heads) de 1,5 g à 5 g
vous sauveront des situations
difficiles. Agrafes, pinces à becs
longs et coupe-fil compléteront
la panoplie ainsi que les indis-
pensables lunettes polarisantes,
le couvre-chef, la crème solaire…
et quelques boîtes pour ranger
tout cela.
Un vaste choix d’hameçons destinés à armer les leurres souples :
1. Hameçons de type split shot ou drop shot à piquer par le
milieu ou par la tête d’un leurre souple.
2. Hameçons texans à hampe droite pour les leurres très fins.
3. Hameçons texan à hampe courbe (wide gape) pour les
leurres plus imposants.
Un panel de lests variés qui comprend des balles pour les
montages texans, des plombs fendus pour les montages split
shot, des plombs terminaux pour les montages drop shot
et des inserts.
recherchent. Il faut de l’amour,
de l’attention et cela doit être
naturel et non parce que ne pas
prendre assez de précautions
permet à certains de nous mon-
trer du doigt. Les pêcheurs de
carpes ont montré l’exemple
avec une pratique du no-kill
quasi irréprochable. Les pê-
cheurs à la mouche de truites et
d’ombres bénéficient d’un avan-
tage sur les autres techniques
grâce à l’emploi de petits hame-
çons sans ardillons. Mais, en ce
qui concerne la pêche des car-
nassiers, tout est plus compli-
qué. Certes, un brochet dispose
d’une dentition autrement
mieux fournie que celle d’un
ombre, ce qui impose des ha-
meçons permettant sa capture.
La perche est fragile au niveau
de sa mâchoire et la mode, qui
nous vient des champions amé-
ricains ou japonais pêcheurs de
black-bass, est de tenir une pau-
vre perche par la mâchoire infé-
rieure avec tout le poids de son
corps qui repose sur celle-ci. Il
n’est pas nécessaire d’être vété-
rinaire pour comprendre que
l’animal se passerait bien de
cette gymnastique. Les pêcheurs
aux leurres copient bêtement les
champions des grands tournois
de pêche du black-bass sans se
poser de questions. De même,
la pêche du sandre et de la
perche en lac de retenue pose le
problème de la décompression
chez les individus pris à une
profondeur inférieure à une di-
zaine de mètres. Les percidés
disposent d’une vessie natatoire
différente de celle des cyprini-
dés. Chez la perche et le sandre,
la vessie natatoire est double et
ne comprend aucun système
qui les relie à l’extérieur, comme
le tube pneumatique que l’on
retrouve chez les cyprinidés, le
brochet ou le silure. Par cette
particularité anatomique, les
percidés, c’est-à-dire les deux es-
pèces de sandres européens, le
sandre nord-américain et la
perche, forment une famille à
part des autres poissons. Les
sandres et la perche subissent
plus que les autres poissons les
variations de pression liées à la
profondeur car, dans leur cas, le
gaz de la vessie natatoire transite
par le sang et les cellules, ce qui
prend beaucoup de temps. En
cas de remontée de 30 mètres,
le volume “d’air” dans le pois-
son et dans le sang se trouve
multiplié par trois. Ainsi les
yeux des sandres sortent des or-
bites, l’estomac ressort généra-
lement par la bouche et le
poisson se trouve incapable
suite à sa remise à l’eau de rega-
gner sa profondeur initiale.
Pourquoi ? Parce que sa densité
ainsi modifiée le fait flotter
comme un bouchon. Affaibli
par le combat, le sandre tente de
plonger mais souvent il n’a plus
assez de force pour regagner sa
profondeur. Dans ce genre de
situation, la meilleure solution
consiste à jeter littéralement le
sandre à l’eau tête la première
Expertises
Les percidés supportent
très mal les remontées
rapides vers la surface.
Cela est dû à leur
vessie natatoire très
particulière,
dépourvue de lien
direct avec l’extérieur
comme cela est le cas
avec quasiment toutes
les autres familles de
poissons d’eau douce.
Un pêcheur sportif respectueux du sandre
et qui pratique le no-kill, et non pas le
catch and release moribond ou vif, ne doit
pas pêcher par grande profondeur.
lacs français, qui concerne éga-
lement les viviers, consiste à
mettre des poissons pris dans un
vivier pour le simple plaisir de
les promener toute la journée
dans le but de les montrer aux
copains situés bien plus loin sur
les lacs et de les remettre à l’eau
moribonds à parfois plusieurs
dizaines de kilomètres de l’en-
droit de leur capture…
Du danger des pinces
à poissons
Chez les pêcheurs aux leurres, le
“boga grip” devient le moyen
favori pour immobiliser un bro-
chet, un aspe ou un sandre. A la
rédaction, nous avons depuis
quelques années déjà adopté cet
outil peu encombrant et effi-
cace. Les modèles dont la tête
tourne sont de très loin préféra-
bles à ceux à tête fixe. En cas de
rotation du poisson à la surface
(très fréquent avec le brochet)
lorsqu’il vient d’être pris par la
mâchoire inférieure, la rotation
de la tête accompagne libre-
ment les mouvements du pois-
son. Dans le cas d’une tête fixe,
le brochet finit le plus souvent
avec un trou dans la mâchoire,
voire avec une déformation de
celle-ci, ce qui est inacceptable.
Mais un autre risque est régu-
lièrement sous-estimé par les
pêcheurs. Il est beaucoup plus
grave pour l’animal que le
précédent. Peu de pêcheurs
semblent conscients du danger
qu’ils font prendre à leur prise
en les soulevant purement et
simplement. Le risque ne
concerne pas la mâchoire – bien
que celle-ci ne doive pas être en
Expertises
Les pinces à poissons
sont de plus en plus
critiquées par les
pêcheurs soucieux de
respecter les poissons.
A gauche, le pire :
suspendre un poisson
par sa mâchoire. Des
études ont prouvé que
cela entraînait des
ruptures de vaisseaux
et des problèmes osseux
(vertèbres) sans
compter les trous dans
la mandibule
inférieure. Ci-contre,
l’utilisation normale
de la pince en
soutenant le poisson
sous le ventre.
excellente posture à ce moment-
là –, mais les vertèbres et les
vaisseaux sanguins du poisson.
Un poisson n’est absolument
pas conçu pour supporter son
poids suspendu hors de l’eau.
C’est pourtant ce que l’on voit
faire, par méconnaissance et
non pas par sadisme, à longueur
d’année. Le problème semble
d’autant plus grave que le pois-
son est gros. Aux Etats-Unis, cet
acte a fait l’objet d’enquêtes et
d’études commanditées par les
associations écologistes mais
aussi par les pêcheurs eux-
mêmes. Si les résultats qui
concluent à une mort lente de
80 % des individus ainsi traités
sont à prendre avec prudence,
on ne peut que reconnaître la
légitimité de ces études (faciles
à trouver sur Internet mais le
plus souvent payantes, comme
celle de ScienceDirect ou de
Trout Underground). Quelle
image pour les non-pêcheurs et
les anti-pêche de voir une belle
photo avec un poisson sus-
pendu par à peine 2 cm
de sa
mâchoire ? Quel geste inutile,
qui témoigne du peu de respect
pour les poissons dont font
preuve certains pêcheurs, qui
prétendent leur sauver la vie !
Cette pratique est idéale pour
porter le flanc à la critique, pour
révéler, via le no-kill, des mal-
traitances infligées aux poissons.
Les pêcheurs aux leurres se-
raient-ils cossards au point de
ne pouvoir supporter avec l’au-
tre main le corps du poisson ?
C’est si facile et efficace. En ba-
teau pas de problème, on pose
la canne et on prend le poisson
à l’horizontale, une main sur le
boga grip, l’autre sous le ventre
et le tour est joué. Depuis le
bord, même méthode. En float-
tube, où il est bien difficile
d’emmener une épuisette, le
boga grip est recommandable.
En float-tube, la position du
pêcheur est tellement basse que,
sauf pour se faire prendre en
photo par un comparse, on
laisse le poisson dans l’eau, on
décroche le leurre et le poisson
peut repartir. Une bonne utili-
sation du boga grip ne demande
aucun investissement supplé-
mentaire mais juste de se bais-
ser un peu…
Connaissez-vous
les épuisettes à filet
en caoutchouc ?
Pour la pêche en bateau, rien ne
remplace l’épuisette, un acces-
soire un peu oublié ces derniers
temps mais qui n’a pas d’équi-
valent pour sortir un gros pois-
son de l’eau sans le blesser, voire
en le laissant dans l’eau pour le
décrocher. Mais, attention, pas
n’importe quelle épuisette. Les
Un poisson n’est absolument pas conçu
pour supporter son poids suspendu hors de
l’eau. C’est pourtant ce que l’on voit faire
à longueur d’année.
Les pêcheurs français
ne semblent pas du
tout conscients
de l’image qu’ils
véhiculent. Pourtant,
le no-kill est interdit
dans deux pays
limitrophes,
l’Allemagne
et la Suisse.
modèles à grosses mailles sont à
proscrire, car elles présentent
l’inconvénient de découper les
nageoires des poissons lors du
soulèvement. Les modèles à
micro mailles en nylon évitent
ce problème, mais les hameçons
et la nageoire dorsale des san-
dres, piquante, se prennent fa-
cilement dans les mailles. De
plus, le filet plein de mucus a
beaucoup de mal à sécher et
c’est autant de mucus que le
poisson a perdu. La solution se
trouve du côté des pêcheurs
américains de muskinongés. Les
marques Beckman et Frabill
proposent des modèles parfaits
à tous points de vue. Ils ont eu
la bonne idée, à partir d’un filet
normal, de le tremper dans un
bain de caoutchouc. C’est beau-
coup mieux pour le poisson et
pour le pêcheur, car les hame-
çons ne s’y accrochent pas et ce
type de filet sèche en quelques
minutes. Seul problème, elles ne
sont à notre connaissance pas
importées en France. Heureuse-
ment, certains fabricants fran-
çais ont eu la bonne idée de se
lancer sur cette piste. C’est le
cas notamment de Pike’n’Bass
et de Hearty Rise et Pafex. Nous
ne pouvons que vous encoura-
ger à avoir recours à ce type
d’épuisette.
Aux pêcheurs de faire
des efforts
La responsabilité des médias,
des pêcheurs de compétition,
des voyagistes, bref de tous ceux
qui se mettent en avant dans le
monde de la pêche des carnas-
siers, est très importante car les
jeunes pêcheurs copient facile-
ment les poses de leurs idoles
sur les photos-souvenirs.
En résumé, respectez les pois-
sons et on respectera les pê-
cheurs. Pour le moment nous
sommes encore loin du compte.
Tôt ou tard, les pêcheurs de-
vront se justifier à propos de la
pratique du no-kill. Alors nous
avons tout intérêt à débattre de
cette question avant qu’on ne
nous l’interdise.
Oui, le no-kill est une question
morale, oui c’est de la respon-
sabilité des pêcheurs, non, ce
n’est pas un droit acquis
immuable…
Pour l’heure, le no-kill est un
sujet presque tabou, on le met
en avant constamment comme
étant autant un acte de gestion
piscicole que le “volet écolo-
gique” d’une pêche qui doit
vivre avec son temps, sans que
personne se risque à en vérifier
la pratique.
Les épuisettes à filet
en caoutchouc (ici
le modèle Hearty
Rise) sont parfaites
lorsqu’on pêche en
bateau, car non
traumatisantes
pour les poissons.
Ci-dessous
une épuisette
américaine Frabill
pour la pêche du
muskinongé.
p. 65
p. 72
p. 71
Vraiment utile.
C’est l’ambition de cette
section de
Pêches sportives
Dans les 34 pages de ce
cahier Focus prend place
toute l’expertise des
journalistes et des experts à
qui nous avons demandé de
prolonger par la pédagogie,
l’explication et surtout le
mode d’emploi, l’offre des
concepteurs de nouveaux
matériels. Utiles, vraiment
utiles, les descriptifs et les
manières d’utiliser tel ou tel
leurre, telle ou telle canne,
tel ou tel moulinet. Utiles,
vraiment utiles, les conseils,
les mises à jour techniques,
les précautions d’utilisation,
que ne vous donnent pas
toujours ceux qui vous
vendent ces matériels. Utile,
vraiment utile, le retour sur
des heures et des heures,
des mois et des mois de
bancs d’essai de l’année
passée.
Pêches sportives
vous aidera dorénavant à
mieux choisir votre matériel,
à mieux vous en servir, à le
rendre plus efficace. Plus de
prises, plus de plaisir, et plus
de pêcheurs au bord de
l’eau. Au-delà d’une nouvelle
formule, c’est bien d’une
nouvelle ambition qu’il faut
ici parler.
p. 74
p. 64
spinnerbaits sont de fabuleux
leurres à brochets, mais ils ne
permettent pas de pêcher partout.
La profondeur de pêche est très
limitée avec ces leurres. En lac, un
shad lesté à 14, 28, 40 ou 50 g
reste un des rares choix possibles
pour prospecter les couches
profondes, car les poissons
nageurs n’explorent pas les
couches inférieures à seulement
5 mètres. Seuls les leurres
métalliques de type jig proposent
une alternative. En lac, mais aussi
en cours d’eau profonds, l’emploi
d’un shad se justifie donc
pleinement.
Les palettes
Parmi les palettes permettant
d’être associées à un shad, on
trouve les deux formes
tout comme, dans un tout autre
style, les chatterbaits. Le rôle
d’une palette est double.
Premièrement envoyer des éclats
en permanence, dans tous les
sens, et deuxièmement émettre
des vibrations. A vrai dire, dans le
cas qui nous concerne ici, il vaut
mieux compter sur les éclats que
sur les vibrations, car les palettes
qui peuvent être associées à un
shad sont de tailles modestes.
Toute la subtilité de notre leurre
réside dans la superposition de
deux effets. Nous avons d’un côté
les battements de la queue du
shad et de l’autre les éclats de la
palette. Alors, pourquoi ne pas
pêcher tout simplement au
spinnerbait plutôt que d’ajouter
une palette sur un beau shad à
peine sorti de son sachet ? Les
classiques, la feuille de saule
galbée et la palette ronde dite
“colorado”. Cette dernière produit
à taille égale des vibrations
beaucoup plus importantes que
sa cousine. C’est au niveau du
système d’attache que l’on trouve
des différences entre les palettes
de spinnerbaits, avec leur
émerillon et leur anneau brisé, et
les palettes destinées à être
ajoutées aux leurres souples,
avec leur système spécifique en
forme de ressort. Ce petit tire-
bouchon permet par vissage
de fixer convenablement et
solidement la palette sans
détériorer le leurre. Ce système
fonctionne très bien. L’idéal est de
le placer sous le leurre en faisant
attention que rien ne gêne l’action
de la palette. Pour cela, la
Ce brochet
aurait-il pris ce
gros Shaker
chartreuse 6”
s’il n’avait pas
été orné d’une
palette ? En
tout cas, ça ne
lui a pas déplu.
L’effet éclatant
d’une palette
n’est plus
à démontrer
depuis
l’invention
de la cuiller
tournante il y a
près d’un
siècle.
La marque Biwaa
a mis au point
le Divinator qui
fonctionne sur un
principe particulier,
puisque la palette
est située en bout
de leurre. Le gros
modèle mesure
20,5cm pour 55 g.
Ce leurre a été
développé pour la
pêche du brochet
en lac. Son cadet
permet une utilisation
plus polyvalente avec
22 g pour 14,5 cm.
Ces leurres
d’excellente facture
devraient connaître
un succès mérité.
Les deux modèles
Storm Spin Tail Shad
(voir fiche “leurre”
dans ce numéro) et
leur palette en bout
qui produit un effet
cuiller tournante
évident.
C’est simple mais
ça marche. Ce type
de leurre se ramène
donc de façon
continue. De ce fait
il permet de pêcher
rapidement en power
fishing pour trouver
les poissons actifs.
Un leurre pas comme les autres,
le Jig Wobbler
On croyait avoir fait le tour des leurres atypiques, surtout en matière de poissons
nageurs. Eh bien, non ! Celui-ci est tout simplement hors normes.
Découverte d’un leurre dont on n’a pas fini de parler.
Disons-le tout de suite, le Jig
Wobbler risque de surclasser la
plupart des nouveautés dans la
catégorie jig et poissons nageurs,
tant sa nage est attrayante pour
les poissons. Cette invention
finlandaise pourrait passer pour un
attrape-pêcheur, comme il en
existe beaucoup. Mais, une fois
dans l’eau, plus aucun doute, le
Jig Wobbler commence son show.
On a l’impression avec ce leurre
de voir la nage de cinq très bons
leurres différents ! En tout cas, il
porte bien son nom, car c’est
autant un jig qu’un poisson
nageur. Sa nage permet :
– un “rolling” ample et franc du
corps dont la fréquence dépend
de la vitesse de récupération en
linéaire,
(8 cm) ou le black-bass. Le
modèle 15 cm, qui n’est pas
encore disponible, devrait être
redoutable pour le brochet.
Tailles et poids :
Longueur : 5 cm pour 8 g.
Longueur : 6,5 cm pour 18 g.
Longueur : 8 cm pour 29 g.
Un modèle 15 cm sera disponible
en octobre.
Importateur pour la France :
Global Fishing Connection
www.globalfishingconnection.com
– une utilisation en jigging qui
prend la nage d’un big bait
articulé, mais en animation
verticale !
C’est un leurre idéal pour la pêche
des tombants rocheux, tout
comme pour la prospection en
pleine eau en linéaire, de la
surface jusqu’à plusieurs mètres
de profondeur. La vidéo sur le site
Internet de l’importateur montre
clairement les possibilités du Jig
Wobbler. Ce leurre intéresse
autant les perches en petites
tailles (5 et 6,5 cm) que le sandre
On voit ici
l’amplitude latérale
du corps du Jig
Wobbler. Un tel
déhanchement sur
un petit leurre est
très inhabituel.
sont pas fatigantes. Elles sont
bien équilibrées et solides. Elles
résistent à de longues heures de
pêches fortes, et surtout aux
décrochages du fond un peu
musclés. Elles permettent bien
sûr de combattre sans faiblir les
plus gros spécimens de bars et,
pour le modèle Exo, des poissons
marins plus puissants.
Ces cannes sont entièrement
montées en anneaux tripattes et
porte-moulinet Fuji. Le modèle
BLM Sea Exo est monté en
doubles ligatures pour une solidité
accrue. D’après Jackie Faronna,
La société AMS Fishing,
spécialisée dans la pêche
verticale, a enrichi sa gamme mer
de trois nouvelles cannes
verticales. Ces dernières sont les
héritières des qualités des deux
premiers modèles monobrin mis
au point par Jackie Faronna, les
BLM Sea.
Il s’agit des BLM Sea new 3,4 et
Exotique. Ces cannes mesurent
1,95 m et ont une poignée
démontable, ce qui en réduit
notablement l’encombrement lors
du transport. La BLM 3 est donnée
pour des têtes de 40 à 80 g, la
BLM 4 pour des têtes de 80 à
120g, la BLM Exo pour des têtes
de 120 à 200 g. Ces cannes
pèsent respectivement 135, 142
et 188 g. Au premier abord,
lorsqu’on prend en main ces
petits fleurets très légers, on ne
soupçonne pas leur grande
réserve de puissance.
Les blanks ont une action de
pointe très rapide. Ils sont très
sensibles et permettent la
détection du moindre gratouillis,
même à grande profondeur, à
condition de monter une tresse
sur le moulinet. Ces cannes ne
Pierre à qui je
l’avais prêtée
quelques
jours a pris
de nombreux
bars avec
elle, dont un
de 6,100 kg
sorti des
roches dans
des courants
très
puissants.
FOCUS
Cannes AMS BLM Sea
Spécialiste de la pêche à la verticale, la société AMS a mis au point trois nouvelles
cannes pour la pêche en mer.
Pêches sportives
a testé ces nouveaux produits,
cet été, à la pêche du bar et du lieu en Bretagne.
Par Philippe Collet
FOCUS
On est loin
des gilets
orange fluo
qui vous
donnent
l’allure d’un
bonhomme
Michelin,
condamnant
l’accès à vos
poches et
entravant vos
moindres
mouvements.
Les pêcheurs que nous sommes
ne portons pas souvent des gilets
de sauvetage. Rares sont les
photos, dans nos magazines
spécialisés, de pêcheurs revêtant
ce type de protection. Est-ce par
peur du ridicule, sensation
d’invulnérabilité, inconfort des
modèles pendant longtemps
proposés… Pourtant nous ne
sommes pas à l’abri un jour d’une
chute dans l’eau glacée, d’un
malaise ou d’un accident.
L’exemple récent d’un pêcheur
tombé bêtement à l’eau lors d’une
manœuvre d’accrochage du
bateau à une bouée de corps mort
qui, coincé entre le bateau et la
bouée, s’est évanoui sous la
pression et a ensuite coulé à pic
dans le courant sous les yeux de
son ami impuissant à le secourir,
ou l’exemple plus ancien d’un
saumonier de ma connaissance
habitué à pêcher seul, décédé lors
d’un séjour en Norvège où il a été
retrouvé échoué sur une gravière
ou encore quelques expériences
personnelles qui auraient pu mal
finir m’ont incité à être plus
prudent et à me protéger ainsi que
ceux qui m’accompagnent.
Nous n’avons plus aujourd’hui
d’excuses, il existe sur le marché
des produits adaptés, légers, peu
encombrants et discrets aux
environs de 100 euros (le prix de
cinq beaux leurres). On est loin
des gilets orange fluo qui vous
donnent l’allure d’un bonhomme
Michelin, condamnant l’accès à
vos poches et entravant vos
moindres mouvements.
Les gilets à cartouche de gaz se
sont aujourd’hui démocratisés,
tout d’abord pour le nautisme puis
maintenant pour notre activité.
Ces gilets peuvent avoir plusieurs
modes de déclenchement. Le
déclenchement manuel est le plus
simple, il est d’ailleurs proposé sur
tous les modèles. Il convient de
tirer sur le cordonnet terminé par
un bouton rouge ou jaune pour
Peu utilisé par les pêcheurs faute de modèles adaptés disponibles sur le marché,
le gilet de sauvetage n’est pourtant pas un luxe. Mais les temps changent et la société
profil Nature propose deux modèles discrets et légers pour les pêcheurs en bateau
ou depuis le bord.
Gilets de sauvetage
enfin des modèles pour les pêcheurs !
d’une petite zone du fond. Son
intérêt réside dans la recherche
générale du relief du fond (le rendu
est bluffant !), mais aussi dans celle
des bancs de poissons blancs et,
dans une moindre mesure, des
poissons isolés. Trouver les
rassemblements de poissons
blancs est un gage de réussite
Echosondeur
Side Viewing et Side Imaging, repérage
des bancs de poissons
Les marques Lowrance avec le système Side Viewing et Humminbird avec le Side
Imaging proposent deux technologies similaires qui permettent un balayage large du
fond avec un rendu très proche de la photographie. Voici ce qu’il faut savoir pour
trouver les bancs de poissons fourrage mais aussi les gros poissons isolés avec ce
fantastique matériel.
Par Jean-Marc Theusseret
FOCUS
Nous vous avions présenté le Side
Imaging, premier système du genre
mis au point par Humminbird à sa
sortie, ainsi qu’une vidéo à bord du
bateau de Frédéric Jullian. C’était il
y a deux ans. Depuis, l’intérêt et la
fiabilité de ce type de matériel ne
font plus l’ombre d’un doute, tant
et si bien que le concurrent,
Lowrance pour ne pas le nommer,
y est allé de son Side Viewing,
conçu sur le même principe. Cette
technologie permet de couvrir du
terrain, puisque l’on peut ratisser
une zone allant d’environ 10 m
jusqu’à 120 m de chaque côté du
bateau. De ce fait, elle ne permet
pas d’obtenir une vue précise
Toujours du nouveau…
L’actualité des fabricants et importateurs de matériel de pêche sportive, avec
les dernières nouveautés, innovations techniques et mises à jour de produits.
FOCUS
IWAA
ING
ONG
AIL
PINNER
Voici un leurre aussi atypique que
polyvalent, à mi-chemin entre un lipless
classique, un lig et une cuiller ! Son
utilisation est tout aussi possible en lancer
ramener ou en jigging, permettant à la fois
de couvrir une large surface et
d’insister sur un poste à l’aplomb
du bateau. Cette création
française des frères Alexandre
sera à n’en pas douter parmi les
leurres phares cet automne. Trois
modèles : 7, 14 et 18 g pour 30, 46
et 53 mm. Prix conseillé : 9 euros
pour le modèle de 7 g.
Notre avis :
un leurre qui semble voué à
une belle carrière. Les palettes apportent
un plus avec des éclats, du bruit et des
vibrations.
JMC /
ORKERS
UIDE
Ces chaussures légères et de conception robuste sont
composées de cuir nubuck, caoutchouc et néoprène et
comportent de nombreuses évacuations d’eau en inox. Le
serrage se fait par une molette micrométrique qui en quelques
secondes vous assure un maintien parfait du pied.
Prix conseillé : 270 euros.
Notre avis :
Nous pêchons avec ces chaussures depuis plusieurs
mois, y compris dans la steppe de rivières de la péninsule de Kola
où les chemins sont inexistants et les Korkers Guide n’ont pas
bronché ! Les trois paires de semelles interchangeables
permettent de s’adapter à tous les terrains. Un très bon produit
qui n’est certes pas une nouveauté, mais dont la solidité et la
facilité de laçage en font un excellent modèle.
FOCUS
G.L
OOMIS
NRX
L’événement est suffisamment
rare pour ne pas être signalé. La
célèbre marque américaine de
cannes à mouche et aux leurres
a dévoilé début juillet, lors de
l’ICAST à Las Vegas, son
nouveau fer de lance. Toutefois,
la NRX ne remplacera pas
l’excellente GLX. Et c’est plutôt
une bonne nouvelle tant les
utilisateurs sont satisfaits de ces
cannes. Vacances des uns et
des autres obligent, nous
n’avons pu tester les NRX et
nous espérons pouvoir le faire
dès le prochain numéro. La
gamme est large, mais les
amateurs de cannes en deux
brins seront surpris de découvrir
que la gamme mouche truite ne
comporte que cinq modèles en
quatre brins mesurant toutes
9pieds. Elles couvrent les soies
n°3, 4, 5, 6 et 9. Même constat,
mais beaucoup plus logique en
ce qui concerne les cannes à
mouche pour la pêche en mer.
Six modèles de 9 pieds en
quatre brins pour soies n° 7, 8,
9, 10, 11 et 12. La gamme
intitulée “salmon and steelhead”
comprend trois cannes de
10pieds, toujours en quatre
brins pour soies n° 7 , 8, 9. Enfin,
les cannes à deux mains se
composent également de trois
modèles toujours en quatre
brins : 13 pieds pour soie 8/9,
14pieds pour soies 9/10 et une
15 pieds pour soies 10/11.
D’après la communication de
G.Loomis, la NRX est une canne
hors du commun, plus légère,
plus réactive et plus résistante
que tout ce qui existe… c’est-à-
dire que leur propre GLX ! Nul
doute que la fibre NRX produit
des cannes de pêche aux leurres
exceptionnelles. Alors fini les
cannes en quatre brins côté
“bass casting” avec huit
modèles monobrins de 6’8 à
7’5pieds, et pour chaque taille
le choix entre des puissances
medium, med-heavy et heavy.
La gamme “bass spinning”
comprend cinq modèles
toujours monobrins : deux 6’8,
une en medium, l’autre en med-
heavy, une 7’1 en medium et
deux 6’10 données pour une
puissance mag-medium. Côté
tarifs, rien d’officiel de Ragot,
l’importateur, pour le moment,
mais il faudra sans doute
compter dans les 750 euros
pour une canne à mouche
gamme truite et 450 à 500 euros
pour une canne leurre. La
couleur bleue des ligatures fait
déjà débat sur Internet. Mais
c’est uniquement une question
de goût.
Site Internet de l’importateur :
www.ragot.fr
Notre avis :
La gamme NRX n’est
encore qu’un mirage pour tous
ceux qui rêvent de l’essayer car
elle aura été dévoilée durant l’été.
Les amateurs de la marque
apprécieront son côté très épuré
comme le sont les GLX,
ce qui chez G.Loomis, n’est
pas synonyme d’inconfort,
bien au contraire.
Chez G.Loomis on aime les produits qui durent. Une nouvelle série de cannes haut
de gamme est née cet été et cela faisait 17 ans que ce n’était pas arrivé ! La NRX
n’est donc pas un produit “de plus” et encore moins un effet d’annonce.
Ci-contre un modèle mouche de 9’ pour soie 9.
La poignée du modèle
“bass spinning” ex-fast
medium 6’8. Sobre
comme toujours avec
les modèles haut de
gamme de la marque.
Sedge émergent
Un modèle plutôt réaliste qui
pêche collé à la surface. A utiliser
pendant les éclosions de gros
trichoptères : rhyacophila
dorsalis, phrygane cannelle
(Limnephilus), présents en
octobre et novembre.
Matériaux de montage
• Hameçon courge 14 à 10.
• Fil de montage noir.
• Cerques en faisan et
flanc de canard.
• Corps en dubbing brun et vert.
• Cerclage fil de cuivre.
• Flancs en faisan noir.
• Dos en CDC gris foncé.
• Tête en dubbing noir.
• Antennes en CDC et canard
carolin.
Etapes de montage
1. Fixer l’hameçon à l’étau,
amener le fil de montage au
bas de la courbure, réaliser sur
environ 4 mm un tag en
dubbing naturel brun foncé.
2. Fixer juste devant le tag une
pointe de plume de faisan
commun.
3. Par-dessus la plume de faisan,
fixer quelques fibres de flanc
de canard.
4. Toujours à l’aide du fil de
montage, fixer dans l’ordre :
un brin de fil de cuivre et, par
la pointe, 2 belles plumes de
CDC gris.
5. De part et d’autre du corps,
fixer une pincée de fibres
de faisan noir.
6. Réaliser le sous-corps en
dubbing vert clair.
7. Rabattre de chaque côté du
corps les fibres de queue de
faisan noir et les fixer à 3 mm
derrière l’œillet. Cercler le
corps avec le fil de cuivre.
8. Rabattre les plumes de CDC
pour former le dos, fixer les
plumes derrière l’œillet et
rabattre à nouveau les pointes
de CDC vers l’arrière.
9. Pour finir, fixer quelques fibres
de flanc de canard carolin et
réaliser le nœud final.
FOCUS/
montage
Nymphe tchèque
Encore une nymphe
incontournable sur les grandes
rivières caillouteuses. Suivant son
montage, elle figure une nymphe
de trichoptère ou un gammare.
A monter en plusieurs tailles
et en différentes couleurs.
Matériaux de montage
• Hameçon caddis 14 à 8.
• Fil de montage noir.
• Corplast translucide.
• Dubbing SLF (substitut de
phoque) vert clair, vert moyen,
orange vif, noir.
• Fil nylon 12/100.
Etapes de montage
1. Recouvrir les trois quarts de la
hampe avec du fil de plomb.
2. Recouvrir le plomb à l’aide du
fil de montage pour le
consolider et fixer une portion
de Corplast (ou autre marque)
à la courbure ainsi que 10 cm
de nylon 14/100.
3. Réaliser en dubbing SLF vert
clair la première portion
du corps.
4. Toujours avec du dubbing SLF,
mais cette fois-ci orange vif,
réaliser quelques tours au
centre du corps (pour figurer
le gammare parasité par
la douve)
5. Terminer le sous-corps avec
les dubbings vert moyen et
noirs et stopper le fil à 2 mm
derrière l’œillet.
6. Rabattre sur le dos la portion
de Corplast et couper
l’excédent.
7. Cercler le corps avec le fil de
nylon et réaliser le nœud final.
e dimanche 27 juin
2010 à 10h55, Jules
Drouot, qui revenait
bredouille d’une se-
maine de pêche dans la
presqu’île de Kola, descendit
avec le sourire du vol FV 235
Saint-Pétersbourg – Paris.
Il n’y avait pourtant pas de quoi
la ramener, les pêcheurs de sau-
mons qui rentrent bredouilles
de Kola ne sont pas légion :
la presqu’île russe possède
quelques-unes parmi les meil-
leures rivières à saumon du
monde, où les amateurs de la
planète entier viennent se prou-
ver à eux-mêmes et à leur en-
tourage qu’ils sont des pêcheurs
d’exception.
Non, si Jules Drouot, qui aurait
dû faire une tête de 100 pieds
de long, pour avoir perdu
temps, argent et réputation
dans cette expédition catastro-
phique, avait le sourire, c’est
parce qu’il venait de laisser sa
superstition dans l’avion.
Guéri. Il était guéri. Sept jours
de cure intensive et c’en était
terminé de cette stupide supers-
tition. Désormais, ils pourraient
tous lui dire « bonne pêche », il
pourrait même croiser des curés
en soutane, monter dans l’avion
derrière un manchot, se lever du
pied gauche du côté droit du lit.
Guéri, il était guéri.
Une bredouille, l’une des plus
belles bredouilles de sa vie de
pêcheur, était à l’origine de sa
guérison. Il avait pris sa semaine
de pêche au saumon, comme
chaque année depuis mainte-
nant dix ans. Et il avait tout fait
pour que le terrible “bonne
pêche” ne lui gâche pas le plai-
sir de ces retrouvailles annuelles
avec les grands poissons d’ar-
gent. Il s’était d’abord concen-
tré sur le fait de ne dire à
personne qu’il partait à la
pêche : pour les échanges de
civilités, les questions polies des
dîners en ville, voire les interro-
gatoires des curieux (“c’est quoi
votre étui, là ?”), il disposait
d’une batterie de mensonges
efficaces, du voyage d’affaires à
l’expédition de chasse, qui fonc-
tionnaient jusqu’à un certain
point. Mais il y avait toujours
un moment d’inattention, une
étourderie, qui lui faisaient lâ-
cher le morceau.
L’année dernière, par exemple,
il avait récolté cinq “bonne
pêche” dans les deux jours pré-
cédant son départ. Résultat :
25saumons sur la généreuse
Ponoï. Un peu moins que la
moyenne du camp. L’année
d’avant, mêmes vœux, même
punition. Six saumons à peine
sur la Kola. Contre le double
aux autres pêcheurs, voire le
triple à un néophyte qui ne lan-
çait guère plus loin que son gros
orteil.
Il pouvait citer ainsi toutes les
parties de pêche compromises
par d’affectueux lourdingues
qui l’avaient accablé au moment
fatidique du départ. Il connais-
sait ou croyait connaître des di-
zaines, des centaines d’exemples
de “bonne pêche” sanctionnés
par de terribles fiascos. Le plus
spectaculaire, sans doute, étant
celui récolté par Pierre Affre en
partance pour la Floride, dans
Guéri du
“bonne pêche”…
Certains d’entre nous sont allergiques au “bonne pêche”, comme les marins
au “lapin”. La thérapie est longue et le mal tenace, au point de vider une
rivière de son eau ou d’empêcher la migration des saumons…
Par Vincent Lalu
Il pouvait citer ainsi toutes les parties
de pêche compromises par d’affectueux
lourdingues qui l’avaient accablé au
moment fatidique du départ.
Nouvelle
les toilettes d’un satellite d’em-
barquement de Roissy :
“Vous êtes bien Pierre Affre ?
— Ah, monsieur Affre, je vous
ai vu sur Season’s. Mon père re-
garde toutes vos émissions.
Nous adorons ce que vous
faites.
— Et vous allez où, comme
ça ?”
Affre, plutôt flatté :
“A Key West pêcher le tarpon
et le bonefish, et peut-être
quelques permits.
— Ah, vous en avez de la
chance, monsieur Affre, vous
allez encore nous régaler…
— Allez, bonne pêche !”
Et Affre, jusque-là tout content
de trouver un fan jusque
dans les toilettes de Roissy,
d’exploser :
“Mais ça va pas, espèce d’abruti,
imbécile heureux, vous venez de
bousiller ma semaine!”
Et comme annoncé, Affre s’était
appliqué à soigner sa bredouille
une semaine durant, en sollici-
tant tous les renforts possibles,
la météo, le matériel défectueux,
le guide incapable, allant même
jusqu’à se planter un hameçon
à la pointe extrême de lui-
même, exploit halieutique bien
connu des services d’urgence de
Floride, où l’on remet à l’heu-
reux gagnant un diplôme de
“gland pêcheur”.
Car c’est d’abord le supersti-
tieux qui construit son échec.
Ainsi, l’autre semaine, au
Maroc, entre deux rendez-vous
de boulot, Jules Drouot avait
prévu de faire un tour au black-
bass avec son copain Laurent
qui vit à Casa. Eh bien, ils
avaient tellement récolté de
“bonne pêche” qu’à leur arrivée
au bord de l’eau la rivière avait
disparu, remplacée par un
fleuve de boue…
Alors, cette fois, quand il prit
place avec une douzaine d’au-
tres saumoniers dans le gros hé-
licoptère du Varzina fishing
lodge sans avoir récolté un seul
“bonne pêche”, il se dit que ça
allait être “sa” semaine et qu’il
ne pouvait faire autrement que
de tomber dans le gras.
Au lodge, le premier soir il
consulta le tableau des prises de
la semaine précédente, qui avait
été catastrophique. Il y vit
comme un présage de ce qui les
attendait dès le lendemain : les
saumons avaient attendu qu’il
arrive, les choses sérieuses pou-
vaient commencer.
Et il eut son premier poisson au
bout de la ligne dans les cinq
premières minutes de sa se-
maine. C’était un gros, entre
18 et 20 livres, il avait pris sa
mouche (une cascade de sa
production) en toute fin de
pool, à quelques mètres seule-
ment des rapides, et il avait ba-
taillé ferme pour empêcher le
saumon de dévaler dans l’im-
mense toboggan d’écume et de
cailloux où il était sûr de le per-
dre. Le poisson était mainte-
nant plus au calme et il
demanda au guide d’aller se pla-
cer. Ce que fit l’autre d’une
façon plutôt étrange qui laissa
Drouot perplexe : le guide cou-
rait après le poisson au lieu d’at-
tendre que le pêcheur ne lui
amène dans l’épuisette. Ce
comportement de poseur de
banderilles eut pour effet de ré-
veiller le saumon, qu’il fallut
une nouvelle fois dissuader de
prendre le chemin des rapides.
Dernière figure de notre galerie de portraits de la grande famille des pêcheurs.
“L’équipé” ferme le banc de cette série de cas particuliers. Vous en croisez
régulièrement au bord de l’eau, certains avec trois cannes, au cas où, d’au-
tres avec assez de mouches dans leurs boîtes pour faire monter toutes les truites
de la rivière en surface. Mais comme le mieux est toujours l’ennemi du bien,
tout cet attirail devient rapidement inopérant.
Vincent Lalu
Les sept familles de la pêche
Goujon, l’équipé
’éclosion a commencé
à 19h22. Jean-Paul
Goujon venait de
garer son RAV4 au
bord du gave. Il hésitait encore
entre le wader Patagonia en Go-
retex avec les Chota à semelles
feutres et le wader néoprene in-
tégral à bottes cloutées quand le
premier gobage a commencé.
Au dixième, il avait pris sa déci-
sion pour les waders mais ne sa-
vait pas maintenant laquelle de
la Devaux, de la Loomis GLX
ou de la JMC allait être sortie
de son tube et de son étui, ni
quel moulinet (aucun n’avait le
même bas de ligne) allait lui
être accolé.
A 19h45, Jean-Paul Goujon en
était encore à faire le tri entre
ses boîtes à mouches, son gilet
king size ne permettant pas
d’emporter plus d’une douzaine
de boîtes au bord de l’eau. Sur
le gave, l’éclosion commençait
à ralentir. A son arrivée, les au-
tres pêcheurs le dévisagèrent
d’un air incrédule et son copain
Jean Vairon lui demanda :
– « Mais qu’est-ce que tu fou-
tais ?
– Euh, rien, j’avais paumé un
truc…
– C’est ton temps que tu as
perdu et, avec lui, ton coup du
soir que tu as raté ! ».
Goujon haussa les épaules en
même temps qu’il entrait dans
l’eau et se mit en devoir d’atta-
quer un beau gobage qui lui ap-
portait le démenti inespéré du
constat de faillite que venait de
faire son compagnon de pêche.
Son premier poser fut assez ha-
sardeux mais ne cala pas le pois-
son. Il reprit sa mouche, la
sécha et recommença les faux
lancers indispensables à une ap-
proche enfin efficace. Mais
quelque chose clochait : sa
canne avait tendance à buter sur
le manche de la grande épui-
sette (une épuisette spéciale
70 +) qu’il portait en travers du
dos.
– « quel c…, j’aurais dû prendre
ma petite raquette passe par-
tout ! »
Et cette pensée acheva de le dé-
concentrer. Au point que son
troisième poser manqua d’as-
sommer la truite qui disparut
sans demander son reste. Cette
fois le coup du soir était bel et
bien raté. Jean-Paul Goujon en-
treprit de replier et ranger tout
le matériel qu’il avait déballé, ce
qui le fit arriver largement après
les autres au bar des amis. Tout
cela lui valut de payer deux
tournées, une pour la bredouille
et l’autre pour le retard. Mais il
ne se formalisa pas outre me-
sure : il était familier des bre-
douilles et habitué à ce que les
autres pêcheurs le chambrent à
propos de son matériel qui lui
avait d’ailleurs valu l’étrange
surnom de « Goujon l’équipé ».
Il but ses deux tournées puis
profita de ce que les autres se
hâtaient lentement de passer à
table pour aller jeter un coup
d’œil à son coffre et vérifier que
tout était bien en ordre.
C’est d’abord au véhicule que
l’on reconnaît l’équipé. S’il ar-
rive en Porsche, en Clio, ou pire
en Fiat 500, le pêcheur n’a que
peu de chance d’être un
« équipé ». Car au vrai équipé, il
faut du coffre, un coffre de
break qui commence de préfé-
rence sous le hayon et finit du
côté de la boîte à gants. L’équipé
ne voyage jamais seul, il em-
porte avec lui le magasin de ses
espoirs, l’impressionnant stock
de tout ce sur quoi il compte
pour s’attirer les faveurs de la
gente aquatique.
Tout cela plus ou moins rangé,
plus ou moins disponible, mais
bien présent dans les rayons. De
plus en plus de pêcheurs utili-
sent ainsi des utilitaires, leur at-
tirail y prenant autant de place
que le matériel du plombier, ou
celui du menuisier. Goujon, lui,
était un équipé raisonnable,
mais son Renault Kangoo der-
nier modèle aurait mérité le
premier prix d’un concours de
tuning halieutique : de la mo-
quette, des tiroirs de toutes
tailles, un logement spécial
pour les cannes toutes montées,
bref une merveille de grosse
boîte à pêche que la Régie ferait
bien de produire en série.
Il y a toutes sortes d’équipés :
des très pauvres que leur dénue-
ment ne protège pas des pauvres
excès de leur pauvre attirail, des
très riches qui ratent tout autant
leur partie de pêche pour avoir
été incapable de décider entre
leur bateau bleu et leur bateau
gris. Car l’indécision est fille du
suréquipement, et la bredouille
leur héritière. J’en connais
quelques-uns qui, dans les
voyages de pêche mettent une
énergie considérable à faire
tourner le matériel qu’ils ont
apporté. Ce pensum remplace
bientôt dans leur esprit l’objec-
tif qui a décidé de leur voyage.
Oubliée la pêche, oubliés les
poissons, l’heure est au grand
déballage, à la revue de détail.
– « Vous avez fait quoi cet été ?
– J’ai emmené mes cannes pro-
mener sur la Gaula…
– C’était bien?
– Oui, c’était pas mal, mes
RPL+ commencent à fatiguer,
mais les Loomis étaient en
pleine forme.
– Et les saumons ?
– Les saumons, quels sau-
mons?»
Il y a des équipés dans toutes les
générations, des équipés époque
bambou, soies naturelles et PPP,
des collectionneurs de cuillers, de
tambours tournants, des éleveurs
de cous de coqs, des allumés du
tinsel, l’équipé est à la pêche ce
que le militaire est à la paix : inu-
tile aujourd’hui mais pouvant
servir demain. Combien de ma-
tériels, de fils, de cannes, de
mouches et autres leurres sont,
grace à lui, passés aux poubelles
de l’histoire sans avoir jamais
connu le délicieux contact de la
moindre gouttelette d’eau. Avec
l’équipé les poissons peuvent, la
plupart du temps dormir tran-
quilles, l’homme est si occupé au
commerce de son matériel qu’il
en oublie le plus souvent la rai-
son pour laquelle ledit matériel
est arrivé jusqu’à lui.
Dans l’histoire des gros vers
que raconte si bien Pierre
Choulet, un brave homme ne
vient au bord du Doubs que
pour faire prendre l’air et humer
l’air de la rivière à ses lombrics.
Il leur rend visite deux fois par
jour pour vérifier que le terreau
de leur caisse à l’arrière de son
break a conservé une humidité
suffisante et se contente de cette
affectueuse fréquentation sans
penser une seule fois à monter
une ligne pour s’en aller tenter
sa chance auprès des truites. Les
équipés ne sont pas tous aussi
affectueux que celui-là, mais ils
ont tous cette étrange déviation
qui les éloigne des finalités pre-
mière de leur passion.
Pourtant, l’équipé mérite le res-
pect. Sans lui l’industrie halieu-
tique ne serait pas ce qu’elle est.
Sans lui, on vendrait beaucoup
moins de cannes à pêche, beau-
coup moins de moulinets, beau-
coup moins de waders,
beaucoup moins de leurres,
beaucoup moins de soies, de fils
et d’accessoires, et sans
« l’équipé » les poissons seraient
bien plus souvent dérangé.
L’équipé mérite le respect. Sans lui
l’industrie halieutique ne serait pas ce
qu’elle est. Sans lui, on vendrait beaucoup
moins de cannes à pêche, beaucoup moins
de moulinets, beaucoup moins de wader…
Nouvelle
en bateau (flottada), sur
des eaux toutefois plus
teintées, sans être troubles
pour autant. Plus large,
plus profonde, cette rivière
abrite des dorados dont le
poids peut accuser les 9 à
10 kg. Poisson d’une
grande brutalité, le dorado
se pêche aussi bien aux
leurres qu’à la mouche.
Seule contrainte, une
mouche = un poisson. Les
streamers en bucktail se
font rafraîchir au premier
coup de dent, et se trans-
forment en sedge aussi au
premier coup de dent. Il est
donc conseillé de prévoir
un stock de streamers im-
portant, ou de les monter
avec des matériaux synthé-
tiques aux fibres très fines
et nombreuses, ce qui peut
permettre éventuellement
de prendre plus d’un seul
poisson avec, mais les dora-
dos sont de véritables
cisailles ! Idem pour les
poppers, qui doivent être
solides. Les bas de ligne en
acier sont donc une obliga-
tion. Côté combats, c’est
du brut ! A taille égale, un
dorado est plus énergique
qu’un tarpon. Voilà pour le
poisson. Mais ce paradis se
mérite. Nous sommes ici
en zone tropicale, chaude
et humide, comme il se
doit. Ces rivières sauvages
ne sont quasiment pas fré-
quentées. Elles s’atteignent
à cheval, à pied et parfois
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d’eau, beaux salmonidés en rivières et
plan d’eaux. Lodge, bar, accieul
groupes. Site web : mouches.free
Renseignements : tél : 04 74 79 06 26.
• Pêche de la truite en Alsace. Stage
adulte et jeune. Chambre et table
d’hôte. www.peche-alsace.com.
Tél. : 06 10 09 63 16 ou 03 88 47 25 74.
• Tueda 73 Méribel. Lac de montagne
dans un cadre d’exception. Site vaste et
préservé pour moucheurs du 5 juin au
12 octobre. Tél.: 04 79 01 07 51.
www. lacdetueda-meribel.com
• Plan d’eau de Marlens Haute-Savoie
(Faverges) pêche mouche exclusive
dès le 20octobre 7/7j.
Tél. : 06 08 82 31 32.
Web : http://peche.marlens.free.fr
Divers
• Pour le portail de votre maison : en-
seigne décorative “Fario” en zinc dé-
coupé peint en noir, fournie avec
potence en fer forgé, en dimensions
40×37 cm.
Prix : 115 euros + port
5euros
. Pour le toit de votre maison,
la girouette “Fario” avec la même si-
lhoutette en zinc brut, hauteur totale
86 cm.
Prix : 195 euros + 8euros
d’expédition.
Commande est à
adresser à: Gilbert Barbara,
la Trinité de Réville, 27270 Broglie.
Tél. : 02 32 44 28 08.
Mouches Passion
Saumon
Les grandes mouches à saumon
d’Emmanuel Gladel, leur histoire, les
formules de montage. Un très beau
livre.
Editions Cheminements. 2004.
Prix franco : 36
Disponible
Grandes pêches
Un tour du monde des plus belles
pêches sportives. Un livre pour rêver
mais aussi pour apprendre.
Pierre Affre. Editions Olivier Orban
Prix franco : 30
Disponible
Le saumon
de l’Allier
Cet ouvrage est tiré d’une thèse
vétérinaire. Un des plus impor-
tants travaux jamais consacré au
roi des poissons. 719 pages.
François Cohendet
Prix franco : 30
Disponible
Coupon réponse a renvoyer à :
Pêches sportives,
11, rue de Milan, 75440 Paris Cedex.
Je règle par :
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Mouches Passion Saumon :
36
Pêcher le Doubs frontière :
27
Grandes Pêches :
30
Le saumon de l’Allier :
30
Quantité
Prix
TOTAL
Pêcher le Doubs frontière
Plus qu’un guide, ce petit livre dévoile les vrais
secrets de la pêche sur le Doubs dans le sec-
teur de Goumois sur près de 40 kilomètres de
cours d’eau.
Philippe Boisson.
Prix franco : 27
Disponible

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