Pêches sportives magazine n°84

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Le cauchemar de la Loue • Japon, archipel du black-bass • L’alose à la mouche sur l’Ardèche • Nymphe à vue en période d’étiage • Parlez-vous fishing ? • Les sept familles de la pêche : le méfiant Focus : Télécommande Minn-Kota I-Pilot Sondeurs la fonction zoom Leurres souples : Bull Dawg, Molix Sligo, teinture […]

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UGS : PS84
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Description

Le cauchemar de la Loue
• Japon, archipel du black-bass
• L’alose à la mouche sur l’Ardèche
• Nymphe à vue en période d’étiage
• Parlez-vous fishing ?
• Les sept familles de la pêche : le méfiant
Focus :
Télécommande
Minn-Kota I-Pilot
Sondeurs
la fonction zoom
Leurres souples :
Bull Dawg, Molix Sligo, teinture Spike-It
Pêche de loisir,
l’indispensable débat
Débuter au black-bass
Météo, température de l’eau, comportements alimentaires,
tout ce qu’il faut savoir pour pêcher quand il faut
Administration, rédaction,
publicité : Editions La Vie du Rail/
Pêches sportives
11, rue de Milan, 75009 Paris –
Tél. : 01 49 70 12 56.
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François Boucheix, Bertrand Bourgeois,
Alain Gugenheim,
Vincent Lalu.
Directeur de la publication :
Vincent Lalu.
Rédacteur en chef :
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Ont collaboré à ce numéro :
Philippe Collet, Bernard Dalmas,
Jean-Christian Michel, Luc Schmitt,
Jean-Marc Theusseret,
Jérome Paleaudoux, Vincent Lalu.
Réalisation graphique et révision :
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Relecture :
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Commission paritaire :
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.
ISSN : 1252-8358.
Dépôt légal : à parution.
Marketing et diffusion presse :
Destination Média
Un encart comptoir numismatique est jeté sur la
quatrième de couverture.
La rédaction renvoie uniquement
les documents originaux
(diapositives et négatifs).
Pêches sportives n° 84
Sommaire
FOCUS
p. 72
– La télécommande I-Pilot Minn-Kota
– Sondeurs : la fonction zoom
– La teinture Spike-It
– Montage : les no-hackles
NOUVELLE
p. 96
Parlez-vous fishing ?
PORTRAIT
p. 98
– Les sept familles de la pêche
n° 6 : le méfiant
OÙ PÊCHER
p. 104
– Japon : archipel du black-bass
PETITES ANNONCES
p. 113
EXPERTISE
p. 52
– Au bon endroit au bon moment
TECHNIQUE MOUCHE
p. 60
– Une partie de pêche à l’alose sur
l’Ardèche avec Bruno Beusse
TECHNIQUE LEURRE
p. 66
– Débuter à la pêche au black-bass
L’INDISPENSABLE DÉBAT
– L’exemple de l’Ardèche
– “Halieustime” et données
biologiques.
– Le cas d’école de l’UPRA
L’ÉCHO DU RADIER
p. 28
– Le cauchemar de la Loue
ACTUS
p. 34
– Ce que la marée noire est en train
de faire du Golfe du Mexique
– Norvège, la colère monte contre
les pisciculteurs
– Une pétition pour les rivières suisses
TECHNIQUE MOUCHE
p. 48
– Nymphes d’étiage
Un DVD est inclus dans ce numéro
EDITO
La Loue,
enterrement à Ornans
C’était peut-être la plus belle rivière de France. A partir
d’aujourd’hui il faudra prendre, si l’on s’approche de la
Loue, des précautions dignes de la piscine nucléaire de la
Hague. La perle de Courbet ne peut même plus servir à
abreuver le bétail. En cause une pollution organique aux
cyanobactéries, qui a tué à peu près tout ce que la rivière
possédait de poissons adultes. Des bactéries encore sont à
l’origine d’une grave menace sur le réseau d’eau de Cham-
pagnole, alimenté lui par la haute rivière d’Ain. Comme si,
pour cause de sécheresse et d’incurie des pouvoirs publics,
le réseau hydrographique français était touché au cœur de
ce qu’il a de plus noble.
Dans un cas au moins, ce sont des pêcheurs qui ont tiré le
signal d’alarme. Et on ne les a guère écoutés, parce que les
pêcheurs ne sont pas forcément reconnus par les bien-
pensants de l’écologie contemporaine, qui leur préfèrent
notamment les barragistes. Il est pourtant évident que le
problème de l’eau, déjà criant pour un milliard d’humains,
va devenir celui des nantis que nous sommes. Une
réflexion que nous ajoutons au débat qui nous oppose à la
Fédération nationale de la pêche en France, et dont vous
trouverez un long développement dans ce numéro.
Enfin, soyez rassuré, “en l’état actuel, la Loue reste un cours
d’eau de bonne qualité”. C’est le préfet du Doubs qui le
dit, dans le document même où il prévient de s’en méfier.
En l’état actuel, le préfet n’a pas prévu d’aller boire un coup
dans la rivière de monsieur Courbet.
Vincent Lalu
Éditorial
L’indispensable
débat
“Pourquoi tant de haine”, aurait demandé
un dirigeant de la Fédération nationale à la
lecture du dernier numéro de ce magazine.
Nous y dénoncions ce que nous continuons
d’appeler un complot contre la pêche de
loisir.
Pourtant de haine, il n’y avait pas. Ce ne sont
pas des hommes que
Pêche sportives
attaque
mais leur politique. Je ne connais pas M.
Roustan, le président de la FNPF, je n’ai
donc rien contre le personnage. Mais j’es-
time, et toute l’équipe du journal avec moi
ainsi que pas mal de pêcheurs de ce pays, que
les choix qu’il propose ne font qu’aggraver
une situation déjà bien compliquée.
De quoi s’agit-il ? D’un débat de fond. Les
hauts responsables de la pêche de loisir, qui
voient depuis des décennies leurs effectifs
fondre comme neige au soleil, ont décidé
que s’il y avait de moins en moins de pê-
cheurs c’est parce que pêcher était devenu –
réglementairement – trop compliqué. Ils ont
décidé de simplifier les règlements, l’organi-
sation, la gestion et même la police de pêche.
Et, pour mieux simplifier, ils ont conçu de
mettre en tutelle et accessoirement de sanc-
tionner les associations (AAPPMA) qui re-
fuseraient ce cadre réglementaire
minimaliste.
Passons sur le procédé. On dit que la concer-
tation faisait partie du projet. Dont acte.
Nous verrons si elle a vraiment lieu. Et ve-
nons-en au fond. Nous ne pensons pas une
seconde et la plupart des halieutistes avec
nous que les mesures envisagées aient la
moindre chance de sauver la pêche de loisir.
Parce que ce n’est pas en disant aux gens d’al-
ler à la pêche que les rivières vont se remplir
de poissons et les pêcheurs de bonnes inten-
tions. Avec ce projet, la seule partie de pêche
qui ait une chance de succès est celle d’Emile
Coué sur le lac de Tibériade.
D’ailleurs, c’est à une agence de communi-
cation que les dirigeants de la FNPF ont
confié pour le moment l’essentiel de cette
L’exemple de l’Ardèche
Et si c’était en Ardèche que cela se passe ? En Ardèche où l’eau coule encore sou-
vent comme autrefois, l’Ardèche aux 10 000 sources, aux 3 500 kilomètres de
rivières, aux 400 hectares de lacs, l’Ardèche que fréquentent les deux plus grands
fleuves de France, la Loire qui y prend naissance et le Rhône de l’importance,
l’Ardèche où il reste des truites sauvages, petites mais sauvages, où les pêcheurs
se disputent parfois mais font alliance pour empêcher leur fédération d’adhérer
au timbre halieutique, l’Ardèche où quelques passionnés inventent sans vrais moyens
la gestion des rivières de demain, l’Ardèche singulière et qui entend le rester.
Par Vincent Lalu
d’obstacles à la libre circula-
tion du nouveau type de
pêcheurs dont rêvent les di-
rigeants de la FNPF ! On peut
sans problème imaginer les
obstacles à l’halieutisme aux-
quels les promoteurs du tou-
risme pêche pensent :
– Les parcours spécialisés
et no kill
Ils constituent une contrainte
à la circulation sur les auto-
routes de l’halieutisme. L’ap-
pel à la “donnée biologique”
permet de les éradiquer, car
on sait très bien que, ce qui
change sur un no kill, ce n’est
pas la quantité de poissons
pêchables (la biomasse n’y
étant pas forcément supé-
rieure à celle d’un parcours
traditionnel), mais la réparti-
tion des classes d’âge. Les
gros poissons sont le sens de
la rivière, mais ils sont diffi-
ciles à prendre par les
novices… pas bon pour le
consumérisme halieutique !
C’est une entrave à l’égalité
et à la liberté d’accès au loisir
pêche ! Exit ! Merci la “don-
née biologique”…
– La question des prélève-
ments
D’un point de vue biolo-
gique, le facteur qui limite les
populations d’une rivière est
sa capacité d’accueil : limiter
les prélèvements est un le-
vier d’action réel, mais se-
condaire : halte ! Limiter les
prélèvements est une en-
trave à la liberté d’accès à la
ressource ! Ressource qui
La FNPF et prête à tout pour
limiter la baisse des ventes
de permis. Une pêche sans
contraintes est illusoire,
déresponsabilise les pêcheurs,
qui deviennent de simples
consommateurs.
n’en est pas une, car d’un
point de vue juridique les
poissons n’appartiennent à
personne ; on pardonne aux
amateurs de la FNPF cette
confusion.
– Les tailles légales de cap-
ture
Biologiquement, on sait que
chez les salmonidés ce n’est
pas la quantité de géniteurs
sur les frayères mais les
pertes à l’éclosion qui condi-
tionnent la réussite de la re-
production : au nom de la
biologie, on peut donc sup-
primer les tailles légales de
capture ! Et d’ailleurs, si
c’était avec les tailles légales
de capture qu’on assurait la
sauvegarde de l’espèce, il y a
belle lurette que nos farios
de grandes rivières auraient
disparu ! Sur ces parcours, les
mailles actuelles de ces pois-
sons à forte croissance ne les
laissent pas se reproduire !
Maturité sexuelle des fe-
melles entre 30 et 38 cm !
Pour le coup, c’est la FNPF
qui ne respecte pas le code
de l’environnement ! La
“donnée biologique” permet
donc de réduire à néant les
règlements intérieurs des
AAPPMA, fondés sur la
connaissance des spécificités
des populations de chaque
cours d’eau. En s’arrogeant
des compétences tech-
niques, les fédérations mani-
pulées par la FNPF pourront
ainsi se cacher derrière la
science pour justifier leur po-
litique halieutique, même si
c’est au mépris de la loi !
Quand la science est appelée
pour fonder une politique, ce
n’est jamais bon signe ! C’est
l’indice que la politique ne
veut pas s’assumer en tant
que telle et que l’on cherche
à cacher quelque chose. Rap-
pelons-nous qu’il est ques-
tion de faire gober les
responsables de la pêche as-
sociative ! N’y aurait-il pas un
hameçon caché ?
3. L’halieutisme, le leurre
que les présidents
d’AAPPMA doivent gober
Par “halieutisme”, les respon-
sables de la FNPF entendent
tout ce qui peut faciliter l’ac-
cès et le développement du
loisir pêche. Soit des règle-
ments compréhensibles par
des analphabètes, une ex-
ploitation maximale des po-
pulations piscicoles réduites
à un stock de matière exploi-
table, la création de “produits
pêche”, etc.
Halieutisme rime avec consu-
mérisme. Le but est de faire
tourner la boutique FNPF sur
le dos des pêcheurs ! Qu’est-
ce que cela signifie dans le
cas concret des rivières de
première catégorie ? Un
abaissement de la taille lé-
gale pour la truite fario afin
de prélever les truitelles qui
meurent avant de parvenir à
maturité sexuelle (environ
50% de pertes entre la
deuxième et la troisième
année). La “donnée biolo-
gique” permet d’accroître
le stock de marchandises
exploitables de façon impo-
sante ! En théorie. L’halieu-
tisme permet ainsi aux
novices (et aux vieux vice-
lards) de ramener quelques
truitelles de plus pour leur
poêle à frire… quelle moder-
nité ! Le lobby des piscicul-
teurs, la FNPF et la “donnée
biologique” y trouveront
Dans les politiques fédérales,
la notion de protection des
milieux aquatique prend plu-
sieurs formes :
– une communication sur la
fragilité des écosystèmes
– une participation aux enti-
tés qui gèrent les cours d’eau
(contrat de rivières, Sdage,
schéma directeur d’aména-
gement et de gestion des
eaux, etc.), dans ce cas la
“protection” est abordée
sous l’angle de la concerta-
tion…
– une restauration concrète
des cours d’eau (réhabilita-
tions de frayères, augmenta-
tion de la capacité d’accueil,
remise en eau d’annexes
fermés, restauration des
continuités piscicoles…), ce
dernier point étant le seul
contrepoids crédible aux mé-
thodes de pisciculteurs qui
gangrènent notre pêche as-
sociative depuis ses origines.
Or, tout ceci ne constitue
pas de la protection au sens
de l’agrément qui nous est
commun avec les autres as-
sociations de défense de
l’environnement. Des décen-
nies de copinage et de poli-
tique de l’autruche sur les
questions environnemen-
tales ont mené la pêche fran-
çaise à sa perte.
De la concertation
environnementale
Dans notre pays, la cause des
rivières et leur défense n’in-
téressent pas grand monde
excepté les pêcheurs. Défen-
dreles milieux aquatiques
conduit inévitablement à dé-
terminer des responsables, et
donc à se faire des ennemis.
Qu’il s’agisse d’EDF, du
monde agricole ou de rejets
urbains ou industriels, les
responsables du délabre-
ment des milieux aquatiques
sont multiples. Aucun ne le
fait par plaisir même si, côté
cynisme, certains sont plus
doués que d’autres ! Que fait
la police (de l’eau) dans tout
ça ? Eh bien, pas grand-
Au début tout était clair, les pêcheurs étaient regroupés en associations de pêche et de pisciculture (APP).
La “gestion” des rivières était indexée sur le modèle agricole et notre action se limitait à déverser de la viande
à écailles dans les rivières. Depuis, nos associations sont devenues des AAPPMA dotées d’un agrément pour
la protection de l’environnement. De pisciculteurs, nous sommes devenus protecteurs des milieux aquatiques.
Du moins, sur le papier… Car les pêcheurs et surtout leurs fédérations n’ont jamais pris la mesure de ce que
permet cet agrément !
Par Jean-Christian Michel
Protection des milieux aquatique…
No, we can’t ?
de pêche si chères au
cœur des braconniers).
– Gardiennage actif par huit
gardes bénévoles asser-
mentés de notre AAPPMA.
– Régulation des cormorans
par nos gardes d’AAPPMA.
– Participation très active à
la cellule d’alerte estivale
par nos membres du CA.
– Participation aux pêches
de sauvetage sur un af-
fluent qui permet l’apport
sur l’Ain des salmonidés
sauvages ainsi sauvés
(plusieurs dizaines de mil-
liers par an).
– Information des pêcheurs
par notre site Internet :
basserivieredain.com en-
tièrement fait et animé
par nos membres du CA.
Cette gestion ambitieuse
porte ses fruits puisque,
bien que gérant 35 km du
Domaine public de la basse
rivière d’Ain accessibles à
tout porteur de taxes
CPMA, et malgré une chute
nationale des effectifs, nous
ne cessons d’accroître le
nombre de nos adhérents
(plus de 1 600 à ce jour,
sans compter les cartes à la
journée, les cartes décou-
vertes et les cartes va-
cances). Preuve en est que
c’est en offrant une pêche
de qualité (à base notam-
ment d’arrêtés préfectoraux
pertinents) que l’on peut
motiver des gens, et no-
tamment des jeunes à la
pratique de la pêche […].
Inutile de dire qu’avant de
rendre les armes nous utili-
serons tous les moyens lé-
gaux pour contrer cette
funeste entreprise. Nous
n’hésiterons pas (nous
l’avons déjà fait, rensei-
gnez-vous) à saisir les mul-
tiples instances nationales
et européennes pour arriver
à nos fins : Conseil d’Etat,
tribunaux et, s’il le faut,
Cour européenne de jus-
tice. Nous espérons toute-
fois que vous vous rendrez
compte que vous faites
fausse route, bien avant, et
que vous saurez écouter la
voix des AAPPMA et des fé-
dérations qui, de plus en
plus nombreuses, tirent en
ce moment la sonnette
d’alarme […].
Tout en conservant l’espoir
de sauver nos milieux
aquatiques, nous vous
adressons nos optimistes
salutations.“
Priay, le 25 mars 2010
Pour l’Union des pêcheurs
de la rivière d’Ain
Le président
Daniel Rojon
Ce courrier est disponible
en intégralité sur le site
Internet de l’Upra :
www.basserivièredain.com
La taille moyenne des truites
sauvages sur les parcours de
l’Upra est unique en Europe.
Ce type de sanctuaire ne peut
se satisfaire de la gestion au
rabais proposée par la FNPF.
Echo du radier
Contrairement à ce que l’ac-
tualité laisse apparaître, les
mortalités importantes de
poissons ont été observées
dès avril 2009, notamment
sur les communes allant de
Lods à Rurey. Sur Ornans et
Cléron par exemple, environ
la moitié des ombres adultes
et presque autant de truites
sont mortes en avril et mai
2009. Comme toujours, l’ob-
servation des poissons ma-
lades est le fait d’un parasite
qui ne passe pas inaperçu :
Saprolegnia est un Oomycète
par abus de langage appa-
renté à un champignon, qui
provoque une contamination
épidermique sous forme de
taches blanches recouvrant
plusieurs parties du corps
des poissons, dont la tête, et
en particulier les yeux. Cet
agent pathogène est naturel-
lement présent dans l’eau
des rivières. Il touche norma-
lement, dans une moindre
mesure, une faible partie des
poissons présentant des
blessures, notamment occa-
sionnées par la reproduction.
En avril 2009, il était déjà très
étonnant de voir que les
truites étaient touchées
presque autant que les om-
bres. En effet, à cette époque,
les truites se refont normale-
ment une santé suite à l’hiver
et sont en pleine forme. En
2009 comme en 2010, le
printemps fut très sec en
Franche-Comté, avec des
niveaux d’eau très bas, com-
biné à un besoin urgent pour
les agriculteurs d’épandre le
lisier et le fumier accumulés
durant l’hiver (interdiction
d’épandre sur de la neige).
L’effet cumulé de la séche-
resse et des épandages mas-
sifs n’est pas étranger à la
mortalité des poissons. Il fau-
dra une pêche électrique
protocolaire de grande am-
pleur de l’Onema pour
chiffrer l’hécatombe. Elle est
prévue début juillet. On peut
toutefois avancer sans trop
se tromper que 80 à 90 %
Les résultats d’analyses d’un chevreuil retrouvé mort
à Lods, au bord de la Loue, concluent à une ingestion
de cyanobactéries toxiques.
L’information circule depuis bientôt trois mois. Les poissons meurent en quantités très importantes
dans la Loue, ce symbole biologique de la Franche-Comté peint par Courbet et fréquenté par des pê-
cheurs du monde entier. S’il s’est dit tout et n’importe quoi sur le phénomène ayant conduit à ce dé-
sastre, nous savons aujourd’hui exactement ce qui s’est réellement passé. Je reprends donc la plume
dans ce journal que je connais bien, tout comme la Loue que je pêche depuis mon enfance et que je
vois mourante aujourd’hui.
Le cauchemar de la Loue
Echo du radier
L’état actuel des
populations piscicoles
de la Loue
Les observations faites par de
nombreuses personnes font
état, concernant les truites et
les ombres adultes, d’une
mortalité oscillant entre 80 à
90 % entre Lods et Chenecey-
Buillon. En revanche, la
pêche électrique pratiquée à
Cléron et Mouthier mi-mai
(Fédération de pêche du
Doubs et université de Be-
sançon) a révélé la présence
normale de juvéniles, pois-
sons de l’année, âgés d’un an
à deux ans, bien qu’une fai-
ble partie de ces juvéniles
soient également morts. Les
populations de chabots et de
loches franches ont ponc-
tuellement été touchées.
La responsabilité
de l’administration
Un fait particulier attire l’at-
tention de l’administration
dans l’affaire des poissons
morts de la Loue. En effet, la
mortalité commence à la sor-
tie du village de Lods. En
amont, jusque dans les
gorges de Nouailles, les po-
pulations pisciaires restent
“normales” pour ce secteur
de la Loue. La mortalité com-
mence étrangement à la sor-
tie de la pisciculture de Lods
et se prolonge sur plusieurs
dizaines de kilomètres en
aval. Plus qu’étrange… sus-
pect ! Les piscicultures sont
réputées pour transmettre
des agents pathogènes aux
populations sauvages de
poissons. Nul ne peut le
contester. Pour autant, faire
de la pisciculture de Lods le
coupable idéal est beaucoup
trop facile. Cela risque même
d’être le seul cheval de
bataille de l’administration
(préfecture, DDT, notam-
ment) pour se défendre dans
cette affaire, faute d’être en
mesure de reconnaître sa
responsabilité. Ce bouc émis-
saire parfait n’est pas plus
responsable que n’importe
lequel des autres facteurs qui
rendent la Loue eutrophisée,
asphyxiée par un ensemble
de choses. L’administration
reste pour une bonne part le
véritable coupable dans cette
affaire, par laxisme, depuis
trop longtemps. N’a-t-elle
pas autorisé l’implantation
de cette pisciculture, il y
a certes bien longtemps ?
N’a-t-elle pas signé l’autorisa-
tion très récente de construc-
tion d’une porcherie
de 2 952 porcs à Septfon-
taine, à dix kilomètres de
Mouthier-Hautepierre, sur le
bassin versant de la Loue, en
plein pays karstique ? N’est-
ce pas elle qui saborde de-
puis trop longtemps les PV
de l’Onema et de l’ONCFS ?
Rappelons qu’en 2008 une
DDAF sur deux n’a émis
aucun procès-verbal ! Elle a
pourtant en charge la police
de l’eau dans notre pays.
Ainsi, la moitié du territoire
français a été exempté de
sanctions cette année-là !
C’est bien connu, l’Etat peut
exceptionnellement recon-
“Une attention particulière doit être apportée aux jeunes
enfants afin qu’ils n’ingèrent pas de substrats algaux ou d’eau
ni ne jouent dans des zones d’eau stagnante”
Echo du radier
de toutes les espèces de
poissons pêchés depuis sa
source jusqu’au barrage de
Quingey. La pratique de la
pêche reste autorisée mais
avec l’obligation de remettre
à l’eau les poissons pêchés.
Un second arrêté interdit
l’utilisation de l’eau de la ri-
vière Loue pour l’abreuve-
ment du bétail. La baignade
reste autorisée tout comme
la pratique du canoë-kayak.
Viennent ensuite les recom-
mandations, qui préconisent
de ne pas laisser les animaux
domestiques approcher la
rivière, d’éviter aux humains
d’ingérer de l’eau, et incitent
les baigneurs à prendre une
“douche soignée” après la
baignade ou l’activité nau-
tique et à nettoyer le matériel
et les équipements de loisirs
nautiques. Une attention par-
ticulière doit être apportée
aux jeunes enfants afin qu’ils
n’ingèrent pas de substrats
algaux ou d’eau, ni ne jouent
dans des zones d’eau
stagnante (!). Un contrôle par
analyses régulières sera ef-
fectué tout l’été afin de sui-
vre l’évolution de la situation.
L’Etat semble bien parti pour
régler le problème de la pol-
lution de la Loue de la même
manière que ce qu’il a mis en
œuvre pour celui des algues
vertes bretonnes. Comment
la préfecture peut écrire que,
“en l’état actuel, la Loue reste
un cours d’eau de bonne
qualité”. Effarant. Comment
un haut fonctionnaire peut-il
laisser passer ça ? Très mau-
vais calcul. En ne voulant
vexer personne (économie
touristique locale), la préfec-
ture s’expose fortement si un
problème survenait plus tard.
Concernant la pratique
de la pêche sur la Loue
Nous ne pouvons qu’inciter
les pêcheurs à ne pas pêcher
sur la Loue tant les risques
demeurent importants de
blesser des poissons (adultes
restants, juvéniles toujours
fragiles). Car l’épidémie n’est
pas terminée. Une blessure
d’hameçon sur un jeune
ombre ou une truitelle en fait
potentiellement un poisson
condamné. De plus, il est
choquant de constater que la
pêche est possible et qu’il
reste tout aussi possible de
marcher dans l’eau. Per-
sonne ne peut en effet affir-
mer qu’il n’y a pas de risque
sanitaire concernant un pê-
cheur ayant marché dans la
Loue et qui, le jour même, le
lendemain ou une semaine
plus tard, irait marcher dans
d’autres cours d’eau. Les se-
melles en feutre qui équipent
les chaussures de wading
sont susceptibles de retenir
avec une humidité résiduelle
des cyanobactéries qu’il se-
rait dramatique de faire voya-
ger d’une rivière à une autre.
De toute évidence, cette
mortalité exceptionnelle de
poissons sur la Loue va créer
de gros problèmes financiers
aux AAPPMA qui, contraire-
ment aux privés, ne peuvent
diversifier leur activité. Qui
voudra venir pêcher sur la
Loue durant les années à
venir ? Qui paiera les baux
aux propriétaires riverains ?
Les mortalités de truites
et d’ombres sur le Doubs
franco-suisse
Depuis bientôt deux mois,
des mortalités de truites et
d’ombres sont observées de-
puis les gorges du Doubs en
aval du barrage de Châtelot
jusqu’au détour du Doubs en
Suisse
via
Goumois. Il ne
s’agit pas du tout des pro-
portions observées sur la
Loue mais, là aussi, on trouve
étrangement une proportion
de truites égale à celle des
ombres malades ou morts,
ce qui n’est pas normal pour
les truites en cette saison.
Des analyses d’eau et de
Depuis bientôt deux mois, des mortalités de truites
et d’ombres sont observées depuis les gorges du Doubs
en aval du barrage de Châtelot jusqu’au détour
du Doubs en Suisse
Goumois.
L’administration est le
principal responsable de cette
situation inacceptable. La
Direction du territoire
(regroupement de la DDE et
de la DDAF), qui a en charge
la police de l’eau, a toujours
défendu les agriculteurs,
au détriment des milieux
aquatiques. Le résultat
de cette vision partisane donne
le drame de la Loue.
Actualités
Etats-Unis
Ce que la marée noire est en train
de faire du Golfe du Mexique
La Grande Barrière
de corail gravement
endommagée
Le 3 avril dernier, un cargo
chinois s’est échoué sur la
Grande Barrière de corail
australienne, un site classé
au patrimoine mondial
de l’humanité, alors
qu’il prenait un raccourci
dans des eaux où la
navigation est interdite.
D’après la presse
australienne, le naufrage
aurait gravement
endommagé une zone
de près de 3 km de long
et de 250 mètres de large,
et les scientifiques
estiment qu’il faudrait au
moins vingt ans pour que
cette zone se régénère. Le
capitaine du cargo et
l’officier en chef ont été
mis en examen et risquent
jusqu’à trois ans
de prison.
L’Australie veut
traduire le Japon
en justice
Le gouvernement
australien a décidé de
porter plainte auprès
de la Cour internationale
de justice (CIJ) contre le
Japon, afin que ce pays
arrête de pêcher la baleine
dans l’Antarctique. Sous
couvert de “recherches
scientifiques”, les pêcheurs
nippons continuent de
pêcher l’imposant
mammifère marin, bien
qu’ils n’aient jamais
produit la moindre étude
ou rapport sur la
question ! Une décision
courageuse du
gouvernement australien,
lorsqu’on sait que le Japon
est son premier marché
à l’export.
Suite page 36
Le 22 avril dernier, une
plate-forme pétrolière de la
compagnie British Petro-
leum (BP) a explosé, tuant
onze personnes qui y tra-
vaillaient et, depuis, ce ne
sont pas moins de 800 000
litres d’hydrocarbures (esti-
mation basse, certains
scientifiques pensent que le
débit de la fuite serait dix
fois plus important) qui
s’échappent chaque jour
dans les eaux du golfe du
Mexique. Situé à 1 500 mè-
tres de profondeur, le puits
fuyait toujours à l’heure où
nous écrivions ces lignes,
malgré de nombreuses
tentatives pour enrayer les
fuites.
Le pétrole en question, très
léger, pose de réelles diffi-
cultés à BP qui, contraire-
ment à ce que ses services
de communication préten-
dent, est bien incapable de
contenir la marée noire et
encore moins de l’extraire
de l’océan. Les tentatives
pour stopper l’hémorragie
ont toutes pour l’instant
échoué. Parmi les solutions
envisagées, BP pensait in-
jecter de la boue épaisse
dans le puits avant de ten-
ter de le boucher définitive-
ment avec du ciment. Une
solution qui n’avait qu’entre
60 % et 70 % de chances
de réussir, selon l’aveu des
dirigeants de BP. Malheu-
reusement, cette manœu-
vre a également échoué.
Le pétrolier britannique
cherche encore de nou-
velles solutions, et ses ingé-
nieurs devront peut-être
creuser des puits secon-
daires. Mais cette solution
ne sera effective que dans
Exxon Valdez ou Amoco Cadiz, les catastrophes liées au pétrole ont marqué
les esprits… Pourtant, les compagnies pétrolières ne semblent toujours pas
avoir pris la mesure du danger que leurs activités font peser sur l’environ-
nement. La marée noire qui actuellement souille le golfe du Mexique pour-
rait bien être la pire catastrophe environnementale de l’histoire des
Etats-Unis…
Le gouvernement américain a décidé d’ouvrir une enquête
pénale et civile, mettant BP encore un peu plus sous pression.
Actualités
Le fiasco honteux
de la Cites
Alors qu’elle tenait entre
ses mains l’avenir d’un
certain nombre d’espèces
en danger, la Convention
sur le commerce
international des espèces
de faune et de flore
sauvages menacées
d’extinction (Cites) est
passée complètement à
côté et n’a quasiment pris
aucune décision
d’envergure. Requin taupe,
thon rouge et même le
corail rouge, prisé des
bijoutiers : la Cites n’a pris
aucune décision. Les
intérêts économiques ont
une fois de plus pris
l’ascendant sur les
considérations
environnementales et
posent la question de
l’efficacité de la Cites à
remplir pleinement son
rôle. Concernant le thon
rouge, tous les regards se
tournent maintenant vers
la prochaine réunion de
l’ICCAT en novembre
prochain. La campagne
2010 a été arrêtée avant
l’heure par l’UE, car en
deux semaines les quotas
étaient déjà atteints !
Mauvaise nouvelle
pour le lac Baïkal
Classé par l’Unesco en
1996, le lac Baïkal
représente 20 % de toute
l’eau potable de la planète
et accueille une
biodiversité unique.
Pourtant, ces arguments
ne semblent pas avoir
ému le Premier ministre
russe, Vladimir Poutine,
qui a permis le 13 janvier
2010 à une importante
usine de papier, principal
Le gouvernement britannique a annoncé au
début du mois d’avril son intention de créer
la plus grande réserve marine de la planète
autour des îles Chagos, un archipel de
l’océan Indien. D’une superficie de
545 000 km
, cette réserve doublera, selon
les autorités britanniques, la surface marine
mondiale protégée. L’archipel abrite 220 es-
pèces de coraux différents qui procurent
abri et nourriture à plus de 1 000 espèces
de poissons de récif.
La création de cette réserve soulève tout de
même une polémique. L’archipel abrite éga-
lement une base militaire américaine sur
l’île de Diego Garcia, possession britan-
nique. Afin de louer le lieu aux Etats-Unis,
Londres a expulsé 2 000 habitants de la ré-
gion dans les années 60. Les Chagossiens,
depuis, rêvent de revenir sur leurs terres.
Pour les représentants de ce peuple, victime
oubliée de l’histoire, la création de cette ré-
serve fermerait la porte à tout retour.
La Grande-Bretagne a créé la plus grande
réserve marine du monde
Un projet chinois
de barrage géant
au Tibet
L’information risque de faire
grincer des dents du côté
de Dehli et de Dacca. Selon
Guardian
du 24 mai, des
ingénieurs chinois ambi-
tionnent de créer le projet
hydroélectrique le plus im-
portant de la planète sur la
rivière Yarlung Tsangpo, ap-
pelé Brahmapoutre en Inde
et au Bangladesh. Selon ces
ingénieurs, ce projet pha-
raonique pourrait permet-
tre d’éviter l’émission de
l’équivalent d’un tiers des
gaz à effet de serre
de Grande-Bretagne. Par
contre, les écologistes poin-
tent les dangers qui pèsent
sur l’écosystème fragile des
hauts plateaux tibétains. Ils
pointent également l’acti-
vité sismique de la région,
qui rend ce genre d’aven-
tures hasardeuses. Les rela-
tions internationales entre
la Chine, l’Inde et le Ban-
gladesh risquent également
de pâtir de ce projet, l’Inde
et le Bangladesh dépen-
dant des eaux du Brahma-
poutre pour l’agriculture et
l’accès à l’eau de millions
d’habitants.
Suite de la page 34
Quand la mangrove renaît…
Les habitants d’une petite île au sud de Sumatra, l’île de
Pahawang, dans la baie de Lampung en Indonésie, par-
viennent à inverser la tendance qui détruisait aussi bien la
mangrove que les récifs coralliens et qui sévit encore dans
une majeure partie de leur pays. Cette île d’un peu plus
de 1 600 habitants est devenue, par l’investissement de
ses habitants et de l’ONG Mitra Bentala, un laboratoire
pour les initiatives de préservation du littoral et du milieu
insulaire. Les enfants sont sensibilisés à l’école sur la pro-
tection de la mangrove et des récifs coralliens et, réguliè-
rement, ils sont mis à contribution. En groupe, ils
replantent de jeunes palétuviers. L’île, qui a subi les affres
du déboisement sauvage et de la pêche à l’explosif, a
réussi à enrayer le désastre. Aujourd’hui son littoral rever-
dit et les coraux sont protégés par les habitants eux-
mêmes. Un exemple à suivre…
Suite page 38
Observatoire piscicole sur l’Orne
Une station de comptage piscicole a été inaugurée fin mai
sur le barrage du Grand Moulin, sur l’Orne. Située à May-
sur-Orne, dans le Calvados, cette installation est équipée
de plusieurs bassins successifs qui permettent aux pois-
sons de franchir le barrage du Grand Moulin plus facile-
ment afin de remonter l’Orne pour atteindre leur zone de
reproduction. Le lieu est également doté d’une rampe spé-
cialement conçue pour les anguilles, ainsi que d’une salle
où quatre vitres permettent d’observer les poissons utili-
sant les bassins.
Quand les pêcheurs remplacent
les pouvoirs publics
Les habitants de Cormeilles ont pris la mauvaise habitude
de rejeter leurs déchets et leurs encombrants dans la Ca-
lonne, une rivière qui a le malheur de traverser la commune.
Ces ordures se retrouvent en aval sur les parcours de pêche.
Devant l’inertie des pouvoirs publics, ce sont les pêcheurs
qui, tous les ans, se retroussent les manches afin de nettoyer
la rivière. Mais, cette année, un de ces pêcheurs méritants a
poussé un légitime coup de gueule, car cette fois-ci ce sont
les employés municipaux qui se sont débarrassés des dé-
chets de l’élagage des haies qui bordent la rivière. Une fois
de plus, ce sont les pêcheurs qui ont nettoyé le cours d’eau
et déménagé ces déchets jusqu’à la déchetterie. Mais ils ont
prévenu : la prochaine fois, les déchets iront directement de-
vant la mairie. L’expression d’un ras-le-bol généralisé.
Le Pavillon bleu, un label qui récompense les plages et les ports de plaisance pour la qualité de leurs eaux et leur pré-
servation de l’environnement, a été décerné à 341 plages en 2010, contre 310 en 2009. Ce précieux sésame a égale-
ment été remis, hors de France, à 3 450 sites dans 41 pays. Pour obtenir le label, les eaux en question doivent être testées
au minimum cinq fois par saison.
Renseignements : www.pavillonbleu.org
Le millésime 2010 du Pavillon bleu
Actualités
public les résultats des
analyses de poissons
et des sédiments
des cours d’eau français
afin de déterminer
leur teneur en
polychlorobiphényles
(PCB) dans le cadre du
plan national d’actions sur
les PCB, officiellement
lancé le 6février 2008 par
le gouvernement. Un site
bienvenu à l’heure où
l’Agence française de
sécurité sanitaire des
aliments (AFSSA)
recommande
le renforcement
de la réglementation
sur les PCB, interdits en
France depuis 1987
mais encore largement
présents dans
l’environnement.
Renseignements :
www.pollutions.
eaufrance.fr/pcb/
index.html
Un label pour
le Marais poitevin
Le site du Marais poitevin
a reçu le label Grand Site
de France, après que
Chantal Jouanno et
Jean-Louis Borloo ont
signé, le 20 mai 2010,
une décision en ce sens.
Couvrant 18553hectares,
il s’agit de l’un des plus
grands sites de France à
recevoir ce label. L’Etat
reconnaît ainsi le travail
accompli pour la
préservation et la gestion
de ce site hors du
commun et bien connu
des pêcheurs de la région,
notamment pour ses
anguilles.
Renseignements :
www.parc-marais-
poitevin.fr/
Suite de la page 38
Nous avons commis une erreur dans l’arti-
cle paru dans le dernier numéro et intitulé
“Pour que l’Ellé ne soit pas massacré”.
Nous publions ici les précisions apportées
par Dominique Williams, secrétaire de l’as-
sociation Nature et Patrimoine en Centre
Bretagne : “Contrairement à ce qui a été
annoncé dans l’édition d’avril 2010, le pro-
jet de méga-décharge sur Plouray n’est pas
abandonné, bien au contraire. L’industriel
vient de déposer auprès de la préfecture
du Morbihan un nouveau dossier com-
plété, l’enquête publique est prévue dans
les mois à venir. La confusion vient du fait
que ce même industriel, Guy Dauphin En-
vironnement (GDE), a un projet similaire
dans l’Orne, où le préfet a donné un arrêté
de refus… que GDE a immédiatement atta-
qué en justice. Pour l’Ellé, donc, le combat
continue en amont, à Plouray, puisque la
méga-décharge occuperait une quaran-
taine d’hectares sur deux coteaux versants
drainés par le Stanven, un affluent de
l’Ellé, et qu’il est prévu d’y enfouir
2350000tonnes de déchets industriels
sur vingt-cinq ans. Pauvre Ellé ! Pour l’Ellé,
pour l’environnement, le combat se pour-
suit également en aval, à Arzano précisé-
ment, où deux carriers prévoient de « gom-
mer » une colline à moins de 500 mètres
de l’Ellé en y ouvrant des carrières de gra-
nulats avec demande de permis d’exploi-
tation pour 150 000 tonnes par an. Pauvre
Ellé ! Et, sur tout le bassin, les problèmes
de pollutions agricoles se multiplient, les
créations, regroupements, agrandisse-
ments de porcheries ou de poulaillers in-
dustriels abondent, les enquêtes publiques
et les plans d’épandage se succèdent, et
l’azote continue de s’écouler dans l’Ellé et
ses affluents. Pauvre Ellé, pauvres sau-
mons, pauvres truites ! L’Ellé, rivière em-
blématique pour sa faune, sa flore et ses
paysages, est en danger. Un front associa-
tif s’est créé pour contrer les pressions
croissantes, pour empêcher des dégrada-
tions irréversibles. Ce combat est celui de
toute la population, de tous les utilisateurs
de la rivière.”
Nous vous tiendrons naturellement au cou-
rant de ce combat qui, malheureusement,
semble encore loin d’être gagné.
Renseignements :
www.npcb.info – www.elle-vivante.org
Précision :
la protection de l’Ellé
(suite)
Actualités
Yann Lefèvre, fabricant de mouches artificielles, et Isabelle
Guégan, photographe, éditent une série de cartes postales
sur le thème de la pêche à la mouche. Si l’on rencontre
parfois ce type de cartes postales dans les pays anglo-
saxons, l’exercice est nouveau en France. Les photos d’Isa-
belle Guégan ont le don de saisir la facture classique du
matériel de pêche grâce à un vrai travail de composition.
Ses natures mortes sont autant d’invitations à la pêche.
Cette première série comporte dix visuels différents que
l’on peut admirer et se procurer sur le site Internet des
mouches Yann Lefèvre, ainsi que dans certains magasins
spécialisés. Ces images sont aussi déclinées sous forme
d’affiches au format 65×30 cm en triptyques. De quoi dé-
corer votre intérieur en rêvant à votre prochaine pêche.
www.mouchesyannlefevre.com
Lucky Craft :
la famille au
grand complet
Sammy, Gunfish ou encore
Staysee, la grande famille du
fabricant de leurres Lucky
Craft est réunie dans le nou-
veau catalogue de la société.
Vous y trouvez toutes les ré-
férences qui ont fait la répu-
tation de ce fabricant de
leurres qui n’a de cesse d’in-
venter de nouveaux sys-
tèmes pour mieux séduire
les poissons.
A noter la parution d’un
“colorama”, qui regroupe
toutes les couleurs impor-
tées à ce jour et permet
de faire son choix très
rapidement.
Renseignements :
www.luckycraftlure.com
Tout l’univers
Sakura
Le cinquième tome du cata-
logue Sakura est sorti.
Toutes les marques distri-
buées par le groupe, spécia-
liste de la pêche aux leurres,
y sont présentes. Cannes Sa-
kura, leurres Sébile ou en-
core moulinets Tica : toutes
les gammes, toutes les nou-
veautés y ont leur place.
Pêche en mer ou en douce,
de nombreux leurres vous
permettront de réaliser de
belles pêches cet été, selon
les conditions climatiques
ou le poisson recherché. Au
total, 649 nouvelles réfé-
rences présentées sur
192 pages. Un catalogue es-
sentiel pour tous les aficio-
nados de la pêche aux
leurres. Vous pouvez le com-
mander, mais aussi le
consulter directement sur le
site Internet de la société.
Renseignements :
www.sakura-fishing.com
G.Loomis :
toujours à la
pointe en 2010
Voici 75 pages dédiées à la
célèbre marque de Washing-
ton, où vous trouverez
toutes les références pour la
mouche et le lancer qui ont
fait la réputation de G.Loo-
mis. Des cannes, des mouli-
nets, des soies, ainsi que des
vêtements et de la baga-
gerie : en parcourant ces
pages, on a des envies
d’achats compulsifs. Parmi
les nouveautés de l’année
2010, nous pouvons citer la
canne mouche Max GLX
Competition, conçue dans
un carbone GLX high-tech
en deux brins.
Vous pourrez également dé-
couvrir la ligne de vêtements
de la marque, résolument
moderne et élaborée dans
un souci d’efficacité et
d’esthétique.
Renseignements :
www.ragot.fr
Des cartes postales halieutiques et esthétiques
Mea maxima culpa !
Dans l’article annonçant la parution du catalogue Scott Fly Rod
paru dans le numéro précédent, nous indiquions, à tort, que
cette marque de renom était distribuée en France par Aspe
Angler. Que nenni ! Depuis plus de vingt ans, le distributeur of-
ficiel de la marque américaine haut de gamme s’avère être
Seyler SA. Nous nous excusons de cette regrettable erreur.
Renseignements : Seyler SA
Tél. : 02 37 45 04 49 – [email protected]
Agenda
Les 14 et 16 juillet
Icast 2010
Las Vegas, Nevada, USA
L’Icast 2010, le plus grand salon des pêches sportives de la planète, s’ou-
vre début juillet à Las Vegas. Tous les acteurs du secteur s’y réunissent
pour mettre en avant leurs dernières innovations et nouveautés. Ce
salon est résolument international. L’année dernière, l’Icast a réuni des
représentants venus de 63 pays.
Les 24 et 25 juillet
Fête de la chasse,
de la pêche et de la nature
La Chaize-le-Vicomte
La 5
édition de la fête de la chasse, de la pêche et de la nature se tien-
dra les 24 et 25 juillet prochain à La Chaize-le-Vicomte. Au cœur du bo-
cage vendéen, les amoureux de la nature de tous âges pourront découvrir
les stands des nombreux exposants chasse et nature présents sur le site
et se laisser surprendre par la variété des animations proposées pendant
tout le week-end : chasse à l’arc, chasse au vol, ball-trap, concours de
trompes de chasse et de chevaux de chasse… Cette nouvelle édition sera
également marquée par son ouverture à différentes activités nature, en
particulier avec son village pêche, les initiations à la pêche à la truite ou
encore le stand consacré à la cuisine du gibier, qui régalera les yeux… et
les papilles des visiteurs ! Un feu d’artifice musical est également prévu.
Entrée : 8 euros (gratuit pour les moins de 14 ans).
Renseignements : 06 82 23 49 69
www.fetedelachasse-vendee.com
Du 15 au 20 septembre
Grand Pavois
La Rochelle
Salon nautique international à flot,
le Grand Pavois de La Rochelle dé-
veloppe depuis 2008 un espace
Pêche Loisirs qui connaît un succès
réel auprès des visiteurs et des ex-
posants. Une compétition de pêche
aux leurres en mer, le Grand Pavois
Fishing, est également prévue. Une
quinzaine d’équipages de deux pê-
cheurs s’y affronteront. Parmi les
exposants attendus, on trouve quasiment tous les poids lourds du sec-
teur, à l’instar des Delalande, Pezon et Michel, Sakura, Lucky Craft, Illex,
Navicom, Lowrance… De nombreuses animations sont également au
programme. Un bassin de démonstration sera animé par des profes-
sionnels et des concours seront organisés. Les organisateurs du salon
peuvent ainsi compter sur leurs partenaires Promopêche et l’Associa-
tion française des compétiteurs de pêche aux leurres (AFCPL). Cette
année, Tahiti et la Polynésie sont les invités d’honneur du salon, qui se
tient au port des Minimes de la Rochelle. Cette année 850 exposants en
provenance de 35 pays sont attendus.
Renseignements : www.grand-pavois.com
produit une dérive bien diffé-
rente, et le fait que le fil soit plus
ou moins visible n’est certaine-
ment pas ce qui est décisif pour
inciter une truite à ouvrir la
gueule. En revanche, la façon
dont le fil coule constitue une
aide ou une contrainte qu’il ne
faut pas négliger avec de petits
modèles. Le fluorocarbone est
plus raide que le nylon, mais,
avec des nymphes plus grosses
d’une taille que celles utilisées
avec le nylon, il peut rendre de
précieux services.
Les petites nymphes
Qu’est-ce qu’une petite
nymphe ? Pour certains cours
d’eau, une nymphe montée sur
un hameçon numéro 18 est
considérée comme petite, alors
que dans d’autres c’est une
nymphe moyenne. En donnant
une fourchette assez large, on
peut dire que les nymphes
d’étiage se montent sur des ha-
meçons 18 à 24. Il existe des
modèles à hampe courte qui en
théorie permettent de descendre
beaucoup plus petit, mais dans
la pratique l’ouverture d’un nu-
méro 30 à tige courte peut rap-
peler curieusement celle d’un
numéro 24 à tige longue ! En
dépit de l’aspect fallacieux de
cette numérotation, ce n’est pas
plus mal car, à partir du 24, les
échecs au ferrage sont d’autant
plus élevés que la truite est de
belle taille ! Dommage, car à
cette saison il est rare que les fa-
rios se laissent ferrer trois fois de
suite !
Sur les petits modèles, il n’est
pas nécessaire de posséder des
lestages aussi variés que ceux
employés avec les nymphes
moyennes. Deux lestages suffi-
sent : soit non plombé, soit très
plombé (6 tours de 0,20 ou
0,10). Il s’agit de nymphes à
truites, modèles dont le lestage
est bien moindre que les micro-
enclumes utilisées (à juste titre)
par les pêcheurs d’ombres.
Limites
de la miniaturisation
L’emploi de petites nymphes se
justifie plus par la tentative de
surprendre le poisson par une
dérive et un leurre inattendus
que par la ressemblance avec ce
que mange le poisson. Bien sou-
vent, les proies des truites cor-
respondent à des modèles que
l’on monterait sur un hameçon
numéro 18. Or, s’il est fréquent
de devoir utiliser des modèles
beaucoup plus petits afin de
tromper la méfiance d’une
truite éduquée, la limite est at-
teinte lorsque la truite ne tourne
même plus la tête pour regarder
passer le micro-leurre ! A nous
de trouver la frontière entre pe-
titesse et insignifiance !
En été, les petites
nymphes sont
souvent la solution,
à condition que
le diamètre
de la pointe du bas
de ligne soit
suffisamment
fin pour leur
permettre d’évoluer
librement.
La pêche sportive est une activité ingrate ! Rares sont en effet les loisirs
où les probabilités de réussite dépendent d’autant de facteurs différents.
Quand l’eau n’est pas trop froide, elle est trop chaude, par vent du nord,
rien ne mord, brouillard sur les monts, reste à la maison… les pêcheurs
entendent ça depuis l’enfance, sans comprendre pourquoi l’activité des
poissons est si dépendante des conditions météorologiques. Le bilan d’une
saison de pêche se résume parfois à quelques sorties mémorables, une ma-
jorité que l’on qualifiera de moyennes à médiocres et le reste sent bon la
bredouille. Voici quelques éléments de base pour éviter d’être constam-
ment au mauvais endroit au mauvais moment.
Par Jean-Marc Theusseret
Au bon endroit
au bon moment
n ne le répétera jamais
assez, les poissons sont
des animaux à sang
froid. S’il existe inévitablement
un lien entre les conditions mé-
téorologiques et l’activité des
poissons, cela est dû en grande
partie au fait que les poissons
n’ont aucun moyen de réguler
leur température corporelle. Les
mystères de la nature s’expli-
quent parfois, du moins en par-
tie. Pour chaque espèce de
poisson, il existe une plage de
température idéale en termes
d’activité alimentaire. Et de
même d’autres plages, soit trop
froides soit trop chaudes, ren-
dent les poissons inactifs et par-
fois pour longtemps. Chez le
brochet, par exemple tout sem-
ble réglé comme sur du papier
à musique. Au-dessus d’une
température de l’eau de 20 à
22°C, son activité alimentaire
réduit considérablement. Cela
explique pourquoi il s’en prend
très peu en été sur les eaux peu
profondes exposées aux fortes
chaleurs. Dans ces eaux, le bro-
chet est actif à l’ouverture de la
pêche jusqu’à fin juin, puis de
nouveau à l’automne. Pour
toutes les espèces, il est une
règle néanmoins commune.
Une brutale baisse de la tempé-
rature de l’eau induit un arrêt
presque total de l’alimentation
des poissons et cela reste valable
également pour des espèces
d’eaux froides comme la truite
ou l’ombre. Pour la truite, sau-
vage s’entend, une rivière dont
la température de l’eau chute en
vingt-quatre à quarante-huit
heures de 15 à 10 °C induit un
ralentissement tout aussi brutal
du métabolisme des truites.
L’activité alimentaire reprend
généralement après trois ou
quatre jours lorsque la tempéra-
Expertises
Les poissons
subissent
directement
les changements
de température de
l’eau, et cela
influe beaucoup
sur leur activité
alimentaire.
Une brutale baisse de la température
de l’eau induit un arrêt presque total
de l’alimentation des poissons.
ture remonte. Si elle reste froide
mais constante dans la durée,
les truites se nourrissent de
nouveau.
Des observations qui
dictent la façon de pêcher
Connaître l’influence de la tem-
pérature sur l’activité alimen-
taire des poissons donne des
indications précises sur l’action
de pêche, les profondeurs de
prospection, la vitesse de récu-
pération des leurres, l’amplitude
d’animation des mouches
(streamers, nymphes, mouches
noyées, etc.). Au printemps,
lorsque l’on est en phase ascen-
dante de la température de l’eau
dans une plage de température
optimale, on pourra se permet-
tre l’emploi de leurres de surface
dans le cas de la pêche du bro-
chet, du black-bass ou de la
perche. A l’inverse, à l’automne,
après un été caniculaire, ces
trois espèces redeviennent ac-
tives en surface lorsque la tem-
pérature a lentement perdu
quelques degrés. Pour le
pêcheur à la mouche, notam-
ment à la nymphe, une obser-
vation de la température de
l’eau sur les jours précédant la
sortie de pêche permet d’antici-
per les réactions des poissons.
Dans une phase de baisse de la
température de l’eau, au prin-
temps, il va falloir pêcher près
du fond et animer la nymphe de
Expertises
Connaître l’influence de la température
sur l’activité alimentaire des poissons
donne des indications précises sur
l’action de pêche à adopter.
Eau froide, normale,
ou “chaude” pour
la saison ?
Des questions
clés qui pour la
pêche de la truite
et de l’ombre sont
déterminantes.
Une partie de pêche
à l’alose sur l’Ardèche
avec Bruno Beusse
Les efforts effectués sur le fleuve Rhône pour permettre la remontée des poissons migra-
teurs commencent à porter leurs fruits, avec notamment le retour de l’alose feinte. Cette
petite alose se pêche au lancer mais aussi à la mouche. Ses remontées sont tributaires
des températures et, sur l’Ardèche, des niveaux d’eau qui doivent être suffisants pour
l’attirer en nombre dans cette grande rivière. Ce poisson combatif n’est pas très com-
pliqué à pêcher, le plus difficile est de se trouver au bon endroit au bon moment. Bruno
Beusse, qui habite sur place et connaît bien ce poisson, sera notre guide pour cette pêche
peu connue.
Par Philippe Collet
’alose qui remonte le
Rhône et ses affluents
comme l’Ardèche est
une Alose feinte spéci-
fique au bassin du Rhône
(Alosa fallax rhodanensis). Elle
est plus petite que la grande
alose. Le poids moyen des pois-
sons s’échelonne entre 800 g et
1,5kg pour une taille de 40 à
50 cm. Les plus grosses aloses,
des femelles, peuvent atteindre
2,5 kg pour un peu moins de
60cm. Les aloses peuvent ef-
fectuer plusieurs cycles de re-
production dans leur vie.
Habituellement, les aloses fe-
melles arrivent les premières
suivies des mâles plus petits qui
repartent un peu plus tard après
la reproduction. Les remontées
d’aloses commencent timide-
ment lorsque l’eau atteint
14 °C, la reproduction com-
mence à partir de 17 °C et l’ac-
tivité des poissons s’intensifie
avec l’augmentation des tempé-
ratures. En Ardèche, la période
de remontée des aloses s’éche-
lonne de fin avril à fin juin,
selon les années, la période de
reproduction, de fin mai à fin
juin-début juillet. Les années
froides ou les années aux débits
fluctuants, les remontées sont
fractionnées et la pêche est
moins bonne. Arrivées au bout
de leur périple, les aloses se
reproduisent de nuit, sur des
Pêche d’un grand
courant de l’Ardèche
en aval d’un seuil.
pas un matériel particulier. Un
ensemble rivière fort ou réser-
voir est amplement suffisant
pour combattre une alose
feinte. Avec un matériel plus
fort, le poisson ne pourra pas
exprimer tout son potentiel.
Une canne de puissance 5 ou 6
conviendra pour les pêches à
proximité de la surface en soie
flottante ou intermédiaire, une
canne de 7 ou 8 pour les pêches
plus profondes en soie plon-
geantes ou à pointes plon-
geantes.
La technique de pêche
La technique de pêche s’appa-
rente à celle de la mouche noyée
ou du saumon. Il s’agit de pei-
gner les veines de courant en
lançant sa mouche 3/4 aval et
en la laissant dériver sans ani-
mation jusqu’en dessous de soi.
Si le poste est vraiment profond
ou le courant soutenu, il est
possible de lancer plus amont
pour présenter sa mouche plus
profondément. Lorsque la dé-
rive est terminée, il est recom-
mandé de tricoter sa soie sur
quelques mètres avant de relan-
cer. Le plus souvent toutefois, la
touche intervient pendant la dé-
rive, ou en fin de dérive lorsque
la soie s’accélère. Elle est vio-
lente et suivie d’un combat
acharné.
Un poisson très fragile
Ce poisson qui combat jusqu’au
bout de ses forces est très fragile,
il meurt rapidement s’il est ma-
nipulé trop longtemps. Il
convient si possible de le relâ-
cher sans le sortir de l’eau, sans
le mailler dans une épuisette et
sans le prendre à la main. Pour
faciliter le décrochage et ne pas
laisser trop de séquelles au pois-
son, l’ardillon de l’hameçon
doit être écrasé. Si le poisson
reste sur le flanc ou tarde à re-
partir, un petit coup avec le
scion de la canne permet le plus
souvent de lui faire reprendre
ses esprits.
Les mouches
Les mouches à alose sont mon-
tées sur des hameçons de grosse
taille. Elles peuvent être lestées,
comme le modèle bien connu
de la mouche téléphone réalisée
avec du fil de cuivre de télé-
phone gainé de plastique. Tou-
tefois, ces mouches gagneront à
ne pas être lestées, à condition
qu’on les accroche derrière des
soies intermédiaires ou plon-
geantes. Il vaut mieux pratiquer
ainsi et éviter la formation d’un
Tous les modèles
de mouches
incorporent du
cristal flash associé à
des couleurs criardes.
Les ardillons de ces
mouches neuves
n’ont pas encore été
écrasés.
Version élaborée de
la mouche téléphone
incorporant des
mèches de cristal
flash perle et montée
sur un hameçon
carpe piquant.
angle entre la soie et le bas de
ligne, qui nuit à la qualité du
ferrage.
Les mouches à alose sont mon-
tées sur des hameçons mer ou
des hameçons à carpe dans des
tailles s’échelonnant du 4 au 8.
Leurs couleurs sont vives et
contrastées.
Le bas de ligne sera le plus sou-
vent terminé par un fluorocar-
bone de 20 à 25 centièmes. A
vous de trouver le bon compro-
mis entre un diamètre permet-
tant une bonne présentation et
un diamètre évitant la casse sur
un ferrage trop appuyé.
Pour les pêches profondes avec
une soie dense, il sera réduit à
un simple morceau de fil de 1,5
à 2 m fixé en bout de soie.
Il est possible de pratiquer à
deux voire trois mouches, mais
d’après Bruno, cela n’est abso-
lument pas une nécessité. Il
vaut beaucoup mieux pêcher à
la bonne profondeur avec une
seule mouche.
L’association Migrateurs
Rhône Méditerranée
Autrefois, et jusqu’au début du
siècle, les aloses remon-
taient de la Méditerranée
jusqu’au lac du Bourget sur le
Rhône, et jusqu’à Auxonne sur
la Saône. Au fur et à mesure de
l’aménagement du Rhône, leur
aire de répartition a diminué de
façon drastique ne permettant
plus, il y a encore peu, leur re-
production que sur une grande
frayère située entre Arles et
Tarascon.
Expertises
Bruno Beusse
Bruno est moniteur FFPML, guide de pêche
diplômé “BPJEPS pêche de loisir”. Il habite
au sud du département de l’Ardèche, à Saint-
Martin-d’Ardèche. Il guide et forme aussi bien
les pêcheurs à la mouche que les pêcheurs
aux leurres ou à toute autre technique
sportive. Il emmène ses clients pêcher à la
mouche ou au toc sur les rivières à truites
d’Ardèche de Haute-Loire ou de Lozère et sur
la Sorgue de Vaucluse. Pour la pêche des
carnassiers, Bruno guide aussi sur des cours
d’eau et fleuves comme l’Ardèche et le Rhône
ou des plans d’eau. Il possède un bateau,
“Carolina Skiff”, de 5mètres équipé
pour la pêche du silure et des gros
carnassiers sur le Rhône. Il organise aussi
des séjours enfants et ados et anime des
séances d’éducation à l’environnement.
Bruno pourra vous guider pour une partie
de pêche de l’alose à la mouche. Habitant
au bord de l’Ardèche, il est parfaitement
au fait des remontées de ce poisson et
connaît les bons secteurs. Qu’il soit remercié
ici pour sa contribution technique à la
rédaction de cet article.
Pour contacter Bruno Beusse :
Tél. : 04 75 98 60 49 ou 06 71 90 01 70
E-mail :
[email protected]
Site Internet :
www.peche-nature-passion.com
La technique ne
permet pas de leurrer
que des aloses. La
mouche téléphone a
aussi pris un beau
chevaine et une
perche.
Débuter au black-bass
Le plus ludique à pêcher de nos carnassiers devient méfiant et se réfugie dans la
végétation une fois passé la période de la reproduction. Pour celui qui découvre
sa pêche, le choix des leurres à cette période est capital, mais avant tout il faut en
savoir un peu plus sur le comportement de ce poisson durant l’été.
Par Luc Schmitt
un pêcheur de brochet ou de
perche. Fini le lancer ramener
ou l’animation continuelle des
leurres. Ici, on pêche sur place,
parfois à vue, souvent en obser-
vant le fil proche du point d’en-
trée dans l’eau. Le Senko peut
rester inanimé sur le fond et être
pris comme cela. Mais, si rien
ne se passe, on peut alors l’ani-
mer timidement, le laisser re-
tomber, ou au contraire lui faire
effectuer une grande glissage la-
térale (une des spécialités de ce
leurre). Il faut donc créer de la
vie en passant par tous les types
d’animation, sans oublier de
longs arrêts qui sont souvent
déterminants.
La pêche en surface
C’est la technique la plus spec-
taculaire mais aussi la plus diffi-
cile pour nos nerfs, surtout
lorsqu’on pêche à vue. Là en-
core, les arrêts sont beaucoup
plus efficaces que les grandes
animations. Les imitations de
grenouille constituent les leurres
de base de cette technique. On
en trouve de toutes sortes, mais
peu sont réellement adaptées à
la pêche du black-bass. Le plus
souvent, il s’agit de modèles
conçus pour la pêche du snake
head en Asie. Toutefois, elles
restent efficaces. Le modèle pro-
posé par River2Sea est un clas-
sique du genre qui présente la
particularité de pêcher très bien
à l’arrêt. Les pattes de cette gre-
nouille sont constituées de mul-
tiples élastiques qui restent
mouvants lors des phases d’ar-
rêt. On peut donc imprimer au
leurre des tremblements,
lorsque le black-bass est en
phase d’observation. C’est un
comportement normal de ce
carnassier qui se place juste sous
le leurre et l’observe, immobile.
Et cela peut durer longtemps !
Dans ce cas, une avancée bru-
Expertises
1. Les spinners baits
sont de redoutables
leurres pour le
black-bass. Ils restent
efficaces en été mais
uniquement dans
les milieux ouverts
ou semi-ouverts.
2. La grenouille
River2Sea et ses pattes
qui ne demandent
qu’à vibrer.
3. Un montage dit
texas rig, idéal pour
pêcher les tombants
et dans les massifs
d’herbiers.
4. Une “créature”
(River2Sea Talon)
également prévue pour
le texas rig.
5. Le fameux Senko
armé de son hameçon
texan.
Pêche de surface
à la mouche
Au petit jeu de prendra, pren-
dra pas le leurre de surface, la
pêche à la mouche a un avan-
tage majeur, la taille et le poids
du leurre. La pêche au popper à
la mouche sera toujours très ef-
ficace pour peu que l’on évite
les modèles lourds à la face
concave qui, sous l’effet de
l’animation, deviennent trop
bruyants et jouent alors le rôle
de répulsif. Mon expérience de
pêcheur de black-bass à la
mouche sur des étangs riches en
végétation, très fréquentés par
les pêcheurs aux leurres, m’a
petit à petit amené à faire moi-
même mes poppers. La pêche à
vue présente toujours l’avantage
de l’observation du poisson. On
voit ainsi ce qui plaît et ce qui
fait office d’épouvantail. Les
black-bass très éduqués de ces
plans d’eau de la Bresse sont vite
devenus imprenables. Il fallait
donc trouver le moyen de leur
proposer des leurres légers qui
puissent s’animer sur place. Le
salut est alors venu d’un modèle
conçu à partir d’un corps de
flotteur de pêche au coup en
forme de goutte d’eau en
mousse de polyuréthane. Son
poids, pour une longueur
d’environ 3 cm, n’excède sans
doute pas 1 g. Ce leurre qui ne
possède pas de face concave
n’est de ce fait pas réellement un
popper. Le corps est percé dans
le sens de la largeur, et une di-
zaine de morceaux d’élastique
rond (rubber legs des spinners
baits) y sont insérés pour simu-
ler des pattes. En queue, deux
plumes de marabout assurent
également un rôle mouvant.
L’effet combiné des élastiques et
du marabout lors des phases
d’arrêt est alors magnifique.
L’hameçon ne peut être masqué.
Il est alors protégé par un sys-
tème anti-herbes en fluorocar-
bone de 70/100. Ce leurre
étrange qui ne peut être pro-
pulsé qu’avec une canne à
mouche en raison de son faible
poids se pose comme une
plume, attire ainsi l’attention
des black-bass, alors que des
leurres plus lourds les font fuir.
Cette expérience résume parfai-
tement l’intérêt de la pêche à la
mouche de ce poisson dans des
plans d’eau de petite taille peu-
plés de poissons devenus très
malins. On peut aussi pêcher au
streamer, une technique où, en
matière de montage de mo-
dèles, tout est permis. La légiti-
mité de cette technique pour la
pêche du black-bass est donc
parfaitement justifiée.
Expertises
La pêche en float-tube
Quel engin merveilleux que le float-tube ! Si cette bouée
particulière n’offre pas la mobilité et le confort d’un bateau,
il possède néanmoins ses avantages. Le principal reste la
discrétion. Aucun bruit, aucune vague. On approche ainsi
les postes avec une discrétion totale. C’est l’outil idéal pour
pêcher à très courte distance de façon précise et efficace.
Aucun bateau ne permettra jamais cela. Le seul
inconvénient est le manque de hauteur pour la pêche à vue,
mais cela est compensé par une discrétion telle que bien
souvent on se retrouve à trois mètres des poissons sans
les alerter. Le float-tube permet de pêcher avec tous types
de leurre, aussi bien en surface qu’en pleine eau, y compris
à la mouche.
p.82
p. 87
p. 84
Vraiment utile.
C’est l’ambition de cette
nouvelle section de
Pêches
sportives
. Dans les 23 pages
de ce cahier Focus prend
place toute l’expertise des
journalistes et des experts à
qui nous avons demandé de
prolonger par la pédagogie,
l’explication et surtout le
mode d’emploi, l’offre des
concepteurs de nouveaux
matériels. Utiles, vraiment
utiles, les descriptifs et les
manières d’utiliser tel ou tel
leurre, telle ou telle canne,
tel ou tel moulinet. Utiles,
vraiment utiles, les conseils,
les mises à jour techniques,
les précautions d’utilisation,
que ne vous donnent pas
toujours ceux qui vous
vendent ces matériels. Utile,
vraiment utile, le retour sur
des heures et des heures,
des mois et des mois de
bancs d’essai de l’année
passée.
Pêches sportives
vous aidera dorénavant à
mieux choisir votre matériel,
à mieux vous en servir, à le
rendre plus efficace. Plus de
prises, plus de plaisir, et plus
de pêcheurs au bord de
l’eau.Au-delà d’une nouvelle
formule, c’est bien d’une
nouvelle ambition qu’il faut
ici parler.
p. 80
• Le Bull Dawg
p. 74
• Teinture pour leurres souples Spike-It
p. 75
• Canne Loop LTS XI
p. 76
• Montage : les no hackles
p. 88
• Echo-sondeur, la fonction zoom
p. 82
• Shopping
p. 84
• La télécommande I-Pilot Minn Kota
p. 80
• Fiche leurre
p. 87
FOCUS
p. 88
p. 74
p. 75
p. 76
FOCUS
Ce leurre à l’allure rustique et
massive est un très bon leurre à
brochets. Il est décliné en
plusieurs tailles, la version Spring
de 6 pouces 42 g présentée ici est
la plus petite. Il existe deux autres
modèles de 9 et 12 pouces
pesant jusqu’à 168 g ! Ce leurre
souple et coulé sur une tête
plombée dotée d’un gros
hameçon simple est armé, en
plus, d’un hameçon triple sous le
ventre (deux pour les deux plus
gros modèles).
A la descente, de par sa forme, le
Bull Dawg plane à 45°, il nage
ensuite horizontalement quand on
le ramène. Il peut être ramené de
façon linéaire, sa queue battra de
façon régulière. Il peut être jigué
ou dandiné. Cette animation
dans un plan vertical permet
d’explorer des trouées dans les
bois noyés ou des bords de
falaise. Il peut être jerké (ramené
avec des tirées sèches de la
canne), la forme de son corps lui
fera décrire des embardées et sa
nage erratique associée aux
vibrations intenses de sa longue
queue en forme de virgule fera
craquer les brochets les plus
retors.
Pour exprimer son plein potentiel,
ce leurre doit être utilisé dans
suffisamment d’eau. Il ne sera pas
à l’aise dans les plans d’eau peu
profonds, surtout si leur fond est
garni d’herbiers. Dans ce cas, il
sera toutefois possible de le
passer rapidement en linéaire au-
dessus des obstacles, canne
tenue haute, en ramenant de
façon soutenue.
De par sa taille déjà imposante
pour le petit modèle, ce leurre
nécessite l’usage d’une canne
puissante de type heavy ou extra
heavy. Un modèle de casting
convient bien, car il faut non
seulement envoyer le leurre, mais
aussi assurer des ferrages
puissants pour réussir à le faire
glisser dans la gueule pavée des
brochets jusqu’à accrocher un des
hameçons.
Le Bull Dawg est conçu au départ
pour leurrer de gros muskies. Son
plastique résiste bien aux dents
acérées des brochets. Compte
tenu de son épaisseur, la grande
virgule qui forme la queue du
leurre peut être réparée à chaud
ou recollée lorsqu’elle est entaillée
trop profondément.
Il existe de nombreux coloris dans
la gamme. Il peut être utile d’en
posséder deux ou trois différents
pour faire face à toutes les
situations et à l’humeur
changeante des brochets : un
clair, un sombre, un naturel, un
incitatif, par exemple.
Les leurres Bull Dawg sont
produits par la marque
américaine Musky Innovations :
www.muskyinnovations.com et
commercialisés en France par
Thibault Guilpain.
Magasin Thib’eau-Pêche
18, avenue du 159
-RIA
05100 Briançon
Tél. : 04 92 21 36 09
E-mail : thibeau-peche@
wanadoo.fr
Philippe Collet
Le ventre plat
et les ailettes
latérales
permettent
cette nage
planante du
leurre en
pleine eau.
Coloris Lotw
Perch.
Le Bull Dawg
qui attrape des brochets
Un leurre hors normes qui séduit des pêcheurs de plus en plus nombreux.
Il ne passe pas inaperçu et provoque les carnassiers, brochets ou silures.
Que l’on prenne un leurre souple
blanc ou d’une autre couleur, elle
teinte de façon marquée le produit
sur lequel elle est appliquée. Un
simple trempage suffit. Une attente
de quelques secondes à la sortie
du leurre du flacon permet le
séchage du produit à base
d’acétone et la fixation définitive de
la teinture. Ce produit dégage une
forte odeur d’ail, à la limite
incommodante. Cette odeur
présente, paraît-il, l’avantage de
masquer l’odeur du plastique du
leurre souple et d’intéresser le
poisson. Avec le flacon de jaune en
ma possession, j’ai pu réaliser des
leurres poivre et sel ou blancs à
queue chartreuse, un superbe
coloris. Plus besoin d’acheter un
sachet de leurres jaunes, de leurres
blancs et jaunes, il est possible de
les teinter à la demande en 30
secondes, au bord de l’eau. Un
essai effectué sur un leurre de
couleur
watermelon
(vert foncé)
faisait ressortir la queue du leurre en
fluorescent jaune vert. Sur un leurre
blanc ou transparent, le jaune
ressort vraiment chartreuse.
Autre intérêt du produit, il ne déteint
pas plus sur les leurres voisins
qu’un leurre de couleur jaune
d’origine. Des leurres teintés et
stockés longuement ensemble
dans un sachet n’ont pas
réellement pris la couleur jaune. J’ai
essayé le produit sur divers leurres
souples du marché. Il s’applique
avec le même succès sur tous ceux
que j’ai essayés. En bon moucheur
qui se respecte, j’ai aussi tenté de
teinter des plumes et des poils. Là
ça n’a pas marché, mais
ça n’est
pas vendu pour cet usage. A
l’occasion de ces petites expé-
riences, je me suis mis du produit sur
les mains. En l’essuyant de suite, on
n’a pas vraiment de taches
marquées et tenaces sur les doigts.
Coloris disponibles : jaune
(présenté ici), orange, rouge et
rose. Le même produit est
disponible en version mer
(Saltwater) et parfum crevette
(Shrimp). Conditionnement en
flacon de 59 ml.
Renseignements
www.floridafishing.fr
P. C.
Tremper le
leurre quelques
secondes.
Le laisser
égoutter
et sécher
30 secondes.
Leurre sec et
teinté du plus
Quelques
exemples de
leurres teintés
Shaker (Lunker
City), Sanec
(Pafex), Stanley,
mais le produit
fonctionne
aussi sur les
HS shad (Spro),
les proshad
(Storm), etc.
Teinture pour leurres souples
parfumée à l’ail Spike It
Cette teinture pour leurres souples parfumée à l’ail de la marque Spike It,
baptisée dip-n-glo, est d’une efficacité remarquable.
Je n’ai pas assez de recul en
pêche pour être catégorique, mais
ces cannes semblent parfaitement
tenir les poissons avec des
hameçons à ardillons écrasés, ce
qui pourrait être le défaut de
grandes “lanceuses”. Les trois
brins de ces cannes permettent un
stockage aisé et discret dans le
coffre d’une voiture normale.
Utilisée pour pêcher l’alose sur
l’Ardèche, la 10 soie de 7 s’est
parfaitement comportée chargée
d’une soie Rio sinking tip
200grains.
Des cannes puissantes, rapides
et très confortables à réserver
toutefois aux pêcheurs ayant un
peu d’expérience en matière de
lancer.
Prix public conseillé :
500 euros.
P. C.
Canne Loop LTS XI
Ces cannes décrites dans le catalogue TOF comme ayant une “action alliant
puissance et rapidité”, destinées aux pêcheurs désirant atteindre des grandes
distances de lancer, ne semblent pas faillir à la description qui en est faite.
FOCUS
De belle facture, elles permettent
de très longs lancers. J’ai
dépassé avec elles les distances
de lancer habituellement atteintes
avec mes Loomis GLX tradi-
tionnelles et m’en suis donc
équipé afin d’enrichir ma gamme
de cannes lors des compétitions
réservoir et de disposer de
cannes performantes moins
encombrantes. Ces cannes de
10pieds en trois brins sont, en
revanche, un peu sous-évaluées
sur la taille des soies. La canne de
puissance 6 prend plutôt une soie
de 7, et la canne de 7 une soie de
8 ou une soie de type Forty+ de 7
(ces soies chargent un peu plus
les cannes). On pourra donc
regretter l’absence d’une vraie 6
pour les pêches fines en lac,
puisque la gamme ne comporte
que trois cannes, une 6, une 7 et
une 8.
Ces cannes sont racées et
esthétiques :
– blank noir mat
– porte-moulinet en aluminium noir
– poignée liège de haute qualité
– anneaux Recoil indéformables
– marquage de chaque élément
indiquant les références de la
canne et permettant l’alignement
précis des brins.
Elles sont livrées dans une housse
compartimentée en tissu et un
tube rigide en cordura doté d’une
sangle pour le porter à l’épaule
(pratique lorsqu’on est chargé). Un
tube permet de loger deux cannes
sans problème. Comme toutes les
cannes Loop, elles bénéficient de
la garantie premier propriétaire à
vie.
Distributeur
TOF Fly
Fishing
Chaussée de
Wavre 362
B-1390 Grez
Doiceau
Belgique
Tél. :
32 (0) 10 24 18 24.
Fax :
32 (0) 10 24 65 24.
E-mail :
[email protected]
FOCUS
Modèle 2120 WB
Ce modèle baptisé Wave Barbless
(littéralement vague sans ardillon) a
la particularité d’être doté d’une
pliure derrière la pointe qui assure
la tenue de l’hameçon malgré
l’absence d’ardillon. Sa pointe
longue permet d’assurer une
pénétration profonde de l‘hameçon
minimisant les décrochages. Cet
hameçon très fin de fer sera
réservé à la fabrication de
mouches sèches ou de nymphes
légères. Hameçon bronzé. Tailles
10 à 20. Boîtes de 30.
Modèle 2200
Baptisé Curved Shank (tige
courbe), cet hameçon est un
caddis à très large ouverture. Le
modèle photographié est un
hameçon de 20 dont l’ouverture
permet de monter de petites
nymphes, chironomes ou de petits
parachutes par exemple, tout en
gardant une ouverture suffisante
pour piquer et tenir de beaux
poissons. L’œillet droit permet un
ferrage encore plus efficace. Cet
hameçon est décliné en version
sans ardillon (2200 BL) non
présentée ici. Hameçon bronzé.
Tailles 10 à 22. Boîtes de 30.
Modèle 2500 V
Cet hameçon à streamer est
photographié ici en taille 2. C’est
notamment un excellent hameçon
pour monter des Pouics (gros
streamers à truite en lapin voir
n°60 de
Pêches sportives
). Son
œillet presque droit donne une
nage parfaite à la mouche. Sa
pointe pioche (V-Cut point) est très
piquante. Cet hameçon permet de
monter des streamers à truite, à
migrateur et aussi de petits
streamers à brochet. Hameçon
bronzé. Tailles 2 à 12. Boîtes de 25.
Modèle 2610 ST-V
Ce modèle à œillet droit grande
ouverture est destiné à l’eau salée.
Sa pointe rentrante V-Cut permet
une meilleure pénétration au ferrage.
Hameçon parfait pour de nombreux
montages mer : sliders, poppers,
crevettes, poissonnets… Hameçon
inox. Tailles 1 à 16. Boîtes de 12.
P. C.
Sa pointe
rentrante
V-Cut permet
une meilleure
pénétration
au ferrage.
Hameçons Varivas
TOF importe depuis cette année une sélection d’hameçons de la gamme Varivas.
Ces hameçons techniques ont des formes innovantes. Ils sont livrés dans des boîtes
qui ont la particularité de s’ouvrir en totalité ou seulement en façade pour prélever un
hameçon en le faisant glisser sous le doigt sur un plan arrondi. Les petits hameçons
sont conditionnés par 30, les plus gros par 25 ou 12. Nous vous présentons ici un
aperçu de cette sélection.
TOF importe aussi toute une
gamme de fils de la marque
Varivas et notamment la gamme
Shock Leader.
Il s’agit d’un fluorocarbone haut de
gamme conditionné en bobines de
30 mètres. Son indice de
réfraction est proche de celui de
l’eau, ce qui le rend quasiment
invisible sous la surface. Ce fil est
très résistant à l’abrasion et est
destiné à la confection des bas de
ligne. Il est mis au bout des
tresses par les pêcheurs au lancer
et les pêcheurs de bar pour sa
discrétion et sa capacité à résister
à l’abrasion des rochers. En
grosses tailles 40, 50, 60 lb
(respectivement 57, 63 et 70
centièmes de millimètre), c’est un
des meilleurs avançons à brochet.
Les bobines sont entourées d’un
“chouchou» qui permet d’éviter le
déroulement intempestif dans sa
boîte à pêche de ce fil assez
rigide. A la sortie de la bobine, le fil
garde la forme des spires, il suffit
de l’étirer plusieurs fois entre ses
doigts, à la limite de se brûler, pour
qu’il se redresse définitivement.
Disponible en 12, 16, 20, 25, 30,
40, 50, 60, 80, 100 lb.
Noter l’enroulement très soigné
en spires jointives du fil sur la
bobine.
P. C.
Distributeur
TOF Fly
Fishing
Chaussée de
Wavre 362
B-1390 Grez
Doiceau
Belgique
Tél. :
32 (0) 10 24 18 24.
Fax :
32 (0) 10 24 65 24.
E-mail :
[email protected]
Shock Leader
Varivas
La marque japonaise est réputée
pour produire un fil fluorocarbone
d’une très grande qualité.
Pour preuve, les meilleurs
pêcheurs en mer de la planète
l’utilisent pour la conception des
bas de ligne, que ce soit au lancer,
à la traîne ou à la mouche.
Un produit phare.
fantastique, puisque le moteur
pouvait faire suivre au bateau une
ligne droite grâce à un système de
boussole et de microprocesseur,
mais avec la télécommande I-Pilot
les possibilités se trouvent
décuplées. Ce système permet
non seulement de mémoriser
jusqu’à trois routes entre deux
points éloignés de 3,2 km au
maximum, mais aussi de rester sur
place grâce à la fonction Spot-
Lock en gérant le vent et le
courant. Cette fonction se montre
redoutablement efficace pour
pêcher à l’aplomb d’un poste sans
dériver. Il s’agit donc d’une ancre
électronique. La discrétion,
comparée à celle d’une ancre
physique, est remarquable !
L’utilisation de cette fonction est
très simple puisqu’il suffit
d’appuyer sur la touche Spot
Lock, matérialisée par un symbole
Les pêcheurs en
verticale vont
apprécier cette
télécommande qui
permet de
mémoriser des
points GPS, de
suivre une route
programmée et de
rester sur un point
fixe. S’il n’y a
toujours pas de
liaison entre le
sondeur-GPS et le
moteur électrique,
ce système est
néanmoins
très convaincant.
Le gain de temps
en pêche est
énorme, surtout
les jours de vent…
et il y en a
souvent !
L’utilisation est
très simple et
devient vite
intuitive. Fini la
commande au
pied, pas toujours
pratique lors des
déplacements
dans les bateaux.
représentant une ancre. Dès que
le bateau s’éloigne de plus de
1,5m du point enregistré, il est
ramené au point mémorisé.
L’appareil peut enregistrer jusqu’à
trois points différents.
Tout le savoir-faire
Minn Kota dans la main
En plus des fonctions décrites
ci-dessus, la télécommande
I-Pilot conserve les anciennes
fonctions développées ces
dernières années par la marque
américaine, celles de l’Auto Pilot
et du Co Pilot, qui gèrent la vitesse
du bateau et sa direction.
La télécommande, étanche,
fonctionne sans fil. L’écran de
contrôle des paramètres n’est pas
très grand, mais sa taille est
suffisante. La vitesse du bateau
est uniquement affichée en MPH
(miles per hour)
et non en km/h.
C’est une question d’habitude.
Elle est livrée avec deux sangles :
l’une courte avec mousqueton,
l’autre plus longue pour être
passée autour du cou. S’il n’y a
toujours pas de lien entre le GPS
des sondeurs et celui des moteurs
électriques, l’I-Pilot est un progrès
incontestable, très loin du simple
gadget.
Reste que son prix élevé (le
prix d’un moteur électrique de
gamme moyenne) destine cette
télécommande en priorité aux
compétiteurs et aux pêcheurs
férus de technologie de pointe.
Mais il est vrai que les services
rendus ont de quoi intéresser les
pêcheurs en lac, où la recherche
des postes reste très souvent la
clé du succès.
Prix conseillé : 494 euros.
Renseignements et liste des
points de vente : www.navicom.fr
haut de gamme disposent tous,
d’une part, d’une puissance
importante et, d’autre part, des
fonctions “zoom” et “verrouillage
du fond”. La première peut être
utilisée en permanence car elle
grossit deux fois (zoom X2) la
presque totalité de l’image, ce qui
permet de garder un œil sur
d’éventuels poissons suspendus.
La fonction verrouillage du fond se
concentre sur un agrandissement
unique de la ligne de fond en
ignorant ce qui se passe dans
l’essentiel de la couche d’eau.
Dans les deux cas, les appareils
proposent ces deux modes en
écran partagés avec une vue
générale de ce que le sondeur
détecte dans le faisceau choisi.
Ainsi est-il possible d’avoir un œil
sur ce qui se passe aux alentours
de la zone grossie.
Chercher la présence d’eau
sous le poisson potentiel
Nous l’avons vu dans notre
précédent numéro consacré à
l’interprétation des échos, nos
appareils utilisent des nuances de
couleurs ou des nuances de gris
(écran noir et blanc) pour
différencier la consistance des
fonds (rouge = roches, vert =
marne, glaise, sédiments
compacts, jaune = vase) ou
détecter la présence d’air (rouge =
vessie natatoire). Nous allons
donc rechercher sur le fond
des formes qui reprennent
exactement les mêmes teintes
que celles qui représentent des
poissons suspendus. Bien sûr, un
rocher posé sur de la marne
pourra se confondre avec un
poisson puisque lui aussi sera
rouge et vert. La seule solution,
dans ce cas, consiste à utiliser les
fonctions de zoom ou de
verrouillage du fond pour déceler
la présence d’eau sous le poisson
potentiel, dont la couleur est
toujours blanche à l’écran. Car,
généralement, une pierre est
Les fonctions
zoom et
verrouillage du
fond sont assez
similaires. La
seconde est
toutefois plus
précise, mais ne
tient compte que
du fond de la
couche d’eau.
On voit en partie
droite de l’image
ci-dessus la zone
concernée
comparée à la
profondeur totale.
Ces fonctions
sont très utiles les
jours où les
carnassiers sont
particulièrement
inactifs.
toujours bien plaquée sur le fond,
alors qu’un poisson ne l’est que
partiellement. Ça ne marche pas à
tous les coups, mais souvent le
grossissement du sondeur révèle
une fine couche d’eau sous une
partie du présumé écho. Sur les
deux captures d’écran présentées
dans cet article, on voit nettement
que les échos sur le fond dans les
fenêtres de droite ne sont sans
doute pas des poissons, alors que
dans les fenêtres de gauche ça y
ressemble soudain beaucoup ! La
capture d’écran en mode “zoom
X2” montre trois poissons
suspendus, probablement des
silures, alors qu’un quatrième est
posé sur le fond. Ce quatrième
poisson présente une forme et
une taille identiques aux trois
autres. La technique a toujours
ses limites et il faut constamment
raisonner par déduction. Ce
quatrième écho est très cohérent
avec les trois autres, donc on en
déduit qu’il s’agit bien d’un
poisson. Une capture d’écran en
mode verrouillage du fond l’aurait
sans doute confirmé. Ce mode
que l’on voit sur l’autre vue est
très efficace, surtout lorsqu’on
l’utilise sur des fonds plats ou peu
pentus. Sur un tombant parsemé
de blocs, l’interprétation est
beaucoup plus complexe. Le
mode verrouillage du fond doit
être observé à très faible vitesse,
pour avoir le temps d’en tirer tous
les indices.
1. Bomber Lures Herky Jerky 150
Inspiré des leurres en bois suédois, ce
jerk bait en polyester destiné à la pêche
du brochet présente la particularité d’être
bruiteur, ce qui n’est pas commun avec
ce type de leurre généralement construit
en bois. Quatre grosses billes en métal
assurent un bruit de basse fréquence. Il
s’agit d’un leurre coulant qui une fois
animé par grandes tirées latérales se
désaxe franchement et facilement.
Longueur : 15 cm. Poids : 75 g.
Prix conseillé : 17,90 euros.
Distribué par Flashmer.
Liste des points de vente :
www.flashmer.com
2. Equille
Les leurres souples en forme de lançon
comptent parmi les leurres les plus
efficaces qu’il soit pour la pêche du bar.
Cette nouveauté Flashmer dénommée
Equille mesure 15 cm. Elle existe aussi en
version lestée à 16 g et armée d’un
hameçon simple. On peut aussi l’associer
à la tête Vibr’Action ou à la tête Slug de la
marque. Lors des animations, l’Equille est
très réaliste. Son succès semble évident !
Existe en cinq coloris.
Distribué par Flashmer.
Liste des points de vente :
www.flashmer.com
3. Vibr’Action
Idéales pour faire vivre les leurres
souples, les têtes Vibr’action sont très
efficaces pour le bar, le lieu mais aussi
beaucoup d’autres espèces. Les
meilleurs résultats sont obtenus avec les
leurres souples longilignes sans caudale
perpendiculaire (Lunker City Fin’S, Slug
Go, etc.). Existe en 10, 15, 20, 30 et 40 g.
Prix conseillé : 2,60 à 5,20 euros les trois.
Notre avis :
Trois produits originaux qui
sortent de l’ordinaire et qui de ce fait
trouveront facilement leur place dans les
boîtes des pêcheurs. Excellente initiative
que de proposer des produits qui ne
soient pas des copies ni des doublons.
LASHMER
Bomber Herky Jerky – Tête lestée Vibr’Action – Spinnerbait Booyah Micro Pond Magic
FOCUS
ISHBONE
Cannes et composants
Spécialisé dans la réalisation de cannes à mouche “custom”, la
société belge Fishbone propose un travail, mieux, un savoir-faire
particulier, qui ne laisse personne indifférent. Fishbone propose
des cannes montées avec des blanks de différentes marques
(Thomas & Thomas, Winston, Dream Cast & Koa, Gatti, etc.).
Des produits originaux puisque les composants qui composent
les modèles sont uniques en leur genre : poignée en écorce
(notre photo), en copano, en liège exotique, porte-moulinet en
bois précieux et aluminium, etc. Ces composants sont
également disponibles à l’unité comme tout le matériel
nécessaire au montage des cannes.
Liste des points de vente : www.fishboneshop.be
Notreavis :
du sur-mesure pour les passionnés de beau
matériel!
ERKLEY
Tresse Fireline Tracer Braid
Parfaitement ronde, la tresse Berkley
Fireline Tracer Braid change de couleur
tous les mètres. Ce système permet une
excellente visualisation par le contraste
obtenu, quelle que soit la luminosité. Dans
l’eau, l’effet inverse se produit avec rupture
de la continuité visuelle. Les deux teintes
(vert foncé et vert très clair) se fondent très
bien dans l’environnement. Cette tresse
présente une très bonne résistance à
l’abrasion ainsi qu’une bonne souplesse
facilitant les longs lancers.
Bobines de 110 m, 270 m et 1 800 m.
conseillé : 294 euros les 1 800m.
58,90 euros les 270 m. 28,50 euros
les 110 m. Disponible dans les diamètres
allant de 14 à 45/100.
Notreavis :
Avant tout une tresse solide
sur laquelle on peut compter. Le côté visible
est un plus. Un très bon produit.
YCHWOOD
Truefly
Elu meilleur moulinet mouche au dernier EFFTEX, ce moulinet est destiné
au réservoir avec un diamètre de 101 mm pour à peine 200g. Livré avec
deux bobines très facilement interchangeables (en un clic). Frein Rulon
Drag Système. Capacité : WF 7 + 100 m de backing 20 lbs.
Prix conseillé : 143 euros. Liste des points de ventes : www.pafex.fr
Notreavis :
Un moulinet qui autorise les changements de soie en
quelques secondes. Et en plus il est très élégant !
Comparadum
Spot
1. Sur un hameçon
à tige longue
n° 16 à 18, fixer
une pincée de
cerques de coq
gris fumé à
l’aide d’un fil de
montage 8/0
jaune pâle.
Ajouter une
bande de
mousse orange
de 3 mm
d’épaisseur.
2. Réaliser le corps
en fil de
montage et
couper
l’excédent de
mousse.
3. Pointes en
avant, placer
une pincée de
poils de
chevreuil qu’il
faut répartir de
façon régulière
autour de
la mousse.
Ne pas hésiter
à façonner
le corps par la
même occasion.
4. Couper la base
des poils et, par
enroulements
successifs,
finaliser le
corps.
5. Préparer un
dudding d’oreille
de lièvre sur le
fil de montage.
6. Erouler le
dubbing sur
deux tours.
7. Bloquer
le montage
et réaliser le
nœud final.
FOCUS/
montage
Emergente de
mai CDC
1. Fixer les cerques
en queue de
faisan vénéré sur
un hameçon
n° 12 à l’aide
d’un fil de
montage brun.
2.Prendre trois
fibres de la même
plume à fixer
à la base des
cerques. Les
laisser en attente
et préparer un
dubbing d’antron
jaune pâle.
3. Enrouler le
dubbing pour
former le corps
et le cercler avec
les herls de
faisan.
4. Fixer par les
pieds deux
plumes de CDC
naturel. Attention
à la longueur
car les pointes
devront
constituer l’aile
de la mouche.
5. Préparer
et enrouler un
dubbing de
masque de lièvre
(prendre une
partie plutôt
foncée).
6. Rabattre les
plumes de CDC
vers l’avant,
relever les
pointes avec le fil
de montage.
Réaliser le nœud
final. On peut
aussi ajouter une
pointe de plume
de canard malard
pour densifier un
peu l’aile.
Comparadum
(version
originale)
1. Ce montage
commence par
l’aile en poils de
chevreuil qu’il
faut fixer sur un
hameçon n° 16
à 12 à l’aide
d’un solide fil de
montage olive
(6/0).
2. Couper la base
des poils de
chevreuil très
près du corps.
3. Avec le fil de
montage, fixer
les cerques en
coq gris du
Limousin.
4. Fixer et enrouler
un quill de biot
d’oie vert olive.
5. Préparer
un dubbing de
lapin olive.
6. Enrouler le
dubbing de part
et d’autre de
l’aile.
7. Réaliser le
nœud final. Le
corps de cette
mouche est fin
alors que thorax
forme une petite
boule.
FOCUS/
montage
Compara-mai
1. Fixer les
cerques en coq
gris clair du
Limousin.
2. Revenir avec le
fil de montage
jaune vers
l’œillet et fixer
une pincée de
poils de
chevreuil.
3. Couper
l’excédent puis
fixer sur le
dessus de l’aile
les pointes
d’une plume de
canard malard
teinté à l’acide
picrique à 2%.
4. Par enroulement
du fil de
montage,
réaliser la partie
arrière du corps
après avoir fixé
un fil de coton
brun épais.
5. Enrouler le fil de
coton sur trois
tours puis
revenir avec le
fil de montage
au niveau du
thorax.
6. Réaliser
un dubbing
de masque de
lièvre.
7. Enrouler
le dubbing
uniquement
derrière l’aile.
Etau Stonfo Fly Lab
Les mouches de cette rubrique ont été réalisées avec ce nouvel étau qui
nous a été confié pour essai par Ardent Pêche. Il s’agit d’un modèle avec
socle. La tête est rotative à 360°. La tension de la rotation est réglable.
Le blocage de la rotation est possible de 0 à moins 180°. Les mors en
acier trempé sont interchangeables. Ils permettent le montage des
mouches avec des hameçons de tailles 22 à 8/0 (mouches à brochets).
Un étau simple dont l’utilisation est facile et qui conviendra à tous les
monteurs pour une utilisation conventionnelle.
Prix conseillé : 99,90 euros.
Renseignements : www.ardent-peche.com
Ignita
1. Commencer un
enroulement de
fil de montage
beige sur un
hameçon n° 16
et fixer une
petite mèche de
Z-Lon gris teinté
au feutre.
2. Préparer et
enrouler un
dubbing
synthétique
beige sur le
corps.
3. Prélever deux
plumes sur un
cou de coq
chinchilla.
4. Placer les
pointes à
l’horizontale,
les relever, les
fixer par
enroulements
croisés du fil de
montage. Elles
doivent être
orientées
légèrement vers
l’arrière.
5. Réaliser un
dubbing roux
foncé à
enrouler de
chaque côté
des ailes.
Nouvelle
“Pardon M’sieu, pouvez-vous
me dire ce que vous êtes en train
de faire ?
— Oui, mon gars, comme tu le
vois, je mets des nasses.
— Des nasses, mais pour attra-
per quoi ?
— Ah, il est drôle le têtard,
qu’est-ce qu’elle t’a appris ta
mère, les nasses c’est pour les
écrevisses. C’est plein de pattes
rouges ici, des californiennes at-
tirées par la viande.
— La viande ? quelle viande ?
— Mais faut tout lui dire, au
mignon. Tu sais pas que c’est en
général ici que les dérangés du
chignon confient leur corps à la
Seine. Et les crevisses, elles ai-
ment ça, les naufragés de la vie.
Ça les nourrit grassement.
— Beurk.
— Allez, fais pas ta sucrée.
D’ailleurs, toi aussi tu pêches.
— Oui, mais moi je pêche en
no kill, les cadavres je les laisse
où ils sont. Surtout les poissons,
tous pleins de PCB.
— Ecoute mon gars, je m’ap-
pelle Roger, et j’aurai bientôt
86 ans. La Seine, ça fait soixante-
dix ans que je vis avec, c’est à la
fois ma mère et ma gonzesse.
J’en ai bu, j’en ai mangé et heu-
reusement qu’elle était là, parce
que la vie ça n’a pas toujours été
du chocolat Meunier, et encore
moins du miel Rosa.
— Ah, je sais, je vous connais,
vous étiez déjà là hier, en plein
sur la zone de strike.
— La zone de quoi ?
— La zone de strike, le hot spot
quoi… Moi, c’est Jimmy. Vu
nos âges, vous pourriez être le
père de mon grand-père.
Comme vous étiez placé, cela a
dû être bon, non ?
où un superbe gobage d’ombre
confirmait au Marcel qu’il avait
fait le bon choix.
– Bien sûr que tu en as, je t’en ai
donné cinq pas plus tard
qu’hier.
– Mais je ne sais plus où je les
ai mises”, se défendit molle-
ment le dompteur de sulfures,
qui savait très bien dans quelle
boîte trouver ces garces de
peutes dont il était toujours
persuadé qu’elles n’étaient pas la
solution de ses problèmes.
Il était comme ça, le Maurice, il
avait la méfiance accrochée au
revers du gilet. Il se méfiait de
tout, tout le temps : du gars qui
lui indiquait le chemin (rien de
tel pour se perdre vraiment), des
conseils de ses proches (qui
avaient renoncé à lui en don-
ner), mais aussi des recettes de
cuisine, des notices d’ustensiles,
des professions de foi politiques
et aussi des amis de sa femme,
des copains de ses enfants et de
ses collègues de bureau à la dis-
tribution d’EDF. Il était mé-
fiant comme d’autres sont
culs-de-jatte ou sourds-muets.
Et, à la pêche, sa méfiance le
poussait aux pires choix, le
condamnant systématiquement
à l’échec, le poussant même
quand c’était facile, comme au-
jourd’hui, à faire le mauvais
choix du leurre, de la mouche
ou du parcours, juste pour dé-
cider du contraire de ce qui lui
était conseillé.
Marcel connaissait ce travers du
Maurice. Il tenta quand même
de lui venir en aide. Délaissant
un instant les gobages, il se
laissa glisser dans le courant
jusqu’à son compagnon.
“Tiens, et ça c’est pas une
peute?”
Le Marcel, goguenard, agitait la
minuscule mouche sous le nez
de l’incrédule.
“Euh…
– Allez prend ma canne.”
Le Maurice fit un bon en arrière
et manqua de prendre un bain
de siège.
“Ah non, pas ça, je vais mettre
une des miennes.”
Marcel retourna à son poste et
réattaqua le gobage le plus
proche de lui. Sa mouche passa
exactement où il le fallait, mais
l’ombre à sa grande surprise
ignora sa mouche. Il en attaqua
un autre deux mètres à droite
avec le même résultat. Les om-
bres ne voulaient plus des
peutes. Comme si le fait d’avoir
rendu visite à l’autre poissard
avait dissuadé les poissons de
s’intéresser aux célèbres flancs
de canne que l’Henri Bresson
avait empruntés aux ma-
Marcel sourit en pensant à
Maurice la méfiance, qui venait
d’essuyer, lui aussi, son premier
refus. Puis il s’appliqua à obser-
ver la surface de l’eau : les go-
bages lui paraissaient plus
concis, moins bruyants, plus
nombreux aussi. La clé de
l’énigme surgit devant lui, agi-
tant ses petites ailes, son gros
ventre rebondi pointé comme
une friandise à l’intention des
poissons.
“Non de bleu, des fourmis.”
C’était bien une fourmi qui dé-
filait devant lui, une belle
fourmi bien dodue qu’un
ombre vint enlever à son atten-
tion, une fourmi remplacée par
une autre, par des dizaines
d’autres, des milliers d’autres
dont la rivière entière, truites,
ombres, blageons, chevesnes, vai-
rons, se goinfraient maintenant.
Rien de tel qu’une éclosion de
fourmis un jour de septembre
pour recenser la population
d’un cours d’eau. Aucun pois-
son ne résiste à l’appel de la
fourmi, qu’il soit chargé de
PCB, plombé aux métaux
lourds, gavé de phosphates ou
shooté aux méthanes, rien ne
l’empêchera jamais de dévorer
les fourmis.
Marcel se rua sur sa boîte, y pré-
leva une jolie petite fourmi
noire aux ailes en zirclon et la
pêche – miraculeuse cette fois –
put recommencer.
“Tu vois qu’elles n’en veulent
pas de la peute.”
Ah, le Maurice, Il l’avait ou-
blié… L’autre se débattait avec
ce qui était devenu la mauvaise
mouche, posant n’importe com-
ment, insultant les poissons. Fu-
rieux, méfiant et furieux.
“Calme-toi Maurice, le menu a
changé maintenant, il faut met-
tre une fourmi.
– C’est ça, fous-toi de ma
gueule. Et pourquoi pas un
morpion…”
Une grande lassitude s’empara
du Marcel.
“T’as raison, Maurice, t’as rai-
son, mets un morpion, comme
ça au moins tu pourras te grat-
ter pendant que je prendrai du
poisson…”
Il était comme ça, le Maurice, il avait la méfiance
accrochée au revers du gilet. Il se méfiait de tout,
tout le temps…
ntre 1940 et 1980, la
pêche à la ligne, a
connu une plus radi-
cale transformation
qu’entre l’âge des cavernes et le
début du XX
siècle. Sur le plan
du matériel et des techniques,
on doit même parler de vérita-
ble révolution, mais c’est égale-
ment vrai au plan social et
éthique. Si la pêche récréation-
nelle de loisir, quelquefois quali-
fiée de sportive, avait connu des
débuts « huppés » dans l’Angle-
terre victorienne dès la
deuxième moitié du XIX
siècle,
ce n’est un peu partout dans les
pays occidentaux, et tout parti-
culièrement en France, qu’à par-
tir de la fin des années 30
avec les premiers congés payés,
l’automobile très vite pour tous
et n’hésitons pas à le dire, l’in-
vention du nylon et du mouli-
net à tambour-fixe, que la pêche
à la ligne allait devenir un véri-
table phénomène social, dans les
grandes villes comme dans les
campagnes. Et si, au début, sa
finalité première, 30 000 ans
après qu’un chasseur de Cro-
Magnon eut sculpté un saumon
sur la paroi d’une grotte des
Eyzies, était encore de rappor-
ter des protéines pour nourrir
sinon le clan du moins la fa-
mille, elle s’est très vite transfor-
mée à partir des années 60-70
en loisir, voire en sport, et le
poisson, la proie, est devenu un
adversaire ou un partenaire de
jeu que l’on doit respecter et
qu’on n’est plus obligé de tuer.
Bouleversements technique, so-
cial et éthique donc.
Dès la fin de la Seconde Guerre
mondiale, le baby-boom qu’a
connu notre pays allait bien
évidemment contribuer égale-
ment à renforcer ses bataillons
de pêcheurs, et il est significatif
que l’année 1964, avec un peu
plus de trois millions de permis
de pêche vendus (chiffre connu
très précisément avec la taxe pis-
cicole « fiscale » qui leur est ap-
posée), marque le pic de vente
des cartes de pêche à la ligne. A
l’époque, au milieu des années
60, dans une France de cin-
quante millions d’habitants, il y
avait, si l’on tient compte des
Bonnes feuilles
Pierre Affre, personnage bien connu du microcosme halieutique, vient de pu-
blier un livre où il pose un regard nostalgique sur les évolutions de la pêche
en France. La pêche de papa propose à travers 400 documents couleurs et
noir et blanc un tour d’horizon des techniques de pêche de nos anciens, du
matériel utilisé et de ses évolutions et, naturellement, de tous ces poissons qui
peuplent nos rivières et les souvenirs de l’auteur. Morceaux choisis…
Souvenirs,
souvenirs…
exemptés de la taxe
piscicole (grands invalides civils
ou de guerre, enfants de moins
de 16 ans et épouses), sûrement
pas loin de cinq millions de pê-
cheurs dans notre pays. Ce qui,
remarquons-le ici, aurait pu
constituer un « parti » électoral
influent, si nos instances fédé-
rales dirigeantes s’en étaient un
peu préoccupé, au lieu d’être
considéré, et ce encore jusqu’à
aujourd’hui, comme le parti des
abstentionnistes.
Mais, pour revenir à l’évolution
de la pêche à la ligne au cours de
la période 1940-1980, là encore
les chiffres très précis fournis
tous les ans par l’administration
fiscale vont nous être utiles.
Car il y avait pendant cette pé-
riode deux taxes « pêche » bien
distinctes : une taxe
piscicole dite de base, obliga-
toire pour tous, et une taxe dite
« supplément lancer » option-
nelle pour, en fait, les pêcheurs
au moulinet. Alors qu’en 1950
seulement 800 000 pêcheurs en-
viron acquittaient ce timbre fis-
cal « lancer », ce nombre est
passé à plus de 1 800 000 en
1986, et ce malgré une chute
continue (et qui remarquons-le
perdure encore aujourd’hui) du
nombre total de per-
mis de pêche dans notre pays.
Il est certain que l’aspect sportif,
ludique, dynamique de la pêche
au lancer ou à la mouche, attira
beaucoup plus les jeunes géné-
rations que la statique pêche au
coup de grand-papa. Et d’ail-
leurs cette dernière, pour rester
dans le coup, c’est le cas de le
dire, ne s’est-elle pas elle aussi, à
partir du milieu des années 60,
Il est certain que l’aspect sportif […] de la pêche au
lancer ou à la mouche attira beaucoup plus les jeunes
générations que la pêche au coup de grand-papa.
de plus en plus pratiquée
avec un moulinet à tam-
bour-fixe (technique im-
portée d’Angleterre et dite chez
nous pêche à l’anglaise).
Car voilà bien le responsable de
tous ces bouleversements qu’a
connus notre loisir : le moulinet
à tambour-fixe. Entre 1940 et
1980, le tambour-fixe, qui allait
faire la preuve de sa simplicité et
de son universalité d’emploi, a
véritablement révolutionné la
pêche en général, et celle dite au
lancer en particulier. Pour le
meilleur et pour le pire, car cette
technique allait se révéler meur-
trière et dévastatrice pour les
jeunes poissons, brochetons et
truitelles à l’affût dans peu d’eau
et sautant sans discernement sur
la première cuiller qu’ils
voyaient. A côté de ces héca-
tombes de poissons immatures,
que la réglementation n’a pas su
protéger, la pêche au lancer
léger, très vite pratiquée par un
trop grand nombre, a, sur la
plupart de nos petites et
moyennes rivières de
plaine et de moyenne
altitude, entraîné une
pression de pêche ex-
cessive, incompatible
avec un simple main-
tien ou un renouvelle-
ment des stocks de
poissons sauvages.
Regrettons ici que les
seules solutions trou-
vées par les associations
de pêche et de piscicul-
ture, qui avaient en charge, ne
l’oublions pas, la gestion du mi-
lieu et pas seulement des pois-
sons qui y habitaient, furent les
déversements de truites surden-
sitaires, dont on sait aujourd’hui
qu’en plus d’être inefficaces et
coûteux, ils furent aussi très né-
fastes.
Nous continuons d’ailleurs au-
jourd’hui d’en payer les erreurs,
puisque dans une France de plus
de soixante millions d’habitants,
nous sommes certainement pas-
sés sous la barre des 900 000 pê-
cheurs acquittant une taxe
piscicole. Merci, messieurs les
Présidents de fédération, et ne
vous remettez surtout pas en
question.
Terres éditions
ISBN : 978-2-355-30110-0
Entre 1940 et 1980, le « tambour-fixe » […]
a véritablement révolutionné la pêche en général,
et celle dite au lancer en particulier.
Bonnes feuilles
Florida n’est présente que
sur trois lacs japonais, si-
tués à l’ouest de l’île (en
gros autour d’Osaka). Les
pêcheurs nippons séparent
d’ailleurs d’eux mêmes leur
pays en deux parties en ce
qui concerne la pêche du
black bass. A l’ouest se
trouvent donc ces gros
bass, qui sont pêchés la
plupart du temps avec du
matériel “d’homme” (à part
les pêches hivernales, bien
sûr !). La pression de pêche
y est, semble-t-il, relative-
ment peu importante. At-
tention, ces paroles me
parviennent de pêcheurs de
l’Est, mais je ne mets pas
leur parole en doute une
seconde ! Et, à l’est juste-
ment (Tokyo et environs
très élargis), seuls des bass
“normaux” sont présents,
tandis que la pression de
pêche est très importante.
Et ça, je peux en témoi-
gner ! Je n’ai jamais vu
autant de bateaux et de
pêcheurs (même du bord)
sur l’eau. Les marinas sont
nombreuses et remplies de
beaux bass boats plus
puissants les uns que les au-
tres. Les petites coques alu
sont également légion…
Rien à voir avec la France !
J’ai vu en une journée de
concours “local” sur ce seul
lac autant de bass boats que
ce que nous en avons en
France ! Les techniques
sont ici plus fines afin de
tromper la méfiance de
poissons plus éduqués.
L’art de vivre nippon
Voilà, mon rêve de gros
black bass s’est envolé. Je
n’ai pas battu mon record,
qui reste donc français (j’en
profite pour saluer les ef-
forts de quelques amis bé-
névoles BBF, sans qui les
populations de bass n’en
seraient pas là où elles sont
chez nous ! Et il reste tant
de travail à accomplir…),
mais l’essentiel n’est pas là.
Comme dans tous les
voyages, l’apport et l’enri-
chissement sont avant tout
à retirer des échanges hu-
mains. Les moments passés
avec Ryo, Ogi et leurs amis
resteront gravés dans ma
mémoire. Même si la com-
munication n’est pas forcé-
ment aisée (à part quand
on parle pêche et tech-
nique, là aucun souci !), les
rigolades sont franches. Il
faut avouer qu’entre mon
anglais fortement teinté
d’accent franchouillard et
leur manque de pratique
de la langue de Shakes-
peare, c’est parfois cocasse !
Les conversations en an-
glais sont la principale
difficulté qu’un étranger
pourra rencontrer au
Japon. Quelques conseils :
vous pouvez commencer
par prononcer tous les “r”
comme des “l”. Le son “r”
est peu commun en japo-
nais. Dernier recours, le
plus efficace selon moi : ne
pas systématiquement par-
ler, mais écrire ! L’appren-
tissage de l’anglais se fait
visiblement plus de ma-
nière manuscrite qu’orale
(comme en France en
fait !). Et il y a également
peut-être un blocage inhé-
rent à l’histoire. Mais cette
analyse n’engage que moi.
Sinon, apprenez le japo-
nais ! Mais, malgré ceci, ce
pays est vraiment fascinant,
tout comme ses habitants.
Vous ne resterez pas perdu
longtemps là-bas, vous
trouverez toujours quel-
qu’un pour vous aiguiller
(autant que possible), voire
pour vous montrer le che-
min ! Quelques points à
relever absolument : la po-
litesse, l’ordre et la disci-
pline ! C’est parfois
troublant pour un Euro-
péen – encore plus pour un
Parisien comme moi ! mais
c’est surtout très apprécia-
ble ! La politesse est de mise
Où pêcher
Ryo, designer, testeur
et commercial chez Reins,
la fameuse marque de leurres.
J’ai vu en une journée de concours “local” sur ce seul
lac autant de bass boats que nous en avons en France !

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