Pêches sportives magazine n°82

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3:HIKMPC=[U]^U]:?k@a@i@m@a; M 02526 F: 8,90 Belgique : 9,55 euros • 14,25 francs suisses Janvier – février – mars 2010 • Pêchessportives • numéro 82 PECHES sportives PECHES sportives n°82 Avec vous Enfin un vrai manuel d’achat et d’usage des nouveaux matériels… … et 90 pages de récits, reportages, expertise, montage Le jour où le Doubs […]

Rupture de stock

UGS : PS82
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Description

3:HIKMPC=[U]^U]:?k@a@i@m@a;
M 02526
F:
8,90
Belgique : 9,55 euros • 14,25 francs suisses
Janvier – février – mars 2010

Pêchessportives

numéro 82
PECHES
sportives
PECHES
sportives
n°82
Avec
vous
Enfin un vrai
manuel d’achat
et d’usage
des nouveaux
matériels…
… et 90 pages
de récits,
reportages,
expertise,
montage
Le jour où le Doubs s’est arrêté de couler
Votre
DVD
est à
l’intérieur
Deuil de truites
Deux mauvaises nouvelles pour en finir avec 2009. Cette année
restera celle où le Doubs s’est arrêté de couler et où André Tri-
boulet, son plus ardent défenseur, s’est arrêté de respirer. Avec
la disparition du second, emblématique président de la Franco-
Suisse de longues années durant (c’est son fils Christian qui a
repris le flambeau), la perle de la Franche-Comté perd l’un de
ses plus ardents et efficaces défenseurs.
Ecosystème fragile, le Doubs n’a pas résisté à la sécheresse de
l’été. Il a cessé un beau jour d’octobre de franchir le saut du
même nom. Comme si le fleuve fétiche des Francs-Comtois et
des Jurassiens suisses entendait ainsi protester, au-delà des pro-
blèmes de sécheresse, contre les mauvais traitements qui lui
sont réservés.
André Triboulet s’est battu pendant de très longues années
pour que ce rare conservatoire d’espèces encore sauvages ne
soit pas anéanti par tout ce que ce pays compte de trafiquants
d’eau. Ils ont dû être un certain nombre à se dire, en apprenant
la nouvelle de sa mort, qu’ils seraient dorénavant plus libres
d’écluser et d’arroser en paix.
Quant aux zébrées de Goumois, ne vous étonnez pas si, à l’ou-
verture, elles portent sur la robe une rayure noire
supplémentaire : ce sera en signe de deuil.
Vincent Lalu
PS : Plus qu’une nouvelle formule, ce numéro d’ouverture vous
propose une nouvelle manière de vous informer sur les matériels et
les techniques de pêche. Fini les commentaires informels sur les
nouveautés qui n’en étaient pas toujours. Dès aujourd’hui, notre
nouveau cahier Focus vous en dit plus sur tout ce qui nourrit votre
passion et, surtout, vous décrit avec précision et pertinence la meil-
leure façon d’utiliser ce qui compose votre boîte à pêche.
EDITO
Administration, rédaction,
publicité : Editions La Vie du Rail/
Pêches sportives
11, rue de Milan, 75009 Paris –
Tél. : 01 49 70 73 11.
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Comité éditorial :
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François Boucheix, Bertrand Bourgeois,
Alain Gugenheim,
Vincent Lalu.
Directeur de la publication :
Vincent Lalu.
Rédacteur en chef :
Samuel Delziani.
Ont collaboré à ce numéro :
Pierre Affre, Bernard Dalmas,
Jean-Pierre Piccin, Jean-Christian Michel,
Pierre Monatte, Jean-Marc Theusseret,
Vincent Lalu.
Réalisation graphique et révision :
amarena.
Relecture :
amarena.
Chef de fabrication :
Robin Loison.
Abonnements :
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Eléments techniques publicitaires :
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Photogravure :
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Impression :
Loire Offset Titoulet,
Saint-Etienne (42)
Commission paritaire :
1112 K 82373
.
ISSN : 1252-8358.
Dépôt légal : à parution.
Marketing et diffusion presse :
Destination Média.
La rédaction renvoie uniquement
les documents originaux
(diapositives et négatifs).
Pêches sportives n° 82
Sommaire
EXPERTISES
p.84
– Argentine : des truites vraiment
géantes
EXPERTISE
p. 90
Nouvelle-Zélande : pourquoi
sont-elles si grosses ?
PORTRAIT
p. 98
– Les sept familles de la pêche
n° 4 : les spécialistes
OÙ PÊCHER
p.102
Islande, l’île en mouvement
PETITES ANNONCES
p. 113
TECHNIQUE MOUCHE
p. 46
– Slovénie : streamers et marmoratas
FOCUS
p. 54
– Les évolutions marquantes des
leurres souples
– Le hit de l’année 2009
– Les nouveautés 2010
MONTAGE
p. 76
– Le CDC, oui, mais pas n’importe
comment !
ACTUS
– Un barrage géant au Laos
– La Guyane face à l’orpaillage
– Le jour où le Doubs s’est arrêté
de couler
L’ÉCHO DU RADIER
p. 30
– Alevinage : tous (ou presque) à la
même enseigne
TECHNIQUE MOUCHE
p. 36
– Les beatis de midi
NOUVELLE
p. 42
– La fièvre, un conte d’ouverture
Un DVD est inclus dans ce numéro
Actualités
L’ONG Wetlands International a publié le
4novembre, en partenariat avec l’univer-
sité allemande de Greifswald, un rapport
démontrant la corrélation entre réchauffe-
ment climatique et disparition des tour-
bières. La tourbe contient en effet
d’importantes quantités de carbone d’ori-
gine organique qui sont relâchées dans
l’atmosphère quand les tourbières s’assè-
chent ou se dégradent. Pourtant, le proto-
cole de Kyoto ne prend pas en compte ces
rejets, provoquant un désintérêt des Etats
pour la préservation des tourbières. Selon
Wetlands, en 2008, 1,3 milliard de tonnes
de CO
issues des tourbières auraient ainsi
contribué au réchauffement global. L’Indo-
nésie est le pays émettant le plus de CO
à la suite du drainage des zones humides
avec 500 millions de tonnes par an. Suivi
par l’Union européenne avec 174 millions
de tonnes et la Russie avec 160 millions de
tonnes. Les tourbières occupent une su-
perficie mondiale de 3,81 millions de kilo-
mètres carrés, dont près de 1,2 million de
kilomètres carrés pour la seule Russie.
Renseignements : www.wetlands.org
Tourbières en difficulté,
réchauffement aggravé
Algues vertes :
l’Etat reconnaît
sa responsabilité
L’Etat ne fera pas appel de sa
condamnation, en 2007, par
le tribunal administratif de
Rennes dans l’affaire de
prolifération d’algues vertes,
un mauvais feuilleton qui
dure depuis trop longtemps.
Il reconnaît ainsi sa
responsabilité. Il est
aujourd’hui démontré que
ces algues produisent un gaz
mortel lorsqu’elles se
décomposent. Une mission
interministérielle se penche
actuellement sur les moyens
de lutter contre cette
prolifération. Les experts qui
la composent devraient avoir
rendu leurs conclusions
dans le courant du mois
de décembre.
Deux barrages
sur la Sélune
bientôt effacés
Dans ces colonnes de
vigilance environnementale,
où les bonnes nouvelles sont
rares comme un saumon
dans une rivière française,
nous ne pouvons que nous
réjouir de la décision des
autorités de procéder à
l’effacement des barrages de
Vézins et de la Roche-qui-boit
sur la Sélune. Leur concession
ne sera pas renouvelée, ces
barrages ne pouvant être
aménagés pour permettre la
remontée des saumons. Selon
le communiqué de presse
du ministère en date du
13novembre, la secrétaire
d’Etat à l’écologie juge
“impératif que l’Etat, ses
établissements publics mais
aussi les agences de l’eau
adoptent tous un plan
d’action ambitieux” pour la
restauration des cours d’eau.
Une erreur de classification qui coûte cher
Il y a des erreurs scientifiques qui coûtent cher. Une équipe de la station de biologie ma-
rine de Concarneau a découvert récemment que deux espèces différentes de raies ont été
regroupées sous le nom de
Dipturus batis
il y a près de quatre-vingts ans. Cette confusion
a pesé sur les efforts de conservation de ces deux espèces, dont l’une est en passe de de-
venir une espèce marine particulièrement menacée d’extinction, suite à des années de su-
rexploitation. Publié le 19 novembre dans la revue
Aquatic Conservation : Marine and
Freshwater Ecosystems,
cette étude démontre que l’absence de description détaillée d’une
espèce peut entraîner des confusions taxonomiques à long terme. C’est le cas du poche-
teau gris
Dipturus batis,
classé en 2006 sur la liste rouge de l’UICN comme espèce en
“danger critique d’extinction”. Elle regroupe en fait deux espèces distinctes. Des analyses
l’ont démontré. Selon les données issues des débarquements français entre les années
1960 et aujourd’hui, on constate une diminution d’environ 95 % des débarquements de
pocheteaux. L’extinction est aujourd’hui toute proche.
Suite page 8
Laos : le plus grand barrage d’Asie
du Sud-Est opérationnel en 2010
Le Laos, pays enclavé du Sud-Est asia-
tique, devrait voir ses revenus exploser
en 2010, grâce à la construction d’un
barrage hydroélectrique sur le plateau
de Nakai captant les eaux de la rivière
Nam Theun dans le centre du pays.
Selon un communiqué publié le 8 oc-
tobre par la NTPC (Nam Theun
2Power Company), la société détenue
à 35 % par EDF qui pilote ce projet, les
premières ventes d’électricité de-
vraient intervenir dans le premier tri-
mestre 2010.
Cette infrastructure, dont la construc-
tion a débuté en 2005, affiche une
puissance installée de 1 070 MW et
ses six turbines devraient produire
6 000 GW par an, dont 95 % seront
exportés vers le voisin thaïlandais. Ce
barrage de 39 mètres de haut, créant
un réservoir de 450 km
, constitue
l’investissement étranger le plus im-
portant jamais réalisé au Laos.
Le barrage a reçu le soutien de nom-
breux bailleurs de fonds internatio-
naux, comme l’Agence française de
développement (AFD), mais aussi de
la Banque mondiale. L’institution in-
ternationale ne finançait plus ce type
de projets, mais les garanties envi-
ronnementales et sociales avancées
par la NTPC semblent avoir convaincu
les experts de la Banque. 10 % de
l’ensemble du coût, estimé à 1,5 mil-
liard d’euros, seront attribués aux po-
pulations locales, afin de juguler les
effets néfastes du projet. 8 000 km
devraient être touchés par le barrage,
soit un quart de la Belgique, et nom-
bre d’ONG, comme les Amis de la
terre ou Environmental Defence, res-
tent inquiètes des conséquences en-
vironnementales et humaines du
projet, malgré les garanties apportées
par ses promoteurs. Ils s’inquiètent
notamment de sa viabilité écono-
mique et des conséquences pour la
faune et la flore du plateau de Nakai,
notamment des 200 à 300 éléphants
sauvages qui y vivent. Le Laos est l’un
des 42 pays les moins avancés (PMA)
recensés par l’Onu et projette de
construire jusqu’à six barrages dans la
prochaine décennie.
©NTPC
Actualités
Jean-Louis Borloo, ministre
d’Etat, et Chantal Jouanno,
secrétaire d’Etat chargée de
l’Ecologie, ont demandé au
préfet de la Manche d’engager
des opérations d’effacement
de ces deux barrages.
La Fédération nationale
de la pêche en France et de
la protection du milieu
aquatique, au nom
de ses 1,4million de pêcheurs,
s’est félicitée du «courage et
[du] bon sens du ministre et
de sa secrétaire d’Etat ».
Biodiversité : le
point sur les espèces
menacées en France
La liste rouge 2009 des
espèces menacées dans le
monde a été mise à jour
début novembre par l’Union
internationale pour la
conservation de la nature en
France (UICN). Sur l’ensemble
de la planète, ce ne sont pas
moins de 17 291 espèces
animales et végétales qui sont
menacées d’extinction, dont
778 pour le territoire français.
A l’échelle mondiale, 37 %
des espèces de poissons
d’eau douce sont menacées.
La France se place au
huitième rang des pays
accueillant le plus d’animaux
Cambodge : le lac Boeng Kak
de Phnom Penh bientôt comblé
Pour ceux qui ont eu la
chance de se rendre en rou-
tard à Phnom Penh, la capi-
tale du Cambodge, la
nouvelle sera particulière-
ment amère. Les voyageurs
connaissent bien le lac
Boeng Kak dans le centre de
la ville. Nombre de pensions
familiales pour petits bud-
gets ont élu domicile sur
ses rives. Il est bon d’y boire
une bière fraîche en regar-
dant les pêcheurs locaux
jeter leurs filets dans la lu-
mière déclinante du début
de soirée. Ces instants seront
bientôt relégués au rang des
souvenirs pour baroudeurs
blasés et vieillissants : le lac
va être prochainement
comblé pour laisser place à
un projet immobilier de
grande envergure, et cela
sans aucune concertation.
La municipalité a décidé de
céder à un promoteur
immobilier cambodgien
privé une parcelle de
133hectares comprenant le
lac pour 50millions d’euros.
Appartenant au domaine
public, le lac est invendable,
c’est donc un bail de 99 ans
qui a été signé. Seulement,
dans une ville régulièrement
inondée par de puissantes
moussons, combler le lac,
réservoir naturel, semble
être irresponsable. Environ
20 000 personnes habitent
autour du lac et sont au-
jourd’hui obligées de partir.
La police a commencé à
intimider les récalcitrants et
déjà de nombreux habitants
ont plié bagages. La mobili-
sation semble aujourd’hui
marquer le pas.
Le coût n’est pas unique-
ment social, mais aussi envi-
ronnemental. Selon une
étude australienne, ce com-
blement provoquera plus
d’inondations, qui gagneront
en profondeur et afficheront
des niveaux plus importants.
Accessoirement, c’est un
coin de pêche où les rive-
rains venaient attraper d’im-
posants poissons-chats qui
disparaît, en compagnie de
nombreux souvenirs.
Afin d’alerter la communauté internationale sur le réchauffement climatique qui menace
leur beau pays, le gouvernement des Maldives a tenu le 17 octobre dernier son Conseil des
ministres à 6 mètres de profondeur en plein océan Indien. Grâce à des stylos waterproof,
les membres du gouvernement signeront un document appelant les Etats du monde à ré-
duire leurs émissions de gaz à effets de serre. Les Maldives, archipel qui fait le bonheur des
touristes du monde entier pour la beauté de ses eaux et de ses paysages, se situent à 80%
à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer. Prévoyant la montée des eaux, le pré-
sident des Maldives, Mohamed Nasheed, constitue un fonds pour reloger l’ensemble de sa
population (330 000 habitants) au Sri Lanka, en Inde ou en Australie.
Maldives :
Conseil des ministres sous-marin
Suite de la page 6
Suite de la page 10
La rivière des Perles victime
de la croissance chinoise
La rivière des Perles (Zhu Jiang) est la troisième plus
longue de Chine et la seconde pour son débit, mais l’in-
dustrialisation grandissante de la région, une des plus dy-
namiques du pays, est en train de détruire le cours d’eau.
En effet cette région, frontalière de Hong Kong, représente
10 % de l’ensemble du PIB chinois et près d’un tiers des
exportations du pays. Une étude de Greenpeace, fruit
d’une enquête sur le terrain de sept mois et publiée le
28 octobre, tire aujourd’hui la sonnette d’alarme. La pol-
lution industrielle à grande échelle de ce fleuve met en
péril les communautés vivant sur son bassin versant. Les
experts de Greenpeace ont analysé des échantillons d’eaux
usées et de sédiments prélevés dans cinq sites industriels
de la région : certains polluants qu’on y a trouvés ne figu-
rent même pas dans les juridictions environnementales
chinoises. Métaux lourds comme le béryllium et le man-
ganèse, produits chimiques comme le bisphénol-A, les
polluants y sont légion. Les écosystèmes chinois payent
aujourd’hui le prix fort de la croissance économique, et no-
tamment les cours d’eau, victimes des rejets d’une indus-
trie peu responsable. Pourtant, l’enjeu est de taille :
47millions de Chinois dépendent de ce fleuve pour leur
approvisionnement en eau potable.
Au cœur des Carpates polo-
naises, dans une région pré-
servée à fort potentiel
touristique du sud de la Po-
logne, les écologistes s’in-
quiètent pour l’avenir de la
Dunajec, une magnifique ri-
vière de 274 km où l’on
pêche truites et ombres. Il
existe aujourd’hui un projet
de construction de 33 cen-
trales hydroélectriques sur
son cours. Comble du para-
doxe, la Pologne entend bé-
néficier des fonds de l’Union
européenne en faveur des
énergies renouvelables pour
ce projet controversé. Ri-
vière au cours varié, où se
succèdent lisses, radiers,
cassures et courants, la Du-
najec aura du mal à se rele-
ver de ce bétonnage à
grande échelle.
Pologne : la Dunajec en danger
Actualités
et de végétaux en danger,
notamment dans ses
collectivités françaises
d’outre-mer, comme la
Polynésie, la Nouvelle-
Calédonie et la Guyane.
Un réservoir
en Picardie
A Brissy-Hamegicourt dans
l’Aisne, tout près de Saint-
Quentin, l’ancien réservoir de
l’Ormois vient de rouvrir sous
un nouveau nom : Au tiot
Louis. D’une superficie de
2,5ha et d’une profondeur
de 2 à 6 mètres, il propose
une pêche de qualité de
septembre à juin. Chiros,
nymphes, sèches et streamers
seront de sortie pour tenter
de séduire les truites arc-en-
ciel et les carnassiers qui
La N’dranghetta, la mafia
calabraise, s’est spécialisée
pendant les années 80 et
90 dans la « gestion » des
déchets dangereux qu’elle
transportait en Afrique, no-
tamment dans les zones
où les Etats sont très fai-
bles, voire inexistants,
comme la Somalie ou le
Puntland. Et bien que cer-
taines rumeurs aient sous-
entendu que les hommes
de main de la mafia se dé-
barrassaient également de
ses déchets en pleine mer,
aucune preuve n’était
venue étayer cette thèse.
Celles-ci sont venues de
Francesco Fonti, un maf-
fieux repenti de 64 ans qui
aurait participé aux sabor-
dages, en 1992, de trois
navires transportant des
déchets toxiques, voire ra-
dioactifs, dont un nommé
le
Cunsky.
Il a livré aux po-
liciers italiens un récit dé-
taillé de ces sabordages,
ainsi que d’une trentaine
d’autres dont il aurait en-
tendu parler.
Deux journalistes enquê-
tant sur ce dossier sulfu-
reux, Ilaria Alpi et Miran
Hrovatin, ont été assassi-
nés en Somalie en 1994.
Leur enquête confirmait,
du moins en partie, le
témoignage du repenti.
Mais il faudra attendre
2008 pour qu’une enquête
sérieuse débute.
Le 12 septembre dernier,
un robot téléguidé par-
vient à retrouver l’épave
d’un bateau qui semble
correspondre au
Cunsky
au large de la côte occi-
dentale de la Calabre. Un
trou dans la coque
confirme également le
modus operandi
décrit par
le vieux maffieux.
Aujourd’hui, les associa-
tions, les journalistes et
certains politiques s’inter-
rogent sur l’ampleur et la
dangerosité du phéno-
mène, mais également sur
les liens qui unissent les
industriels et le patronat
italien avec le crime orga-
nisé, et sur les soutiens po-
litiques dont ils ont
bénéficié.
Aujourd’hui, le problème
n’est pas seulement un
problème italien. Il appar-
tient à tous les pays rive-
rains de la Méditerranée,
les pollutions ne se sou-
La mafia calabraise fait
dans la destruction durable
Suite de la page 8
Suite page 12
Depuis plusieurs années, les
experts alertent l’opinion sur
les ravages de l’orpaillage
clandestin dans le départe-
ment d’outre-mer de la
Guyane, dans le nord de
l’Amérique du Sud. Les opé-
rations de police, voire de
l’armée française, n’ont pas
permis d’arrêter ce désastre
écologique qui touche une
région du monde dont la di-
versité des plantes par hec-
tare dépasse celle de toute
l’Europe continentale et où
l’on dénombre pas moins de
480 espèces de poissons. Le
WWF France a publié un rap-
port dense, le 18 octobre, où
l’organisation donne des faits
et des chiffres précis sur la
réalité des dégâts. Et le ta-
bleau qu’elle dépeint est
bien sombre.
10 000 orpailleurs clandes-
tins traqueraient aujourd’hui
la précieuse pépite, en
Guyane, dans près de
500chantiers clandestins. La
misère qui sévit au Brésil a
provoqué une nouvelle ruée
vers l’or. On estimait que
dans l’année 2002-2003,
alors que l’exploitation
aurifère légale produisait
3 tonnes d’or, l’illégale en
produisait 10. L’emploi massif
du mercure par ces chantiers
clandestins pour amalgamer
les particules d’or détruit les
cours d’eau de la région.
Selon l’ONF, 1 333 km de
cours d’eau étaient touchés
en 2006, pollution qui conta-
mine également les popula-
tions, essentiellement
amérindiennes, qui vivent
dans la région. En 1997, des
taux d’imprégnation au mer-
cure supérieurs aux normes
fixées par l’OMS étaient ob-
servés chez plus de 70 % des
enfants amérindiens Waya-
nas du haut Maroni.
Des solutions pourtant exis-
tent. L’appareil répressif de
l’Etat a bien sûr son rôle à
jouer, notamment en redres-
sant des barrages policiers
sur les axes fluviaux les plus
employés pour le ravitaille-
ment des chantiers illégaux.
Mais la répression ne suffira
pas. Selon le WWF France, la
mise en place d’une traçabi-
lité dans la filière or permet-
trait une solution pérenne.
Mais cette filière cultive
l’opacité et, actuellement, il
est impossible de distinguer
l’or sale de l’or légal. Pour-
tant, le temps presse : le
cours de l’or explose dans
toutes les places financières
de la planète. Il est au-
jourd’hui au plus haut niveau
de son histoire. Au rythme
actuel, on estime à quinze à
vingt ans encore l’exploita-
tion du filon guyanais.
La Guyane face à l’orpaillage clandestin
Actualités
vivent dans le plan d’eau.
Des hébergements sont
disponibles à proximité.
Jean Marc Colras, au
06 76 60 52 81. Tarifs :
24euros la demi-journée,
33euros la journée. Tarifs
groupes et clubs possibles.
www.pechealamouche02.f
Le prix Charles-Ritz
2009 revient
à l’association
Truite de Restreigne
Le jury du septième prix
Charles-Ritz s’est réuni le
4novembre dernier et, après
d’intenses délibérations, a
décidé d’octroyer son prix
d’une valeur de 3 000 euros à
l’association Truite de
Restreigne. Ce prix, attribué le
18 novembre, récompense une
personne ou une association
qui a “entrepris une action en
faveur de la protection de l’eau,
des poissons ou des rivières”.
Félicitations donc à cette
association, ainsi qu’aux deux
autres qui complètent le
podium : l’UPRA et le MDRGF.
Des nouvelles
fraîches de l’EHGO
Le Palais de la Mutualité de
Paris a accueilli l’assemblée
générale extraordinaire de
Thon rouge, l’ICCAT déçoit…
une fois de plus
Les plus optimistes voulaient croire en un
moratoire sur la pêche au thon rouge, une
espèce surexploitée, mais leur déception
est à la hauteur du manque de courage
des autorités, l’ICCAT en tête. L’organisation
internationale chargée de réglementer la
pêche professionnelle du fameux thonidé
vient certes de réduire la durée de pêche à
un mois tout en abaissant les quotas de
40 %, mais les stocks subissent une telle
pression que cet effort n’empêchera pas
l’extinction de l’espèce. Le quota actuel est
fixé à 22 000 tonnes, il passera, selon la
Communauté européenne, à 13 500
tonnes. Naturellement, ces quotas ne pren-
nent pas en compte la pêche illégale, diffi-
cilement quantifiable. On estime qu’en
2007 les prises réelles s’élevaient à 60 000
tonnes, contre 34 000 déclarées aux autori-
tés. Cette nouvelle donne ne semble
contenter aucune des parties qui s’affron-
taient sur le sujet. Les scientifiques et les
écologistes considèrent que seule une in-
terdiction totale de la pêche peut sauver
l’espèce. Les pêcheurs professionnels affir-
ment que ces quotas remettent en question
la rentabilité de leur entreprise. Pour les dé-
fenseurs de l’environnement, l’avenir de
l’espèce réside dans son inscription à l’an-
nexe 1 de la Convention sur le commerce
international des espèces de faune et de
flore sauvages menacées d’extinction
(Cites). Une mesure défendue par la seule
principauté de Monaco, mais qui bénéficie
du soutien des Etats-Unis. La prochaine réu-
nion de la Cites aura lieu en mars 2010.
Eric Paris sur la toile
Le site Internet d’Eric Paris, moucheslescotentines.fr, n’est
plus. A la place, Eric a créé deux nouveaux sites qui sont
désormais en ligne. Le premier regroupe les activités de la
boutique. Nommé jepeche.fr, on y retrouve une gamme
complète de matériel mouche avec la marque Guideline,
du matériel pour le montage de mouche, ainsi que la col-
lection complète des mouches les Cotentines.
Le second site, ericparis.fr, est un blog où l’on retrouve des
actus, du guidage, des astuces et des photos de pêche.
Bref, tout le petit monde d’Eric Paris.
N’hésitez pas à surfer sur les deux sites pour découvrir l’en-
semble des activités de ce passionné de pêche à la
mouche.
Suite de la page 10
Suite page 14
Un lodge français au Mexique
Pour les amoureux des flats, l’unique lodge français sur As-
cension Bay, au Mexique, ouvre ses portes ce moi-ci. Le
Punta Allen Fishing Club recevra alors les pêcheurs et ceux
qui les accompagnent dans le cadre préservé d’Ascension
Bay, une réserve mondiale de l’Unesco.
Pascale et Tiziano, deux passionnés de pêche, animent la
posada Xamaya. Ils sont également une source d’informa-
tions essentielle par leur connaissance du milieu et des
guides locaux. Le lodge dispose de quatre chambres pour
deux ou trois personnes, toutes équipées d’une salle de
bains et de toilettes. Limité à une douzaine de pêcheurs, le
lieu désire préserver l’ambiance amicale qui le caractérise.
Après votre partie de pêche, vous pourrez vous détendre
sous la Palapa, en terrasse, et profiter d’un souffle d’air frais
tout en sirotant une corona ou en montant quelques
mouches pour le lendemain.
Fishing Frontiers : 05 57 98 16 38 – 05 56 62 25 91.
Mail : [email protected]
Disparition :
hommage à Bernard Jouveshomme
Les anciens du Club mouche
ACBB –
Pêches sportives
la tristesse de vous informer
du décès de Bernard Jouves-
homme à l’âge de 80 ans. Il
était membre actif de
l’APNLE pendant les années
70 et 80. Photographe pro-
fessionnel, il était sollicité par le Tout-Paris et travaillait pour
la revue
Plaisirs de la pêche,
pour le catalogue des
mouches de Guy Plas et pour l’illustration des livres de
Jean-Louis Pelletier et Bernard Audouys. Il était aussi le pho-
tographe de la revue
TOS
et siégeait au conseil d’adminis-
tration de cette association de protection des rivières à
salmonidés. Fin moucheur, plein d’humour et très cultivé, il
offrait ses dons de pédagogue à l’école de TOS-Bois de Vin-
cennes, dont il était la figure la plus populaire. Nous adres-
sons à ses proches nos plus profondes et amicales pensées.
Pierre Caillau
Actualités
l’Entente halieutique du
Grand Ouest (EHGO), le
5septembre dernier. A cette
occasion, les fédérations de
l’EHGO ont pris trois grandes
décisions. La première
concerne la carte
interdépartementale. Elle est
mise en vente à un tarif
unique de 86 euros et permet
à ses détenteurs de pratiquer
leur passion dans les
70départements de l’Entente.
La seconde concerne
l’intégration dans l’EHGO de
la fédération du département
du Territoire de Belfort.
Enfin, la dernière décision
concerne la mise en place
d’un dispositif de vente
de cartes via Internet.
www.ehgo.fr
Tél. : 02 37 52 06 20.
Retour à la pêche
pour la société
Au ver à soie
Depuis 1820, l’entreprise
familiale Au ver à soie produit
une soie de qualité,
notamment pour les besoins
de la haute couture
parisienne. Jusqu’au milieu
du XX
siècle, la société
fournissait également les
pêcheurs. Mais l’avènement
des fibres synthétiques
En ce dimanche ensoleillé
du mois d’octobre, les pro-
meneurs sont nombreux à
flâner sur les bords du
canal Saint-Martin et de la
Villette. Familles, couples et,
suscitant la curiosité des
badauds, les concurrents de
l’Open Street Fishing : tout
le monde profite de cet été
qui joue les prolongations.
Certes, les concurrents ne
font pas que se relaxer : la
compétition est âpre. Et les
résultats sont au rendez-
vous. A ce jeu-là, les Pari-
siens, à l’instar de l’équipe
French Touch Fishing, ont
montré leur suprématie à
domicile. Canne très fine,
nylon de petit diamètre,
micro leurres souples et
animation minimaliste ont
fait toute la différence. Jé-
rôme Paloudoux, du team
French Touch Fishing, a dé-
croché la première place de
cet avant-dernier open de
la saison 2009.
Félicitations !
Résultats Open Street
Fishing Paris
1. Jérôme Palaudoux, Team
French Touch Fishing/
Reins/Zappu.
Points poisson : 3 160
Points place : 11 532.
2. Xavier Planelles.
Points poisson : 1 700
Points place : 10 720.
3. Julien Trainaud.
Points poisson : 1 620
Points place : 10 184.
Résultat général
provisoire après Paris
1. Grégory Gillet, Team
Lucky Craft/Franck’S/HPA.
32 897,40 points.
2. Franck Kopiec. 29 967,60
points.
3. Ludovic Filoux, Storiks’s
Fishing : 29 555 points.
Streetfishing : Paris pour finir la saison
Suite de la page 12
Suite page 16
Le club Mehaigne Mouche
organise, le samedi 6 février,
la 17
édition de la bourse
internationale de matériel
de pêche d’occasion. Elle se
tiendra à la salle Jacques-
Brel (salle communale) de
Wanze, place Faniel, à
Wanze (près de Huy en Bel-
gique), de 9 h à 14 h. Cette
manifestation de vente,
d’achat et d’échanges,
concerne tout le matériel de
seconde main, pour tous les
types de pêche, que ce soit
en mer ou en eau douce.
Du matériel de collection et
des livres y seront égale-
ment mis en vente. Chaque
année, l’événement réunit
plus de 50 vendeurs repré-
sentant plusieurs pays et at-
tire des centaines de
visiteurs. La manifestation
est organisée avec le sou-
tien de la Fédération
sportive des pêcheurs fran-
cophones de Belgique et de
nos confrères du
Pêcheur
belge.
Alain Kaes,
au 00 32 (0)86/34 40 09
ou 00 32 (0)495/77 50 19.
E-mail :
mehaigne.mouche@
belgacom.net
La pêche se conjugue également
au féminin
Voici une initiative originale prise par la FNPF et son par-
tenaire cleec.com, un site communautaire de sports et de
loisirs, pour sensibiliser la gente féminine aux plaisirs de
la pêche. Ce 5 septembre, cinq femmes d’une trentaine
d’années sont venues découvrir au bord de l’étang du che-
min de l’abbaye du bois de Boulogne les techniques de la
pêche de loisir. Avant la pratique, nos cinq jeunes femmes
ont d’abord reçu des informations sur la Seine et sur son
état écologique. Benoit Lefebvre, animateur de la Fédéra-
tion départementale de pêche de Paris, a partagé avec
elles son savoir et sa passion, et le résultat est impres-
sionnant. Notamment, lorsque l’une d’entre elles a sorti un
black bass de 40 cm. Sur les cinq, trois d’entre elles décla-
raient à la fin de cette belle journée vouloir prendre une
carte “Découverte femme” et faire de la pêche leur nou-
veau loisir. Un bon début…
Une bourse internationale
de matériel de pêche d’occasion
à Wanze (Belgique)
Actualités
Ariège : la carte
de pêche 2010 en
vente sur le Net
Depuis le 15 décembre, la
carte de pêche s’achète
exclusivement sur le site
Internet :
www.ma-carte-de-peche.fr.
En Ariège, tous les déposi-
taires sont concernés.
L’opération menée par trois
fédérations pionnières,
l’Aude, l’Ariège et les Pyré-
nées-Orientales, soit envi-
ron 35 000 pêcheurs, et
avec le soutien du Club
Halieutique, sera suivie très
attentivement par la Fédé-
ration nationale de la
pêche en France dans la
perspective de l’extension
de cette initiative à toutes
les fédérations.
Le site fonctionne à la ma-
nière d’un site d’e-com-
merce classique sur lequel
l’utilisateur crée très sim-
plement son compte, choi-
sit son type de carte et,
après la validation de son
paiement sécurisé par carte
bleue, il n’a plus qu’à im-
primer sa carte personnelle.
Le site offre également des
informations spécifiques à
la pêche et ses techniques.
Fédération de l’Ariège de
pêche et de protection du
milieu aquatique
www.peche-ariege.com
Stage de pêche à
la mouche
Le Groupement des pê-
cheurs sportifs de l’Yonne
Nord (Sens 89) organise,
les samedi 23 et dimanche
24 janvier, un stage de
pêche à la mouche ouvert
à tous. Au programme : dé-
finition du matériel (canne,
moulinet, soie, bas de
ligne…, fabrication de bas
de ligne), apprentissage ou
perfectionnement du lan-
cer fouetté (lancer droit,
revers, roulé, double
traction). Un point sera fait
sur les erreurs à éviter. Hy-
drobiologie et étude du mi-
lieu seront également
abordées, comme le mon-
tage des mouches de
pêche et l’étude des in-
sectes (nymphe, noyée,
sèche, streamer, mouche
à saumon, mouche à
brochet).
Enfin, on vous dira tout
pour composer une boîte
de mouches complète.
Tél. : 03 86 88 31 92 ou
marqua la chute de la
demande et la disparition du
département pêche de
l’entreprise. Changement de
cap aujourd’hui avec un
retour en fanfare dans le
monde de la pêche sportive
et de loisir. Grâce à son site
Internet (ouvert depuis le
15octobre), Au ver à soie
propose aujourd’hui toute
une gamme de fils de pêche à
la mouche 100 % naturels.
A noter que les experts de la
maison seront présents au
Salon des pêches sportives
qui se déroulera à la Porte de
Versailles du 12 au 14 février
2010. Ils y dispenseront
conseils et informations sur
l’ensemble de leur gamme.
Renseignements :
www.pecheasoie.com
Pyrénées-
Orientales : deux
nouveaux parcours
no kill
L’AAPPMA de Prats-de-Mollo –
La Preste a mis en place, en
partenariat avec la Fédération
départementale pour la pêche
et la protection du milieu
aquatique (FDPPMA) et
l’office de tourisme local, deux
parcours no kill spécifiques. Le
premier d’entre eux se pêche
à la mouche fouettée
uniquement. Le second est un
parcours sans panier, pour
toutes les pêches à la
condition d’utiliser un seul
hameçon sans ardillon. A
l’occasion de l’ouverture de
ces nouveaux parcours, l’office
de tourisme de Prats-de-Mollo
distribuera des tickets
journaliers gratuits (mais
obligatoires) à tous les
détenteurs d’une carte de
pêche valide.
www.peche66.org
Tél. : 04 68 66 88 38
Irlande : résultat Erne World Pike
Fishing classic 2009
La 4
édition du Erne World Open Pike Fishing Classic 2009
s’est déroulée du 16 au 18 octobre dernier. Pendant les
trois jours de compétition, 386 compétiteurs (un record !)
se sont affrontés, et lors des deux manches bateau les sa-
medi et dimanche. Le premier jour était réservé aux pê-
cheurs du bord ou en barque à la mouche. Pas moins de
230 brochets ont été attrapés pour être aussitôt relâchés.
Waterway’s Ireland Erne World Pike Classic est doté de
15000 euros de prix. L’édition 2010 est déjà en prépara-
tion. Avis aux amateurs…
2R Aventure révolutionne le camping !
Cette jeune entreprise innovante du nord de la France pro-
pose une gamme de tentes ingénieuses, montées sur un
châssis métallique qui permettent de se coucher à 30 cm
du sol, sans se soucier ni de l’humidité ni des petites bêtes.
Fini le stress de la nuit qui tombe et des sardines éga-
rées… Montées en un éclair, elles se démontent égale-
ment très facilement. La société propose également une
gamme complète de vélos électriques et de remorques,
ainsi que de nombreux accessoires pour camper diffé-
remment en ne se déplaçant qu’avec le concours de la
petite reine.
Renseignements : www.2raventure.com
Suite de la page 14
Début juin (première et deuxième semaine), Pierre Affre
accompagnera deux groupes de pêcheurs français sur la
rivière Gaula en Norvège, puis (troisième et quatrième se-
maine) sur la Varzina et la basse Yokanga. Au programme,
pêche des grands Salmo salar.
En Norvège, cela se passe sur le
grand pool (1 km de long), immé-
diatement en aval du fameux Gaul-
fossen, où les saumons de
printemps s’accumulent en atten-
dant que l’eau se réchauffe pour
franchir les terribles rapides. Loge-
ment dans un lodge neuf au bord
du fameux pool. En 2009, durant ces
mêmes semaines, il s’est pris sur ce
pool 57 et 65 saumons (poids entre
7 et 16 kg).
En Russie, la Varzina et la basse Yo-
kanga sont considérées parmi les
meilleures rivières pour les saumons
géants de Kola, fin juin. Ne pas s’at-
tendre, comme sur la Ponoï, à y tou-
cher cinq à dix saumons tous les jours, mais sur ces deux
rivières, à cette période de l’année, il n’y a pas de grilses…
Poids moyen 9 kg, avec des poissons pouvant peser le
double de ce poids, mais qu’il faut parvenir à sortir…
Pierre Affre, au 01 43 26 05 04 et p.affre@ free.fr
Norvège et péninsule de Kola, Gaula, Varzina, Ponoï,
Yokanga avec Pierre Affre
Les leurres Phenix Vibrator jigs disponibles en France
Phenix est une petite société califor-
nienne spécialisée dans les chatterbaits,
les jigs et les spinnerbaits. Ils se sont fait
connaître grâce aux compétiteurs du
circuit FLW, qui sont nombreux à les uti-
liser du fait de leur excellente concep-
tion et de leur solidité a toute épreuve.
Trois couleurs sont disponibles : fire
tiger, black red, chartreuse white.
Trois grammages : 10,5, 14 et 17,5 g.
Prix conseillé: 12,90 euros.
Vendu avec un leurre souple en trailer,
un hameçon Gamakatsu. Palette en
acier inox et agrafe renforcée.
Un des meilleurs modèles de chatter-
bait actuel. L’avantage ? Une distance
de plus de 2 cm entre l’extrémité
de la palette et la pointe de
l’hameçon. Cela permet de limiter des
décrochages lorsque le leurre est pris
au relâché, car, dans ce cas, la palette
se rabat en arrière. Un bon produit dans
une famille de leurres dont les bons
modèles sont difficiles à trouver en
France.
Renseignements et liste des points
de vente : www.floridafishing.fr
Actualités
Saisir l’anguille européenne
Fantasme des pêcheurs et des
gourmets, l’insaisissable anguille
reste un poisson mystérieux. Les
auteurs de ce petit opuscule en-
tendent lever le voile qui pèse
sur cette espèce étrange et s’in-
téressent en profondeur à ses
mœurs, à la façon de la pêcher
et également à la manière d’ac-
commoder sa chaire succulente
qui depuis les Romains ravit les
palais des gastronomes du
monde entier. Au cordeau, à la
nasse ou encore à la canne,
toutes les techniques de pêche de l’anguille sont ici dé-
taillées. Malheureusement, aujourd’hui menacée de dispa-
rition, l’anguille souffre de la surpêche, de la multiplication
des barrages, de la pollution et de la présence des cormo-
rans. A la demande de l’Allemagne, l’anguille européenne
(Anguilla anguilla) a été inscrite à l’annexe II de la Conven-
tion sur le commerce international des espèces de faune
et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). Cette
inscription impose de réglementer le commerce de cette
espèce pour éviter une exploitation incompatible avec leur
survie. Espérons que ça suffira…
L’Anguille, ses mœurs, ses pêches, ses saveurs
par Roland
et Evelyne Becker. ISBN : 978-2-8106-0217-9.
Prix : 17,75 euros.
Les tribulations d’un
pêcheur alsacien
Depuis vingt-sept ans, Claude Behr
déroule sa passion de la pêche à la
mouche le long de la Bruche, une ri-
vière alsacienne qu’il connaît comme
sa poche. Mêlant humour, connais-
sances des poissons et de leur mi-
lieu, et réflexions sur une vie de
pêcheur, ce livre égraine, mois après
mois, la passion d’un homme pour
un obscur objet du désir : la pêche. L’auteur délivre égale-
ment une déclaration d’amour à la nature, théâtre de tous
ses souvenirs halieutiques. Ainsi, il évoque sa rivière avec
tendresse : “La vallée de la Bruche est toujours belle en
ce mois qu’on dit joli [mai]. Les verts dominent les pay-
sages, nuancent les forêts, inondent les prairies qui se
constellent du jaune des boutons d’or et des fleurs de pis-
senlit.” Claude Behr aime sa rivière et nous donne égale-
ment envie de s’y perdre avec lui…
Ombres d’automne
par Claude Behr. Les petites vagues
éditions. Prix : 15 euros.
Gourmand
et conscient
Les gourmands qui possè-
dent une conscience écolo-
gique le savent bien : la
gourmandise responsable
est un sacerdoce, un chemin
long et difficile pavé d’inter-
rogations existentielles du
genre : combien de kilo-
mètres a parcouru cette
pomme pour finir dans mon
cabas, ou ce saumon a-t-il des papiers en règle ? Euro
Toques, une association de chefs cuisiniers, et le WWF
France se sont associés pour produire un livre de recettes
respectueuses de l’environnement. On ne s’intéresse pas
ici qu’au grammage et aux tours de main, mais également
aux produits et aux gestes qui permettent une cuisine éco-
logiquement responsable. Préfacé par Paul Bocuse, le maî-
tre de Collonges, Bernard Fournier d’Eurotoques et Serge
Orru, président du WWF France, Planète Cuisine propose
toutes les clés pour se laisser aller à toutes les gourman-
dises tout en se préservant de toute culpabilité.
Planète cuisine
par Sophie Brissaud et Gaëlle Bouttier-
Guérive. Photographies de Philippe Asset. Editions
Minerva. Prix : 25 euros.
La mouche à l’école scandinave
Henrik Mortensen est une référence de la pêche du nord
de l’Europe. Né en 1962 au Danemark, il a pêché partout
où l’on peut trouver des saumons et truites de mer. Son
expérience unique a attiré plusieurs milliers de pêcheurs
à la mouche, qui
sont venus assister à
ses cours de lancer
et de stratégie de
pêche. Il a égale-
ment produit plu-
sieurs DVD sur la
pêche en collabora-
tion avec Newsline
Video Productions
The Perfect Cast,
Distance and Deli-
cacy, Cracking the
code, The Scandina-
vian Spey Cast)
. Dans
Pêche à la mouche – Le Style scan-
dinave,
il a partagé la somme de ses connaissances et a
commis ainsi un ouvrage qui séduira tous les passionnés
de salmonidés. Après un succès important au Danemark, le
précieux livre vient d’être traduit dans la langue de Molière.
C’est donc l’occasion de se familiariser avec l’école scandi-
nave de la pêche à la mouche. Pédagogue et clair, l’auteur
donne toutes les clés pour réussir dans l’art du lancer et de
bien présenter sa mouche. Débutant ou pêcheur confirmé, le
lecteur sort enthousiasmé de sa lecture.
Pêche à la mouche – Le Style scandinave
par Henrik
Mortensen. Editions La Cheminante au fil de l’eau.
Prix : 39 euros.
A commander sur www.metaphorediffusion.com
Wim Van de Velde pêche à la verticale
Né dans la Flandre belge en 1963 et résidant dans la ré-
gion d’Alost où il enseigne dans une école hôtelière, Wim
Van de Velde est devenu un des meilleurs spécialistes de
la pêche à la verticale en Bel-
gique et aux Pays-Bas.
C’est aux côtés de Bertus
Rozemeijer, celui qui a dé-
veloppé cette technique, que
Wim pêche régulièrement.
Les lecteurs de
Pêches spor-
tives
connaissent Wim, qui
avait présenté la technique
de la verticale dans un de
nos DVD. Il sort aujourd’hui
un livre particulièrement
complet, qui aborde tous les
aspects de cette pêche : dé-
rive du bateau, utilisation du sondeur, du moteur élec-
trique, choix des leurres selon la saison, matériel, action
de pêche, etc. Un ouvrage incontournable pour tous les
pêcheurs de sandres francophones.
Sandre à la verticale
par Wim Van de Velde
Prix : 23,60 euros. Editions Bornemann.
Actualités
Même les moucheurs
ont un inconscient col-
lectif. Et dans celui-ci
flotte l’agréable spectre
de Hairy Mary. Cette
Mary-là, chevelure de
reine pour les roman-
tiques, poilue pour les
libertins, a l’avantage
d’être modelable au gré
des fantasmes. Honnê-
tement : lequel d’entre
nous n’a jamais essayé,
en hommage à la
dame, de confectionner
une mouche avec les
cheveux ou la parure in-
time d’une conquête ou
d’une connaissance ?
Moi-même ayant eu le
bonheur de travailler
avec une jeune femme
à la chevelure flam-
boyante, je ne pensais
plus qu’à ça. Je veux
dire au moyen d’obtenir
une mèche pour brico-
ler une mouche. Et voir
enfin si une véritable
Hairy Mary fonctionnait.
J’obtins cette faveur et
je peux vous confirmer
que oui, ça marche…
comme à peu près tout
marche quand les truites
sont de bonne humeur. Si je
vous parle de Mary, c’est
parce que la dame occupe
la place d’honneur du der-
nier livre de notre ami
Vincent. Il en raconte,
affirme-t-il, la véritable his-
toire : “… mouche femme
ou femme mouche, comme
on le dit des femmes fleurs
et dont la légende précise
qu’elle donna son nom
et une partie de sa cheve-
lure à une mouche à sau-
mon imaginée par son lord
d’amant.”
Vincent aime la pêche. Mais
il a compris depuis un mo-
ment que son véritable at-
trait, c’est tout ce qui rode
autour : les cieux, la lumière,
la vie intime de la rivière. Et
l’eau. L’eau magique tou-
jours différente, brutale ou
apaisée, franche ou louche.
L’eau qui gronde et l’eau qui
babille. “L’eau, dit Vincent,
qui est à la partie de pêche
ce que le vin est au verre, le
beurre au jambon et la ce-
rise au gâteau.” On ne vit ja-
mais aussi bien que lorsque
l’on a les pieds dans l’eau et
qu’une mouche dérive vers
un gobage. “Ceux qui ne sa-
vent rien de la pêche à la
mouche n’imaginent pas ce
que peut représenter un go-
bage pour un pêcheur.”
C’est vrai : le temps se
dilate. C’est un moment
d’éternité.
L’infini à la portée des moins
riches.
Chaque pêcheur a ses ri-
vières favorites. Vincent
aime passionnément la
Loue, “une des seules ri-
vières que je connaisse où
l’on peut prélever chaque
année mille poissons sur
certaines sections et les voir
remplacés l’année d’après”.
Son livre est donc un
hommage à l’eau, aux
truites, à la Loue mais
aussi aux pêcheurs…
et aux pêchées. Il aime
raconter leur vision
subjective. Par exem-
ple, nous dire drôle-
ment comment les
prises pourraient réagir
à un dîner “de truites”
prenant à partie les jo-
bards et finissant par
porter un coup fatal au
plus menteur de la
bande.
La pêche encore et
partout. “Qu’est-ce
qu’on fait après la
pêche ? Réponse : on
parle de pêche.” La
pêche qui saisit, en-
voûte, captive, culpabi-
lise aussi. Car il y a
aussi la femme dont
on est épris, celle, jus-
tement, qui a donné
son titre au livre. Com-
ment faire la part juste,
donner à l’une et à
l’autre ce qui leur re-
vient. Pas commode !
Surtout les soirs d’été,
à l’heure du coup du soir,
quand il faut filer vers la ri-
vière le fouet entre les
jambes. Et laisser en plan,
une fois encore, l’être aimé.
Vincent en a des sueurs
froides. Au point qu’il entre-
voit le remède absolu aux
tourments intérieurs, la qua-
trième dimension. Le Grand
Tout. Vous voudriez savoir,
vous aussi ? Ecoutez la truite
qui chuchotait à l’oreille de
l’homme.
Eric Joly
* « La Femme truite »,
Vincent Lalu, éditions Quai
des plumes. Aquarelles de
Marie-Annick Dutreil.
La truite qui chuchotait à l’oreille de l’homme
Actualités
Comme tous les ans depuis quinze ans, LA ré-
férence des salons halieutiques français ouvrira
ses portes aux passionnés de pêche du 12 au
14février. L’événement se déroulera au Parc des
expositions de la Porte de Versailles, dans le hall
8, où aucun poteau ne vient casser l’espace
d’exposition. Une fois de plus, le petit monde
de la pêche va pouvoir pendant ces quelques
jours se retrouver autour de toutes les pêches
sportives : mouche, leurre, tourisme, mer
et rivière.
C’est un véritable retour aux sources qui a été
accompli par les organisateurs. En effet, le salon
se concentre de nouveau sur ce qui a fait son
succès : les mouches et les leurres. Tous les
grands acteurs du secteur seront présents.
Guides, monteurs, distributeurs, voyagistes ha-
lieutiques, presse spécialisée, ils seront tous là
pour présenter leurs activités à un public de
visiteurs venant de toute la France, et souvent
de bien plus loin. Du côté de l’offre cannes et
moulinets, le visiteur aura à sa disposition un
choix exhaustif de matériel mouche : De Cha-
rette, Sage, Vision, Devaux, Hardy, Loop, Pozo,
Winston, Thomas and Thomas, Launsdorfer,
Boileau, Pezon et Michel, Bonnimond, ou en-
core Abel.
Un bassin d’essai et sa zone de lancer permet-
tra de mettre à l’épreuve les différents matériels
et de choisir en connaissance de cause. A l’ar-
rière du site, il sera possible d’essayer des
cannes à deux mains et de s’initier au Spey Cast
avec le concours des passionnés du Club des
saumoniers. Autre retour aux sources, une
quinzaine de monteurs de mouches participe-
ront à l’événement. Installés sur un podium, ils
joueront de leur talent pour monter mouches
sèches, nymphes, streamers, mouches à
saumon… Ils viennent de nombreux pays :
Royaume-Uni, Etats-Unis, Macédoine, Alle-
magne, Hollande, Danemark, Finlande, Bel-
gique, Italie, etc. Pour les jeunes pousses, une
initiation a été prévue avec le concours des
membres du Big Game Fishing Club France
(BGFCF). L’ambition étant de sensibiliser les en-
fants et les jeunes aux joies de la pêche en gé-
néral et de la mouche en particulier.
Enfin, les projecteurs seront pointés cette année
sur Cuba. L’île des Caraïbes attire depuis des dé-
cennies les pêcheurs sportifs du monde entier.
Ce sera également l’occasion de voir la coupe
Hemingway, pour la première fois en France,
sur le stand cubain. L’auteur mythique était un
amoureux de Cuba et a donc laissé son nom au
trophée éponyme qui, depuis trois ans, est en
possession de l’équipe de Gérard April et de ses
deux amis. La compagnie aérienne cubaine, Cu-
bana, offre pour l’occasion deux billets d’avion
à destination de La Havane. L’ambassadeur cu-
bain pourrait même visiter le Salon, et Havana
Club, un rhum cubain qu’on ne présente plus,
pourrait réchauffer encore un peu plus l’am-
biance du salon.
Caramba !
A noter qu’une préinscription
le site Internet
permet de bénéficier d’une entrée à moitié prix.
Rendez-vous sur le site :
www.salondelapeche.com
Du 12 au 14 février, Salon de la pêche sportive, à Paris
Pour les exposants
Pour ceux qui désireraient exposer à l’occasion du Salon de la pêche spor-
tive de Paris, il reste encore quelques stands de libre. Donc, si vous voulez
participer à l’événement incontournable de la pêche de loisir, dépêchez-
vous de contacter les organisateurs. Tél. : (33) 01 49 70 73 11.
Agenda
Les 30 et 31 janvier
Fête de la pêche
à la mouche
à Roselies, Belgique
Changement de lieu, mais, espérons-le, pas
d’ambiance ! L’équipe de l’Amicale des pê-
cheurs à la mouche de Charleroi organise la
édition de son salon, devenue au fil des
ans une référence en France et en Belgique.
Déménagé de Fleurus à Roselies, dans le hall
Sambrexpo, l’événement disposera cette
année d’un espace de près de 3 500 m
. En
plus de la présence de nombreux exposants
du secteur, des animations viendront rythmer
le week-end : tombola, animation sonore,
concours, etc. Ce salon reste un des rendez-
vous incontournables de l’année, d’ailleurs,
Pêches sportives
y tiendra son stand. Nous ne
raterions l’événement pour rien au monde.
www.apmc.be
Du 31 janvier au 2 février
Seafood Summit 2010,
à Paris
Comment consommer durablement les pro-
duits de la mer ? C’est à cette périlleuse ques-
tion que les participants au Seafood Summit
2010 tenteront de répondre dans les salons
confortables d’un grand hôtel parisien. Cette
conférence est consacrée au marché des pro-
duits de la mer durables.
Elle réunit les acteurs de la filière pêche et
aquaculture, les ONG, les scientifiques, qui
tous participeront à trois jours de débats sur
les enjeux d’une pêche durable, alors que les
ressources s’épuisent à un rythme jusqu’alors
inconnu.
Selon de nombreux spécialistes des res-
sources halieutiques, si la pêche continue à
ce rythme, il n’y aura plus de poissons dans la
mer en 2048.
Du 5 au 7 février
Salon de la pêche,
à Châteauroux
Avec deux halls d’exposition, 6 000 m
stands, d’aires d’animation et d’expos, la
édition du Salon de la pêche de Château-
roux devrait réunir cette année 15 000 pas-
sionnés de tout ce qui concerne de près ou de
loin la pêche et les poissons.
Ce salon est le rendez-vous incontournable
pour tous ceux qui aiment arpenter les cours
d’eau de la région Centre. A noter, d’ailleurs,
une exposition de photos aériennes des plus
beaux cours d’eau du département de l’Indre.
www.peche-indre.fr
Les 27 et 28 février
Salon de la pêche
à la mouche,
à Carhaix
Dédié à la pêche à la mouche et à la protec-
tion des cours d’eau bretons, cet événement
organisé par l’association Au fil de la Penzé
se déroulera à l’espace Glenmor de Carhaix.
En plus de nombreux exposants, un espace
dédié aux interprétations artistiques autour
des thèmes de l’eau et des rivières accueil-
lera les pêcheurs soucieux d’élargir l’horizon
de leur passion.
Pour ceux qui entendent s’initier aux finesses
du lancer, des initiations animées par des
connaisseurs sont également prévues. Les ex-
posants seront regroupés selon leur activité :
Jusqu’au 29 janvier
Mustad Scandinavian Open Fly Tying
Competition 2010, en Norvège
Cette compétition de montage de mouche est l’une des plus anciennes du monde. Les mon-
teurs, amateurs ou professionnels, peuvent présenter une mouche dans chacune des 10caté-
gories de mouches (nymphes, streamers, sèches, noyées, etc.). Ils ne sont pas tenus de participer
à toutes les catégories. Le jury se réunira en mars afin d’attribuer les différentes médailles. Mou-
cheurs français, n’hésitez pas à montrer votre savoir-faire au-delà des frontières. A noter qu’il
existe également une compétition réservée au moins de 16 ans.
Envoyez vos mouches à Norwegian Forest Museum, Pb. 117, N-2401 Elverum, Norway.
E-mail : [email protected] — www.skogmus.no
Tél. : + 47 62 40 90 19/+ 47 95 99 85 57. Fax : + 47 62 40 90 50.
associations, guides de pêche, fabricants et
distributeurs, monteurs de mouches, artistes
et brocanteurs.
Pour cette première édition, l’Irlande sera
mise à l’honneur et un tirage au sort per-
mettra de gagner un séjour sur les rivières
irlandaises offert par Planet Fly Fishing. L’en-
trée est fixée à 5 euros, mais sera gratuite
pour les conjoints et les mineurs de moins de
16 ans.
Tél. : 02 98 62 09 76.
E-mail :
[email protected]
Les 10 et 11 avril
Salon de la pêche
de Wimereux
L’office de tourisme de Wimereux organise,
durant le week-end du 10 et 11 avril, la pre-
mière édition du Salon de la pêche dans les
salons de la baie Saint-Jean. Ouverture au pu-
blic de 10 h à 19 h. Entrée libre.
Ce sera pour vous l’occasion de rencontrer un
large panel de professionnels et d’associations
de la pêche de loisir.
Du 6 au 7 février
Grand Troc Pêche, à Velleron
Pour la huitième année consécutive, l’Association agréée pour la pêche et la protection du mi-
lieu aquatique de la saumonette de Velleron et la Fédération de pêche du Vaucluse organisent
un grand trocde matériel de pêche dans la salle du Vieil Hôpital de Velleron. L’occasion d’ache-
ter, de vendre, d’échanger tout ce qui de près ou de loin est en rapport avec la pêche : cannes,
moulinets, accessoires, livres, barques et bateaux… La manifestation est totalement libre et gra-
tuite. Sur place, de quoi se restaurer, mais aussi de quoi s’informer sur la pêche en Vaucluse et
en France. Ouverture au public de 10 h à 18 h.
Fédération de pêche du Vaucluse – Tél. : 04 90 86 74 94. E-mail : [email protected]
Comme dans beaucoup
d’autres régions, 2009 fut
autant sinon plus drama-
tique pour les cours d’eau
que l’année 2003. En
Franche-Comté, les rivières
ont connu des étiages ex-
ceptionnels depuis le mois
de mars, date de la der-
nière fonte des neiges. Les
niveaux se sont maintenus
durant toute la saison de
pêche à la limite de ce que
l’administration tolère pour
la pratique de la pêche et
du canoë-kayak (exemple :
4,5 m
/ seconde sur la
Loue à Ornans). Sur le
Doubs, jalonné de barrages
et de lacs naturels, les
quelques orages n’ont pas
profité à la rivière tant les
lacs étaient bas. Les rivières
haut-saônoise ont énormé-
ment souffert également,
tout comme le Jura, qui
pourtant a connu quelques
gros orages dont les effets
ont parfois été plus mau-
vais que bénéfiques pour
les cours d’eau, tant ils
étaient juste bons à purger
Dossier
Le jour où le Doubs s’est arrêté de couler
Si à Pêches sportives il nous arrive d’anticiper l’avenir à travers des fictions parfois prémonitoires, il
est des cas où la réalité nous devance très largement. Ainsi nous n’avions pas imaginé qu’un jour d’oc-
tobre 2009, le 8 exactement, le célèbre Saut du Doubs et sa chute de 27 mètres cesserait de couler
pour alimenter les secteurs si sensibles de Biaufond, Goumois, Soubey, Saint-Ursanne et en aval.
Par Jean-Marc Theusseret
des égouts des aggloméra-
tions. Qu’il ne pleuve pas
durant huit mois, personne
n’y peut rien. Que l’admi-
nistration n’ait pas pris des
mesures pour économiser
l’eau reste une faute très
grave qui démontre une
fois de plus l’absence de
volonté de l’Etat de défen-
dre les milieux aquatiques
en cas de sécheresse.
S’il est difficile d’établir un
bilan précis de ces huit
mois de sécheresse, les
conséquences sur les cours
d’eau sont de toute évi-
dence très négatives. L’an-
née avait mal commencé
pour le réseau karstique
franc-comtois, avec une au-
torisation exceptionnelle
délivrée par la préfecture
du Doubs autorisant l’épan-
dage de lisier et de fumier
sur de la neige, chose d’or-
dinaire interdite, en théorie
en tout cas, car chaque
année la neige sent la m…
un peu partout dans la ré-
gion. Mais, en 2009, ce fut
autorisé sous prétexte d’un
hiver très long avec une
neige qui ne voulait pas
fondre. Le développement
algual dans les cours d’eau
de cette région extrême-
ment calcaire s’en est
trouvé dynamisé fortement
sans qu’aucune crue pointe
son nez. A ce stade, nous
pensions tous que l’eau
allait finir par venir. Il n’en
fut rien. Après la fraie de
l’ombre, un spectacle dés-
olant attendait pêcheurs et
promeneurs le long des
berges de la Loue. Des cen-
taines d’ombres blancs
de mycoses tentaient de
survivre dans ce cloaque
d’algues filamenteuse qui
se chargeaient de tuer les
invertébrés par millions. Il
n’est exagéré d’affirmer au-
jourd’hui que sur la Loue,
environ 50 % des ombres
sont morts entre le mois
d’avril et le mois de sep-
tembre, dont sans doute les
deux tiers en mai. Tout le
monde le sait et l’adminis-
tration également. La moi-
tié des ombres adultes sont
morts et les dégâts dans les
rangs des juvéniles sont
considérables. L’avenir nous
montrera dans quelles
Le 8 octobre, le célèbre saut du
Doubs s’est arrêté de couler
après sept mois de sécheresse
sans que l’administration ne
prenne de mesures efficaces
pour économiser l’eau.
Qu’il ne pleuve pas durant huit mois,
personne n’y peut rien. Que l’administration n’ait pas pris des
mesures pour économiser l’eau reste une faute très grave.
mesures les indices bio-
tiques, cette méthode d’in-
ventaire de la microfaune,
seront revus à la baisse.
Une baisse qui se démon-
tre preuves à l’appui depuis
une trentaine d’années. Les
chiffres sont connus des
services techniques de l’ad-
ministration
(Onema,
Diren, DDAF, fédérations de
pêche, etc.). Tous les pê-
cheurs des zones aval des
rivières à truites et ombres
en Franche-Comté savent à
quel point leurs secteurs
sont menacés. L’ombre était
encore présent en quantité
honorable sur une trentaine
de kilomètres en aval de
Quingey sur la Loue, en aval
de Saint-Ursanne sur le
Doubs suisse, en aval de
Pont-du-Navoy, sur l’Ain,
etc. Ce n’est pas la pêche
qui les a tués, mais la dé-
gradation des cours d’eau.
En 2008, des silures ont été
pris en pêche électrique à
Arc-et-Senans sur la Loue (à
40 km de l’embouchure
avec le Doubs), au milieu
de cyprinidés et autres bro-
chets. L’eau chauffe anor-
malement en été sur ces
zones, les algues envahis-
sent tout, l’oxygène
manque cruellement en fin
de nuit, les crues ont un
effet « chasse d’eau » suite
au massacre légalisé des
zones humides, prolon-
geant ainsi les périodes
d’étiages et l’eutrophisa-
tion. Le prélèvement d’eau
pour les activités humaines
n’a jamais été aussi impor-
tant.
Le prélèvement d’eau,
parlons-en !
Il est bien évident que notre
monde moderne et son
niveau de confort jamais at-
teint consomme énormé-
ment d’eau. On ne va pas
revenir là-dessus, mais c’est
une raison supplémentaire
pour faire attention à cette
ressource en cas de pénu-
rie. Cette année, le manque
d’eau était chronique, ins-
tallé, observable sur le long
terme. Aucune prévision
météorologique ne s’est ris-
quée à annoncer la moin-
dre dépression durant huit
mois dans cette région d’or-
dinaire plus aquatique que
terrestre. La préfecture l’a
bien compris en prenant
des mesures de restriction
de l’eau qui, au mieux, font
sourire. La sanction :
jusqu’à 1 500 euros
d’amende pour tous les ir-
responsables surpris en fla-
grant délit d’arrosage de
pelouse, de remplissage de
piscine, ou de lavage de
voiture. C’est très coura-
geux politiquement, mais
complètement utopique. La
plus belle preuve de cette
supercherie se résume au
nombre de PV dressés : le
zéro absolu. Belle démons-
tration de démagogie appli-
quée… Voici le fond du
problème. Qui verbalise ?
La police de l’eau de la
DDAF ? Eh bien oui, c’est
leur boulot après tout. Vous
allez rire ! Quarante-cinq
des services départemen-
taux de police de l’eau de
l’Etat n’ont dressé aucun
procès-verbal en 2008 !
Cette information se trouve
dans un petit fascicule inti-
tulé « Police Eau », Rapport
d’activités 2008, publié par
le MEEDDAT (ministère de
l’Ecologie, de l’Energie, du
Développement durable et
de l’Aménagement du terri-
toire). On peut y lire ceci :
« 4. Améliorer les suites
données aux contrôles.
Toutefois, les suites
données à ces contrôles
Dossier
Les algues vertes ? Il n’y en a pas qu’en Bretagne. La Franche-Comté est également bien servie. La vie
si sensible des cours d’eau à salmonidés est réduite à néant. Ci-contre, le bassin du Doubs juste en
amont du Saut du Doubs. Bilan : moins trois mètres !
demeurent insuffisantes.
90 % des suitesadministra-
tives données se font sous
forme de rappel à la régle-
mentation avec parfois plu-
sieurs rappels successifs
pour un même constat.
Les mesures répressives
restent marginales. Seuls
8,5 % des constats de non-
conformité débouchent sur
une mise en demeure (et
la plupart des mises en de-
meure sont jamais appli-
quées par la suite au
contrevenant, ndlr).
De la même façon, les ser-
vices de police de l’eau des
DDAF/DDEA interviennent
encore trop peu en police
judiciaire (370 procès-
verbaux). 45services n’ont
établi aucun procès-verbal
en 2008.
Cette situation n’est pas
acceptable en ce qu’elle té-
moigne d’un désengage-
ment de la mission de
police judiciaire. Elle ne fa-
cilite pas la collaboration
avec les services départe-
mentaux de l’Onema et de
l’ONCFS, à l’origine, respec-
tivement, de 1 828 et
1285 procès-verbaux.
La mise en œuvre du rap-
prochement de ces services
sous le pilotage du DDEA,
envisagée dans le cadre de
la révision générale des po-
litiques publiques (RGPP),
doit être l’occasion d’ac-
croître l’implication des
services déconcentrés dans
l’exercice des missions de
police judiciaire. »
Voilà où nous en sommes,
voilà comment on laisse se
dégrader des milieux aqua-
tiques sensibles parmi ce
qu’il reste de plus riche au
niveau biologique dans
notre pays. Alors pourquoi
toutes ces lois, ces discours
sur le développement dura-
ble, les bilans carbone, l’éco
André Triboulet était un combattant, parmi les
plus farouches défenseurs du Doubs. Il s’est éteint
le 13 décembre à l’âge de 86 ans. Ancien maire de
Damprichard, président de l’AAPPMA la Franco-
Suisse durant plusieurs décennies, c’est entre
autres à lui et à son équipe
que l’on doit la pérennité de
ce grand parcours de pêche
de Goumois sur 27 km (pour
le département du Doubs,
c’est très long !). Une des plus
grandes qualités d’André était
de défendre le Doubs sans
diviser les pêcheurs. Il n’avait
que faire des guerres de
castes d’éthique ou de
techniques entre pêcheurs.
C’est un sujet qu’il n’abordait
jamais. Au contraire, il arrivait
le plus souvent à les faire se
rencontrer pour travailler
ensemble le plus
naturellement du monde ! Et
du boulot, il y en a toujours eu beaucoup au sein
de cette AAPPMA très particulière, régie par une
convention internationale unique en son genre, et
André Triboulet a beaucoup œuvré pour que ce
statut soit reconnu. Le lobby de l’hydroélectricité
sur la vallée du Doubs, avec des usiniers français
et suisses qui rêvent de rivières sans poissons,
sans insectes, sans pêcheurs, avait trouvé avec
André Triboulet un empêcheur de turbiner en rond
à la hauteur de leurs excès. Il avait pris l’habitude
de les appeler tous les jours pour leur demander
quel serait le débit du jour, leur martelant des
recommandations relatives aux périodes de
reproduction de tel ou tel poisson, leur demandant
de ne pas descendre en dessous des débits
réservés, etc. On ne compte plus les plaintes
déposées par l’AAPPMA contre les usiniers, qui si
souvent ont bafoué les
accords passés entre les deux
parties. L’augmentation du
débit réservé sur les tronçons
court-circuités du Doubs fut
l’un de ses derniers grands
dossiers, avec des
négociations qui auront duré
plus de vingt ans. De même,
la défense de la truite et de
l’ombre sauvage du Doubs fut
un autre de ces défis. En
1996, la Franco-Suisse était
retenue pour mener la plus
grande étude sur l’efficacité
des alevinages jamais
conduite en Europe (nous en
avions à l’époque largement
parlé dans nos colonnes). Depuis, la Franco-
Suisse fonctionne en gestion patrimoniale. A
Pêches sportives, nous avions beaucoup de
respect pour ce grand monsieur. Depuis l’an
dernier, son fils Christian a repris la présidence
de l’association – il est également vice-président
de la fédération de pêche du Doubs. C’est avec la
même détermination que Christian affronte
l’avenir incertain du Doubs, comme en témoigne
ce sombre automne 2009.
Pêches sportives s’associe à la douleur de la
famille et de ses nombreux amis.
La Franco-Suisse en deuil
ceci, l’éco cela ? Le volet
écologique tient plus de la
démarche marketing, de
l’argument politique ou
commercial, que de la
réelle volonté de protéger
l’environnement. La police
de l’eau de la DDAF (au-
jourd’hui Direction départe-
mentale des territoires) a
toujours été en opposition
avec la seule vraie police en
la matière qui est celle de
l’Office national de l’eau et
des milieux aquatiques (ex-
CSP), celle de l’ONCFS (son
équivalent à la chasse) et
des parcs nationaux. Histo-
riquement, la DDAF a sou-
vent sabordé le travail des
agents du CSP et au-
jourd’hui de l’Onema. C’est
une histoire bien connue
de ministère de tutelle. On
ne crache pas dans la
soupe, donc on défend les
agriculteurs… L’Etat est le
seul responsable de la
baisse des effectifs, de la
baisse de moyens mis à
leur disposition (véhicules,
matériel informatique).
Pour connaître nombre de
ces agents techniques, pas-
sionnés comme nous de
nature, je peux vous affir-
mer qu’ils vivent assez mal,
enfermés dans des bureaux
à taper des rapports parfois
complètement débiles qui
finiront dans des placards.
L’Etat veut faire croire qu’il
existe une police de l’eau
forte en France mais il n’en
est malheureusement rien.
Il reste de cet épisode le
sentiment d’avoir été
trompé depuis des années.
Cette tentative de vouloir
verbaliser les particuliers
Dossier
L’Etat veut faire croire qu’il existe une police de l’eau forte en
France mais il n’en est malheureusement rien.
Paradoxalement, on a constaté
très peu de mortalité de
poissons sur le Doubs (en tout
cas chez les sujets adultes). Sur
la Loue en revanche, environ
la moitié des ombres sont morts
sur la haute et la moyenne
vallée. Les petits cours d’eau
ont également beaucoup
souffert.
Ci-dessus, la Seille dans le
Jura. A droite toujours le
Doubs en amont immédiat du
saut…
alors que l’agriculture fut
une fois de plus épargnée
témoigne d’un aveu d’im-
puissance de la part de
l’Etat. L’économie de l’eau
en cas de pénurie concerne
tout le monde, pas unique-
ment telle ou telle catégo-
rie d’utilisateurs.
Le rôle du milieux
associatif
Que serait la défense des
milieux aquatiques dans
notre pays sans le monde
associatif ? Même s’il s’agit
le plus souvent du pot de
fer contre le pot de terre,
les associations gagnent
toujours sur le long terme.
Leurs actions font évoluer
les mentalités en masse et
influent considérablement
sur l’opinion générale. Au
niveau purement juridique,
une situation comme celle
que l’on a connue en 2009
devrait permettre aux asso-
ciations d’attaquer l’Etat sur
un certain nombre de
points. La non- gestion de
la sécheresse implique indi-
rectement plusieurs infra-
ctions, parmi lesquelles le
non-respect du schéma di-
recteur d’aménagement et
de gestion des eaux
(Sdage).
Le Sdage fixe pour chaque
bassin hydrographique mé-
tropolitain les orientations
fondamentales d’une ges-
tion équilibrée de la res-
source en eau dans l’intérêt
général et dans le respect
des principes de la loi sur
l’eau. Ce n’est pas un docu-
ment d’orientation de plus,
car c’est un document dont
la portée juridique est
réelle. Il s’impose aux déci-
sions de l’Etat en matière
de police des eaux, notam-
ment des déclarations d’au-
torisations administratives
(rejets, urbanisme…), de
même qu’il s’impose aux
décisions des collectivités,
établissements publics ou
autres usagers en matière
de programme pour l’eau.
Le non-respect des débits
minima en aval des bar-
rages (un mal récurrent
dans notre pays) est égale-
ment un délit bien connu
des associations de pêche
et qui s’est généralisé du-
rant la sécheresse. Plusieurs
infractions au Code de l’en-
vironnement (autorisations
d’épandages, perturbation
pendant la reproduction
d’espèces sensibles, assè-
chement de cours d’eau,
etc.) sont indirectement
liées à cette situation.
Un juriste professionnel
trouverait sans aucun doute
à allonger cette liste et à
trouver les failles de la ré-
glementation. Dans tous les
cas les actions en justice
sont très longues (tribunal
administratif), mais le jeu
en vaut toujours la chan-
delle. Les pêcheurs et les
défenseurs des milieux
aquatiques sont évidem-
ment les premiers sensibili-
sés, mais souvent les seuls,
par les problèmes de sé-
cheresse.
Pour qu’à l’avenir on ne
voie plus nos cours d’eau
assécher, mobilisons-nous !
Quelques associations de défense
des milieux aquatiques parmi les plus actives :
• Commission de protection de eaux, du patrimoine, de l’environnement,
du sous-sol et des chiroptères :
www.cpepesc.org/index.php
• World Wild Foundation France :
www .wwf.fr
• SOS Loire Vivante :
www.sosloirevivante.org
• Eau et rivières de Bretagne :
www.eau-et-rivieres.asso.fr
Rivernet (Adour, Eslourenties) :
http://gabas.lautre.net
Anper TOS :
www.anpertos.org
• Les AAPPMA et leurs membres disposent d’un intérêt à agir qui leur donne
la possibilité de défendre leurs droits en justice.
Il existe également une multitude d’associations locales de défense des
milieux aquatiques dans chaque région.
Le flou le plus total plane
sur la politique d’alevinage
française. Proposé par
l’Agence de l’eau, le projet
de loi sur l’alevinage a per-
mis de faire le point sur la
position des gestionnaires
de la pêche en France. Ce
projet préconise une inter-
diction totale de l’alevinage
dans les cours d’eau ou
secteurs de cours d’eau qui
“peuvent prétendre à un
bon état naturel” et la pos-
sibilité de pouvoir intro-
duire des poissons dans le
cas où les milieux sont
altérés.
Demandée depuis plu-
sieurs années par nombre
de défenseurs des truites
sauvages, cette loi a sou-
levé un véritable tollé de
la part de nombreuses
AAPPMA et de la plupart
des fédérations départe-
mentales. Au final rien n’a
donc bougé. Certaines fé-
dérations ont joué le jeu de
la gestion patrimoniale, en
privilégiant la sauvegarde
de populations sauvages de
truites. La majorité des
fédérations disposant de
cours d’eau de première ca-
tégorie n’a pas suivi cette
voie, préférant continuer à
introduire des poissons
d’élevage en masse, igno-
rant au passage cette
priorité à la gestion patri-
moniale dans les eaux où
celle-ci est possible. De
plus, la reconquête des ef-
fectifs de pêcheurs par la
Fédération nationale pour
la pêche en France semble
s’orienter vers une politique
L’écho du radier
Alevinage : tous (ou presque)
à la même enseigne
Tout a été dit sur l’alevinage, le pour, le contre, le “oui mais”, le “y’a qu’à”, le “faut qu’on”, etc. La
réflexion que nous vous proposons ici risque de froisser quelques susceptibilités, de scandaliser les
adeptes d’un no kill exclusif, mais il s’agit surtout de balayer devant notre porte… en toute franchise.
Par Jean-Marc Theusseret
d’alevinage massif pour
contenter les pêcheurs. On
constate alors une grande
disparité d’actions d’un dé-
partement à l’autre, une
difficulté à suivre une mé-
thode sur le long terme
avec une gestion cohérente
par bassin.
Des choix plus halieu-
tiques qu’écologiques
Si l’on observe l’alevinage
de truites en France, en
Europe et dans le monde,
on prend rapidement
conscience que ce sont
presque toujours les pê-
cheurs qui sont à l’origine
des introductions. Alors,
que veulent les pêcheurs ?
C’est bien là la question.
Même les pêcheurs à la
mouche, respectueux d’une
nature sauvage, cèdent le
plus souvent à la tentation
de la “bassine”. C’est le cas
dans les pays voisins
comme l’Autriche, la Slové-
nie, la Croatie ou l’Angle-
terre, l’Espagne, l’Italie, où
l’on a commis de véritables
crimes écologiques en vou-
lant développer le tourisme
pêche. Le no kill étant dans
ce cas un faux prétexte de
respect et de protection des
cours d’eau et des poissons
qui les peuplent. Les consé-
quences de l’introduction
de truites arc-en-ciel dans
des rivières en bon état
écologique produisent un
effet dramatique sur les po-
pulations de truites fario
sauvages. Comme chacun
sait, les truites arcs-en-ciel
d’origine domestiques sont
actives tout l’hiver. Leur pré-
dation sur les fraies de
truites fario sauvages
touche dans un premier
temps les œufs, puis dans
un second temps les ale-
vins. Le risque sanitaire est
également trop souvent
sous-estimé. Idem pour les
introductions de truites
fario, dont tout le monde
connaît aujourd’hui le
risque de la pollution géné-
tique. Il est étonnant de
constater à quel point ce
genre de constat est tabou
Introduire des truites d’élevage dans des cours d’eau préservés pour
développer du tourisme pêche, fut-il à la mouche et en no kill,
est un acte grave qui trahit une logique uniquement économique.
Le no kill étant dans ce cas une preuve supplémentaire
d’irresponsabilité.
Les conséquences de l’introduction de truites arc-en-ciel
dans des rivières en bon état écologique produit un effet
dramatique sur les populations de truites fario sauvages.
dans le petit monde halieu-
tique français et européen.
Les pêcheurs français sont
de plus en plus nombreux à
se rendre dans ces pays où
la pêche à la mouche offre
une “garantie” de résultat
que l’on ne trouve pas en
France. On fait donc l’au-
truche, sans oser regarder
les choses en face. Les pê-
cheurs veulent avant tout
s’amuser, si possible dans
un cadre sauvage préservé
et entre pêcheurs de la
même caste. D’aucuns rê-
vent de parcours similaires
dans les eaux françaises, y
compris dans des zones où
les truites sauvages sont en-
core très présentes. C’est
déjà le cas dans certaines ri-
vières (Isère, Drac, parcours
de seconde catégorie). Le
risque est si grand qu’on ne
peut le passer sous silence.
La perte de populations sau-
vages est un phénomène
irréversible. Voilà, tout est dit.
Cette réflexion nous amène
à reconsidérer le rôle des
pêcheurs au bord des cours
d’eau. Car la pêche devient
une activité de loisir que l’on
voudrait comparable à d’au-
tres, comme le ski, le VTT ou
le rafting. On paye et on
consomme. C’est dans l’air
du temps…
Cet antagonisme entre plai-
sir personnel du pêcheur et
respect de l’environnement
est une question que
chaque pêcheur doit se
poser. Nul doute que les lec-
teurs de
Pêches sportives
très sensibilisés à cette ré-
flexion, qui transparaît régu-
lièrement dans les pages de
“L’Echo du radier” à travers
les articles de Sylvain
Richard, Arnaud Caudron
ou de Guy Périat, sont
conscients du problème.
Mais, globalement, la majo-
rité des pêcheurs à la
mouche français vont
d’abord à la pêche pour
se défouler, faire des scores,
en se donnant bonne
conscience en pratiquant le
no kill. C’est très bien le no
kill, mais une truite d’alevi-
nage reste une truite d’alevi-
nage. A-t-elle sa place dans
un cours d’eau peuplé éga-
lement de truites sauvages ?
Non. On observe également
des comportements contra-
dictoires. Par exemple, la
plupart des pêcheurs fran-
çais estiment que la truite
arc-en-ciel n’a pas sa place
dans nos rivières (c’est en
tout cas le sentiment géné-
ral), alors qu’une bonne par-
tie des mêmes pêcheurs
sont ravis de retrouver cette
espèce en Autriche et dans
les rivières des pays voisins.
Etrange non ?
L’écho du radier
C’est très bien le no kill, mais une truite d’alevinage reste
une truite d’alevinage. A-t-elle sa place dans un cours d’eau
peuplé également de truites sauvages ? Non.
Le rêve américain
Ce qui est vrai en Europe
ne l’est pas forcément
ailleurs. Les rivières autri-
chiennes ou de l’ex-Yougo-
slavie sont pour les
pêcheurs européens des ri-
vières comparables à celles
que l’on trouve aux Etats-
Unis. Mêmes espèces de
truites (hormis la marmo-
rata), techniques de pêche
et mouches similaires. Pau-
vre comparaison ! La situa-
tion est en réalité
radicalement différente.
Aux Etats-Unis, les truites
arc-en-ciel sont autoch-
tones et les farios ont été
introduites à partir de
souches européennes pro-
venant de Bavière. La situa-
tion est donc inverse et cela
s’est produit il y a presque
un siècle. Dans le Montana,
on observe que l’on trouve
rarement beaucoup de fa-
rios sur les secteurs riches
en arcs-en-ciel, mais les
deux espèces arrivent à co-
habiter. Cela s’observe éga-
lement en Patagonie, où les
deux espèces ont été intro-
duites à partir des popula-
tions d’Amérique du Nord.
Chaque espèce semble
trouver sa place. C’est ce
modèle qui a été déve-
loppé en Europe, mais il
n’est malheureusement pas
reproductible.
On dispose aujourd’hui
d’études génétiques pré-
cises, d’évaluation de l’état
écologique des cours d’eau,
mais pour autant les men-
Critique plus souvent qu’à son tour de la politique d’alevinage
demandée par le pêcheur lamda “franchouillard”, le pêcheur à la
mouche accepte finalement la même chose en pêchant dans les pays
voisins où sont commis des crimes écologiques sur des rivières en
excellent état, où l’on “bassine” allégrement des truites d’élevage.
Il faut savoir balayer devant sa porte ! Page de gauche, cette truite
prise en début de saison n’est ni grosse, ni longue, ni américaine,
mais elle est sauvage, et vit dans nos eaux. Et les gros poissons
sauvages se méritent. C’est ça la pêche, non ?
talités en matière d’alevi-
nage en truites n’ont pas
évolué, à l’exception des
exemples isolés que nous
vous présentons régulière-
ment dans ces colonnes.
Autoriser les alevinages
dans les plans d’eau, les
cours fortement perturbés,
en prenant toutes les pré-
cautions, se conçoit. Pour le
reste, la seule chose qu’il
nous reste à faire est de pré-
server ce qui subsiste
comme populations sau-
vages, sans concessions ni
tabous, sans rêver à l’oncle
Sam, sans céder aux chants
des sirènes, bref en regar-
dant la réalité en face.
L’herbe n’est pas toujours
plus verte dans le pré du
voisin.
L’écho du radier
Le Collectif Mouche 31, association de
défense des milieux aquatiques en
Haute-Garonne, nous informe que la
Fédération départementale de pêche et
de protection des milieux aquatiques du
même département avait l’intention de
réaliser des alevinages dans les cours
d’eau de première catégorie avec des
truites arc-en-ciel triploïdes. Le collectif
nous faisait part de son inquiétude
quant aux conséquences que peuvent
avoir ces poissons sur les populations
sauvages de truites. En pisciculture, la
triploïdie est utilisée chez la truite pour
améliorer la qualité gustative des gros
sujets en évitant la maturation sexuelle.
Plus récente chez les poissons que chez
les végétaux, cette technique reproduit
un phénomène observé dans la nature,
en utilisant un processus physique
reproduisant soit un choc de
température, soit un choc de pressions
sur les œufs, permettant de garder le
troisième jeu de chromosomes
naturellement présent dans l’œuf. La
triploïdie induit uniquement une stérilité
des poissons afin d’éviter la maturation
sexuelle. C’est en quelque sorte un
procédé qui s’apparente à la castration,
comme on l’utilise chez les bovins, les
porcs et les volailles, car la maturité
sexuelle des truites s’accompagne d’une
altération de la qualité de la chair. Pour
éviter cela, les pisciculteurs utilisent
cette technique. Les truites triploïdes ne
peuvent donc se reproduire. Quand on
sait que les truites arc-en-ciel d’élevage
non triploïdes sont généralement
incapables de se reproduire, on ne voit
pas l’intérêt d’introduire des truites
“castrées”, qui ont la réputation
de se nourrir beaucoup plus activement
encore que les autres arcs-en-ciel
“normales”. L’impact sur les populations
sauvages dans les rivières d’un
département où la gestion
patrimoniale est une évidence
n’a visiblement pas été pris en compte.
Cela tient de l’irresponsabilité
la plus profonde.
Renseignements :
[email protected]
La truite arc-en-ciel a sa place
en eaux closes. La pêche en
réservoir permet aux pêcheurs
à la mouche de prolonger
la saison tard dans l’hiver
et c’est tant mieux.
Des truites triploïdes en Haute-Garonne ?

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