Pêches sportives magazine n°79

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PECHES sportives PECHES sportives n°79 100 leurres pour une vie de pêcheur Les conséquences aquatiques du réchauffement • Bas de ligne : faites simple • L’animation des nymphes • Montage : 11 mouches pour le début de saison Mouche Votre DVD est à l’intérieur F: Belgique : 9,55 euros • 14,25 francs suisses Avril – […]

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Description

PECHES
sportives
PECHES
sportives
n°79
100
leurres
pour une vie de pêcheur
Les conséquences aquatiques du réchauffement
• Bas de ligne : faites simple
• L’animation des nymphes
• Montage : 11 mouches
pour le début de saison
Mouche
Votre DVD
est à
l’intérieur
F:
Belgique : 9,55 euros • 14,25 francs suisses
Avril – mai – juin 2009

Pêchessportives

numéro 79
Quand les bars t
Pendant
la pét
on le massacre cont
nue. Comme chaque
année, une sorte de front de gens de mer – ligneurs,
plaisanciers, pêcheurs de loisirs – se constitue pour
demander qu’on laisse les bars se reproduire en paix. Ce
repos nuptial n’est pas bien long : du 1
février au 15 mars.
Obliger les uns et les autres à le respecter ferait un bien fou
à l’espèce. Car, quoiqu’en dise l’Ifremer, la population
des bars est en danger. Il y a moins de captures, la taille
des poissons pêchés diminue et pourtant toutes sortes de
bateaux, dont ce n’est souvent pas la spécialité continuent
à taper dans le tas quand la pêche qu’ils pratiquent
habituellement a été mauvaise. Une pétition adressée au
ministère de l’Agriculture demande que l’on fasse un
évaluation sérieuse des stocks. Sans résultat pour
le moment.
Les pêcheurs au filet font partie, au même titre que les
dockers ou les ouvriers du livre, de ces vaches sacrées aux-
quelles personne ne touche dans ce pays.
En Bretagne, cet hiver on a tout vu : des braconniers de do-
rades roses en mer d’Iroise, des bolincheurs et des péla-
giques débarquer des tonnes de bars parfois en si mauvais
état qu’ils prenaient la direction des poubelles, des grandes
surfaces alimentées en labrax à 3 euros le kilo. Que fait la
police ?
Pêches sportives
vous en dira plus dans sa prochaine édition
estivale sur ce scandale bien français. Histoire d’expliquer
aux vacanciers pourquoi ils prennent de moins en moins
de poissons. Au fait, monsieur Borloo qui préparez un Gre-
nelle de la mer et si vous vous occupiez un peu des bars…
Vincent Lalu
EDITO
Administration, rédaction,
publicité : Editions La Vie du Rail/
Pêches sportives
11, r
e Milan
, 75009 Par
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Ont collaboré à ce numéro :
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ille Gan
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Sylvain Richard, Jean-Marc Theu
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8358.
Dépôt légal : à parution.
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Destination Média.
La ré
dact
ion re
nvoie
unique
me
nt

le
s docume
nt
s originaux
(diapositives et négatifs).
Pêches sportives n° 79
Sommaire
DOSSIER
p.64
– Les 100 leurres d’une vie de pêcheur.
ENQUÊTE
p. 68
– Street fisherman.
TECHNIQUE LEURRE
p. 76
– S’équiper comme un pro.
TECHNIQUE LEURRE
p.82
– La pêche au jig léger.
TECHNIQUE LEURRE MER
p. 96
– La pêche du bar en début de saison.
TECHNIQUE MOUCHE
p. 48
– L’animation des nymphes.
TECHNIQUE LEURRE
p. 54
– La pêche de la truite de lac…
en rivière.
NOUVELLE
p. 60
– Les sept familles de la pêche :
n°1 : L’indien.
ACTUS
– Mer : le nouveau plan Borloo.
– FNPF : deux ans déjà.
– Bush de là !
L’ÉCHO DU RADIER
p. 22
– Le réchauffement climatique,
ses effets sur l’eau et les poissons.
TECHNIQUE MOUCHE
p. 28
– Bas de ligne : éloge de la simplicité.
MONTAGE
p. 36
– 11 modèles de début de saison.
OÙ PÊCHER
p. 104
– Vagabondage dans l’ouest canadien.
Un DVD est inclus dans ce numéro
de Saint
Pierre
Actualités
la gazette
Quatre cents chercheurs de 96 nationalités
ont planché sur l’observation des récifs co-
ralliens. Ils ont rendu le 18 février dernier,
comme tous les quatre ans, les résultats de
leurs travaux. On connaît déjà l’importance
des coraux pour le développement de la
biodiversité de nos océans.
Pour le plus grand bonheur des pêcheurs,
ils abritent un tiers des espèces marines
que nous connaissons et qui dépendent
de leur bonne santé pour prospérer. On
estime à près de 500 millions le nombre
d’humains se nourrissant grâce à cette ri-
chesse. Ils sont également un rempart ef-
ficace contre les assauts de la nature en
protégeant les côtes et les hommes qui y
habitent.
Mais les scientifiques de l’Initiative inter-
nationale pour les récifs coralliens (ICRI)
ainsi que ceux de l’Initiative française pour
les récifs coralliens (Ifrecor) qui ont
conduit les recherches nous démontrent
toute l’étendue du drame. Au total, 19 %
des récifs ont déjà disparu, 15 % devraient
disparaître dans les dix ou vingt prochaines
années et 20 % dans les vingt à quarante
ans. Du moins, si nous continuons de les
détruire au rythme qui est aujourd’hui le
nôtre. L’augmentation de la population
mondiale et son activité débordante et
irraisonnée sont directement responsa-
bles. La déforestation et l’augmentation
des surfaces agricoles provoquent un
afflux de particules qui empêchent les
coraux de respirer, la surpêche ou la pêche
aux explosifs, la construction de ports et de
marinas ou encore la pollution bactériolo-
gique ou chimique…
Nous connaissons les causes, nous
connaissons également les conséquences,
malheureusement, dans ce dossier
comme dans beaucoup d’autres, la réac-
tion reste bien timide.
Une bonne nouvelle tout de même : un
certain nombre de pays ont pris
conscience de la nécessité d’une action
forte en faveur de ces récifs multicolores,
véritables oasis maritimes. Les Etats-Unis,
l’Australie, la France, L’Indonésie ou encore
le Japon tentent d’enrayer le désastre, no-
tamment en créant des aires maritimes
protégées. Mais, bien qu’utiles, ces légères
avancées n’ont pour l’instant qu’une por-
tée symbolique.
Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, reproduit la
formule de son désormais fameux Grenelle de l’environ-
nement pour s’intéresser aux problématiques maritimes.
Une fois de plus, l’idée est de mettre autour de la table
tous les acteurs du secteur et de parvenir à des engage-
ments concrets avant la fin de l’année 2009. Le chantier
est ambitieux : protection de la faune et de la flore, lutte
contre les pollutions ou encore organisation du transport
maritime. Dans les différents groupes de travail seront pré-
sents l’Etat, les collectivités locales, les différents acteurs
économiques ainsi que la société civile à travers un
certain nombre d’associations. Ils ont trois mois pour se
réunir et trouver un consensus. La France, qui possède
le deuxième domaine maritime mondial, se doit de mon-
trer l’exemple, espérons que ce « Grenelle de la mer »
y contribuera…
Borloo lance son « Grenelle de la mer »
Le mercure
enfin à l’index
Mieux vaut tard que
jamais! Le mercure, métal
lourd dont l’extrême
nocivité est bien connue,
notamment depuis le
drame écologique de la
petite ville côtière japonaise
de Minamata, va enfin faire
l’objet d’un traité
international dont
l’ambition est de limiter son
utilisation. Le 14 février
dernier, le Programme
des Nations Unies pour
l’environnement (PNUE),
dont le conseil
d’administration se
réunissait à Nairobi au
Kenya, a annoncé que
140 pays s’étaitent engagés
à ratifier un tel traité. Cela
fait sept ans que les
négociations traînaient. La
défaite de Bush et l’arrivée
de l’administration Obama
auront enfin permis de
sortir du
statu quo
Les récifs coralliens en voie de disparition
Bush de là !
Certes, c’est sur une dernière note positive que Georges W.
Bush a quitté la Maison- Blanche. A cette occasion, il a an-
noncé la création de trois aires marines protégées dans le
Pacifique, soit près de 315 000 km
, ce qui représentera la
plus grande zone marine protégée du globe. La fosse des
Mariannes et le nord des îles éponymes, le Rose Atoll dans
les Samoa ainsi qu’un archipel isolé du Pacifique formeront
un espace où la pêche devrait être interdite ou au moins li-
mitée. Maigre consolation pour les défenseurs de la nature,
qu’ils se trouvent aux Etats-Unis ou ailleurs. « Deubeliou » a
toujours fait passer l’environnement derrière les préoccupa-
tions des géants de l’industrie des USA, notamment dans le
refus obstiné de ratifier le protocole de Kyoto sur la réduction
des gaz à effets de serre.
Une nouvelle micro-centrale
dans les Vosges ?
Un lecteur vigilant a informé la rédaction de l’imminence de
l’installation d’une micro-centrale sur le bassin de la haute
Moselotte, malgré l’opposition de la fédération de pêche des
Vosges. Malgré l’avis réservé du parc régional des Ballons en
mai 2008, le conseil départemental de l’environnement et
des risques technologiques a finalement rendu un avis
favorable. Mais la lutte continue : la fédération de pêche des
Vosges a déposé un recours auprès du tribunal administratif.
de Saint
Pierre
Actualités
la gazette
Virtuellement,
on est sauvé !
www.cap-sciences.net
Ce matin, j’ai sauvé la
planète du réchauffement
climatique !
Ne vous réjouissez pas trop
vite, je ne l’ai sauvé que
virtuellement. En effet Cap
sciences, le centre de
culture scientifique
d’Aquitaine, a créé un jeu
disponible sur le Net et sur
DVD pour les élèves de la
région, dont l’idée est de se
battre contre le changement
climatique. Le but du jeu est
d’essayer de réduire d’ici à
2058 la consommation
d’énergie de 40 % et
d’élever la part d’énergie
renouvelable à 60 %. Pour
les connaisseurs, ce jeu
ressemble à Sim City, où
l’on doit créer et gérer une
ville. L’idée est de
sensibiliser le public à la
complexité de la tâche que
nous devons accomplir.
Avec 100 000 visites par
mois, le pari semble réussi.
Tout sur les enjeux
environnementaux
du littoral
wwz.ifremer.fr/envlit/
L’Ifremer livre une nouvelle
version de son site Internet
sur les problématiques de
l’environnement littoral.
Destiné au grand public,
il arbore un nouveau design
et une nouvelle architecture
qui rendent plus clair
pour les non-initiés.
Il se propose de donner
une vision pédagogique
basée sur l’observation
scientifique.
Le monde de l’éducation,
celui des associations ou
des médias trouveront ici
des informations denses
et compréhensibles.
Le 2 février dernier, l’Unesco organisait la
Journée mondiale des zones humides afin
d’alerter les gouvernements ainsi que les
opinions publiques sur la dégradation de
ces zones qui fournissent près de 25 % de
l’alimentation mondiale. Mangroves, la-
gunes, prairies inondables, lacs, étangs, fo-
rêts humides sont autant d’écosystèmes
riches d’une biodiversité incroyable.
Chasse, pêche ou agriculture, les popula-
tions qui y vivent en tirent un moyen de
subsistance, mais pas seulement. Les
zones humides permettent également de
réduire l’érosion, de filtrer les pollutions, de
fournir les nappes phréatiques ou encore
de prévenir les crues ou les sécheresses.
L’augmentation des terres agricoles, les
pollutions, l’urbanisation ou la construction
de barrages ont malheureusement provo-
qué la perte de la moitié de leur surface
depuis le début du XX
siècle ! En 1971, la
convention internationale de Ramsar a
bien été signée en vue de leur protection
et 1700 sites « Ramsar », dans 150 pays,
ont été déclarés d’importance internatio-
nale. Mais cela n’a pas freiné leur dégra-
dation. En France, par exemple, pays qui
jouit de moyens importants et d’une légis-
lation plus rigoureuse que de nombreux
pays, le tableau s’est également noirci.
Ainsi, près de 100 000 logements ont été
construits sur des zones inondables entre
1999 et 2006, selon le rapport du service
de l’Observation et des Statistiques.
Périls sur les zones humides
Point
sur le
Des progrès ont été accomplis, mais il reste encore beaucoup à faire pour mettre les ins-
tallations hexagonales en conformité avec les normes européennes. Aujourd’hui, 20 mil-
lions de Français vivant dans 268 communes n’ont toujours pas de station d’épuration.
Notamment le long de la Seine et sur la Côte d’Azur, entre Menton et Fréjus. Il faut dire
que la France revient de loin : fin 2006, ce n’était pas moins de 522 communes qui souf-
fraient de l’absence d’installations appropriées. A l’époque, Bruxelles menaçait la France
d’une amende de 350 millions d’euros pour manquement à la directive européenne sur
les « eaux résiduaires urbaines ». Aujourd’hui, celle-ci serait tout de même de 150 millions
d’euros. Allez, messieurs les élus, encore un effort !
Le président de la Fédération française pour
la pêche en France, Claude Roustan, accom-
pagné de son bureau a convié la presse pour
faire le point sur les deux premières années
d’existence de la nouvelle FNPF, créée à l’oc-
casion de la loi sur l’eau fin 2006. Au plan
national pour l’année 2008, les CPMA (Coti-
sation Pêche Milieu Aquatique) toutes
confondues : jeunes, majeurs, journalières,
vacances, migrateurs, ou aux engins, ont
baissé de 1%. Le président a mis en avant
les départements durement touchés par les
pollutions aux PCB. Les bassins du Rhône,
de la Saône, de la Seine ou de la Somme
ont fait les frais d’une médiatisation natio-
nale sur la mauvaise qualité de l’eau. Elle
participe depuis financièrement et sur le ter-
rain, aux côtés de l’AFSSA, à l’accélération
des analyses et des enquêtes en cours (ré-
sultats en 2010). Mais, localement, le mal est
fait. Autre sujet abordé, la nouvelle centrali-
sation des cotisations. Depuis 2007 les tim-
bres CPMA, soit 28 euros, payés par les
pêcheurs prenant une carte complète ont
été partagés : 8,80 euros vont aux agences
de bassin et 19,20 euros à la FNPF, ce qui
permet à la structure de bénéficier d’un bud-
get annuel d’environ 20 millions d’euros.
En 2008, 12 millions d’euros ont été consa-
crés à la formation et à la mise en place de
deux agents de développement et d’un
chargé de mission dans chacune des 91 fé-
dérations départementales. A ce propos, la
FNPF finance, depuis deux ans, des jour-
nées techniques, où les techniciens et les
agents fédéraux évoquent ensemble les
problématiques du terrain. Une aide finan-
cière a également permis de créer 18 for-
mations de gardes-pêche bénévoles et ainsi
valider plus de 1 000 postes de gardes dans
les AAPPMA qui, après une formation de
deux jours, sont devenus les représentants
de la FNPF au bord de l’eau.
Cinquante années d’immobilisme, la multi-
plicité des associations de pêche locales,
l’incompétence de certains dirigeants, le
nombre d’acteurs aux ambitions très diffé-
rentes sont autant de freins pour la mise en
place d’un schéma piscicole cohérent en
France. Le combat pour une pêche libre et
populaire continue mais, enfin, la FNPF est
aux côtés des pêcheurs motivés pour chan-
ger les choses !
Un guide pratique très
intéressant de 110 pages.
Un pêcheur sachant pêcher
réalisé par Christelle Trinquier
et Bernard Breton
et joliment illustré par Victor
Nowakowki, est vendu
3euros sur le site de la FNPF.
FNPF de
jà…
Un nouveau
portail internet
pour l’OIEau
www.oieau.org
Depuis 1997, l’Office
international de l’eau
(OIEau) est présent sur la
toile et c’est en moyenne
4 500 000 visiteurs
qui y passent tous les ans.
Le site a fait
peau neuve
et gagné en clarté et
en fonctionnalité.
On y trouve des
informations générales
sur l’OIEau
ainsi que
des actualités alimentées
tous les jours. Vous
y trouverez également
des liens vers les autres
sites spécialisés de
l’Office et vers 500 sites
Internet qui touchent
aux problématiques
de l’eau.
de Saint
Pierre
Actualités
la gazette
Le 1
er
challenge
Bernard Gravelin
est né
Sous l’impulsion de Didier
Finet président de GPS
Moselle et de Sylvain
Knapp, président du Club
Pêche Mouche de Metz,
une compétition amicale a
vu le jour. C’est aux abords
du réservoir de Boimont en
Meurthe-et-Moselle que les
concurrents avaient pris
rendez-vous avec le GPS
Moselle. Ce dimanche
8 février, « amicale »
s’entendait au sens propre.
Le tournoi était en effet
organisé en hommage à
une figure emblématique
du microcosme halieutique
local : Bernard Gravelin
décédé récemment. Le
challenge éponyme est
né! Une compétition
certes, mais dont les
résultats importent moins
que l’instant passé entre
amis.
Un nouveau guide
en Limousin
Stéphane Robin propose
des stages et séjours de
pêche dans les départe-
ments de la Haute-Vienne
de la Creuse et de la Cor-
rèze. Nombreuses possibili-
tés de pêche à la mouche,
toc, anglaise, carnassiers.
Stéphane Robin, le Bourg,
87160 Saint-Georges-les-
Landes.
Tél. : 06 18 06 14 85.
E-mail : [email protected]
www.haute-vienne-guide-
peche.com
Entièrement dédié à la pêche à la mouche depuis la saison
dernière, le réservoir (22 ha) a été rempoissonné avec des
salmonidés : arc-en-ciel, farios, golds, ombles de fontaine.
La taille moyenne des poissons oscille entre 1 et 2 kg pour
atteindre plus de 4 kg pour les plus gros spécimens. Les
moucheurs qui sont de plus en plus nombreux à fréquen-
ter le lac de Malaguet s’accordent à souligner la combati-
vité des poissons. Un vaste lodge avec tout le confort ou-
vrira ses portes dans le courant du printemps. La maison
du lac, située sur la digue, propose 5 chambres d’hôtes
avec table d’hôtes. Deux gîtes de pêche d’une capacité
de 6 personnes complètent l’offre d’hébergement. Beauté
de la nature, qualité de la pêche, convivialité de l’accueil :
le lac de Malaguet est un lieu à découvrir.
Le lac de Malaguet est ouvert
depuis le 28 mars !
Un guide spécialiste
des rivières franc-comtoises
Loïc Gicquel, guide de pêche et formateur à la MNEP, vous
propose pour la saison 2009 des séjours de un à cinq jours
sur les plus beaux parcours de la Loue, du Doubs et du
Dessoubre. Loïc guide sur ces rivières depuis plus de dix
ans et, même si vous êtes débutant, il saura trouver pour
vous un coin favorable pour votre apprentissage et qui
vous permettra de vous amuser dans une région réputée
pour la difficulté de sa pêche.
Contact : Tél. : 06 61 45 30 25 – Mail : [email protected]
Les stages selon Manu Favin
Ce guide de pêche de l’Aube en Champagne propose des
stages de pêche à la mouche, où vous apprendrez à tra-
quer truites et ombres sur la haute Seine. De 1 à 5 jours,
les stages sont ouverts aux débutants comme aux initiés.
Les carnassiers ne sont pas en reste puisque des stages
«Mouche et Lancer » sont aussi programmés. En bateau
ou en float-tube, vous essayerez d’attraper brochets et san-
dres. À côté de ses activités de guide, Emmanuel Favin gère
également le réservoir de la Motte Tilly à 1 heure de Paris.
Renseignements : Emmanuel Favin – Tél. : 06 87 47 89 71
de Saint
Pierre
Actualités
la gazette
enseignant de techniques
aquacoles, lui aussi
passionné de pêche à la
mouche, et par un guide
de pêche international
professionnel, Stéphane
Faudon. Les jeunes sont
formés activement au
montage de mouches,
de lignes et s’initient
à différents lancers sur
les étangs du lycée.
Ce module d’initiation
est aussi l’occasion
d’apprendre l’anglais
puisque l’idée est de
mettre en pratique ses
connaissances lors
d’un séjour de pêche
en Slovénie.
Renseignements :
www.eplealozere.net
Tél. : 04 66 32 83 54
De la pêche à la
mouche au lycée !
Le lycée aquacole Louis
Pasteur de La
Canourgue
est un établissement
spécialisé dans les métiers
de l’eau. Grâce à sa ferme
aquacole, outil
pédagogique grandeur
nature situé sur le site
même de l’établissement
qui produit 17 tonnes de
salmonidés par an, les
élèves peuvent apprendre
sur place les finesses de la
pêche à la mouche. Le
lycée propose un module
d’initiation aux techniques
de la pêche à la mouche,
avec une ouverture
pratique à l’internationale.
Réservée actuellement aux
jeunes de BEPA, cette
initiative permet de faire
le lien entre les loisirs
et un apprentissage
professionnel. Ce module
de formation de 90 heures
est réparti sur deux ans et
est encadré par un
Savoie Pêche mouche,
la Savoie au bout de la soie
Didier Chapel, moniteur et guide professionnel, propose
plusieurs formules de séjours individuels ou en groupe sur
les rivières de la Savoie et de l’Ain comme le Guiers, le
Chéran, l’Isère, la basse rivière d’Ain, l’Albarine ou la
Valserine. Il connaît très bien ces différents cours d’eau et
les techniques à employer pour y réaliser de belles parties
de pêche. Il organise notamment des stages spécifiques
d’initiation aux techniques de pêche de l’ombre commun
à vue. Ces sessions sont destinées à des pêcheurs
pratiquant régulièrement la pêche à la mouche et
souhaitant découvrir la nymphe à vue.
Renseignements : Tél. : 06 25 06 47 71 – Mail : [email protected]
Internet : www.savoiepechemouche.com
L’Ardèche en canoë…
mais avec une canne !
Le guide de pêche Julien Rochette propose de découvrir la
rivière Ardèche d’une façon très originale. Au cours d’une
semaine, alterneront la découverte de la pêche à la
mouche, l’observation des insectes de la rivière, le montage
de quelques mouches de base et bien sûr l’apprentissage
de la gestuelle. La pêche aux leurres artificiels recèle de
belles possibilités.
Julien Rochette, place de la bourgade, 07260 Joyeuse.
Tél. : 06 76 04 68 16. E-mail : [email protected]
Séjour mouche avec Thierry Millot
Thierry, moniteur et guide spécialiste mouche, propose
plusieurs formules d’initiation, de perfectionnement ou de
guidage en France et à l’étranger. Le choix est déterminé par
la saison. De mi-mars à mi-septembre : Ardèche, Haute-Loire,
Puy-de-Dôme; de mi-mai à mi-juin et septembre/octobre :
Croatie, Bosnie, Slovénie ; de mi-Juillet à mi août : Laponie
suédoise ; et enfin de mi-octobre à fin novembre : Spécial
ombres commun en Auvergne et Rhône Alpes. A vous de
choisir…
Renseignements : Thierry Millot – Tél. : 06 08 91 04 46
www.guidepechemouche.com
Séjour pêche en Haute-Loire
Le département de la Haute-Loire est traversé par près de 700 rivières, réparties entre
3 100 km de 1
ère
catégorie et 160 km de seconde. L’axe de la Haute Vallée de la Loire
et du Haut Allier a façonné des paysages sauvages et préservés. C’est sur ces cours d’eau,
que l’association Emotion Pêche a mis en place depuis 2006 des séjours axés sur la
pêche à la mouche, aux appâts naturels ou aux carnassiers. Steeve Colin, moniteur
guide de pêche, a développé plusieurs prestations en direction d’un large public. A partir
de onze ans, les jeunes peuvent profiter des stages de pêche organisés pendant les
vacances scolaires d’avril, d’été et de Toussaint. Depuis un an, ils peuvent également
s’aventurer dans les gorges du Haut Allier grâce aux séjours de « pêche en canoë ».
Les adultes ne sont pas en reste et peuvent découvrir, grâce à l’association, les trésors
halieutiques de la région.
Renseignements : Steeve Colin – Tél. 06 23 06 70 58 –
www.emotionpeche.com – [email protected]
En apportant son
expérience irlandaise de
neuf ans au service de la
pêche des carnassiers,
Stéphane Faudon propose
en Lozère pour l’année
2009, des journées
«mouche carnassiers » au
lac de Charpal, le plus
grand lac no kill à perches
et à brochets de France.
190 hectares en pleine
nature en haute
Margeride, rouvert en avril
2008, après neuf ans de
fermeture. C’est l’occasion
de découvrir la double
traction et le maniement
des streamers à brochets
et à perches, du bord ou
en float tube. Mais le
guide ne se limite pas
à la Lozère et organise
également des actions
au-delà de nos frontières.
Notamment sur la Miekak,
il offre la possibilité de
faire un trek pêche en
Laponie suédoise où de
grosses truites fario et des
ombles arctiques
s’attrapent à la mouche
sous le soleil de minuit. Il
propose également la
Slovénie et l’Irlande.
Renseignements : Stéphane
Faudon, 48230 Les salelles
Tél. : 04 66 45 89 27
Mobile : 06 72 94 64 80
stephanefaudon@club-
internet.fr
www.lozerepechemouche.com
www.sejourcadeaupeche.com
Se faire guider de la Lozère
à la Laponie
de Saint
Pierre
Actualités
la gazette
Du nouveau chez Pozo !
Voici les toutes dernières nouveautés
de Pozo :
Une canne mouche
TR4105, 10′ # 5 en 4 brins. Prix :
430 euros,
une version « ECO » de la
Columbus Plus
. Prix : 8′ # 4-5 : 180 euros, 8’6″ # 5-6 :
190 euros et 9′ # 5-6 : 200 euros,
une canne en bambou
refendu « Evolution »
,7’2″ # 3-4, Prix : 1050 euros,
des
waders respirants
« Confort » 3 couches, avec fermeture
étanche Riri. Prix : 230 euros.
Catalogue disponible contre un
chèque de 5 euros Site Internet : www.pozo.it.
Les merveilles des Mouches Guy Plas
Les Mouches Guy Plas, établissement tenu de main de maître
par Olivier Dez est surtout connu pour sa production de plumes
de coqs de pêche d’une qualité exceptionnelle. Il s’agit égale-
ment d’une des plus anciennes collections de mouches, montées
avec les mêmes plumes. À découvrir ou à redécouvrir.
Mouches Guy Plas : tél. : 05 55 28 37 02 ou www.moucheguyplas.com
Dernières nouvelles de JMC
Canne JMC Triumph Spécial Mer
Fort de sa confrontation avec les tarpons, carangues, per-
mits et autres bonefishs, Jean-Marc Chignard propose cette
série de cannes Triumph SPM à la fois puissante, mais bien
équilibrée pour ne pas fatiguer. Elles permettent de longs
lancers en un minimum de temps, ce qui est déterminant
en mer. Trois modèles en 9 pieds : pour soies 8, 10 et 12.
Elles bénéficient d’un excellent rapport qualité-prix
(269 euros prix conseillé).
JMC sac Évasion
Le sac JMC Évasion a été
conçu par un pêcheur pour
des pêcheurs. Sa grande
taille permet d’y loger plu-
sieurs cannes en 4 brins, les
waders, dans un comparti-
ment imperméable à part
en fond de sac, les vêtements, le gilet, etc.
Prix conseillé : 119 euros.
Listes des points de vente : www.mouches-de-charette.com
Deux nouvelles cannes Sage
Les mouches francs-comtoises
La nouvelle gamme de mouches franc-comtoises vient de sortir ! Ces kits sont
faits pour vous simplifier la vie lorsque vous pêchez sur les rivières difficiles de
Franche-Comté ou d’ailleurs. Plusieurs autres kits sont disponibles à la de-
mande (Doubs, Dessoubre, Slovénie, Autriche, Allemagne), ainsi que d’autres
quantités. Vous pouvez par exemple vous fournir pour toute la saison. Toutes
les mouches sont montées sur des hameçons Tiemco et les kits sont fournis
dans une boîte. Quatre kits disponibles pour la Loue : Loue mai/juin sèches,
Loue mai/juin nymphes, Loue juillet/août sèches et Loue juillet/août nymphes.
Prix : 12 mouches, 29 euros et 24 mouches, 57 euros. TTC.
En vente chez fly fishing conseils : Tél. : 06 61 45 30 25
Sage TCX
Ces cannes d’action ultra
rapide sont un peu la vitrine
du savoir-faire de la marque
dans un domaine qui est le
sien. La «génération 5» de
graphite utilisée par Sage
optimise cette série pour
offrir des performances
exceptionnelles. Les TCX sont
très légères (93 g pour la
9’#5), puissantes et sont très
efficaces en grandes rivières,
lorsqu’il faut lancer loin.
La gamme TCX comprend
12 modèles tous en 4 brins
(dont un 14 et une
15 pieds), dont huit 9 pieds
pour soie 4 à 10.
Prix conseillé : à partir
de 730 euros.
Sage Flight
Nouvelle série de cannes
d’action rapide en 2 et
4 brins. Plus légères,
plus douces que les FLi,
elles sont, elles aussi,
développées et construites
avec la technologie G5.
Elles génèrent plus
de vitesse de soie
et permettent de mieux
sentir le chargement
de la canne. 19 modèles
de 7 à 10pieds pour
soies 3 à 12. Livrées
dans un fourreau rigide
cordura qui comprend
un emplacement
pour le moulinet.
Prix conseillé :
à partir de 310 euros.
Ardent Pêche : Tél. : 02 97 25 36 56. Fax : 02 97 25 13 24.
Email : [email protected] – www.ardent-peche.com
Un moulinet mouche Jacky Boileau
Ce beau moulinet usiné dans la masse est en aluminium
aviation, anodisé, mat et sans reflet. Il dispose d’un frein à
disque très puissant et très doux et s’adapte aux gauchers
et aux droitiers, car c’est un modèle réversible avec un fai-
ble cliquet dans le sens du déroulement. Le modèle en
photo est pour soie n°3 à n°5.
Fiche technique :
Contenance : WF5 + 50m de tresse 10kg.
Poids : 125gr, diamètre : 74mm. Prix : 128euros, bobine
supplémentaire : 64euros. Egalement disponible en mo-
dèle pour soie 5/6, 7/8, 9/10 pour le saumon.
Jacky Boileau : Tél. : 05 55 34 29 83
www.jacky-boileau.com – [email protected]
de Saint
Pierre
Actualités
la gazette
Bien difficile de compter le
nombre de chaînes, de sui-
vre tous les programmes et,
il est souvent peu aisé de
faire le tri dans ce flot
continu d’images que nous
offre la télévision. Mais deux
émissions ont marqué la ré-
daction. L’une d’entre elles
nous a fait rêver, l’autre nous
a plutôt apporté cauchemars
et insomnies.
La première est une perle
rare diffusée sur Arte. Il s’agit
d’un documentaire pointu et
passionnant qui nous en-
traîne dans le sillage du si-
lure. Les images au plus près
de ces géants sont impres-
sionnantes et l’on en ap-
prend beaucoup sur ce
mystérieux poisson, objet de
tous les fantasmes. Sigi
Braun et Olivier Portrat sui-
vent ses pérégrinations en
Suisse, en Bavière et au Ka-
zakhstan. Ils ont réussi par
exemple à filmer des silures
en train de s’affronter lors de
leur frai ! Les prises de vues
effectuées au Kazakhstan
dans un delta magnifique où
oiseaux migrateurs et che-
vaux sauvages vivent en
toute liberté donnent fran-
chement des envies de
voyage. Là-bas, le silure a été
introduit par les Soviétiques
et s’y est parfaitement
adapté. Le documentaire ex-
plique également les pro-
blèmes de concurrence
entre le silure et les autres
espèces, notamment les bro-
chets. Bref, une émission pé-
dagogique qui laisse de la
place au rêve…
Le second documentaire fait
froid dans le dos. Diffusée
sur France 3, dans l’émission
« Pièces à conviction », une
série de reportages lève le
voile sur les déchets et les ré-
sidus qu’a laissés en héritage
l’exploitation de 210 sites
d’extraction d’uranium pen-
dant plus de cinquante ans.
Héritage humain d’abord,
avec des mineurs victimes de
cancers prématurés et héri-
tage environnemental dans
toute la France. Sur la carte
de l’Hexagone, aucune ré-
gion ne semble épargnée.
Notamment à Gueugnon,
où, l’on découvre, entre le
stade de foot de la ville et
une petite rivière, que
30000 tonnes de résidus
ont été enfouies à 70 centi-
mètres sans qu’aucune in-
formation soit délivrée au
public. Pourtant, un pê-
cheur qui se poserait ici
quelques heures recevrait
4 000 chocs par seconde,
ce qui est loin d’être anodin
pour la santé !
Le lobby du nucléaire reste
puissant. Areva a d’ailleurs
tenté d’empêcher la diffu-
sion du documentaire. En
vain… Alors, certes, le
débat reste ouvert, l’énergie
nucléaire possédant de
réels atouts qui ne laissent
pas indifférents même un
certain nombre d’écolo-
gistes. Ce que l’on peut dé-
plorer, c’est l’opacité qui
entoure la question. Le nu-
cléaire revient pourtant à la
mode, il n’y a pas moins de
240 nouvelles centrales en
projet sur notre planète.
Malheureusement, il risque
d’y avoir encore beaucoup
de reportages qui trouble-
ront notre sommeil et aigui-
seront nos inquiétudes…
Et si on faisait nos valises
pour le Kazakhstan ?
Des silures et des déchets
La pêche
à la mouche…
et tellement plus
www.lemouching.com
Créé par des amis
moucheurs passionnés
et bercés par une culture
commune,
lemouching.com
se propose d’être bien
plus qu’un site Internet
qui parle de la pêche.
En filigrane,
c’est leur
conception de la pêche,
mais aussi de l’art,
de la culture, leur vision
du monde qu’ils font
partager à l’internaute.
Une bande de copains,
un peu à part, qui ne
se prend pas au sérieux
et qui sait faire preuve
d’humour et de second
degré (chose rare
dans le milieu de la pêche
à la mouche).
Le site est mis
à jour
régulièrement et propose
un flux RSS qui vous
prévient lorsqu’un nouvel
article est publié.
Un site pour
les moucheurs
d
e Lozère
www.pechealamouche48.com
Créé par le CML (Club
Mouche Lozère), une
association de moucheurs
passionnés de Lozère, ce
site donne un certain
nombre d’informations
utiles, comme les
différents parcours no kill
de la région. Il se veut
également militant. Il
défend la suppression des
ardillons et se prononce
pour un no kill rigoureux.
Il se montre également
vigilant sur les agressions
anthropiques que peuvent
subir les cours d’eau
de Lozère.
Les finesses de
la gestion d’étang
www.gerermonetang.com
Voilà un site fort utile pour
tous ceux qui possèdent
ou qui désirent acquérir un
plan d’eau. Le site fourmille
d’infos pratiques, de
dossiers de fond
et de réflexions sur le sujet.
Une partie du site est
accessible gratuitement,
l’autre sur abonnement.
Un secteur de petites
annonces complète l’offre
du site. Courant 2009, vous
aurez accès à des articles
aussi divers que
«Reproduction du brochet :
quels aménagements
simples pour la favoriser ? »
ou « Oiseaux piscivores,
quels sont leurs impacts
sur votre étang, comment
limiter leur prédation ».
Un site indispensable
pour votre plan d’eau.
Selectafly : relooking du site
www.selectafly.com
Depuis plus de 40 ans, la marque britannique
propose ses mouches aux pêcheurs.
Aujourd’hui, elle le fait également via Internet.
Le 16 mars dernier, une nouvelle version
a vu le jour. Une petite visite s’impose
pour les moucheurs dans cette sélection
d’outre- Manche… Un site à surveiller pour ses
nombreuses promotions.
de Saint
Pierre
Actualités
la gazette
Nos collaborateurs Jean-Pierre et
Kathleen Piccin ont réuni leurs
notes prises au cours de
22 voyages de pêche dans 12 pays
pour nous présenter « Pêcheur
globe-trotteur ». De la Terre de Feu
à l’extrême nord canadien, de
l’Afrique australe à l’Islande, Kath-
leen et Jean-Pierre Piccin ont tra-
qué la plupart des salmonidés,
mais aussi d’autres poissons plus
exotiques, tels que les « tigres ».
Sous les tropiques, dans les
eaux turquoises du Mexique, de
Cuba ou des Seychelles, ils sont allés à la recherche des
bonefishes, des tarpons, des permits et des milkfishes. Ils ra-
content combien, sur « les flats» ou dans les mangroves,
cette pêche à la mouche en eau salée est fantastique ! La
lecture de ces récits de voyage est une incitation au rêve et
une invitation à voyager en pêchant.
Pêcheur globe-trotter
: Kathleen et Jean-Pierre Piccin
Format: 17x24cm – 204 pages.
ISBN: 978-2-9128-4873. Prix: 28 euros.
Montage de mouches
Le montage
de A à Z
Voici la 13
édition du
catalogue Euro-Fly. Vous
trouverez ici tout le
nécessaire pour vous lancer
dans le « Fly-tying » : étaux,
toutes sortes de plumes,
de poils, de dubbings,
d’hameçons, de colles, de
vernis, etc. La mouture
2009 affiche 247 nouvelles
références. La marque
propose toujours ses kits
de montage dont un
spécialement conçu
pour les débutants
à moins de 30 euros.
Renseignements :
www.euro-fly.com
Tél. : 02 99 91 78 78
Pyrénées-Atlantiques
Guide de la pêche
2009
Un véritable guide
indispensable de 80 pages
pour la pêche dans cette
verte région.
Les principales innovations :
– un découpage en 15
secteurs du département,
déclinant à la fois une
information cartographique,
des informations pratiques,
une présentation plus
détaillée des potentialités
de pêche,
– des chapitres thématiques
plus détaillés (les guides de
pêche, le coin des jeunes,
les séjours pêche, le
saumon, infos légales,
sorties pêche …).
Edité à 40 000 exemplaires,
ce guide s’adresse autant
aux pêcheurs des Pyrénées-
Atlantiques qu’aux
vacanciers pêcheurs qui
découvrent la région.
www.peche64.fr
Nautisme
Bassboat : tous
les modèles, tous
les accessoires
Le nouveau catalogue de
chez Bassboat Europe est
sorti. Au rayon des
nouveautés, le Tracker Pro
16, dont nous avons déjà
parlé dans nos colonnes,
est selon ses concepteurs :
« le bass-boat américain le
moins cher du marché ».
Vous y trouverez également
les classiques du fabricant
comme le reste de la
gamme des bateaux
Tracker, mais aussi Nitro et
ur globe
Ranger. A lire pour tous
ceux qui désirent acquérir
un bateau ou qui en
rêveraient.
Renseignements :
www.bassboateurope.com
Electronique
Navicom : à la
recherche du
poisson perdu…
Le catalogue Navicom est
particulièrement riche en
nouveautés cette année. La
gamme des sondeurs et
centrales de pêche
Humminbird se voit dans
son ensemble plus
performante. La
technologie Side Imaging
bénéficie d’un nouvel écran
pour le remplaçant du
modèle 797. Le 798C prend
donc le relais avec un écran
carré de 90×90 mm (au lieu
de 90×126 mm). A signaler
également le nouveau GPS
traceur-lecteur 786C, livré
avec une cartographie très
complète de type Navionics
Gold Small et XL3. Chez
Minn Kota, les moteurs
électriques arrière Traxxis
de 40 et 55 lbs de poussée
présentent un excellent
rapport qualité-prix (à partir
de 399 euros). La gamme
Fortrex est en revanche
réservée aux fortes
poussées (24 volts et 80 et
101 lbs) en montage avant.
Ces deux gammes sont
dotées de la dernière
technologie Minn Kota.
Renseignements :
Navicom : Tél. : 01 39 72 19 90.
www.navicom.fr
Dans la litté
rature
ou sur le
crans de
cinéma, les monstres marins hantent
mers et océans, mais aussi et surtout
l’esprit des hommes. Un beau livre re-
vie
nt sur ce
s histoire
antastique
se racontaient sur le pont, à la lueur
d’une lanterne bousculée par la houle,
et qui contiennent, comme beaucoup
de légendes, leur part de vérité…
Il est un paradoxe de l’âme humaine
qui peut surprendre, c’est sa fascina-
tion pour tout ce qui l’effraie. L’homme aime tellement être ef-
rayé
qu’il s’inve
nte
s raisons de
l’ê
tre
. Vampire
dragons, les légendes ont créé des mythes tenaces un peu
partout sur la planète. Les océans, naturellement, ne sont pas
en reste. Occupant les deux tiers de la terre, ils sont encore
largement méconnus et soulèvent toutes sortes de fantasmes.
Depuis des temps immémoriaux, pêcheurs et marins se ra-
content ces histoires de monstres marins qui engloutissent
les bateaux et les hommes qui vont avec. C’est cette histoire
à rester à quai que nous raconte Jean-Pierre Alaux et Jean-
Michel Carpentier, le premier avec ses
mots portés par un style envolé, le se-
cond par ses illustrations, croquis et ar-
chives qui contribuent à épaissir le
mystère. A travers le destin de six per-
sonnages hauts en couleur, ils nous li-
vrent ces histoires de serpents de mer
ou de baleines grandes comme des îles.
Le point commun de ces témoins ? Leur
relation étroite avec la mer. Une sur-
, un gardie
ou un je
moussaillon, l’océan est leur monde, les monstres marins leur
stiaire
mythologique
livre
nous plonge
dans un monde
onirique tellement plus excitant qu’un compte rendu d’au-
topsie
. La prochaine
ois que
vous lance
z votre
ligne
le grand bleu, vous songerez peut-être qu’une créature in-
connue
abule
s’apprê
à mordre
à l’hame
çon. Mê
si dans ce bas monde vous avez plus de chance d’attraper un
pneu qu’une sirène…
Montres marins et autres curiosités
, par Jean-Pierre Alaux et
Jean-Michel Carpentier. Elytis Edition. Prix conseillé : 28euros.
Monstres marins, du mythe à la réalité
de Saint
Pierre
Actualités
la gazette
Paris : 20 % de fréquentation en plus
On le disait mal en point, pourtant le salon de Paris reste,
une des références françaises du salon de pêche.
Pêches
Sportives
, à travers la voix de Vincent Lalu, en a profité pour
remettre les célèbres Farios d’or. Cinq trophées ont été dis-
tribués : David Pieron pour son investissement dans le dé-
veloppement du Street fishing ; Marcel Foissy, le génial
dessinateur de BD, pour l’ensemble de son œuvre ; André
Fournier de chez Bidoz pour son déjà mythique corps de
nymphe en tungstène ; Philippe Le Maux qui a ouvert à Mor-
laix River Stones, le seul magasin spécial mouche de tout
l’Ouest de la France et enfin Carnavenir pour l’âpreté de leur
combat en faveur d’une pêche responsable et moderne.
Fleurus, une ambiance à part
Certes les nombreux visiteurs y accourent pour y trouver des
bonnes affaires… Mais l’essentiel se situe dans les débats
d’idées enflammés qui animent les allées, l’essentiel explose
à la buvette où le partage ne prend pas de pause. Ici toutes
les générations se mélangent, s’écoutent et vibrent pour une
passion commune : la pêche. Grâce à cet état d’esprit le
salon de Fleurus, petite ville à deux pas de Charleroi, rayonne
bien au-delà de sa région. L’année prochaine un nouveau
lieu plus grand doit accueillir le salon qui se trouve au-
jourd’hui un peu à l’étroit. C’est la rançon de la gloire !
Saint-Etienne, un des plus vieux
salons de France
Le Salon International de la mouche artificielle (SANAMA),
créé en 1982 par le club de pêche sportive du Forez-Velay de
Saint-Etienne, a accueilli pour sa 16
édition plus de cinquante
exposants venus de toute la France, mais aussi de Belgique,
d’Italie, de Suisse ou encore de République Tchèque. La fré-
quentation est en hausse avec près de 2500 visiteurs par jour.
L’unique salon d’envergure exclusivement dédié à la mouche
est appelé à perdurer. Une bien bonne nouvelle.
Le carrefour de la pêche de Clermont-
Ferrand fêtait ses 20 ans.
Pendant trois jours, les 22 000 visiteurs ont vécu au milieu du
plus grand catalogue de produits pêche de France. De
la canne à pêche en fibre à trois euros aux plus beaux des
bateaux, le choix était sans limite sur plus de 10000 m
. La
position centrale de la ville de Clermont-Ferrand, le potentiel
de pêcheur de la région et l’organisation impeccable, font de
ce salon l’événement halieutique incontournable de chaque
début de saison.
arios
de Pêches Sportives
4 et 5 avril
: Salon des pêches
sportives La Roche-sur-Foron
Si vous êtes de la région, c’est un
évènement à ne pas manquer.
La Pologne sera l’invité spécial de
cette 12
édition et sur 3 500 m
une centaine d’exposants
présenteront leur activité.
www.salonpechesportive.com
5 avril
: Internationaux de
«fly », Lac « Générale »
à Saint-Germain-sur-Avre
Ouverts à tous les pêcheurs
à la mouche qu’ils soient
débutants ou expérimentés.
18-19 avril :
Championnat de
France Réservoir – Première
division Domaine de la
Salamandre à Latilly
Le club mouche de Choisy-le-Roi
et environs organisent le
championnat de France de
première division de pêche à la
mouche. 42 moucheurs de
grandes classes s’affronteront à
une heure de Paris.
Contact : M. Philippe Tourbier,
Tél. : 06 70 64 86 90, email :
[email protected]
1
er
mai :
Concours national de
coq de pêche limousin
Cette foire d’exposition regroupe
une cinquantaine d’éleveurs
provenant de la région du Massif
Central. Ils présentent une
moyenne de
180 coqs chacun et seront jugés
par un jury de spécialistes. Il
nomme le plus beau coq adulte et
le plus beau coq jeune de l’année,
ainsi qu’un prix élevage.
23 et 24 mai :
Week-end
d’animation Sommedieue
Un week-end de montage de
mouches avec Marc Petitjean dans
ce petit paradis halieutique qu’est
le domaine de Sommedieue. Un
bon moment en perspective…
Marcel Foissy, le génial dessinateur halieutique, récompensé pour
30 ans de BD dans
La Pêche et les Poissons.
AGENDA
Qui ne s’est jamais baigné
dans un cours d’eau ? Quel
pêcheur n’a-t-il jamais rem-
pli ses bottes ? S’il est évi-
dent qu’il est moins
désagréable de prendre
l’eau en été qu’en hiver,
vous aurez remarqué que la
température de certains
cours d’eau devient tou-
jours plus supportable avec
l’avancement de la saison.
En lac ou en mer, les zones
littorales sont toujours plus
tempérées. En revanche, le
plongeon en pleine eau
rappelle à son auteur que
les couches profondes
deviennent très vite gla-
ciales !
A priori
banale, la
température de l’eau est
pourtant le premier para-
mètre évoqué au contact
du milieu liquide: Ouah !
C’est froid ! Bof ! C’est de la
soupe !
Voyons donc de plus près
les facteurs qui la condi-
tionnent et l’influencent.
L’eau, une molécule
exceptionnelle !
S’il est aisé de comprendre
que le soleil réchauffe
progressivement des plans
d’eau immobiles, il est utile
de rappeler, pour bien
décrire le fonctionnement
thermique des lacs, que
l’eau possède des proprié-
tés physiques exception-
nelles. En effet, sa densité
ne suit pas les règles uni-
verselles de la matière sur
Terre !
La densité d’un élément
désigne le nombre de
molécules contenues dans
un volume donné. Plus l’es-
pace entre les molécules
est faible, plus elles sont
nombreuses et donc plus le
poids de l’élément qu’elles
composent dans ce volume
est élevé. Cet espace est
proportionnel à la tempéra-
ture. Une matière froide est
ainsi toujours plus lourde
qu’une matière chaude. En
d’autres termes, en se
refroidissant, un liquide
sera toujours plus froid en
profondeur qu’en surface.
Et s’il fait encore plus froid,
les molécules seront telle-
ment serrées qu’elles ne
pourront plus être dépla-
cées : c’est la solidification.
Effet du réchauffement climatique sur
la température des eaux et la vie aquatique
Il est maintenant clairement établi que le réchauffement récent de not
re planète péjore le maintien
de notre biodiversité. Les milieux aquatiques souffrent fortement de toute modification de leur tem-
pérature. En d’autres termes, nos truites transpirent ! A tel point qu’elles risquent souvent l’insolation.
Avant d’expliquer l’impact de ces modifications environnementales sur les équilibres écologiques,
détaillons tout d’abord le fonctionnement et les caractéristiques thermiques de nos hydrosystèmes.
Par Sylvain Richard et Guy Periat
L’écho du
radier
Actualités
Écologie
Les bras des forgerons sont
là pour en témoigner ! On
obtient alors un élément
solide très dense, qui va
donc couler s’il est plongé
dans ce même élément
liquide.
Eh bien, ce n’est pas le cas
de l’eau ! Grâce à la forme
particulière de sa molécule,
la solidification provoque
un arrangement précis qui
procure à l’eau solide une
densité plus faible qu’à
l’état liquide. En consé-
quence, la glace flotte dans
nos verres ! La densité la
plus importante de l’eau se
trouve en réalité à + 4 °C.
Ce qui explique pourquoi
les masses d’eau très pro-
fondes ont une tempéra-
ture constante de + 4 °C
dans leurs abysses.
En revanche, en surface, la
température varie en fonc-
tion de l’excitation des
molécules que leur confère
la chaleur du soleil. A
l’échelle d’une journée
ensoleillée, la température
maximale apparaît ainsi en
fin d’après-midi, lorsque la
masse d’eau a accumulé un
maximum d’énergie.
Après stratification,
on mélange tout
En fonction de la saison, le
réchauffement des masses
d’eau par le soleil atteint
plus ou moins de profon-
deur, jusqu’à une zone de
transition que l’on appelle
thermocline. En été, la
couche la plus chaude est
donc toujours en surface.
La température de la masse
d’eau évoluant verticale-
ment selon la profondeur,
les couches profondes sont
froides et lourdes. En cas de
stratification thermique, il
n’y a donc aucun brassage,
car chaque couche possède
sa propre densité et reste
dans sa gamme de profon-
deur.
Sous nos latitudes, les
variations saisonnières vont
permettre un mélange des
tranches d’eau. En effet, dès
que l’eau de surface atteint
+ 4 °C, en début ou en fin
d’hiver généralement, elle
s’enfonce et provoque ainsi
le brassage des eaux du
lacs, qui va permettre
le renouvellement des
couches profondes. On
appelle ce phénomène la
“tourne” des lacs. Il inter-
vient plusieurs fois par hiver
sur les petits plans d’eau et
seulement tous les dix à
vingt ans sur les plus
grands, en fonction des
conditions climatiques.
Evidemment, la situation
n’est pas si simple en réa-
lité. En fonction de la forme
du lac, de sa profondeur, de
ses affluents, du vent, etc.,
des courants se forment et
participent également au
mélange des eaux. En mer,
ce phénomène est bien
connu et répond, à l’échelle
du littoral, aux forces des
marées et, à l’échelle de
l’hémisphère, aux forces de
Coriolis.
Tout se complique
en cours d’eau…
La température d’un cours
d’eau n’est pas un paramè-
tre stable. D’une manière
générale, elle va évoluer et
se réchauffer de l’amont
vers l’aval. Plus on s’éloigne
des sources, plus la rivière
s’élargit et s’assagit. En
conséquence, plus on s’ap-
proche de l’embouchure,
plus le cours d’eau reçoit de
la chaleur solaire. Comme
en plan d’eau, les tempéra-
tures varient d’une manière
journalière et les maxima
sont atteints en fin de jour-
née. De légères différences
thermiques peuvent être
observées entre les
Schéma 1 : Structure thermique type d’un plan d’eau
Tout d’abord, il est important de rappeler qu’un cours d’eau
n’est que la face visible des réseaux hydrographiques.
courants rapides et les
calmes. Ici, la densité de
l’eau joue un rôle moindre,
excepté dans les très
grandes fosses. Ces prin-
cipes généraux ne sont
cependant pas les seuls à
conditionner la tempéra-
ture des cours d’eau et un
certain nombre de phéno-
mènes, aux mécanismes
complexes, entrent en jeu.
Tout d’abord, il est impor-
tant de rappeler qu’un
cours d’eau n’est que la
face visible des réseaux
hydrographiques. En effet,
la grande éponge à précipi-
tations que constitue le sol
est à l’origine du courant
permanent de chaque
fleuve, rivière ou autre petit
ru. Ainsi, en fonction de l’al-
titude, de la latitude et de
l’impluvium des bassins ver-
sants, le sol n’a pas la
même température. Les
sources qui en jaillissent
sont de moins en moins
froides plus on s’approche
de la mer ou des tropiques.
En milieu calcaire, cela se
complique grandement.
Les réseaux d’écoulement
souterrain peuvent en effet
fournir tout au long des
cours d’eau des résur-
gences à températures
fraîches et constantes toute
l’année.
Enfin la nature, la couver-
ture et la couleur des sols
des bassins versants
influent logiquement sur
l’eau qui ruisselle. Un orage
sur une zone urbaine en
plein mois d’août aura ten-
dance à amener de l’eau
chaude, tandis qu’une crue
estivale résultant d’une
dégradation météorolo-
gique classique refroidira
les eaux de surface d’une
région. Et un épisode de
grêle pourra faire perdre
plus de 10 °C à un cours
d’eau en quelques dizaines
de minutes seulement !
Schéma 2 : Phénomène
de brassage des eaux des lacs
L’écho du
radier
Actualités
Écologie
La température
de l’eau et les processus
chimiques
La solubilité des gaz et
autres éléments est dépen-
dante du nombre de molé-
cules auxquelles ils peuvent
s’associer. La température,
qui régit la densité de la
matière, joue donc un rôle
essentiel dans leur concen-
tration. L’exemple le plus
connu est celui de l’oxygène :
à pression identique, plus
une eau est froide, plus elle
aura une concentration éle-
vée en oxygène. Comme la
pression dans la bouteille
d’eau minérale, la tempéra-
ture est donc fondamentale
à la dissolution des gaz.
Il est donc logique de voir
“piper” des poissons main-
tenus dans un vivier trop
petit et qui a été exposé à
un air ambiant chaud. Ils
cherchent à avaler de l’air,
afin que l’oxygène, qu’ils ne
trouvent plus sous forme
dissoute, diffuse au travers
de leur tube digestif. En
effet, certaines espèces
(loche, tanche…) sont capa-
bles de compenser, jusqu’à
un certain point évidem-
ment, le manque d’oxygène
dissout par “respiration” sto-
macale. Les rassemblements
anormaux de poissons aux
embouchures des petits
affluents frais des grands
cours d’eau en période de
canicule s’expliquent donc :
ils cherchent des bouffées
d’oxygène !
Enfin, il est important de
noter que certains pol-
luants (cyanures, nitrites…)
voient leur concentration et
leur toxicité augmenter
avec la température de
l’eau.
Une activité des
organismes aqu
atiques
dépendante de
la température de l’eau
Animaux à sang froid, l’acti-
vité physiologique des
organismes aquatiques
dépend directement de la
thermie de leur environne-
ment. La digestion, la respi-
ration, la production et la
maturation des gonades, la
croissance, mais également
la nutrition, la reproduction
ou encore les déplace-
ments, sont régis en grande
partie par la température
de l’eau.
Les différentes espèces
aquatiques se sont progres-
sivement adaptées à leur
milieu de vie et certaines
montrent des préférences
pour les eaux froides, alors
que d’autres ne vivent
qu’en eaux chaudes.
Si l’on prend l’exemple des
poissons, l’omble chevalier
a besoin d’une température
de l’ordre de 4 à 5 °C pour
se reproduire. A ces ther-
mies, la carpe ou la tanche
sont totalement inactives,
enfouies dans les sédi-
ments, et doivent attendre
18 à 22 °C pour frayer. En
hiver, il n’est pas rare d’ob-
server des milliers de cypri-
nidés, agglutinés en bancs
immobiles là où la rivière
est la moins froide, tam-
ponnée par une résurgence
de nappe ou particulière-
ment bien exposée au
timide soleil d’hiver… En
revanche, les truites, qui
attendent une température
de 6 °C en automne pour
lancer les hostilités de la
reproduction, seront en
pleine activité.
Chaque espèce possède
ainsi une gamme de tem-
pératures optimales pour
son développement. On
parle alors de “température
de confort” pour indiquer la
valeur au-dessus ou en des-
sous de laquelle l’individu
commence à “souffrir“.
Pour les Cyprinidés (gar-
dons, carpes, barbeau…),
on peut retenir comme
température de confort
maximale environ 25 °C.
Les Salmonidés (truite,
ombre…), en revanche, sont
soumis à un état de stress
physiologique lorsque l’eau
dépasse 20°C. Au-delà de
ces seuils, les organismes
subissent une diminution
de leurs fonctions vitales et
Chez les poissons, tout le processus de reproduction (migration,
ponte, incubation,…) est précisément lié à la température.
réduisent leur activité ali-
mentaire. Lorsque la tem-
pérature augmente encore,
elle peut entraîner à plus
ou moins court terme la
mort de l’individu : il s’agit
de la “température létale”.
Elle peut être estimée à
27 °C pour les Salmonidés
et 30 °C pour la plupart des
Cyprinidés.
Certaines espèces sont
cependant plus résistantes:
le poisson-chat (34 °C) ou
la perche (32 °C).
Une présence ou
une absence expl
iquée
par la température
Ces préférences pour des
gammes de températures
bien précises expliquent
pour une grande part la suc-
cession longitudinale des
espèces au sein des cours
d’eau. Logiquement, celles
d’eau froide comme les
Salmonidés, le chabot ou la
lamproie de Planer, se ren-
contrent dans la partie
amont des rivières et, au fur
et à mesure du réchauffe-
ment des eaux, elles sont
progressivement remplacées
par des espèces plus tolé-
rantes, comme la vandoise,
le barbeau, ou encore le bro-
chet et la brème.
Certes, la température n’est
évidemment pas le seul fac-
teur qui explique cette suc-
cession biologique. En outre,
les inversions thermiques
provoquées par l’embou-
chure d’affluents froids ou la
présence d’importantes
résurgences karstiques com-
pliquent leur logique d’ap-
parition. Si bien qu’il est
parfois difficile de compren-
dre l’assemblage des biocé-
noses en place. Les travaux
de l’université de Franche-
Comté, dans les années
1970, ont par chance permis
d’y voir plus clair sur la struc-
turation des peuplements
aquatiques de nos cours
d’eau et ont montré que la
température de l’eau
explique à elle seule plus de
50 % de la variabilité longi-
tudinale des peuplements !
Dans les plans d’eau égale-
ment, les espèces s’organi-
sent en fonction de la
température, même si là
aussi d’autres paramètres
comme la qualité des
caches et des abris, ou
encore la quantité de nour-
riture, influencent grande-
ment leur distribution
spatiale. Ainsi, les petits gar-
dons vont se déplacer en
suivant les couches d’eau les
plus chaudes de surface,
sans rechercher un type
d’habitat particulier. De
même, en été, les truites de
lac vont rechercher les
couches les plus fraîches en
profondeur, alors qu’en hiver
ces mêmes truites iront
chasser en surface, juste
avant ou après leur migra-
tion de reproduction. Enfin,
les corégones surferont
sur la thermocline, à la
recherche de plancton.
La notion de métabolisme
thermique
Les processus évolutifs qui
conditionnent le contexte
thermique des milieux aqua-
tiques sont très complexes.
Ils interagissent les uns par
rapport aux autres, à diffé-
rentes échelles d’espace et
de temps. Les hydrosys-
tèmes présentent donc un
véritable métabolisme ther-
mique. Celui-ci influence les
grands équilibres chimiques
de l’eau. Il détermine les
caractéristiques biologiques
des milieux aquatiques. Il
régit la distribution des
espèces. La température est
donc véritablement l’épée
de Damoclès de nos lacs et
cours d’eau. Il apparaît ainsi
fondamental de préserver
leur intégrité thermique si
l’on veut protéger ou restau-
rer leurs fonctionnalités. Le
réchauf- fement climatique
semble donc être un fléau
pour la sauvegarde de nos
poissons. Mais est-il le seul
responsable de l’état fiévreux
de nos hydrosystèmes?
Existe-il des solutions pour
prévenir cette tendance iné-
luctable ? Tant de questions
auxquelles nous nous
devrons de répondre dans
un prochain article.
Les hydrosystèmes présentent un véritable métabolisme
thermique. Celui-ci influence les grands équilibres
chimiques de l’eau. Il détermine les caractéristiques
biologiques des milieux aquatiques.
L’écho du
radier
Actualités
Écologie
Parmi les éléments qui ont contribué par le passé à faire de la pêche à la mouche
une technique “d’élite”, le bas de ligne a toujours été placé en première ligne.
Sur lui reposent tous les espoirs de présentations aussi précises que naturelles.
Seulement voilà, à vouloir faire compliqué “pour faire bien”, on en oublie que
seul le résultat compte. La tendance actuelle en matière de bas de ligne penche
pour une simplification des formules. Voyons comment et pourquoi…
Par Jean-Marc Theusseret
Bas de ligne,
éloge de la simplicité
ant que la pêche à la
mouche exi
era, on
parlera des bas de
ligne, liens inévita-
bles entre la soie et la mouche.
Botte secrète de nombreuses
nes gaules qui
le plus souvent
ne sont pas très bavards au sujet
de sa composition, le bas de
ligne a toujours constitué un
élément mystérieux apte à agi-
ter les esprits. Au milieu du siè-
cle derni
er, cet
élément
de l’at-
tirail du pêcheur à la mouche
était volontairement présenté
comme une chose complexe, et
de nombreux auteurs halieu-
tiques de l’époque contri-
buaient à le rendre parti-
culièrement ésotérique. Cer-
tains d’entre eux se confon-
daient en formules mathé-
matiques qui n’avaient d’autre
but que d’asseoir leur statut
d’expert halieutique, mais qui
au final ont été un frein au dé-
veloppement de cette belle
pêche à la mouche. Du temps
des pêches faciles, le bas de ligne
était principalement progressif.
C’est-à-dire que la longueur des
ns de nylon ét
de plus en
plus courte au fur et à mesure
Les bas de ligne sont
souvent la bête noire
des pêcheurs à la
mouche. Des formules
simples et très efficaces
existent. Elles méritent
d’être essayées.
que les diamètres diminuaient.
Ce principe dit “rapide” en rai-
son de son aptitude à s’étendre
facilement au lancer est tou-
jours utilisé pour les cours d’eau
agités. A l’époque, il l’était aussi
en rivières de plaine. Il aura
fallu attendre le milieu des an-
nées 1980 pour que Piam dé-
voile le bas de ligne avec lequel
il pêchait à la nymphe à vue,
d’une conception inverse (dite
dégressive) puisque les brins se
voyaient allongés progressive-
ment. Cet article, publié à
l’époque dans
Le Plaisir de la
pêche
de Philippe Matthieu, al-
lai
bouleverser le monde de la
pêche à la mouche. Plus exact
ment, il y avait ceux qui avaient
immédiatement pris conscience
de l’ampleur du phénomène
et… les autres ! Concrètement,
il devenait possible, grâce à une
longueur totale comprise entre
6 et 7 mètres et d’une pointe
d’une longueur de canne,
d’effectuer des dérives naturelles
d’une longueur inimaginable,
de leurrer des poissons craintifs,
de pêcher plus fin… Depuis, la
plupart des pêcheurs français
pratiquant en grandes rivières
ont adopté ce principe de grand
bas de ligne dégressif (soit une
longueur comprise entre 5,50 et
7 mètres). Pour aussi efficace
qu’elle soit, cette formule néces-
site au total neuf brins de nylon,
soit les diamètres de 45, 40, 35,
30, 25, 20, 16, 14/100 et
pointe.
La formule “égalitaire” a
fait de nombreux adeptes
Dans le n°XX de
Pêches spor-
tives,
Philippe Boisson nous fai-
sait découvrir une formule
inédite qu’il utilisait depuis
deux saisons avec succès. C’est
le bas de ligne que vous avez pu
découvrir sur les DVD, notam-
ment celui consacré à la pêche à
la nymphe à vue. Ce bas de
ligne présente la particularité
d’être composé de brins de
tailles égales, sauf la pointe, qui
est beaucoup plus longue. Mo-
dulable à souhait, le moins que
l’on pui
sse di
re, c’est
qu’i
l plaî
à de nombreux pêcheurs. Les
principales raisons de son suc-
cès sont liées à sa simplicité de
conception et de maintenance
ainsi qu’à son action, parfaite
Plus exactement, il y avait ceux qui avaient
immédiatement pris conscience de l’ampleur
du phénomène et… les autres !
pour les pêches d’aujourd’hui,
permettant des dérives très natu-
relles de la mouche. Tout lui va,
sur des cours d’eau de typologies
très différentes, aussi bien pour la
pêche à la mouche sèche que
pour la nymphe à vue ou au fil.
Rien n’interdit de l’utiliser à la
mouche noyée ou même – dans
une version encore simplifiée –
au streamer.
Voici rappelée sa composition dans
sa version longue (7,30 m) :
40/100 : 90 cm
35/100 : 90 cm
30/100 : 90 cm
25/100 : 90 cm
18/100 : 90 cm
pointe : 280 cm
Cette version très longue ne doit
pas vous effrayer. Il suffit en effet
de réduire la taille des brins pour
obtenir facilement un modèle
plus court. Des lecteurs nous ont
confié l’avoir adopté avec des
brins de 60 ou 65 cm et une
pointe de 1,80 m. Tout est possi-
ble très facilement, sans le moin-
dre doute. Seule contrainte de ce
modèle, le nœud de raccord
entre le 18/100 et la pointe.
L’importante différence de dia-
mètre entre les deux brins néces-
site un nœud particulier,
indispensable avec les nylons de
12, 10 et 8/100, sans quoi les
risques de casses au raccord sont
rédhibitoires. La solution adop-
tée par Philippe Boisson consiste
en un nœud de chirurgien dont
la pointe a été doublée et que l’on
passe cinq fois dans la boucle. Ce
nœud très solide a largement fait
ses preuves puisque l’intéressé
pêche le plus souvent en 8/100
du côté de Goumois. Fini donc
les comptes d’apothicaire avec
une multitude de brins dégressifs
ou progressifs dont il manque
toujours trois centimètres pour
en faire quatre. En action de
pêche, la gestion du fil en est
grandement facilitée.
Des pointes longues,
la clef du succès
Ce n’est pourtant pas faute de le
rabâcher, mais l’efficacité de la
pêche à la mouche act
uelle dé-
pend de façon primordiale de la
longueur de la pointe du bas de
ligne. Pour toutes les dérives
inertes et particulièrement la
pêche à la mouche sèche et à la
nymphe à vue, une grande
pointe fait toute la différence.
J’entends par “grande” environ
une longueur de canne, soit
2,60 à 2,80 m. Comment peut-
on pêcher efficacement sur une
zone perturbée (hormis pour le
cas des eaux rapides) avec une
pointe de 80cm ? C’est sans
doute la pire des erreurs, que
l’on observe pourtant à lon-
gueur d’année chez des pê-
cheurs qui se demandent
toujours pourquoi “ça marchait
mieux en Autriche qu’entre les
deux ponts d’Argentat-sur-
Dordogne !”. Ne pas vouloir
faire cet effort de lancer des bas
de ligne plus longs avec des
pointes longues se résume le
plus souvent à se dégoûter de la
pêche à la mouche. C’est à ce
point !
Le cas de la pêche
à la nymphe “au fil”
La pêche à la nymphe dite “au
l” peut
à just
re êt
re consi-
dérée comme une adaptation de
la pêche au “toc”, car le principe
est très similaire. On distingue
s plusi
eurs vari
ant
es : la
pêche canne haute, où la soie ne
touche pas l’eau, et la pêche
canne basse, où la soie est posée
sur l’eau. Pour le premier cas,
un bas de ligne pour pêcher à la
mouche sèche ou à la nymphe à
vue peut convenir à condition
qu’il ne soit pas démesuré (c’est
moins pratique mais tout aussi
pêchant).
En ce qui concerne le second cas,
il s’agit d’une technique très en
vogue chez les pêcheurs de com-
pétition. Le dernier brin avant la
pointe est constitué d’un fil de
20/100 en PVC de couleur rouge
ou jaune (JMC Fil DTK). Les
compétiteurs choisissent souvent
de mettre les deux couleurs. Ce
ou ces fils se terminent par une
micro boucle de 3 ou 4 mm. Le
tout est abondement graissé avec
du Mucilin blanc. On obtient un
indicateur de touche redoutable.
Une formule type pour pêcher
“au fil” de cette façon peut se dé-
composer ainsi :
45/100 : 50 cm
40/100 : 55 cm
35/100 : 60 cm
30/100 : 70 cm
25/100 : 70 cm
20/100 : 70 cm
Pointe : la longueur doit être
égale à la profondeur du poste
pêché.
La longueur de ce bas de ligne
progressif est donc de 3,75 m
hors pointe. L’une des clefs de la
technique est d’utiliser une lon-
gueur de pointe égale à la pro-
fondeur du poste. Si l’on ajoute
un mètre, le bas de ligne reste fa-
cile à lancer. Il faut savoir que
cette technique s’applique de
préférence sur les radiers au cou-
rant régulier mais où la profon-
deur est souvent comprise entre
60 cm et un peu plus d’un
mètre. On peut toutefois s’inter-
roger sur l’aspect de la discrétion
d’un tel bas de ligne, car cette
technique se pratique principa-
lement en lançant vers l’amont.
Les risques de couvrir les pois-
sons sont donc permanents. Sans
vouloir insister lourdement, on
constate que, là encore, un bas
de ligne plus long permet de res-
ter plus discret.
La formule à brins égaux décrite
plus haut convient également
très bien. Evidemment, il faut
rester prêt à ferrer au moindre
arrêt du repère à la surface,
donc un trop long bas de ligne
ne doit pas perturber le geste ou
ni être gênant lors des relances.
Car, à cette pêche, plus de 80 %
des prises se font à moins de
10 mètres devant les bottes du
pêcheur. Il y a donc un com-
promis à trouver, qui dépend
autant du niveau de pratique du
pêcheur que du type de cours
d’eau pêchée. A
cela s’ajout
Les solutions miracles
n’existent pas pour
présenter
convenablement des
mouches aux poissons.
Le bas de ligne est le
seul élément sur lequel
on peut compter.
Pêcher
Comment
Matériel
Méthode
Expertise
caractère sauvage (au sens fa-
rouche) des poissons de ladite
rivière.
Bas de ligne tissés
et tressés, où en est-on ?
Il existe toujours en France des
inconditionnels des bas de ligne
tressés ou tissés (surtout ces der-
niers, plus fins). Ils sont utilisés en
petits cours d’eau, où la plupart
des dérives sont très courtes. Leur
grande souplesse est alors un
avantage certain. En revanche, ils
doivent être graissés régulière-
ment pour flotter impeccable-
ment. Ces bas de ligne creux en
“queue de rat” sans nœuds se re-
lient très facilement aux soies na-
turelles, le bas de ligne servant de
“chaussette” qui recouvre l’extré-
mité de la soie sur 2 ou 3 cm. Une
fine ligature, une goutte de colle,
et le tour est joué. Deux fabri-
cants proposent ces bas de ligne.
Il s’agit des Mouches Guy Plas et
de Jean-Pierre Thébault.
Nylon, rien de neuf sous
le soleil d’avril
Les nouveautés (les vraies…) en
matière de nylon et autres fluoro-
carbone étant quasiment inexis-
tantes depuis quelques années, il
n’y a rien à espérer, sinon de voir
les références des bons produits
reconduites pour les années à
venir, ce qui sera déjà très bien !
Mais rien n’est garanti sur ce plan.
Le fameux Maxima, utilisé avec
bonheur pour les diamètres de
50à 25/ 100 dans la constitution
des bas de ligne à nœuds, reste
heureusement (et après plus de
trente ans de fabrication) à l’ordre
du jour. Ce fil à très faible mé-
moire, assez raide, a depuis long-
temps la faveur de nombreux très
bons pêcheurs.
Pour les pointes et les brins inter-
médiaires, les avis divergent sur
des produits, dont parfois seule
l’étiquette change ! Citons les
classiques Water Queen Pole
Fishing (dont les bobines ont pris
en diamètre cette année), l’indé-
modable Kroïc GT, dont on fe-
rait bien de redécouvrir les
qualités, car il reste très compéti-
tif. Le Devaux Tiger, le Rio Po-
werflex, le Sensas Compétition
pour les pêches fines, ou encore le
Stroft GTM pour, au contraire,
les poissons peu regardants mais
de belle taille. Idem du côté des
fluorocarbones, qui en rivière ne
font pas l’unanimité, du fait de
leur raideur. En revanche, ces fils
très discrets et résistants sont très
appréci
és en lac.
Le fil DTK est très pratique
pour pêcher “au fil”, où il
joue le rôle de détecteur.
Etapes de montage
1.
Fixer à la courbure les cerques en fibres de queue de faisan commun.
2.
Fixer le fil de cuivre et réaliser un sous-corps en fil de montage.
3.
Dans une boucle réalisée avec le fil de montage, préparer un dubbing de lapin
de garenne.
4.
Avec le dubbing de lapin, réaliser le corps et cercler avec le fil de cuivre.
5.
Fixer une portion de fibres de grande plume d’oie et une plume de flanc de bécasse ou
de grouse (rachis en avant).
6.
Réaliser un thorax avec l’écureuil brun foncé SLF.
7.
Rabattre la plume de bécasse vers l’arrière et la portion d’oie vers l’avant pour former
le sac alaire.
8.
Couper l’excédent de faisan et réaliser le nœud final.
Matériaux de montage

Hameçon standard en taille 14 ou 12.

Fil de montage 8/0 brun.

Cerques en faisan commun.

Corps en lapin de garenne (poils du dos).

Cerclage en fil de cuivre.

Thorax en écureuil brun foncé SLF.

Pattes en bécasse ou grouse.

Sac alaire en oie foncée.
Matériel
Méthode
Expertise
Comment
Pêcher
11 mouches pour la pêche
de la truite et du saumon
De quoi faire face aux situations les plus couramment rencontrées du mois d’avril
au mois de juin. Pour la truite, ces montages imitent les stades classiques des insectes
les plus communs (March Brown, olives, mouches de mai, etc.).
Montages et photos de Bernard Dalmas
NYMPHE DE MARCH BROWN
Cette nymphe peut être lestée si vous pêchez des eaux fortes. Dans le sud Finistère, où ces éphémères sont
encore présents, les truites les prennent juste sous la surface au stade pré-émergent.
Etapes de montage
1.
Réaliser un tag avec la laine rouge.
2.
Fixer la plume de huppe de faisan doré en positionnant la courbure vers le bas comme le
veut la tradition. Puis fixer le brin de tinsel.
3.
Réaliser avec la laine jaune un corps conique en stoppant à 4 mm de l’œillet.
4.
Cercler le corps avec le tinsel argent.
5.
Fixer une petite pincée de fibres de hackle de coq gris pour former une gorge. Dans le cas
d’une mouche montée sur hameçon simple, cet attribut n’est pas inutile car il évite à la
mouche de tourner pendant sa nage.
6.
A 2 mm derrière l’œillet, fixer quelques fibres de collerette de faisan doré.
7.
Fixer par-dessus le faisan une petite touffe de poils de martre ou, à défaut, d’écureuil
roux.
8.
Prélever les fibres sur la partie médiane d’une plume de queue de paonne. Fixer et répartir les fibres.
9.
Réaliser une tête avec le fil de montage et vernir plusieurs fois. En utilisant un hameçon
saumon actuel, on évite d’obtenir, comme dans mon exemple, une tête trop grosse.
MOUCHE TRADITIONNELLE BRETONNE
Il n’y a pas plus t
e mouche ! L’hameçon proposé sur l’exemple n’est
là que pour le fun.
Je vous conseille plutôt un hameçon traditionnel pour le saumon avec un ardillon moins agressif que celui
du Must
ad de l’exemple. Par cont
re, les aut
res mat
éri
aux employés rest
à fai
és aux eaux
cuivrées et aux courants lents de Bretagne.
Matériaux de montage
Hameçon saumon en tailles 12 à 6.
Queue en huppe de faisan doré.
Tag en laine rouge.
Corps en laine jaune (produits Yann
Le Fèvre).
Tinsel en fil d’or moyen de VMC.
Sous-aile en collerette de faisan doré.
Gorge en hackle gris clair du
limousin.
Aile en fibres de queue de paonne.
Fil de montage 8/0 noir.
Matériel
Méthode
Expertise
Comment
Pêcher
Etapes de montage
1.
Avec le fil de montage, fixer deux brins de fil iridescent olive et la fibre de faisan
bleu.
2.
Réaliser le sous-corps avec le fil iridescent et déposer une goutte de colle cyano.
3.
Avant que la colle cyano ne sèche totalement, cercler le corps avec le faisan bleu.
4.
A environ 3 mm de l’œillet, fixer un brin de z lon et remonter légèrement avec le fil
de montage. Déposer une petite goutte de cyano sur la partie en fil de montage.
5.
A la base de la potence, f
ixer le hackle de coq et préparer une mèche de dubbing
d’opossum noir.
6.
Réaliser un petit thorax avec l’opossum et faire trois tours avec le hackle.
7.
Tailler la potence à la hauteur souhaitée, pas trop haute, et réaliser le nœud final.
CHIRO ÉMERGENT
En mars et
l, les pet
ros offrent
, cert
nes journées, souvent
la seule occasi
on de nouer une mouche
sèche sur son bas de ligne. Le montage parachute permet d’abaisser le niveau de flottaison tout en gardant
la mouche vi
ble grâce à la pot
ence, qui
peut
re blanche ou de couleur.
Matériaux de montage
Hameçon Tiemco 103 BL
en taille 17 à 21.
Fil de montage 10/0 Orvis noir.
Fil iridescent JMC olive.
Fibres de queue de faisan bleu.
Opossum noir.
Hackle gris fumé (ici hackle de coq de
Corrèze de Bruno Boulard).
Potence en z lon de JMC
Etapes de montage
1.
Fixer les cerques en faisan, avec deux fibres de faisan pour le cerclage.
2.
Réaliser un corps conique avec le dubbing de lièvre.
3.
Torsader les deux fibres de faisan et réaliser le cerclage.
4.
Fixer par la pointe la plume de flanc de canard carolin, face incurvée vers le haut.
5.
Faire trois tours avec la plume et couper l’excédent.
6
.
Fixer derrière l’œillet une pincée de fibres de cul de canard beige naturel.
7.
éaliser une tête à l’aide du f
il de montage et vernir.
ÉMERGENTE D’OLIVE DE PRINTEMPS
Baetis rhodani
l’oli
ve la plus présent
e au pri
emps et
souvent
l’une des premi
ères à éclore en début
de saison. Le stade émergent est très “tendance” depuis quelques années… Ce modèle n’est pas facile à utiliser
car sa flot
son lai
sse à dési
rer, mai
rès effi
cace en présence de poi
Matériaux de montage

Hameçon caddis en taille 16.

Fil de montage 8/0 roux.

Corps en oreille de lièvre teinté olive.

Cerclage en micro tinsel cuivre.

Thorax en opossum naturel foncé.

Aile en cul de canard kaki naturel.
Etapes de montage
1.
Aller jusqu’à la courbure avec le fil de montage et fixer le tinsel cuivre.
2.
A l’aide d’une boucle en fil de montage, réaliser une mèche de dubbing en poils
d’oreille de lièvre olive.
3.
Confectionner le corps à l’aide du dubbing. Cercler avec le tinsel.
4.
A 2 mm de l’œillet, fixer une bonne pincée de fibres de cul de canard.
5.
Avec de la fourrure d’opossum, réaliser un thorax et rabattre le cul de canard vers
l’arrière pour former l’aile.
6.
Tailler les fibres de cul de canard en les arrachant avec le pouce et l’index et réaliser
une petite tête en fil de montage.
GRANDE OLIVE DE PRINTEMPS
Une version légèrement modifiée de la fameuse émergente de A.Terrier qui imite, suivant la taille,
les grandes olives de rivière ou de lac, mais aussi
Ephemera danica
ou vulgata. Dans ce dernier exemple,
la plume de cul de canard doit être plus foncée.
Matériaux de montage
Hameçon standard en taille 14 à 10.
Fil de montage 8/0 brun foncé.
Cerques en fibres de faisan.
Corps en fourrure de ventre de lièvre.
Cerclage en fibres de faisan commun.
Collerette en canard carolin.
Aile en cul de canard beige naturel.
Matériel
Méthode
Expertise
Comment
Pêcher
Matériaux de montage
Hameçon simple ou double en tailles
Soie de montage 8/0 noire.
Vitafloch rouge et noire pour le corps.
Tinsel argent VMC.
Coq du limousin gris cendré.
Poils de queue d’écureuil noir naturel.
Etapes de montage
1.
Fixer à la courbure une plume de huppe de faisan doré.
2.
Fixer ensuite, et dans l’ordre, le hackle de coq puis un brin de Vitafloch noire.
3.
Réaliser un demi-corps avec la Vitafloch noire et fixer un brin de Vitafloch rouge.
4.
Terminer le sous-corps avec la Vitafloch rouge puis cercler avec le tinsel argent.
5.
Tourner en palmer allégé le hackle de coq.
6.
Fixer derrière l’œillet une pincée de poils d’écureuil noir naturel. Comme pour le
blaireau, consolider la fixation à l’aide d’une goutte de cyano.
Réaliser une tête avec le fil de montage et vernir.
MOUCHE À SAUMON DE NORMANDIE
La Tréport
se, i
avec un corps rouge et
r, est
une créat
on de Thi
erry Wi
llems (
é Ri
lap,
importatrice des produits Loop, entre autres). En fait, elle est plus précisément une amélioration d’un
modèle t
onnel normand pour la t
rui
e de mer. En t
cas, c’est
ma mouche noi
re préférée pour
le saumon ou la truite de mer sur toutes les rivières du globe.
Matériaux de montage

Hameçon TMC 102Y en taille 13.

Fil de montage 8/0 brun foncé.

Cerques en canard d’été.

Corps en écureuil gris naturel SLF.

Thorax en écureuil brun foncé SLF.

Aile en chamois.
Etapes de montage
1.
Fixer les cerques à la courbure de l’hameçon et réaliser un sous-corps en fil de montage.
2.
Au premier tiers de la hampe, fixer une pincée de poils de chamois.
3.
Réaliser une mèche de dubbing avec l’écureuil gris et former le corps.
4.
Tailler le corps puis préparer un dubbing pour le thorax.
5.
Réaliser le thorax avec le dubbing d’écureuil brun foncé.
6.
Faire une petite tête et le nœud final.
MARCH BROWN NO HACKLE
Au st
ade émergent
, quel que soi
emps, la March Brown comme la mouche de mai
, ne lai
sse jamai
truites insensibles.
Matériaux de montage
Hameçon standard en taille 16.
Fil de montage 8/0 brun ou roux.
Corps en substitut de condor beige.
Ailes en pardo encendido.
Thorax et tête en bourre de sanglier
triée et éclaircie à l’eau oxygénée.
Etapes de montage
1.
Fixer deux ou trois fibres de condor à la courbure de l’hameçon, puis avancer des
deux tiers de la hampe avec le fil de montage.
2.
Former le corps par des enroulements joints de condor.
3.
A 3 mm de l’œillet, fixer une bonne pincée de fibres de pardo (environ les deux tiers
d’une petite pelle).
4.
Dans une boucle réalisée avec le fil de montage, répartir de la bourre de sanglier sans
charger en quantité et vriller la boucle.
5.
Tout en ramenant les f
ibres de pardo sur le dessus, réaliser un thorax avec la bourre
de sanglier.
6.
Réaliser une petite de tête et vernir. Griffer la bourre de sanglier pour figurer les pattes.
PETIT SEDGE DE MARS
C’est le nom que l’on donne dans le sud Finistère au fameux
brachycentrus subnubilus
. Ce petit sedge peut
mettre les truites en folie l’espace d’une éclosion, qui ne dure malheureusement pas très longtemps.
L’utilisation de la bourre de sanglier en lieu et place de la collerette est une idée de Yann Le Fèvre qui monte
un modèle similaire avec des plumes de cul de bécasse pour figurer les ailes.
Matériel
Méthode
Expertise
Comment
Pêcher
Matériaux de montage

Hameçon fort de fer en taille 12 ou 10.

Fil de montage 8/0 brun foncé.

Cerques et corps en fibres de plume de paonne.

Cerclage micro tinsel cuivre.

Thorax en dubbing SLF d’écureuil Dark Brown.

Collerette en hackle de coq chinchilla brun foncé.

Ailes en plume de poitrail de faisan commun.
Etapes de montage
1.
Fixer à la courbure de l’hameçon les cerques puis le tinsel et une pincée de
fibres de plume de paonne. Aller avec le fil à 4 mm de l’œillet.
2.
Former un corps conique avec des enroulements de paonne et cercler avec
le tinsel (ici doublé et torsadé).
3.
Former un thorax avec des enroulements de dubbing d’écureuil.
4.
Fixer devant le thorax un hackle Chinchilla brun foncé.
5.
Tourner trois fois le hackle et couper le reste de la plume.
6.
Fixer devant le hackle une demi-plume de poitrail de faisan.
7.
Tourner trois fois la plume de faisan et réaliser une tête en fil de montage.
MARCH BROWN NOYÉE
Ce modèle t
e d’i
er l’i
e adult
e dans le courant
, les ai
les doi
vent
re clai
res et
transparentes comme celles de l’imago. Cette mouche doit pêcher légèrement sous la surface, à environ
10 cm, pour êt
re effi
cace.
MOUCHE À SAUMON DES PYRÉNÉES
e mouche lourde ut
se pour sa confect
on des mat
éri
aux t
onnels. On pourrai
re t
é de
rajouter une queue ou une gorge pour faire “plus beau” et, pourtant, j’ai sous les yeux, à cet instant, sa grande
sœur de 1958 (
à l’hameçon prêt
, qui
a à son palmarès plusi
eurs saumons pri
s par son propri
re, Jacques
Semange, sur le gave d’Oloron.
Matériaux de montage

Hameçon double saumon Loop
tailles 6 à 2.

Fil de montage 8/0 noir.

Queue en huppe de faisan doré.

Corps en laine de mouton d’Ouessant
teinté en rouge vif (produits Yann
Le Fèvre).

Tinsel plat métallique.

Poils de blaireau.

Plume de bronze malard.
Etapes de montage
1.
Fixer à l’étau l’hameçon. Le choix de la taille dépendra des conditions de pêche et du
type de soie utilisée. Fixer à la courbure une portion de tinsel plat métallique.
2.
Préparer une mèche de laine directement sur le fil en attente, puis torsader.
3
.
Réaliser un corps légèrement conique avec la mèche de laine.
4.
Cercler le corps avec le tinsel plat.
5.
Fixer par trois tours, sans trop serrer, une pincée de poils de blaireau. Puis déposer
une goutte de colle cyano sur les enroulements de fil. Cette opération est importante,
car les poils de blaireau ont une fâcheuse tendance à glisser.
6.
Terminer la fixation des poils de blaireau et fixer par-dessus une bonne pincée de
bronze malard.
7.
Réaliser une belle tête avec le fil de montage et vernir de plusieurs couches.
Matériel
Méthode
Expertise
Comment
Pêcher
PETITE OLIVE, MOUCHE NOYÉE
Encore not
re pet
ve de pri
emps mai
en versi
mago noyé. Ce st
ade est
rès appréci
de la truite, qui rechigne souvent à monter prendre les subimagos en surface. La technique employée pour
réali
ser le corps permet
des mont
ages avec dubbi
ng sur des pet
lles d’hameçon.
Matériaux de montage

Hameçon fort de fer taille 18.

Fil de montage 10/0 Orvis noir.

Cerques en pardo encendido.

Corps en fil de soie 100 % jaune pâle et
fourrure d’écureuil ou lièvre olive clair.

Collerette en bécasse (bordure supérieur
de l’aile).
Etapes de montage
1.
Fixer à la courbure de l’hameçon une pincée de fibres de pelle de coq pardo.
2.
Fixer un brin de soie. On trouve cette soie en mercerie en cordonnet de 4 torons.
3.
Pincer l’extrémité du brin de soie dans une pince à hackle puis la séparer en deux sur
toute la longueur. Introduire une petite quantité de poils de lièvre ou d’écureuil et
retirer l’aiguille pour permettre à la soie de se torsader à nouveau.
4.
Former le corps en enroulant le dubbing jusqu’à environ 2 mm de l’œillet.
5.
Parer une plume de bordure d’aile de bécasse (elle doit avoir le rachis le plus droit
possible).
6.
Fixer par la pointe la plume de bécasse sans trop serrer car le rachis est très fragile,
puis déposer une goutte de cyanolite.
7.
Tourner 3 à 4 fois la plume, couper le rachis restant et réaliser le nœud final.
Pou
r écri
re cet arti
cle, j
’ai
l’occasi
d’u
es matéri
stri
ar Eri
c Pari
s.
Mou
es Les Coten
es. Tél. : 06 08 81 10 19. Il s’agi
g d’écu
reu
réellemen
téressan
t, d
g d’op
ossu
m les Coten
e la Vi
tafloch
e, qu
s avi
ltés à trou
ver en
Fran
Nymphe à vue,
l’art de l’animation
our qui consacre un
peu de temps à l’obser-
vation des truites et des
ombres par simple cu-
riosité, la connaissance du com-
portement de ces poissons s’en
trouve considérablement ac-
crue. Ainsi donc est-il fréquent
de voir les truites et les ombres
s’élancer soudainement à la
poursuite de nymphes comme
si elles étaient sur le point de
leur échapper. Combien de pê-
cheurs à la nymphe ont pris le
temps d’observer les nymphes
en mouvement dans l’eau ? Il
est facile de s’en procurer
quelques-unes et de les mettre
dans un bocal ou un aquarium.
On apprend beaucoup ainsi sur
l’agilité avec laquelle certaines
larves d’éphémères se déplacent
dans l’eau. La force développée
par ces pet
es best
oles dans un
milieu 800 fois plus dense que
l’air est véritablement prodi-
gieuse. Elles évoluent par sac-
cades de 5 à 10 cm avec une
grande vivacité. C’est cela que
le pêcheur à la nymphe devra
reproduire.
Parmi les tours de main à
connaître par les pêcheurs à la
mouche, l’animation de la
nymphe est l’un des plus sub-
tils. Avant d’arriver à le maîtri-
ser, bon nombre de débutants
en abusent un peu trop. Sou-
vent, le nympheur en herbe
pense qu’il est impossible que la
truite ou l’ombre arrive à dis-
tinguer cette petite imitation
qui dérive au gré du courant.
L’animation de la nymphe est
alors exagérée, dans le seul but
de montrer au poisson “qu’on
est là !”. En réalité, les poissons
voient très bien les nymphes, et
les prennent souvent aussi
lorsqu’on ne les anime pas. Cer-
L’animation des nymphes s’apprend, se perfectionne, de façon très personnelle.
C’est un art, précis, où chaque geste est pesé. Avant d’en comprendre la tech-
nique, une observation des larves et des nymphes dans leur milieu est indis-
pensable pour disposer ensuite de ce petit plus qui fait une grosse différence.
Par Jean-Marc Theusseret
Si l’on peut apprendre
à animer une nymphe
sur le plan technique,
chaque pêcheur
possède sa propre
recette pour rendre
cette manœuvre
d’aguichage plus ou
moins convaincante.
Parmi les tours de main à connaître
par les pêcheurs à la mouche, l’animation
de la nymphe est l’un des plus subtils.
tains pêcheurs rencontrent le
problème inverse, qui est de ne
pas animer suffisamment. Le
plus souvent, ils veulent le faire,
mais une mauvaise gestion de la
longueur de la soie et du bas de
ligne lors de la dérive fait que le
mouvement imprimé à la canne
ne se transmet pas jusqu’à la
nymphe.
Juste éveiller l’attention
des poissons
C’est un classique de la pêche
aux leurres en général, qu’il
s’agisse de mouches, de cuillers
ou autres poissons nageurs.
Autant les poissons peuvent réa-
gir pleinement à une nymphe
animée, autant ils s’en méfient
si celle-ci a eu lieu trop tôt.
Pourquoi ? L’explication est à la
base même de la pêche à la
mouche d’aujourd’hui, prati-
quée sur des parcours publics
très fréquentés s’entend. En ani-
mant la nymphe, on déclenche
un réflexe chez la truite ou
l’ombre qui, comme la plupart
des animaux, réagissent très
bien aux mouvements. La pre-
mière étape est donc réussie.
Mais si elle a lieu trop loin du
poisson, l’effet est immédiate-
ment cassé au moment où, iné-
vitablement, la nymphe drague.
En ani
mant
, on t
re forcément
sur le bas de ligne. Le phéno-
mène est accentué par le fait
que cette animation ne sert,
nous l’avons vu, qu’à éveiller
l’attention des poissons convoi-
tés. Le relâcher qui suit est un
modèle de dragage, la nymphe
replongeant en biais en direc-
tion du pêcheur. Ne perdez ja-
mais de vue que, moins vous
animez, moins la nymphe
risque de draguer au relâcher.
L’animation ne doit servir qu’à
éveiller l’attention du poisson,
rien d’autre. Pour être efficace,
vous devrez apprendre à animer
au dernier moment, alors que
votre nymphe qui dérive dans le
courant s’approche du poisson.
En pratique, il faut arriver à le
faire à 15 ou 20 cm du poisson.
Toute la difficulté vient du fait
qu’il faut savoir précisément où
se situe sa nymphe qui dérive au
fil du courant. C’est là où il faut
du “métier”. Les meilleurs pê-
cheurs à la nymphe savent tou-
jours à 1 ou 2 cm près où est
leur nymphe, y compri
s sur des
Matériel
Méthode
Expertise
Comment
Pêcher
Pour être efficace, vous devrez apprendre
à animer au dernier moment, alors que
votre nymphe qui dérive dans le courant
s’approche du poisson.
La pêche à “l’arbalète”
sous la canne n’est
peut-être pas très
sportive (en haut page
de droite), mais il
n’y a pas mieux
pour observer le
comportement des
poissons face aux
animations. Cela est
très utile pour
apprendre à le faire à
longue distance.
dérives de souvent plus de
10mètres. Cela s’apprend par la
répétition, par la pratique. C’est
une perception qui comprend
l’observation des réactions du
poisson ainsi que l’appréciation
que l’on a des dérives que l’on
effectue. Pour débuter, il est
conseillé de choisir un secteur
peu profond avec un courant
qui coule de façon régulière,
sans turbulences. A partir d’une
certaine vitesse de courant (un
peu moins d’un mètre par se-
conde), les choses se compli-
quent. Car, même si l’on sait
exactement où est sa nymphe, il
est indispensable d’anticiper
l’animation, ce qui correspond
au temps nécessaire pour créer
le mouvement imprimé à la
canne et au bas de ligne. Il est
fréquent dans ces conditions
d’animer trop tard, une fois que
la nymphe est passée au niveau
du poisson.
Entre la truite et l’ombre,
des différences notables
Les ombres réagissent plutôt
eux que les t
rui
es à l’ani
ma-
tion des nymphes. Certains
jours, il est même quasiment
impossible de les faire s’intéres-
ser aux nymphes si on ne les
anime pas de façon relativement
énergique. Les ombres montent
parfois chercher une nymphe
animée assez loin au-dessus ou
même derrière eux, comme ils
le font parfois pour intercepter
des nymphes naturelles. A
croire que ces diables de pois-
sons ont des yeux derrière la
e ! On observe cela sur les ra-
diers au courant qui accélère
progressivement. Pour la truite,
l’animation est beaucoup plus
discrète. Juste ce qu’il faut pour
qu’elle la voie. Ensuite, c’est à
elle de se déplacer.
Un geste qui s’apprend
Il existe plusieurs façons d’ani-
mer une nymphe. Une des plus
efficaces consiste en un mouve-
ment latéral du poignet de droite
à gauche, en continu. Pour que
la nymphe soit animée, vous de-
vrez lever légèrement votre canne
tout en continuant le mouve-
ment du poignet. La nymphe re-
monte alors par petites saccades
de 5 à 10 cm, d’une façon très
réaliste, à la manière de nom-
breuses espèces de larves et de
nymphes naturelles. Ce geste
n’est pas très fluide au début,
mais il s’apprend vite. Evitez de
crisper le bras et le poignet. Au
contraire, détendez-vous, ça ira
beaucoup mieux !
Et pour la nymphe
“au fil” ?
L’animation des nymphes
concerne aussi les techniques de
pêche à la nymphe en aveugle,
mais reste beaucoup plus limi-
tée. Elle peut intervenir en fin
de dérive. C’est même une tech-
nique à part entière, qui marche
très bien. La nymphe est lancée
très en amont du pêcheur et
coule librement. Arrivée au ni-
veau du pêcheur, celui-ci lève
lentement la canne, ce qui a
pour effet de tendre – dans l’or-
dre – la soie, le bas de ligne,
puis de faire remonter la
nymphe. La remontée s’effectue
alors en continu et non plus par
saccades. Cette remontée conti-
nue permet de déceler les
ouches lors de l’arrêt
du bas de
ligne, en général. Yann Caléri
nous a fait découvrir cette tech-
nique dans le détail dans le
DVD
Pêches sportives
n° 9.
Evitez de crisper le bras et le poignet.
Au contraire, détendez-vous, ça ira
beaucoup mieux !
L’animation des
nymphes est souvent
utilisée par les
pêcheurs à vue. Elle
est délaissée à tort par
les pêcheurs “au fil”,
car elle provoque de
très nombreuses
touches.
Matériel
Méthode
Expertise
Comment
Pêcher
Les « blanches »…
Que la truite fario soit un poisson
migrateur, c’est un fait au mo-
ment de la reproduction, mais
c’est également vrai lorsqu’il s’agit
de gagner des zones de croissance.
Certains spécimens vont se séden-
tariser et s’alimenter uniquement
dans la rivière alors que d’autres
vont dévaler jusqu’au lac. Dans les
barrages que la fée électricité a vi-
lainement semés un peu partout,
ces truites vont trouver un milieu
de vie favorable et connaître une
croissance rapide, car elles se
Truites
lacustres
en rivière :
mode d’emploi…
Certains grands cours d’eau de l’Hexagone sont connus pour leurs remontées
de truites lacustres. Celles-ci s’engagent dans la rivière à l’occasion des coups
d’eau et sont reconnaissables entre mille. Les pêcheurs locaux les appellent des
« blanches », en raison de leur robe. La pêche de ces grosses truites comporte
pas mal d’incertitudes, mais une fois que l’on a accroché un de ces poissons
surpuissants on ne peut plus s’en passer ! Voici quelques éléments de réflexion
pour vous aider à croiser la trajectoire de ces fuseaux d’argent…
Par Jean-Christian Michel
nourrissent presque exclusivement
d’ablettes. Ce comportement pis-
civore a pour effet de doper leur
croissance et de transformer ces fa-
rios de rivière en boules de muscles
argentées. Elles deviennent alors
des truites « lacustres ».
Ces poissons ont une robe très
claire en raison de leur vie dans le
lac. Voilà pourquoi les pêcheurs du
cru les affublent du joli qualificatif
de « blanches ». Cette coloration
n’est pas due à leur origine géné-
tique, car les truites lacustres sont
aussi bien de souche méditerra-
néenne qu’atlantique. En revanche,
leurs mœurs presque pélagiques
dans les grands lacs confèrent à
leurs écailles un éclat surprenant…
un peu comme si la profondeur de
l’eau se mélangeait à celle du ciel
pour produire la curieuse intensité
métallique de leurs reflets. Des fa-
rios stealhead en quelque sorte !
Même quand elles sont dans la ri-
vière depuis plusieurs semaines, ces
truites conservent la marque du lac
étalée sur leur robe. Elles peuvent
devenir cuivrées avec le temps,
mais elles ne perdent pas cet aspect
métallique.
Une truite fantasque ?
Outre leur taille, la fascination que
ces truites exercent sur les passion-
nés tient au côté difficilement pré-
visible de leur pêche. Car, pour
pêcher les truites lacustres en ri-
vière, encore faut-il qu’elles y
soient remontées… C’est un
axiome tout bête, mais qui pose
pas mal de problèmes dans la pra-
tique. La seule certitude que l’on
puisse avoir est que ces truites s’en-
gagent dans la rivière à l’occasion
des coups d’eau. Les débits supé-
rieurs à la normale produisent un
appel d’eau dans le lac qui réveille
le naturel migrateur des farios.
Mais n’imaginez pas que ce soit un
phénomène mécanique ! Cela
peut se produire lors des pluies
printanières ou au moment des
orages, en été. C’est également le
cas au début de l’automne, mais
en France la pêche est fermée !
(Allez pêcher à l’étranger !)
Des poissons
magnifiques dans
une rivière qui ne
l’est pas moins :
le Verdon !
Il faut suivre l’état de la rivière de
façon assez régulière, car les
« blanches » apparaissent du jour
au lendemain. Leur réputation de
truites « faciles » tient beaucoup à
cela. Car, quand des poissons
« neufs » tout juste remontés du
lac prennent possession des
postes, ils sont bien évidemment
beaucoup plus vulnérables que les
poissons sédentaires. Mais cette
naïveté d’un moment ne doit pas
faire oublier qu’il s’agit de vraies
truites sauvages et non pas de
poi
ssons de ci
rque. Leur facult
s’éduquer est exemplaire, et ce
phénomène est d’autant plus ra-
de que les eaux sont
basses. Sur
les spots les plus accessibles, ces
truites sont matraquées quoti-
diennement et elles deviennent
vite imprenables par les tech-
ques les plus ut
La seule solution pour s’en tirer
un peu moins mal que les
confrères est de ne pas s’enfermer
dans une seule pratique. Cer-
taines rivières sont sur-pêchées à
la Vibrax n° 4, ailleurs c’est le
poisson mort manié qui est consi-
déré comme l’arme fatale. D’au-
tres ne jurent que par les poissons
nageurs. Ces techniques « reines »
ne valent que le temps de l’ac-
coutumance.
En tout cas, il faut pêcher diffé-
remment
des confrères pour par-
venir à intéresser ces truites très
sollicitées.
Restez raisonnables…
Dans le choi
x de l’équi
pement
faut prendre en compte la taille
moyenne des captures espérées
(généralement entre 40 et 60
cm), sans employer pour autant
un matériel de saumonier. Les la-
custres migratrices peuvent at-
ndre des mensurat
ons hors du
commun, mai
s on n’accroche pas
une truite de 70 cm à chaque
tour de manivelle. Aussi la puis-
sance du matériel est plutôt à dé-
terminer en fonction de la
puissance de la rivière (et des obs-
tacles) que de la taille fantasmée
des captures potentielles.
Une canne à poisson mort manié
de 2,80 ou 3 mètres et d’une
puissance de 15 à 30 grammes
convient bien. Il s’agit plutôt
d’un modèle pour les pêches lé-
gères du sandre que pour le bro-
chet ou le saumon. Coté ligne,
dans les cours d’eau puissants
mais sans trop d’encombres, on
peut
ser un bon 22 cent
ème
nylon. En revanche, dans les ri-
vières torrentielles, les frottements
re les blocs sont
fréquent
une truite de quelques livres a vite
fait de s’appuyer sur le courant
pour dévaler. L’emploi d’une
bonne grosse tresse en 12 cen-
tièmes peut alors être très utile.
Matériel
Méthode
Expertise
Comment
Pêcher
Surtout si vous employez des
leurres qui aiment bien se coincer
entre les blocs, comme ces mer-
veilleux poissons nageurs « new
age » dont le prix du gramme de
plast
e bi
en des pensées
quand le fil vole mollement au
vent après une casse…
Quelques touches de
finesse dans une pêche
de brutes…
Dans les grandes rivières, je suis
un inconditionnel de la pêche
vers l’aval, pourvu qu’il y ait suf-
fisamment de courant. Que l’on
procède aux leurres ou au poisson
mort manié, cette approche a le
mérite de ne jamais couvrir le
poisson avec le fil, à condition
que l’on prospecte de façon rai-
sonnée en allongeant progressive-
ment les dérives. Une truite qui
est surprise par la vue du leurre,
plutôt que prévenue de son arri-
vée par le sillage du fil, a beau-
coup plus de chances de ne pas
ber ses réflexes d’at
aque. De
plus, en procédant
on peut
se permettre d’utiliser un diamè-
re de corps de li
gne confort
able,
car la truite ne voit le fil qu’une
fois qu’elle est pendue à l’hame-
çon !
Pour accentuer cet effet de sur-
prise, il est bon de présenter le
poisson mort ou le leurre selon
un angle le plus fermé possible.
L’idéal serait de pêcher plein aval.
Dans les grandes rivières homo-
gènes, c’est rarement possible et
on ne peut pas procéder autre-
ment qu’en peignant le cours
d’eau par de larges déri
ves en arc
de cercle. En revanche dans les ri-
ères plus ét
roi
dès que les
postes sont suffisamment dessi-
nés, il ne faut pas s’en priver. Il est
alors payant de faire le pari que
l’on sait précisément où se tient
postée la truite et de présenter le
leurre légèrement en amont de
son poste. Le but de cette ma-
nœuvre est d’inciter la fario à
avancer pour prendre plutôt que
de la contraindre à se retourner
pour poursuivre l’appât. Lorsque
nous pêchons en lancer-ramener
de façon presque aveugle et li-
néaire et qu’une truite vient se
prendre toute seule, on ne sait ja-
Dans les grandes rivières, je suis un inconditionnel
de la pêche vers l’aval, pourvu
qu’il y ait suffisamment de courant.
Matériel
Méthode
Expertise
Comment
Pêcher
mais combien on en a callé d’au-
tres avant elle.
Tout ceci peut paraître bien théo-
rique. Mais, souvent, la finesse ré-
side plus dans la façon de
procéder que dans le diamètre du
fil. Avant de chercher à déclen-
cher une attaque (par un leurre
« irrésistible »), il vaut mieux faire
en sorte de ne pas effrayer le pois-
La prospection vers l’aval pré-
sente également la possibilité de
maintenir le leurre ou le poisson
mort de façon rectiligne, nez vers
l’amont, comme c’est le cas des
proies vivantes. Comme toutes
les truites sauvages, les
« blanches » s’éduquent rapide-
ment et, quand elles ont été vac-
cinées pour avoir poursuivi un
leurre qui coupe perpendiculaire-
ment les veines d’eau, elles ne
commettent pas deux fois la
même imprudence.
Poisson mort,
poisson nageur,
ondulante & Co
Ces repères étant posés, on peut
se pencher de façon plus sereine
sur le choix du mode de pêche.
La taille des leurres (ou poissons
morts) doit être comprise entre
7et 10 cm. Les truites de lac sont
habituées à ingurgiter des ablettes
de taille bien plus importante,
mais les leurres ou appâts trop vo-
lumineux sont source de décro-
chages.
La proie proposée doit être suffi-
samment intéressante pour que la
rui
e déci
de de se déplacer, mai
l faut
également
gobée franchement afin que les
hameçons accrochent. En tout
cas, prenez soin d’équiper vos
leurres de triples solides, mais
ultra-piquants (les ST 21 et ST
36 de chez Owner sont excellents
pour cet
e pêche)
Les traqueurs de « blanches » opè-
rent souvent au poisson mort
manié, au poisson nageur ou à la
cuillère ondulante. Les grosses
cuillères tournantes (numéro 3,
4ou 5) ont leurs adeptes, mais
elles provoquent un vrillage dés-
agréable en pêche aval dans les
forts débits.
Les facteurs qui vont guider le
choix du leurre ne sont pas liés (à
mon sens) à une « attractivité »
intrinsèque du leurre mais à ses
qualités pêchantes, à sa façon de
« passer » dans les veines d’eau.
Tout ceci est directement com-
mandé par les faciès d’écoule-
ment du cours d’eau.
En ri
ère large et
homogène, on
peut utiliser une ablette montée
sur une bonne vieille godille et ef-
fectuer des dérives en arc de cer-
cle. Les poissons nageurs
bruiteurs et peu plongeants de
type Squad Minnow, avec leur
nage t
rès chaloupée, font
bouger
rui
es de loi
n. C’est
un dét
n’est
pas négli
geable lorsqu’i
s’agi
de pei
gner des pools où les
postes sont indistincts et où il est
nécessaire d’attirer l’attention des
salmoni
dés d’assez loi
Dans ce cas de fi
gure, les bonnes
La connaissance
du cours d’eau et des
habitudes du poisson
sont primordiales
Les modèles les plus élancés comme les Smith DD
Panish en 7 cm sont tout indiqués car leur silhouette
n’offre que peu de résistance à la force du courant.
vieilles ondulantes assez lourdes
de type Toby (Abu) en 12 ou
20 grammes sont
également
indiquées. Ce type de leurre est
rarement employé chez nous.
Pourtant, même si nos cours d’eau
sont plus modestes que les
énormes rivières scandinaves pour
lesquelles elles ont été conçues, ces
ondulantes sont particulièrement
efficaces sur les truites lacustres.
Dans les cours d’eau au régime
plus torrentiel, les lacustres se can-
tonnent surtout dans les fosses et
derrière les gros blocs. On peut les
débusquer avec des poissons na-
geurs lipless très denses, ou même
avec certains cranckbaits, sans exa-
gérer leur taille. Les modèles les
plus élancés comme les Smith DD
Panish en 7 cm sont tout indiqués
car leur silhouette n’offre que peu
de résistance à la force du courant.
Sur ces mêmes cours d’eau chao-
tiques, certains habitués ne jurent
que par le poisson mort manié. Ils
utilisent des montures très plom-
bées et recherchent les truites d’au-
tant plus près du bord (parfois
juste sous la canne…) que la rivière
est encaissée. Ces pêcheurs sont
avares de lancers, mais ils savent
précisément contre quels blocs il
faut pêcher et ne perdent pas de
temps à peigner l’eau.
A les écouter, ils ne prennent ja-
mais rien. Même quand une cau-
dale large comme la main dépasse
de leur sac à dos ! Comme tous les
pêcheurs de grosses truites, les tra-
queurs de « blanches » ont médité
la sagesse chinoise : ils savent que
plus on est de fous, moins il y a
de ri
z… A
lors i
ls préfèrent
rest
discrets. Ne leur en voulez pas
rop, car ces grandes t
rui
un peu leurs saumons inté-
rieurs…
Ces truites lacustres
migrent des lacs vers
les cours d’eau. C’est le cas
dans le Verdon (lac de
Sainte-Croix), les Dranses
(lac Léman), l’Areuse,
la Versoix et bien d’autres
cours d’eau suisses
et français.
avez-vous ce qui diffe-
rencie un Indien d’un
autre pêcheur ? Ce n’est
pas la tenue (l’Indien ne
porte pas de plume, ni sur la
tête ni ailleurs, il n’a pas de to-
mawak accroché à la ceinture et
ne fume que rarement de
l’herbe de bison). Ce n’est pas
non plus la façon de sauter sur
un mustang – qu’il n’a pas – ni
d’envoyerdes ronds de fumée
depuisson havane. Non, ce qui
distingue l’Indien de l’autre pê-
cheur, c’est que l’Indien lance à
peu près cent fois moins sou-
vent, mais prend dix fois plus
de poissons.
Le “pressé”, par exemple, dont
nous parlerons une autre fois,
commence déjà à fouetter alors
qu’il n’a pas encore claqué la
portière de sa voiture. Les au-
tres ne valent guère mieux. Ils
pensent tous que pour prendre
du poisson il suffit de balancer
sa ligne comme un métronome
en travers de la rivière, histoire
d’attraper les truites au lasso ou
de les assommer à coups de
cuiller. Certains, dont quelques
disciples de l’ami Eric Joly, s’en-
traînent plus qu’ils ne pêchent.
Encouragés par quelques théo-
ries audacieuses, notamment
élaborées par les saumoniers,
L’Indien se méfie
de tout, surtout
de son ombre !
Pêcher
Comment
Matériel
Méthode
Expertise
selon lesquels un leurre qui est
dans l’eau a plus de chance
d’être pris qu’un leurre qui est
dans l’air.
L’Indien ne voit pas les choses
de cette façon. Pour lui, avant
de pêcher, il faut regarder,
comprendre pour apprendre,
trouver sa place, se faire ou-
blier. L’acte lui-même ne vien-
dra que plus tard, au bon
moment, quand l’Indien jugera
que le sifflement de sa soie ne
risque pas d’envoyer tout le
monde aux abris.
Mémé Devaux, qui comme
Henri Bresson appartient à la
sous-catégorie des Indiens pres-
sés (très vite en pêche, mais
dans la discrétion), me donna
un jour ce conseil de pêcheur
au toc : “Quand tu arrives sur
un poste, surtout si la rivière est
étroite, ne commence pas à
pêcher avant deux ou trois
minutes.”
Lui fumait une cigarette pour
laisser l’écho de son pas sur la
berge se diluer dans les tour-
billons apaisants du courant, le
temps que ce qui était la voûte
de leur caverne cesse d’infliger
aux truites le supplice de ses vi-
brations telluriques.
Ainsi sont les Indiens. Toujours
capables de se mettre à la place
des poissons qu’ils traquent.
Les Indiens n’arrivent jamais en
terrain conquis, ils se font dis-
crets, modestes, transparents,
comme s’il leur fallait d’abord
se faire accepter par l’écrin de
leur passion, faire ami ami avec
la végétation, la lumière, les
roches et enfin la rivière, qui
leur saura gré de d’abord s’inté-
resser à elle, à ses courants, ses
gravières, ses cathédrales de tuf
et au rythme de ses eaux.
On trouve souvent des ma-
nouches dans les rangs des
Indiens. On tombe dessus au
dernier moment, au détour
d’un saule, absorbés par le
feuillage, attentifs au moindre
détail, armés de cette infinie
patience qui vaut mieux que la
meilleure des mouches. Celui-
là pêchait en nymphe derrière
le tennis d’Is-sur-Tille, à deux
pas d’un parking, un courant
famélique, négligé par les au-
tres pêcheurs. Il y posa trois fois
sa ligne en “catgut”, au bout de
laquelle se débattit bientôt une
jolie fario de 35 cm, qui prit
son galet et très vite la direction
du panier.
Les Indiens sont une confrérie
à part. Ils n’ont pas grand-chose
en commun avec les autres pê-
cheurs, si ce n’est qu’ils s’inté-
ressent, eux aussi, aux poissons.
Et encore, pas forcément aux
mêmes poissons. L’Indien sera
toujours plus tenté par la cap-
ture qui validera son statut de
dénicheur unique que par celle
qui remplira sa musette.
En revanche, les Indiens se re-
connaissent facilement entre
eux, même lorsqu’ils n’ont pas
conscience d’en être, et qu’ils
laissent au regard des autres
le soin de les nommer.
Leur rencontre et la reconnais-
sance qui en découle se font
forcément au bord de l’eau,
avec ou sans canne. Deux
Indiens peuvent trébucher l’un
sur l’autre parce qu’ils ne se
voyaient pas, trop occupés
qu’ils étaient à se fondre dans le
paysage, à se faire oublier du
monde, et quelquefois des au-
tres pêcheurs qui adorent leur
casser le coup juste pour leur
dire :
“Tu l’as vue celle-là ?
– Oui je l’ai vue, juste avant
que tu la fasses barrer.”
J’ai deux amis. Appelons-les
Philippe B. et Pierre A. Le pre-
mier a 12/10 aux deux yeux, le
second est tellement miro que,
s’il était peintre, il ferait dans
l’abstrait. Vous me direz qu’il
est normal que Philippe B. voie
les poissons et Pierre A. ne les
voie pas. Et vous auriez raison.
Enfin, presque. Car est-ce l’œil
qui fait le faucon ou le faucon
qui fait l’œil ? Je ne suis pas loin
d’opter pour la deuxième solu-
tion : on n’est pas miro – que
par hasard – ou, autrement dit:
même si cela est très injuste,
c’est le plus mal équipé des
deux qui renonce le premier à
essayer de voir les poissons sur
le fond de la rivière.
Je conçois bien volontiers que
ce genre de raisonnement n’est
pas pour plaire aux vrais
handicapés de la rétine. Mais,
franchement, combien de titu-
laires d’une excellente vue ont
cessé depuis belle lurette de ten-
ter de voir les truites avant de
songer à les pêcher ? Et mar-
chent ainsi chaque jour sur le
nez d’une bonne douzaine de
poissons jusque-là bien dispo-
sés à leur égard ? Conclusion,
c’est souvent plus le regard que
la vue qui manque aux
pêcheurs.
Il n’y a pas d’âge pour être un
Indien, mais il y a peut-être un
âge pour en devenir un. Ques-
tion d’éducation, d’initiation.
Celui-là, assurément, était
né comme ça. Le fils de son
père, maçon de son état, qui
l’emmenait à la pêche depuis
Conclusion, c’est souvent plus le regard
que la vue qui manque aux pêcheurs.
son plus jeune âge et qui s’était
vite aperçu que le petit était dif-
férent, qu’il voyait les poissons
quand lui ne les voyait pas, qu’il
avait une façon de se déplacer au
bord de l’eau à la fois innée et
unique, une économie de gestes
et une précision stupéfiantes.
Quand je les ai croisés tous les
deux, le papoose avait dix ans et
décrivait déjà le poisson qui al-
lait succomber au maniement
de son vairon.
“Tu vois le brochet sur la vase,
là, devant l’herbier ?”
Non, je ne voyais pas.
“Mais si, regarde bien, il y a une
herbe juste au-dessus des deux
yeux… Oh ! il n’est pas gros.
Peut-être 50. Tiens, le voilà.”
Et la monture s’en alla planer du
côté de l’herbier. Où était le
brochet qui faisait bien 50 et
atterrit sur l’herbe, devant mes
pieds. L’enfant s’en saisit et,
très vite, le rendit à son élément.
“Tu sais que tu n’as pas le droit
de faire ça. On est en première
catégorie. Il est interdit de re-
mettre un brochet à l’eau, quelle
que soit sa taille.”
Junior sourit. Manifestement,
les brochets, il les préférait dans
la rivière.
Je n’ai revu ni le père ni le fils.
Et je ne sais si en grandissant
l’enfant est resté l’indien qu’il
était dans son jeune âge. Ce que
je sais, en revanche, c’est qu’une
initiation intelligente peut faire
d’un enfant passionné un indien
tout à fait convenable.
Un indien qui saura, par exem-
ple, que pour que la rivière vous
livre son poisson il faudra
d’abord lui donner beaucoup de
temps, de patience, d’attention
humble. Etre un aspirant ému,
éperdu de passion silencieuse,
prêt pour l’aventure de la grande
fusion. Que la rivière est une
femme – eh oui, encore –, qu’il
faut la conquérir, elle et tout ce
qui l’entoure, et qu’une fois
conquise, et une fois seulement,
elle vous donnera son cœur où
nagent les poissons que vous
convoitez.
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
Pour celui qui découvre la pêche aux leurres, rien n’est plus déroutant
que de faire un choix, forcément limité, autant par la taille des boîtes
de rangement que par le prix de certains de ces beaux objets, qui – il
est vrai – commencent toujours par séduire le pêcheur ! Plus de quinze
années après le boom de la pêche aux leurres moderne en France,
certains leurres ont survécu aux tests – ceux des poissons – et sont
devenus des incontournables. Nous en avons sélectionné plus de
100 en qui vous pouvez avoir la plus grande confiance.
ous aurez sans dout
e remarqué que, parmi
les premi
ers leurres ja-
ponais commercialisés en France au début des années 1990, la plu-
part
rest
aujourd’hui
encore des i
ournables, qu’i
le d’améli
orer. C’est
le cas avec les créat
ons de Sei
o, vé-
ritable génie dans l’art de créer des machines à prendre des poissons. Après avoir
commencé sa carri
ère chez Daï
wa, pui
s chez Lucky Craft
, Sei
de met
re à profi
son expéri
ence pour Jackall Bros/Illex. Pêcheur de renom et
compétiteur titré, Kato vit sur les bords du lac Biwa au Japon où il met au point
ses petites merveilles dans des eaux où les poissons savent faire la différence
entre ce qui est vrai et faux. La période la plus faste de sa carrière fut sans
conteste celle passée chez Lucky Craft où il a créé l’essentiel de la gamme. Il est
le père du Flashminnow, du Sammy, du B’Freeze, du Staysee, des Cranckbaits
CB, etc. Le résultat global est une sorte de parcours sans faute où chaque leurre
remplit parfaitement son rôle. Des dizaines voire des centaines de modèles ont
été inspirés (voire carrément copiés) de cette série. Remarquez qu’il vaut sou-
vent mieux une bonne copie qu’une création bidon ! Ainsi, certains leurres res-
semblent à untel mais nagent un peu plus comme ci ou comme ça, émettent
plus ou moins de bruits, etc. La diversité dans le monde des leurres est à cette
image. Mais, heureusement, le registre de matières, de formes, d’actions est ex-
trêmement vaste, et il existe de véritables bonnes surprises. Ce fut le cas avec la
série des leurres Sébile, d’une conception nouvelle avec de l’huile à l’intérieur
des poissons nageurs. Là aussi, les formes sont très réussies. Dans l’immense fa-
mille des leurres souples aussi, certains leurres se démarquent nettement par
une efficacité supérieure à la plupart des autres modèles. La pêche du sandre ac-
tuelle est un très bon exemple. Il suffit de voir avec quoi pêchent les compéti-
teurs belges ou néerlandais pour soudainement éprouver de la sympathie pour
tel ou tel modèle.
Le principe du leurre parfait
Les poissons artificiels portent bien leur nom. Si l’on doit évoquer l’archétype
du leurre, cela revient sans doute aux cuillers. Prenons le cas des cuillers tour-
nantes. Elles ressemblent autant à un poisson qu’un Solex nous fait penser à un
Airbus, mais une fois en action ces bouts de ferrailles émettent des vibrations
et envoient des signaux qui les rendent irrésistibles. C’est pourquoi vous en
trouverez quelques-unes dans cette sélection, qui ont certainement pris plus de
poissons que tous les poissons nageurs réunis. Ce principe des signaux, nages,
bruits et vibrations font que certains leurres, quels qu’ils soient, sont plus effi-
caces que d’autres. On le constate dans toutes les catégories de leurres souples
ou durs. Et puis, il y a les inclassables comme la cuiller à jupe Quimperloise, re-
dout
able pour le saumon, ou le plomb palet
e, qui
fai
un ret
our remarqué ces
dernières années. Encore faut-il les utiliser à bon escient. Cela nous rappelle
une scène vue et entendue sur un salon où un visiteur pointait du doigt un
leurre Lucky Craft Sammy (leurre de surface à action « walking the dog ») :
« C’est
de la m… ce t
ruc, mai
s depui
s que je lui
collé une bavet
e devant
marche un peu mi
eux ! » On n’efface pas faci
lement
des décenni
es de t
de pêche au lancer avec une récupérat
cas des cui
llers)
A l’image des imitations d’insectes,
l’exacti
de ne fai
as recette
Il exi
e un poi
commun ent
re les leurres et
les mouches. Les mei
lleurs d’en-
tre eux fonctionnent tous sur le principe de l’imitation d’ensemble. On reste
dans le fi
gurat
f plut
que dans l’i
f à out
rance. Si
l’on regarde de façon
globale notre sélection de leurres, une chose est particulièrement frappante. Les
formes sont souvent très simples, presque primitives, et ce n’est certes pas un ha-
sard. Prenons par exemple le fameux Senko de Gary Yamamoto. Comment
peut-on faire plus simple ? Et pourtant, quel festival une fois dans l’eau ! C’est
le genre de leurre avec lequel on comprend dès les premi
ères ani
ons qu’on
me que l’on est
en présence d’un « phénomène ». L’exemple est
égale-
ment valable pour le Super Spook, stickbait issu du Zara Spook crée en… 1947,
dont
la forme est
des plus basi
ques.
On peut
en revanche s’i
erroger sur la pert
nence de la démarche act
remet au goût du jour un principe volontairement abandonné il y a une ving-
taine d’années, celui de la nage naturelle des leurres. La réputation d’une grande
partie des meilleurs leurres de la planète s’est faite sur des nages irrégulières,
saccadées, accidentées. C’est grâce à cela que les leurres, notamment japonais,
ont réussi à supplanter le géant Rapala, qui fut contraint de suivre le mouve-
ment
. Il semble que ce ret
our en arri
ère soi
prémat
uré et
, en t
cas, i
nop-
portun, sauf d’un point de vue strictement marketing… Une chose est sûre,
les poissons restent les seuls juges !
Le lexique de la pêche aux leurres
Trop d’anglicismes tue l’anglicisme, pourrait-on dire. En tout cas, il faudra faire avec, car
le petit monde d
e la pêche aux leurres semble bien décid
é à en abuser, à commencer
par les fabricants et les importateurs, qui ne montrent pas l’exemple. Il nous semblait
donc nécessaire de remettre un peu les choses à leur place concernant un langage qu
parfois échappe aussi à ceux qui en sont les plus fervents défenseurs… Certains angli-
cismes étant imprécis ou incorrects dans une des deux langues, voire dans les deux, il se-
rait bon d’utiliser un langage compréhensible et juste, sans tomber dans le ridicule…
Rig :
un anglicisme gratuit et inutile qui veut simplement désigner une « installation ».
Pattern :
idem, pour un mot qui signifie « modèle ».
Twitching :
littéralement « contraction ». Il s’agit d’animer un leurre par petites saccades
courtes et rapides.
Bait :
en français le mot « bait » serait inapproprié aux leurres puisqu’il signifie « appât »,
mais en anglais il désigne autant les leurres que les appâts.
Jerking :
« jerk » signifie littéralement « secousse ». Est utilisé pour dénommer une anima-
tion plus ample que le twitching.
Jerkbait :
leurre conçu pour être animé en « jerk », par tirées d’amplitudes moyennes à
longues.
Crankbait :
« crank » signifie manivelle. Un crankbait est un leurre conçu pour être ramené
simplement en tournant la manivelle du moulinet, sans autre animation particulière.
Stickbait :
littéralement « appât bâton ». Désigne les leurres cylindriques (notamment les
leurres de surface, mais pas uniquement).
Jig :
leurre destiné à être animé à la verticale d’une embarcation.
Jighead :
tête en plomb ou en tungstène utilisée en association avec un leurre souple pour
pêcher à l’aplomb du bateau.
Walking the dog :
littéralement « promener le chien ». Se dit de la nage que l’on imprime
aux stickbaits.
Slide :
glissade effectué par certains leurres.
Big bait :
gros leurre.
Wobbling :
littéralement « vacillation ».
Rolling :
se dit d’un leurre qui bascule latéralement lors de la récupération.
1 oz :
abréviation d’once = 28 g.
I lb :
livre anglaise = 450 g.
1 pied :
30,48 cm.
1 pouce :
2,54 cm.
Détail des leurres de la page 69 à 93
Street fisherman
ans l’imaginaire collectif, le pêcheur est un person-
nage débonnaire, souvent ventripotent, amoureux de
sa solitude, à la limite de la misanthropie, qui fuit
dans des coins reculés et bucoliques les hommes en
général, et sa femme en particulier. Cette image d’Epi-
nal a la vie dure, mais ses jours sont désormais comptés. Un phéno-
mène nouveau, dont
Pêches sportives
fut l’un des premiers médias à se
faire l’écho, s’emploie à casser ces préjugés et lieux communs. Il s’agit
du Street fishing. Alors que le pêcheur d’antan se retirait du monde
dans sa thébaïde halieutique, le street fisherman pêche au milieu de la
cité et de ses habitants. Il est devenu en quelque sorte un ambassa-
deur de la pêche auprès de ces urbains qui, bien souvent, ne deman-
dent qu’à découvrir cet étrange loisir qui consiste à chercher son
poisson ailleurs que sur les étals des supermarchés et pas seulement
pour s’en nourrir ! Le badaud s’étonne et régulièrement vient à la ren-
contre de ce « fou » qui pêche en pleine ville. Le dialogue qui s’amorce
alors peut paraître parfois surréaliste, tant les habitants des grandes
agglomérat
gnorant
s de la ri
chesse du mi
eu dans lequel i
habitent. C’est l’occasion d’échanger avec des gens très différents et de
démontrer que la nature a encore quelques droits dans ce lieu qui, a
ori
, en est
sa négat
ça marche ! La mei
lleure preuve : effect
uez une recherche sur Goo-
gle ou Yahoo et
vous t
omberez sur des cent
nes de pages qui
s’y i
téressent. Les grands médias généralistes, qui rechignent d’ordinaire à
parler de la pêche, sont
également
rés dans la brèche. Quot
magazi
nes, radi
même t
parlé du phénomène. A
, un
pet
report
age di
ffusé le 9 févri
er derni
er sur Canal + dans l’émi
« L’édition spéciale » en a parlé de manière légère et humoristique. Il
éressant
de not
er que c’est
l’œuvre de Daphné Bürki
, une jour-
naliste spécialisée dans la mode et les nouvelles tendances, preuve
d’une ouverture nouvelle sur le monde de la pêche. La pêche qui
Le Street fishing est partout. Dans la presse halieu-
tique et dans la presse généraliste, on présente ce
mouvement comme LE nouveau phénomène de la
pêche hexagonale. Le but avoué des passionnés qui
en sont à l’origine, c’est d’ouvrir leur passion au
plus grand nombre et de dépoussiérer un peu un
milieu souffrant souvent d’une image quelque peu
vieillotte. L’idée, c’est d’amener la pêche au plus près
du public et des trois quarts des Français habitant
aujourd’hui en zone urbaine. Il semble clair que
c’est sur ce nouveau territoire que la pêche soit le
plus à même de séduire de nouveaux pratiquants.
Un pari en passe d’être réussi…
Par Samuel Delziani
1. Prologic Alien Eel
Un leurre géant pour nos eaux, de 30 cm pour 124 g.
Canne « extra heavy » obligatoire. Les silures en
raffolent, mais les gros brochets (pas toujours des gros
d’ailleurs) lui mènent souvent la vie dure !
3. Bass Assasin Walleye Assassin
Ce leurre de 9 cm est recommandé lorsque les sandres
se nourrissent de poissons de petite taille. A monter
sur une tête lestée de 15 g.
4. Lucky Craft B’Freeze 128 SP
Le jerkbait de référence pour le brochet dans sa
version de 12,8 cm. Il produit de francs écarts en
montrant ses flancs. Surtout ne pas hésiter à marquer
des temps d’arrêt car c’est un leurre suspending.
5. Illex Arnaud 110 SP
Un jerkbait signé Seiji Kato, comme toute la série
des Arnaud. Un leurre passe-partout pour le bar
et le brochet. A noter que la version grand
plongeur (DD) est également excellente.
Très belle qualité de fabrication.
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
2. Smith Super Surger
Un leurre de 11 cm complètement à part, en résine, et
qui est très intéressant en mer. Lors des relâcher, il
descend en oscillant, ce qui est efficace sur les chasses
autant en Manche qu’en Atlantique et en Méditerranée
(excellent sur les pélamides).
devient tendance, c’est probablement le plus beau tour de force des
streetfishers.
Alors certes, les plus grincheux diront que ce n’est que du marketing,
que la pêche en ville a toujours existé et qu’une casquette de travers ne
fait pas une nouveauté… Mais ce serait oublier que le milieu de la pêche
et les associations qui la gèrent se meurent en partie à cause de leurs or-
nières mentales et de leur conservatisme. Le street fishing est surtout un
état d’esprit décontracté et un désir d’ouvrir les joies de la pêche au plus
grand nombre. Le look sportswear et l’équipement simple – une canne
et un leurre monté suffisent – collent parfaitement à la vie du citadin.
Et puis, sans mauvais jeu de mots, il ne faut pas se leurrer : si on dé-
sire enrayer la lente diminution des ventes de cartes de pêche, il faut
bien aller appâter les clients là où ils se trouvent, c’est-à-dire en ville !
En effet, la densité de population qui entoure les coins de pêche per-
met une exposition importante et, de ce premier contact avec ce nou-
veau loisir, ils seront sûrement nombreux à dépasser les faubourgs et
à partir à la découverte des cours d’eau plus sauvages qui serpentent
aux quatre coins de l’Hexagone.
Certes, le pêcheur de rue n’a peut-être pas la noblesse du moucheur
en pantalon de flanelle et canne en bambou refendu (d’ailleurs, où
sont-ils partis pêcher, on ne les voit plus), mais il a le mérite de pré-
senter sa passion au plus grand nombre, démontrant ainsi que les villes
disposent d’une biodiversité qu’il faut aussi respecter et protéger. La
AFCPL, l’intuition juste
L’Association française des compétiteurs de pêche au leurre (AFCPL) a été
créée en 2004 par quelques aficionados de ce type de pêche. Leur idée pre-
mière est d’organiser des compétitions. A présent, c’est un véritable circuit
national : l’AFCPL Street fishing Tour. Mais l’ambition, dès le début, est éga-
lement de « développer, vulgariser et médiatiser », selon leurs propres
termes, une pêche responsable et moderne. C’est dans cette optique que
cette association a eu la bonne idée de promouvoir le Street fishing, ainsi
qu’une compétition qui lui est propre. Grâce à l’appui d’un certain nombre
de partenaires, comme la FNPF, VMC ou Pezon et Michel, l’association mène
de nombreuses actions pour promouvoir sa vision de la pêche. Le Street fi-
shing est pour eux un moyen d’ouvrir leur monde, notamment vers les
jeunes, en adoptant un certain nombre de leurs codes. Vu l’écho du phé-
nomène, on peut dire que l’intuition était bonne.
8. Mitchell Pulse Shad
Ce leurre souple mis au point par le compétiteur
Sylvain Legendre s’est vite fait remarquer dès sa sortie
et a déjà permis de gagner de grandes compétitions,
notamment aux Pays-Bas. Il est ici monté sur
une tête Owner.
7. Berkley Gulp Alive
Nouveauté 2008, nous disposons d’une saison de recul
sur ce produit. Le Gulp Alive est, contrairement aux
anciens Gulp, réutilisable. Ce leurre souple en amidon
de maïs est également biodégradable. Les Gulp
baignent dans une solution à l’odeur très forte.
10. Big Hammer
Littéralement « gros marteau », le Big Hammer est
un shad des plus efficaces pour la pêche du sandre
mais aussi de la perche. Les tailles 10 et 13 cm sont
très intéressantes. Très bons résultats en lac comme
en rivière.
9. Chatterbait
Une alternative très intéressante à la pêche au jig
rubberlegs. La palette métallique rend le leurre
frénétique à l’animation. La marque Chatterbait
propose le modèle original du même nom, dont on
compte déjà de nombreuses copies plus ou moins réussies.
6. Megabass Spindle Worm
Avec ces allures de One Up Shad, le Spindle Worm est
toutefois très différent mais tout aussi redoutable. Seul
reproche, la matière qui le compose ne supporte
quasiment rien d’autre que l’emballage d’origine…
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
pédagogie est au centre de la démarche. De plus, c’est l’occasion de pê-
cher dans des lieux complètement insolites et qui, à eux seuls, valent
le déplacement. Le temps s’arrête lorsqu’on fait le coup du soir sur le
quai au pied de La Tour d’Argent, juste en face de la cathédrale Notre-
Dame, en plein cœur du Paris historique et touristique. Sur toute la
planète, il est possible de pêcher en milieu urbain. Par exemple, une
mégalopole comme New York compte une multitude de spots. En
tous les cas, que ce phénomène passionne, irrite ou indiffère, nous
pouvons tous nous réjouir qu’il se passe enfin quelque chose de neuf
pour attirer à la pêche de nouvelles catégories de la population et pour
essayer de trouver un moyen de communiquer cette passion aux
jeunes. Alors si, pour ça, il faut abandonner le waders pour le jean
baggy, pourquoi pas ? Car c’est bien là l’avenir de la pêche.
L’AFCPL Street Fishing Tour
La saison 2008 a vu 189 pêcheurs s’affronter au cours de 11 étapes
dans toute la France. Il faut participer à un minimum de trois opens
pour pouvoir figurer dans le classement national, ce qui est le cas pour
41 compétiteurs. Progressivement, les compétitions ont été de plus
en plus disputées et les meilleurs se sont maintenant démarqués. Parmi
ceux-ci, on peut citer Grégory Gillet (Team Franck’s/Prologic), ce pê-
Rap et pêche de rue
Voici une idée originale dans la lignée directe du street fishing. Une asso-
ciation, Broc’n Street, propose aux jeunes de la banlieue rennaise de 12 à
17 ans de s’initier à la pêche au leurre en même temps qu’au mixage du
hip-hop. Derrière cette initiative étonnante, il y a Emmanuel Airoldi, 35 ans,
en formation BPJEPS à Jugon-les-Lacs, pêcheur émérite mais également
amateur de funk, de soul et de hip-hop. Il a proposé à la MJC de Servon-
sur-Vilaine de mettre en place des ateliers « Broc’n’Street » en partenariat
avec l’AFCPL. Le premier d’entre eux s’est déroulé les 3, 4 et 5 novembre
2008 avec huit jeunes de Servon-sur-Vilaine et de Brécé, deux communes
tout près de Rennes. Déjà des vocations sont nées et il est à parier qu’après
le deuxième atelier qui s’est tenu en décembre dernier les jeunes Bretons
d’Ile-et-Vilaine auront encore de nombreuses occasions de pêcher au rythme
du hip-hop.
Renseignements: http://brockandstreet.over-blog.com/
14. Lucky Craft Bevy Pop
Un fabuleux petit popper de 6 g qui se lance très loin et
rend folles les perches. Une référence très souvent copiée
mais très rarement égalée. Sa petite taille ne l’empêche pas
de créer un effet de popping conséquent.
13. CWC Buster Jerk 15
Préférer le modèle 15 cm à son homologue 12 cm, il
nage beaucoup mieux. Le fond de commerce des
Buster Jerk est cette grande surface qui prend appui
sur l’eau pour dévier la nage du leurre. Un classique
très recommandable.
11. Booyah Super Shad
Avec quatre fines palettes, ce spinnerbait est très
particulier. Certes, elles freinent la descente, mais c’est ici
un avantage tant ce spinner est agréable à utiliser juste
au-dessus des herbiers. Très bons résultats sur les brochets.
12. Ecogear Power Shad
Leurre souple pour la pêche du sandre et du brochet.
Ces petits leurres 8 et 10 cm conviennent très bien
lorsque les carnassiers sont sur des petits poissons et
réagissent mal aux leurres plus gros. Fortement
aromatisés.
15. Illex Squirrel 78 SP
L’un des petits jerkbaits les plus réussis du marché.
Vif lors des animations, il fait merveille à la truite
en grandes et moyennes rivières. Seul souci, sa nage
imprévisible si attrayante le pousse à blesser les poissons.
Remplacez le triple ventral par un simple.
Merci pour elles !
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
cheur de la Seine-et-Marne a remporté le circuit en gagnant à Corbeil,
à Angoulême et finalement à Paris. On peut citer également Eric Des-
palin (Team Avenir Pêche), qui finit la saison sur la troisième place du
podium. En effet, après six années en première division mouche et
roi
s Champi
onnat
s du monde, i
l semble s’êt
re parfai
ement
cette nouvelle pêche. La prochaine saison devrait compter de nou-
velles ét
apes, not
amment
à Toulouse, Li
moges et
Mont
luçon.
son
3 mai : Angoulême (16)
17 mai : Strasbourg (67)
24 mai : Saint-Maur (94)
21 juin : Limoges (87)
5 juillet : Dommartin (25)
12 juillet : Toulouse (31)
6 septembre : Montluçon (03)
13 septembre : Périgueux (24)
20 septembre : Guerlédan (56)
4 octobre : Tournon (07)
18 octobre : Paris (75)
15 novembre : Chartres (28)
Quelles techniques et quel matériel
pour la pêche en milieu urbain ?
D’une manière générale, la pêche en milieu urbain n’est pas différente de
la pêche des carnassiers depuis le bord, où qu’elle soit pratiquée. A ceci près
que, s’il vous arrive de prendre le bus, le métro ou le vélo pour aller trem-
per du fil, une canne multibrins est bien pratique. Shimano et Prologic en
proposent et nous savons que de plus en plus de fabricants se penchent
sur le problème.
Concernant les techniques, il vous faudra tout d’abord évaluer les densités
majoritaires par espèce. La plupart des villes sont riches en perches mais
pauvres en brochets (pas de frayères). Le sandre est souvent présent et sa
pêche demande de pouvoir côtoyer le fond du cours d’eau sans y perdre
tout son stock de leurres souples à chaque fois. Pour cela, un montage avec
un hameçon texan est bien pratique car il limite nettement les accrochages.
Les rives des villes étant le plus souvent bien rectilignes, les postes à car-
nassiers se situent rarement le long d’une berge de X km droite comme
un I, où ils sont très difficiles à déceler (cherchez les herbiers si l’eau est
claire). Les postes types se concentrent donc là où le courant est amorti. Ils
sont très faciles à trouver : pointes aval des îles, derrière les piles de ponts,
l’entrée et la sortie des écluses, etc. Dernier détail très important : portez
toujours une grande attention aux passants, rollers et vélos lors des lancers,
car le danger est bien réel. Trop d’accidents peuvent déboucher assez vite sur
une interdiction. Vive les hameçons texans !
Un montage artisanal pour
la pêche du sandre et le
perche depuis le bord sur
fonds encombrés. Il est
souvent nécessaire d’adapter
ses montages…
16. Illex DD Cherry
Encore une création de Seiji Kato. En dépit de sa petite
taille, le DD Cherry (deep diving) s’avère très efficace
sur les brochets, les grosses perches et les bass. Son
utilisation est des plus simples en lancer ramené en
continu. C’est une réédition 2009.
17. Ever Green Delta Force
La version commune d’un spinnerbait d’initié
longtemps connu de quelques compétiteurs. Il existe
aussi une version avec deux palettes longues (Super
Delta Force). Très bonne qualité de fabrication.
18. Smith Dephty Do Max
L’un des meilleurs cranckbaits du marché, qui permet
de pêcher jusqu’à environ 4,5 m. Nombreux coloris
variés, autant dans le registre naturel que fluo.
19. Booyah Moon Talker
Un spinnerbait qui émet de fortes vibrations, et
recommandé par eaux teintées. Très bonne qualité de
fabrication et bon rapport qualité/prix pour ce leurre
passe partout de 14 g.
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
L’internationale
du Street fishing
Dans les canaux d’Amsterdam, il y a des Sandres…
D’A
mst
erdam on connaî
les coffee shop, les vi
nes de son quart
rouge ou son marché aux fleurs, mais beaucoup ignorent que ses mul-
tiples canaux sont remplis de sandres, de perches et, dans une moin-
dre mesure, de brochets. Malgré la pollution inhérente au trafic
maritime et au maillage urbain très important, les poissons y prospè-
rent en grand nombre, surtout les sandres, qui occupent tous les ca-
naux. Accessoirement, on y ferre aussi des carpes, des tanches, des
brèmes et des perches. Même les plus petits canaux du centre histo-
rique de la cité sont bien fournis, puisque toutes les eaux communi-
quent. L’imposant canal qui relie la ville à la mer du Nord, le fameux
Nordzeekanaal, est un haut lieu de la pêche batave et passe pour être
un des meilleurs coins à sandres de toute l’Europe. Amsterdam est une
ville magnifique et ouverte, et l’eau s’y rencontre à chaque coin de
rue. Idéal pour le street fishing ! Par contre, la pêche nécessite ici un
permis : renseignez-vous dans n’importe quel magasin de matériel de
pêche. Puis, si vous cherchez un moyen de locomotion, le fond de ces
canaux accueille un nombre incroyable de vélos échoués, probable-
ment par quelques marins saoûls et déprimés…
Renseignements : www.fishinginholland.com
Guide : www.fishingamsterdam.com
New York, New York
Il est possible de pêcher dans les cinq quartiers de New York ! Queens,
Brooklyn, Manhattan, Bronx et Staten Island, ils comptent tous leur
lot de coins de pêche. A Manhattan, par exemple, Central Park n’ac-
cueille pas que des joggers ou des cyclistes, mais également de nom-
breux pêcheurs, qui plongent leur hameçon dans un des trois plans
d’eau ouvert à la pêche. Tous les plans d’eau de la ville sont en no kill
exclusivement. Il existe dans l’Etat de New York près de 165 espèces
de poissons qui habitent dans les 7 800 lacs ou étangs et dans les
83 000 km de cours d’eau de l’Etat. Tous les étés, sur le lac du Pros-
pect Park à Brooklyn depuis 1947, se tient un concours de pêche pour
21. Lunker City Fin’S
Un modèle très efficace pour le sandre à la verticale pour
pêcher très lentement quand l’eau est froide. Il a inspiré
une grande partie des modèles à queue dans l’axe du
même genre. Plastique très résistant.
22. Lucky Craft Flash Minnow
Le jerkbait de référence pour le bar. Une efficacité
incontestable depuis près de quinze ans. Un grand
succès car il se lance très loin en raison du système
de transfert de masse qui l’équipe.
23. Prologic Freestyler 17
Ce « big bait » de 17 cm a vite concurrencé les
spécialistes du genre. Il se désaxe franchement au
relâcher et montre ses flancs colorés. La gamme
de couleurs et de décorations est plutôt originale.
24. Gambler Flapp’n Shad
En 10 ou 15 cm, le Flapp’n Shad est un leurre qui
est en passe de devenir un grand classique pour le
sandre à la verticale en Hollande. Les pêcheurs qui
l’utilisent en lac en France enregistrent également
d’excellents résultats.
20. Cuiller Eira
De fabrication française, l’Eira est une cuiller ondulante
qui reste recommandée pour la pêche du brochet. Elle
plane magnifiquement et permet de pêcher efficacement
jusqu’à trois bons mètres de profondeur.
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
Du mythique Stockholm Ström à New York. Quoi de plus chic que de pêcher à
l’ombre de cette dame ?
les petits New-Yorkais de moins de 15 ans : le Macy’s Fishing Contest.
Gratuitement et durant quatre jours, les compétiteurs tenteront d’at-
traper carpes, poissons-chats et perches, qui seront aussitôt remis à
l’eau. La pêche en mer n’est
en sûr pas en rest
e avec plus de 800 km
de rives. Ces eaux sont poissonneuses, probablement à cause de la pol-
a empêché t
e pêche i
ndust
elle, bi
en que cela n’ai
ja-
s ret
enu cert
ns pêcheurs du cru de manger leurs pri
ses, même si
la plupart pratiquent ici aussi le no kill. La proximité du Gulf Stream
permet l’observation d’espèces qu’on retrouve généralement plutôt en
Floride et, surtout, on a partout l’impression de pêcher dans un décor
de cinéma. A New York, on pratique sa passion dans un film de
Woody Allen… très chic !
Renseignements : www.nycgovparks.org
Singapour… quoi pas ?
Singapour est une ville étonnante, croisement des cultures chinoise, in-
dienne, malaise et occidentale, c’est un lieu où tout est réglementé et le
nombre d’interdictions laisse rêveur. C’est aussi l’endroit idéal pour goû-
ter quasiment toutes les cuisines de l’Asie. Mais on peut également y
pêcher et, à ce niveau-là, les autorités sont plutôt souples, du moins
selon les critères en vigueur dans le pays. L’île de Singapour est très ur-
banisée mais compte quelques « poches » de nature encore intactes, où
l’on peut pêcher. Ainsi, le réservoir MacRitchie se situe dans une jun-
gle dense, au milieu de la réserve naturelle Central Catchment, un havre
de paix de 2 000 hectares qui rompt avec la frénésie urbaine de Singa-
pour. Entouré d’un sentier de 12 km, il est possible d’y pêcher d’impo-
sants poissons-chats après avoir pris une carte au bureau des rangers du
parc. On s’y rend du centre par un simple bus ou par le métro (MRT).
En ville, il est également possible de pêcher à partir des différents quais,
ponts et jetées présents un peu partout. De là, on peut tenter d’attraper
des barracudas, des marlins ou encore des barramundis.
Renseignements : www.nparks.gov.sg
Stockholm, le must du pêcheur de rue
Imaginez-vous en bas de chez vous ou de votre travail, un spot où
vous pouvez attraper d’énormes truites de mer accessibles à chaque
pont et tout ça dans une grande capitale européenne… eh bien ce lieu
existe, et c’est peut-être le meilleur spot de street fishing au monde !
Stockholm, la capitale suédoise, est un lieu à part. Ici, il n’est pas rare
de croi
ser des cols blancs, canne à la mai
n, qui
en sort
ant
d’une jour-
née de t
ravai
l s’apprêt
à pêcher un saumon qui
ve di
rect
ement
de la Baltique. Il suffit juste de s’acquitter d’un permis de pêche. Par
contre, l’embouchure sur la Baltique est interdite à la pêche ainsi que
le lac Mälaren. Si
non, angui
lles, perches, brochet
s, saumons et
rui
de mer s’offrent
part
à vos cannes. Parmi
les mei
lleurs coi
ns de la
lle, on peut
er les berges de St
römgat
an, just
e en dessous de la ré-
dence du Premi
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s aussi
devant
le palai
s royal. En re-
vanche, i
l faut
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re les deux pont
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le Parlement
. Le St
ockholm St
röm est
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l’endroi
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rès fréquent
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é. En t
cas, les spots intéressants ne manquent pas, n’hésitez pas à demander
l aux pêcheurs du cru, i
ls vous répondront
avec plai
Ren
emen
ts : www.sveri
getu
sm.se et www.catch
relax.se
Lon
res, i
Lon
res
28. Gary Yamamoto Ika
Comme tous les modèles de la marque, le Ika est
un leurre qui comporte 40 % de sel, ce qui le leste
naturellement. C’est l’un des meilleurs leurres à black-bass
du marché, qui pêche très bien dans les trouées d’herbier.
29. Illex Bonnie 128
Un stickbait imposant mais qui en mer devient très
polyvalent. Aussi à l’aise sur les bars que sur les liches,
tassergals et autres carangues, c’est un très bon parti, que
l’on ne regrette jamais d’emmener dans ses bagages.
25. Le « guignol »
Encore un inclassable et qui ne date pas d’hier.
Différent du plomb palette et de la cuiller ondulante,
il reste néanmoins très efficace pour la perche, et même
les sandres se laissent parfois séduire. A découvrir
ou redécouvrir.
26. Spro HS Shad
Ce leurre très souple fut d’abord connu des pêcheurs de
bars avant de l’être des pêcheurs de sandres. Un très bon
modèle pour la pêche à la verticale durant quasiment
toute la saison. Présenté ici armé et lesté pour la verticale.
27. Arbogast Hula Popper
Ce n’est certes pas une nouveauté, mais c’est un popper
historique que les pêcheurs de black-bass connaissent
tous. Il prend toujours du poisson, lorsque ceux-ci ne
sont pas trop sollicités.
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
London fishing
Les coins ne manquent pas ici : de Hyde Park à Camden Town en pas-
sant par l’East End, la capitale britannique compte de nombreux spots
intéressants. Il existe de nombreux réservoirs et étangs. A Hyde Park,
haut lieu de la démocratie anglo-saxonne, les carpes et les brèmes ont
également le droit à la parole et il est possible, grâce à un permis sai-
sonnier délivré par le bureau du parc, de les pêcher dans le lac de la Ser-
pentine. Sinon, il existe un coin formidable tout près du marché aux
puces de Camden, le long du chemin de halage du Regent Canal. De
beaux brochets y chassent entre les caddies et les matelas éventrés. Par
contre, le quartier n’est pas toujours très sûr et, selon un pêcheur local
non dénué d’un certain humour anglais, s’exprimant sur le forum d’un
site Internet : les « brochets y nagent par paire pour leur sécurité ! »
Renseignements : www.go-fish
.co.uk/london.htm
Miami : tarpons, peacock bass et même alligators
Encore un lieu à part sur la planète Street fishing. Miami, Floride,
USA, n’est pas que le port de départ des excursions vers les Keys, les
Everglades ou les récifs du large, c’est aussi une multitude de coins de
pêche. Ses marinas, ses ports, ses plages, ses canaux sont autant d’oc-
casions d’attraper des tarpons ou des peacock bass. Le poisson est ici
partout chez lui, mais également son encombrant voisin, l’alligator,
qui se rue sur tous les leurres que les pêcheurs du coin mettent sous
sa gueule. Alors, méfiez-vous des grosses touches…
Renseignements : http://web.miamibeachfl.gov/
Hong Kong, la ville verticale
Hong Kong est l’une des villes les plus densément peuplées de la pla-
nète, ce qui ne l’empêche pas d’être aussi densément peuplée de pois-
sons ! La proximité de la mer permet de pêcher partout. Même si les
pêcheurs locaux préfèrent tremper leur ligne à Stanley Bay juste en face
du centre de la ville, où l’ambiance est plus relax, on peut également pê-
cher dans le port ou partout où il y a de l’eau salée. Certains spots don-
nent le vertige tant ils sont cernés par d’immenses buildings et par une
vie frénétique qui fait le charme de cette grande métropole asiatique.
Ici, on appâte avec des sangsues que l’on trouve dans de nombreux ma-
gasins du front de mer et, si vous avez oublié votre matériel, il existe de
bons détaillants d’articles de pêche, notamment à Wan Chaï.
Renseignements : www.discoverhongkong.com
30. Illex Freddy 170
Créé par Hirochi Takahashi pour Illex, le Freddy
170 a permis la prise de nombreux gros brochets et
s’est imposé comme l’un des meilleurs « big bait » du
marché. Un bon plan, facile à trouver en magasin.
31. Imakatsu Dynagone
C’est la star du moment. Sous des allures d’écrevisse,
leurre souple classique se cache un leurre qui, suite à une
traction franche suivie d’un relâcher, repart en marche
arrière pour se loger sous la végétation sur parfois plus
de 2 mètres. Redoutable pour le brochet et le bass !
34. Lucky Craft LV-500 Max
Avec 7,5 cm pour 23 g, le LV-500 Max est un lipless
qui autorise une prospection très rapide (power
fishing). Au printemps, il permet ainsi de capter
l’attention des poissons les plus actifs.
32. Lake Force Live Magic Shad
Une (bonne) copie du Imakatsu Javalon. Lake Force
propose ce leurre en quatre tailles de 9,5 à 20 cm.
Ils sont aromatisés à l’ail. La nage est remarquable.
33. Lucky Craft LV-R D-15
C’est le plus gros lipless de la maison : 9,5 cm pour
28 grammes. Il donne de très bons résultats sur
les brochets en prospection rapide (power fishing).
Sa taille y est sans doute pour quelque chose.
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
Ville verticale, Hong-Kong est densement peuplée aussi bien sur terre qu’en mer.
Carnassiers :
Équipez-vous
comme un pro !
Devant le choix pléthorique qui s’offre désormais au pêcheur en
quête d’un ensemble « lancer » composé d’une canne et d’un mou-
linet adaptés, il nous a semblé utile de faire le point et de vous pro-
poser ce guide de référence.
Par Achille Gan
Avant tou
t, bi
en comp
rendre les p
aramètres du
matéri
el.
Lorsqu’il va s’agir de choisir une canne, un ensemble, la première des
choses est de savoir pourquoi vous allez faire ce choix et à quoi va vous
servir ce matériel. Pour cela, aussi bien pour la canne que pour le mou-
, vous devrez connaî
re quelques bases fondament
ales sur les pa-
ramèt
res de chacun d’ent
re eux.
LA CANNE
Le poids et l’équilibre
Basé sur les collections modernes de cannes que nous proposent les fa-
cant
s aujourd’hui
, le poi
ds de la canne ne sera pas pri
dé-
on dans les fact
eurs de choi
x. Composées de composi
e à carbone
majoritaire, à part quelques exceptions, les cannes actuelles sont toutes
légères ou très légères selon le niveau de gamme. La différence de
poids, bien que perceptible, n’est pas assez handicapante pour devenir
un cri
ère majeur.
Par cont
re, soyez i
ransi
geant
sur le bon équi
bre de l’i
rument
C’est
assurera des heures de pêche t
en confort
. Test
ez les
36. Smith L Dourado
Un stickbait en bois qui présente une alternative très
intéressante aux modèles conventionnels. Il peut être
ramené très vite. Sa forme cintrée le fait glisser en
permanence à la surface d’une mer formée. Un leurre idéal
pour bar, liche, tassergal et carangue.
35. Smith DD Panish
L’un des piliers de la marque, le jerkbait DD Panish
s’est vite imposé en France comme un fabuleux leurre
à bars, mais aussi… à truites en grandes rivières.
Nage très imprévisible et tenue remarquable dans
les forts courants.
37. Smith Mejiyume 14
Si vous cherchez un jig de bonne facture pour pêcher
le bar, le lieu ou la sériole sur nos côtes, les jours où il
faut descendre profond, le Mejiyume 14 cm (165 g)
est parfait. Très beaux coloris.
38. Smith Sticky
Ce leurre de surface à la forme cintrée mériterait plus
d’intérêt de la part des pêcheurs de bar. Il peut être
utilisé en « walking the dog » mais quand la mer se
forme, une récupération rapide est tout à fait possible.
39. Smith Towadi
Le plus petit stickbait du marché avec 4,3 cm.
Un régal sur les perches et les chevesnes. Un des rares
leurres à intéresser les perches lorsqu’elles chassent
dans les alevins. Son animation demande en revanche
une certaine habitude.
cannes à vide, puis demandez au vendeur d’y placer un moulinet de
gamme équivalente à celui que vous y installerez par la suite. Met-
tez de côté les modèles qui piquent franchement du nez et dont la
lourdeur du scion est sensible dès la prise en main. Parfois des cannes
haut de gamme très légères sont très mal équilibrées et s’avèrent
moins agréables à manier qu’un modèle moins onéreux mais mieux
équilibré. Certains fabricants (Sakura, Smith, Tenryu…) ont pris
soin d’équiper certaines séries de cannes d’une poignée munie de
talon à masselottes d’équilibrage amovibles (photo 7) qui permettent
d’en ajuster le centre de gravité. A la prise en main, tenues vertica-
lement, ces cannes semblent un peu plus lourdes que leurs concur-
rentes, mais dès qu’on les positionne à l’horizontale elles paraissent
aussi légères qu’une plume ! Ces masselottes, qui pèsent générale-
ment 10 g chacune, se démontent facilement et améliorent nette-
ment l’agrément de pêche. Une petite astuce : lorsque vous devez
pêcher longtemps avec la canne basse, scion au ras de l’eau (verticale,
crankbait…), déséquilibrez-la volontairement en ôtant les masse-
lottes. Elle piquera du nez toute seule, sans effort de votre part.
Moins de fatigue, plus d’efficacité !
L’action
Elle caract
éri
se la vi
esse de réact
on du blank, son apt
ude à repren-
dre une posi
re après flexi
on, et
l’ampleur de sa courbure. Ce
paramètre est bien utile pour déterminer si une canne sera plutôt raide
avec un sci
on souple (
act
on rapi
de –
fast
, voi
re avec just
e le bout
scion actif (super rapide – extra fast), qui sera donc très sensible, idéale
pour des lancers précis et des pêches où il faut percevoir les touches les
plus di
scrèt
rubber ji
g, t
exas ri
. Ou alors act
ve sur les deux t
ers
du blank (
act
e, paraboli
slow)
, donc plus douce et
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
44. Storm Jerking Minnow
Un concurrent direct du Lucky Craft Slur 130.
Un très bon leurre pour les animations verticales
ou en lancer-ramener avec récupération canne
haute. Il est très imprévisible au relâcher.
Longueur : 12 cm pour 15 g.
41. Storm Swim Bait Shad 10 cm
Un leurre qui ne paye pas de mine, mais dont le
principe est très intéressant. C’est un leurre hybride,
semi-rigide suspending qui pêche quasiment sur place.
Les brochets l’adorent, notamment par eau froide.
43. Sébile Stick Slim 98
Par sa forme particulière ce stickbait s’anime très
facilement en zig-zag à la surface. C’est un leurre
idéal pour s’initier à l’animation « walking the dog ».
Recommandé pour le bar mais aussi pour le brochet.
42. Lucky Craft Staysee
Il s’agit d’un jerkbait « long bill », à longue bavette,
donc qui évolue jusqu’à plus de 3 mètres de profondeur.
Très efficace suite aux phases d’arrêt du leurre.
40. Spro BBZ 1
Ce « big bait » est la coqueluche des amateurs de
sensations fortes. Le BBZ 1 dérange les gros brochets,
même si cela ne se traduit pas systématiquement par
des attaques franches. En tout cas, ce leurre à la nage
louvoyante est impressionnant.
à fait capable d’amortir les attaques violentes ou d’éviter la casse à
courtedistance. Ce sera l’action idéale pour les pêches avec des leurres
récupérés linéairement (spinnerbaits, crankbaits) ou les leurres de sur-
face. Entre ces extrêmes, vous trouverez une gamme d’actions inter-
médiaires que l’on classera de standards (regular – semi-paraboliques)
ou semi-rapides (regular/fast). Ce sont de très bonnes lanceuses, po-
lyvalentes, qui conviennent elles aussi très bien aux pêches de pros-
pection à l’aide de leurres durs. Bien entendu, ces bases pourront être
personnalisées pour que chacun y trouve le meilleur confort et l’effi-
cacité optimale. Notez qu’en utilisant un composite contenant une
majorité de fibre de verre moderne (très légère mais moins réactive
que le carbone) il est possible d’obtenir des cannes rapides mais qui
possèdent quand même ces facultés d’absorption et d’amortissement
recherchées pour ce type de pêche (Megabass Tomahawk, Sakura An-
tidote, EverGreen Super Nova).
La puissance
La puissance d’une canne exprime sa capacité à lancer et utiliser de
mani
ère opt
male, et
sans ri
sque de casse, un leurre ou un lest
, dans
une gamme de poi
ds donnée. Elle est
caract
éri
sée en grammes (
ounces (oz) et/ou par paliers codés, de l’ultraléger (UL) à l’extra extra-
heavy (
XXH)
. Le t
ableau ci
re résume les pri
paux pali
ers ren-
contrés et les détaille avec leurs gammes de poids indicatives. Ces
données peuvent parfois être arrondies ou varier un peu selon les
marques. A ces données il faut y adjoindre inévitablement une gamme
de tailles de ligne en adéquation avec la canne concernée. Les meilleurs
fabri
cant
ndi
sur le blank cet
e fourchet
e, expri
mée en li
vres
le di
amèt
re de li
gne, souvent
faux, ne veut
pas di
re grand-
sable sans ri
sque de casse pour la li
gne ou la canne.
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
46. Damiki Charade 28
Une bonne surprise que ce spinnerbait de 28 g qui
pêche « creux » et qui, de plus, est très bien fabriqué,
avec des palettes qui tournent très facilement.
Attention à l’hameçon, qui est un peu sous-
dimensionné (ajouter un « hameçon chance »).
45. River2Sea Super Yabbie
Une imitation d’écrevisse très originale et
particulièrement fidèle avec ses pinces qui
flottent. Posée sur le fond, le réalisme est
frappant. Très belle attitude lors des fuites par
bonds sur le fond.
47. Illex TN 60/70
Une réédition d’un des lipless les plus appréciés
du marché. Illex le propose donc en deux versions
dont seule la taille change (et un peu la sonorité
aussi), en 6 et 7 cm. Un très bon leurre à sandres
et à perche, qui séduit aussi les brochets.
La sensibilité et la résonance
Terme très à la mode, la résonance d’une canne traduit ses facultés à
transmettre jusqu’à la main du pêcheur le plus rapidement et le plus
fidèlement possible ce qui se passe sous l’eau. Toutes les informations
perçues et transmises par le leurre, la ligne et la canne apportent un
avantage certain lorsque vous pratiquerez des techniques comme le
rubber jig, la verticale et, en général, les pêches précises aux leurres
souples (montage texan, drop shot, wacky, shaky…). La qualité du
blank est prépondérante, bien sûr, mais le montage final de la canne
aussi, et des éléments comme le porte-moulinet et les anneaux jouent
un rôle bien souvent négligé. Parmi les meilleures, les cannes spinning
de Megabass comme les Destroyer sortent du lot car elles possèdent
une véritable caisse de résonance grâce à un blank exceptionnel et au
porte-moulinet crée par ITO Engineering (Stealthfit housing). De
son côté, la célèbre marque japonaise d’anneaux, d’accessoires de
« rod building », Fuji, propose des modèles de porte-moulinets
ergonomiques de très haute qualité et un guide de placement
d’anneaux (Fuji New Guide Concept) qui optimise, entre autres, la
sensibilité de votre canne.
En ce qui concerne le matériau utilisé pour les poignées, sachez que
le liège est plus léger et plus résonant que la mousse EVA, mais cette
dernière a littéralement monopolisé le marché des cannes à lancer mo-
dernes, ces derni
ères années. Megabass et
EverGreen mi
xent
avant
geusement ces deux matériaux selon les modèles proposés et leur
spécialisation. L’an passé, les designers japonais de Major Craft sont re-
venus à leurs premières méthodes de montage (Satellite, Major Stick)
en met
ant
sur le marché une gamme magni
que dot
ée de gri
ps en
ège de premi
er choi
x. Ils ne pouvai
pas l’appeler aut
rement
« Corki
sh » !
Longu
r de canne et di
stance de lancers
La longueur de votre canne, qui n’a rien à voir avec sa puissance, agira
sur les di
ances de lancer. Une canne peut
re caract
éri
sée de court
si sa longueur est inférieure à 2,13 m – 7’. Au-dessus de ces dimen-
ons, on obt
endra des cannes dot
ées d’un séri
eux bras de levi
er, ca-
pables de propulser facilement un leurre à grande distance, à condition
que leur encombrement ne soit pas gênant pour l’animation des
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
48. Heddon Super Spook
Evolution du Zara Spook créé en 1947. Un stickbait
qui reste une valeur sûre au bar lorsque la mer est
formée. Ce leurre est également très efficace en zone
tropicale, où il séduit facilement de nombreuses espèces.
50. River2Sea Talon
Mi écrevisse, mi créature, le Talon n’en est pas moins
un excellent leurre pour le brochet et le black-bass.
Plusieurs montages sont possibles, comme le carolina
ou, plus classique, avec une tête lestée.
51. Illex Tiny Fry 5
0 SP
Ce tout petit jerkbait suspending ne connaît que peu de
concurrents lorsqu’il s’agit de séduire les truites en petits
cours d’eau. Une réussite. Comme pour le Squirrel,
remplacer le triple ventral par un simple de façon à
moins blesser les poissons.
49. Stanley 4,5
Un très bon leurre pour le sandre à la verticale. Il est
muni d’un appendice oblong qui crée une action assez
rapide. Recommandé pour la pêche de printemps,
lorsque l’eau se réchauffe.
52. Cuiller Snack
C’est « la reine des mers » (
c’est marqué dessus)
Ce qu’elle à pris ne rentrerait pas dans un hall de
gare. Et pourtant, c’est du brut de fonderie !
leurres. La longueur améliore aussi la qualité du ferrage à longue dis-
ance en créant
un angle plus ai
en développant
une force plus
mport
ant
e avec moi
ns d’effort
grâce au fameux bras de levi
er.
Les anneaux
d’aborder ce poi
en derni
er, car les anneaux i
de manière significative tous les paramètres cités ci-dessus par le biais
de leur masse et
du syst
ème de répart
sé. Pour fai
re court
, et
pour vous débroussai
ller le t
errai
n encombré du marché des cannes à
lancer, je ne saurai trop vous conseiller de ne choisir que les modèles
équipées de véritables anneaux Fuji SiC ou Alconite selon votre bud-
. Les élément
s Fuji
reconnus comme une
référence mondiale en la matière depuis plus de soixante-dix ans ! La
qualité des matières premières et le niveau de finition développés par
la firme japonaise vous garantiront des années d’utilisation sans pro-
blème. De plus, on trouve aujourd’hui des cannes entièrement équi-
pées en éléments Fuji (Draken, Rookie Rods…) à des tarifs vraiment
accessibles, alors pourquoi s’en passer ?
LE MOULINET : SPINNING OU CASTING ?
Les moulinets correspondant à deux pratiques ne se posent pas en concur-
rents, mais sont totalement complémentaires. Se priver de l’un des deux
serait une faute technique, sportivement parlant.
Allons droit au but et laissons de côté les exceptions : le spinning est re-
commandé pour les pêches dites “finesse”, propulser des leurres légers,
pêcher en profondeur, faire du skipping, lancer facilement par grand vent,
etc. Vous emploierez plutôt un équipement baitcasting pour des leurres
plus lourds et des lignes plus fortes, pratiquer le “power fishing”, utiliser
des leurres à fort tirant (crankbaits, spinnerbaits…), effectuer des posers
plus précis et plus discrets pour pêcher à courte distance en pitching ou
en flipping et extraire un poisson d’un poste encombré… En bref, pour
un équipement complet, la proportion s’établit généralement à 60 % de
baitcasting et 40 % de spinning. Nous ne sommes pas si loin de la parité,
tenons en compte… le plaisir et les résultats seront au rendez-vous !
Avant d’acquérir un moulinet, testez-le si vous le pouvez avec votre
canne. Parfois, ce n’est pas forcément le modèle le plus léger qui
conviendra le mieux pour équilibrer l’ensemble.
Le rati
Le ratio d’un moulinet est très important pour en définir l’utilisation.
Il est exprimé comme suit : « 5.2:1 ». Dans ce cas, cela signifie que le
pick-up enroule 5,2 tours de fil sur la bobine pour 1 tour de mani-
velle. La récupération moyenne, en centimètres, est la quantité
moyenne de fil récupérée par tour de manivelle. C’est une donnée
moins précise que le ratio, puisqu’on récupère moins vite avec une bo-
bine peu remplie (donc plus creuse) et plus vite avec une bobine pleine.
Pour simplifier, un ratio rapide (supérieur à 6.2:1) est recommandé
pour la pêche aux leurres souples, rubber jigs, jerkbaits, spinnerbaits pe-
tits et moyens, lipless crankbaits et leurres de surface. Les ratios lents
(inférieurs à 6.2:1) seront préférés pour les big baits, les spinnerbaits
moyens et gros, notamment en slow rolling. Ces ratios lents sont aussi
vraiment adaptés pour les crankbaits grands plongeurs.
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
53. Megabass V Flat
Un des très rares spinnerbaits qui atteignent le poids de 37 g.
Idéal pour la pêche des tombants en lac ou en rivière
profonde. De ce fait, il comble un manque et résout un
problème récurrant, la lenteur d’immersion des spinnerbaits.
54. Illex Water Monitor
Un leurre de la catégorie peu répandue des stickbaits
coulants. S’il donne de bons résultats sur les bars, c’est aussi
l’un des trois meilleurs leurres à aspes, notamment en
blanc et dos bleu, flancs argentés.
55. Cuiller Abu Garcia Toby
Peut-être la plus réputée des cuillers à saumon.
Sa forme effilée la rend très adaptée aux courants.
Là encore, il existe d’innombrables copies.
56. Illex Vib 32
Un micro lipless de 3,2 cm qui vit de façon
frénétique lors des tractions. Il prend de la perche, de
la truite, et même, comme cela est arrivé à Vincent
Lalu, un brochet d’un bon mètre ! Un leurre aussi
étonnant qu’attachant.
57. CWC X Buster
Le X Buster est un véritable swimbait doublé d’un
jerkbait, cette originalité devrait faire de lui un leurre
unique, mais c’est une nouveauté 2009. On peut faire
confiance à la marque suédoise, qui ne déçoit pas.
Cette pêche tout en finesse, Eric l’a utilisée avec succès au cours de sa saison
de compétition de street fishing 2008 et aussi en pêche de loisir. Elle lui a
permis de réussir de belles pêches de perches et d’accéder ainsi aux podiums.
C’est une pêche délicate, terriblement efficace sur de nombreux poissons. Les
brochets pris lors de notre sortie hivernale avec Eric, dont les photographies
illustrent cet article, attestent de son efficacité. Nous allons essayer de vous en
faire découvrir toutes les subtilités.
Une partie de pêche
au jig léger avec
Eric Despalin
59. Lucky Craft RV’s 150
Lorsque les spinnerbaits RV’s 150 arrivent
en magasin, ils n’y restent pas longtemps !
Une conception simple (une seule palette)
mais une efficacité maintes fois constatée pour
le brochet et le black-bass (jusqu’à 3 mètres
de profondeur maximum).
58. Megabass Deep X 200
Le Deep X 200 est capable de descendre à près
de 4,50 m en offrant une résistance sur la ligne
qui n’est pour autant pas excessive. Un produit
qui rempli donc très bien sa mission.
60. Mann’s Twinler 20 cm
Un monstre de leurre souple qui rend fous
les brochets parce qu’il dérange avec sa masse
et sa double queue en forme de cœur. On peut
l’agrémenter d’un insert et le faire passer
juste au-dessus des herbiers.
61. Mepps Aglia Longue Rubis
Une cuiller que l’on ne doit ni sous-estimer ni
oublier, car certains jours elle rend ridicule le plus
élaboré des poissons nageurs. L’hameçon mérite
d’être changé ou aiguisé.
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
Un jig léger et un trailer
On entend ici par jig une tête plombée entourée de fines fibres vibra-
tiles de caoutchouc ou de silicone ligaturées pour former une colle-
rette. Ce jig est léger car monté sur une tête en plomb ou en tungstène
de 0,45 à 3,5 g (1/64 à 1/8 d’once). Les tailles d’hameçon de ces
leurres s’échelonnent du 4 au 1 pour les plus gros. On est loin des
rubber jigs traditionnels de 10, 15 grammes ou plus, armés d’hame-
çons de 2/0 ou 3/0 utilisés avec de gros trailers. Peu de fabricants et
d’importateurs proposent pour le moment ce type de produit dans
leur gamme. Compt
enu de l’effi
caci
é de cet
e pêche, i
l y a fort
parier que l’offre va s’étoffer dans les mois à venir. Nous avons réper-
torié les principaux jigs disponibles, à notre connaissance, sur le mar-
ché français (lire l’encadré p.92).
es, bi
en qu’elles pui
pêcher seules, sont
prolongées par un
trailer (traduction littérale de l’anglais : « remorque »). Le trailer est un
leurre souple de pet
lle plut
forme qui
va ajout
er un si
gnal
supplément
re et
uer une bouchée plus conséquent
e pour le
carnassier. Il va aussi contribuer, comme la jupe, à ralentir la chute du
leurre et
le rendre encore plus planant
. Le t
ler doi
re adapt
é à la
taille de l’hameçon et à celle des poissons recherchés. Les différents
exemples phot
ographi
doi
vent
vous permet
re de vous fai
re une
dée des bonnes proport
ons. Il exi
e plus de t
lers que de ji
gs sur le
marché, de nombreux petits leurres souples peuvent faire l’affaire. Leur
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
62. Mizmo tube 5
Peu connu des pêcheurs français, les tubes sont de
redoutables leurres, notamment pour le brochet, à
condition de les lester en tête. On peut lui ajouter
également une ampoule bruiteuse. Encore un leurre
qui passe partout.
63. Madness Mother Worm 8.0
Leurre souple d’une forme simple, ici en version
19 cm. Il est redoutable sur les gros bars. Comme
quoi là encore, une forme simpliste cache souvent
une nage très attractive. A lester en conséquence
de sa grande taille.
65. Sawamura One Up Shad
Une leurre qui n’est pas nouveau, mais que les
pêcheurs français découvrent depuis un an ou deux.
Dès qu’ils arrivent en magasin, ils disparaissent. Pour
le sandre (5 pouces), lesté d’une tête jig, et pour le
brochet, même non lesté (6 pouces).
66. Cuiller Orkla
Du nom de la célèbre rivière à saumons norvégienne.
Une institution qui prend autant les saumons que les
brochets. Méfiez-vous des imitations, fort nombreuses,
comme c’est souvent le cas avec les best-sellers.
64. Mepps Aglia
La cuiller la plus vendue dans le monde, la plus copiée
aussi. S’il n’en restait qu’une, ce serait celle-ci. Elle est
déclinée en plusieurs variantes, dont la Quimperloise
pour le saumon et la « cuiller vaironnée » avec un
poisson artificiel, ou un vrai vairon comme en
Franche-Comté.
Un petit sandre, pris un peu plus
tôt en saison avec une tête
et un trailer Kem Kem.
taille s’échelonne entre 2 et 4 pouces, la plus couramment utilisée est
3 pouces ou 8 cm (un pouce = 2,54 cm).
Une technique discrète
L’avantage principal de la technique est sa discrétion. Le leurre ne fait
qu’un petit « ploc » lorsqu’il entre en contact avec l’eau. A l’inverse du
fracas d’un leurre lourd claquant à la surface, qui alerte voire effraie les
poissons convoités, l’impact de ce dernier sur l’eau a plutôt tendance
à les at
rer. Sur les plans d’eau t
rès pêchés où les poi
édu-
qués, la di
scrét
on de cet
que joue pour une bonne part
dans
son efficacité.
Des cannes adaptées
Même si
lers pèsent
parfoi
s plus lourd que les t
es ji
gs, l’en-
semble jig plus trailer reste léger. Pour le lancer correctement, il va fal-
loir s’équiper d’un matériel adapté. Les cannes sont des modèles
spi
ng, choi
es Medi
um Li
, Li
ou Ult
ra Li
de leurre utilisé et le poisson recherché. Elles doivent posséder une ré-
serve de puissance suffisante pour pouvoir ferrer des poissons à la
gueule pavée de dents comme le brochet et surtout combattre des
poi
ssons de t
lle parfoi
e. Elles doi
vent
aussi
re sonores
pour transmettre à la main du pêcheur le maximum d’informations
lors de l’ani
on, parfoi
rès lent
e, du leurre. Une canne à lancer
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
68. Pafex Salur 16
Sur le même principe que le Alien Eel Prologic,
le Salur remplit une fonction identique, à savoir
énerver les silures et pousser les gros brochets au
crime ! Le Salur mesure 16 cm et pèse 80 g.
70. Delalande plomb palette
Le plomb pyramidal remis au goût du jour tant il est
utilisé par les pêcheurs de compétition. Il prend tout !
Perche bien sûr, mais aussi sandres, brochets et même
barbeaux… Un indispensable.
71. Cuiller Blue Fox Pixee
Elle fait des ravages en Amérique du Nord et s’avère
intéressante dans nos eaux. Sa touche colorée plaît
bien et sa densité permet de pêcher rapidement
lorsqu’on prospecte une berge par exemple.
69. Quimperloise
Un leurre légendaire pour le saumon atlantique. Souvent
imité. Sachez qu’il est toujours fabriqué à Quimper sous
la marque Quimperloise. Les saumons la prennent très
bien en jupe rouge, orange ou noire.
67. O.S.P
L’un des tout meilleurs spinnerbaits du marché. Qualité
de fabrication au top et surtout des grandes palettes qui
poussent très souvent les brochets à l’attaque.
Ne pas hésiter à choisir de grandes tailles.
ultra-léger ou léger à truite ne convient généralement pas, car trop
souple d’action. Vous trouverez ci-après une liste de cannes pouvant
convenir à cet usage (voir l’encadré p.92). Ces dernières sont suffi-
samment douces de pointe pour lancer et animer correctement les
leurres et pour ferrer sans encombre sur une tresse ou un fil fin. Elles
ont une grosse réserve de puissance dans le talon pour assurer les fer-
rages et les combats avec les poissons. Ces cannes sont souvent mo-
nobrin, ce qui leur confère une meilleure sonorité et augmente leur
solidité. Les adeptes de l’encombrement réduit pourront toutefois en
trouver de bonnes en deux brins égaux.
Des mou
nets légers et fi
ables
Pour cette pêche, on privilégie les moulinets spinning (les moulinets
à tambour tournant ne permettant pas de propulser efficacement des
leurres si
légers)
. Ces mouli
s doi
vent
avoi
r un frei
rréprochable
pour que les fils fins dont ils sont garnis puissent encaisser des ferrages
appuyés et
des rushs vi
s sans casser. Ils doi
vent
re dot
és de bo-
bines larges, surtout lorsqu’on les remplit de fluorocarbone, et être lé-
gers pour ne pas déséqui
brer les fleuret
s sur lesquels on les fi
xe.
Des tresses ou fluorocarbones fins
Pour lancer suffisamment loin et précisément des leurres légers à très
légers, i
l va falloi
r revoi
r à la bai
sse le di
amèt
re de sa li
gne. Pour une
bonne transmission des informations, des touches notamment, il faut
s’équi
per soi
de t
resse fi
ne, soi
de fluorocarbone. La t
resse sera choi-
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
76. River2Sea Rota Frog
Une imitation de grenouille très célèbre. Le corps est
muni d’une valve qui permet à l’air de s’expulser à la
touche pour dégager l’hameçon double.
75. Ever Grenn Crazy Cradle Rat a Tat Hyper Sonic
Avec un nom pareil, il ne peut s’agir que d’un leurre
très fun. C’est le cas pour ce cranckbait très particulier
qui frôle la surface et nage avec un gros rolling.
Les brochets l’adorent.
72. Prologic Smolt
Leurre étonnant d’efficacité. Il est conçu sur
le principe d’un leurre semi-rigide, en partie articulé.
Très grande souplesse de nage. Il coule lentement
et permet de prospecter sur environ 3 mètres.
Les brochets l’adorent.
73. Cuiller Raglou
Un leurre idéal pour les pêcheurs de bars occasionnels
(plaisanciers), à condition de ne pas oublier d’ajouter
un émerillon de bonne qualité pour éviter le vrillage.
74. Rapala Countdown vairon
Un grand classique pour la truite en version 3 ou
5 cm. Indémodable même s’il existe, y compris chez
Rapala, des modèles plus “techniques”.
Combat avec le plus gros brochet de la journée,
remarquez la magnifique courbure de la canne.
Ici, une Shimano Diaflash 228 LS.
sie dans des diamètres allant du 5 au 10 centièmes de millimètres. Le
fil, du fluorocarbone, beaucoup moins élastique que le nylon, sera
choisi entre 18 et 21 centièmes. Comme pour la pêche à la mouche,
le diamètre de la ligne sera adapté à la taille et au poids du leurre.
Le fluorocarbone a les faveurs d’Eric pour les pêches à faible distance,
notamment en rivière. Celui-ci utilise la tresse pour les pêches en lac
ou lorsqu’il doit lancer un peu plus loin, et plus précisément en ri-
vière. Le fluorocarbone est très tactile, notamment lors des phases de
relâcher du leurre, lorsque la bannière est moins tendue. Il a, par
contre, l’inconvénient de ne pas permettre de longs lancers.
Eri
c n’hési
e pas à emport
er avec lui
une bobi
ne de mouli
supplé-
mentaire, lui permettant d’alterner rapidement tresse ou fluorocar-
bone, selon le type de poste prospecté et de pêcher ainsi au plus juste.
Tous les fluorocarbones ne conviennent pas au remplissage des bo-
bines des moulinets. Ce fil est raide et peut facilement foisonner. Seuls
ls prévus pour cet
usage (
plus souples et
condi
onnés dans des
longueurs suffi
sant
éressant
S’il pêche en tresse, Eric ajoute une pointe d’environ 1,5 mètre de
fluorocarbone, de 18 à 21 cent
èmes, avant
son leurre.
Un éventu
el sh
ock leader p
r les broch
Dans les eaux abritant une bonne population de brochets et si ces der-
niers sont actifs, Eric peut ajouter une pointe anti-dents, un shock
leader, d’un diamètre s’échelonnant alors entre 38 et 45 centièmes
selon la taille du leurre utilisé. S’il utilise de la tresse, Eric passe de
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
80. Delalande Sandra
C’est un leurre que les pêcheurs français
connaissent bien, car il est renommé pour la pêche
du sandre en lancer-ramener. Il faut savoir qu’il a
plus d’un tour dans son sac, car à l’étranger il est
très apprécié également, notamment en mer.
79-. Lucky Craft Sammy
L’un des stickbaits les plus faciles à utiliser en raison
de la position haute de la tête du leurre lors de
l’animation. C’est aussi l’un des meilleurs dans toutes
les tailles (65, 85, 100, 115, 128 mm).
77. Berkley Rattl’R
Pour beaucoup, le meilleur lipless du marché.
Un aimant à carnassiers sans que l’on sache
vraiment ce qui le différencie des autres modèles.
Quel dommage que la version 14 g soit si difficile
à trouver. Les hameçons doivent être changés.
78. Salmo Slider
Gamme de leurres de taille imposante
spécialement développée pour la pêche du brochet.
Le Slider est un champion des grandes embardées
latérales. Existe en modèles flottants et coulants.
cette dernière à un 21 à 25 centièmes fluorocarbone, sur un
peu plus d’un mètre, avant la connexion avec le shock leader.
La longueur de ce dernier s’élève à 30 ou 40 centimètres. Elle
diminue au fur et à mesure des changements de leurre qui sont
connectés par un nœud plutôt que par une agrafe trop peu
discrète.
Eric peut toutefois faire l’impasse du shock leader en privilé-
giant une pêche plus productive de perches et chevesnes et en
misant sur la chance de ne pas être coupé par les brochets. En
effet, les petits leurres et hameçons présentés ici ont tendance
à glisser au ferrage dans la gueule pavée de dents du brochet
et à venir se ficher dans son bord plus tendre. De plus, le com-
bat, mené sans forcer, sur des cannes certes puissantes mais
tout de même douces, permet de minimiser les risques de se
faire couper si le fluorocarbone, assez résistant à l’abrasion,
passe entre les dents du carnassier.
Lors de notre reportage hivernal sur un petit plan d’eau du
département de l’Aisne, les brochets étaient très actifs et ont
constitué nos seules prises, nous avons donc progressivement
placé un shock leader de 38 ou 40 centièmes sur toutes les
cannes. Sur six poissons tenus dont deux décrochés nous
n’avons pas enregistré une seule coupe. Deux poissons de plus
81. Zoom Super Chunk
Si vous cherchez un trailer efficace à mettre sur
l’hameçon de votre spinnerbait favori, n’hésitez pas,
le Super Chunk remplit ce rôle à merveille.
82. Smith Rewinder
La nage du Rewinder a le don d’énerver les bars. Avec
lui, nous avons pris également de nombreuses autres
espèces marines : bonites, coryphènes, tassergals, etc.
83. Optimum Bait Banzaï Hot Rabbit
Quel drôle de leurre et quel drôle de nom ! Il en fait
des tonnes et cela plaît aux black-bass qui le
regardent souvent longuement de façon agacée
avant de l’engamer d’un coup !
84. Xorus Patchinko
Avec son cousin le Frosty, le Patchinko est à mi-
chemin entre le stickbait et le popper, d’où une nage
et une action singulières qui permettent de sortir de
l’animation classique « walking the dog ».
Ce brochet a craqué pour un jig
Gamakatsu et V Tail Worm River 2 Sea.
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
de 75 cm ont étés pris durant notre partie de pêche sur un
21 centièmes fluorocarbone monté en direct. Une sélection des fils et
tresses adaptés pour remplir les bobines ou pour réaliser des pointes
est présentée en encadré p.94.
La technique
La pêche au jig léger est une pêche de prospection lente, que ce soit
sur des post
es préci
s ou en plei
ne eau. On est
n du power fi
avec des leurres à bi
lles, lancés et
ramenés rapi
dement
canne basse.
Après le lancer, la descente du leurre est accompagnée, canne haute,
fil à peine tendu, à la façon des pêcheurs au mort manié, pour ne pas
der la descent
e mai
de même permet
re la dét
ne des
touches. On recherche le plus souvent le contact avec le fond avant de
commencer l’ani
on. Cet
e derni
ère doi
re lent
coulée pour
que le leurre ne remont
e pas vers la surface. Si
l’on n’a pas l’habi
ude,
l convi
de reprendre cont
act
de t
emps en t
emps avec le fond pour
véri
er que l’on pêche bi
en. Progressi
vement
on acqui
ert
ve-
ment
les bonnes sensat
on pêche de plus en plus just
e. Cet
technique nécessite une bonne concentration et une grande dose de
ence, car la prospect
e. Le leurre doi
re suspendu
dans la couche d’eau, sa nage plutôt linéaire est de temps en temps en-
recoupée d’ani
remblot
ant
es pour fai
re gonfler la jupe et
85. Berkley Sabertail
Fabuleux leurre polyvalent pour la pêche au jig,
comme ici présenté avec une tête « rubber jig ».
Les deux pattes en forme de sabres battent l’eau
sans retenue et d’une façon qui plait
incontestablement aux carnassiers.
CWC Big Bandit 195 S
Attention, c’est du lourd (95 g), mais ce gros leurre
suédois en forme de semelle ne craint pas la
concurrence lorsqu’il s’agit de réveiller les gros brochets.
A animer par grandes tirées suivies de temps d’arrêt.
87. Lucky Craft BHM
Un buzzbait avec un corps de poisson. Le corps est
réalisé en résine mais il est équilibré avec du tungstène.
Il est donc constamment dans la bonne position, ce qui
crées un effet parfait en surface. Un très bon produit.
88. Grenouille River2Sea
Un modèle de grenouille qui présente l’avantage
d’être munie d’une valve. A la touche, le corps s’écrase
facilement pour laisser agir l’hameçon double.
Les pattes restent actives lors des phases d’arrêt.
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
tordre le trailer. La tête plombée ne doit pas être trop lourde pour évi-
ter qu’elle ne se plante directement au fond à chaque relâcher. Pour
cela, Eric utilise le plus souvent des têtes de 0,5 à 1,75 g. Il monte à
2 ou 2,5 g lorsqu’il pêche les bords de courants profonds de la Seine.
Dans cette version légère et avec des leurres de 3 pouces, Eric trompe
de nombreux chevesnes amenés à se méfier des petits leurres durs qui
leurs sont présentés régulièrement. Animation canne haute. La canne
et la ligne forment un angle de 90°.
Proche de la nymphe au fil
Cette technique s’apparente à la pêche en nymphe au fil du moucheur.
x du poi
ds du leurre est
mordi
al. Il est
on du volume
de ce dernier, de la profondeur du poste prospecté, du courant, du
vent, etc. En rivière, le courant est un allié précieux pour proposer
aux poissons un leurre dérivant naturellement. En plan d’eau, Eric
s’appuie sur le vent, à condition qu’il ne soit pas trop fort. Dans ce cas,
la li
gne forme un vent
re qui
rédui
les sensat
ons. Si
Eri
c ne pêche pas
trop loin, il privilégiera une ligne en fluorocarbone pour sa bonne
ransmi
on des t
ouches sur un fi
l à moi
é dét
endu. Eri
c affect
part
èrement
les leurres aux colori
s verdât
res, neut
res, de t
ype wa-
ermelon ou green pumpki
Les poissons touchés
Cette technique est destinée en tout premier lieu aux perches. Elle
fonctionne très bien sur les chevesnes à condition d’utiliser des mon-
tages légers, car ces poissons sont très méfiants. Elle prend régulière-
93. Lunker City Shaker
Un leurre souple qui émet de fortes vibrations grâce
à un pad rond de gros diamètre. Très utilisé par les
pêcheurs belges et néerlandais pour la pêche du
sandre (version 4,5 pouces). Existe aussi en version
6 pouces.
89. Pafex Sanec 9 cm
Bonne surprise que ce petit shad qui donne d’excellents
résultats sur les perches et les sandres.
A lester avec une tête « football » de 10 ou 14 g. Sa
matière très souple lui permet de nager très lentement,
ce qui n’est pas le cas de tous les petits leurres souples.
90. Smith Saruna
La gamme des Saruna donne de très bons résultats
sur les bars mais aussi sur les brochets si l’on choisit
une animation adaptée. Préférez les modèles SP
aux flottants, plus polyvalents.
92. Sébile Magic Swimmer 125
Ce leurre coulant articulé fait partie de la gamme
Evidence développée par Patrick Sébile. Sa nage
tout en souplesse est très attractive. Il prend du
brochet, mais se révèle aussi être un très bon leurre
à black-bass dans cette taille.
91. Sébile Koolie Minnow
Un jerkbait à la nage très convaincante surtout en
version coulante. Le Koolie Minnow nage avec un
franc battement latéral, qui le rend attractif même
par eau teintée. Quatre tailles de bavettes pour cette
série.
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
ment des sandres et des brochets et peut aussi réserver quelques sur-
prises comme la prise d’un barbeau, d’une grosse brème ou d’une carpe.
L’aromatisation de la plupart des leurres est probablement un atout
pour leurrer ces poissons plus sensibles au goût qu’à l’animation.
Les résultats street fishing AFCPL 2008 d’Eric
juin 2008.
L’Yerres à Boussy (Essonne) : 11
– 21 septembre 2008.
Lacs de Gri-
gny (Essonne) : 3
– 5 octobre 2008.
La Seine à Levallois (Hauts-de-Seine) : 1
16novembre 2008
. L’Eure à Chartres (Eure-et-Loir) : 1
. Confirmation de la supré-
matie de sa technique. Au final, Eric a fini 3
du classement national street fishing
pour sa première participation.
A l’occasion de cette nouvelle saison de compétition, Eric et son compère Jean Mi-
chel seront sponsorisés par le groupe Shimano- Rapala- G.Loomis et par le magasin
Avenir Pêche de Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne).
En 2009, Eric compte participer à cinq dates du championnat AFCPL et tentera bien
entendu de viser la plus haute marche du podium.
Nous pouvons le remercier ici pour l’ensemble des informations transmises sur une
pêche encore peu connue, notamment, d’un certain nombre de ses collègues com-
pétiteurs. Toutefois, si la connaissance du matériel et de la technique mise en œuvre
est indispensable à la réussite, c’est au final l’expérience et le sens de l’eau qui font
la différence !
95. Sizmic Magnum Toad
Le modèle démesuré de la classique Sizmic Toad. Une
longueur de… 21 cm ! Pour le jour où les grenouilles
taureaux auront envahi l’ensemble du territoire.
Pour le moment, elles sont en Camargue !
94. Gary Yamamoto Senko
Un leurre de génie, aussi simple qu’efficace pour
le black-bass mais aussi le brochet. Leurre salé
à plus de 40 % qu’il ne faut pas lester. Armé
d’un hameçon texan, il passe partout.
Sa nage est des plus attractives.
96. Sizmic Toad
L’une des grenouilles pleines (les autres sont creuses
avec un système de valve) les plus appréciées.
Le corps ne gêne pas trop le dégagement de l’hameçon,
problème récurrent de ce type de leurre. 11 cm.
98. Blue Fox Vibrax
Lorsqu’il faut pêcher creux, la Vibrax supplante
la Mepps Aglia car elle est plus lourde. Il existe
de nombreuses couleurs de lest et de palette,
créant une véritable gamme.
97. Sébile Stick Shad S
Leurre très original de section aplatie, lesté par
de l’huile dans le corps. Il se lance à une distance
incroyable et nage en réalisant de gros écarts.
Fabuleux pour le bar et l’aspe (en version 72 mm).
100 leurres
pour une vie
de pêcheur
Le matériel recommandé
pour la pêche au jig léger
Les cannes
Major Craft,
importateur Pro Tackles
• Série Corkish, modèle CKS-65L,
puissance Light, longueur 195 cm,
leurre 1,7 à 7 g, monobrin.
• Série Beneyro, modèle BNS-64L,
puissance Light, longueur 192 cm,
leurre 1,7 à 7 g, monobrin.
Illex
• Série Ashura Black & Blue, modèle
S-183 L Light Rig Special, puissance
Light, longueur 183 cm, leurre 1,8
à 10 g, monobrin à poignée
démontable.
• Série Ashura Black & Blue, modèle
S-195 ML Power & Finess,
puissance Medium Light, longueur
195 cm, leurre 3,5 à 14 g,
monobrin à poignée démontable.
Pezon et Michel
• Modèle Concept Street Fishing
Spinning S-ML, puissance Medium
Light, longueur 195 cm, leurre 3 à
12 g, en 2 brins égaux.
Sakura
• Série Rookie, modèle ROS 602 L,
puissance Light, longueur 183 cm,
leurre 1,7 à 7 g, en 2 brins égaux.
• Série Trinis, modèle TRS 602 L,
puissance Light, longueur 183 cm,
leurre 1,7 à 7 g, en 2 brins égaux.
• Série Antitode, modèle ANS 632 UL
Mag, puissance Ultra Light
Magnum, longueur 190 cm, leurre
0,9 à 7 g, monobrin à poignée
démontable.
G. Loomis,
importateur Shimano France
• Série Spin Jig, modèle SRJ 781
IMX, puissance Light, longueur 198
cm, leurre 1,7 à 8,75 g, monobrin.
• Série Spin Jig, modèle SRJ 782
GLX, puissance Medium, longueur
198 cm, leurre 3,5 à 10,5 g,
monobrin.
• Série Drop Shot, modèle DSR820S
GLX, puissance Mag Light, longueur
209 cm, leurre 3,5 à 10,5 g,
monobrin.
• Série Spin Trout, modèle TSR801-2
GLX, puissance Ultra Light,
101. Cuiller Yann
Un classique parmi les classiques en mer. Il existe
différentes façons de l’armer, soit comme ici avec
un hameçon triple en queue, soit façon jig à l’aide
d’un assist hook. Pour le lieu, le bar et tous les poissons
de la planète !
100. Megabass X Layer 15 cm
Un leurre étonnant surtout utilisé pour la pêche du bar.
Equipé d’une tête lestée fusiforme, il slalome à ravir
entre les rochers. De nombreux pêcheurs l’ont adopté sur
les côtes bretonnes. Il est de plus équipé d’une gélule
bruiteuse.
Illex Water Monitor
Un leurre de la catégorie peu répandue des stickbaits
coulants. S’il donne de bons résultats sur les bars, c’est
aussi l’un des trois meilleurs leurres à aspes, notamment
en blanc et dos bleu, flancs argentés.
102. Rapala X-Rap 12 SP
Le premier Rapala en matière synthétique de
l’histoire créé pour contrer l’armada japonais ! Et une
réussite incontestable. L’un de nos jerkbaits préférés
pour la pêche du brochet. Son surnom ? Le X-Attrape !
103. Imakatsu Javalon
Les Javalon sont les rois des softs swimbaits. Leur corps
articulé leur donne une nage très louvoyante qui séduit
autant les brochets que les black-bass. Un leurre très
ludique qu’on ne quitte jamais des yeux.
Un beau brochet pris sur
canne une Loomis GLX
puissance M et un
moulinet Stradic FI 2500
longueur 204 cm, leurre 0,9
à 5,25 g, 2 brins égaux.
Damiki, importateur Pafex
• Modèle Angel EX, puissance Light,
longueur 195 cm, leurre 1,7 à 10 g,
2 brins égaux.
Daiwa
• Modèle Team Daiwa Cielo 631 DSS,
puissance Light, longueur 191 cm,
leurre 1,7 à 10,5 g, monobrin.
EverGreen, importateur Pro Tackles
Série TEMUJIN :
• Modèle Brushstinger TMJS-66ML,
puissance Medium Light, longueur
198 cm, leurre 1,7 à 10,5 g,
monobrin.
•Modèle Sky Master LV TMJS-64L,
puissance Light, longueur 192 cm,
leurre 1,7 à 7 g, monobrin.
Megabass,
importateur Ultimate Fishing
•Modèle Destroyer F3-64XS,
puissance Medium Light, longueur
192 cm, leurre 1,7 à 14 g,
monobrin.
Smith, importateur Marryat et
Smith Europe
• Série Bay Liner Boron, modèle BLB
66 ML, puissance Medium Light,
longueur 210 cm, leurre 2 à 10 g,
2 brins égaux.
Shimano
• Série Diaflash, modèle SDFL228LS,
puissance Light, longueur 228 cm,
leurre 0,6 à 7 g, deux brins égaux.
La liste ci-dessus n’est pas exhaustive.
Les moulinets
Daiwa
• Exist 2506
• Certate Finesse custom 2506
• Tournament Airity 2508
Shimano
• Technium MGS 1000 ou 2500
• Stella FD 1000 ou 2500
• Stradic FI 1000 ou 2500
• Twinpower FC 1000 ou 2500
Sakura
• Tica DynaSpin GH 1000 ou 2000
Pezon et Michel
• Luxor 200 SL
Abu Garcia, groupe Pure Fishing
• Soron STX 10
104. Zenith Z-Claw
Un stickbait particulier, qui nage très bas sur
l’eau et qui émet un son très clair. L’un des
incontournables, que l’on trouve aussi en version
medium de 13 cm au lieu de 10. Très bon pour le
bar, le tassergal et beaucoup d’autres espèces.
105. Zalt 19
Les leurres suédois Zalt ne sont pas des merveilles
de technologie mais ils plaisent vraiment aux
brochets. Leur nage lente et chaloupé fait recette.
Le modèle 19 cm de la gamme ne manque pas de
les réveiller.
106. Zalt 14 Z
Avec son nez pointu et sa forme plate, c’est un
champion des longues glissades. Lors des phases
d’arrêt, il devient une proie idéal. C’est un
classique en Suède mais il marche aussi très bien
en France.
107. Zalt 14
Le petit Zalt (le frère du 19 cm) permet d’être
utilisé avec un matériel certes puissant mais non
spécifique aux gros leurres (puissance 50 – 100 g).
Il représente toutefois une jolie bouchée !
108. Smith Zipsea Penn
Un des rares sitckbaits silencieux. Il fait la différence
sur les bars lorsque la mer est calme et que les poissons
ref
usent les modèles à billes bruiteuses.
Les têtes jig et les trailers
R.R. Rubber Jig en 3 g et Deathadder en taille 4’’ raccourci.
Ika en 3’’ Gary Yamamoto monté sur un jig maison.
Keitech Live Impact Worm en 3’’ monté sur un jig maison.
D.
Keitech Guard Spin Jig en 1,7 g et Live Impact Hog en 3’’. La tête plombée
comporte un anti-herbe, composé d’un unique brin de nylon rigide, suffisant
pour limiter l’accrochage sans gêner le ferrage des poissons.
Illex Dartshog 65 monté sur un jig maison.
F.
Molix Sligone en 5,5’’ recoupé en dessous de 4’’, monté sur un jig maison.
Eric n’est pas un adepte des brosses anti-herbe, souvent trop rigides, qui
limitent l’efficacité du ferrage avec des cannes légères. Pour maintenir leur
qualité anti-accrochage tout en autorisant un meilleur ferrage, il convient de
couper quelques fibres pour assouplir le dispositif.
Comment résister à une petite bouchée si aguichante ?
En corps de ligne, sur le moulinet :
Molix importateur Pro Tackles
Xbait Fluorocarbon en 5 lbs (0,198 mm)
ou 6 lbs (0,219 mm)
Yamatoyo importateur Plus fishing France
Spinning Fluorocarbon en 5 lbs (0,19 mm)
ou 6 lbs (0,209 mm)
Sunline importateur Rapala France
Super FC Sniper en 5 lbs (0,19 mm)
ou 6 lbs (0,205 mm)
Yozuri importateur Flashmer
Mirage en 5 lbs (0,18 mm) ou 6 lbs (0,20 mm)
En bas de ligne :
Tête de ligne de 0,18 à 0,28 mm
Avançon anti-dents de 0,35 à 0,48 mm
Varivas :
Shock leader de 0,185 à 0,48 mm
Powerline
: Super Hard de 0,25 à 0,45 mm
Rapala :
Invisible Leaderline de 0,22 à 0,42 mm
Sakura
: Impact Shock leader de 0,21 à 0,44 mm
De nombreux autres fabricants proposent des fils
fluorocarbone adaptés à la confection de bas de
ligne : Asso, Berkley, Maxima, Pezon et Michel,
Platil, Tortue, Water Queen…
Les fournisseurs mouche en proposent aussi une
gamme importante : Airflo, JMC, Rio, etc.
Les Tresses
Innovative Textiles,
importateur Shimano France
Power Pro en 10/100 (5 kg)
Rapala, importateur Rapala France
Titanium en 0,078 mm (3,7 kg) ou
0,102mm (5 kg)
Berkley, groupe Pure Fishing
Fireline Crystal en 0,08 mm (5 kg)
ou 0,10 mm ( 5,9 kg)
Fireline Crystal compétition en 0,074 mm
(5,120 kg) ou 0,089 mm ( 5,697 kg)
Stren, groupe Pure Fishing
Microfuse en 0,08 mm (5 kg)
ou 0,10mm (5,9 kg)
Sakura
Bass Braid Dynacast en 0,10 mm (3,6 kg)
Powerline
Power Tresse en 0,05 mm (3,7 kg)
Les fils fluocarbone
Noike Kem Kem jig en 2,5 g et Biteguts Kem Kem Shad. La tête plombée
comporte un poil de brosse anti-herbe, suffisant pour limiter l’accrochage,
sans gêner le ferrage des poissons.
Sakura Gamakatsu Round 25 Weedless en 2,6 g et V Tail Worm. La brosse
anti-herbe a été réduite.
Sakura Gamakatsu Round 25 en 3,5 g (dont la brosse anti-herbe
a été coupée) et Wobble Tail Worm.
L.
Storm Prominnow en 7 cm sur jig maison.
Sakura Gamakatsu Round 25 Bulky en 3,5 g et V Tail Worm.
De la mou
rre
Eric Despalin a aujourd’hui 44ans, il pêche depuis
l’âge de 5ans et il est devenu un pêcheur exclusif aux
leurres et à la mouche vers l’âge de 10 ans.
Il s’est engagé pendant neuf ans dans la compétition
de pêche à la mouche en lac et rivière. Il a passé six
années en première division lacs, durant lesquelles il
a pu accéder trois fois à l’Equipe de France pour par-
ticiper aux championnats d’Europe (Ecosse 2003, Po-
logne 2005 et Slovénie 2006). Par envie de
changement et suite à la rencontre de deux pêcheurs
aux leurres passionnés, Cyril et Jean Michel, Eric a dé-
cidé il y a un an d’arrêter la compétition mouche pour
pouvoir participer au 1
er
Championnat de Street Fi-
shing AFCPL. Le championnat de pêche aux leurres
du bord. Grâce aux années passées au plus haut ni-
veau de la compétition mouche, il s’est très vite
adapté à ces compétitions et aux nouvelles tech-
niques de pêche qu’il fallait mettre en œuvre. La
pêche finesse décrite dans cet article est celle qu’il af-
fectionne le plus. Elle est finalement assez proche de
la pêche à la mouche en nymphe.
Eric n’a toutefois pas découvert la pêche aux leurres
sur le tard. Il est membre de l’association Black Bass
France depuis 1997. C’est un fervent défenseur de
la pêche en no kill et il a retrouvé avec plaisir cet es-
prit de la pêche à la mouche dans les compétitions
de Street Fishing.
Habitant la région parisienne, la pratique de la
pêche à la mouche l’obligeait à de nombreux et
lointains déplacements. La pêche aux leurres est
pour lui beaucoup plus accessible, il peut facile-
ment la pratiquer sur la Seine, sur l’Yerres, proches
de son domicile et sur les nombreux plans d’eau
d’Ile-de-France, notamment ceux de l’Essonne.
Il pêche bien sûr toujours à la mouche, mais plutôt
pendant les vacances maintenant. Le reste du
temps, il pêche exclusivement aux leurres, à raison
de une à deux sorties par semaine, qu’il effectue
avec ces amis Cyril et Jean Michel.
Ses pêches préférées : la pêche en nymphe à vue de
l’ombre et de la truite, la pêche finesse en spinning
des perches, black-bass, chevesnes, sandres et autres
brochets.
Les bars vont progressivement reparaître sur les côtes en début de saison
pour se refaire une santé après le frai. Plus les beaux jours vont s’instal-
ler, plus ils vont être présents et correctement répartis. Il faudra tout
d’abord les pêcher en profondeur et lentement avant de pouvoir progres-
sivement les traquer avec des techniques plus rapides dans moins d’eau.
Avril, mai et juin sont de très bons mois, les poissons prennent bien les
leurres, il faut toutefois leur présenter au bon niveau.
Par Philippe Collet
La pêche du bar
en début de saison
Pêcher
Comment
Matériel
Méthode
Expertise
u sortir du frai, en
avril, les poissons
vont souvent être
pris en profondeur,
au large. Ils sont alors encore
maigres et peuvent se nourrir
avidement de crabes. Ils vont
apparaître par passages plus ou
moins importants, calés parfois
sur des proies pélagiques
comme des anchois, des sar-
nes. Ils peuvent
avoi
r des pé-
riodes d’intense activité sur du
poisson fourrage avant de dis-
paraître comme ils étaient
venus. Avec l’avancement de la
saison et le réchauffement de
l’eau, les poissons vont progres-
vement
adopt
er les comport
ment
s qu’on leur connaî
et automne en se répartissant de
façon plus homogène sur les
es, en se nourri
ssant
dans de
moindres profondeurs et en
chassant progressivement plus
facilement en surface. Il faudra
toutefois attendre que l’eau
atteigne 13° ou 14° pour qu’ils
commencent réellement à atta-
quer des leurres de surface.
En début de saison, dans des
eaux encore froides, les bars doi-
vent donc être pêchés en pro-
fondeur et plutôt lentement. En
dehors des chasses, les pêches se
sur des poi
ssons peu act
André, 85 ans passés,
un artiste de la pêche
à la cuillère. Il pêche
avec les cuillères les
plus simples qui soient
(Ragot Snack 30 g)
et nous dame
régulièrement le pion
en enchaînant
les bars, les lieus,
les maquereaux,
mais aussi de
multiples autres
espèces, comme les
vieilles, les daurades…
Un beau spécimen
de vieille. Du pur
bonheur au bout de
la ligne, surtout
quand les bars ont
boudé la partie
de pêche.
Les techniques les plus efficaces
vont consister à manier un
leurre souple ou jigger une cuil-
lère au ras du fond. Si les pois-
sons s’aventurent dans des eaux
moins profondes, l’usage de
leurres durs à longues bavettes
est possible. Mais, le plus sou-
vent, ces derniers n’atteindront
pas le niveau où se tiennent les
poissons.
Les techniques de pêche
aux leurres souples
Les différentes techniques de
pêche aux leurres souples sont
très efficaces en début de sai-
son. On peut animer ces leurres
au ras du fond, un peu à la ma-
nière du pêcheur au mort
manié. Après un lancer et une
première prise de contact avec
le fond (le fil se détend d’un
coup), le leurre est décollé par
quelques coups de scion et puis
redescendu jusqu’au fond ou à
proximité avant d’être de nou-
veau remonté. On ne récupère
la bannière que lorsqu’on baisse
la canne pour accompagner la
redescente du leurre, fil légère-
ment tendu de façon à détecter
les touches.
La technique linéaire
Si l’animation classique ne
fonctionne pas, sur des poissons
ques, on passera en t
ech-
néai
re. Cet
e ani
est beaucoup plus lente. Après
le lancer et la prise de contact
avec le fond, on décolle le leurre
et on le ramène lentement en
moulinant de façon à le faire
passer au ras des reliefs du fond
sans le faire traîner. La canne
peut être maintenue en hauteur,
à 45° de l’eau, comme pour la
technique précédente, ou scion
au ras de l’eau en maintenant
un angle de 90° avec la ligne. Le
Le X layer Megabass.
Un leurre fusiforme
équipé d’un rattle.
Certainement un
des plus réputés.
Ici en couleur
Oikawa, une valeur
sûre en Bretagne nord.
Yann et Vincent
avec un beau poisson
de début de saison.
Merci à Yann
(en blanc) pour
le partage de sa
grande expérience
de la pêche du bar.
bon compromis poids du
leurre, vitesse de ramener, doit
être trouvé pour permettre de
ralentir au maximum l’anima-
tion, qui se fera sans saccades.
e pêche nécessi
e beaucoup
de concentration. La surveil-
lance de son fil est importante.
Il faut reprendre régulièrement
contact avec le fond pour ne pas
se retrouver avec un leurre qui,
trop léger ou ramené trop vite,
remont
nexorablement
vers la
surface. Pour cela, on arrête
simplement de mouliner, et on
attend de voir le fil se détendre.
S’il se détend quasi instantané-
ment, c’est que l’on pêche
bien. Progressivement on sent
quand on pêche juste, et on a
de moins en moins besoin de
reprendre contact avec le fond.
Au départ, cette technique
devra être pratiquée sur des
fonds réguliers et propres ou en
décollant d’avantage le leurre
(50 cm à 1 mètre) pour ne pas
trop accrocher.
Pêcher
Comment
Matériel
Méthode
Expertise
Un joli poisson pris
en Bretagne nord,
au ras du fond dans
un courant profond,
avec un Megashad
(Flashmer).
Progressivement on sent quand on pêche
juste, et on a de moins en moins besoin de
reprendre contact avec le fond.
La verti
cal
On peut aussi solliciter ces pois-
sons peu actifs en pêche verti-
cale. On laissera alors descendre
le leurre à la verticale de la
canne jusqu’au fond, puis on le
soutiendra au ras de ce dernier.
La dérive du bateau permettra
l’animation du leurre. Les chan-
gements de profondeur seront
anticipés en rembobinant ou en
rendant de la ligne en surveil-
lant le sondeur.
La pêche à la cuillère
sur les chasses
Sur les chasses qui peuvent être
visibles depuis la surface (pré-
sence d’oiseaux actifs ou posés
sur l’eau) ou le plus souvent à
l’échosondeur, la pêche rapide à
la cuillère peut être très efficace.
On utilise des cuillères de 40
à 50 grammes, étudiées pour
être lancées loin et ramenées
rapidement (la Sniper de chez
Ultimate par exemple). Ces
leurres permettent de couvrir
un large terrain et toutes les
couches d’eau. Il convient au
départ de les laisser descendre
jusqu’au fond puis de les rame-
ner rapi-dement, par coups de
Shaker Lunker City
sur tête 28 g maison.
Ce leurre brasse
beaucoup d’eau avec
sa grosse caudale, il
possède un rolling
(déhanchement
latéral) très prononcé.
Leurre Stanley dont
la caudale spécifique
permet une vibration
à haute fréquence,
inédite pour de
nombreux poissons.
Le leurre est monté
sur une tête
pisciforme de 28 g.
scion successifs en moulinant,
avant de les laisser redescendre
sur un arrêt
, fi
l légèrement
dé-
tendu pour qu’elles nagent sans
être bridées. On veille à bien ac-
compagner leur descente pour
une bonne détection des
touches. Si les touches se pro-
dui
pendant
la descent
e, on
démarre son animation avant de
toucher le fond. Si les chasses
sont proches de la surface, on
commence à ani
mer dès que la
llère a t
ouché l’eau.
Quelques leurres souples
Parmi les grands classiques des
leurres souples pour le bar, on
peut citer : les Shaker et Slug Go
chez Lunker City (Flashmer), les
Stanley (AMS), les Megashad
(Flashmer), les X layer Megabass
(Ultimate fishing), les Mother
Worm et Father Shad Madness
(Ultimate fishing), les Rolling
Shad (Ultimate fishing), les Fury
Shad et Shad GT (Delalande),
les HS Shad 810 Spro (Way of
Fishing), les Samara et Sagat
(Pafex), les Gulp Alive Minnow
(Berkley), les Quiver River2Sea
(Sakura), les Nitro Soft Jerk
(Illex), etc. Cette liste est, bien
sûr, loin d’être exhaustive.
Le matériel
Pour toutes ces techniques, on
utilise une canne sonore, adap-
tée au poids des têtes équipant
les leurres, le plus souvent entre
10 et 50 grammes, compte
tenu des fonds assez importants
(10 à 15 mètres) prospectés à
cette saison et du courant. Le
moulinet sera garni d’une tresse
d’un diamètre de 12 à 20 cen-
tièmes, prolongée d’un brin de
fluorocarbone d’environ 2 mè-
tres en 35 centièmes, choisi
pour sa discrétion et sa bonne
résistance à l’abrasion. Le mon-
tage est terminé par une agrafe
solide permettant un change-
ment rapide de leurre.
Les poissons
En plus de bars, le début de sai-
son est souvent l’occasion de
belles pêches de lieus qui sont
encore bien présents sur des
postes qu’ils vont déserter pro-
gressivement. Les vieilles of-
frent des partenaires de choix
lorsque les bars sont durs à
trouver. Il convient de leur
proposer des leurres souples so-
lides, même si elles arrivent
tout de même à régulièrement
les détruire.
Matériel
Méthode
Expertise
Comment
Pêcher
Ci-dessus : En début
de saison, les lieus
jaunes sont encore
présents sur de
nombreux postes.
Ci-contre : Golfe du
Morbihan, début
juin, les beaux
poissons sont au
rendez-vous.
104
printemps
été
dans le monde
OU
Pêcher
L’Ouest canadien est une région sauvage où une faune variée continue de vivre, pro-
tégée par un milieu unique et une immensité salvatrice. Les rivières de ce pays conti-
nent sont également peuplées d’une multitude de poissons aux gabarits
impressionnants. Kathleen et Jean-Pierre Piccin, bravant les moustiques et les grizz-
lys, sont partis en Colombie-Britannique et en Alberta faire voler pour
Pêches
sportives
leurs mouches au-dessus de trois rivières emblématiques : la Red Deer, la
Dean supérieure et la Black Water. Récit.
Par Kathleen et Jean-Pierre Piccin
Vagabondages dans
l’Ouest canadien
6 heures du matin
Toc toc toc ! “Dépêche-toi,
Jean-Pierre, réveille-toi, ça
gobe !” me dit Garry tout
en cognant
comme un for-
cené contre la porte. Les
trois coups sont frappés,
peut-être que le spectacle
va enfi
n commencer…
Cela fait en effet deux jours
que nous traînons sur la
Red Deer, mais le cours
d’eau présente des condi-
tions de pêche lamentables.
L’eau habituellement trans-
parent
e de cet
e ri
ère qui
coule en aval d’un barrage
est aujourd’hui l’ombre
d’elle-même. Sa couleur
donne plus envi
e d’y t
rem-
per une tartine beurrée
qu’une soie, tellement elle
fait penser à du café au lait.
De plus, un soleil rayon-
nant fait fuir sous les
pierres les nymphes qui de-
éclore en t
rès grand
nombre en ce début de
juillet. Bref : nous avons
tous les ingrédients pour
une belle bredoui
lle !
Or, curieusement, même si
nous n’avons pas vu beau-
coup de gobages, cela n’a
pas été catastrophique : la
premi
ère t
rui
e que je voi
prend son repas de midi
dans un bras calme de la ri-
vière. Elle se balade tout
près de la rive à la re-
cherche de quelques rares
yellow sallies
(mouche de
pierre jaune). Après avoir
longuement observé son
105
A droite : Le canoë fait partie intégrante de la culture des grands
espaces canadiens. Il reste le moyen de transport de prédilection
pour partir à la découverte des rivières locales.
A gauche : Et, au milieu de rien, coule une rivière.
cheminement alors qu’elle
se rapproche de moi, j’en
profite pour lui présenter
ma mouche, friandise
qu’elle accepte immédiate-
ment
en créant
un énorme
remous. Je ferre immédia-
tement et… ma mouche
dessine un envol superso-
nique pour finir dans les
arbres, derrière moi. J’at-
tends en vain son retour
durant dix bonnes mi-
nutes. Mais je vois en
amont deux autres poissons
en appétit et, tout en
m’éloignant de la berge
pour rester discret, je dé-
cide de remonter à leur ni-
veau et
de m’allonger dans
les hautes herbes qui recou-
vrent les berges. Et j’ob-
serve leur manège. Je
n’attends probablement
pas plus de trois minutes
pour voir une truite instal-
lée à 50 cm de ma botte
qui trempe presque dans
l’eau !
Je n’ose plus bouger et, très
lentement, je retire mes lu-
nettes, qui pourraient fla-
sher, je mets ma capuche et
m’immobilise tandis que
les moustiques, profitant
de l’aubaine, se jettent sur
moi dans l’espoir d’un
grand festin ! A portée de
main, la coquine semble
me faire un clin d’œil, et
son énorme nez, digne
d’un parfumeur, vient à
106
printemps
été
dans le monde
OU
Pêcher
Je n’attends probablement pas plus de trois
minutes pour voir une truite installée à 50 cm
de ma botte qui trempe presque dans l’eau !
La gerbe d’eau témoigne
de l’intensité du combat.
plusieurs reprises aspirer les
mouches à peine nées.
Enfin, elle décide de des-
cendre vers Kathleen qui
l’attend au virage.
Gobage, lancer, ferrage, et
le monstre, confiant, teste
immédiatement la robus-
tesse de la canne. Ne se
sentant pas en danger, la
truite se laisse ramener sans
trop de difficulté, puis sans
conviction effectue un pre-
mier rush vite maîtrisé
par Kathleen qui lui fait
tournerla tête tout en
l’éloignant du courant. Puis,
pensant la mener facilement
par le bout du nez, elle la
tire autoritairement vers la
berge. Mais c’est un poisson
de 6 ou 7 livres, qu’elle a sé-
duit. Sûr de lui, bien musclé
et certainement pas nourri
d’hamburgers. Lorsque cet
athlète s’aperçoit de la su-
percherie, il roule sur lui-
même, remue la tête
comme pour marquer sa
désapprobation, se fend
d’un démarrage et… se dé-
croche, laissant en bout de
ligne une mouche avec un
hameçon ouvert ! Des pois-
sons de cette taille, nous en
prenons environ deux ou
trois par jour, ce qui ne
nous paraît pas mal et nous
satisfait parfaitement. En
fait, Garry, notre guide un
brin perfectionniste, ne par-
tage apparemment pas cette
opinion…
A peine réveillé, je quitte
mon lit chaud et douillet
pour rejoindre celui, moite
et froid, de la rivière, ne sa-
Garry et Jean-Pierre posent
avec une belle fario.
108
chant pas vraiment si c’est
un rêve que je poursui
la réalité. Du haut des
berges, je vois trois truites
plantureuses et bouli-
gobent
réguli
rement
. La plus proche est
énorme et se déplace du ras
des berges, à la bordure du
courant, en suivant tou-
jours le même circuit. Je
descends près de l’eau et,
accroupi, je prends mon
temps pour bien observer
son comport
ement
. Il n’est
pas question de décevoir
Garry. Celui-ci m’avertit
que les truites de cette taille
sont très méfiantes et n’ac-
cept
aucune erreur. Elle
ne m’autorisera certaine-
ment qu’un seul lancer !
Un long bas de ligne et une
e nat
urelle vont
me per-
met
re un poser di
scret
. Je
dois anticiper, lancer rapi-
dement et avec précision
pour me poser juste devant
elle. Garry, toujours caché
au-dessus de moi me pré-
printemps
été
dans le monde
OU
Pêcher
C’est parf
ait, j
e lance.
Il voit la mouche,
la gobe, immerge son gros pif
et immédiatement j
erre !
109
vient : “Elle prend des in-
sectes noirs, mais je n’arrive
pas à voir ce que c’est.”
Ainsi orienté, dans la basse-
cour de ma boîte à
mouches, mon choix se
port
e sur un CDC i
ant
un sialis. Je l’accroche à
mon bas de ligne de
18/100 et puis
“Que Dios
reporta suerte”,
comme di-
sent les toréadors pour se
motiver en pénétrant dans
l’arène ! Une, deux, trois
fois, je m’apprête à lancer,
mais la truite a la bougeotte
et, pas assez rapide, je re-
porte mon tir. Puis, le mo-
ment tant attendu se
présente : elle se poste à
cinq mètres de moi et
ne assez pour que je lui
offre délicatement ma
mouche. Elle la voit,
monte lentement, très len-
tement vers elle, ouvre
comme pour bailler, encore
plus lentement, son
énorme “gueule”, et la re-
ferme en happant ma
mouche. Je ferre et, pour la
deuxième fois, je peux dire
adieu à Moby Dick. Je vois
ma ligne faire des ara-
besques derrière moi !
“Tu sais, pour les gros pois-
sons, il faut attendre qu’ils
redescendent un peu avant
de ferrer”, me dit genti-
ment Garry. Il a sûrement
raison, et peut être même
que demain, en me levant
un peu plus tôt, j’aurai une
chance… Mieux vaut ou-
blier ces bêtises et s’occuper
du jocker qui, en amont,
gobe si bruyamment qu’il
semble déboucher les bou-
teilles que nous allons boire
pour arroser sa prise !
Blogg, blogg… C’est un
gros mâle qui semble bec-
queter tout ce qui traîne.
Sous une branche, dans
une veine d’eau microsco-
pique, heureux comme un
poisson dans l’eau, il attend
tranquillement d’être servi.
La partie est loin d’être ga-
gnée, mais il se déplace peu
et, si je ne pose pas le fil
sur son nez ou dans les
branches, j’ai une chance.
Un, deux, trois lancers, il
n’a pas vu ma mouche et
gobe toujours. Il s’éloigne
de l’arbre et se rapproche.
C’est parfait, je lance. Il
voit la mouche, la gobe,
immerge son gros pif et
immédiatement je ferre !
Aussitôt, au milieu d’un
gros bouillon, ma soie est
aspirée tandis que mon
moulinet se réveille enfin,
en hurlant d’abord, puis en
ronronnant tranquille-
ment. Après cinq minutes
de plaisir à l’état pur où se
succèdent épreuves de
force, acrobaties et entour-
loupettes, ma truite finit
n dans l’épui
e. Elle
paraît d’ailleurs bien petite
La preuve que la réputation des rivières canadiennes n’est
pas usurpée. La taille des mouches est en rapport avec celles
des poissons…
110
pour la coiffer. Taille :
63 cm, et d’une proportion
parfaite, cette truite aurait
eu toutes les chances de s’il-
lustrer dans un concours
d’élégance. Du moins, si
l’on oublie les deux autres
poissons bien plus gros qui
la côtoyaient !
Quand on voit ce que la
Red Deer peut offrir dans
les pires situations, on peut
sans mal imaginer tous les
moments de pur bonheur
qu’elle peut procurer dans
des condi
ons normales !
23 heures 45
“Jean-Pierre ! Réveille-toi,
écoute !” me chuchote
Kathleen. Je tends l’oreille
et entends un bruit
étrange qui vient et qui
va près de moi : Bat, bat,
bat… J’allume et vois une
chauve-souris qui chasse les
moustiques au ras de mon
nez.
Nous venons de faire un
saut à environ 1 000 km au
nord de Vancouver, dans la
réserve indienne de Ana-
him Lake. La Colombie-
Britannique a eu, durant le
dernier hiver, tellement
de précipitations de neige
qu’après la fonte elle res-
semble par endroits à un
immense marigot où pullu-
les moust
ques. Si
fait le bonheur des libel-
des chauves-
souri
qui s’en délectent et de-
vraient finir par avoir du
mal à voler tellement elles
sont grosses, cela ne nous
ravit pas du tout, même en
tant que pêcheurs ! Et ce
genre d’éclosion dure
jusqu’aux premières gelées
d’août.
Par bonheur, les mous-
tiques n’osent pas s’aventu-
rer au bord des rivières et
nous laissent en paix dès
que nous met
ons les pi
eds
dans l’eau.
ed, à cheval, en canoë
ou en hydravion, tous les
moyens sont permis pour
atteindre les régions sau-
vages où coulent la Dean
supérieure et la Black
Water. Dans ces contrées
sauvages et préservées, on
a plus de chances de ren-
contrer un orignal, un
ours noir, un grizzly, un
loup ou un couguar qu’un
pêcheur ou un simple pro-
meneur ! Ces rivières sont
d’une richesse extraordi-
naire, d’une densité de po-
pulation digne de Hong
Kong ou de Tokyo, où
chacun peut attraper de
50 à 100 truites de 25 à
40 cm par jour s’il le sou-
haite !
Même si les poissons sont
plutôt naïfs et le challenge
aisé, le bonheur et l’émo-
tion de retrouver une
nature intacte, peu fréquen-
tée, sont bien au rendez-
vous, sans oublier la
possibilité – écologique – de
faire appel à une chauve-
souris pour se débarrasser
des moustiques !
printemps
été
dans le monde
OU
Pêcher
Jean-Pierre Piccin en pleine
action au ras de l’eau.
Ces rivières sont d’une richesse extraordinaire,
d’une densité de population digne de Hong Kong
111
Renseignements pratiques
Alberta
Informations touristiques :
www.travelalberta.com
Guide :
La pêche des rivières ne né-
cessite pas obligatoirement un guide,
car celles-ci sont pour la plupart très
poissonneuses et faciles d’accès. Par
contre, pour la Red Deer, il est préfé-
rable d’être accompagné par une per-
sonne qui connaît très bien la rivière.
Tailwater drifters :
Garry & Connie Pierce, Red Deer
Tél./Fax : 001 403 886 4466
www.tailwaterdrifters.com
Colombie-Britannique
Informations touristiques :
www.landwithoutlimits.com
Black Water :
Moose Lake Lodge
Tél. : 001 250 742 3535
www.mooselakelodge.com
Dean supérieure :
Anahim Lake (cabanes, camping…)
Tél. : 1-250-742-3233
Fax : 1 250 742 3272
www.escottbay.com
Enfin, une adresse incontournable
pour organiser un séjour au Canada :
Commission canadienne du tourisme
TSA 30043
75804 Paris Cedex 08
www.canada.travel

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