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Pêches sportives magazine n°76
Pêchessportives numéro 76 • Pêchessportives • numéro 76 sportives PECHES sportives Réussir son arrière saison PSYCHOPÊCHE Pourquoi ça marche, comment s’en sortir PSYCHOPÊCHE Pourquoi ça marche, pourquoi ça foire, et comment s’en sortir Dossier : EDF et les rivières de France PÊCHE À LA MOUCHE • La pêche au chironome • Montage : DESTINATIONS • […]
Rupture de stock
Description
Pêchessportives
numéro 76
•
Pêchessportives
•
numéro 76
sportives
PECHES
sportives
Réussir
son arrière
saison
PSYCHOPÊCHE
Pourquoi ça marche,
comment s’en sortir
PSYCHOPÊCHE
Pourquoi ça marche,
pourquoi ça foire, et
comment s’en sortir
Dossier : EDF et les rivières de France
PÊCHE À LA MOUCHE
• La pêche au chironome
• Montage :
DESTINATIONS
• Argentine :
ces dames de Patagonie
PÊCHE AUX LEURRES
• Dans les herbiers
avec les gros soft baits
• IMA, les leurres
nouvelle génération
Editions La Vie du Rail /Pêches sportives
11, rue de Milan, 75009 Paris –
Tél. : 01 49 70 73 11.
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Vincent Lalu.
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Jean-Marc Theusseret, Vincent Lalu.
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La Vie du Rail.
Aubin Imprimeur, 86240 Ligugé.
1112 K 82373
.
ISSN : 1252-8358.
La rédaction ne renvoie uniquement
Pêches sportives n°76
p.80
– Argentine : ces dames de Patagonie
LE JOURNAL DES DÉTAILLANTS
PORTRAIT
– Dominique Lucas, l’homme bambou
LES PETITES ANNONCES
COMPORTEMENT
– Le bar au leurre de surface
DÉCOUVERTE
– IMA comme… IMAgination !
p. 76
– Monica
MONTAGE
TECHNIQUE SAUMON
– La pêche du saumon en période
TECHNIQUE LEURRE
– La pêche dans les herbiers
avec de gros soft baits
p. 61 et 75
– Mitchell Pulse Shad
– Lucky Craft Bevy Vibration 50 SP
– Illex Jason 90 SP
– Rozemeijer Shaking Shad
ACTUS
– Vers un plan de régulation du grand
cormoran au niveau européen
– Vous avez dit tourisme pêche?
– Mieux que les DCP, la Fédération
de pêche du Tarn-et-Garonne
p. 20
– EDF et les rivières de France
PSYCHOPÊCHE
– Pourquoi ça marche, pourquoi ça foire,
et comment s’en sortir
TECHNIQUE MOUCHE
– Une partie de pêche en chironome
“au fil” avec Joël Ruff
SHOPPING
– Mouche (p. 43)
– Leurre (p. 69)
Un DVD est inclus
En couverture :
Un ombre de
Goumois pris
Photo : P. Boisson.
de Saint
Pierre
Actualités
la gazette
Il a été annoncé au Parlement
Dr Frantz Kohl, de L’European
Parlement européen, le 26 juin
dernier. Il a annoncé aux
Europe. Si on prend en comp-
au modèle d’estimation scien-
tifique du biologiste du Wild
Life, W. Sutter, l’estimation
Russie – serait entre 1,7 et
Le Dr Kohl a insisté sur l’im-
portance de traiter l’augmen-
population des poissons:
que les populations de pois-
sons restent saines et équili-
brées à la fois pour la nourritu-
sent très concerné par la qua-
deux problèmes est indispen-
sable. Le Dr Kohl insiste aussi
officielles plus précisesd’une
des autres, les chiffres mon-
The Europeen Fishing Tackle
Trade Association (EFTTA) a
Dr Kohl sur la nécessité d’une
Claude Bel, CEO de l’EFTTA, a
déclaré: “Nous tenons les
intérêts des pêcheurs sportifs
comme notre priorité, la crois-
sur l’environnement à court
majeur qui a besoin d’être rap-
porté à un niveau européen
[…]. La directive oiseauxest
un document objectif, mais il
est interprété de manière ten-
les régions ou les pays.”
Suite à l’audition du 26 juin, le
allemand du Parlement euro-
péen, a produit un rapport sur
qui contient plusieurs argu-
place. Ce rapport sera mis aux
plénière du Parlement le
affaire à suivre de très près!
Vers un plan de régulation du grand cormoran
Vous avez dit tourisme
pêche?
beau tourisme pêche!
t-on? Sur les rivières de
bateaux sont inexis-
tantes, les berges ne per-
entrées et sorties d’écluse, sont généralement mis en réserves.
Les fédérations départementales se tirent ainsi une balle dans le
pied. Difficile de faire pire. A croire qu’il existe une volonté de
A propos de tourisme pêche, les n°259, 260 et 261 de la revue
consacrent un véritable audit de l’activité à travers plu-
sieurs dossiers très pertinents. Le bilan, dont voici un très court
extrait est éloquent:
développe pas en France, c’est parce que les pouvoirs publics
ne font pas les arbitrages qui s’imposeraient en matière de ges-
Méditerranée ne dispose plus du patrimoine halieutique suffi-
sant pour développer une activité de pêche sportive. Au final,
qu’il s’agisse de pêche en mer ou de pêche en eau douce, les
consommer à l’étranger.”
Mieux que les DCP,
du Tarn-et-Garonne
(DCP), les récifs artificiels, la multiplication des pains et des pois-
sons, mais on a trouvé mieux. La Fédération de pêche du Tarn-
et-Garonne ne fait pas dans la demi-mesure en matière d’alevi-
nage: 322 743 tanches, 663 728 gardons, 11 170 perches,
51 202 blacks, 2 905 sandres, 2 956 brochets, 446 goujons, 1
400 truitelles fario, 27 boîtes Vibert, 3 476 truites fario, 10 054
truites arc-en-ciel. Bon, OK pour les 446 goujons, les 2 956 bro-
chets, mais 322 743 tanches, ça en fait des tanches! Il y a des
promotions qu’il ne faut pas laisser passer… Et 51 202 black-
bass, ça en fait des black-bass ! Surtout quand on sait que ce
poisson se vend dans les 15 euros le kilo. A 0,2 kg le black-bass
et au prix anormalement bas de 5 euros le kilo, la facture dépas-
se tout de même de 50 000 euros ! Il y a juste un poisson qui
de Saint
Pierre
Actualités
la gazette
Pour sa première participation à l’EFFTEX, la marque Sébile a
remporté le prix du Meilleur Nouveau Leurre dur grâce à son nou-
dernier à l’ICAST de Las Vegas, avant que les pêcheurs américains
n’obtiennent grâce à lui d’excellents résultats sur les black-bass,
marque a décidé de concourir au Challenge des meilleures nou-
veautés européennes lors de l’EFFTEX 2008, prestigieux événe-
ment qui est tout de même le second plus grand salon profes-
sionnel au monde. Face au leurre Sébile, de grands noms avaient
pris place dans l’arène : Rapala et Lucky Craft, bien sûr, mais aussi
Ever Green, Strike Pro, Vibrax, ainsi que bien d’autres grandes
marques pour lesquelles Patrick Sébile déclare avoir un grand
respect. Jean-Claude Bel, président de l’EFFTA, le jury et le public
ont propulsé le Stick ShaddBlood Red Series en tête du classe-
ment: c’est tout simplement la meilleure nouveauté 2008 en
matière de hard baits!
mais aussi du Flatt Shad et du nouveau Crankster. Ces produits
seront disponibles sur le marché en septembre ou octobre pro-
www.flyfishingtrips.co.nz.
Vous y décou-
actuellement particulièrement bas comparé à l’euro (environ
0,50). C’est donc le moment idéal pour partir visiter ce paradis des
grosses truites: durant l’été austral, de novembre à mars.
Haute-Garonne
Clubs Mouche 31
La région de Toulouse compte de nombreuses associations de
pêcheurs à la mouche et de s’opposer à certaines mesures en
vigueur dans le département, les clubs suivants se sont unis en
collectif:
• Club mouche Léo-Lagrange de Colomiers
• Cercle des moucheurs d’Airbus France
Ces clubs sont donc devenus fondateurs du collectif. Cette asso-
actions jugées nécessaires pour faire progresser efficacement et
Il s’agira donc (au minimum):
– d’informer, de proposer et d’agir sur tous les sujets qui concer-
– de porter à la connaissance du plus grand nombre notre vision
et notre conception de la pratique de la pêche et de la protec-
– de devenir une force de proposition crédible vis-à-vis des orga-
halieutique (par exemple: Fédération départementale, AAPPMA,
DRIRE, Agence de bassin…).
L’adhésion à l’association est potentiellement ouverte à tout club,
et/ou la promotion de la pêche et la protection des milieux aqua-
celles du collectif. Pour adhérer au collectif, il faut être accepté
par le CA, qui statue lors d’une réunion sur les demandes
d’admission présentées. L’adhésion est annuelle. Elle est condi-
tionnée par le versement de la somme correspondant au mon-
tant annuellement fixé par le CA pour la cotisation, et par la
signature de la charte du collectif. Tout club ayant adhéré est
appelé Club adhérent du collectif. Toute personne n’appartenant
Renseignements: [email protected]
Un saumon de 37,5 kg aurait
le fjord de l’Alta
37,5 kg (82,5 lbs) qui aurait été pris dans un filet dans le fjord de
l’Alta. Si cette rivière est réputée pour ses gros saumons, celui-ci
à partie et pour rappeler que telle ou telle mesure porte ses
fruits… Vive le transgénique!
de Saint
Pierre
Actualités
la gazette
Région parisienne
Portes ouvertes au Club Mouche APNLE
Le Club Mouche APNLE, qui
de septembre prochain, orga-
portes ouvertes le dimanche
28 septembre prochain, afin
toutes les possibilités offertes
par le club à ceux qui souhai-
tent s’initier, se perfectionner à
simplement, partager une
portes ouvertesse déroulera,
à partir de 10 h, au centre
d’entraînementdu club, situé
de l’Abbaye, à proximité du
l’Abbaye, 75016 Paris). Une
venir partager la passion et la
convivialité qui animent l’en-
Depuis 1982, date de sa créa-
tion, le Club Mouche APNLE
Paris, Neuilly, Levallois et envi-
rons) dispense des cours d’ini-
tiation et de perfectionnement
à la pêche à la mouche fouet-
lundi, de 10 h à 12 h, à l’étang
de l’Abbaye, au bois de
Boulogne à Paris. Les initia-
pêcheurs débutants ou confir-
roulé, vertical, latéral, revers et
le réservoir. Rappelons que
montage de mouches artifi-
soir, de 20 h à 22 h, à la
nature de Levallois. Tous les
autres leurres, avec des degrés
différents de difficulté en fonc-
tion de l’expérience des mon-
du perfectionnement au
mouches, le club met à dispo-
bibliothèque et une vidéo-
récents. Pour les amateurs de
amicales ouvertes à tous sont
l’étang de Boulogne, régulière-
sorties de pêchesont égale-
ment organisées sur les par-
cours de la région parisienne
Club Mouche APNLE
au 06 99 00 86 50 ou
01 45 27 53 85.
nature, 22, allée Claude-
Monet, 92300 Levallois.
Centre d’entraînement:
de Boulogne, 75016 Paris.
Tél. : 01 42 24 18 95
lundi de 10 h à 12 h).
Cet ensemble harnais/baudrier latéral à fixation rapide fonction-
ne avec tous types de cannes. Son ressort de rappel réglable
constitue une aide appréciable pour les pêches verticales au Jig
et les pêches “à soutenir”. Le prix de vente conseillé du Jig Easy
est de 59 euros dans sa version de base complète. Un ressort
plus performant sera bientôt commercialisé. Son utilisation per-
poids supérieur à 200 g.
Distribution : Azur Normandie Pêche, 83480 Puget-sur-Argens.
Thierry Millot, moniteur guide professionnel de pêche à la
mouche, vous propose des séjours et stages spécial ombrecom-
mun, ainsi que des stages initiation ou perfectionnement. De mi-
septembre à mi-octobre, en Croatie, Bosnie ou Slovénie. En grou-
pe de quatre pêcheurs maximum, vous découvrirez six excel-
novembre,Thierry propose des stages et séjours en régions
guidés par Thierry sur plusieurs rivières. Pêche en sèches,
nymphes ou noyées, montage de mouches artificielles.
Hébergement en hôtel-restaurant de qualité. Formule spéciale
Thierry Millot. Tél.: 06 08 91 04 46.
www.guidepechemouche.com
Haute-Saône
Ouverture de Territoire Pêche Pusey
L’équipe du dynamique magasin Territoire Pêche Besançon a
ouvert ce printemps une seconde unité à proximité immédiate
de Vesoul. Ce magasin de 280 m
moteurs, sondeurs… Possibilité de location de barques. Ce maga-
sin est affilié à Europêche, ce qui garantit un SAV efficace.
Territoire Pêche Pusey, zac de l’Oasis, 70000 Pusey.
Le Guide
à la mouche
de W. Reisinger, E. Bauernfeind et E. Loidl
traduit de l’allemand par M. Hivet
À commander sur le site Internet :
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EDF – 60 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont quelques milliards réalisés en
massacrant les rivières de France – s’est vantée au début de l’été d’être une sorte de
bienfaiteur de la pêche de loisir. Ce, avec l’active complicité de l’institution censée
représenter les pêcheurs. Au terme d’une convention de 1999 passée avec la
Fédération française pour la pêche en France (FNPF, ex-UNPF), EDF fait don à
un prétendu fonds d’intervention d’une aumône censée faire oublier l’énormité des
dégâts réels causés par son activité d’hydraulicien national. L’enveloppe a été, cette
année, de 380 000 euros versés à la FNPF pour que soient réalisés des études et des
travaux piscicoles.
L’annonce par un communiqué de cette “subvention” nous a mis, à la rédaction de
“Pêches sportives”, fort en colère. Les pêcheurs sont en effet les représentants de la
seule catégorie d’usagers de l’eau qui trouve à redire à cette énergie “propre” qu’est
l’hydroélectricité. Parmi ces pêcheurs, dont on compte environ un million d’indivi-
dus, tous ne s’insurgent pas contre les barrages et leurs effets pervers sur les milieux
aquatiques. Les pêcheurs de carnassiers, de silures ou de poissons blancs ne voient
en effet pas le problème du même œil que le pêcheur de salmonidés qui, lui, assiste
à une baisse notable de la qualité d’eau en aval des ouvrages.
“Pêches sportives” a toujours fait de la protection de l’environnement une de ses
priorités, et c’est donc tout naturellement que cette subvention rondelette a attiré
notre attention. Rondelette, certes, mais tellement dérisoire qu’elle en est grotesque.
Soyons clairs: personne ne conteste dans ce journal que la production d’électricité
soit une nécessité incontournable dont EDF n’est que l’instrument. Oui, les sociétés
modernes ont besoin d’énergie, oui, la “houille blanche” permet de produire une
électricité qui ne doit rien à l’effet de serre, oui, cette catégorie d’énergie renouve-
lable fait l’objet d’un consensus quasi général entre politiques et écologistes.
Mais l’électricité issue des barrages n’est pas non plus la panacée, mais nous sommes
sûrs que la “houille blanche” sera, un jour, rangée au rayon des calamités (quand
la valeur de l’eau aura, dans l’inconscient collectif, dépassé celle du pétrole), mais
nous pensons qu’il est scandaleux, quand on est un acteur aussi important
de l’histoire, de s’acheter au rabais une manière de brevet de bonne conduite
environnementale.
Ce fonds d’intervention ressemble en tout cas beaucoup au prix du silence acheté
aux pêcheurs. Démonstration.
Dossier réalisé par la rédaction. Photos : Philippe Boisson
EDF et les rivières
de France
dialogue qui mène aujourd’hui à
un crime contre l’environnement.
Un de plus. La différence avec les
barrages du début du siècle dernier,
c’est qu’aujourd’hui on connaît
leurs effets. Et pourtant, on conti-
nue! Le barrage du Rizzanese
assurera l’autonomie de l’île en
électricité. L’alimentation actuelle
de l’île se faisait jusqu’alors par
deux réseauxinternationaux :
Sacoi pour le courant continu et
Sarca pour le courant alternatif.
Sardaigne pour l’un et de Toscane
pour l’autre. L’association de défen-
se du Rizzanese, ADRE, et son pré-
sident, Nicolas Mattei, se sont
heurtés à un autre mur, celui de la
volonté de l’Etat d’imposer à la
Corse ce barrage. L’association
ADRE a toujours défendu la solu-
tion éolienne face au barrage. En
vain. La fourniture d’énergie est
stratégique et la Corse représente
toujours un cas à part. Ici plus
qu’ailleurs, l’Etat est capable de
mettre en œuvre tous les moyens
nécessaires pour réaliser ce projet.
de se passer. De plus, il faut savoir
favorables au projet. Les coupures
et une bonne partie de la popula-
tion voit à travers ce projet un véri-
table progrès pour l’île, et tans pis,
une fois de plus, pour l’impact sur
l’environnement.
L’hydroélectricité,
une énergie propre?
Face à l’énergie nucléaire (78 % de
la production nationale d’électri-
cité), avec ses problèmes de sécuri-
té, là aussi d’actualité avec les pro-
blèmes survenus récemment à la
centrale du Tricastin (Ardèche) et
de stockage des déchets, l’hydro-
pour l’humanité de pouvoir dor-
oreilles… Sauf que, pour le
moment, l’hydraulique a tué en
France plus de monde que le
nucléaire, dont 423 morts exacte-
ment, le 2 décembre 1959, lorsque
le barrage de Malpasset s’est rompu
en amont de Fréjus, libérant une
vague de 50 mètres de hauteur.
Sauf que l’on a craint un moment
en Chine, à la suite du tremble-
ment de terre dans le Sichuan, une
sorte de Tchernobyl aquatique pro-
voqué par la rupture de plusieurs
grands barrages, sauf qu’un rapport
es divergences, nous
en avons toujours
convention permet
de remplacer les
conflits par le dialogue et le parte-
nariat”, a déclaré de son côté Jean-
François Astolfi, représentant
d’EDF après la signature de la
convention.
Puisqu’on parle de dialogue, l’ac-
celui-ci reste difficile. En Corse, les
travaux ont commencé sur le
Rizzanese, un des derniers fleuves
sauvages de l’île. Le projet consiste
à noyer la haute vallée sur 12 km.
La hauteur du mur sera d’une qua-
rantaine de mètres. Ce barrage est
le résultat de quinze années d’un
Pour le moment, l’hydraulique a tué en France plus de
monde que le nucléaire, dont 423 morts exactement, le
2 décembre 1959, lorsque le barrage de Malpasset s’est
rompu en amont de Fréjus.
En Corse du Sud, les travaux ont
Douze kilomètres de la partie
amont du fleuve côtier seront
bientôt noyés. Une catastrophe
écologique.Mais la majorité des
Corses sont favorables au projet,
qui assure l’autonomie
énergétique de l’île.
toujours plaidé en faveur d’un
fonctionnement des barrages “au fil
de l’eau”, c’est-à-dire sans éclusées,
uniquement avec le débit naturel
des rivières. Ce principe évite le
problème des marnages, ces diffé-
rences de débit importantes, res-
ponsables de la perturbation de la
reproduction des poissons, de l’as-
décime des invertébrés, bref,
trouble profondément le cycle bio-
logique des rivières. Il reste très dif-
ficile de faire reconnaître un excès
de marnages, tant par l’amplitude
délit, contrairement au non-
respect des débits réservés, qui est
clairement identifié comme tel. Ce
cas s’est récemment vérifié sur le
Doubs franco-suisse. L’usine suisse
été confiée au Groupe E, était accu-
et de défense de l’environnement
de produire de trop fortes éclusées,
tribunal suisse n’a pas jugé bon de
poursuivre l’étude du dossier, ne
comme un délit. Il y a fort à parier
qu’en France la conclusion ait été
Si les grands barrages font couler
beaucoup d’encre, il ne faudrait pas
sous-estimer l’impact sur les cours
d’eau produit par les milliers de
micro-centrales privées qui jalon-
nent les rivières du pays. Ces petites
unités très lucratives sont générale-
Les barrages constituent des
obstacles limitant la libre
circulation des poissons.
Les marnages (variation des
hauteurs d’eau en aval des
ouvrages) perturbent, voire
compromettent, la fraie.
C’est l’une des principales
raisons de la disparition des
salmonidés sauvages dans de
nombreux pays : assèchement
d’anciens moulins ou d’anciennes
forges sur des cours d’eau petits ou
moyens. Leur impact sur des
milieux restreints, sujets aux étiages
sévères donc très fragiles, est parti-
culièrement préjudiciable. Le gain
financier est tel que, dans de nom-
breux cas, les exploitants préfèrent
travailler en ignorant le Code de
l’environnement et payer des
amendes, qui sont rarement dissua-
sives. Les retenues en amont des
micro-centrales ne permettent pas
de stocker beaucoup d’eau, d’au-
tant que la plupart souffrent d’un
envasement important. Après
chaque phase d’activité, il faut
“recharger” en ne laissant que le
débit réservé s’écouler. De nom-
breux exploitants tentent d’accélé-
rer la manœuvre en ne respectant
pas le débit minimal. Sans la police
de l’eau et sans les pêcheurs,
les cours seraient régulièrement
L’ouverture des marchés
Les défenseurs de l’environnement
sous-estiment souvent les véritables
enjeux stratégiques de l’énergie
pour un pays. Cette guerre du feu
des Temps modernes est l’une des
plus importantes priorités natio-
nales. L’ouverture des marchés de
l’énergie, la privatisation d’EDF et
de GDF-Suez changent considéra-
blement la donne. La privatisation
d’EDF sert-elle les intérêts de la
France? Avec nos centrales
nucléaires, l’électricité est un enjeu
majeur du siècle. Dans le domaine
de l’énergie, la privatisation d’EDF
va inévitablement créer un conflit
d’intérêt entre l’Etat et la logique
pays échappe à l’Etat, et cela est
inquiétant à plus d’un titre. Une
entreprise privée travaille pour ses
actionnaires et recherche le
meilleur rendement financier.
Avant la privatisation, l’Etat n’ac-
cordait qu’une importance très
relative aux répercussions des bar-
rages sur l’environnement, alors
RIÈGE
Le plan d’expérimentation “transparence” fait des vagues!
Voici une partie du texte de la motion élaborée par le collectif Antitransparences. Il demande l’arrêt, sur la
rivière Ariège, du plan d’expérimentation dit “transparences” et le retour aux vidanges décennales.
“Laissez respirer la rivière. Nous parlons de la rivière Ariège, celle qui coule dans notre département : ses
une faune minuscule, c’est une rivière à salmonidés.
Les sociétés de pêche se dévouent pour en prendre soin. […] Nos élus ont décidé de l’entretenir. Elle fait
partie de notre cadre de vie, les Ariégeois font des projets avec et autour d’elle. […] Mais, aujourd’hui, tout
en moins de dix ans et cela suffit. Laissez la rivière respirer. […] Nous ne voulons plus que ces torrents de
boues noires et malodorantes déposent leur chargement de vases sur ses fonds, ses trous, ses berges et l’as-
phyxient régulièrement. Nous, riverains, nous ne voulons plus voir nos berges ainsi polluées. […] Nous,
pêcheurs, nous ne voulons plus que les efforts de gestion piscicoles de nos sociétés de pêche soient anéan-
tis. Nous ne voulons pas d’une rivière en toc où la pêche ne tienne que par un réapprovisionnement exté-
rieur permanent. L’Ariège est une rivière, ce n’est pas seulement une ressource en eau exploitable.”
Les opérations de “transparence”, encore dénommée “opération de chasse”, consiste à profiter d’une crue
de forte amplitude pour laisser passer en aval une partie des sédiments retenus dans les bassins. Cette tech-
physiques conséquents aux cours d’eau: dégradation des berges, ensablement de l’habitat des invertébrés
Les opposants à cette pratique sur l’Ariège peuvent rejoindre les rangs de l’association Le Chabot:
ne seront jamais vidangeables (cas
de Vouglans: 1 660 hectares). Les
gestionnaires du Châtelot ont
l’aide de barges et de systèmes d’as-
piration mais, le moins que l’on
puisse dire, c’est que ce fut une
dans cette vieille vallée horlogère
sont saturés de mercure, de plomb
et d’autres polluants. Le problème
est de nouveau entier et repose par
une profondeur de moins en moins
importante. Les sédiments sont
une véritable plaie pour les produc-
teurs d’énergie, car ils réduisent
considérablement le volume d’eau
des retenues. Le problème est encore
plus compliqué lorsqu’il s’agit de
petits ouvrages. On peut se deman-
der quelle est la rentabilité de cer-
tains de ces ouvrages, envasés sur
les deux tiers de leur volume? De
toute évidence, le destin des bar-
rages non vidangeables sera partagé
entre un comblement quasi com-
plet par les sédiments et l’option
démantèlement. Mais cela n’est
sans doute pas faisable partout. Il
existe en France quelques exemples
tous ont été des réussites au niveau
environnemental. Il est étonnant
de constater à quelle vitesse l’Allier
a repris place dans son lit quelques
semaines après l’effacement du bar-
rage de Saint-Etienne-du-Vigan.
Certes, les six ouvrages rayés de la
carte en France étaient tous de
taille relativement modeste. Tous
remontée de poissons migrateurs,
qui explique qu’ils se trouvent pour
la majorité d’entre eux sur le bassin
de la Loire. Le travail de l’associa-
tion SOS Loire Vivante et du
WWF France sur ces dossiers a été
remarquable. Aux Etats-Unis, le
devenu un sport national. Près de
Poutès-Monistrol, le barrage de la honte
Le barrage de Poutès a été construit sur l’Allier lors de Seconde Guerre mondiale, sans autorisation en ce
qui concerne la production d’électricité. Ce barrage, qui à lui seul a causé la quasi-disparition du grand sau-
mon de Loire, demeure l’obstacle majeur au programme de sauvegarde de l’espèce mis en place dans le
cadre du plan Loire grandeur nature. Depuis plus de vingt ans, il oppose l’Etat aux associations de défense
de l’environnement. Bien plus qu’un simple obstacle à la migration des saumons, Poutès est devenu un
Le barrage de Poutès-Monistrol
1941 :
construction du barrage de Poutès sur l’Allier, sans autorisation.
1956 :
exploitation concédée à EDF pour une durée de cinquante ans.
1986 :
installation d’un système de franchissement (ascenseur à saumons).
1996 :
(décembre) EDF prévient le ministère de l’Industrie de son intention de poursuivre l’exploitation.
2000 :
2003 :
(février) remise de l’étude d’impact pour avis des mairies et services de l’Etat.
2003 :
(décembre) l’étude d’impact est considérée incomplète. EDF est mis en demeure de la compléter.
2006 :
enquête publique, avis favorable, quinze ans, avec réserves.
2007 :
Depuis son édification, en 1941, le barrage serait responsable à
90 % de la perte des grands saumons de la Loire et de l’Allier.
“A partir de 1950, les captures totales n’étaient plus en
moyenne que le cinquième de ce qu’elles étaient avant 1941”
(Cohendet, 1993). Depuis, seuls 8 % des 2 200 hectares de
frayères fréquentées au début du XIX
accessibles. En 1986, un ascenseur couplé à une passe à pois-
sons classique a été mis en service pour permettre la remontée
des adultes avant reproduction. Une glissière pour la dévalai-
son des jeunes saumons (ou smolts) a également été prévue.
de Poutès s’est réuni en mars 2007. Le débat a permis un large
consensus autour de la position suivante : le complexe hydro-
Monistrol-d’Allier, le barrage de Poutès sur l’Allier et deux autres, plus petits, sur l’Ance du Sud. Ces derniers
ne sont pas sans impact sur l’écosystème. Cependant, c’est bien le barrage de Poutès qui hypothèque la sur-
vie du saumon de l’axe Loire-Allier, en lui barrant l’accès aux frayères. Une solution a été proposée: que
seul le barrage de Poutès soit démantelé. Les autres pourront être conservés pour continuer à produire de
l’électricité (ils représentent la moitié de la production du complexe). EDF ne souhaite pas continuer à
exploiter le site si le barrage de Poutès est démantelé. Cependant, dans le cadre de l’ouverture du marché
de l’électricité, il est envisageable que le site soit exploité par une autre structure, comme un GIE (groupe-
ment d’intérêt économique) qui pourrait être constitué par la commune de Monistrol-d’Allier ou de struc-
démantèle plus que Poutès), préservation de la moitié de la production d’électricité… Une étude a été com-
manditée en 2006 par le WWF France au bureau d’études Energies Demain pour que soient analysées les
chauffage, biomasse, éolien, solaire…). Poutès aurait pu être un bel exemple, une vitrine des énergies
renouvelables avec en fond un animal emblématique qui pourrait reprendre sa route. EDF en serait sortie
effroyable gâchis qui se perpétue depuis soixante-dix ans.
Pourquoi ça marche,
pourquoi ça foire,
et comment s’en sortir
Pourquoi ça marche,
pourquoi ça foire,
et comment s’en sortir
Il y a des jours comme ça, où tout se déroule “dans l’ordre”. Vous
arrivez du bon côté et la truite aussi, le vent tombe au moment
où vous lancez, la pluie s’arrête à la berge d’en face. Mais il y a
aussi le redoutable “Bonne pêche, monsieur Untel!” et cette
kyrielle de tics et de tocs qui gâchent les meilleures intentions.
Sauf si on connaît une recette pour reprendre le pouvoir sur les
éléments. Démonstration. Gratuite.
Par Jean-Marc Theusseret
cela puisse paraître,
certains pêcheurs
arrivent fréquem-
nuages, la pluie et surtout le vent,
l’ennemi juré du pêcheur à la
mouche. Nul besoin d’être mara-
bout, magicien ou chanteur d’opé-
rette, c’est juste une question d’at-
titude. Vous remarquerez que, les
jours de grande motivation, ceux
où l’on court pour arriver plus vite
au bord de l’eau, où l’on roule à
des vitesses prohibées, la pêche se
déroule beaucoup mieux que si l’on
y va en traînant les pieds. Tout cela
n’est finalement qu’une question de
motivation et de disponibilité, cet
art de vivre pleinement l’instant
présent. Si l’esprit vagabonde, que
vous êtes physiquement au bord de
l’eau mais que votre esprit est
son arrivé, et tant pis si c’est un
“pin’s”.
Psychologiquement, c’est sans
doute l’élément le plus important,
car il vous met d’entrée en confiance.
Cela aide à la concentration et l’on
adopte inconsciemment une atti-
tude positive autant dans l’ap-
proche des poissons que dans la
Sans ce petit poisson de départ,
vous n’êtes pas “dedans”. Les
réputés soient-ils, usent souvent de
pêche très exigeante lorsqu’on la
pratique sur des parcours fréquen-
étant souvent de prendre le pre-
mier poisson, et après ça va mieux.
C’est aussi simple que cela! Les
sportifs doivent rencontrer le
ailleurs, vous pouvez vous attendre
à ce que tout se retourne contre
vous. C’est d’ailleurs incroyable à
nature développe des trésors d’in-
géniosité pour vous pourrir l’exis-
tence. Cela va du simple caillou qui
roule et tombe à l’eau au moment
précis où une très belle truite poin-
te son nez jusqu’à la canne qui casse
sans raison valable et sérieuse alors
que l’on est tranquillement en train
de lancer.
Les meilleurs pêcheurs savent bien
à quel point il est important
d’échapper à cette série d’événe-
votre journée de pêche en calvaire.
Pour cela, le plus important consiste
à prendre au moins un poisson dès
Matériel
Méthode
Expertise
pêcher
Il suffit de peu de chose
pour positiver et
inverser le cours des
choses. Un poisson pris
en tout début de partie
confiance. Et tant pis si
ce n’est pas un monstre.
même problème. Un footballeur
qui bénéficie d’une belle occasion
confiance. Si cette occasion est
détruite par un tir raté, il peut alors
qui peut aussi devenir très négatif.
Il y a donc à la pêche, comme dans
beaucoup d’autres activités, une
attitude négative et une autre posi-
tive. L’attitude positive du pêcheur
à la mouche se mesure à cette façon
d’anticiper le déroulement des opé-
rations: placement, prises de déci-
sions pour lancer, conduire sa
dérive, ferrer, etc. On a l’impres-
sion que tout se fait avec juste ce
qu’il faut d’avance sur le temps qui
passe, bref, le scénario parfait. Les
jours où rien ne va, c’est l’inverse:
on subit et on a l’impression d’être
légèrement en retard sur tout.
faute à votre voisin et son “bonne
pêche!” s’abattent sur vous.
Personnellement, et pour vous
prouver que je n’échappe pas au
désastre, je fais toujours attention à
un petit détail qui me perturbe
deux grandes poches verticales de
mon gilet, d’un côté les bobines de
fil de petit diamètre et dans l’autre
poche les plus gros diamètres, soit
environ quatre bobines dans
chaque poche. Si je cherche par
exemple le 10/100, j’ai donc en
théorie une chance sur quatre de
sortir du premier coup la bonne
bobine. Je prête attention à ce
détail en tout début de partie de
pêche, lors des premiers change-
Parfois ça marche, la bonne bobine
sort au premier ou au second essai,
mais souvent les autres bobines
sortent, voire plusieurs fois la
même, ce que je traduis inévitable-
ment comme un détail particuliè-
rement négatif. Cette attitude est
parfaitement débile, j’en conviens,
puisqu’elle est uniquement liée au
hasard, mais j’y prête attention
tout simplement parce que j’ai
remarqué que, lors des mauvaises
journées, ce sont toujours les mau-
vaises bobines qui sortent de la
poche,et inversement lors des
tout simplement!
Ce comportement est directement
touche de nombreux pêcheurset
de nombreux sportifs ! La pêche
n’est toujours pas une science et,
régie par un certain nombre d’élé-
ments qui échappent aux explica-
tions rationnelles. On peut passer
toute sa vie à étudier les rivières, les
poissons, leurs rapports avec la
lune, le soleil ou les vents, une part
de mystère subsistera toujours.
C’est aussi cela qui rend cette acti-
vité si captivante. Celui qui s’at-
choses et des êtres ne fait jamais le
On croit connaître un bout de
rivière parce qu’on le pratique
sortie un nouveau spectacle s’offre
à nous. Cette dimension presque
mystique du rapport entre le
pêcheur et le milieu naturel compte
pour une bonne part dans la pas-
sion qui est la nôtre. Ce rapport se
perd avec la pêche en milieux clos
de type réservoir, car tout ou
presque est artificiel. Certains
pêcheurs ne seront jamais séduits
pas la pêche dans ces plans d’eau,
car ils manquent cruellement
“d’âme”. Le mystère de l’eau, de
l’invisible, d’un élément qui n’est
pas le nôtre, ne peut que laisser
une place à l’irrationnel. A chacun
de le cultiver à sa manière.
Si je cherche, par exemple, la bobine de 10/100, j’ai
donc en théorie une chance sur quatre de sortir
du premier coup la bonne bobine…
La pêche n’est toujours
On peut passer
les rivières, les poissons,
leurs rapports avec
les vents, une part
de mystère subsistera
pêche au chironome au
fil est surtout efficace
dans les réservoirs aux
eaux claires, les jours
sans vent. Joël la pratique d’autant
plus volontiers que l’eau est lisse. Si
le vent se lève et que les poissons
Pour cette pêche, il utilise des
ou 6 (des G. Loomis GLX clas-
siques) et des soies flottantes. Ses
soies favorites sont la Partridge
Réservoir et la Snowbee XS.
Lorsque le vent est de la partie,
comme lors de notre journée de
pêche, il utilise la canne de 6, équi-
pée de la soie Snowbee XS de 6 de
couleur rose pale. Si le temps est
plus calme et lorsque l’eau est lisse,
il lui préfère la canne de 5 avec une
soie Partridge de 5, facile à recon-
naître à sa couleur orange fluores-
fuseau et autorisent de longs lan-
cers, et elles on un autre atout très
important: leur faible mémoire.
contact plus subtil avec le train de
mémoire est encore plus marqué en
période froide, la matière des soies
perdant de sa souplesse. Les deux
plus souples que les âmes en mono-
filament. La soie Partridge au
mais demande une bonne tech-
nique pour en tirer le maximum.
Elle permet un excellent
turn over
du train de mouches, mais n’est
certainement pas la plus facile à
utiliser pour un débutant. Joël
apprécie aussi la JMC Symbol R2T
(sa préférée en rivière pour sa déli-
catesse) ou la JMC Distance WFX,
la pêche qui nous intéresse ici.
train de deux ou trois chironomes,
en veillant à les poser bien en ligne
et à surveiller le point d’immersion
du bas de ligne. Il est primordial de
poser correctement pour ne pas
pour rien, avec une pointe emmê-
lée. Si le vent est gênant, Joël réduit
son bas de ligne à deux mouches. Si
vous débutez, n’utilisez qu’une
mouche, vous perdrez moins de
Il est toujours plus important de
Atteindre de grandes distances est
souvent important en compétition,
lorsque les poissons sont rapide-
ment repoussés au large par les
nous faire oublier que la zone la
plus nourricière et attractive pour
un poisson dans un plan d’eau est
souvent la proximité de la berge.
Une approche discrète est impor-
tante, même si nous n’avons pas
affaire à des poissons sauvages.
Les truites en réservoir sont peu
effarouchées par l’arrivée pataude
d’un pêcheur ou par une soie frap-
pant l’eau sur des faux lancers mal-
adroits. Elles resteront le plus sou-
vent sur place ou reviendront rapi-
dement, mais n’en seront par
moins alertées. Si elles ont déjà été
prises et relâchées, elles seront
beaucoup plus vigilantes et diffi-
ciles à leurrer après une mauvaise
approche, alors qu’on aurait pu les
surprendre autrement. Il vaut donc
Un pan de boite de
chironomes de Joël, du côté
toujours mieux lancer à courte dis-
tance après une approche discrète
que s’évertuer à lancer loin, qui
plus est, en tapant l’eau. De plus, la
beaucoup plus facile et reposante à
courte distance qu’à plus de
25 mètres.
Pour pratiquer correctement cette
ligne et surveiller son point d’im-
mersion. L’animation est quasi
inexistante, même s’il est possible
remonter le train de mouches d’un
coup dans la couche d’eau. La tech-
mouches à la bonne profondeur de
élasticité, le bas de ligne de Joël est
bâti de la façon suivante: 90 cm
30cm de 30, 10 cm de 25, 30 cm
de 22. Il rajoute ensuite du fluoro-
carbone(le sien, du Passion Pêche
conditionné en bobines bon mar-
ché de 100 mètres) : 40 cm de
18centièmes, 50 cm de 16 puis un
une potence d’environ 15 cm (une
entre les deux mouches est réglée à
environ 1,20 m.
Lorsqu’il pêche à trois mouches, la
construction du bas de ligne est la
même jusqu’aux 50 cm de 14 cen-
tièmes, la première mouche étant
séparée de la seconde par environ
70 cm, et la deuxième de la der-
nière (en pointe) de 1 mètre.
La distance entre la soie et la
4,80m à deux mouches ou 5,30 m
à trois mouches. Joël utilise tou-
moins un mètre selon les condi-
tions. Il allonge l’écartement entre
difficiles à localiser, pour couvrir
une grande épaisseur d’eau. Il
réduit l’écart entre les mouches si
les truites se nourrissent dans une
couche d’eau précise. Le réglage de
la profondeur est ensuite lié au
Ce bas de ligne à nœuds peut être
remplacé par un bas de ligne
dégressif monobrin en queue de
18centièmes (bas de ligne
Monoleader de la marque Airflo,
par exemple). Ce type de bas de
ligne a la préférence de l’épouse de
Joël, qui pratique avec beaucoup
les pêches fines en réservoir. Elle
même façon que son mari. Joël
préfère le bas de ligne à nœuds,
justement parce que ceux-ci retien-
formant autant de petits indica-
fil lui-même. Les problèmes d’em-
que l’on a facilement tendance à
une mauvaise technique de lancer
qu’aux nœuds eux-mêmes.
Pour cette pêche, Joël ne monte
peut par contre descendre en
pêche, en résorbant la dérive de la
soie maintenue bien en ligne per-
met la transmission rapide du fer-
perturbée, ce qui est très intéres-
sont souvent les plus déroutantes
et difficiles en réservoir.
La profondeur de pêche est condi-
une importance toute particulière.
Il est largement inspiré d’un
modèle montré à Joël par Pascal
Cognard, au réservoir de Trept, il y
Matériel
Méthode
Expertise
pêcher
Pêcher accroupi permet
de rester discret et de
ne pas se faire
trop remarquer.
retiennent mieux
la graisse.
L’indicateur de touche en
CDC se voit de très loin.
Attention à bien pêcher
dans l’axe pour réagir
vite et ferrer.
cependant assez facilement, surtout
avec des chironomes lestés d’une
bille. Joël dégraisse ses bas de ligne,
surtout lorsqu’il pêche en sèche et
aussi lorsqu’il utilise des chiro-
nomes légers, avec une pâte qu’il a
dénichée au Royaume-Uni, de la
pâte Sparton fabriquée par Steve
Parton, un compétiteur anglais
reconnu.
Dans les plans d’eau clairs et
propres, faire couler les fils est plus
difficile que dans les plans d’eau
troubles et sales. C’est une question
de différence de tension superficielle
de l’eau. Il en va de même en riviè-
re. Plus la rivière est impactée, plus
réussir leur émergence et plus vous
devez, à l’inverse, regraisser souvent
votre bas de ligne. J’ai le souvenir
de m’être arraché les cheveux, lors
d’une compétition sur les eaux
claires du lac de la Moselotte, à
essayer de couler une pointe fine
avec une pâte dégraissante pourtant
de bonne qualité, qui n’avait quasi-
ment aucun effet. Joël a apparem-
ment trouvé la perle rare.
Lorsqu’il pêche au bouchon, Joël
utilise le bas de ligne décrit précé-
demment, mais s’arrête au fluoro-
plus loin. Il noue ensuite, directe-
ment dans l’œillet de cette mouche,
un brin de 14 centièmes qui va
porter une ou deux mouches. Le
les conditions de vent et la direc-
tion de ce dernier. Il est toujours
possible de lancer trois mouches le
vent dans le dos, c’est plus difficile
lorsqu’il vient de face ou de travers.
La distance entre les mouches sous
le bouchon est d’environ 1,2 à
1,4m, rarement plus et en tout cas
canne, pour éviter d’accrocher la
mouche du haut dans l’anneau de
tête de la canne au moment d’épui-
Dans la pêche au bouchon, le
réglage de la profondeur de pêche
se fait en rallongeant ou en rac-
courcissant le bas de ligne. Ce qui
n’est pas des plus pratiques. Joël
s’est mis à cette technique pour la
compétition, mais il ne l’apprécie
guère. Si elle permet, lorsque la
surface est agitée, de prendre au
chironome des poissons qui n’au-
touches devenant indétectables,
elle occasionne de nombreux ratés
au ferrage, probablement liés à la
présentation verticale des mouches
et à l’angle droit formé entre la
posé sur l’eau. Dans la pêche au fil,
la partie noyée du bas de ligne et sa
récupération conditionnent l’ou-
verture de l’angle. Le contact est
beaucoup plus direct et les ratés
moins nombreux.
La détection des touches
On comprendra aisément que
plus les mouches pêchent pro-
fond, plus l’angle entre la soie et la
partie immergée du bas de ligne se
ferme, nécessitant ou plutôt auto-
A contra-
rio,
plus on pêche à proximité de
la surface, plus l’angle s’ouvre et
par rapport à la soie. Dans ce cas,
ferrer sèchement conduit systéma-
tiquement à la casse. En pêche au
doigts, scion pointé vers l’eau,
chaque touche marquée. Si l’on
pêche près de la surface, on incli-
ne en plus la canne d’environ 30°
sur le côté pour permettre un
amorti en cas de touche violente.
Pour ces touches le ferrage est
inutile, il faut seulement relever la
canne en gardant contact avec le
poisson qui s’est ferré tout seul.
Dans cette pêche, de nombreuses
indécelables sur la soie. Elles sont
détectées en observant le bas de
ligne graissé. Une vibration du fil,
une soudaine coulée, un déplace-
ment latéral doivent être sanc-
tionnés d’un ferrage ample et
souple vers le haut. Ce ferrage
doit être d’autant plus doux que le
train de mouches évolue près de la
surface. Cette technique est pro-
ductive, mais elle demande d’être
très attentif et concentré si vous
ne voulez pas passer à côté de
nombreuses touches ou casser
régulièrement sur les poissons
s’emparant vivement d’une de vos
La technique de la pêche au chiro-
nome au fil, qui trouve toute son
efficacité sur un plan d’eau lisse,
peut encore être pratiquée dans les
petites risées avec parfois plus de
On n’arrive alors plus à suivre le
bas de ligne des yeux, mais on sur-
veille la pointe de la soie. On passe
probablement à côté de certaines
de pêche (vent, surface ridée…)
les poissons mordent tout de
même plus franchement.
Joël le détaillant
réservoir, pour la qualité des produits qu’il propose. Il tient en effet un petit magasin de
pêche à Neuf-Brisach dans le Haut-Rhin, près de Colmar, le magasin Passion Pêche. Sa
capacité à écouter les compétiteurs, à tester aussi lui-même les produits et à sélection-
ner et souvent dénicher pour eux des articles intéressants, lui a permis de rapidement
pour la pêche des carnassiers au lancer. Son magasin comporte un rayon leurres de
avoir testés, parfois à seulement 500 mètres de son magasin, sur les aspes d’un canal
Passion Pêche Neuf-Brisach
13, rue de Strasbourg, 68600 Neuf-Brisach
Tél. : 03 89 72 87 64
E mail: [email protected] – www.passionpeche-neufbrisach.com
Ce chironome a réussi
des nombreuses truites
Matériel
Méthode
Expertise
Pêcher
Nous vous proposons pour ce numéro de début d’automne cinq belles
mouches irlandaises tirées du carnet de pêche de JH.Calahan dans les
années 50, alors que celui-ci fréquentait souvent les rivières de
Normandie, de Bretagne et de Franche-Comté. Tous ces modèles utilisent
uniquement des matériaux naturels et ont la particularité de pêcher dans
la pellicule de surface, comme le font nos émergentes. Les couleurs et les
insectes qu’elles suggèrent sont parfaitement adaptés aux pêches de fin de
saison. Par Bernard Dalmas
La cul-de-canard
Conçue à l’origine pour la pêche en lac et en réservoir, cette imitation de “rien du tout” est aussi très efficace en rivière. Une
mouche d’ensemble parmi les mouches d’ensemble!
Matériaux
Hameçon hampe courte fer standard
n°18 à 12.
Fil de montage 8/0 noir.
Tinsel doré.
Cul-de-canard gris foncé.
Plumes bleues de geai.
Etapes de montage
Fixer le brin de tinsel avec le fil de montage et réaliser un tag à la courbure de l’hameçon.
Réaliser un corps dodu avec le dubbing de phoque noir.
Après avoir éliminé la pointe du rachis de deux plumes de cul-de-canard, les fixer derrière l’œillet.
L’aile doit légèrement dépasser la courbure de l’hameçon.
Après avoir éliminé l’excédent de cul-de-canard, fixer de part et d’autre une plume bleue de geai.
Egaliser l’aile en arrachant les fibres à la main et réaliser le nœud final.
A l’origine, cette mouche est censée imiter un “cul vert”, c’est-à-dire un sedge femelle avec sa boule d’œufs. En fait, elle est
très efficace en présence d’autres sedges émergents ou même d’éphémères.
Etapes de montage
Recouvrir toute la hampe de l’hameçon avec le fil de montage.
Réaliser un petit tag et préparer une boucle avec le fil de montage en prévision du dubbing.
Préparer un dubbing en gardant les poils longs et amener le fil de montage à 3 mm de l’œillet.
Réaliser le corps avec des enroulements espacés de dubbing.
Fixer la plume de bécasse par la pointe après l’avoir parée.
Tourner sur deux tours la plume de bécasse et réaliser le nœud final.
Matériaux
Hameçon standard n°16.
Fil de montage 8/0 vert clair.
Dubbing de lièvre (poils clairs du ventre).
Flanc de bécasse.
Matériel
Méthode
Expertise
Pêcher
On peut qualifier ce modèle de “flymph”, qui s’utilise aussi bien en dérive amont qu’aval, mais il ne doit jamais couler. Cette
mouche imite toutes sorte d’insectes. Elle est particulièrement efficace dans les retournes en présence d’insectes morts.
Etapes de montage
Fixer à la courbure de l’hameçon une petite pincée de fibres de pardo.
Après avoir formé un sous-corps avec le fil de montage, fixer à la courbure un brin de laine grise.
Recouvrir le corps par des enroulements jointifs de laine grise.
Après avoir réalisé un petit thorax avec le dubbing de lièvre, fixer par la pointe la plume de
Tourner deux fois la plume de faisan et réaliser le nœud final.
Matériaux
Hameçon fin de fer, hampe standard n°18 ou 16.
Fil de montage 10/0 brun.
Pardo Oscuro.
Plume de poitrine de faisan mâle.
Dubbing de lapin de garenne.
Les ailes en portions de remiges,
type “mouche d’Ornans”
Aujourd’hui connue bien loin de sa région d’origine… Vallorbe en Suisse (!), cette mouche que les Franc-Comtois de la haute
vallée de la Loue ont légèrement détournée n’est réellement réussie que si l’aile est parfaitement droite et que les deux por-
tions de plumes d’étourneau qui la composent ne divergent pas. Il s’agit donc d’un véritable tour de main, qui pose bien des
problèmes à de très nombreux monteurs. Pour plus de facilité, ne prenez que les parties centrales des remiges de plumes d’ailes
d’étourneau. Les pointes et les parties basses ne conviennent vraiment pas. Inutile de vouloir monter quinze mouches avec
deux plumes, vous en ferez tout au mieux sept ou huit. L’aile peut être posée avant ou après la réalisation de la collerette, les
deux écoles ont leurs partisans.
Les plumes d’ailes (remiges) d’étourneau
seront choisies, une sur chaque aile de façon
Couper deux portions de plumes de 5 mm
(pas plus, pas moins) dans la partie centrale
Les portions seront placées faces concaves
l’une contre l’autre. Ainsi elles ne font plus
qu’une. L’inverse donnerait des ailes
divergentes, sujettes au vrillage de la mouche.
Les tenir fermement par la base entre
le pouce et l’index de la main gauche.
Le “secret” réside ici dans la façon de réaliser
le premier tour de fil de montage. En effet,
c’est lui qui fera ou non la réussite de la pose
de l’aile, bien droite.Avec le porte-bobine,
amener le fil de montage entre le pouce
et l’index de la main gauche, puis laisser
tomber le porte-bobine d’un coup. Ce “coup
de guillotine” est indispensable pour
maintenir les fibres droites sans qu’elles
tournent systématiquement.
Si l’on possède un étau rotatif, on peut
facilement vérifier que l’aile est bien
Dans son montage original, la mouche
d’Ornans à l’aile coupée (suppression de la
retrouve au bord
d’une rivière à sau-
mons où l’on peut
pêcher en arrière-
saison (septembre-octobre), avec
l’odeur des feuilles mortes et des
champignons, je retrouve cette
envie de prendre un saumon pour
bien terminer l’année. Mais il faut
mouches plus appropriés, car sou-
vent nous avons à faire à des pois-
sons qui sont dans la rivière depuis
plusieurs semaines, voire plusieurs
mois pour certains. Cependant, il
frais montés et, souvent, il y a de
beaux sujets dans le lot. En ce qui
doit être plus grosse que celles uti-
lisées en période estivale. Si, l’été,
vous pêchiez avec des modèles
montés sur des hameçons n°8 ou
10, le 6 est plus approprié en pério-
de automnale, avec un peu plus de
tinsel pour augmenter l’effet de
leurre à la mouche, car les poissons
peuvent être très agressifs. Cela per-
met de réveiller les poissons qui
“dorment” au fond des pools.
L’Ecosse compte de nombreuses
rivières, surtout sur la côte ouest.
Ces rivières connaissent une
remontée d’automne de saumons
et ferment plus tard, de fin octobre
au 15 novembre. Cela permet une
pêche tardive du saumon. Ces
rivières sont faciles d’accès, les par-
cours publics sont nombreux et
peu onéreux. Je vous conseille d’y
faire une petite expédition et de
trouver la rivière de vos rêves.
Renseignez-vous sur les dates de
fermeture, qui varient beaucoup
d’une rivière à l’autre. La Bretagne,
avec toutes ses rivières ouvertes en
pêche d’arrière-saison. Les biefs ou
les “étangs” de moulin breton sont
très prometteurs, il suffit de donner
de la vitesse à la mouche et de l’ani-
mer convenablement pour obtenir
des résultats. Il y a beaucoup de
refus, mais quel plaisir de voir sur-
gir un poisson qui fait au minimum
castillon en France concerne
uniquement certaines parties
aval de cours d’eau bretons,
mais cela vaut le coup,
agressifs à cette période.
A l’approche de la fermeture
(le 31 octobre pour
les secteurs fermants les plus
tardivement), les saumons
sont très colorés, à l’exception
de quelques rares poissons
frais montés.
d’eau enherbés, déjà
float-tube, devient qua-
bord où, naturellement, les faibles
profondeurs favorisent l’implanta-
sont irréguliers, selon la clarté de
l’eau, la végétation peut, à quelques
dizaines de centimètres de profon
qu’on arrive à la distinguer depuis
la surface. Ce phénomène est lié à
lumière, induite par le développe-
présence de matières en suspen-
sion, qui va bloquer le développe-
postes de transition entre les fonds
colonisés par les herbiers et les fonds
nus sont très intéressants, mais on
passera son temps à s’y accrocher et
à ramener des écheveaux d’herbiers
la surface, calant régulièrement les
poissons recherchés.
La situation est d’autant plus diffi-
cile lorsqu’on a affaire à des poissons
peu actifs et (ou) éduqués, insen-
sibles ou réfractaires à des anima-
tions trop rapides ou décollées du
fond. De la même façon, des pois-
sons embusqués au cœur des her-
biers peuvent attendre que le leurre
passe à leur portée immédiate sans
aller le chercher dans les couches de
surface.
Ces leurres vont descendre noncha-
lamment et permettre une anima-
de récupérer un paquet de végéta-
tion. Ils peuvent glisser sur les divers
noyés, blocs rocheux… et risquent
peu de s’accrocher ou d’accrocher
des saletés. Restant pêchants et dis-
crets, ils vont plus facilement sédui-
re les poissons difficiles. Outre leur
consistance molle et leur aromatisa-
tion ou salage à cœur, ces leurres
sont très discrets et ne cliquettent
pas de partout, billes internes,
anneaux brisés et hameçons… Je
pense que cela peut représenter un
autre atout majeur pour tromper
Les cannes et les moulinets réservés
à cette pêche avec de gros soft baits
et hameçons texans sont assez
robustes pour lancer des leurres
parfois assez lourds mais surtout
pour assurer des ferrages appuyés.
En effet, un des inconvénients
risque de rater de nombreux pois-
sons sur des ferrages trop timides,
réalisés avec une canne trop faible.
Une canne heavy doit être privilégiée
pour les gros leurres (nous avions
décrit ce type de canne dans l’article
sur la pêche aux gros jerkbaits dans le
n°71 de
Pêches sportives
medium heavy pourra être utilisée
pour les leurres plus petits ou dont
l’hameçon se dégage bien à la touche.
Plus le leurre est gros et massif, plus
le ferrage devra être appuyé. Un
beau brochet qui se saisit du leurre
peut l’avoir pincé et le souffler sans
se faire piquer si le ferrage n’est pas
assez appuyé. Le ferrage doit litté-
ralement arracher l’hameçon du
leurre. Ce celui-ci doit rester sur
place alors que l’hameçon glisse
jusqu’à se ficher fermement dans la
gueule du poisson. Selon les jours
et le degré d’éducation des pois-
sons, il pourra être plus rentable de
rendre un peu la main avant de fer-
rer pour les laisser bien recentrer le
leurre. Les leurres salés ou aromati-
sés auront à ce moment-là un avan-
tage certain sur les leurres en pur
Un petit brochet piqué
sur un leurre presque
aussi gros que lui.
Ces leurres vont descendre nonchalamment et permettre
une animation lente près du fond, sans risquer de récupérer
Senko 7’’ (18 cm) de la marque Gary Yamamoto. Ce leurre très chargé en
sel est gardé longtemps en bouche par le poisson. Il se “skippe” très bien.
Tiki-Shadick 9’’ (23 cm) chez Wave Worms. Le plus gros, présenté ici,
est non fendu (à fendre au niveau du ventre d’un petit coup de cutter).
Salé.
Mother Worm 8’’ (20 cm) de la marque Madness. Non fendu mais très
souple et tendre. Aromatisé.
Nitro Soft Jerk 160 mm de marque Illex. Aromatisé et chargé en sel.
Caper Shad Worm 120 (12 cm) chez River 2 Sea (fendu sur le ventre).
Aromatisé. Ce petit leurre (le plus petit de la série) est toutefois
intéressant pour son action particulière: à la descente, leurre
horizontal, sa queue cylindrique et pointue se met à vibrer de façon
One Up Shad chez Sawamura (14 cm). Aromatisé.
Nitro Soft Jerk 200 mm de marque Illex. Aromatisé et chargé en sel.
Très facile à “skipper”.
Un modèle articulé (soft swim bait) Magic Swim Shad
de Lake Forks, aromatisé pour pouvoir retarder le ferrage.
La nage de ce leurre est des plus surprenantes !
avec un cutter pour réaliser un
logement favorisant le coulisse-
ment de l’hameçon au ferrage.
Ces gros leurres doivent être mon-
premier tiers pour limiter au maxi-
mum les loupés de poissons se sai-
sissant de leur partie arrière. Il s’agit
d’hameçons texans wide gape
(“large ouverture”) qui, s’ils sont
faciles à trouver dans de nom-
breuses marques jusqu’au 5 ou 6/0,
On arrive toutefois à en trouver
dans les marques suivantes (liste
non exhaustive) : Oversize Worm
7/0 et 11/0 chez Owner (Pafex),
Hooking Master Monster Class en
6/0 et 10/0 chez Nogales (Marryat
France), Super Line Ewg en 6/0 et
Worm 323 Monster en 7/0 chez
Gamakatsu (Sakura). La marque
Lake Fork propose un hameçon de
l’armement de ses soft swim baits.
Celui-ci est doté d’une tige crantée
qui pénètre dans le nez du leurre et
d’un lestage moulé sur sa hampe
qui permet de stabiliser le leurre et
de le faire couler lentement pour
une nage plus profonde.
Il est aussi possible de lester tous
plomb de fusible de gros diamètre
fixés à la colle cyanoacrylate. Il faut
enfilant du menton vers le nez du
leurre, par l’œillet.
Le lestage des leurres s’effectue éga-
lement à l’aide d’inserts de plomb
ou de tungstène. En forme de petits
la gorge du leurre, soit en plein tra-
vers. Leur position permet d’équili-
brer la nage en fonction de l’ani
leur nombre sont aussi fonction de
la profondeur de pêche et de la
vitesse d’animation.
Pour limiter l’impact de la chute du
leurre, on veillera à le lancer au ras
de l’eau en fouettant fermement,
comme pour atteindre un point
beaucoup plus éloigné que l’objec-
tif visé. On relèvera la canne pro-
gressivement vers le ciel, en appli-
quant une pression progressive avec
le pouce sur la bobine pour faire
ralentir le leurre, jusqu’à le stopper
Avec un peu d’entraînement, on
réussit régulièrement ces lancers au
Vue de l’insert en
transparence dans la
gorge du leurre. Placé à
cet endroit, le leurre
descend tête la première,
fil relâché,
horizontalement,
Les inserts, ici des «nail
sinkers» tungstène de la
marque River 2 Sea.
Très denses, ils
permettent de lester les
leurres de façon discrète
parfaitement en place.
Canne de casting heavy,
moulinet solide et gros
leurre piqué d’un insert
pour traquer les brochets
rechercher sera fonction du
nombre de touches. Les jours
fastes, des leurres solides pourront
être utilisés (si vous ne souhaitez
pas vider rapidement vos sachets de
leurres tendres), les jours difficiles,
des leurres très souples et tendres
devront être privilégiés.
Lorsqu’un leurre est abîmé, si le
poisson ne vous en a pas déjà déro-
bé un morceau, je vous suggère de le
démonter et de le garder avant qu’il
ne soit définitivement détruit. Une
fois de retour chez vous, vous pour-
rez le recoller en fusionnant la
matière avec une lame de couteau
chaude ou, mieux, avec une panne
plate de fer à souder (voir l’article
sur la pêche du bar au leurre souple
dans le n°70 de
Pêches sportives
Des catalogues américains propo-
pile, avec une panne très fine pour
ressouder les leurres en cours de
pêche. Vous pouvez aussi recoller les
parties endommagées à la colle cya-
noacrylate, mais le résultat sera
moins bon car les zones réparées per-
dront leur souplesse. Au prix de ces
gros leurres souples, ce petit bricolage
permet de faire quelques économies.
Un usage très intéressant de ce
type de montage peut se faire en
mer, dans les secteurs encombrés
de laminaires ou de sargasses, ou
dans des zones rocheuses très peu
profondes. Il présente toutefois un
intérêt encore supérieur, pour les
pêches du bord, lorsque la marée
charrie de trop nombreuses algues.
Certains jours, il est impossible de
faire nager un leurre de surface
sur plus d’un mètre. Pourtant, les
sous cette manne nourricière qui
attire de nombreuses proies poten
tielles. Un soft bait bien monté,
présente pas de partie saillante et
dont la pointe de l’hameçon est
bien rentrée dans la matière plas-
tique, passera partout et n’accro-
chera même pas la fine salade verte
que l’on trouve souvent sur les
côtes trop richement fertilisées par
les apports des cours d’eau (liés au
lessivage de l’excès d’azote et de
phosphore des terres agricoles de
leurs bassins versants).
L’usage de ce montage en mer est tou-
courants et aux pêches dans des pro-
fondeurs modestes. L’animation du
leurre s’effectue canne haute pour
limiter le contact du fil avec l’eau, en
avant de s’éloigner progressivement.
En cas d’accrochage d’algues,
quelques secousses sèches, qui peu-
vent contribuer à l’animation du
leurre, permettent de le nettoyer et
de le rendre de nouveau pêchant.
Avec cette technique, il faut être
patient car le leurre peu lesté doit
couler un peu pour moins accrocher
de saletés. Si le vent est de la partie et
qu’il est de travers, il peut gêner
l’animation canne haute en faisant
surfer le leurre trop léger en surface.
On cherchera alors, si possible, à se
placer de façon à l’avoir dans le dos.
Le poids des leurres utilisés permet
en revanche d’atteindre des distances
de lancer tout à fait respectables.
J’espère que cet article vous aura
convaincu, si ce n’est déjà fait,
d’acheter quelques sachets de leurres,
de gros hameçons et quelques inserts
pour pouvoir, lorsque c’est néces-
saire, leurrer des poissons dans des
endroits jusqu’alors impossibles.
Au lancer, la canne est
relevée progressivement
pour amortir la chute
du leurre.
Le lestage des leurres s’effectue également à l’aide d’inserts
de plomb ou de tungstène. En forme de petits clous, ceux-ci
sont piqués soit dans la gorge du leurre, soit en plein travers.
Fiche Leurre
es leurres “lipless” sont quasiment tous coulants. Tous, sauf
le Bevy Vibration 50 SP mis au point par Lucky Craft ! On
comprend dès le premier lancer que quelque chose d’inha-
bituel se passe. Et pour cause ! Au lieu de couler comme une
enclume, notre leurre s’arrête en pleine eau dès qu’on arrête de
le ramener. Etonnant certes, mais très utile pour les hauts fonds
où, d’ordinaire, on ne risque pas trop un lipless. Par sa petite
taille le Bevy Vibration se destine en priorité à la pêche de la
perche. De belles pêches de sandre en rivière sur les radiers ont
également été réalisées avec ce leurre. Des petites billes de verre
émettent un son très clair mais relativement discret. C’est le
genre de leurre très atypique qui apporte souvent une solution
sur certains postes où peu d’autres leurres conviennent.
e nouveau shad est une création française. En effet, la
société Mitchell a accordé sa confiance à Sylvain
Legendre, compétiteur de renom, qui a développé ce
leurre assez particulier. Le souhait de Sylvain était de proposer
un leurre souple très polyvalent, conçu dans une matière qui le
mette facilement en mouvement et qui soit utilisable autant en
verticale qu’en lancer-ramener. Pour couronner le tout, le Pulse
Shad est disponible en quatre tailles permettant de faire face à
toutes les situations. Le Pulse Shad porte bien son nom. Il est
massif sur sa partie avant. Son appendice caudal bénéficie d’un
large diamètre. Il est facilement mis en mouvement à la moindre
traction grâce à des décrochements dans la matière au niveau du
rétrécissement entre le corps et la queue. Par ses caractéristiques,
le Pulse Shad est atypique, fait pour bouger et pour faire réagir
les poissons. Le succès de ce leurre fut presque immédiat en
France comme à l’étranger où il a permis de gagner des compé-
titions importantes. Et déjà, le bruit court que le Pulse Shad sor-
tirait l’an prochain chez Berkley en version aromatisée
Powerbait. En effet, le Pulse Shad actuel n’est pas particulière-
ment odorant. Il bénéficie en revanche d’un rapport qualité/prix
très favorable.
Conseils d’animation
Avec ses 4,3 g, le Bevy Vibration 50 SP fait partie des petits leurres destinés à la
pêche de la perche et accessoirement d’espèces plus imposantes. Comme tous les
vibrations agressives du leurre, permettant ainsi de tenter les carnassiers à attaquer.
Conseils d’animation
Avec ce type de leurre, l’animation a lieu à partir du moment où il y a déplacement,
il intéresse d’ores et déjà les amateurs de pêche du sandre à la verticale. Rares sont
en effet les shads massifs capables de nager de façon constante sans “syncoper” à
très faible vitesse (fourchette de 0,3 à 0,8 km/h). Pour cela, le Pulse Shad est une
Poids :
4,3 g environ.
Prix conseillé :
12 euros.
Renseignements et liste des points de vente : www.luckycraft.fr
6, 8, 11 et 14 cm. Six coloris.
Prix conseillé :
9,60 euros les 25 en tailles 6 et 8 cm.
14,50 euros les 25 en tailles 11 et 14 cm.
En vente en magasins spécialisés.
Mitchell Pulse Shad
Lucky Craft Bevy Vibration 50 SP
Sur les traces
du sandre
effet un peu l’arlésienne des pois-
sons carnassiers. Parfois on les
trouve facilement, alors qu’à cer-
totalement sans que l’on sache
vraiment pourquoi. C’est donc
une quête passionnante, que l’élec-
tronique embarquée dans le plus
performant des bateaux ne saurait
réduire à une simple cueillette.
Philippe Collet et moi-même
avons retrouvé l’espoir et même
beaucoup plus, suite à notre
rencontre avec le pêcheur belge
Wim Van de Velde (voir
sportives
n°73). L’homme qui
pêche avec un compteur dans son
bateau pour être sûr de se souvenir
du nombre de sandres pris par jour
nous est apparu comme un extra-
terrestre! Cet habitué de la pêche
en Hollande, en Belgique et en
France (second de la Coupe du
Carcans-Maubuisson en 2002)
nous avait alors expliqué en détail
sa technique de pêche en verticale.
Impatients d’essayer!
De retour en Franche-Comté,
pour ma part, et en Picardie pour
Philippe, nous allions nous
empresser de mettre à profit l’en-
seignement du maître, tout en
échangeant nos expériences. Mes
débuts en verticale se sont effec-
sondeur et en lac de barrage. Dans
une eau à 5 °C avec des wadders en
toile percés et un temps à ne pas
mettre un chien dehors, l’affaire
bien failli repartir tout de suite, me
demandant quelle idée avait bien
pu me traverser l’esprit, quand
canne me ramena à la réalité. Un
brochet d’une cinquantaine de
centimètres s’était emparé de mon
leurre souple après seulement
Encourageant, certes, mais les
sandres? Le premier se manifesta
quelques minutes plus tard, suivi
de deux autres, de quelques
décrochés sous le float-tube. Sortie
après sortie, les sandres réagissaient
très bien à la technique de Wim,
produisant quelques poissons à
chaque tentative, toujours prati-
quée de façon aléatoire, quant à la
connaissance des lieux. Avec l’arri-
vée des grosses chaleurs, les choses
ont bien changé. Les sandres ont
sont devenus très difficiles à locali-
ser. L’emploi d’un écho-sondeur
est dans ces conditions bien pra-
tique pour retrouver quelques pré-
De son côté, Philippe Collet devait
pratiquer une technique éprouvée,
car il avait déjà rencontré Wim et
Bertus Rozemeijer pour une partie
de pêche en Hollande (qui s’était
soldée par la prise de 79 sandres et
18 perches!), mais différente de la
verticale car, depuis le bord, il
s’agit plutôt de lancer-ramener.
C’est une pêche que l’on pourrait
qualifier de récréative que pratique
Philippe, à pied le long des canaux,
En pratiquant régulièrement les canaux, on finit
par suivre les bancs de sandres et à connaître
leurs habitudes: touches sur le fond, entre deux
eaux, animations rapides ou lentes, réactions
à certains types de leurres, etc.
à la verticale relance
la pêche du sandre partout
en Europe.
Quel plaisir de
redécouvrir l’un des
poissons d’eau douce
très rassurant! La mode de la
pêche en verticale sur le modèle
poisson mort manié, technique
reine sur ces lacs durant plusieurs
d’excellents résultats. Elle permet
toujours de prospecter les postes
assez rapidement à la recherche de
sandres dans les grandes retenues
(plus de 800 hectares) semblent
stables, avec des hauts et des bas au
particulièrement dans ces grands
milieux. Les introductions de
sandres dans les grands lacs se sont
très souvent soldées par une explo-
records. Quelques années plus
tard, un équilibre est constaté avec
revues à la baisse.
L’énigme de la période
Les pêcheurs de sandres savent
bien qu’après les pêches faciles
de l’ouverture, et des quelques
semaines qui suivent, les habitudes
du carnassier changent avec l’arri-
vée des grosses chaleurs. Les
sandres deviennent alors très diffi-
ciles à trouver en lac. Les postes
fréquentés à l’ouverture semblent
vides et, à toutes les profondeurs,
même constat: les sandres devien-
nent introuvables. Les petits indi-
vidus de 20 à 35 cm chassent tou-
jours sur les postes à perches sur les
bordures, mais ce n’est pas vrai-
ment ces juvéniles qui nous inté-
ressent. A partir de ce constat, plu-
sieurs théories s’affrontent. La plus
répandue veut que les sandres se
suspendent dans la couche d’eau,
d’Auvergne (Garabit, Enchanet,
Bort-les-Orgues, Saint-Etienne-
bien d’autres régions, abritent de
pics d’activité, on se croirait reve-
nu à la grande époque du sandre,
poisson mort sur le fond pour
avoir un départ. Hormis lors de ces
périodes que l’on estime toujours
trop courtes, la pêche en lac de
barrage n’est pas toujours facile,
Cohabitation sandre et silure
sandres. Penser que le silure épargne les sandres est une idée partisane que je me gar-
derais bien de soutenir! Pour les âmes sensibles, l’excellent film
Voyage sous la rivière,
réalisé par Bertrand Lenclos (Vidéotel International), nous montre une belle démons-
tration d’agilité et de détermination de la part du silure, qui surprend de nuit des petits
sandres, qui disparaissent comme des cacahuètes à l’heure de l’apéritif! Pour autant,
les écrevisses, les moules bivalves ou le poisson fourrage. Les pêcheurs ont peut-être
tendance à oublier bien vite leurs propres excès en matière de prélèvement et à repor-
ter la cause de raréfaction du sandre sur le vilain silure. Le sandre n’était-il pas lui-
même décrit par les pêcheurs français comme un tueur sanguinaire lors de son arrivée
en France,
les canaux depuis les pays de l’Est? Plus de trente années plus tard, les
bancs d’ablettes se portent toujours aussi bien!
Une bonne surprise,
au milieu de nulle part,
existe tellement ! Il faut
prospection rapides comme
la pêche aux leurres souples
en linéaire ou les leurres
“lipless” pour battre
du terrain et trouver
les sandres.Après,
c’est plus simple !
(photo : Philippe Collet)
Achille Gan :
Pouvez-vous nous
décrire rapidement votre société et
ASAHIRO
Ingénieur en
mécanique et designer chez Honda
décidé de fonder ma propre société
de design industriel, AMS Design
Company Ltd., afin de voler de
mes propres ailes, selon mon inspi-
ration. Passionné de surf et entouré
de pêcheurs en mer, je fus rapide-
l’époque pour mettre à profit mon
expérience et mon savoir-faire tech-
leurre à bar. C’est ce que je fis avec
ne se firent pas attendre. Quelques
dizaines d’exemplaires plus tard,
mon imagination fit naître, cette
fois-ci, un drôle de leurre flottant à
bavette intégrée, connu sous le
nom de Komomo SF-125. Capable
de travailler dans de très faibles
profondeurs et réalisant de belles
performances au lancer, ce modèle
premiers essais. En ce mois d’avril
une filiale de AMS Design spéciali-
sée dans la conception et la fabrica-
tion de poissons nageurs. Les trois
premières lettres du mot “imagina-
tion” s’imposèrent naturellement
comme emblème : IMA venait de
naître !
Où est située votre compa-
au Japon ?
de Tokyo, nous sommes à une
heure à peine de la grande plage de
Kujukuri. Cette plage est réputée
pour le surf mais aussi pour la
Tokyo, un excellent terrain de tests
pour nos leurres ! IMA est aujour-
matière de poissons nageurs. Avec
plus de trois millions de leurres
vendus, nous nous sommes solide-
ment positionnés sur un marché
nippon qui, on le sait, est particu-
lièrement malmené depuis une
Nous sommes fiers d’avoir atteint
ce niveau de notoriété en matière
d’innovation pour la conception de
leurres. Les designers de IMA sont
diplômés des meilleures universités
ordinateur). Ce duo de compé-
de pêche qui ont entre leurs mains
Elles travaillent des formes solides à
partir de dessins 3D. Ce concept
permet, à partir d’une idée, de
fabriquer en un temps record un
prototype puis un produit parfaite-
percutante il est possible de conce-
voir rapidement et de manière soi-
gnée un prototype qui sera longue-
ment éprouvé par le staff IMA aux
quatre coins du globe. Vous aurez
robustesse des produits finis, qui
Owner.
personnes et s’est entourée de tes-
piscicoles. Outre les nombreux
pêcheurs professionnels japonais
figurant au Team IMA Japan, elle
sponsorise des bassmen profession-
nels des circuits américains
B.A.S.S. Elite et FLW : Michael
Murphy, Bill Smith et le fameux
Fred Roumbanis, très en vue
permis de créer cinq nouveaux
leurres, dont les premiers ont été
présentés avec succès en 2007 lors
pêche : l’ICAST Show de Las Vegas.
Vos leurres possèdent une
particularité inédite imprimée sur
Exact ! J’ai voulu cela car j’ai
marque IMA, que les leurres que
nous concevions allaient vivre leur
vie un peu comme notre progéni-
“Avec plus de trois millions de leurres vendus, nous
nous sommes solidement positionnés sur un marché
nippon qui, on le sait, est particulièrement malmené
depuis une dizaine d’années.”
Page de gauche : Passionné
de surf et de pêche, Masahiro
Igarashi est le fondateur de
IMA-AMS. Il a pu
découvrir avec plaisir la
qualité de votre revue lors de
son séjour en France.
Ci-contre : C’est grâce au
Roumba que son créateur
Fred Roumbanis s’est fait
remarquer sur le circuit pro
américain B.A.S.S. Elite.
e saumon est une femme. Il en a la
grâce, l’endurance et la détermina-
peuvent égaler une femme dans l’art
de faire cavaler les hommes. C’est
sans doute pour cette raison que l’on a donné des
noms de femme à quelques endroits où les
hommes ont beaucoup cavalé après les saumons.
Monica est un de ces lieux bénis des dieux, peut-
être le plus beau, un courant de près de
400 mètres ( le “Monica run”) qui relie deux
pools formidables (le Monica du haut et le
Monica du bas) sur la rivière Kola dans la pres-
qu’île russe éponyme, où la densité de salmo salar
fait penser certains jours aux heures chaudes du
RER A entre Châtelet et Gare-de-Lyon.
Une bredouille à Monica n’est pas donnée à tout
le monde (j’ai failli y parvenir mais un gros gris-
le en fin de journée ne l’a pas permis). Car à
Monica les saumons sont à la fois nombreux et
bienveillants. Ils se prennent de passion pour
votre mouche quand elle défile dans ce courant
sublime, le plus beau du monde d’après cet
courant qui fait voyager votre Cascade ou votre
Green Highlander en première classe, ni trop
vite ni trop fort, juste comme il est nécessaire
pour que leurs parures les présentent sous leur
meilleur jour. Autour, les poissons font des gali-
pettes, des remous, des sauts, quelques tou-
chettes sans conséquence. Et puis très vite,
comme dans toutes les maisons de rendez-vous,
La vraie Monica existe, je ne l’ai pas rencontrée
récit que c’est une femme dont la vertu ne se
prête guère au genre de métaphore douteuse
employée à propos de son pool. Monica n’est
peut-être pas la plus belle femme du monde,
mais d’avoir donné son nom à l’un des plus
beaux pools de la planète lui confère une sorte
de magistère d’émotion dans l’inconscient des
pêcheurs. Pour donner son nom à un tel endroit,
Monica ne pouvait qu’être une femme épatante.
On ne devient pas sans raison la marraine d’une
avenue si glorieuse que Sunset Boulevard, à côté,
a tout d’une rocade à Châteauroux.
Emmener une femme à la pêche n’est pas une
mince affaire : soit cela se passe tout de suite mal
et vous avez vraiment intérêt à avoir tenté l’ex-
périence à proximité d’un aéroport, soit il vous
semble qu’elle aime ça, surtout pendant les deux
premiers mois de votre idylle. Vous vous prenez
alors à rêver d’une compagne halieutiquement
correcte et vous en oubliez que vous lui avez dit :
“Je t’emmène pêcher le saumon en Islande, on
pêchera le jour et on s’aimera la nuit”, sans lui
préciser qu’à cette saison, en Islande, il n’y a pas
de nuit. Ce qui ne vous paraissait pas essentiel
puisque, pour le moment, elle a l’air très contente
comme cela, tapie derrière vous qui guettez le
poisson sans savoir que, pour elle, le poisson
c’est vous…
Et puis il y en a quelques-unes comme Monica,
qui aiment vraiment la pêche, auxquelles les
soit par condescendance, les parcours les plus
faciles. Ce qui se passa pour Monica.
La vraie Monica, donc, a débarqué un matin de
1995 en compagnie de l’homme, un Ecossais
fortuné, dont cette Américaine partageait la vie
était venu à l’invitation de Bill Davis, un
Américain de l’Arizona marié avec la fille d’un
des nouveaux maîtres de la Russie et qui fut le
Pour les saumons, Monica n’est pas une banale
maison de passe, c’est l’antichambre joyeuse
Monica
véritable découvreur des somptueuses rivières de
la péninsule, la Yokanga, la Ponoy, l’Umba, la
Varzuga ou la Rinda… qu’il perdit les unes après
les autres, se retrouvant finalement sur la Kola,
grande artère à saumons qui termine son cours
tumultueux dans les parages de Mourmansk. La
Kola n’avait jusque-là intéressé personne d’autre
que les pêcheurs aux filets, fournisseurs des mili-
taires et de la mafia locale et les innombrables
braconniers qu’une économie de survivance
Bill Davis, le
bad boy
de l’Arizona, comprit très
vite que la Kola, malgré son côté banlieue, était
une pépite. Il réussit à obtenir de Boris Richepa, le
très puissant patron de la fédération de pêche
cette rivière publique où seuls les saumons étaient
restés communistes. Il y improvisa un lodge dans
l’ancienne maison de vacances des jeunesses socia-
listes, et c’est ainsi que quelque temps plus tard on
proposa à Monica de pêcher ce grand courant faci-
le auquel elle allait donner son nom après y avoir
aligné et relâché dans sa journée 10 saumons exac-
tement, entre 10 et 30 livres.
Une légende était née. Il ne restait plus qu’à bap-
tiser les autres pools du parcours, ce qui fut fait
sans trop de précipitation (l’un d’eux se nomme
toujours “no name” ). Et à faire venir les clients,
Monica.
Il est impossible de dire avec certitude qu’il y a
plus de saumons qui s’arrêtent ici que dans les
autres pools. Mais ceux que vous y rencontrez
vous font l’effet d’avoir fait tout ce chemin pour
se retrouver là, un peu comme si, dans leurs
à descendre vers la mer, leur maman leur avait
dit : “Tu vois, ici, c’est Monica, un jour, si les
gros flétans ne te mangent pas, tu y reviendras.”
Pour eux, Monica n’est pas une banale maison
de passe, c’est l’antichambre joyeuse de leur
destin. Un pool complice autant pour les saumons
que pour les hommes, qui y reçoivent ce qu’ils
méritent (grosse pêche ou quasi bredouille) sans
qu’il soit possible de savoir s’ils relèvent du registre
de la malchance, ou de celui de la maladresse, ou
encore de celui de la consolation. Ce n’est d’ailleurs
pas le problème des saumons. Eux se reposent,
prennent leurs aises. Ils savent que la suite ne leur
laissera guère le loisir de prendre du bon temps.
Alors ils en profitent, jusqu’à ce que le Monica du
haut ne les réveille par le tumulte de ses eaux, juste
avant l’autoroute impersonnelle qui les emmènera
directement au pool du cimetière, avec ses minus-
cules clôtures de métal aux couleurs pastel et les
taches vives que font les fleurs naturelles ou en
plastique que les Russes aiment à disposer sur la
tombe de leurs parents. Le cimetière donne aux
les attend. Entre une friche industrielle, un champ
de patates et la voie de chemin de fer Saint-
Pétersbourg – Mourmansk, ce cimetière de la Kola
éclaire de ses taches vives un décor en noir et blanc
huit mois par an. Les cimetières russes sont gais et
colorés parce que, l’espérance de vie des mâles de ce
pays étant de 54 ans, mieux vaut soigner les abords
On enterrait ce matin-là un enfant. Sur la petite
caisse de bois, on avait disposé ses jouets préférés :
En contrebas, sur la rivière, les mouches ont cessé
leur défilé. Plusieurs habitués de la Kola ont déjà
assisté à ce genre de scène. Ce n’est pas la seule rai-
son qui les fait détester le pool du cimetière. La
vraie raison est que, à force de voir passer des
pêcheurs et des saumons, les morts de Kola, dès leur
jeune âge, sont devenus des experts. Ils savent
mouche passe bien, si le pêcheur comprend quelque
chose au poisson. Ils savent, eux, vraiment si le sau-
mon est une femme. Ou si c’est l’inverse.
Vincent Lalu
La Patagonie argentine n’a rien à envier à sa voisine chilienne, toute proche, de l’autre côté de
la cordillère des Andes. Le paysage est assez différent, mais, là aussi, la truite est omniprésente
sur plusieurs centaines de kilomètres dans le sens nord-sud. Notre infatigable couple de globe-
trotters a bénéficié d’un temps particulièrement calme pour ce reportage. D’ordinaire, les rafales
à 80 km/h font partie du quotidien ! Un petit détail qu’il est bon de rappeler !
Par Jean-Pierre et Katleen Piccin
84
printemps
été
dans le monde
OU
Pêcher
85
1. Le parc naturel de Los Alerces a été ouvert pour protéger les cyprès millénaires de
Patagonie qui vivent au pied de la cordillère. Ce feu en bordure de la forêt aurait pu
être tragique si le vent n’avait pas poussé les flammes vers la pampa.
2. A une dizaine de kilomètres du Chili, le rio Futaleufen: ce magnifique fleuve alimenté
par un barrage ressemble étrangement à ses cousins d’Amérique du Nord (la foule de
pêcheurs en moins!).
3. Que ce soit comme ici à Esquel, le chef-lieu de la province du Chubut, ou en pleine
pampa, le gaucho ne se sépare jamais de ses chevaux. C’est le moyen du transport
“4×4” à toute épreuve, emprunté parfois aussi par des enfants pour se rendre à l’école.
4. Rio Pico El Pueblo: peut être que Butch Cassidy et le Kid ont dormi dans cet hôtel
du début du siècle dernier avant que deux des membres de leur gang soient abattus à
la sortie du village. Après cela, Butch est entré dans la légende et continue d’alimenter
l’imagination des gens de ce coin de Patagonie, qui ont tous une âme de conteur.
5. Les guides patagons ne sont pas de grands techniciens, mais leur bonne humeur et leur
sens du service en font d’agréables compagnons.
6. Installés à La Boca, les immigrés italiens ont su, avec quelques tôles et des fonds de pots
de peinture “empruntés” sur leur chantier, donner au port de Buenos Aires une note, le
moins qu’on puisse dire, colorée.
7. A La Boca, un petit air de tango équivaut parfois à une cure de jouvence!
8. Après l’effort, le réconfort.
9. Un des nombreux beaux trophées de ces lacs où, malgré la pression de pêche
extrêmement faible, la remise à l’eau des poissons est obligatoire!
10. Aride et ravinée par l’érosion, avec un “big sky” azur incomparable, la Patagonie use
87
1. Au milieu d’un océan d’épines,
du désert, trois résurgences
surgissent et un chalkstream.
Arroyo Pescado est né!
2. Les lacs proches de Rio Pico
regorgent d’arcs et de farios
Laguna Larga Lodge, Andres Stewart
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HAUTE-VIENNE
de Saint-Marc sur le Taurion en
Haute-Vienne. D’une superficie
de 130 hectares, ce plan d’eau
a été vidangé le 23 juillet. Nous
assistons à une pollution jus-
qu’à Limoges, malgré les deux
Saint-Marc (Chauvan et Le Palais). Je n’avais jamais vu la Vienne
de cette couleur à Limoges. Il n’y avait pas de bassin de décanta-
tion, et toute la vase est partie dans la rivière à la fin de la vidan-
ge, le 18 juillet (pleine période estivale!), il sortait 60 kg de vase
à la seconde. Le poisson n’a pas trouvé preneur pour la totalité;
il y avait beaucoup de sandres de 8 à 10 kilos, donc très difficiles
à vendre au prix de 13 euros le kilo. Deux cents kilos de sandres
sont partis à l’équarrissage pour la fabrication du ciment (dans
quel monde on vit!). La pollution n’est pas terminée, les orages
arrivent, donc la boue aussi. La Fédération départementale de
on demande au particulier de ne plus polluer. Merci EDF!
HAUTE-SAVOIE
magnifiques à pêcher. Les eaux
fermeture (12 octobre) et les
coups d’eau qui vont avec pour leurrer les grosses truites qui
l’époque où les rivières glaciaires, comme l’Arve ou l’Isère, vont
perdre leurs eaux grises de fonte et devenir pêchables à la
mouche ou au vairon. Sur les grands lacs, septembre reste le
mois magique pour la pêche des perches. Vous les trouverez
concentrées par milliers, toutes occupées à chasser en surface.
C’est l’époque pour sortir les mitraillettes, les plumes, les mini-
rechercher les gros brochets en pêchant des bordures jusqu’à
une dizaine de mètres de profondeur, avec des leurres consé-
quents. A noter le 12
Salon des pêches sportives, qui aura lieu
les 4 et 5 avril 2009.
ISÈRE
Avenir Pêche
Comme un peu partout en
France, le printemps pluvieux
pêcheurs de truites à l’absti-
montagnes redeviennent claires et pêchables à toutes les tech-
niques. Dès septembre, grâce à la fraîcheur, les gobages refont
leur apparition en journée, c’est aussi l’époque des grosses
L’avantage de fermer la pêche tardivement, le 12 octobre au
sèche, comme à la belle époque, dans la basse rivière d’Ain et
touristes soient partis des grands lacs pour refaire des belles
aux leurres. Les meilleurs leurres à cette époque sont les spin-
de pêche, comme la verticale ou les montages drop shot, n’ont
pas encore fait trop d’adeptes sur les grands lacs de la région.
Avis aux amateurs: il y a des monstres de brochets dans les
lacs comme le Bourget, Aiguebellette ou Paladru.
CREUSE
Magnifique saison 2009, tant
carnassier!
belles sorties en 1
s’éclater. Du côté des lacs de barrage, c’est aussi très bien, il se
prend régulièrement du poisson. Oubliez la verticale, en ce
Saint-Marc à Loubaud, vous attendent les 13 et 14 septembre
prochain sur le barrage de Lavaud-Gelade. Vous pourrez discu-
ter sondeurs, verticale, plombs, palette, GPS, et j’en passe, avec
des pros du circuit AFCPL. Gaël Ewan, Sylvain Legendre, David
Pierron, Fred Jullian, les membres des équipes, Illex, Lucky Craft
marche! Un camping est mis à disposition des pêcheurs, vous
pour plus de renseignements. Félicitations aussi la radio France
Bleue Limousin, que vous pouvez capter, si vous habitez dans la
Creuse, la Haute-Vienne ou la Corrèze, sur 103.5, qui diffuse,
tous les samedis matin de 6 h à 10 h, quatre heures d’émission
FINISTÈRE
mais aussi de toute la France,
Stones. Elle déménage au 17
de la rue de Brest, soit seule-
ment 50 m plus loin. Elle sera ouverte au public à partir de la
téléphonique et Internet aux horaires habituels d’ouverture.
Philippe Le Maux vous accueillera donc bientôt dans un espa-
chaussures Patagonia, mais aussi à la randonnée.
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ILE-DE-FRANCE
Paris
pas été très favorables, ce prin-
pratiquer leur loisir. C’est une autre démarche qui leur permet de
journée de test de matériel le 26 octobre au réservoir de la
Salamandre, dans l’Aisne. Il sera possible d’essayer les cannes à
mouches avec Alain Barthélémy est également prévue.
ALLIER
Tout pour la pêche
Jean-Jacques Martel
Saint-Pourçain-sur-Sioule
Près de Vichy, les conditions cli-
saison ont comme partout
naturels et aux vairons en pre-
mière catégorie. L’eau est res-
tée froide et le gros des éclo-
petites rivières de la région, comme le Barbenan. En deuxième
lac de Saint-Clément, qui est traversé par la Besbre. Il a un statut
particulier de “grand lac intérieur de montagne”. La pêche ouvre
pour les carnassiers, sauf la truite. Près de Saint-Pourçain-sur-
bons échos du barrage de Villerest, où certains de ses clients ont
fait des grosses pêches de sandres et de gros silures. Autrement,
Jean-Jacques a toujours un regret quand on parle de saumon au
magasin. Voilà près de vingt ans qu’on lui a promis que, si ses
clients et lui-même arrêtaient de pêcher, les saumons revien-
draient en masse dans l’Allier. Il n’y a jamais cru et, aujourd’hui,
malgré les sommes d’argent dépensées par des “bonimenteurs
• Au Fil de l’eau
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(00 32) 475 415 833
• Cabane du Pêcheur
M. Weiffkopf
Fbg du Jura 31, Bienne 2502, Suisse
(00 41) 323 22 32 20.
• DPSG mouche
160, rue de Grenelle, 75007 Paris
01 45 51 88 39.
• DPSG mer
45, bd de la Tour-Maubourg, 75007 Paris
01 47 53 96 95.
• Espace-Nature
ZI du Borguet, 12400 Vabre-l’Abbaye
05 65 99 11 79.
• Ets Boileau
11 av.G. Dumas, 87000 Limoges
05 55 34 29 83.
• Europêche 34
47, rue St-Exupéry
ZC Fréjorgues Ouest, 34130 Mauguio
04 67 15 53 30
• Europêche 76
117 B, route du Havre,
76000 Rouen
Tél: 02 32 10 10 92.
Fax: 02 32 10 11 03
• Europêche Bergerac
Avenue du Général-de-Gaulle
24100 Bergerac
05 53 61 86 45.
• Europêche sport loisirs
261, avenue du Languedoc
66000 Perpignan
04 68 61 33 76.
• Freddy pêche passion
Place de la Gare, 07260 Joyeuse
04 75 36 20 15.
• La cabane du Pêcheur
Vincent Thierry
ZA de La Chapelle
89470 Moneteau
Tél.-fax : 03 86 42 94 98
• La Chipotte
23 et 25, rue du Jura
25470 Goumois
03 81 44 26 38.
• La Maison de la Mouche
Albert Bigarre
6, Pont de Vyles, B-4570 Vyle-Tharoul
Tél. : + 32 854 137 32.
• Le Rond dans l’eau
Pt de Fillinges, 74250 Fillinges
04 50 31 11 91.
• Lou Pescadou
Place Mendès-France
05 59 39 71 05.
• Maison de la mouche
1, bd Henri IV, 75004 Paris
01 43 54 60 46.
3, rue Marx Dormoy,
51260 St-Just-Sauvage
03 26 81 24 70.
Nautic-Pêche
39, avenue Gambetta, 23000 Gueret
05 55 51 90 40.
• Europêche Chasse Passion
41, rue Elysée-Coustère
64270 Salies-de-Béarn
Tél./fax : 05 59 38 12 56.
• Pêche et Horizon
15, allée Turcat-Mery, 13008 Marseille
04 91 80 02 16.
• Pêche et Loisirs
Marguerite et Philippe Koehler
52, route de Neuf-Brisach –
1, rue de la Lauch, 68000 Colmar.
Tél. : 03 89 24 30 05.
Fax : 03 89 41 53 91.
• Pêcheur de la cité
7, rue Galilée, 69100 Villeurbanne
04 78 53 73 74.
• Pêchomanie
Avenir Pêche
129-131, av Léon-Blum,
38100 Grenoble.
04 76 40 30 10.
• Royal pêche
Ronde 45 CP 3242
La Chaux de Fond 2303,
(00 41) 329 68 33 08.
• Territoire Pêche
25480 Ecole-Valentin
03 81 88 06 47.
• Thibault-Pêche
18, av. du 159
RIA
05100 Briançon
04 92 21 36 09.
• Tout pour la pêche
M. Martel
9, rue Georges-V
03500 St Pourcain s/Sioule
04 70 45 53 21.
Portrait
Dominique Lucas,
l’homme bambou
ominique Lucas est
l’un des tout der-
refendu. Dominique
a toujours été fasciné par ce maté-
riau vivant, que l’on peut travailler
avec une extrême précision. C’est
en 1932 que les premières cannes
en bambou refendu furent réalisées
par Pezon. Entre 1935 et 1937
apparaît le trempage du bambou,
une évolution technique qui fut
capitale et amena avec elle la ren-
contre entre Pezon & Michel et
Charles Ritz. Les premières cannes
“parabolic” virent le jour en 1937
et les fameuses PPP (puissance pro-
gressive parfaite) datent, quant à
elles, de 1949 et firent leur premiè-
re apparition officielle en 1953.
Depuis la collaboration, ô combien
fructueuse, entre Pezon et Charles
Ritz se sont succédés ces deux com-
pères, excellents lanceurs, Pierre
Creusevaut et le technicien
Edouard Plantet. Devant le fameux
tableau noir, Jean Michel Dubos,
Bernard Gandon, René Letourmy,
Serge Mercier ont initié
Dominique Lucas à la fabrication
des cannes en bambou refendu
entre 1979 à 1999. Il a donc été
Il est des traditions qui ne reposent que sur les épaules et la volonté d’un
seul homme. C’est le cas de Dominique Lucas, qui est un peu le dernier
des Mohicans en matière d’atelier professionnel de réalisation de cannes en
bambou refendu. Portrait d’un cas à part, tellement hors normes qu’il en
comme des crayons à l’autre bout de la planète.
Par Philippe Boisson. Photos: DR et Bernard Dalmas
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