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Pêches sportives magazine numérique n°106
n°106 L’ouverture au streamer Efficace et mystèrieux : les ultraviolets et les poissons Tout sur la pêche à la nymphe tchèque librés. Sur le Doubs comme dans beaucoup d’autres cours d’eau, le silure est interdit à la consommation. Il n’est donc pas pêché par les pros. Alors comment évoquer le “respect des espèces et des […]
Rupture de stock
Description
n°106
L’ouverture
au streamer
Efficace et
mystèrieux :
les ultraviolets
et les poissons
Tout sur la pêche à
la nymphe tchèque
librés. Sur le Doubs comme
dans beaucoup d’autres cours
d’eau, le silure est interdit à la
consommation. Il n’est donc
pas pêché par les pros. Alors
comment évoquer le “respect
des espèces et des milieux”
quand on laisse un cours
pillé, en proie à un seul super
prédateur exogène ? Une fois
de plus, ce projet de loi qui
risque bien de passer mieux
qu’une lettre à la Poste mon-
tre que la pêche de loisir est
incapable de défendre ses
intérêts même avec d’excel-
lents arguments. Que fait le
Gifap qui peut peser dans la
balance de ses milliers d’em-
plois, la FNPF et son sacro
saint million de pêcheurs, qui
s’aplatissent comme des
limandes devant moins de
500 pêcheurs pro ?
Ph B.
Danger pour les poissons migrateurs !
Cette modification de la réglementation
s’adresse à toutes les pêches en eau douce,
y compris aux engins (nasses et filets), pour
les amateurs comme pour les professionnels.
Les dispositions de l’arrêté, précise le projet
de décret, permettront notamment une meil-
leure prise en compte de la pêche profes-
sionnelle. Et c’est certainement ce point,
dont le législateur pressentait qu’il ne rece-
vrait pas un avis favorable de la majorité des
acteurs de la filière, c’est-à-dire des pêcheurs
à la ligne, qui a fait que ce projet de décret
fut soumis en catimini à une consultation
publique qui se terminait le 27 novembre
dernier. Averti par la Fédération de Pêche des
Pyrénées-Atlantiques, nous avons pu avoir
connaissance de ce projet, qui effectivement
pour ce qui concerne la pêche récréative aux
lignes, apporte de nouvelles dispositions
réglementaires que nous approuvons,
notamment l’augmentation des tailles
légales de captures des carnassiers, l’instau-
ration de quotas journaliers pour ces
espèces, la révision du classement des cours
d’eau en première ou seconde catégorie,
entre autres, mais et c’est un mais d’impor-
tance, des modifications apportées aux arti-
cles 2 à 11 sont outrageusement favorables à
la corporation des pêcheurs professionnels
aux engins et si elles étaient adoptées, ces
modifications seraient complètement contra-
dictoires avec l’objectif recherché, à savoir la
protection des espèces dans le respect de la
biodiversité. Dans le cas des départements
des Pyrénées-Atlantiques et des Landes, et
plus précisément sur l’estuaire de l’Adour
ainsi que sur les gaves réunis, nous savons
hélas que la seule biodiversité à préserver
mais surtout à gérer, qui intéresse les
pêcheurs au filet, soit celle relative aux pois-
sons migrateurs amphihalins : le saumon, la
truite de mer, l’anguille et plus particulière-
ment les civelles, les aloses et les lamproies,
tous poissons à très haute valeur écono-
mique. Affaire à suivre…
Pierre Affre
lement les scientifiques, par exemple pour le développement
de modèles de prévision d’étiage ou la compréhension des re-
lations nappe-rivière. Les données collectées offrent ainsi la
possibilité de mieux prendre en compte le changement clima-
tique et son impact sur les cours d’eau. Le dispositif Onde a pris
le relais des dispositifs historiques ROCA (Réseau d’observation
de crises des assecs) et RDOE (Réseau départemental d’obser-
vation des étiages) au plan national dès 2012. Il est un des ou-
tils listés dans la circulaire du 18 mai 2011 relative aux mesures
exceptionnelles de limitation ou de suspension des usages de
l’eau en période de sécheresse. Limitations rarement suivies et
surtout pas par le monde agricole qui consomme près de 80 %
de la ressource en eau potable.
www.onde.eaufrance.fr
La surveillance et la compréhension des étiages sont au-
jourd’hui un enjeu fort pour les pouvoirs publics, tant du point
de vue de la régulation des usages de l’eau en période de sé-
cheresse que pour la limitation des impacts sur la faune et la
flore aquatiques. Ce nouvel outil mis en place par l’Onema est
un observatoire qui permet de caractériser les étiages estivaux
par l’observation visuelle du niveau d’écoulement de certains
cours d’eau métropolitains. Il poursuit le double objectif de
constituer un réseau de connaissance stable sur les étiages es-
tivaux et d’être un outil d’aide à l’anticipation et à la gestion des
situations de crise. Il s’attache ainsi à acquérir des données ro-
bustes et pérennes, homogénéiser les résultats et les diffuser
auprès des gestionnaires et décideurs, mais aussi à éditer des
points de comparaison cartographique dans le temps, valori-
sables également en gestion de crise. L’acquisition des données
d’étiage permet l’analyse de la situation du moment, mais éga-
lement l’analyse de l’évolution des phénomènes hydrologiques
dans le temps, sur du court ou moyen terme, aidant ainsi les
pouvoirs publics. Les chroniques d’observation intéressent éga-
Paul Michelet ferme le ban
L’ingénieur général des ponts Paul Mi-
chelet sera sans doute le dernier direc-
teur général de l’Office national de l’eau
et des milieux aquatiques (Onema), car
l’institution sera bientôt engloutie dans la
future Agence française pour la biodiver-
sité (AFB), dont Paul Michelet est l’un des
artisans, membre de l’équipe qui préfi-
gure la nouvelle agence, en charge (entre
autres) du dialogue social et de “l’ac-
compagnement du changement”. Le di-
recteur général de l’Onema est un pur
produit de l’administration française, qui
a le don inné de la sélection naturelle. En
effet, l’ex-ingénieur agronome Paul
Michelet, était en charge de la mise en
œuvre de la directive cadre sur l’eau. Vous
savez le fameux bon état écologique pour
2015 que l’on a pas fini d’attendre. L’AFB
commence donc sur le même modèle,
avec les mêmes énarques “recasés” et
sans doute avec les mêmes ambitions,
celles d’être toujours dans la “norme”,
une norme qui convient à l’administra-
tion, au monde politique et qui cautionne
l’état désastreux des cours d’eau bretons,
beaucerons (en reste-il dans cette ré-
gion?) ou franc-comtois.
Onema
Onde, ou la surveillance
des étiages
Lancement d’un crowdfunding pour la création d’un Tribunal Monsanto
Lors d’une conférence de
presse en marge de la COP
21, des associations environ-
nementales et des personna-
lités de la société civile ont
annoncé le 3 décembre le
lancement d’une opération
de crowdfunding internatio-
nale pour la création du Tri-
bunal Monsanto. Il évaluera
les dommages causés par la
multinationale agrochimique
américaine Monsanto dans
les domaines de l’environne-
ment et de la santé, du 12 au
16 octobre 2016 à La Haye
(Pays-Bas).
Composé de vrais juges et de
vrais avocats, le tribunal pren-
dra appui sur les principes
directeurs relatifs aux entre-
prises et droits de l’homme
adoptés par l’ONU en 2011 et
sur le Statut de Rome créant
la Cour pénale internationale
en vigueur depuis 2002 dans
deux buts :
• Evaluer les actions de Mon-
santo au regard des crimes
de droit international que ce
statut prévoit
• Examiner s’il s’impose de ré-
former le droit pénal inter-
national pour que soit
reconnu le crime d’écocide
et que la responsabilité pé-
nale des personnes phy-
siques coupables de ce
crime puisse être engagée.
Les initiateurs du Tribunal
Monsanto lancent un appel à
la société civile, à tous les ci-
toyens et citoyennes du
monde, pour qu’ils participent
au financement de cette opé-
ration exemplaire, à travers la
plus vaste plateforme de
crowdfunding international
jamais réalisée à ce jour. Pour
Marie-Monique Robin, au-
teure du film et livre Le
Monde Selon Monsanto et
marraine de cette initiative,
«La création de ce tribunal
citoyen international est une
nécessité parce que la dé-
fense de la sûreté de la pla-
nète et des conditions
mêmes de la vie est devenue
l’affaire de tous et seul un sur-
saut collectif des forces vives
permettra de stopper la ma-
chine de destruction en
marche ! »
www.monsanto-tribunal.org
En France comme en
Europe, il n’existe plus de
rivières véritablement sau-
vages, mais certaines sont
encore préservées et “pré-
servables” ? A ce titre, elles
méritent une protection
accrue. Dans notre beau
pays, si diversifié, les services
de l’Etat se désengagent de
plus en plus de la protection
des cours d’eau. La Police de
l’Eau, qui revient aux direc-
tions départementales des
territoires (DDT) via l’Onema
ou à l’ONCFS n’impres-
sionne que très moyenne-
ment le monde agricole, pas
plus que celui des barra-
gistes. C’est donc au peuple,
aux associations, de défen-
dre leurs rivières. C’est sur
cette idée qu’est né le
Réseau Rivières Sauvages en
2007. Depuis, le mouvement
a pris une belle ampleur,
mais a besoin de soutien,
notamment des pêcheurs,
car nous sommes en pre-
mière ligne lorsqu’il s’agit de
défendre les cours d’eau !
Rivières Sauvages veille sur
les cours d’eau en réel bon
état écologique, labellise
certains d’entre-eux pour
renforcer leur protection et
faire respecter leurs droits.
Dans ce monde où la com-
munication devient une
arme redoutable, ces rivières
sauvages doivent être mises
en valeur pour être proté-
gées de façon pérenne de
tous les dangers qui les
menacent.
Denis Caudron, chargé de
mission auprès des collecti-
vités territoriales pour la res-
tauration de cours d’eau
durant plus de quinze ans,
actuellement coordinateur
du programme Rivières Sau-
vages a répondu à nos ques-
tions pour présenter ce
réseau qui lui est cher.
Denis Caudron, de quel
constat est né Rivières
Sauvages ?
Du constat que les cours
d’eau en excellent état de
conservation, n’ayant pas
subi d’atteintes morpholo-
giques majeures (rectifica-
tion, barrages) et ayant
conservé une eau de qualité
sont très rares en France et
en Europe. Ils devraient tous
être protégés. Pourtant, mal-
gré les outils réglementaires
existant, les nouveaux clas-
sements des cours d’eau ne
les mettent pas à l’abri. Ainsi
pour faire face aux menaces
pesant sur les dernières
rivières sauvages intactes, en
particulier celles liées à l’hy-
droélectricité non durable,
de nombreux acteurs se
sont regroupés en 2007 à
l’initiative du WWF et d’Euro-
pean Rivers Network (ERN)
France. Ils sont à l’origine du
projet rivières sauvages avec
L’écho du radier
L’écho du radier
Les pêcheurs sont souvent désemparés lorsqu’il s’agit de faire quelque chose pour leurs rivières. Le
réseau Rivières Sauvages est une belle occasion de participer à la protection des cours d’eau en bon
état écologique. Ces rivières ont besoin que l’on renforce leur protection, que l’on initie des pro-
grammes de conservation pour éviter leur dégradation, afin de construire ensemble, acteurs publics
et privés, une protection pérenne de ces joyaux.
Photos : Yannick Gouguenheim, Samuel Jouon, Erwan Balanca, Pascal Grillet et Denis Caudron.
Réseau Rivières Sauvages, l’affaire de tous !
vités de randonnées aqua-
tiques en guise de dernière
nouveauté ! Le “ruisseling”
n’est pas possible sur cer-
tains cours d’eau. Par exem-
ple dans la Vis dans sa partie
amont la plus préservée, qui
est composé de tuf calcaire
très fragile qui est le support
principal de la vie aquatique
de cette rivière. C’est ce qui
fait sa richesse, elle ne peut
pas supporter une fréquen-
tation lié aux sports d’eau
vive, c’est un fait qu’il faut
prendre en compte dans la
gestion et la réglementation
pour ce site.
Il y a aussi le risque lié au
pompage excessif de cette
ressource en eau potable de
bonne qualité, ou des pro-
jets de développement
minier, chose impensable au
XXI
siècle ! Pour preuve cet
du 14 septembre
2015 accordant un permis
exclusif de recherches de
L’écho du radier
L’écho du radier
En haut, la Valserine naît dans le parc naturel régional du haut
Jura. C’est un affluent du Rhône en rive droite. Le Léguer,
ci-dessus, est un fleuve côtier remonté par le saumon, qui prend
sa source dans les tourbières de Saint-Houarneau.
L’écho du radier
acteurs de ces territoires
d’exception (mutualisation
des outils, échanges d’ex-
périence…) et valoriser la
démarche auprès d’un
public large.
La mission première de
l’Etat, du ministère chargé de
l’écologie, des Agences de
l’Eau et de l’Onema est de
concourir au premier chef à
l’atteinte et à la préservation
(mais aussi la non dégrada-
tion) du bon et du très bon
état. Les démarches en cours
dans le domaine des rivières
sauvages entrent donc par-
faitement dans ce rôle stra-
tégique qui leur est imparti.
Les objectifs retenus par les
différents partenaires sont
les suivants :
1. Construire, développer et
diffuser la reconnaissance,
la connaissance et la pro-
tection des rivières sau-
vages, notamment au tra-
vers du projet Rivières
Sauvage.
2. Promouvoir le label
Rivières Sauvages.
3. Apporter un appui tech-
nique et organisationnel
aux acteurs maîtres d’ou-
vrage et aux différents
partenaires en les impli-
quant dans le réseau.
4. Favoriser et coordonner la
communication sur ce
programme auprès d’un
public large, en valorisant
les enseignements en
particulier ceux concer-
nant les services écosysté-
miques rendus par ces
rivières sauvages.
Pour atteindre ces objectifs,
les partenaires pourront
affecter des moyens maté-
riels et humains, mener de
manière concertée et finan-
cer tout ou partie des tra-
vaux et actions y concourant,
dans le respect des compé-
tences, des missions et des
programmes de chacun.
En application de cet accord,
un premier travail d’identifi-
cation des rivières éligibles
au label Site rivières sau-
vages a été engagé en 2014
et 2015. Nous avons
aujourd’hui une idée plus
précise des tronçons de
rivières qui pourraient à
terme intégrer le réseau de
sites labellisés. Ces informa-
tions seront communiquées
sur chaque bassin en parte-
nariat avec les agences et
disponibles sur notre site
web en début d’année.
Nous avons bien compris
que la société civile a un
rôle majeur à jouer pour la
préservation de l’environ-
nement. Quel rapport votre
réseau entretient-il avec
les services de l’Etat ?
Nous pouvons dire qu’ils
sont bons sur les territoires,
dans les départements ou
les candidats au label se
manifestent, les DREAL sui-
vent d’un œil attentif la
mobilisation et l’intérêt que
suscite notre outil. Le minis-
tère de l’écologie participe à
notre conseil scientifique
ainsi que l’Onema. Nous
avons d’ailleurs une conven-
tion de partenariat avec
L’Owenduff est un fleuve côtier irlandais du Comté de Mayo
qui coule dans un milieu préservé composé de marais et de
tourbières au pied de la chaîne de montagnes de Nephin Beg.
Le fleuve connaît des remontées de saumons de printemps, de
grisles et de truites de mer.
La pêche à la tchèque
ou la nymphe
pas catholique…
Version extrême de la pêche à la nymphe “au fil”, la méthode tchèque est plus
proche de la pêche au toc avec des nymphes artificielles que de la pêche à la
mouche. A vous d’accepter ou pas de pêcher avec une technique où la soie sort
rarement du moulinet, sauf pour suivre un beau poisson. Mais avant d’avoir
une attitude négative envers cette méthode, voyons à quoi elle ressemble.
Par Jean-Christian Michel
Q
ue le pêcheur uti-
lise une mouche
sèche, un streamer,
une nymphe ou
une mouche noyée, la pêche à la
mouche se caractérise par le fait
que c’est la ligne (la soie) qui
propulse le leurre et non le
leurre qui entraîne la ligne.
Dans ce dernier cas, il s’agit de
pêche au lancer. Que penser
alors de la pêche dite « à la
tchèque” où la pêche se fait avec
deux ou trois nymphes cas-
quées, un bas de ligne de dix
mètres et une soie qui ne sort
presque jamais du moulinet ?
Pas de doute : c’est bien de la
pêche avec des mouches mais le
rapport avec la pêche à la
mouche est assez lointain…
Que celui qui n’a jamais
pêché me jette la première
pierre !
Et pourtant, de quel droit l’ex-
clure des pêches sportives ? A ce
compte, lorsque nous propul-
sons une nymphe au moyen
d’un lancer arbalète, nous ne
faisons pas de la pêche à la
mouche mais de la pêche au
lancer… Je connais un certain
nombre de nympheurs qui ne
sont pas capables de prendre un
poisson autrement ! Essayez de
faire une arbalète avec une
petite mouche sèche, vous
constaterez sans problème que
c’est bien le poids de la nymphe
qui aide à lancer !
Le lancer
Il est possible de fouetter un bas
de ligne tchèque avec une
mouche sèche à courte distance,
mais dès qu’on pratique la tech-
nique tchèque comme il se doit,
c’est-à-dire avec des nymphes,
cela n’est plus possible. Pour
lancer à sept ou huit mètres, il
faut laisser le bas de ligne et son
chapelet de nymphes s’étendre
totalement lors du lancer arrière
avant de shooter franchement
vers l’avant en prenant soin de
Technique mouche
En fait, l’aspect étrange de cette pêche
vient de ce que le bas de ligne est aussi
un corps de ligne.
Indicateur de touche “tchèque” avec
des petites perles de plastique
de couleurs différentes. Ce genre
d’indicateur qui ne flotte pas sert à
pêcher sous la canne à “soutenir”.
Technique mouche
mal pêcher et de se battre contre
son propre matériel qui entrave
les dérives. Avec l’approche
tchèque, on retrouve une bonne
part de sensibilité et de plaisir à
prospecter les courants puis-
sants : on se rapproche de la
pêche au toc mais on perd l’im-
pression si fréquente en
nymphe au fil de n’explorer
qu’une infime partie de la
rivière. A vous de choisir ! Ce
qui est certain c’est qu’avec trois
nymphes casquées, on peut se
permettre d’aller au fond des
La gestuelle
Lors du lancer, la gestuelle n’est
pas celle d’un pêcheur à la
mouche mais elle n’est pas non
plus celle d’un pêcheur au toc
ou au lancer, elle est bien spéci-
fique. Lors des dérives, on
retrouve des sensations de
pêcheur au toc ou au vairon. On
sent vivre les nymphes dans les
veines sans qu’une soie anesthé-
sie les sensations. On pêche éga-
lement beaucoup plus creux.
L’aspect tactile de cette tech-
nique vient à la fois du poids des
nymphes qui pèsent sur la
pointe sans équivoque et sur le
long bas de ligne pénétrant faci-
lement la surface tout en restant
hors de l’eau et de l’emprise des
courants contraires. Les pêches
en mouche sèche ou en nymphe
à vue sont des pêches intellec-
tuelles : le pêcheur ne sent pas sa
mouche au bout de la ligne. Il
doit réfléchir à l’avance à la façon
dont il va poser sa mouche. Une
fois déposée sur l’eau, il ne peut
plus intervenir. Le pêcheur en
sèche où en nymphe à vue n’a
qu’un seul mot à la bouche “le
poser”, il sait que c’est ce dernier
qui détermine presque tout. Une
fois les dés jetés, il n’a pour ainsi
dire plus qu’à attendre ! La pêche
à la tchèque est diamétralement
opposée à cette approche : le
poser a peu d’importance, il se
réduit à un impact, les nymphes
coulent une fraction de seconde
par leur propre poids et non par
la qualité du poser puis le
pêcheur prend contact avec ses
mouches et il doit les soutenir
durant toute la dérive. Quand ce
n’est pas possible, c’est à l’indi-
cateur de remplir cette fonction
et de prendre le relais.
Le ferrage
La pêche se fait la plupart du
temps en aveugle. On ferre donc
à l’observation du bas de ligne
A propos d’éthique,
on reproche à
la nymphe tchèque
de ne pas être de
la pêche à la mouche
sous prétexte que la
soie ne sort plus du
moulinet. Alors que
le tenkara (photo
ci-contre) est
considéré comme
de la pêche à
la mouche (sèche le
plus souvent mais
pas seulement)…
alors que le
moulinet est
carrément absent !
MoucheShop
propose tout
le nécessaire pour
découvrir la pêche
à la nymphe
tchèque, comme
cet indicateur et
ces micros anneaux
qui servent à
le fixer au
bas de ligne.
Le mystère
de l’ultraviolet
Technique leurre
A force de chercher le leurre, l’appât ou la mouche miracle, on aurait pu penser que
c’était peine perdue, que de nos jours, tout a été vu et revu. Et bien non et pour cause,
car certaines choses sont invisibles pour nous. Pour nous, mais pas forcément pour
les poissons ! C’est le cas des ultraviolets, une couleur ou une lumière – on ne sait
pas trop – qui plaît beaucoup à certaines espèces. Le petit monde de la pêche ne va
pas tarder à se trouver tout excité par cette trouvaille très récente. Mais avant de voir
tout et n’importe quoi mis à la sauce UV, essayons de mieux comprendre l’invisible.
Par Philippe Boisson
e spectre lumineux
qu’on peut observer
lors d’un arc-en-ciel,
affiche toujours les
couleurs dans le même ordre :
rouge, jaune, vert, bleu et enfin
le violet. Entre chaque couleur,
on devine des teintes intermé-
diaires comme l’orange entre le
rouge et le jaune, le “chartreux”
entre le jaune et le vert ou le
“turquoise” entre le vert et le
bleu, mais en bout de piste, on
ne voit pas ce qui succède au
violet. On notera que le noir et
le blanc n’apparaissent pas dans
un arc-en-ciel. Sans jouer au
scientifique amateur qui lit à
travers le fond de sa barque,
j’essaie simplement d’admettre
la théorie retenue par l’Educa-
tion Nationale qui explique aux
enfants que le soleil produit une
lumière blanche dont les cou-
ne sait comment le cerveau du
poisson interprète ce qui est
perçu. Peut être voient-ils cer-
taines couleurs et pas d’autres.
Alors sous quelles formes peu-
vent-ils percevoir les ultraviolets
dans une eau souvent turbide et
par faible luminosité ? Com-
ment, alors qu’on ne sait pas si
c’est une couleur, ni même une
lumière ? Toujours est-il que
certaines espèces de poissons
réagissent très bien aux ultra-
violets, notamment celles qui
ont un rapport particulier avec
la lumière. C’est le cas du coré-
gone, du sandre et de la truite
de mer. Pour les autres espèces,
nous manquons encore de
recul, car l’arrivée sur le marché
de leurres ou de matériel de fly
tying ultraviolets est très
récente. Mais un peu partout
dans le monde, l’offre grandit à
vue d’œil. On trouve sur Inter-
net des e-boutiques spécialisées
dans le fly tying UV. C’est le cas
de Spirit River, qui propose des
dubbings, du poil de lapin,
diverses plumes, des tinsels
“UV” ! Dans le domaine du
leurre, Berkley et Rapala sont
déjà en piste et les autres
marques vont suivre le mouve-
ment.
Vers le tout UV ?
Cette trouvaille, revendiquée
par personne en particulier,
tient sans doute du hasard car
elle a permis de vérifier que cer-
tains leurres réagissaient forte-
ment à la lumière d’une lampe
UV alors que rien dans l’argu-
ment de vente ne faisait men-
tion de cette particularité. A
l’inverse, certains produits uti-
lisent l’argument sans que la
lampe ne détecte la présence
d’ultraviolets. Il faudra donc
s’attendre à voir des pastilles
“UV light” utilisées à tort et à
travers. Nous ne voyons la
lumière ultraviolette que dans le
rayon de la fameuse lampe et
nous nous imaginons que les
poissons voient cette lumière
bleutée fluorescente. Mais sans
la lampe, qu’en est-il vraiment?
Les Mouches de Charette pro-
posent depuis peu un vernis UV,
qui est celui utilisé sur leurs
nymphes pour la pêche du coré-
Technique leurre
Ultraviolets
Infrarouges
Difficile de savoir
si les poissons
perçoivent les UV
comme une couleur
ou comme une
“lumière”.
Les têtes plombées
fluo Berkley
réagissent très
franchement au test
à la lampe UV et
cela semble apporter
un plus pour la pêche
du sandre (mais
le choix de la tête
plombée n’est qu’un
facteur parmi
beaucoup d’autres,
ce qui complique
l’analyse).
En marge du spectre lumineux visible pour les humains se
trouvent les ultraviolets et les infrarouges. Certains poissons
arriveraient à percevoir les ultraviolets et les appréciraient
beaucoup. Appliqué sur une simple planchette de sapin,
le vernis Reflect UV Mouches de Charette reste complètement
transparent, mais devient hyper lumineux sous l’effet
d’une lampe UV, au point qu’il devient impossible
de distinguer la couleur du support.
tungstène qui équilibrent le
leurre, ou des gélules en verre
dans lesquelles deux billes pro-
duisent une belle musique aux
oreilles du carnassier à grande
bouche.
C’est bien connu, la plupart des
grandes trouvailles sont parfois
le fruit d’une erreur. Il en va de
même à la pêche lorsqu’on
s’aperçoit tout béat que certains
shads produisent beaucoup plus
de touches lorsqu’ils sont mon-
tés… à l’envers !
Et puis il y a le coté purement
psychologique, qui fait qu’on y
croît beaucoup plus lorsqu’un
leurre souple possède des yeux
ou un signal de couleur, comme
le rouge, qui sur les brochets
s’avère souvent un déclencheur
d’attaques. Enfin, on le pense,
donc on y croît, du coup on
pêche mieux et ça marche éga-
lement mieux ! Et pour finir, la
magie du leurre souple c’est jus-
tement qu’il est souple et donc
qu’on peut intervenir beaucoup
plus facilement que sur un pois-
son nageur. Alors, ne vous gênez
pas, allez-y franchement pour
tailler la queue des shads aux
ciseaux, pour créer un rétrécis-
sement du corps, assouplir la
matière au bain-marie, bref
réinventez l’eau chaude et l’eau
bouillante, il en restera toujours
quelque chose !
L’idée de cet article nous vient
de notre confrère Suisse
Petri
Heil
qui dans son numéro de
septembre dernier, a consacré
quelques pages à la préparation
des leurres souples.
C’est bien connu,la plupart
des grandes trouvailles sont parfois
le fruit d’une erreur.
1.Comment transformer un One Up Shad en shad à palette et même
à double palettes ? C’est très simple et ça ne prend que quelques
secondes. Pour cela, il vous faut un One Up Shad 6 pouces (pour
cet exemple), une palette Biwaa Divinator taille 3, un petit ressort
Jig Power RES 1 et le tour est joué. Avec une simple tête plombée
ronde, on obtient alors un Divinator artisanal. Pour cet exemple,
la tête plombée Delalande Spinner Flash offre une seconde palette
intégrée à la tête. Certains jours, les brochets préfèrent nettement
un shad à palette à un shad qui n’envoie pas d’éclats.
2. Couper la queue du shad.
3. Visser le ressort.
4 Insérer la palette sur son émerillon. Refermer avec une pince.
5. La palette doit être parfaitement centrée. Le ressort n’entrave pas
le leurre, contrairement à un petit câble interne à fixer sur la tête.
6. Il ne reste plus qu’à enfiler la tête lestée.
Les leurres souples
gardent parfois en
mémoire leur séjour
en sachet, serrés comme
des sardines en boîte.
Il arrive alors que
leur nage ne soit
plus naturelle.
Un petit passage de
quelques secondes
dans l’eau bouillante
suffit à rendre à vos
leurres un alignement
parfait. Les leurres à
queue en virgule
comme ce Berkley
Ripple Grub ont
beaucoup de
mémoire, notamment
le coloris blanc, qui
en a plus que les
autres coloris. Ainsi
ébouillanté (une
quinzaine de
secondes à gros
bouillons) la matière
reste beaucoup plus
souple et ça dure
dans le temps. Cette
opération doit être
faite dans un lieu
bien ventilé.
Technique leurre
Bonnes feuilles
Déesse Truite
C’est un grand livre que nous vous proposons de découvrir aujourd’hui. Un conte
philosophique, œuvre de notre ami Jean-Christian Michel, philosophe, apiculteur,
pêcheur et chroniqueur (vous mettez ça dans l’ordre que vous voulez) qui, une fois n’est
pas coutume va vous obliger à réfléchir sur votre condition d’homo sapiens aquaticus.
Son propos : faire parler une très vieille truite du Verdon qui a tout compris de la vie,
de la sienne, de la vôtre et des flots qui bercent nos destins d’homme et de poissons. Un
détail, la truite de Jean-Christian Michel est immortelle – comme celles de l’Olympe.
Un pêcheur de Vinon
Lui, c’est François. Il habite rue de l’église. En cette
saison, il prend pieds sur la gravière à vingt heures
dix. Il habite en face, alors il vient tous les soirs avec
son labrador, sa musette et son lancer deux brins.
Depuis vingt ans il lance un Rapala CD5 sans se
lasser. François est un fidèle. Il aime les vibrations
spécifiques à ce modèle. Il lance, il mouline, il mou-
line, hop, le machin sort de l’eau et il relance. C’est
ainsi que se passent ses soirées. Quand le poignet
fatigue, que le cerveau patine, il pose canne et
musette et grille une Gauloise. Assis sur les galets, il
caresse son chien puis il continue à pêcher. Dans
les catalogues que connaissent bien les pêcheurs,
son leurre fétiche est connu sous le nom de Rain-
bow trout. Si le chien et le leurre portent le même
nom, c’est parce qu’il les aime vraiment. Il aurait
pu appeler son labrador Arthur mais il a choisi
Rainbow parce que pour un pêcheur au lancer c’est
quand même plus parlant. Quand le quadrupède
disparaît trop longtemps, François s’inquiète et
appelle : « Rainbow ! Rainbow ! » et le chien qui
était monté faire un tour sur le parking réapparaît
au-dessus de la digue. Il le regarde en inclinant sa
tête de bonne bête avant de se remettre à vadrouil-
ler. François est alors en pêche pour une dizaine de
lancers… Car une fois l’inventaire des crottes du
jour terminé, Rainbow redescend sur la grève et
entre dans l’eau. C’est la même histoire depuis sept
ans. François lui dit alors : « Raimbow ! Non ! Pas
dans l’eau ! » Mais les labradors, ça aime l’eau et il
saute dans le bouillon. La pêche est terminée. Il est
vingt heures vingt… mais François continue à
pêcher et le chien qui le regarde vient se coucher
sur les galets. Comme les autres pêcheurs du soir,
François dit qu’il est là pour prendre le bon air. Ce
n’est pas un frénétique de la canne à pêche, mais
pourtant, une fois, il a bien failli me coincer. J’étais
dans l’eau blanche, sous l’arche du milieu, à l’en-
droit où les courants se rejoignent. Je regardais l’eau
retournée par la chute. Les volutes de bulles se
déliaient autour de moi avec des gestes de danseuse.
C’était juste en dessous de la cascade, je ne voyais
que du blanc. Posées entre deux blocs, près de moi,
il y avait plusieurs perchettes qui se comptaient les
rayures avec l’air propre aux membres de cette
espèce de toujours faire la gueule à quelqu’un (ces
animaux pourraient se faire embaucher à la Poste).
A l’aube, sur la gravière, j’avais fait bombance pour
au moins trois jours : une ventrée de gammares tous
frais, cueillis du matin et croqués tartare avant que
pointe le soleil. Des gammares, il y en a partout.
Ces petits crustacés sont mon pain quotidien. Un
peu comme si dans les rues de vos villes des pièces
de monnaie courraient sur les murs à la place des
fourmis et qu’il n’y avait qu’à tendre la main pour
les ramasser. Je n’aime pas les perches à cause de leur
sans-gêne (je ne parle pas du goût car malgré la cui-
rasse et les épines ce sont des créatures délicieuses).
Elles ont le don de se coller à vous comme les mous-
tiques et vous regardent de travers pendant des
heures avec leurs petits yeux méchants. Depuis un
moment, elles se faisaient la guerre autour de moi.
Elles me prenaient pour une rampe de skate. Moi,
je ne demandais rien à personne, je lisais paisible-
ment mon bouquin – Anthropologie du point de
vue pragmatique j’en étais vers la fin – quand une
effrontée s’est approchée pour me picorer un gam-
mare contre le bec… Puis une autre s’est mise à lor-
gner sous ma pectorale : là, c’en était trop ! Je n’ai
même pas pris la peine d‘incliner mon gros œil
pour leur signifier de dégager. C’était décidé : « la
prochaine qui me touche, je la bouffe ! » Je ne sais
pas comment François a fait son coup. Certaine-
ment à force de lancer, relancer et lancer encore…
Bref, au moment où sa merdouille en plastique a
touché l’eau, elle a dû être happée par un siphon et
descendre à la verticale, sous l’eau blanche là où
aucun leurre qui ne soit lesté d’une enclume ne peut
couler. À moins que son poisson en plastique ne se
soit accroché dans la mousse de la cascade et que le
courant ait noyé le nylon avant que le triple ne se
libère seul, emmenant le leurre contre mon nez…
Bref, c’est une chose que je ne m’explique toujours
pas – chance de cocu –, toujours est-il qu’au
moment où j’ai senti une de ces saletés de perchettes
picorer un gammare contre mon opercule de
bécard, du même geste, j’ai envoyé valdinguer l’an-
thropologie et je me suis retournée façon Moha-
med Ali et sans regarder j’ai balancé un uppercut
bec fermé dans le machin pour lui apprendre à vivre
et là… Horreur ! Piquée ! J’étais piquée ! Agrafée
au-dessus du bec ! J’ai compris aussitôt le concours
de circonstances (je ne me serais jamais laissée trom-
per par un machin aussi grossier) ! Je me suis rou-
lée dans les galets comme un diable, secouant la tête
et niant les évidences à la façon d’un homme poli-
tique obligé de s’expliquer. Par chance, le machin en
plastique a giclé… Ouf ! François n’a rien compris.
Son scion a tressauté deux fois comme quand la
bavette du leurre ricoche sur les galets, mais, je peux
vous dire que j’ai eu chaud. J’en fus quitte pour un
pèlerinage à l’aplomb de la colline où les truites
viennent pondre. La chapelle nichée dans les chênes
verts qui dominent timidement la vallée est appe-
Jean-ChristianMichel
Contephilosophique
CONFIDENCES
D’UNETRUITE
PRÈSD’UNPONT
QuaidesPlumes
Conte philosophique
Confidences d’une Truite
près d’un pont
Caractéristiques techniques :
Format : 148 mm x 210 mm
192 pages
Bon de commande page 81.
De la combativité
des poissons de sport
Bonnes feuilles
Bonnes feuilles
Le thon rouge est un des grands poissons
de sport les plus puissants et endurant…
Bonnes feuilles
Mais parmi les espèces marines,
il ne faudrait pas passer sous
silence le bonefish, le permit ou
les carangues sous prétexte qu’ils
n’atteignent pas de très grandes
tailles. En vitesse de fuite, le
bonefish peut atteindre les
60km/h, mais ne peut mainte-
nir cette vélocité très longtemps.
Il lui manque en effet la masse
musculaire. Ce n’est pas le cas
du permit (grande trachinote)
capable d’enchaîner pendant
une demi-heure, des «rushs» de
plusieurs centaines de mètres à
près de 50km/h de moyenne.
Pour une espèce dont le poids
moyen peut être évalué à
20livres, c’est tout bonnement
phénoménal, et livre pour livre,
comme disent les pêcheurs amé-
ricains, je ne pense pas que ce
poisson ait d’autre prétendant
sérieux au titre de champion des
poissons de sport alliant la
vitesse, l’endurance et l’intelli-
gence du combat. S’il y a, ne
serait-ce qu’une éponge, ou un
morceau de corail sur un flat de
centaines d’hectares de sable
blanc, vous pouvez être sûr que
le permit que vous avez ferré ira
y entourer la ligne.
À titre de comparaison, les
espèces d’eau douce tempérées
font plutôt pâle figure et les trois
seules qui pourraient encore
s’aligner dans des sélections mais
n’arriveraient pas de toute façon
au stade des éliminatoires, sont
en fait des poissons amphiha-
lins, qui effectuent leur phase de
grossissement dans le milieu
marin. Il s’agit bien évidemment
du saumon atlantique, de la
steelhead et de la truite de mer.
En vitesse de fuite maximale, ces
trois espèces peuvent atteindre
28 ou 30km/h, mais au bout
d’une ligne, remorquant une
soie et du backing, même en
descendant un fort courant, il
est fort peu probable qu’elles
atteignent plus de 20km/h…
Alors la prochaine fois que vous
entendrez raconter par un
pêcheur qu’il s’est fait vider son
moulinet par un saumon qui lui
a pris toute la soie et 150 mètres
de backing en moins de dix
secondes, ce qui ferait du
72km/h, vous lui demanderez
s’il a jamais accroché son bas de
ligne au pare-chocs arrière d’une
automobile filant à seulement
36km/h. S’il tente l’expérience,
il y a fort à parier qu’il regardera
un peu mieux l’aiguille des
secondes la prochaine fois,
qu’un saumon voudra lui dérou-
ler son backing.
L’endurance: Dans certaines
espèces, l’endurance est un fac-
teur plus important de comba-
tivité que la vitesse de nage, on
Kilo pour kilo («pound for pound» disent
les américains), le permit ou grande trachinote
est certainement le poisson le plus combatif
qui soit. Ici un 30livres pris à la mouche
par Jason Schratwieser, le biologiste de l’IGFA.
Bonnes feuilles
Lee Wulff, probablement
le plus grand pêcheur
à la mouche de tous
les temps, avec un tarpon
de près de 100livres, pris
sur les flats d’Islamorada,
avec une canne en fibre
de verre et un moulinet
sans frein.
FOCUS
Voici une idée française, pour un
produit français, fabriqué en Alsace.
Une initiative à encourager dans un
monde où les fabricants semblent
en panne d’imagination et se
contentent de se copier bêtement,
même les produits qui ne marchent
pas… Faire fusionner deux outils
indispensables au montage de
mouche est un pari audacieux, qui,
à notre connaissance, n’avait
jamais été relevé, en tout cas
s’agissant d’un porte-bobine et
d’un twister. Le HookBobbin a été
conçu pour permettre de gagner du
temps en limitant la gestuelle du
monteur. La réalisation de la boucle
à dubbing se fait très naturellement,
sans qu’il soit nécessaire d’inter-
rompre le montage pour se saisir
d’un twister. La boucle se forme
grâce aux deux crochets qui sortent
du corps de l’outil (ils sont égale-
ment rétractables quand on en a
pas besoin). Le dubbing, naturel,
synthétique ou un mélange des
deux est incorporé entre les deux
fils qui composent la boucle. L’opé-
ration qui consiste à torsader la
boucle se fait en tournant le hook-
bobbin sur lui-même. C’est
l’opération la plus délicate, qui
demande un peu d’habitude car
contrairement à un classique twis-
ter, le fil qui va au porte-bobine est
torsadé avec les deux fils de la bou-
cle. Après quelques essais, on se
débrouille mieux et on se rend
compte qu’on oublie assez rapide-
ment ce troisième brin de fil de
montage. On pourrait craindre une
surépaisseur de fil, mais ce n’est
pas le cas. Moi qui aime voir le fil de
montage à travers un dubbing
d’oreille delièvre, ce troisième fil me
convient très bien. Avec un fil de 10/0
ou 14/0, sa présence est toutefois
difficilement perceptible.
39 euros.
cet outil bien pensé
gagnerait à être un peu plus lourd,
pour mieux tendre la boucle au tout
début de la torsade, car sur ce point,
un twister est bien plus véloce. Le
HookBobbin est par ailleurs très bien
fini et avec la possibilité de changer
l’embout de sortie du fil en cas
d’usure. Excellent rapport qualité-
prix.
HookBobbin
35 rue des Cigognes,
67118 Geispolsheim.
www.hookbobbin.com
Unique en son genre, le HookBobbin est un porte-bobine pour le montage des
mouches qui intègre un twister à dubbing. Cet outil deux en un est-il vraiment pratique
et permet-il de gagner du temps ? Nous l’avons testé pour savoir si la magie d’un
dubbing qui se forme en quelques secondes opérait bien.
Par Philippe Boisson
HookBobbin
le porte-bobine deux en un !
FOCUS/
matériel
A la demande générale – de ceux qui ont vu l’outil pour de vrai – voici
la méthode de fabrication très artisanale de l’épuisette en bambou
de Jean-Christian Michel, l’homme du Verdon. La matière première
vient du bord même de la rivière et la méthode de fabrication demande
une planche et quelques clous. Un retour aux sources, à la préhistoire,
un pied de nez à la mondialisation et au réchauffement climatique !
Hand made
requillou !
Des noms régionaux pour dire épuisette,
“requillou” est le plus charmant. Il y a
dans ce mot hérité du patois franc-com-
tois un je ne sais quoi de doux et de
canaille qui tranche avec la matérialité
affreusement pesante de l’objet devant
lequel je me suis retrouvé un jour au
musée d’Ornans et sous lequel se trou-
vait une petite étiquette y indiquant
justement : “requillou”. Il s’agissait d’une
épuisette du siècle passé avec un long
manche, vraisemblablement réalisé d’un
bloc dans une branche fourchue dont les
deux extrémités avaient été réunies et
ligaturées, puis sur lesquelles on avait
cousu un filet. L’objet massif faisait pen-
ser à ces fourches du temps jadis et son
manche imposant ressemblait plu à un
objet de forçat qu’à nos épuisettes
modernes. Pourtant ce truc m’a plus. Ce
n’était pas que je le trouvais beau mais je
dois vous confesser une nostalgie un peu
bête pour l’époque où la valeur d’un
pêcheur ne se mesurait pas à son
compte bancaire et à sa faculté à s’offrir
le dernier brin de carbone à 700 tickets.
Certes, je dois reconnaître que l’action
du carbone est légèrement meilleure que
celle d’une branche de noisetier, mais
pour une épuisette ce n’est pas pareil.
D’abord, on ne la décroche pas tous les
jours… ensuite, pour ce qui est de cas-
ser une épuisette ou de la voir se
refermer lorsqu’un poisson pèse dans
son filet, les épuisettes modernes se
défendent assez honnêtement !
L’idée a fait son chemin dans mon esprit
et un matin, j’ai décidé de fabriquer une
épuisette dorsale avec trois lamelles de
bois collées, une de ces épuisettes
géantes pour faire rentrer une truite de
dix-huit livres… La truite n’est pas venue
et comme j’ai toujours rêvé de me faire
casser une épuisette par une truite
géante, j’ai décidé de déplacer le curseur
de la solidité du côté de l’épuisette !
Un jour, au bord de ma rivière, j’ai trouvé
des cannes de bambou longues, fines et
bien vertes. Je me suis amusé à tordre
une de ces cannes : le cintre obtenu res-
semblait à s’y méprendre à celui de mon
épuisette ! Cela m’a fait marrer. J’en ai
ramené un, je l’ai cintré sur un gabarit
puis laissé séché et je l’ai doté d’un filet.
Je pêche avec cette épuisette rudimen-
taire dans mon dos depuis quatre
saisons et elle n’a pas bougé. La soli-
dité? J’ai poché une truite de 71 et un
brochet de 87cm et mon requillou en
bambou s’en porte très bien ! Si le style
écolo-wild vous tente, voici la marche à
suivre pour réaliser la vôtre.
J-C. M.
1. Couper un bambou bien vert de section assez fine
(environ un centimètre de diamètre). Pour une épuisette
raquette de taille moyenne il faut choisir une portion
d’environ un mètre cinquante à deux mètres. La base ne
doit pas être trop forte sans quoi on ne parvient pas à lui
donner le cintre voulu sans que la canne vous éclate à la
figure (attention, le bambou peut être cinglant !).
FOCUS/
matériel
2. Commencer à assouplir la canne en la pliant progressivement et de façon homogène
sur toutes la portion. Attention, les nœuds qui cloisonnent le bambou peuvent
produire un cintre irrégulier, tout particulièrement lorsque le nœud fait la transition
entre deux sections de tailles différentes.
3. Une fois la forme de l’épuisette grossièrement donnée, prendre une planche ou un
contreplaqué sur lequel vous dessinerez avec précision les contours de votre future
épuisette. Plantez des clous sur ce tracé,
4. Coincer le bambou entre deux clous et tordez le à la forme voulue.
3.
4.
très puissantes, une steelhead de seulement trois kilos peut pro-
voquer des touches d’une extrême violence, à vous arracher la
canne des mains… sans pour autant se piquer ! Plus un hame-
çon simple est gros, plus les risques de ratés augmentent. Sur
l’Umpqua, un cours d’eau de l’Etat de l’Oregon, la taille normale
d’un hameçon simple standard, de type Partridge Salmon est le
n° 2, mais il arrive de pêcher plus gros encore. On aurait pu pen-
ser qu’avec le temps, le tube-fly allait s’imposer pour la pêche de
la steelhead, car il permet d’utiliser tous types d’hameçons, mais
ce fut le montage intruder qui a fini par se généraliser. La raison
de ce choix semble venir d’une question d’esthétisme des mon-
tages, car tous les modèles de mouches ne sont pas
compatibles avec les tube-flies. La hampe d’un waddington sim-
ple ou même double permet des montages plus fins, plus précis
que sur un tube-fly, identique à ce qu’on obtient avec un hame-
çon simple ou double à saumon.
Le string leech, ancêtre de l’intruder ?
La paternité du montage intruder revient à Ed Ward, un des meil-
leurs pêcheurs de steelheads et de saumons du pacifique de sa
génération, également considéré comme l’inventeur du Skagit
cast, un lancer qui simplifie beaucoup l’utilisation d’une canne à
deux mains. Toujours est-il que ce système où l’hameçon est
désolidarisé du reste de la mouche est utilisé depuis très long-
temps déjà par certains pêcheurs de steelheads. Le string leech
est un gros streamer créé par Bob Hull. Cette mouche est pré-
sentée dans l’ouvrage de référence de Trey Combs,
Steelhead
Fly Fishing,
publié en 1976. Le string leech est une mouche ultra
simple, constituée d’une bandelette de peau de lapin, directe-
ment montée sur du Dacron, sorte de tresse synthétique ! Cette
mouche vivante, imite en théorie une sangsue (leech), mais
s’avère surtout être un leurre redoutable d’une grande mobilité !
Le string leech comme le montage intruder pour la pêche de la
truite de mer steelhead est monté avec du Dacron ou équivalent
souple, qui ne permet pas à un hameçon simple de se tenir à
l’horizontale. C’est donc le courant et l’effet de la traction sur la
soie qui le maintient dans l’axe de la mouche. Dans les rivières à
truite de mer françaises, essentiellement des cours d’eau nor-
mands ou dans des rivières à truites pour la pêche au streamer,
le courant est très souvent insuffisant pour permettre à l’hame-
çon de se tenir à l’horizontale. Contrairement au Dacron, une
crinelle en fil métallique et nylon pour la pêche du brochet se tient
bien droite tout en restant souple. Après plusieurs essais, le Nyl-
flex de Cannelle s’est avéré parfait à tous points de vue : discret,
léger, solide, avec juste ce qu’il faut de rigidité.
Waddingtons et intruders shanks
En théorie, le montage qui nous intéresse ici peut être réalisé sur
une simple tige terminée par un anneau. Sur Internet, on peut voir
des exemples réalisés avec de la corde à piano. Pour monter des
streamers, un hameçon mouche, simple et fort de fer n°6 ou 4
dont on a supprimé la courbure suffit. Pour les mouches à sal-
monidés migrateurs, un œillet vers le haut soigne l’allure de la
mouche et permet une présentation bien à plat. Les pêcheurs de
steelheads sont partis de classiques waddingtons, sans doute
de chez Partridge, la seule marque qui n’a jamais arrêté d’en pro-
A gauche, les deux formes
classiques de waddingtons,
à double ou à simple
hampe.
Ci-contre un modèle Fish
Skull Senyo, spécialement
étudié pour le montage
intruder. L’œillet situé
à l’arrière trouve
naturellement sa place entre
les mors de l’étau.
On peut reprocher à tous
les waddingtons un œillet
ouvert qui ne garantit
pas une solidité totale
du montage intruder.
Autre solution, partir
d’un hameçon double
à saumon dont on a coupé
les deux courbures.
FOCUS/
montage
Exemple 4
Encore une autre façon d’utiliser
l’hameçon du montage intruder
pour former cette fois un tag
orange sur ce streamer à truite
sauvage à utiliser avec une soie
plongeante.
Une fois le Nylflex passé dans
l’hameçon VMC Fastgrip n° 6,
créer un tag avec un fil de poly-
propylène orange. S’aider d’un
porte-bobine. Faire un whip
finish pour terminer le montage.
Ce tag est finalisé par deux
couches de vernis transparent.
De la même façon que pour les
exemples précédents, le Nylflex
passe dans l’œillet et revient
sous la hampe.
A la base de la hampe, placer
une pincée de fibres de mara-
bout olive. Bien répartir les
fibres.
Placer une bandelette de lapin
AB Fly “crosscut” dont la peau
a été coupée en biais pour per-
mettre un enroulement sans
sur-épaisseur. Cette technique
permet de profiter de la longueur
complète des poils.
Le lapin forme ainsi un corps
volumineux. Vernir la tête.
FOCUS/
montage
Exemple 5
Une cascade (mouche à sau-
mon bien connue) qui peut être
utilisée pour la pêche de la truite
de mer. Cette fois, l’hameçon
double reste entier et le mon-
tage intruder vient en renfort en
cas de touche “en bout”.
Fixer dans votre étau un
hameçon double Partridge
Salmon n° 6. Installer le Nyl-
flex comme pour les autres
exemples et coller la hampe.
A l’arrière de la hampe, fixer
une pincée de poils de queue
de veau jaune, puis orange.
Ils doivent légèrement dépas-
ser de l’hameçon. Fixer
ensuite un fin tinsel rond
doré.
Enrouler le tinsel en spires
jointives pour commencer,
puis en espaçant de façon
régulière. Vernir le corps.
Placer quatre fibres de crystal
flash nacré derrière la tête de
la mouche.
Placer maintenant une aile en
poils de queue de veau noirs,
dont la longueur ne doit pas
dépasser celle des étapes
précédentes.
Placer deux hackles aux
longues fibres. Un jaune en
premier puis un orange.
Enrouler le hackle jaune sur
quatre tours, puis le orange
également sur quatre tours.
Couper l’excédent et faire le
noeud final. Vernir au vernis
noir.
1. Choisir un hameçon caddis Tiemco
2457 n° 16 ou 14 (une version n° 12
peut également s’avérer utile). Enrouler
un fil de plomb 4/10
de mm sur 10 à
15 tours selon la taille de l’hameçon.
Vernir ou coller le lestage. L’exemple de
ce montage est donné avec
un hameçon n°14, taille idéale
pour une imitation de gammare.
2. Avec une soie Gossamer jaune or,
réaliser une sous couche. Revenir
vers l’arrière du corps.
3. Dans l’ordre, fixer un fil de cuivre foncé,
sept ou huit herls de queue de coq
faisan et un hackle roux. Un cou bas
de gamme est parfait, car les fibres sont
souples. La longueur des fibres doit
être égale à la longueur du corps de la
mouche. Cela permet d’avoir un repère
pour choisir la bonne plume. Revenir
vers la tête avec le fil de montage.
4. Enrouler le hackle sur quatre tours
en espaçant régulièrement. Bloquer la
plume par trois tours de fil de montage.
Couper l’excédent.
5. Rabattre les herls de faisan vers l’avant.
Bien les tendre pendant le serrage par
trois tours de fil de montage. Couper
l’excédent.
6. (Page de gauche) Il ne reste plus qu’à
cercler le corps avec le fil de cuivre
sur six tours, de façon régulière (quatre
pour un hameçon n° 16 et sept pour
un n°12). Bloquer le fil de cuivre,
le couper et réaliser une tête discrète
qui sera vernie.
Gammare BM 22
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et préservé pour moucheurs du 5 juin
au 12 octobre. Tél.: 04 79 01 07 51.
www. lacdetueda-meribel.com
• Domaine de la Mordorée,
Charente, réservoir pêche à la
mouche. Black-Bass aux leurres en
printemps/été. Tél. : 06 76 14 38 64.
• Pêche de la truite en Alsace. Stage
adulte et jeune. Chambre et table
d’hôte. www.peche-alsace.com.
Tél. : 06 10 09 63 16 ou
03 88 47 25 74.
Recherche matériel
de pêche
• Cherche hameçons Owner 5135 ou
5136 2/0 à 5/0.
Tél. : 06 08 49 71 50.
• Cherche leurres Storm Seeker Shad
(suspending) 15 ou 18 cm, coloris fire
tiger, mullet, perche ou RH. Recherche
aussi Storm Kickin Shad.
Tél. : 06 80 96 69 79.
