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Pêches sportives magazine n°103
Quand la Cour des comptes accable les agences de l’eau PECHES n°103 sportives Les mouches préférées des pêcheurs français Montage • Les ficelles du petit marabout • Les Bidoz Neck Ring • Le subsedge Technique leurre Les bons côtés du tournant Innovation La cartographie des fonds des fleuves et des lacs français Avril – mai […]
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Description
Quand la Cour des comptes accable les agences de l’eau
PECHES
n°103
sportives
Les mouches
préférées
des pêcheurs français
Montage
• Les ficelles du petit marabout
• Les Bidoz Neck Ring
• Le subsedge
Technique leurre
Les bons côtés du tournant
Innovation
La cartographie des fonds
des fleuves et des lacs français
Avril – mai – juin – 2015
BELGIQUE 7.10 € • SUISSE 10.50 FS • DOM 7.50 € • TOM 900 XPF
M02526-103-F:5,90E-RD 3’:HIKMPC=[UZ^U:?a@b@a@n@k »;
BONNES FEUILLES
• Le Dictionnaire insolent de la pêche
• Saint Pierre était belge
• Pêches sportives • numéro 103
PÊCHES sportives


EDITO
Deux échos sinon rien
Ils ont mis dix ans. Dix longues années avant de comprendre que si le radier avait un écho, ils n’avaient pas à se gêner pour le renvoyer. « On a pas copié, chef, on a juste renvoyé l’écho et comme vous le savez chef, c’est dans sa nature d’être renvoyé. Et pour nous faire pardonner d’avoir attendu dix longues années on l’a mis au pluriel, l’écho ».
Et voilà comment la plus vieille rubrique de Pêches sportives, celle qui incarne le plus la singularité du magazine, créée en 1995 par Norbert Morillas et Sylvain Richard, voit son titre plagié par de soi disant confrères qui ne manquent pas de culot à défaut d’avoir des idées.
A la rédaction on a commencé par être furieux de ce mauvais coup porté à la mémoire de notre ami Norbert et au travail toujours actuel de Sylvain. Et puis on s’est dit que finalement c’était peut-être une bonne nouvelle qu’un magazine qui ne s’intéressait jusque là qu’aux poissons, qu’ils soient sauvages ou de bassines, découvre enfin, après dix ans d’angélisme halieutique que l’eau et les rivières où barbotent les pêcheurs et nagent les poissons sont un vrai sujet, un enjeu bien trop important pour qu’on oublie aussi longtemps d’en parler. Donc continuez les gars, les radiers de nos rivières ont plus besoin que jamais, que les journaux en renvoient les échos. N’est-ce pas Sylvain, n’est-ce pas Norbert ?
Philippe Boisson et Vincent Lalu
PS : Un de nos lecteurs nous suggère de leur suggérer de lancer un concours Facebook pour y trouver des noms de rubriques originaux.
3
Sommaire
Pêches sportives n° 103
4
ACTUS p. 6
– La Cour des comptes fustige
les agences de l’eau !
– Sélune : Ségolène Royal cède
aux pressions des opposants au démantèlement des barrages
TECHNOLOGIE p. 36
– Be-on-Ssil, le dessous des cartes !
MONTAGE p. 62 – Bidoz Neck Ring, la french touch !
Administration, rédaction, publicité : Editions La Vie du Rail/ Pêches sportives 11, rue de Milan, 75009 Paris –
Tél. : 01 49 70 12 02.
Télécopie : 01 48 74 37 98.
E-mail : [email protected]
Directeur de la publication :
Vincent Lalu.
Rédacteurs en chef :
Vincent Lalu et Philippe Boisson.
Ont collaboré à ce numéro :
L’ÉCHO DU RADIER p. 16
– Rétablissement de la libre circula- tion piscicole : intérêt et limites…
EN COUVERTURE p. 44 – Les mouches préférées des français
UNE MOUCHE
DE LÉGENDE p. 72
TECHNIQUE MOUCHE p. 22 – Les ficelles du petit marabout
BONNES FEUILLES p. 52
– Le dictionnaire insolent de la pêche – Saint-Pierre était belge
OÙ PÊCHER p. 74
– Colorado, la ruée vers l’eau
TECHNIQUE LEURRE p. 30 – Le tournant…
prenez le du bon côté !
Philippe Boisson, Vincent Lalu, Jean-Chrisitan Michel, Jean-Marc Theusseret, Guy Périat, Kathleen et Jean-Pierre Piccin, Sylvain Richard.
Chef de fabrication : Robin Loison.
Abonnements :
https://www.peches-sportives.com/6-Abonnements.htm Tél. : 01 49 70 12 20.
Publicité : Virginie Merlin
Tél. : 01 46 03 04 42 – 06 87 16 71 02 E-mail : [email protected]
Eléments techniques publicitaires :
Maryline Renaud.
E-mail : [email protected]
– Le subsedge
CAHIER FOCUS p. 58
– Shimano Yasei Speed Jigging. – Minn Kota Ulterra
– Shopping
PETITES ANNONCES p. 81 – Les petites annonces
de Pêches sportives
Photogravure : La Vie du Rail. Impression :
Imprimerie Loire Offset Titoulet (42)
Commission paritaire : 1117 K 82373 ISSN : 1252-8358.
Dépôt légal : à parution.
Marketing et diffusion presse :
Destination Média
Un DVD est inclus dans ce numéro pour les abonnés
Réalisation graphique :
amarena.
Sommaire
Pêches sportives n° 103
ACTUS p. 6
– La Cour des comptes fustige
les agences de l’eau !
– Sélune : Ségolène Royal cède
aux pressions des opposants au démantèlement des barrages
TECHNOLOGIE p. 36
– Be-on-Ssil, le dessous des cartes !
MONTAGE p. 62 – Bidoz Neck Ring, la french touch !
Administration, rédaction, publicité : Editions La Vie du Rail/ Pêches sportives 11, rue de Milan, 75009 Paris –
Tél. : 01 49 70 12 02.
Télécopie : 01 48 74 37 98.
E-mail : [email protected]
Directeur de la publication :
Vincent Lalu.
Rédacteurs en chef :
Vincent Lalu et Philippe Boisson.
Ont collaboré à ce numéro :
L’ÉCHO DU RADIER p. 16
– Rétablissement de la libre circula- tion piscicole : intérêt et limites…
EN COUVERTURE p. 44 – Les mouches préférées des français
UNE MOUCHE
DE LÉGENDE p. 72
TECHNIQUE MOUCHE p. 22 – Les ficelles du petit marabout
BONNES FEUILLES p. 52
– Le dictionnaire insolent de la pêche – Saint-Pierre était belge
OÙ PÊCHER p. 74
– Colorado, la ruée vers l’eau
TECHNIQUE LEURRE p. 30 – Le tournant…
prenez le du bon côté !
Philippe Boisson, Vincent Lalu, Jean-Chrisitan Michel, Jean-Marc Theusseret, Guy Périat, Kathleen et Jean-Pierre Piccin, Sylvain Richard.
Chef de fabrication : Robin Loison.
Abonnements :
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Publicité : Virginie Merlin
Tél. : 01 46 03 04 42 – 06 87 16 71 02 E-mail : [email protected]
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Maryline Renaud.
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– Le subsedge
CAHIER FOCUS p. 58
– Shimano Yasei Speed Jigging. – Minn Kota Ulterra
– Shopping
PETITES ANNONCES p. 81 – Les petites annonces
de Pêches sportives
Photogravure : La Vie du Rail. Impression :
Imprimerie Loire Offset Titoulet (42)
Commission paritaire : 1117 K 82373 ISSN : 1252-8358.
Dépôt légal : à parution.
Marketing et diffusion presse :
Destination Média
Un DVD est inclus dans ce numéro pour les abonnés
Réalisation graphique :
amarena.
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Actualités
Le rapport de la Cour des comptes dénonce la scandaleuse répartition de la redevance sur l’eau, la presque exonération pour les agriculteurs, le principe pollueur/payeur qui n’est pas appliqué et les conflits d’intérêts.
15 milliards : la facture des agences de l’eau
Dans son rapport annuel rendu public le mercredi 11 janvier 2014, la Cour des comptes met sous les feux de la rampe le fonctionnement scandaleux des six agences de l’eau des différents bassins hydrographiques du territoire national.
Ces établissements sont char- gés de collecter, puis de re- distribuer la redevance sur l’eau. Une bonne part de cette manne (13,6 milliards pour la période 2007-2012) concerne l’assainissement alors qu’une part minime va à la restauration et à l’entretien des cours d’eau et des milieux humides. Au passage, le rap- port indique que les agences ont claqué quelques 14,9 mil- liards, soit un tantinet plus que prévu…
« Conflits d’intérêts, manque de représentativité, manque de transparence, absence de contrôle », telles sont quelques unes des formules employées par les magistrats de la Cour des Comptes pour qualifier la politique de l’eau conduite en France par l’établissement pu- blic chargé de sa gestion. Dès 2010, la Cour européenne avait déjà pointé le manque d’efficacité de l’Agence de l’Eau, son laxisme dans la
lutte contre les pollutions dif- fuses d’origine agricoles ainsi que son absence de politique volontariste en faveur de la restauration hydromorpholo- gique des cours d’eau. Le 4 septembre 2014, la Cours de justice européenne a condamné la France pour manquement à la directive de 1991 sur la pollution des eaux par les nitrates d’origine agri- cole.
Le principe pollueur/payé
Les juges notent que ce fa- meux principe pollueur/ payeur, issu du Grenelle 1 de l’environnement est bafoué chaque année un peu plus car “ceux dont l’activité est à l’origine des pollutions graves ne sont pas sanctionnés en proportion des dégâts qu’ils provoquent”. Ce serait donc plutôt un principe de pol- lueur/payé, qui lui est en place depuis trop longtemps. Le rapport met clairement en
évidence un immense dés- équilibre puisque les mé- nages acquittent 87 % du montant total de la rede- vance, contre 7% pour les in- dustries (passée de 15 à 7 %…) et seulement 6 % pour le monde agricole. Il res- sort de l’expertise des juges de la Cour que les agences subissent les pressions des lobbies agricoles et indus- triels. Ainsi, notent-ils, le bas- sin rhodanien, champion de
dû intervenir pour les inciter à larguer quelques points. Dans ces « parlements de l’eau » que sont censés être les comités de bassin, l’Etat est représenté à hauteur de 20%, les usagers domes- tiques et professionnels à 40% et les collectivités locales à 40% également. L’Etat étant minoritaire, il en résulte que les programmes d’interven- tion des Agences peuvent être découplés des objectifs de la
L’Agence de Seine/Normandie avait quant à elle décidée de faire payer aux ménages 92 % de la redevance.
l’irrigation avec celui d’Adour/ Garonne ne paie que 3 % des redevances alors qu’il capte 70 % des eaux de surface ! L’Agence de Seine/Normandie avait quant à elle décidée de faire payer aux ménages 92 % de la redevance. La mi- nistre de l’environnement a
politique nationale de l’eau. Le collège des usagers est trusté par les usagers profes- sionnels (agricoles et indus- triels). Dans les régions où ces activités prédominent, leurs représentants sont toujours majoritaires. Les conditions sont ainsi réunies pour orien-
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Les perles
Le rapport prend quelques exemples concrets de subventions effarantes.
Ainsi, L’Agence Seine-Normandie a accordé un prêt de 13,5 M d’euros à… Eurodisney afin de réaliser une station d’épuration jugée par cette même Agence comme « non- prioritaire » ! Les Magistrats notent que ce type d’aide a pour effet de « déresponsabiliser ses bénéficiaires », l’Agence se permettant au passage de déroger à ses propres règles de plafond ou d’éligibilité !
Le cas de l’usine Altéo de Gardanne qui rejette des boues rouges toxiques en méditerranée, au large de Cassis a également retenu l’attention des magistrats… Et pour cause, la redevance pour « toxicité aigüe » de cette usine a baissé de 13 à 2,5 M d’euros pour la seule année 2014 ! La cause ? Des efforts pour respecter l’environnement ? Non, juste la création d’une catégorie spécifique par un amendement parlementaire (« toxicité aigüe rejeté en mer au-delà de 5 km du littoral et à plus de 250 mètres de profondeur ») dont cette usine est désormais la seule à bénéficier en France !
Les Agences de l’Eau n’échappent pas au chant des sirènes de la communication.
Ainsi les Magistrats de la Cours des Comptes épinglent l’organisation « d’événements dispendieux » comme le Sixième forum de l’eau organisé à Marseille. (Avec un budget de 2 M d’euros, on peut effectivement faire un joli forum!). Elle pointe également ce même travers en d’autres lieux et à une autre échelle, comme ce fut le cas avec l’Agence Seine Normandie pour la distribution d’une modeste plaquette d’information : pour la seule joie de la voir distribuée par Véolia, La Saur et Suez Environnement, il en a coûté plus de 160000 euros à cette agence !
Les Magistrats résument leur jugement par un laconique : « la Cour n’est pas convaincue de la pertinence de ces actions. » On appréciera l’euphémisme…
ter la politique nationale de l’eau à l’avantage des intérêts particuliers des catégories d’usagers citées précédem- ment. Les magistrats souli- gnent que le syndicat agricole majoritaire (FNSEA) bénéficie « d’un quasi-monopole de re- présentation ».
Plus on avance dans ce rap- port, plus il y a de quoi tom- ber à la renverse. Surtout quand on apprend que l’Agence de l’eau Loire-Bre- tagne ne demande que 0,6% de la redevance aux éleveurs ! Cela n’a pas échappé aux ma- gistrats qui précisent que
“cela n’a rapporté que 3 mil- lions d’euros alors que le seul nettoyage des plages du litto- ral est estimé au minimum à 30 millions”. Dans le grand ouest, cette contribution a chuté de 58 % en quelques années et même de 84 % dans le bassin rhodanien!
Il n’a pas échappé à la Cour que ce sont les chambres d’agriculture qui siègent aux comités de bassin, et que la FNSEA y est chez elle. Les conflits d’intérêts sont donc légions et seraient à l’origine d’un certain nombre d’infra- ctions.
nouvelles règles avant l’été” afin de prévenir les conflits d’intérêt.
Autre gros sujet de dysfonc- tionnement selon les magis- trats, le Suivi Régulier de Rejets (ou SRR) que les sites industriels ont obligation de mettre en place depuis 2008. Dans certains bassins, prés de la moitié des sites pollueurs ne font aucun suivi de rejets… et aucune mesure n’est pré- vue pour les sanctionner ! Les magistrats proposent que ces agissements soient assimilés à un défaut de déclaration et que l’on majore de 40% la re- devance de ces sites contre- venants.
Malgré ces constats acca- blants mais totalement en phase avec les réalités de ter- rain et l’état de délabrement écologique de nos cours d’eaux, il ne faudrait pas pas- ser sous silence quelques ac- tions efficaces accomplies par les Agences de l’eau durant leur 9ème programme (2007- 2012) en termes de soutien à l’équipement des stations d’épuration dont les faibles performances étaient dans le collimateur de la Cour euro- péenne depuis longtemps. La situation s’est significative- ment améliorée même si beaucoup reste à faire en ce
quantitatif pour les eaux sou- terraines. Dans ce dernier programme, les magistrats déplorent que la priorité soit encore et toujours donnée à l’assainissementaudétriment d’une « réorientation vers le grand cycle de l’eau »
Une fois de plus, les milieux aquatiques et le développe- ment durable restent les pa- rents pauvres de la politique de l’eau française. Dépolluer, c’est bien mais ne pas polluer et ne pas gaspiller ce serait quand même mieux…
Enfin vous noterez qu’il faut un rapport de la Cour des comptes, pour que soient montrés du doigt quelques- uns des plus grands crimes écologiques de notre époque. On parle donc de problèmes environnementaux parce qu’il coûte très cher de ne pas les respecter ! Voici donc ce qu’il reste de la défense de la res- source en eau en France. Ce qui veut dire que si des efforts sont faits, se sera bien évi- demment par peur du gen- darme et non par bonne conscience. Nos amis les “jar- diniers de la nature” nous empoisonnent, mais en plus, ils nous ruinent…
Philippe Boisson et Jean-Christian Michel
Depuis la publication de ce rapport, Ségolène Royal de- mande plus de transparence et a fait savoir qu’elle deman- derait à l’avenir la publication des aides attribuées, ainsi qu’un décret mettant en place, a-t-elle précisé, “de
qui concerne l’assainissement des petites communes.
Le 10 ème programme (2012 -2018) est tourné vers l’at- teinte du bon état des eaux. Bon état chimique et écolo- gique pour les eaux de sur- face, bon état chimique et
“Cela n’a rapporté que 3 millions d’euros alors que le seul nettoyage
des plages du littoral est estimé
au minimum à 30 millions”.
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Actualités
A découvrir dans votre DVD :
Pêches d’exception en Islande et en Russie avec Lax-Á
Grand spécialiste et amou- reux de la pêche en Islande depuis plus de quarante ans, Pierre Affre a tourné des images exceptionnelles dans les eaux cristallines des plus belles rivières de l’île. Voir un saumon venir chercher une mouche en direct reste quelque chose de rare ! La seconde partie de ce DVD nous emmène en Russie au bord des rivières Kitsa et Kola, réputées pour leurs saumons d’une taille moyenne très importante. Un DVD pour rêver et qui prouve – si besoin était – à quel point la pêche nous réserve de belles surprises !
Bon de commande page 10.
Le Fonds pour la conservation des Rivières Sauvages mérite encore plus de soutien !
Depuis sa naissance, en 2010, le projet Rivières Sauvages fait son chemin. Depuis peu, un label Site Rivières Sauvages a vu le jour. Il vise à la conserva- tion et à la valorisation de cours d’eau qui ne présentent pas d’atteintes physiques ma- jeures (barrages, recalibrages, extractions de granulats, etc.) et sont donc aussi rares que
précieux, tant dans notre pays qu’en Europe. Ces rivières ne représenteraient qu’environ 5 % du réseau hydrogra- phique. Il est donc urgent de les protéger. La force de se ré- seau est d’impliquer les ac- teurs locaux, afin de mettre en place un état de veille bien plus efficace que la plupart des mesures officielles de pro- tection, car il faut bien se ren- dre à l’évidence, défendre l’environnement revient de plus en plus aux associations et aux fondations et en d’au- tres termes au peuple.
En 2011 et 2012, une grille ro- buste de critères techniques et scientifiques a été élaborée par une commission appuyée
par le conseil scientifique du projet regroupant des cher- cheurs et praticiens venus de divers structures et territoires. La grille composée de neuf thématiques et quarante-cinq critères permet de mesurer la naturalité du cours d’eau en- tier ou d’une partie minimale de 10 km de longueur. Elle mesure aussi l’engagement, la bonne gouvernance des ac- teurs locaux et les risques liés à la fréquentation d’un milieu naturel fragile. Cette grille a été testée sur quatre sites pi- lotes par les scientifiques et les gestionnaires : le Chéran en Savoie et Haute-Savoie, le Léguer en Bretagne, la Valse- rine dans l’Ain et le Jura et la
Vis dans le Gard et l’Hérault rejoints ensuite par le Fangu et le Travu en Corse. Cette grille constitue le socle tech- nique du label. En lien avec Afnor Certification a été éla- boré un référentiel pour le label Site Rivières Sauvages, permettant de préciser d’une part le processus de labellisa- tion et d’autre part de recon- naître à la fois la qualité naturelle exceptionnelle de la rivière concernée et de garan- tir l’engagement des acteurs locaux. Avec l’appui de l’Ecole Centrale de Paris, un travail a été conduit parallèlement sur l’aspect sauvage d’un cours d’eau, comme facteur de dé- veloppement local durable,
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prenant en compte les ser- vices écosystémiques. Cela est au moins aussi intéressants que la construction d’une énième centrale hydroélec- trique…
Comment faire labelliser sa rivière ?
Pour obtenir le label, le candi- dat doit déposer un dossier de candidature, via un site Inter- net dédié. Afnor Certification procède ensuite à l’audit et si celui-ci est favorable, décerne le label, après avis d’un comité de labellisation. Le label per- met au pétitionnaire de valori- ser l’image de son territoire et les actions qu’il y a engagées. Il en accroît l’attractivité pour
porté leur soutien. La construction du label, l’éta- blissement de son référentiel ont été financés grâce au sou- tien de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corse, des régions Rhône-Alpes et Bretagne et de fonds privés. La coopération avec les insti- tutions se développe au tra- vers d’un accord-cadre signé en 2014, pour deux ans, entre le MEDDE, l’ONEMA, les six agences de l’eau et ERN France. Il prévoit « de conju- guer les efforts de tous les partenaires pour initier, conce- voir et conduire un pro- gramme ambitieux et cohérent permettant la mise en place effective du projet Ri-
C’est un signal fort de reconnaissance de la part de l’État et de ses établissements pour le travail des associations
un tourisme “extensif”, peut intéresser des financeurs pu- blics et privés au programme d’actions. Le label crée une dynamique entre acteurs lo- caux : élus, riverains, agricul- teurs, pêcheurs, pour des démarches de valorisation du capital rivière local. Le label est accompagné d’un règlement d’usage permettant aux acteurs publics impliqués (mairies, intercommunalités, Conseils généraux…) d’asso- cier le logo Site Rivières Sau- vages à leurs activités, avec une grille tarifaire adaptée. Par son soutien financier, le Fonds Humus pour la biodi- versité a permis le démarrage du projet initié par le WWF et European Rivers Network (ERN) France. Puis rapide- ment, les institutions comme le Ministère de l’Écologie (MEDDE) et l’ONEMA ont ap-
vières Sauvages notamment au travers d’un label et d’un véritable réseau de rivières sauvages ». C’est un signal fort de reconnaissance de la part de l’État et de ses établisse- ments pour le travail des as- sociations. Si des entreprises de toutes tailles apportent leur soutien au projet Rivières Sauvages depuis l’origine, en 2013, un premier partenariat privé majeur et pluriannuel est signé avec l’entreprise WattVa- lue, société de services visant à promouvoir l’énergie renou- velable certifiée.
Pour soutenir Rivière Sau- vages ou se renseigner pour une labellisation : ERN/Projet Rivières sau- vages, 8 rue Crozatier – 43000 Le Puy-en-Velay. Tél.:0471055788. www.rivieres-sauvages.fr
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La liberté, ça se paye. L’indépendance, cela coûte cher. Pour vendre un exemplaire en magasin, on en gaspille trois. C’est ruineux et écologiquement stupide.
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les moyens de continuer à être le seul magazine qui dit ce qui se passe vraiment dans la pêche de loisir de notre pays.
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pour seulement 40
au lieu de 80,40
+ou
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DVD numéros
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seulement 75 au lieu de 160,80
La première collection
La pêche mode d’emploi avec les meilleurs spécialistes
Pour commander le DVD de ce numéro (n° 38)
Pêches d’exception en Islande et en Russie avec Lax-À
7,50 € Frais de port compris
• DVD n° 18 (Pêches sportives n° 83):
L’Orne, nouvelle destination pêche. Présentation des atouts du département avec les meilleurs spécialistes locaux
• DVD n° 20 (Pêches sportives n° 85):
1re partie: pêche automnale du black-bass: montages texans et “inch wacky” avec Manu Alvarez 2e partie: pêche à vue au réservoir du Martinet dans le Jura avec Nicolas et Thibaut Germain
• DVD n° 21 (Pêches sportives n° 86):
Pêche de l’aïmara en Guyane française sur le fleuve Sinnaramy
• DVD n° 22 (Pêches sportives n° 87): Pêche du brochet à la mouche: montage waddington adapté par Philippe Boisson
• DVD n° 25 (Pêches sportives n° 90):
1re partie: pêche du brochet en montage texan au plan d’eau d’Hermeville dans la Meuse avec Sébastien Golly
2e partie: pêche du brochet à la mouche et au lancer sur le lac de Madine avec Yves Omhovère et Sébastien Golly
• DVD n° 26 (Pêches sportives n° 91):
1re partie: montage d’une mouche à brochet selon la méthode du tube fly avec Alain Barthélémy
2e partie: montage d’un streamer pour plomb palette en tube fly
• DVD n° 27 (Pêches sportives n° 92):
1re partie: technique de l’école italienne de pêche à la mouche avec Marcel Formica
2e partie: nage et maniement des leurres pour le bar
• DVD n° 28 (Pêches sportives n° 93):
1re partie: à la découverte du Chéran en Haute-Savoie avec Pascal Grillet et Stéphane Jan
2e partie: pêche du brochet aux leurres sur le lac du Bourget avec Quentin Dumoutier
• DVD n° 29 (Pêches sportives n° 94):
1re partie: pêche aux leurres en mer dans le Cotentin avec Gaël Even et Sylvain Lauzier
2e partie: pêche à la mouche en “washing line” au réservoir de la Salamandre dans l’Aisne avec Philippe Collet
• DVD n° 30 (Pêches sportives n° 95):
Les secrets de l’oreille de chevreuil avec Gérard Picard
• DVD n° 31 (Pêches sportives n° 96):
Trois techniques de montage de mouches avec Cyril Bailly
• DVD n° 32 (Pêches sportives n° 97):
Pêche à la nymphe au fil. Test des produits Hanàk et Mouche Ellipse avec Philippe Boisson
• DVD n° 33 (Pêches sportives n° 98):
1re partie : Présentation du programme de renaturation de la Doller, de la Thur et du vieux Rhin par Maxime Gerber
2e partie: Pêche du sandre en linéaire avec Christophe Baudot sur la Saône en Côte-d’Or
• DVD n° 34 (Pêches sportives n° 99):
Pêche du brochet aux leurres en ballastière avec Emmanuel Favin, guide de pêche dans l’Aube.
• DVD n° 35 (Pêches sportives n° 100):
Pêche à la mouche sur l’Arc en haute Maurienne avec Didier Chapel
• DVD n° 36 (Pêches sportives n° 101): La pêche au tenkara avec Maxime Miquel
• DVD n° 37 (Pêches sportives n° 102):
Comment aborder un plan d’eau inconnu en pêchant aux leurres, avec Philippe Boisson
Pour commander les anciens DVD (les numéros manquants sont épuisés)
5 € l’unité Frais de port compris
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Actualités
Manche
Ségolène Royal cède aux pressions des quelques opposants au démantèlement des barrages de la Sélune
La Sélune, petit fleuve côtier de la Manche qui se jette dans la baie du Mont Saint- Michel a vu s’envoler l’espoir de voir disparaître ses deux barrages, lors d’une rencon- tre entre les élus locaux et Ségolène Royal le 4 décem- bre 2014 à la Mazure. Le pro- jet d’arasement des barrages de Vezins et de La-Roche- qui-Boit ne date pas d’hier, mais le 16 février 2012, une décision ministérielle validait leur futur démantèlement. Le fleuve est remonté par plu- sieurs espèces de poissons migrateurs dont le saumon Atlantique. Les barrages sont d’une part un frein à la mon- taison comme à la dévalai- son des migrateurs et d’autre part, ne seraient plus renta- bles pour EDF, avisé du non renouvellement de la conces- sion. L’affaire était donc en- tendue et depuis ce jour de février 2012, plusieurs projets sont nés pour redonner vie à cette superbe vallée de la Sé- lune. Les barrages sont in- compatibles avec la Directive cadre sur l’Eau, sont des pièges à sédiments et lors de la dernière vidange, ils ont pollué une partie non négli- geable de la baie du Mont- Saint-Michel, perturbant fortement l’activité ostréicole (il a fallu indemniser les ex- ploitants). A l’heure où l’on parle de continuité écolo- gique, de biodiversité, de qualité de l’eau et que l’Etat doit faire bonne figure face aux directives européennes sur l’écologie, la ministre de l’écologie Ségolène Royal est venue sur place donner rai-
son aux quelques opposants, largement minoritaires et dont les revendications sem- blent bien maigres (elles por- tent essentiellement sur d’éventuels risques d’inonda- tion de quelques hectares de terre).
Le coût des travaux est es- timé à 53 millions d’euros, soit quelques kilomètres d’autoroute et encore moins de LGV. Et la ministre de dire devant les caméras de France 3:“onnemetpas50mil- lions uniquement pour faire remonter des poissons”. Voici une phrase qui à elle seule résume bien la méconnais- sance totale de ce dossier par la ministre. Les remontées de poissons sont la cerise sur le gâteau d’un environnement qui aurait pu retrouver un bon état écologique, coûter
moins cher à l’Etat sur le long terme et relancer une activité touristique digne de ce nom dans la vallée. C’est le type même de projet “gagnant- gagnant”. D’autant qu’il existe des précédents comme l’ex- barrage de Kernansquillec sur le Léguer ou de Saint- Etienne-du-Vigan sur l’Allier. A cela, la ministre préfère garder les ouvrages en bran- dissant la “transition énergé- tique” et estime qu’il est préférable de réfléchir à la solution de passes à pois- sons performantes. Selon les meilleurs spécialistes des poissons migrateurs, la Sé- lune a le potentiel pour de- venir la meilleure rivière à saumon française, mais à condition d’effacer les bar- rages. A la Mazure, l’attitude de la ministre a profondé-
ment discrédité la parole de l’Etat, sans aucun respect des personnes qui travaillent de- puis des années sur ce projet et notamment depuis 2012. De nouvelles études seront donc lancées à la demande de la ministre (productivité des barrages, coût des passes à poissons, etc.).
Comme une mauvaise nou- velle n’arrive jamais seule, nous avons appris le décès accidentel de Michel Thoury, survenu le 17 février. Cet homme politique de la Manche (ancien vice-prési- dent du Conseil Régional de Basse Normandie) avait compris les enjeux autour du démantèlement des bar- rages. Nous vous incitons à rejoindre les rangs des dé- fenseurs d’une Sélune libre : www.selunelibre.org
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Barrage des plats sur la Semène :
le ministère de l’écologie demande enfin une table ronde !
La politique de l’eau française ne se joue pas toujours en eaux claires. La reconstruction du barrage des Plats, dans le dé- partement de la Loire, en plein Parc Naturel Régional du Pilat, en est un exemple de plus. Comme avec le barrage de Sivens pour lequel la Cours européenne de justice a ouvert une en- quête le 26 novembre dernier pour « non-respect de la légis- lation européenne », l’Europe pointe désormais du doigt le barrage des Plats et demande « des précisions et des infor- mations supplémentaires à la France », l’ouvrage reconstruit sur la Semène étant soupçonné d’aller à l’encontre de la di- rective cadre sur l’eau 20000/60/CE.
Rappelons que ce barrage érigé en 1957 et haut de 18 mètres servait à l’alimentation en eau potable des communes voi- sines. Sa vétusté le rendant dangereux, il a totalement été vidé en 2005. Resté vide en 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011 et 2012, les communes voisines ont été alimentées en eau potable par le Lignon durant tout cet intervalle. La recons- truction du barrage des Plats a été autorisée par arrêté pré- fectoral, le 22 mai 2012 avant d’être annulée par le Tribunal Administratif de Lyon, un recours sur le fond est toujours en attente. L’association Loire Amont Vivante reproche un manque de concertation et soupçonne une collusion d’inté- rêts entre l’Etat local et les élus influents, l’inutilité de ce bar- rage en terme de besoins en eaux potable ayant été démontrée. Une alimentation depuis la conduite forcée du Li- gnon par le réseau existant coûterait 3,8 millions d’euros à aménager alors que la facture pour le barrage s’élève à plus du double!
Rattrapés par l’Europe et le Ministère de l’écologie (qui s’est toujours prononcé contre le projet de reconstruction), les ac- teurs locaux se voient enfin obligés d’organiser la table ronde que l’association Loire Amont Vivante réclame en vain depuis le début des travaux afin que soit prise en compte la politique na- tionale de l’eau et de la biodiversité bafouée par ce projet d’un autre âge! Une fois de plus, ce sont les citoyens qui demandent le respect de la loi. L’association Loire amont vivante parle dans son communiqué de presse du 28 février 2015 d’une « Répu- blique de la connivence en matière de gestion de l’eau ». (Voir notre dossier sur les Agences de l’Eau.)Rappelons que pour le projet en cause le contribuable, via l’Agence de l’eau, doit payer une bonne partie de la facture de sa poche…
J-CM
Erratum
Eric Paris, monteur de mouches indépendant dans le Coten- tin nous signale que nous avons omis de citer son nom dans l’Encyclopédie des Mouches… qui pêchent, à propos des trois modèles situés pages 42, 73 et 123, qui sont ses créations. Nous l’avions fait pour la première mais pas pour les deux au- tres. Voilà qui semble réparé ! www.ericparis.fr
Actualités
Des saumons
et deux hommes
Il ne sera désormais plus nécessaire d’accompagner Robert Menquet et Jean-Paul Dessaigne au bord de l’eau pour se convaincre qu’ils sont tous deux d’excellents pêcheurs de saumons. Leur livre, « rêves de plumes et d’écailles »1 témoigne de la meilleure des façons de la réalité de leur talent. Ces deux spécialistes
des rivières françaises et européennes sont d’abord d’excel- lents monteurs de mouches « qui pêchent » comme on aime à le dire dans ce magazine et dans les livres que nous éditons nous-mêmes. L’un est moniteur guide de pêche, l’autre compte parmi les meilleurs monteurs européens. Le résultat de leur collaboration tient en 269 pages et 65 fiches de mon- tage qui doivent vous permettre de bien voyager.
Matériaux modernes ou traditionnels, mouches d’ensembles et mouches élégantes, best sellers et mouches confidentielles ne demandent qu’à prendre place dans les boites de ceux qui auront l’humilité et la patience d’apprendre à les monter. Surtout cet excellent ouvrage se signale par un très efficace discours de la méthode qui lui vaut à lui seul de figurer au premier rang des bonnes bibliothèques halieutiques. V.L. www.lacheminante.fr
1. La cheminante-au fil de l’eau.
Haute-Loire
Séjour pêche entre Loire et Allier
Située en Auvergne, l’association Emotion Pêche a mis en place des stages de pêche axés principalement sur la pêche à la mouche. Le département de la Haute Loire, développe un réseau hydrographique de plus de 3000 kilomètres de cours d’eau de première catégorie.
La Loire et l’Allier abritent une belle population d’ombres com- muns et de truites fario sauvages. Steeve Colin, moniteur guide de pêche, propose des week-end originaux : séjours trappeur, pêche en canoë avec bivouac sur le haut Allier (les 24et25mai,les20et21juinetles5et6septembre)ouà cheval sur la haute vallée de la Loire (les 9 et 10 mai, les 20 et 21 juin et les 19 et 20 septembre)
L’association a programmé des stages de pêche pour les jeunes durant les vacances scolaires, d’avril, d’été et de tous- saint. Ces stages avec hébergement en pension complète sont spécialisés dans la pratique de la pêche à la mouche, aux ap- pâts naturels ou des carnassiers.
Des séjours d’initiation ou de perfectionnement de pêche à la mouche pour les adultes et séniors permettent d’acquérir les bonnes bases en matière de gestuelle de lancer, conception debasdeligne,pêcheensèche,nympheouennoyée.Des stages sont également proposés sur les lacs de Malaguet et du Bouchet.
www.emotionpeche.com
Meuse
Hardy et Greys débarquent
à Sommedieue
Sébastien Golly nous signale que les produits Hardy et Greys, deux marques anglaises qui proposent des cannes très per- formantes (Hardy Sintrix, Sintrix Jet et Shadow) sont pré- sentes dans son magasin Cast-Again à Sommedieue. A découvrir, le modèle Greys Streaflex XF+, qui pour moins de 300 euros permet à votre 9’ d’action progressive de se trans- former en 9’6 d’action de pointe par l’ajout d’un talon de 0,6’. Le matériel peut être essayé sur le réservoir de Sommedieue, un plus qui joint l’utile à l’agréable !
Cast-Again, Sébastien Golly
Tél. : 00 33 (0)6 20 10 61 63. www.cast-again.com
Finistère
Bernard Dalmas, une collection
qui fait mouche
Longtemps responsable de la rubrique montage de mouches au sein de Pêches sportives, co-auteur avec Philippe Boisson de l’Encyclopédie des mouches… qui pêchent, Bernard Dal- mas nous informe qu’il a crée sa propre collection. Peu de modèles, surtout ceux avec lesquels il pêche. Bernard a tou- jours eu un sens inné des proportions et de l’équilibre des matériaux. Cette collection devrait être proposée avant l’été. Pour contacter le monteur : Bernard Dalmas.
Tél. : 06 24 53 61 50. E-mail : [email protected]
Auvergne
Concours de pêche à la mouche
sur la Dunière
Au-delà d’une compétition classique, ce concours qui se dé- roulera le 9 mai sera une première, qui proposera une vraie découverte des gorges de la Dunière à Vaubarlet (Sainte-Si- golène) et Laval (Saint-Pal-de-Mons). Une journée sous le signe de la nature en Haute-Loire (à 1h15 de Lyon). Inscrip- tions limitées à 24 participants et avant le 15 mars 2015 (concours réservé aux pêcheurs hors département). Retrou- vez le règlement et téléchargez le bulletin d’inscription sur : www.lesmarchesduvelay-tourisme.fr
Changement d’adresse pour
Gatti Fishing Tours
Désormais, l’agence de voyage spécialiste de l’Irlande et sur- tout de la Scandinavie est basée, 5, rue Georges Desplas, 75005 Paris. Le site Web a été mis a jour avec des offres spé- ciales, notamment pour les destinations saumons. C’est le moment d’en profiter. Cette agence propose des parcours pour toutes les bourses et parfois, les “petits” parcours valent bien les “grands”… Tél.:0262688478ou0143370055
ou encore 06 71 62 32 45.
E-mail : [email protected].
Web : www.gattifishingtours.com
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L’écho du radier
Rétablissement de la libre circulation piscicole : intérêt et limites…
L’intérêt croissant pour la continuité écologique des cours d’eau et les problèmes posés par les nom- breux seuils et barrages conduisent à la construction de nombreux dispositifs de franchissement pis- cicole. Cependant, aussi performante quelle puisse être, cette technologie a des limites et ne peut pas réduire tous les impacts des seuils. Dans ce sens, la mise en place de dispositifs de franchissement doit être évaluée en fonction de leur intérêt biologique et des gains attendus et, plus largement, les pro- blématiques de continuité piscicole doivent être replacées au regard des autres altérations présentes.
Par Sylvain Richard et Guy Périat

Cohérence écologique, cor- ridors, continuum, trames, connectivité : ces termes et concepts environnemen- taux récents reflètent l’enthousiasme actuel des gestionnaires pour la conti- nuité écologique. Apparues progressivement au cours de la dernière décennie, ces notions proviennent de l’intégration de l’écologie du paysage et de la biogéo-
graphie dans les stratégies d’évaluation environne- mentale et d’aménagement du territoire. Parallèlement, le constat des dérègle- ments climatiques a renforcé l’idée de raisonner en terme de maillages et de fonctionnalité des éco- systèmes à très large échelle.
En ce qui concerne les milieux aquatiques, ces
notions de continuum et la nécessité de considérer l’écosystème et son fonc- tionnement sur l’ensemble de son bassin versant ne sont pas nouvelles. Mais c’est la directive cadre européenne sur l’eau qui en 2000 définit cette notion de continuité écolo- gique et parle ainsi de libre circulation piscicole et de transport des sédiments.
Supprimer les seuils :
un vœux pieux ! Aujourd’hui, la réglementa- tion et les politiques de l’eau conduisent les pro- priétaires ou gestionnaires d’ouvrages à mettre en place des actions permet- tant de retrouver des conditions de continuité favorables, devant le constat du nombre impres- sionnant de seuils et de
Alose feinte du Rhône : grand migrateur dont la survie dépend des possibilités de libre circulation, mais également de la qualité de ses habitats de reproduction.
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L’écho du radier
barrages implantés dans le lit des rivières : entre 50’000 et 60’000 au der- nier recensement effectué par l’Onema.
Dans l’absolu, ce contexte est très intéressant puisque c’est une opportunité très favorable pour restaurer les cours d’eau. En effet, le dérasement d’un ouvrage transversal, c’est-à-dire son démantèlement, permet de supprimer définitivement l’ensemble de ses impacts, notamment ceux relatifs à l’ennoiement des habitats originels et au piégeage des sédiments par la retenue, ainsi que ceux liés au blo- cage des poissons migrateurs. Toutefois, les situations pour lesquelles les ouvrages transversaux peuvent concrètement être effacés restent faibles. En
effet, la loi n’impose pas la suppression d’un ouvrage problématique pour restau- rer la continuité et tolère l’aménagement ou la ges- tion de dispositifs permettant de limiter ses impacts. Il est donc souvent difficile d’aboutir à un consensus pour l’efface- ment de l’ouvrage. Son maintien conduit donc à la mise en place de solutions alternatives de types dispo- sitifs de franchissement : passes à poissons pour la montaison et dispositifs empêchant l’entrainement des poissons dans les prises d’eau pour la déva- laison. L’objectif cherché est de réduire au maximum les impacts du seuil sur la libre circulation piscicole. Mais cette situation n’est claire- ment pas une restauration
La mise en place d’une passe à poissons (ici le Moulin de Bagnols sur l’Orb) ne peut réduire que les problèmes de libre circulation piscicole. Elle ne permet pas de corriger les impacts d’un seuil sur le transit sédimentaire et la disparition des habitats en amont, qui eux sont liés directement à la présence de l’ouvrage.
de la continuité écologique, puisque le seuil est main- tenu en place et avec lui la plupart de ses incidences. Dans ce contexte peu ambi- tieux, la mise en place de dispositifs de franchissement doit systématiquement s’ac- compagner d’une démarche permettant d’apprécier les gains et les bénéfices atten- dus pour les espèces piscicoles, afin de juger au final de l’intérêt ou non de ces équipements. Une telle approche nécessite ainsi d’évaluer d’une part la nature et l’importance des impacts du seuil sur les migrations des poissons et
d’autre part les enjeux rela- tifs à la libre circulation piscicole à l’échelle du tron- çon de cours d’eau ou du bassin versant.
Evaluer objectivement
les impacts des ouvrages transversaux
L’évaluation des impacts d’un seuil sur la libre circu- lation piscicole n’est pas simple. En effet, selon les espèces, l’obstacle engen- dré par l’ouvrage peut être total ou partiel, en tout temps ou pour des condi- tions de débit bien précises. Pour la migration de mon- taison, les poissons doivent
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franchir un obstacle ayant un dénivelé plus ou moins important. Le principe du diagnostic consiste donc à confronter les capacités de nage et de saut des
comportement général des poissons à la dévalaison (périodes et débits de migrations, cinétique, com- portement devant les prises d’eau). Seules des
et production de géniteurs. Pour ces espèces dites amphibiotiques, la possibi- lité de circuler d’un milieu à l’autre est très importante puisqu’elle est obligatoire pour leur survie. Dans nos fleuves et rivières, le sau- mon atlantique, la truite de mer, les lamproies, les aloses ainsi que l’anguille sont encore présents malgré la forte diminution de leur aire de répartition. L’estur- geon a, quant à lui, disparu depuis fort longtemps… Pour les espèces réalisant leur cycle biologique uni- quement en eau douce, que l’on appelle migrateurs holobiotiques, l’activité migratoire est plus ou moins importante pour le bon déroulement de leur cycle biologique. Par exemple,
pour le brochet, la truite fario ou encore le barbeau fluviatile, les zones indispen- sables aux phases suc- cessives de leur cycle sont bien individualisées et sou- vent séparées par des distances importantes : les besoins migratoires sont donc forts pour le maintien d’une population en bon état. A l’inverse, chez l’ablette ou le gardon, plus opportu- nistes, ces besoins apparaissent moins mar- qués et le fonctionnement de leur population est donc moins dépendant des possi- bilités de circulation entre les habitats.
Cette dépendance aux migrations des différentes espèces pour l’accomplisse- ment de leur cycle de vie, confrontée au niveau d’im-
Cette dépendance aux migrations
des différentes espèces pour l’accomplissement de leur cycle de vie, confrontée au niveau d’impact d’un seuil sur la libre circulation, va ainsi permettre de préciser et d’objectiver les enjeux relatifs à son équipement
espèces avec les caractéris- tiques géométriques et hydrauliques de l’obstacle, et ce pour différents débits. Par exemple, une chute verticale de 1,5 mètres pourra être franchie facile- ment par un saumon adulte s’il lui est possible de sauter, alors qu’elle sera totalement infranchissable pour des espèces comme les aloses ou l’anguille, qui ont des possibilités de saut très réduites voire nulles. Pour la migration de déva- laison, le diagnostic va s’attacher à regarder les conditions de passage, en termes de risques de bles- sures voire de mortalités, au niveau des parties constitutives du seuil (parement, enrochement, semelle). Dans le cas des centrales hydroélectriques, il est par ailleurs nécessaire d’évaluer les risques d’en- trainement dans la prise d’eau et, pour les poissons transitant par cette voie de passage, les risques de mortalités du fait des tur- bines. Les connaissances actuelles restent assez frag- mentaires quant au
expérimentations basées sur le marquage et le suivi d’individus ont pu être conduites pour les smolts, l’anguille argentée et, dans une moindre mesure, la truite fario, mais certains résultats restent à appro- fondir et ne sont pas toujours généralisables.
Préciser les enjeux relatifs à la continuité piscicole
Toutes les populations de poissons dépendent très étroitement des caractéris- tiques de l’habitat aquatique, au sein duquel elles se déplacent afin de réaliser différentes fonctions biologiques (reproduction, nutrition, repose). Cette dépendance est exacerbée chez les poissons grands migrateurs qui exigent des milieux très différents (alter- nance entre l’eau douce et l’eau salée) et très éloignés (de plusieurs centaines à plusieurs milliers de kilomè- tres) pour le déroulement des phases principales de leur cycle biologique : reproduction, production des juvéniles, grossissement
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L’écho du radier
pact d’un seuil sur la libre circulation, va ainsi permet- tre de préciser et d’objectiver les enjeux rela- tifs à son équipement. Ces enjeux sont d’autant plus importants que l’espèce considérée à de forts besoins de migrations et que l’impact du seuil est significatif.
Evaluer les gains à attendre de l’équipement d’un seuil
Si cette notion d’enjeux est nécessaire à toute démarche d’équipement d’un seuil en dispositif de franchissement, elle n’est pas suffisante pour autant. En effet, il est nécessaire d’évaluer les gains que l’on peut attendre d’une telle action, c’est à dire de quan- tifier les « bénéfices biologiques » attendus. Ceux-ci sont directement liés aux caractéristiques des milieux et des habitats reconnectés que vont pou- voir utiliser les espèces.
Ci-dessus : impact d’un seuil sur les habitats en amont avec un envasement très important. Ci-contre : une chute naturelle infranchissable par les poissons sur le Tavignano en Corse.
En premier lieu, lorsque l’on favorise la remontée des poissons en amont d’un ouvrage, il convient de vérifier que l’on peut garan- tir leur dévalaison dans de bonnes conditions. En effet, si une bonne partie du stock que l’on parvient à faire remonter ne peut dévaler sans mortalités substantielles pour rejoin-
dre les zones aval, alors l’intérêt et le bénéfice d’une telle opération seront médiocres. L’importance du linéaire sans entrave à la libre cir- culation et la présence éventuelle d’affluents connectifs est également un élément très important à prendre en compte. L’équipement d’un ouvrage
à la montaison n’a aucun sens si, par exemple, il est situé dans un secteur par- semé d’infranchissables naturels (chutes, cascades). Non seulement le linéaire regagné pourra être très anecdotique mais, de sur- croît, le fonctionnement des populations en place intègre cette compartimen- tation naturelle des
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habitats. Dans ce cas, ce sont principalement les conditions de dévalaison qu’il faudra veiller à ne pas dégrader.
Si plusieurs seuils se succè- dent sur un axe de migration, la mise en place de dispositifs de franchisse- ment sur un ouvrage n’aura de sens que si tous les ouvrages problématiques sont équipés, selon un ordre de priorité défini par leurs impacts. Dans cer- taines situations, il arrive que la densité des seuils impactant est telle que le cumul de leurs impacts est difficile à réduire, malgré la mise en place de dispositifs de franchissement.
La position de l’ouvrage dans l’aire de répartition de l’espèce est par ailleurs importante à préciser. Si l’équipement d’un site qui se trouve en aval de toutes les zones de reproduction est strictement indispensa- ble, il convient en revanche de s’interroger sur la néces- sité d’assurer le passage des géniteurs à l’amont d’un obstacle lorsque les zones de production situées à l’aval ne sont pas saturées. Parallèlement, la présence d’habitats et leur qualité sur
Seuil en moyennes eaux à Cazernau sur la Cèze. Il s’agit d’un seuil qui présente un obstacle temporaire, en fonction du niveau de l’eau. Selon les espèces, certains poissons pourront passer facilement l’obstacle par eaux fortes, d’autres auront plus de difficultés.
le secteur reconnecté est déterminante pour la réus- site d’une opération d’équipement, puisqu’ils déterminent le potentiel de reproduction et de produc- tion à l’amont de l’obstacle. Par exemple, si aucune frayère potentielle n’est pré- sente en amont d’un ouvrage, l’intérêt de faire remonter les poissons dans ces secteurs est faible voire nul. Plus largement, des paramètres structurants tels que les débits, la qualité de l’eau ou encore la tempéra-
ture, doivent être examinés et pris en compte. Enfin, dans tous les cas, les gains à attendre doivent être mis en relation avec les coûts des dispositifs de franchisse- ment envisagés pour réduire l’impact de l’obstacle. Dans certains cas, des solutions alternatives ou moins ambi- tieuses pourront être proposées.
Privilégier la restauration physique
L’intérêt de l’équipement d’un seuil en dispositifs de
franchissement est donc directement lié à la qualité générale des milieux aux- quelles les poissons accèdent. Pour cette raison, à défaut de pouvoir suppri- mer totalement un ouvrage, la restauration physique des cours d’eau est dans la plu- part des situations une étape indispensable à associer à l’équipement d’un ouvrage. Sans cela, point de bon état écologique… Que les pêcheurs, acteurs de la poli- tique de l’eau, ne l’oublient pas !
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Technique mouche
Les ficelles
du petit marabout
“Je crois que j’ai quelque chose qui va te plaire…” m’a glissé à l’oreille Alain Barthélémy en me désignant ses pochettes de mini marabout grizzly lors d’une récente rencontre. Plus que les teintes et les zébrures de ces plumes, j’ai tout de suite été attiré par leurs proportions permettant un emploi pour le mon- tage de petites nymphes. Prêts pour une redécouverte ?
Le marabout n’est pas un oiseau mystérieux mais le nom commercial des
plumes d’un volatile dont le nom n’est pas particulièrement glamour à porter, surtout pour les dames qui affectionnent les trucs en plumes… Il s’agit de la dinde. Les plumes, justement. Celles qui nous intéressent ser- vent à couvrir l’oiseau (plumes tectrices). Elles doivent leur souplesse au simple fait que les barbes qui les composent ne sont pas enchevêtrées. Précisons quand même que le “mini marabout” n’est pas prélevé sur une petite dinde : il s’agit seule- ment d’une sélection de plumes de petites tailles.
Pour nous comprendre, décri- vons rapidement les parties qui composent une plume. Appe- lons “rachis”, la partie centrale de la plume, barbe, les fibres qui se séparent de cette âme centrale et enfin barbules, les petits poils qui couvrent ces longues barbes et dont la longueur est dégres- sive, donnant à chaque barbe la forme d’un petit sapin.
A cette plume primaire, vient parfois s’ajouter une plume
secondaire, située à la base infé- rieure du rachis, les barbes de celle-ci sont plus petites, plus courtes mais plus homogènes que celle de la plume primaire. La plume secondaire ne mesure que quelques centimètres mais sa régularité fait un peu penser à une selle de coq… On a envie de l’enrouler en palmer !
Pour le montage des streamers traditionnels, le marabout n’est plus à présenter tant sa mobilité est incomparable. Les plumes de dix à quinze centimètres avec des barbes d’environ cinq cen- timètres sont présentes dans les stocks de matériaux de tout monteur de mouche. Par le passé, l’utilisation de ces plumes pouvait être étendue à la confection de corps de grosses larves de mouche de mai (en enroulant les barbes), mais l’emploi de ce matériau n’était pas du tout évident pour les plus petites tailles. Avec les plumes de mini marabout de cinq centimètres dont les barbes mesurent environ 1,5 cm et les barbules entre deux et quatre millimètres la donne est désor- mais différente et les possibilités
de montages deviennent très variées, même avec des hame- çons microscopiques.
Pourquoi utiliser
le marabout ?
D’abord pour sa souplesse et sa mobilité, ensuite pour sa facilité d’emploi. On peut tout faire avec la même plume : cerques, abdomen, thorax, pattes. Ceux qui aiment la simplicité appré- cieront ! Ensuite, les barbules qui couvrent les barbes sont si nombreuses que lorsque on les enroule en palmer même sur des hameçons de petite taille, on parvient à créer une lumino- sité et une impression de pro- fondeur un peu comparables à ce que l’on sait faire avec un dubbing de lièvre, mais en beaucoup plus fin et plus rapi- dement.
Les points faibles
Ils tiennent évidemment à la fragilité des nymphes obtenues. Parfaites pour pêcher à vue, elles sont de moindre intérêt pour la pêche en eau rapide car les trui- telles auront tôt fait de les déplumer !
Par Jean-Christian Michel
La plume de petit marabout grizzly et sa petite sœur associée. Les deux présentent de grandes qualités pour le monteur.
Autre point faible : les teintes sont acceptables et l’effet “grizzly” constitué par des stries noires espacées de quelques mil- limètres est très réussi mais je dois confesser une certaine réti- cence pour bon nombre de plumes teintées. La teinture uniformise toutes les nuances de couleur et rend les fibres lui- santes. Une fibre de couleur naturelle, poil ou plume, peut comporter plusieurs nuances alors que la même fibre passée à la teinture devient uniforme et perd cette impression de pro- fondeur que l’on trouve diffici- lement ailleurs que sur les fibres naturelles. Rien n’est parfait. On peut atténuer cette impres- sion en mélangeant les fibres de teintes différentes.
Description détaillée
d’une plume et de ses différentes parties
La plume de mini marabout est composée de fibres dont les caractéristiques sont bien dis- tinctes. Elles peuvent varier assez sensiblement de l’une à l’autre et il faut apprendre à les distinguer et à les disséquer afin de prélever là où elles se trou- vent, les fibres nécessaires à la réalisation de montages harmo- nieux.
Sur le premier tiers en partant du rachis, les barbes sont assez courtes et larges et le rachis de forte section. Cette portion de plume n’est pas particulière- ment intéressante. Tournée en palmer, le résultat risque d’être grossier et cassant, mieux vaut laisser de côté cette portion. Sur le second tiers, la plume et ses barbes s’allongent et le rachis s’affine. Les amateurs de fres- sanes trouveront sur cette por- tion des barbes qui leur plairont beaucoup et qui permettront de réaliser leurs ailes sans avoir rien
à envier aux fibres de plume de patte de faisane à partir des- quelles l’ami Philippe Boisson a conçu sa nymphe d’origine ! En plus de permettre la réalisation d’ailes, ces barbes sont parfaites pour faire des queues de mini streamers. On peut les poser en pinceau ou les enrouler en pal- mer et les laisser libres d’ondu- ler. Ces mêmes barbes peuvent également être directement fixées contre la hampe et enrou- lées à la façon d’un dubbing tout prêt ! On obtient ainsi un corps aéré et hérissé de barbules qui n’est pas sans rappeler le résultat obtenu avec un quill de condor.
Sur le dernier tiers de la plume (la pointe, donc) les fibres res-
tent fines et longues mais moins duveteuses à leurs bases. Les stries “grizzly” qui les segmen- tent les rendent particulière- ment intéressantes pour la confection de cerques, de sacs alaires et de pattes.
Enfin, mention spéciale pour la plume secondaire collée parfois à la base du rachis de la plume primaire (voir photo). Cette petite plume est également pré- sente sur les plumes de pattes de faisane. Sur le mini marabout, elle mesure à peine deux centi- mètres de long et ses barbes ne dépassent pas les trois ou quatre millimètres : tournées en pal- mer, elles permettent de réaliser de micro gammares aussi sim- ples qu’efficaces.
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Comme toujours, les poissons sauvages réagissent aux formes, couleurs et aux mouvements, trois qualités dont dispose le micro marabout.
Technique mouche
Quelques conseils
de montage :
Pour tirer le meilleur de ces plumes, il faut être précis dans le choix des portions de plumes et des fibres. Simple et précis : tout ce que devrait être la pêche ! Pour les cerques : privilégiez les fibres situées à l’extrémité de la plume, elles sont souvent moins duveteuses et plus solides.
Pour les corps : pour obtenir un corps d’éphémère conique, fixer la pointe des barbes près de la courbure et enroulez vers l’oeil- let, les fibres seront de plus en plus longues. Pour un gammare, vous pouvez faire l’inverse. N’hé- sitez pas à déposer une couche de vernis sur le fil de montage afin que les barbules viennent se col- ler lors de l’enroulement. Pour consolider, cerclez impérative- ment à contre sens à l’aide d’un fil de cuivre ou d’un fil de mon- tage.
Pour les pattes : si vous aimez les pattes qui bougent, vous allez être comblés ! Il suffit d’enlever la tête de la plume en la pinçant entre les ongles afin d’obtenir un V Pour régler la longueur des pattes, il suffit alors de poser ce pinceau sur le thorax de la nymphe et de réaliser un tour mort puis de tirer progressive- ment sur le rachis afin de laisser dépasser la longueur souhaitée de
part et d’autre du thorax de la nymphe, pas plus ! C’est simple, homogène et cela permet de ne pas surcharger : deux à trois fibres de chaque côté suffisent, pas besoin de transformer la nymphe en deltaplane. Ceux qui attrapent des crises de nerfs pour faire la même chose (en moins bien) avec des micros plumes de bécasse ou de perdrix apprécie- ront la facilité d’utilisation !

Quelques montages “tout en marabout”
Hepta
1. Réaliser des cerques en marabout grizzly et fixez un fil de cuivre.
2. Par les pointes, fixer des barbes de marabout.
3. Réaliser un abdomen conique.
4. Cercler le corps et fixer des fibres de pointe de plume afin de réaliser un sac alaire en prenant soin de laisser dépasser
suffisamment les fibres.
5. Une fois rabattues, les fibres permettront de figurer les pattes.
6. Faire un thorax en marabout dont les barbules seront un peu plus longues, rabattre le sac alaire et faire quelques tours
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de fil de montage puis rabattre les pattes et réaliser le nœud final.
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Technique mouche
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Micro streamer
1. Sur un hameçon caddis, enfilez une petite bille noire.
2. Fixez six ou sept barbules afin de réaliser une queue.
3. Enroulez quelques fibres aux longues barbules.
4. Fixez quelques brins de fil fluo orange de part et d’autre du streamer afin de figurer des ouïes.
Gammarus simplicius
1. Sur un hameçon caddis ou à hampe droite, fixer une plume primaire par la pointe, une plume secondaire par le rachis et un fil de cerclage.
2. Enroulez la plume primaire afin de réaliser une sous couche.
3. Par dessus, enroulez la plume secondaire en palmer.
4. Cerclez, taillez aux ciseaux sur les côtés et dessus afin de ne laisser quelques pattes entre l’anneau et la courbure.
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Subsane
Cette fiche de montage a également valeur de faire part. Née des amours coupables de la fressane de Philippe Boisson et du subsedge de Jean-Michel Radix (les deux mouches se seraient rencontrées en boite) cette nymphe de trichoptère a éclos dans mon imagination lorsque j’ai vu Alain tourner ses plumes à l’étau. Les beaux parents respectifs n’étant pas encore informés de cette union légitime, la fiche de montage qui va suivre leur est tout naturellement dédiée!
1. Fixer quelques barbes de marabout par la pointe, prés de la courbure de l’hameçon.
2. Enroulez sur les deux tiers du corps, cerclez au fil de montage et taillez si besoin afin que l’abdomen reste suffisamment fin. Laissez quelques barbules plus longues au niveau du thorax afin de former un épaulement pour l’aile.
3. En tête, enroulez la partie centrale d’une plume légèrement plus sombre à la façon d’un hackle.
4. Rabattez le vers l’arrière et ligaturez le à la façon du subsedge de Radix pour former la tête.
5. Coupez le hackle dessous et sur le côté afin de ne laisser que 4 ou 5 barbes sur le dessus de l’artificielle en guise d’aile.
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Technique mouche
Les “pas tout en marabout”
Baetis niger
1. Vous pouvez aussi monter ce modèle en vert olive et en marron. Si vous souhaitez une nymphe lestée, enfilez un casque noir de petite taille.
2. Cerques mini marabout noir.
3. Fixer un brin de micro D rib JMC noir.
4. Enroulez une plume de mini marabout noir pour réaliser un abdomen très ajouré.
5. Cerclez à contre sens de façon assez espacée à l’aide du micro rib. Réalisez un petit dubbing et une tête noire en fil de
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montage si vous n’avez pas employé de bille.
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Lapin marabouté (mini streamer)
1. Lester un hameçon n° 10 fort de fer avec une bille de laiton ou de tungstène cuivre, dorée ou orange.
2. Fixez une portion de mini strip de lapin JMC olive.
3. Enroulez une plume de marabout en palmer.
4. Bloquer avec le fil de montage olive juste derrière la bille. Ce fil peut être orange ou d’une autre couleur car cela ajoute
une petite touche qui a son importance.
Gammarus Peter Falk (dans l’esprit du célèbre modèle de Bernard Maillet)
1. Fixer une toute petite plume de mini marabout et un fil de cuivre ainsi qu’une bandelette de latex de teinte brune.
2. Enroulez la plume en palmer.
3. Rabattre le petit imperméable sur le dos de la bestiole afin d’avoir l’impression qu’elle va vous dire : bonsoir M’sieur Dame… 4. Cerclez et arrachez lui son excédent de pattes.
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Technique leurre
Chaque année, vous êtes de plus en plus nom- breux à vous mettre au
moulinet à tambour tournant (le baitcasting). Mais une bonne partie des pêcheurs français hésite encore à franchir le pas. Ceci pour plusieurs raisons. Il y a celui qui pense que ça lance moins loin qu’un moulinet à
tambour fixe. Ensuite celui qui pense que ça ne ramène pas assez vite et enfin celui qui pense qu’il est impossible de lancer des petits leurres légers. Cela peut vous surprendre, mais les trois ont raison… Au sujet des leurres légers (en dessous d’une dizaine de grammes), il existe des mou- linets à tambour tournant spéci-
fiquement conçus pour cela, mais il s’agit de produits plutôt réservés aux pêcheurs ayant déjà un bon niveau de maîtrise de ce type de moulinet.
Alors, pourquoi les ensembles de baitcasting se vendent-ils aussi bien ? Tout simplement parce que lorsque la distance de lancer et la vitesse de récupéra-
Le tournant…
prenez le
du bon côté !
La France, c’est le pays du moulinet à tambour fixe, comme c’est celui du bon vin, du fromage ou de la tour Eiffel. Mais les choses sont en train de changer. La généralisation des gros leurres pour la pêche du brochet y est pour beaucoup. Voici ce qu’il faut savoir pour prendre le moulinet à tambour tournant du bon côté et éviter les principaux pièges.
Par Philippe Boisson

tion ne sont pas prépondérants, le moulinet tournant offre qua- siment que des avantages.
Le principe
de fonctionnement
Pour bien utiliser un moulinet à tambour tournant, il paraît important de comprendre com- ment cela fonctionne. Pour sim-
plifier un peu les choses, disons qu’il s’agit d’une bobine hori- zontale freinée par deux freins magnétiques. En rapprochant ou en éloignant ces aimants, la bobine tourne plus ou moins vite. Sans ces freins, un mouli- net de baitcasting serait tout simplement inutilisable. Car une bobine libre tourne beau-
coup trop vite. C’est pourquoi il est impératif de bien régler ces deux freins. Celui situé sous la flasque de droite comprend en général six petits aimants que l’on peut rapprocher ou éloi- gner de l’axe de la bobine. Ce système de freinage permet de régler la longueur des lancers. Une fois réglé pour lancer à une
Une fois les deux freins magnétiques bien réglés, on peut pêcher avec précision et régularité : deux avantages qui font la différence.
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Technique leurre
Le Daïwa Tatula Type-R, une nouveauté qui fait du bruit, car à 180 euros, c’est un véritable concentré de technologie. Le frein est celui du Zillion, le haut de gamme de la marque et surtout, le guide fil est à géométrie variable en fonction de la phase de lancer ou de récupération. Daïwa reste la marque la plus innovante en matière de moulinet à tambour tournant. Les pêcheurs qui découvrent cette pêche en 2015 ont beaucoup de chance de commencer avec un tel matériel !
distance X avec un leurre d’une masse X, tous les lancers seront quasiment de distances iden- tiques. Cela s’avère très pratique pour suivre une rive en bateau. Le système choisi par Daïwa, certains Lew’s et Abu Garcia (Revo) permet de modifier la position des aimants très facile- ment grâce à une molette cran- tée de 1 à 10. Chez Shimano (mais aussi sur certains modèles d’autres marques comme le Lew’s BB1), il faut enlever la flasque et modifier manuelle- ment la position des aimants. L’autre système de freinage per- met de régler le poids du leurre que l’on souhaite utiliser. Il s’agit de la petite molette can-
cile de s’en passer. Un peu comme avec les voitures à boites séquentielles automatiques…
Idéal pour lancer de gros leurres
Les leurres pour la pêche du brochet ont doublé, voir triplé de volume en quelques années, en tout cas ceux que l’on trouve chez nous. En Scandi- navie, la pêche avec des mouli- nets à tambour tournant ne date pas d’hier. Elle est étroite- ment liée à l’utilisation presque ancestrale de gros leurres. En France, nous avions il y a peu encore un retard considérable sur les autres pays où l’on pêche le brochet au niveau de la taille des leurres utilisés. Par son mécanisme et l’absence de pick-up, un moulinet à tam- bour tournant ne force pas pour lancer et ramener un gros leurre. Un tambour fixe est à la peine, sauf à utiliser un modèle haut de gamme surdimen- sionné et obligatoirement lourd.
20 % de lancers en plus
Quand le leurre arrive à 30 ou 40 cm du bout de la canne, une pression avec le pouce
sent complexes, elles sont en réalité très logiques et faciles à appliquer avec un minimum d’habitude. Elles sont en revanche indissociables d’une pratique réussie du baitcasting. Pour des pêcheurs français habi- tués au tambour fixe, tout est très différent avec un moulinet à tambour tournant. Car ce n’est plus simplement l’impul- sion qui permet au leurre de tirer sur la ligne pour atteindre une grande distance, mais uni- quement la vitesse de rotation de la bobine qui libère le fil. Si c’est le leurre qui tire sur la
Il devient possible de déposer gentiment un leurre dans un rayon de 20 cm à une dizaine de mètre, le tout sans le moindre bruit.
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nelée située sur le côté gauche, juste à côté de l’étoile (frein de “combat”). Bien réglé, ce frein doit permettre au leurre de descendre librement lorsqu’on tient sa canne à l’horizontale sans être freiné et sans faire per- ruquer le moulinet.
Si ces petites contraintes parais-
bobine, cela signifie que les freins sont mal réglés et c’est la perruque garantie !
Les avantages du tournant
Voici les principaux avantages du moulinet à tambour tour- nant. Ceux qui font qu’une fois qu’on y a gouté, il est bien diffi-
Quelques conseils
1. Evitez les moulinets de premier prix. Un moulinet tournant est un concentré de mécanique de précision. Achetez directement un modèle convenable : Shimano Curado, Lew’s Tournament, Revo Premier, Revo STX, Daïwa Tatula. Ces moulinets sont proposés entre 180 et 270 euros, mais ils sont utilisés par des pêcheurs de haut niveau. Les modèles de premier prix sont justes bons à vous décourager à tout jamais du tambour tournant.
2. Ne réglez pas vos freins “une fois pour toutes”… À la pêche, on change souvent de leurre et c’est vrai que l’on est tenté de ne rien changer aux réglages de son moulinet. Les quelques secondes investies dans un nouveau réglage
sont toujours mieux que l’imprécision ou les perruques fastidieuses à défaire.
3. Attention à la longueur du bas de ligne. Il doit être court, de l’ordre de 35 cm au maximum. C’est avec cette distance entre le leurre et le premier anneau de la canne que les lancers sont les plus faciles à réaliser et les plus précis.
4. Ne jamais lancer des leurres trop lourds pour son moulinet, au risque de l’user très rapidement (cela reste valable pour tous les moulinets).
5. À la touche, un seul mot d’ordre : moulinez ! En effet, avec ces moulinets, il faut anticiper pour garder le contact et assurer le ferrage, alors allez-y franchement, même après le ferrage !
pour débrayer la bobine et c’est reparti. Avec un équipement à tambour fixe, vous devez ame- ner le galet du pick-up en haut, ouvrir le pick-up avec la main gauche et après seulement relancer. En fin de journée, la différence est nette avec un avantage indiscutable au bait- casting en nombre de lancers.
Réduction de l’impact
des leurres au moment
de percer la surface
Cela s’apprend, mais une fois acquis, ce que les Américains appellent le pitching rend de grand services, surtout sur les parcours très fréquentés. En lançant au ras de l’eau et en freinant le leurre avec le pouce sur la bobine, on évite le plouf inévitable d’un leurre lancé avec un moulinet à tambour fixe qui tombe à l’eau. Très pra-

Technique leurre
Par un balancé sous la canne, ce pêcheur s’apprête à déposer en douceur son leurre dans un trou de souris à une douzaine de mètres. Pour cela, le baitcasting rend d’immenses services en évitant le traditionnel et toujours mal venu “plouf” qu’émet un leurre lancé avec un tambour fixe !
tique pour les pêches de préci- sion dans les nénuphars, les souches en pied de rive, lorsque le leurre tombe “dans la gueule” de carnassiers postés dans peu d’eau en milieu encombré.
Grande précision à courte et moyenne distance Toujours à condition de prati- quer régulièrement, la précision s’acquiert relativement rapide- ment, surtout à courte dis- tance. Associée au pitching décrit ci-dessus, il devient pos- sible de déposer gentiment un leurre dans un rayon de 20 cm à une dizaine de mètre, le tout sans le moindre bruit.
Tresse, monofilament ?
C’est l’une des questions les plus fréquentes posées par les débutants. La réponse est simple. La tresse n’étant pas du tout élastique, elle n’est pas adaptée à l’apprentissage du lancer. Un nylon de 35/100 bon marché un peu raide servira même à l’entrainement dans une cours ou un stade. Et tant pis si ce nylon de mauvaise facture a tendance à perruquer car il faut savoir qu’au début, les deux freins magnétiques sont plutôt serrés. On les relâche progressivement lorsqu’on prend de l’assurance. Ensuite, le Parallelium Fluorohybrid Pro en 33 ou 37/100 est un excellent choix, moins coûteux que la tresse, légèrement élastique mais pas trop et beaucoup moins sujet à l’emmêlement qu’une tresse. Les tresses ne doivent être utilisées que lorsqu’on maitrise le lancer. D’une manière générale, les moulinets tournant sont très mal adaptés aux fils fins (entre 28 et 37 /100 pour les nylons et fluoros). Une tresse de 17/100 convient
bien mais pas plus fine. Avec les très gros leurres (Big Bandit, Dexter souples, Biwaa Seven, etc.), ne pas hésiter à monter en diamètre avec du 19, 20, 22/100, à condition d’avoir un moulinet prévu pour ça (série 300 chez Shimano par exemple).
L’excellente tresse Berkley Tracer Braid, chère, mais inusable ! Donc au final, beaucoup moins chère !
A gauche : le Fluorohybrid Pro de Parallelium, un produit idéal pour le baitcasting, à la fois discret, sans mémoire et bon marché (environ 19 euros les 150 m). Conseillé pour les débutants comme pour les pêcheurs chevronnés.
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Même les pêcheurs à la verticale se mettent au tambour tournant. Ici un modèle Daïwa avec sur le dessus la Twitchin’ Bar, qui permet de récupérer un peu de ligne sans tourner la manivelle. Pratique lorsqu’on doit gérer le moteur électrique. En float-tube, le tournant apporte du confort (le moulinet ne bute plus sur les cuisses !).
Photo du bas :Un spinnerbait se ramène lentement avec régularité et pour cela, rien n’égale un moulinet à tambour tournant.
Récupération lente
et régulière
Même si depuis peu, les mouli- nets de baitcasting sont propo- sés avec des ratios élevés (7 :1 ), ce ne sont pas des champions de la récupération rapide, bien moins en tous cas que les mou- linets à tambour fixe. Mais en revanche, cette récupération un peu lente mais très régulière convient comme un gant à cer- tains leurres comme les spin- nerbaits, les gros shads et swimbaits souples ou rigides.
Très adapté à la pêche
en float-tube
Avec le moulinet sur le dessus de la canne et non en dessous, on est moins contraint de pêcher les bras en l’air lorsqu’on pratique en float- tube.
En verticale aussi
Plus étonnant, les moulinets à tambour tournant font de plus en plus d’adeptes chez les pêcheurs de carnassiers et notamment de sandres en ver- ticale. Daïwa a même déve- loppé deux modèles spéciaux munis d’une “twitchin’ bar”, comprenez par là une petite manette qui permet avec la main droite de récupérer une quinzaine de centimètre de fil à chaque pression. Ça marche aussi très bien sans, en s’aidant
de l’étoile de frein que l’on fait tourner avec le margeur… Cela peut s’avérer pratique lorsqu’on doit gérer le moteur électrique alors que le fond remonte et qu’il faut bien le suivre. Paradoxalement, c’est surtout dans le cas contraire qu’un moulinet tournant est intéressant en vertical. Lorsqu’il faut donner du fil pour suivre la pente, le pêcheur opérant avec un moulinet à tambour fixe a deux solutions : soit tirer sur la tresse, ce qui coupe les mains à
la longue, soit ouvrir le pick-up, ce qui occasionne des touches manquées. Avec un moulinet tournant, on peut d’une seule main débrayer la bobine. En cas de touche avant que le moulinet ne soit de nouveau embrayé, il y a toujours la solution de ferrer en appuyant bien fort avec le pouce sur la bobine (sinon c’est la méga perruque !). Cela prouve en tout cas que le mou- linet idéal pour la verticale n’existe toujours pas ! Ça ferait une vraie nouveauté !
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Be-On-Ssil,
le dessous des cartes !
La nouvelle va faire grand bruit, car personne ne s’attendait à ce que soit proposée aux pêcheurs la cartographie avec une qualité professionnelle des fonds de nos lacs et de nos rivières. Et ce, par une entreprise française.
Le mois d’avril approchant, nous avons d’abord cru à un canular. Puis, réflexion
faite, nous nous sommes dit qu’avec les prouesses dont sont capables les derniers échoson- deurs, des petits malins essayaient de vendre leurs pro- pres cartographies des fonds sub- aquatiques. Pourquoi pas, mais quelque chose ne collait pas. Même avec le meilleur échoson- deur de pêche du marché, on ne propose pas un fleuve entier ni toutes les rivières d’un pays ! Pour planter le décor, nos amis nous ont donné un indice : “Quand vous achetez un bateau, il arrive qu’on vous offre un échosondeur… Nous, quand on
achète un échosondeur, on nous offre le bateau… Vous compre- nez ?” Voilà qui est parfaitement clair et cela débouche sur un tra- vail de titan, d’une grande préci- sion (environ 10 cm), que l’on peut consulter sur son smart- phone ou sa tablette. A l’heure où les échosondeurs dédiés à la pêche proposent de faire ses propres cartes moyennant un processus complexe, coûteux et chronophage, l’option Be-On- Ssil permet de gagner beaucoup de temps et avec un résultat bien plus précis. Présentation en image d’un procédé qui risque de révolutionner la pêche en lac, en grandes rivières et en fleuves, même si ce ne sera
jamais la carte qui prendra les poissons à votre place. A vous d’utiliser ces cartes pour établir une stratégie en fonction de la saison, de l’espèce recherchée ou de la technique à utiliser. Les pêcheurs de carnassiers et de carpes n’osaient pas rêver d’un tel outil, mais désormais il existe. Le succès de cette entre- prise qui a beaucoup investi repose sur la demande des pêcheurs. Mais à n’en pas dou- ter, elle devrait être au rendez- vous. Découverte de ce qu’il faut bien appeler une première avec “Pêchouille” (c’est son pseudo bien connu des pêcheurs de carpes et de silures), à l’origine du projet.
PS : Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?
Be-On-Ssil : Bonjour, nous sommes avant tout des passion- nés, chacun dans notre domaine. Philippe travaille dans le domaine de l’internet et de l’infographisme. Sur son temps libre, il est aussi directeur digital de Be-On-Ssil.
Quant à moi, j’ai une formation d’ingénieur des Mines et je tra- vaille dans le secteur privé. Je m’occupe des relations commer- ciales. Un point nous réunit, Phi- lippe et moi, depuis près de vingt ans : la pêche, sous toutes ses formes. Je pense que cette passion qui nous anime se voit dans notre application : nous avons construit l’outil qui nous manquait, l’outil dont nous rêvions… Bref, nous sommes nos premiers clients.
Comme vous l’avez compris, chacun de nous a une activité salariée, parfois intense, et nous avons décidé de lancer le projet sur notre temps libre.
PS : Et comment l’idée vous est- elle venue ?
Be-On-Ssil : Mon travail m’a amené à changer assez souvent de région ces dernières années. A chaque fois, ma première sai- son de pêche a été presque tota- lement consacrée à faire des repérages sur le terrain, sonder les fonds, observer les berges, bref, essayer de comprendre les lacs et rivières afin de repérer les meilleurs coins de pêche. Phi- lippe, quant à lui, adore partir pêcher loin de ses bases, que ce soit pour quelques heures ou quelques jours. Systématique- ment, il se renseigne sur les spots les plus propices sur internet, chez les détaillants, auprès des pêcheurs du secteur… Il passe des heures à étudier des cartes avant de partir. Lors d’une par- tie de pêche, nous nous sommes
demandés ce “qu’ils” attendaient pour proposer enfin des cartes indiquant les fonds des fleuves… Et puis, nous en avons eu assez d’attendre et nous avons retroussé nos manches. Un an et demi après… Voici le résultat.
PS : Si la cartographie des reliefs subaquatiques commence seu- lement à se démocratiser via certains modèles d’échoson- deurs, comment procédez-vous pour arriver à cartographier d’aussi grandes surfaces comme, par exemple des fleuves entiers ? Be-On-Ssil : Il n’y a pas de recette miracle. J’aimerai vous dire que la Nasa nous prête ses satellites, que nous avons trouvé
campagne de mesures, deux personnes doivent se déplacer avec un bateau et tout le maté- riel. Les mesures durent fré- quemment plusieurs jours, ce qui implique toute une logis- tique pour l’hébergement, les repas…
Il ne reste plus ensuite qu’à modéliser les coordonnées de chaque point de mesure, géné- rer les cartes, appliquer les courbes de niveau, etc. Il faut deux fois plus de temps pour générer une carte que pour aller faire les mesures. Mais chaque carte est ensuite une vraie récompense. Sans exagérer, j’ai eu les larmes aux yeux lorsque j’ai découvert pour la première
Page de gauche : exemple de deux piles de pont avec une fosse bien marquée juste en aval. Sur son smartphone ou sa tablette, il est possible de retrouver toutes les coordonnées GPS. Les cartes ont une précision d’environ 10 cm et sont vendues par tronçon de 100 km !
Vous êtes maintenant précisément positionné au dessus d’un cercle qui ne fait plus 28 m2, mais la surface d’une assiette à dessert.
une recette miracle, mais ce n’est pas vrai. Pour connaître les fonds, il faut aller les mesurer et c’est ce que nous faisons. Nous utilisons par contre des moyens professionnels. Pour chaque
fois la carte du Rhône amont : j’ai parcouru ce secteur en long, en large et en travers pendant des années. D’en avoir la carte sous les yeux a été comme une révélation.
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Technologie
Barre rocheuse
Petites fosses
Deux grandes fosses
“Prenons l’exemple ci- contre : le fleuve arrive de la droite. On voit clairement qu’il a creusé son lit au centre de la rivière, créant de petites fosses entre 5 et 7 m. Je connais cet endroit, le fond est constitué de graviers. Les graviers sont emportés à chaque crue et le fond se creuse peu à peu.
On voit que le fleuve rencontre alors une barre rocheuse, qui forme un plateau sous 2 m de fond, prolongé par une arête.
Le courant vient buter contre cette barre rocheuse et creuse alors deux grandes fosses à l’endroit ou il se sépare.
La teinte violette indique
un fond de 11 à 12 mètres, alors que la profondeur moyenne du fleuve est d’environ cinq mètres.”
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Sans la cartographie, voilà ce que ça donne dans le même exemple que celui ci-dessus. Rien ne révèle l’existence des fosses et des hauts fonds car il s’agit d’un fleuve très calme aux eaux teintées.
pour positionner précisément une pile de pont, par exemple, ils utilisent des repères fixes appelés points géodésiques. Ces points aux coordonnées connues sont installés un peu partout en France par l’IGN. Il suffit de cor- riger la position donnée par le GPS en triangulant sa position par rapport à ces points fixes… Mais il vaut mieux se faire aider par un ordinateur. En procédant ainsi, nous arrivons à produire des cartes précises à +/- 10 cm. Vous êtes maintenant précisé- ment positionné au dessus d’un cercle qui ne fait plus 28m2, mais la surface d’une assiette à dessert.
PS : Quels renseignements utiles aux pêcheurs comportent
PS : Quelle est la précision de vos cartes, car nous savons qu’avec un GPS, la marge d’er- reur est de plus ou moins trois mètres, voire plus ? Be-On-Ssil : La précision des systèmes GPS est en effet de l’or- dre de +/- 3 mètres. Cette préci- sion dépend de nombreux paramètres, tels que le nombre de satellites captés, leur position res- pective, etc. Mais 3 mètres est une estimation raisonnable.
Votre GPS vous indique donc que vous êtes précisément posi- tionné dans un cercle de 3 mètres de rayon. Un collégien vous dirait que cela représente tout de même 28m2 (Pi X Rayon2), soit la taille d’un beau salon.
Vous êtes donc précisément posi- tionné… quelque part dans votre salon. Pour lever ce problème, nous nous sommes inspirés des techniques utilisées par les géo- mètres dans les travaux public :
Les cartes produites ont en commun un code de couleurs qui indique les différentes profondeurs.
modélisation en 3 D. Il faut des ordinateurs relativement puis- sants pour manipuler ce genre de fichiers, qui mettent à genoux les meilleures cartes graphiques. Le résultat est une carte indiquant les profondeurs, avec des courbes de niveau tous les 50 cm (comme sur une carte de ran- donnée). A cela, nous ajoutons un effet d’ombre, qui fait ressor- tir chaque micro-relief, comme lorsque vous projetez des ombres chinoises sur un mur. Pour finir, nous ajoutons un dégradé de couleur sur les cartes, ce qui per- met de repérer en un coup d’œil la profondeur. Toutes nos cartes sont étalonnées suivant la même échelle : que ce soit sur le Rhône, la Seine ou un grand lac du Sud, le orangé correspond toujours à deux mètres de fond, le vert clair à cinq mètres, etc.
P.S : Comment se lisent les cartes ?
Be-On-Ssil : Il y a sur notre site internet un tutorial, qui explique les bases de la lecture de carte, ainsi que quelques vidéos expli- catives. La lecture en elle-même est assez simple. C’est cet aspect qui nous plaît le plus : chacun peut ainsi décider d’une stratégie en toute connaissance de cause. Cela ne remplace en rien le sens
Les bornes géodésiques sont utilisées pour compenser l’imprécision de plusieurs mètres du GPS.
ces cartes (profondeur, dureté du fond, effet 3D) ? Be-On-Ssil : Les cartes sont en fait la représentation d’un ensemble de points. Je dirais
même un bel ensemble, puisque une carte de 10 km de rivière comporte environ 4 millions de points de mesure. A partir de ces points, nous produisons une
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La différence entre la version standard et la version HD ne saute pas aux yeux à première vue, mais au final, la différence de détails sur le fond (ombres) est très intéressante car le “petit” relief apparaît.
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Technologie
de l’eau, et le besoin de com- prendre les habitudes des pois- sons, mais grâce à l’application, vous avez suffisamment d’infor- mations pour choisir en toute connaissance de cause.
P.S : Dans la version HD de votre application, vous propo- sez des POIs pre-enregistrés, de quoi s’agit-il ?
Be-On-Ssil : Ce sont des POints d’Interêt (POI) : nous avons ajouté à certains endroits sur les cartes des points de repère. En cliquant sur ces points, on peut afficher des images aériennes d’époque, ou des modélisations en 3D réelle des spots les plus intéressants. Je sens que vous allez me demander à quoi servent ces vues3D.Devousàmoi:àrien, si ce n’est à faire plaisir aux yeux des pêcheurs et aux nôtres. C’est là que Philippe et moi, nous nous complétons : nous ne voulons pas seulement que ce soit bien, nous voulons aussi que ce soit beau.
En plus des POIs fournis, les pêcheurs peuvent enregistrer leurs propres points d’intérêt, y inclure des commentaires, des photos pour se construire leur propre base.
PS : Pour un pêcheur, dispo- ser de cartes en 3D permet de gagner un temps considérable. Concrètement, comment le pêcheur peut utiliser ces don- nées ?
Be-On-Ssil : Il y a deux princi- paux modes d’utilisation. Chaque fois que vous achetez et téléchargez une carte, vous pou- vez la lire depuis votre smart- phone ou votre tablette.
La tablette est plutot recom- mandée pour le repérage :
– Pour préparer la sortie du len- demain avec le fiston, repérez à
directement en action de pêche :
– Pour retrouver facilement les coins repérés à l’avance.
– Ou au contraire, pour une uti- lisation “à l’arrache” : “On y va, on verra bien sur place”.
– Que ce soit en bateau ou du bord, l’application a été concue pour permettre au pêcheur de savoir exactement où il met ses lignes.
Lors des sessions de test, notre duo de carpistes a particulière- ment apprécié de pouvoir consulter la carte de leur spot,
Il faut deux fois plus de temps pour générer une carte que pour aller faire les mesures.
l’avance un joli coin au fond bien plat et bien propre. Les gardons n’ont plus qu’à bien se tenir.
– Pour repérer quels spots à carpes semblent les plus intéres- sants pour votre prochain enduro en Saône.
– Pour occuper les longues soi- rées au coin du feu en repérant les trajectoires de dérive per- mettant de visiter toutes les fosses sur une portion de Seine. Le smartphone (iPhone ou Android) permet une utilisation
et de pouvoir échanger sur les fonds, le placement des lignes, les passages de poissons…
PS : Quels sont actuellement les fleuves, lacs et rivières que vous proposez et à quel tarif ? Be-On-Ssil : Dès le début, nous avons proposé des échantillons de carte gratuits, afin que les pêcheurs se familiarisent avec la manipulation des cartes et leur compréhension. Nous conti- nuerons régulièrement à offrir
de petits tronçons ici ou là. Nous proposons des cartes de la Belgique, du Rhône en amont de Lyon et nous en avons d’au- tres en cours de préparation, en particulier sur la Seine, le Rhône, la Saône… tous les endroits où nous aimons pêcher. En ce qui concerne les tarifs, nous souhaitons que les cartes restent abordables pour qu’un maximum de pêcheurs puisse en profiter.
– Les cartes en haute définition coûtent généralement un euro au kilomètre (elles sont généra- lement vendues par tronçons de 100 km environ). Ce sont les cartes les plus belles, incluant des vues 3D, ainsi qu’un effet d’om- brage faisant apparaître tous les micro-reliefs. C’est la carte idéale pour ceux qui veulent l’informa- tion, mais aussi se faire plaisir.
– Nous avons également pensé aux petits budgets comme les
étudiants, par exemple, avec les cartes en version Standard. Elles ont exactement la même préci- sion que les cartes HD, mais sans ombrage ni dégradé de couleur.
Plus rapides à produire, nous pouvons les vendre moins cher. – Et pour économiser encore un peu, nous proposons les cartes Standard en option “2 for 1” : Il faut se cotiser avec un ami, puis acheter la carte. Une adresse e-mail est alors deman- dée, permettant de recevoir un bon pour un second télécharge- ment. Le prix d’achat pour chaque pêcheur passe sous la barre des 40 centimes au km (toujours vendues par tronçons de 100 km environ).
PS : Merci pour ces précieux renseignements et bravo pour votre fabuleux travail… Be-On-Ssil : Merci et n’hésitez pas à visiter www.be-on-ssil.com pour en savoir plus !
Propos recueillis par Philippe Boisson.
A droite, un exemple sur un iPad Air, dont l’écran de belle taille permet une belle définition. Avec le GPS d’une tablette ou d’un smartphone, on peut placer son embarcation très précisément sur les postes. Ci-dessus : un exemple de point d’intérêt (POI) particulièrement marquant !
Flashez ce code pour voir la démo.
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Viennent de
Le Dictionnaire insolent de la pêche
Les dictionnaires de la pêche sont aujourd’hui très nombreux et s’adressent le plus souvent à un
public averti. Les pêcheurs ne sont pas uniquement des techniciens dont les pas- sionnés s’arrachent les secrets : ce sont des artistes et des conteurs qui ont des anec- dotes à raconter. Avec le Dictionnaire insolent de la pêche, tout le monde, novices comme spécialistes, peut y trou- ver son compte et s’informer en s’amu- sant ! L’auteur nous propose ici d’aborder le monde halieutique sous un œil humo- ristique et singulier grâce à des défini- tions insolites et instructives ! Il regroupe un grand nombre de termes que l’on s’at- tend à trouver dans un tel ouvrage mais évoque aussi certains mots plutôt cocasses et inattendus comme la « chaus- sure », l’« idiot du village » ou encore le « rein ». Une jolie façon de découvrir ou redécouvrir le monde de la pêche !
Caractéristiques techniques : Format : 148 mm x 210 mm Environ 168 pages.
Réf. : 110317
Prix public : 19,00

paraître
Bon
de commande page 81
Saint-Pierre était belge
Clairembois est un petit village de l’est de la France que le Doubs tra-
verse en y servant de frontière avec la Suisse. À certaines époques de l’année, de préférence en été, Clairembois devient une petite colonie belge où les cham- pions wallons de pêche à la mouche s’affrontent au bord de l’eau et au coin du bar. Saint- Pierre était belge est la réédition du roman halieutique de Georges Quinot qui s’appelait Pêche amour et jalousie.
On y aime toujours les truites, parfois les femmes et très souvent la bière. Et le lecteur habitué de la région y reconnaîtra les pensionnaires du Moulin du Plain et le petit village de Gou- mois où l’auteur a passé ses vacances de longues années durant.
Caractéristiques techniques : Format : 150 mm x 220 mm 176 pages.
Réf. 110315
Prix public : 19,00

En couverture
Les mouches préférées
des Français
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En croisant les avis des professionels (guides, et monteurs) et les choix des amis Facebook de Pêches sportives, nous avons pu établir ce hit-parade des mouches préférées des Français. Un classement à pren- dre au sérieux dans la mesure où il émane de plus de 350 pêcheurs.
L’internet est un bon moyen de connaître rapi- dement les préférences des
pêcheurs. Ainsi avons nous uti- lisé le compte Facebook de
Pêches sportives pour demander aux nombreux amis du maga- zine quelles étaient les imitations qui avaient leur préférence. Le résultat est sans surprise pour ce
qui est du choix des modèles : on retrouve les standards du fly tying hexagonal.
Plus surprenant en revanche est la surreprésentation des mouches
par Jean-Marc Theusseret
sèches par rapport aux nymphes et aux mouches noyées. Hormis la pheasant tail qui s’impose de peu devant l’oreille de lièvre, mais s’efface devant le jeck sedge les mouches sèches ont la part belle.
Quelle que soit la hauteur de pêche ou de flottaison des modèles que vous avez choisis, ce sont avant tout de vraies mouches, pour de vraies truites ! Et ça fait chaud au cœur de voir que tous les pêcheurs à la
mouche n’ont pas basculé dans l’artificiel (les mouches, les truites, les cours d’eau ou les bassines). Certains seront peut- être déçus par ce manque d’ori- ginalité, mais c’est ainsi et après tout, ce sont toujours les pois- sons qui décident. Il y a fort à parier que dans trente ans, l’oreille de lièvre sera toujours beaucoup mieux qu’un simple sauve-bredouille. Les mouches d’ensembles sont des leurres par- faits, des trompe-l’œil qui
jouent sur l’impact à la surface plutôt que sur l’imitatif à outrance, qui a toujours un effet “plus maquillé qu’une voiture volée” aux yeux des truites. Cer- tains modèles très anciens, un peu oubliés sont toujours utili- sés. C’est le cas de la palaretta, une mouche noyée au corps généreux, du muddler minnow, un streamer en poils de che- vreuil qui imite un chabot, ou de l’Andelle. Un must en matière de mouche de mai.
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2La pheasant tail
Faut-il encore présenter la nymphe de Frank Sawyer, l’imitation de larve d’éphémère la plus repandue et la plus copiée au monde ? Pour une truite, impossible de se tromper,
la pheasant tail a la forme d’une larve, mais aussi la teinte, l’aspect et la taille pour peu que le pêcheur ne se soit pas trompé grossièrement de numéro d’hameçon. Le piège à truite par excellence, même si certains maté- riaux modernes comme le vinyl rib ou le vinyl D rib sont en mesure de rivaliser avec cette référence incontestable. Rappelons que le modèle originel ne comportait pas de fil de montage mais du fil de cuivre qui servait aussi de lestage. Nous avions décrit le montage originel de la pheasant tail dans la rubrique “le montage des mouches de légende” du n°101.
Les mouches préférées des français
1Le jeck sedge Devaux
Une bonne imitation de phrygane fait partie des incontournables et les modèles sont très nombreux. Mais vous restez là encore fidèles aux classiques car le jeck sedge, une des mouches les plus célèbres de la collection Devaux est aussi une des plus anciennes. Elle n’a pas pris une ride avec son aile plate et vernie. Préférez la version C (comme CDC) dont la collerette est un mélange de CDC et de hackle de coq. Un must en taille 16 et 18.

3L’oreille de lièvre
Nous sommes ici dans la catégorie des émergentes et il n’est pas étonnant que celle-ci ce classe en troisième position derrière la pheasant tail. Si certains monteurs actuels veulent réinventer l’eau chaude avec des mon- tages complexes qui parfois ressemblent à des usines à gaz, l’oreille de lièvre est un véritable pied de nez à toutes les techniques révolutionnaires de montage. Une mouche qui suggère une émergente d’éphémère plus qu’elle ne la montre. Tout se joue sur l’impact sur l’eau. Le poil de lièvre ne flotte pas et c’est sans doute pour cela qu’elle pêche si bien avec souvent le “cul” dans l’eau. Le poil d’oreille de chevreuil, très en vogue actuel- lement et qui lui flotte très bien ne remplace pas cette mouche. En revanche en eaux agitées, le chevreuil dis- pose d’un avantage.
4La mouche de mai
Vous n’avez pas été très précis à propos des mouches de mai que vous utilisez. Cela n’a rien d’étonnant car il doit exister autant de variantes que d’utilisateurs ! Nous avons donc mis toutes les mouches de mai dans le même sac !
5La march brown
Encore une mouche sèche et celle-ci se classe très bien. C’est la brune de mars (Rhithrogena haaruppi, ex. germanica), un éphémère athlé- tique dont la larve est conçue pour résister aux forts courants. Pour peu que le nombre d’individus soit important lors d’une éclosion et la march brown peut donner lieu à un festival ! C’est pour cela que les moucheurs ont toujours quelques exemplaires à portée de main, même si la fête n’a pas lieu chaque année.
6 La peute
Une des célèbres créations d’Henri Bresson, insensible au temps qui passe. Contraire- ment à l’oreille de lièvre (ce sont deux mouches d’ensemble) qui imite clairement une émergente d’éphémère, la peute cache son jeu. Elle peut être prise pour un sedge, un éphémère, une perlide, voire pour un insecte terrestre. C’est donc là son vrai talent. Bien des jeunes pêcheurs et non des moindres utilisent toujours la peute, car c’est bien plus qu’un simple joker. A noter que l’on peut obtenir une aile couchée le long du corps si la plume est enroulée face concave orientée vers l’arrière, ou plus hirsute si la plume de flanc de cane est orientée dans le sens inverse. Nous avions décrit le montage origi- nel de la peute dans la rubrique “le montage des mouches de légende” du n° 100.
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Les mouches préférées des français
7. Le CDC
Là encore, cette catégorie des mouches en croupion de canard est des plus mystérieuses, car chacun pêche avec son propre modèle. Les variantes sont infinies en ce qui concerne les cerques et le corps. Mais pour l’aile, le CDC est irremplaçable. Il n’y a que dans les cas d’une sur-utilisation de ce type de mouche sur un parcours qu’il devient nécessaire de s’en séparer au profit d’autres modèles dont les truites et les ombres se méfient moins.
8. Le mickey finn
A ce stade des votes, nous avions un choix très logique d’excellentes mouches destinées en priorité aux pois- sons sauvages. Ce streamer très coloré vient rompre cette logique, car le mickey finn (un des deux premiers streamers de l’histoire de la pêche à la mouche avec le wooly bugger) est plus souvent pris comme un épou- vantail que comme une proie potentielle. Il donne en revanche de très bons résultats avec les truites d’éle- vages, même si l’origine des introductions remonte à plusieurs générations.
9. Sedge chevreuil
Il est bien difficile de savoir pourquoi le sedge en che- vreuil est si bien accepté des truites comme des ombres. Là encore, c’est une question d’impact sur l’eau. Si le cœur vous en dit et au prix d’un moment de concen- tration intense, essayez de monter des sedges en che- vreuil sur hameçons n° 18 et 16. Certes, l’exercice est périlleux mais les truites (et les ombres encore davan- tage) craquent pour ces petits bouchons comme on craque devant un jeune cèpe qui perce entre deux feuilles mortes…
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10. La fourmi
Indispensable pour les jours où il y en a… Mais cer- tains modèles comme celle de Cyril Bailly donne de très bons résultats même en l’absence du petit insecte terrestre. Cyril en a fait l’une de ses mouches favorites qu’il utilise “d’avril à septembre”. En photo le fameux modèle créé par Cyril Bailly.

11. Le muddler minnow
Encore un choix très étonnant. Le muddler minnow est un streamer raide comme la justice de Berne, qui ne nage pas du tout et qui flotte comme un bouchon en raison des poils de chevreuil qui le composent. Soie plongeante obligatoire. C’est une sorte de booby qui imiterait un chabot (sauf qu’un chabot vit sur le fond et que le mud- dler minnow passe son temps à le quitter…).
12. Le wooly bugger
Le streamer par excellence, indémodable, capable de prendre les truites les plus stupides comme les plus expé- rimentées et qui au passage peut prendre un saumon ou une truite de mer. S’il n’en restait qu’un, ce serait celui là. Sans aucune hésitation. En photo une variante avec un corps en poils de vison.
13 . Le gammare
Une des nymphes (qui n’en est pas une) les plus utilisées par les pêcheurs français. Surtout utilisée par les pêcheurs de truites à vue. C’est un excellent complément des imitations de nymphes d’éphémères. Car en cas de refus, cela permet de présenter un modèle radicalement différent et de susci- ter un intérêt nouveau. On note en revanche une tendance générale à faire des gammares des enclumes. Sachez que non ou peu lestée, un gammare donne d’excellents résultats dans peu d’eau. L’idéal étant de disposer de tous les lestages. A monter en tailles 16, 14 et 12. En photo un modèle de Nicolas Germain.
14. La killer bug
On croyait cette imitation sommaire de larve que l’on doit à Frank Sawyer oubliée de tous. Il faut croire que non ! Avec son corps bourru en laine, la killer bug compte toujours quelques utilisateurs. Rappelons que cette “nymphe” avait été conçue par le célèbre garde pêche et créateur de la pheasant tail et de la grey goose pour éliminer les ombres du haut Avon, que les Anglais considéraient comme des poissons bons à être jetés au fumier… Ils les accusaient surtout de consommer la nourriture des truites. Or, dans les chalk stream du sud de l’Angleterre dans les années 1960, qui étaient des milieux d’une extrême richesse, la vie grouillait littéralement et il y en avait pour tout le monde !
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Les mouches préférées des français
15. La palaretta
Un autre modèle oublié que certains pêcheurs utilisent tou- jours. La palaretta est une mouche noyée espagnole très ancienne. En France, c’est à Guy Plas que l’on doit sa popularisation car ce fut l’un des modèles les plus recher- chés de sa très belle collection de mouches. Comme d’au- tres mouches qui ont connu leur heure de gloire, la palaretta n’a peut être pas dit son dernier mot !
16. La mouche d’Ornans
Ex mouche de Vallorbe en Suisse, la mouche d’Ornans serait donc une mouche détournée de son pays d’origine. Selon la recette originelle, les ailes sont en plumes d’ailes d’étourneau. Son montage requiert un tour de main parti- culier, mais qui s’apprend, sans quoi le bel éphémère se met à vriller et dans ce cas, le bas de ligne devient bon à jeter en quelques minutes ! Bien montée (aile droite et non diver- gente), la mouche d’Ornans est une excellente mouche.
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17. Le montage parachute
Un concept très utilisé aux Etats-Unis mais qui plaît aussi à “nos” poissons à condition de l’épurer un peu. Inutile de mettre quinze tours de hackle, ça ne flotte pas mieux qu’avec trois ou quatre et pensez à remplacer le toupet blanc ou orange de l’aile par du CDC, c’est plus crédible…
18. Le spent
Indispensable lorsque les femelles d’éphémères dérivent mortes, les ailes à plat sur l’eau après la ponte. Attention aux gobages très discrets, œuvres de truites qui savent bien qu’elles ont tout leur temps pour se saisir de ces proies inertes. Un spent bien monté doit se tenir collé à la surface.
Nos mouches préférées et celles de nos amis
Nous avons demandé à quelques amis de Pêches sportives et à quelques membres de la rédaction de nous donner leur classement.
Jean-Christian Michel
C’est Monsieur micro-mouches !
– Une très petite nymphe noire en fil de montage avec
quelques cerques en coq (plombée) et en tailles 18 à 24. – Une imitation de baétis en quill de paon avec une
aile et des cerques en CDC.
– Oreille de lièvre non plombée n°16 et 18
.
Cyril Bailly
Les trois modèles choisis par l’excellent monteur de mouches alsacien résument parfaitement ses talents de monteur, avec une grande régularité et toujours cette justesse dans l’utilisation de chaque composante. – Emergente CDC corps en herl olive.
– Sa fourmi…
– … Et son gammare
Vincent Lalu
1. La 929, une petite merveille de Devaux, efficace sur presque toutes les rivières de France.
2. Le sedge bécasse de Yann Lefèvre.
3. La cascade. Sans doute la plus efficace en Écosse,
Russie, Islande parmi les nouvelles mouches à sau- mon.
Philippe Boisson
Le rédacteur en chef de Pêches sportives fait confiance aux modèles simples qui parlent aux poissons !
– Parachute épuré (deux tours de hackle avec aile en
CDC)
– Sa fressane (et bien oui, il faut qu’il assume !) – Pheasant tail (dans toutes ses variantes)
Nicolas Germain
Les mouches de l’homme de la haute rivière d’Ain : – Pheasant-tail tête cuivre sur hameçon de 16 (cinq
tours de plomb de 0.40mm).
– Gammare sur hameçon n°14 (12 tours de 0.40mm) – Olive dont l’aile est un savant mélange de CDC et
de chevreuil (cerques pardo) sur hameçon n°16.
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Les bracos du dico
Ce dictionnaire insolent de la pêche est le premier du genre. On le doit à Daniel Taboury et Thierry Dubosclard qui connaissent mieux que d’autres toutes les significations du mot pêche. Leurs définitions ne respectent pas grand chose. A lire avant de s’endormir comme le « petit Robert » (quand le pluriel n’est pas de mise.)
Alevin, ceux issus des races dites nobles sont élevés dans des centres de sélection avant d’être introduits par nuées innombrables dans les milieux naturels. Hélas, la faune y régnant et l’insalubrité condamnent ces bébés poissons, tan- dis que les déversements, fort onéreux, sont de plus en plus discutés. À titre d’exemple, si les milliards de milliards d’alevins de truite fario pré- cipités à la baille avaient connu une croissance normale, il aurait fallu remettre de l’eau dans les ruisseaux et rivières.
Anneau, fixé sur la canne en nombre variable, l’anneau doit faciliter le coulissement du fil. En réalité, quelle que soit sa forme, leur positionnement, le type de matériau choisi pour leur réalisation, ils sont une source permanente d’ennuis. L’anneau scie avec traîtrise le nylon ; le fil boucle autour de lui ; il y congèle quelquefois. L’anneau, symbole de mariage, s’avère instru- ment de désunion. Il est à même de se désolida- riser de son support. Il se laisse écraser sans opposer de résistance. Il se tord tout simplement parfois. Attention : des cannes à pêche sont commercialisées sans anneaux extérieurs ! Perfide artifice : masqués, dissimulés dans le corps des cannes, les anneaux sont responsables de nom- bre d’états dépressifs.
Arc-en-ciel, variété de truites. Ah ! Si elle pouvait se reproduire dans nos eaux. Intro- duit à la fin du XIXe s., ce beau sujet d’Amérique du Nord offre une remarquable combativité en bout de ligne. Docile en élevage, sa croissance est remarquable. Hélas, précipitée dans des milieux souvent hostiles, l’arc-en-ciel éprouve de telles difficultés d’adaptation qu’elle se suicide. Soit le jour même de son introduction, quand un pêcheur l’y invite, soit en s’abandonnant au cou- rant qui l’entraîne. Si.
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Black-bass, poisson d’origine améri- caine aux remarquables qualités de gymnaste. Ses sauts, ses chandelles et diverses autres acrobaties ont établi son renom. Capricieux, il n’aime que les eaux tempérées. Les femmes, qui apprécient- son aptitude à demeurer au foyer pour élever les enfants, le donnent en exemple. Avec le réchauf- fement climatique, l’essor du Bass est inélucta- ble.
Bord, « mieux vaut se retrouver au bord de l’eau qu’au bord de la ruine », affirme avec une infinie sagesse le proverbe qatari. Les avancées du libéralisme économique ont désormais rendu plausible la combinaison de ces deux supposi- tions.
Casse, toujours du siècle. Toute casse du fil se produisant en l’absence d’un témoin digne de foi prête ensuite à une interprétation fabuleuse. Le récit de ces exploits supposés, de ces combats homériquesaucoursdesquelslabêtetriomphe, contribue à la légende et montre enfin que nos eaux sont peuplées de monstres en puissance. Nous touchons là aux raisons les plus intimes, les plus lointaines, les plus exquises qui poussent le pêcheur à pêcher.
Club (halieutique), association commercialisant plus ou moins du vent.
« Si les impostures réussissent, c’est que le peuple est stupide. » Gabriel Naudé
Habitat, substantif le plus souvent associé à dégradé. On dégrade beau
Patience, présentée comme vertu cardi- nale du pêcheur ; il serait capable de passer des heures à fixer un flotteur immobile autant que
Alevin de saumon avec son sac ventral « vitellin », ou sac alevin
lui-même. C’est une idée reçue. Il glande souve- rainement, voilà tout. Ou bien il cuve. Parfois, il n’attend rien.
« Les gardes rouges interdisaient la pêche
à la ligne sur les lacs de Pékin, activité
qui incline à la méditation, à la contemplation donc antisocialiste. »
Denis Tillinaccoup
Pisciculteur, métier d’avenir.
Saumonite, infection grave que les bar- rages ont éradiquée.
Vairon, capture initiale, elle peut permettre de signer un bail avec tous les autres poissons. Indi- cateur de qualité des eaux, le vairon pique son fard en période d’amours (LOL). En user comme appât – mort ou vif – c’est un peu trahir son enfance.
Waders,lescaphandrenepermetpasd’évo- luer aisément et complique l’action de pêche. En conséquence, les waders sont préférables. Ainsi équipé, le pêcheur entrera dans l’eau jusqu’à la taille, voire au-delà, avant qu’une fuite invisible à l’œil nu ne transforme la combinaison en sas humide. La chaleur du corps n’est pas toujours suffisante pour permettre un bain-marie (MDR).
X, le diamètre de la queue-de-rat et les films mettant en scène des réparateurs d’équipements électroménagers sont ainsi classés.
Le Dictionnaire insolent de la pêche
Format : 145 x 210 mm – 168 pages – Réf. : 110 317
Prix : 19 euros
Bon de commande en page 81
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Bonnes feuilles
Sur le Doubs franco belge
C’est un petit village franco suisse à forte population belge. Au milieu coule le Doubs, ses truites, ses mouches et ses « pêchoux ». Dans le roman de Georges Quinot il est surtout question d’amour, de pêche et de jalousie. Où quand francophonie et francofolie font bon ménage… Morceaux choisis.
se faisait en famille et ce, jusqu’au bout. Et cette fameuse glace vanille qui n’arrivait pas.
20 h 45.
Jacky ouvre le coffre de sa voiture et se précipite sur son matériel de pêche.
« À ton avis, Jojo, je monte ma neuf pieds car- bone ou ma huit et demi en bambou refendu ? À moins que… La neuf pieds et demi… Ou alors ? Une vraie femme devant sa garde-robe un soir de sortie !
– À titre documentaire, je te signale que la pêche ferme à 22 h 30.
– Oui, je sais, mais… J’hésite. Peut-être la dix pieds avec laquelle j’ai piqué une truite de neuf cents grammes, l’été dernier.
– Tu ne dois pas souvent le prendre, de cette façon-là.
– Quoi ?
– Ben ton pied !
– Imbécile ! Allons, je me décide, va pour l’action de pointe. Où va-t-on ?
– Au pré À Émile. »
Cet endroit de pêche se trouvait, pour qui dési- rait faire un coup du soir sans histoire, à dix encablures de canne à mouche de l’hôtel. Tous s’y rendaient en flânant, la ceinture défaite pour la digestion et une larme de vin dans l’œil. Cer- tains devisaient sur la dureté de l’existence, d’au- tres sur la valeur de leur matériel, la plupart sur leurs exploits… passés.
La canne à mouche sur l’épaule, nous longeons la rivière.
Vu la chaleur torride de la journée, les choses sérieuses ne commenceraient pas avant une heure.
Au début du pré, nous croisons un couple de
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Le soleil avait quitté la rivière. J’avais aban- donné le restaurant avant le dessert. Jacky, aurait bien fait de même, mais son regard
de chien battu ne rencontrait pas, dans celui de son épouse, l’acceptation qu’il espérait. Le repas
pêcheurs absorbé par la comparaison de leur mouche. Pourquoi pas, les gamins comparent bien leur zizi !
« Et cette année, Jacky, où as-tu fait l’ouverture ? – Sur la haute Lesse, près de Daverdisse. C’est mon fief et on y trouve encore quelques truites sauvages.
– Tu as pris quelque chose ?
– Oh tu sais, à la mouche, à l’ouverture ! Parfois quand même, sur le coup de midi…
– Pourquoi ne pêches-tu pas au vairon ?
– Ça ne m’amuse pas.
– C’est net et précis et puis, il est vrai que si tu devais t’équiper au vairon comme tu l’es pour la mouche…
– Jaloux ! »
Au loin j’aperçois un retardataire. Il marche lour- dement en louvoyant. Une fois à gauche, une fois à droite de la route, sans doute pour équilibrer les deux litres de vin ingurgités durant le repas du soir. Il n’arrivera pas à la rivière.
Le couple français divorce et prend possession de l’eau. Ils y entrent jusqu’aux mamelons, allument leur lampe de poche pour ne pas s’étaler dans un
herbier, qui n’a rien à faire dans leur rivière, et fouettent sur un gobage produit par la cueillette d’une hirondelle.
« T’as vu Jacky, les canards du Relais du pêcheur ! – C’est bien, c’est bien.
– Tu trouves ?
Au début du pré, nous croisons
un couple de pêcheurs absorbé par la comparaison de leur mouche. Pourquoi pas, les gamins comparent bien leur zizi !
– Ben oui, c’est ça qu’on appelle protéger une rivière. Partis comme ils sont là, ils ne risquent pas de prendre du poisson. C’est pour ça que le pré À Émile est renommé pour ses grosses truites imprenables. Et encore, tu n’as rien vu, attends qu’une truitelle gobe sur la rive d’en face, ils vont courir, peut-être prendre le bouillon, dévaler et être recueillis en héros dans la chute de l’hôtel.

Bonnes feuilles
– Tu exagères.
– Oui, un peu… Mais si peu ! »
La valse des truitelles commence.
« Les sedges sortiront trop tard, dit Jacky. Je vais mettre un spent. Tiens. Regarde cette petite mer- veille à corps rouge. Non, plutôt ce corps violet. – Pour moi, c’est chou vert et vert chou.
– Pour toi, peut-être, mais pour le poisson…
– À cette heure, je n’y crois pas. Rouge foncé, rouge violet, violet presque rouge ou rouge qua- siment violet, elles doivent s’en foutre. Enfin, si tu y crois, c’est le principal.
– Jojo, tu me fais hésiter.
– On peut retourner à l’hôtel. Tu changeras de canne, de veste de pêche, de cuissardes. Tu feras
La truite se manifeste à nouveaux. Jacky se lisse la moustache en plissant les paupières.
ton petit pipi en te demandant s’il est préférable de le faire droit, vers la gauche, la droite, plongeant, minuscule ou énorme, goutte à goutte ou continu et pourquoi pas, pour changer, en éventail…
– Ce que tu peux être con, Jojo ! Je ne sais vrai- ment pas pourquoi je t’accompagne.
– Peut-être pour te dire que quelque chose de sérieux vient de gober à gauche de l’herbier.
– Lequel ?
– Le quatrième après le rocher. »
La truite se manifeste à nouveaux. Jacky se lisse la moustache en plissant les paupières.
« Jojo, tu deviens vieux, c’est une crevure.
– Essaye tout de même, elle fait peut-être la maille.
– Une crevure je te dis. »
Il déploie sa soie, pose et laisse dériver. J’admire sa façon de poser, tout en légèreté et précision. Au premier passage, le poisson monte, il ferre. « Waouh ! C’est une belle ! Si elle va dans l’her- bier, c’est foutu… Avec mon quatorze cen- tièmes… Elle y va ! CASSÉ !
– Bah, ne t’en fais pas, ce n’était jamais qu’une cre- vure que mes yeux de vieillard avaient prise pour un beau poisson ! Au moins tu sais où elle se trouve. » Soudain, un énorme juron crève le calme de la rivière. Cent mètres plus bas, l’un des scaphan- driers essaye difficilement de nager sans perdre son chapeau et sa canne.
« Et un canard, UN ! »
Je me précipite, Jacky m’arrête.
« Calme-toi. Son copain est là et puis, il peut nager. Tu penses, ce ne doit pas être la première fois ! Tu irais, toi, au milieu du Doubs, de l’eau jusqu’aux bretelles, sans pouvoir nager ?
– Moi ? Non ! Mais je suis Belge, intelligent et réfléchi.
– Tiens, je n’avais pas pensé à ça, dit Jacky rem- plaçant sa mine déconfite par un regard vengeur, sa mouche perdue par une nouvelle semblable à la première.
– Comment peux-tu faire, si vite, dans le noir ? – Moi, Monsieur, j’ai un œil de lynx, des réflexes de panthère et la patience d’un héron aux aguets. – Tu oublies la quête d’ours.
– Pourquoi d’ours ?
– Une quête d’ours ne travaille que deux fois par an et, comme ta femme nous l’a laissé enten- dre…
– Arrête ! Mais c’est pas vrai, tu veux me décon- centrer. Pêche plutôt. Va prendre la place des canards, imite les, prend le bouillon. Au moins je pourrai pêcher à l’aise.
– Tiens, encore là, près du caillou. Pas le gros, le tout plat en bordure de courant. Montre-moi comment on jure… Et comment tu casses. » Jacky hésite pour me laisser tenter le poisson. Voyant mon apathie, il remet ça. La truite refuse. Deuxième passage, nouveau refus.
« Elle n’en veut pas, chuchote-t-il.
– Inutile de parler si bas, elle ne t’entend pas. Et puis, je pense, qu’elle n’a pas envie de se balader avec une mouche dans la gueule, pendant huit jours. Je crois, sans vouloir te vexer, qu’elle s’est aperçue que la canne était tenue par une brute jurant et inamicale. »
Jacky appuie son troisième lancer : « Elle ne peut pas me faire ça. Cette mouche est parfaite et mon lancer… »
La truite gobe, nous gratifie d’une superbe chan- delle, se tord plusieurs fois, dévale quelques mètres et se rend, la gueule ouverte, étouffée par l’air qui s’y engouffre.
« Si tu ne te décides pas à l’épuiser, elle va te pas- ser la langue et ficher le camp. »
Il saisit le poisson derrière les ouïes et la dépose sur le pré : »Elle fait ses quatre cent. » Ilest22h27.
Le coup du soir est terminé, pour nous du moins. De gros sedges bruns courent, de plus en plus nombreux sur la surface de l’eau. À ras des roseaux, une toute belle se met à table. chassant goulûment les sedges qui essayent de rejoindre le bord.
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Nous rentrons à l’hôtel. Jacky vide son poisson sur l’évier de la cuisine dans une sous-tasse et vérifie, de la pointe du couteau, le contenu de l’estomac.
« Elle n’a rien mangé. Elle commençait, sans doute.
– Elle était affamée tu veux dire ! Un enfant l’au- rait prise avec une tétine. Tiens, justement, en parlant de tétine, tu ferais bien au lieu d’admirer cette pauvre bête d’aller prendre le sein maternel sinon cela risque d’être ta fête ! »
Au bar, nous retrouvons l’équipe. Marcel n’a rien touché avec ses couleuvres. Il fallait le temps, au poisson, de s’accoutumer à ses énormes lombrics. Lucien a prolongé le repas de trois pousse-café qui, ajoutés à la bouteille de blanc et de rouge, l’ont empêché de dépasser le premier siège du bar. Jean-Marie a essayé toute la soirée de calmer son épouse choquée par l’affront douanier de l’après-midi.
23 heures.
Joseph a les sourcils en accent circonflexe. Yvonne est éreintée de ses rêves, elle a dû redes- cendre en cave, toutes les bouteilles de whisky
que Jacky avait bu… en Écosse. Marcel, les doigts croisés sur son coussin d’amour, entame déjà la première partie de sa nuit.
Il déploie sa soie, pose et laisse dériver. J’admire sa façon de poser, tout
en légèreté et précision. Au premier passage, le poisson monte, il ferre.
Les yeux au plafond, fatigué de toutes mes imbé- cillités, je songe à mon futur coup du matin. Lucien, le patriarche, propose « la levée des corps » et entraîne l’équipe vers un repos bien mérité.
Histoires de pêche. Saint-Pierre était Blege
Format:150x220mm-176pages- Réf. : 110 315
Prix : 19 euros
Bon de commande en page 81

FOCUS
Vraiment utile
C’est l’ambition de cette section de Pêches sportives. Dans ce cahier Focus prend place toute l’expérience, la critique, la pratique des journalistes et des experts à qui nous avons demandé de prolonger par la pédagogie, l’explication et surtout le mode d’emploi, l’offre des concepteurs de matériels.
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Savage Gear / 3D Trout
C’est le leurre à la mode en ce début d’année ! Le 3D Trout est un leurre articulé conçu à partir d’une vraie truite scannée en trois dimensions puis reproduite à l’identique ! Existe en 15, 20 et 30 cm. La nage est très réaliste, à croire que la copie nage mieux que l’original !
Notre avis : ce leurre soulève bien des questions… Est-ce autorisé de tuer une truite de 15 cm ? En pisciculture oui, mais attention elle ne sait pas nager ! Préférez alors le modèle 30 cm… Mais attention encore, c’est du très lourd avec 290 g, ce qui nécessite un matériel de pêche en mer ! Nul doute que les Suédois (son pays d’origine) l’utilisent à la traîne, pratique autorisée en Scandinavie.
Helly Hansen /
Salopette Skagerak
Ce n’est pas le haut de gamme d
cette marque norvégienne réputée
mais cette salopette présente un
rapport qualité prix très intéressant.
Plus adaptée que des waders pour la pêche en bateau ou depuis le bord l’hiver (réservoir, pêche des carnassiers), une salopette respirante permet le port de grosses bottes fourrées et offre une étanchéité à l’air et à l’eau.
Notre avis : ce produit est proposé autour de 200 euros mais il arrive de le trouver à prix cassé sur certains sites (ou pendant les soldes). Attention, cette marque taille très grand (taille M pour quelqu’un de 1,75 m). Testé cet hiver, on note une très bonne étanchéité à l’eau et à l’air, même en position assise en bateau. C’est également un bon produit pour pelleter la neige (on a essayé !).

Crosscall / Trekker-X1
Tout simplement le premier smartphone étanche à écran de 12,8 cm HD, fabri- qué par Dragontrail, spécialiste des verres renforcés. Résiste à 30 mn d’im- mersion à un mètre de profondeur. Equipé d’une batterie hors norme de 4050 mAh, ce smartphone propose une autonomie de dix heures en communication et de douze jours en veille. Le fabricant prévient que l’accès au réseau 4G nécessite la souscription d’un abonnement spécifique auprès de votre opéra- teur. Equipé d’un véritable GPS, le Trekker-X1 permet d’accéder à toutes les applications de géolocalisation et de planification, le tout sur écran de relative- ment grande taille. La fonction photo propose 13 MP avec l’objectif situé à l’ar- rière et 2 MP sur celui situé sur la face avant. Vous n’aurez plus d’excuses pour ne pas montrer vos prises !
Notre avis : presque l’idéal en voyage à l’étranger loin de la civilisation ou en mer. Mais à quoi sert un téléphone étanche s’il ne flotte pas ?
A emmener là où les contrées ont des noms en “ie” : Laponie, Patagonie, Russie, Australie, Terre Adelie, etc… A condition qu’il y ait un accès au réseau ! Prix conseillé : 349 euros. Liste des points de ventes : crosscall.com
Fish Arrow / Flash J Huddle
et Flash J Split
Chez Pêches sportives, on avait un gros faible pour le Flash J et le Flash J Shad, qui donnent tous deux de très bons résultats avec les sandres comme avec les perches dans les tailles 3 et 4 pouces. Les brochets préfèrent souvent la version shad en 5 pouces. La famille s’agrandit avec deux nouvelles versions. Tout d’abord le Huddle à caudale en forme de queue de poisson de section ovale. Cela procure une action très rapide à la façon des leurres Stanley.
Trois longueurs pour le moment : 4,6, 7,6 et 8,8 cm. La version Split est plus classique, dédiée essentiellement au drop shot. Existe en 3 et 4 pouces.
Notre avis : la petite feuille métallique à l’intérieur y est sans doute pour beaucoup dans le succès des Flash J. Un des rares leurres souples à envoyer des éclats brillants à la façon d’une cuiller. De plus, si vous agitez ce leurre vous entendrez un bruit émis par la feuille d’aluminium ! Encore un autre petit plus !
Flash J Split
Flash J Huddle
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FOCUS
Shimano Yasei AX Speed Jigging 7-28 g La canne d’un géant… aux pieds d’argile !
La gamme de cannes Shimano Yasei a été imaginée pour répondre aux besoins des pêcheurs européens. Ce modèle Speed Jigging s’avère très intéressant sur le papier, mais en pratique, il en va tout autrement. Explications…
Asa sortie il y a deux ans, la gamme Yasei (il y a les rouges et les blanches) a été plutôt bien accueillie par les pêcheurs français, notamment avec les modèles pour la pêche à la verticale. Sur cet élan, j’ai fait l’acquisition d’un autre modèle de la gamme, un peu plus long (2,15 m au lieu de 1,85 m), plus polyva- lent pour la pêche au plomb palette, au jig métallique, ou en linéaire aux leurres souples. Le nom de cette Speed Jigging ne laisse aucun doute au sujet de son utilisation. La fibre de cette canne n’est pas nouvelle (HPC 100 et Biofibre Shimano) car elle nous rappelle immanquablement la série Speed Master sortie il y a une dizaine d’années. Pour les pêches aux animations virulentes comme le plomb palette, une fibre peu raisonnante (cas des Yasei) est un avantage, car les carnas- siers ressentent les vibrations du carbone via la tresse. En pratique donc, la fibre et l’action typée de pointe sont efficaces. Mais on ne peut pas en dire autant de “l’ac- castillage” qui équipe cette canne. Avec son arceau de renfort supérieur, l’anneau de tête favo-
Autre détail agaçant, Shimano indique qu’il est possible d’équilibrer
la canne en plaçant dans le talon une masselotte prévue à cet effet. Très bonne idée surtout avec les moulinets actuels, légers comme des plumes, mais bon courage pour trouver la masselotte en question, que je n’ai pu voir qu’en photo…
rise les bouclages de la tresse avec la formation d’une demi-clef bien pénible à enlever. La pêche en jigging rapide canne haute favorise grandement ce genre de problème. Premier petit détail raté. Autre erreur, le choix d’un anneau de départ de petit diamè- tre, situé à seulement 53 cm du moulinet. Cette pêche ne se pra- tique pas qu’à l’aplomb d’une embarcation, bien au contraire. Le lancer n’est donc pas le point fort de cette canne qui peine vraiment à envoyer un leurre de 15 g à une distance moyenne. Dommage. Je passe sur l’enjoliveur de bague de serrage du moulinet, qui était décollé à la réception de la canne. Le porte-moulinet n’est pas d’un grand confort et le liège d’une qualité bien banale. Autre détail agaçant, Shimano indique qu’il est possible d’équilibrer la canne en plaçant dans le talon une mas- selotte prévue à cet effet. Très bonne idée, surtout avec les mou- linets actuels, légers comme des plumes, mais bon courage pour trouver la masselotte en question, que je n’ai pu voir qu’en photo… Certes, cette Yasei est proposée à un prix public constaté aux alen- tours de 130 euros, ce qui n’est pas excessif, mais d’autant plus dommage qu’il ne coûtait pas plus cher de l’équiper avec des éléments plus adaptés… Shimano reste un géant du vélo, du moulinet, mais avec cette canne, le géant nippon déçoit.
Ph B.
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En haut : exemple de bouclage de la tresse derrière l’arceau de l’anneau de pointe. Un cas très fréquent lors d’animations sèches et rapides canne haute. En dessous, un anneau Fuji utilisé par la marque Fox, sans arceau supérieur, imaginé spécialement pour réduire des risques de “bouclage”. Le talon de la canne est amovible, ce qui est pratique. Le porte-moulinet s’avère en revanche particulièrement glacial en hiver (bagues en métal). On attendait donc mieux de cette canne qui visiblement a été conçue à la hâte pour ajouter une référence au catalogue, avec des composants au rabais.

Minn Kota Ulterra,
le moteur électrique sans les mains !
L’Ulterra marquera sans doute son temps en devenant le premier moteur électrique entièrement automatisé. Il existe en deux versions de 80 et 112 lbs de poussée, ce qui nécessite un système
de 24 volts et même 36 pour le modèle de 112 lbs de poussée. Ces deux modèles nécessitent donc de lourdes batteries montées en série
et s’adressent à des bateaux de tailles conséquentes. Vous aurez donc compris que l’Ulterra sert surtout de vitrine au savoir faire de Minn Kota, leader du moteur électrique pour les pêcheurs depuis longtemps.
Et voici le dernier né de la gamme de moteurs élec- triques Minn Kota. L’Ulterra
marquera son temps car il devient le premier moteur électrique dont la mise en place et l’escamotage est automatisé, via une télécom- mande. L’Ulterra est un moteur “avant” qui se situe en proue du bateau. Sur les autres modèles avant, il faut se déplacer pour bas- culer manuellement la colonne pour immerger l’hélice et faire l’in- verse pour ranger le moteur. En pêche, le fait de marcher dans le bateau pour se rendre au moteur peut parfois manquer de discré- tion et sur certains postes peu profonds, cela peut poser pro- blème. Pour le reste ce que pro-
pose l’Ulterra n’est que du luxe qui sédentarise encore un peu plus le pêcheur qui à bord de son bass- boat peut boire sa bière sans lever son gros derrière de son siège ! Autre évolution, la possibilité de faire varier la hauteur d’immersion de l’hélice via la télécommande. A 2880 euros (prix conseillé pour le modèle 80 lbs) le moteur automa- tique, nous sommes certains que beaucoup d’entre nous continue- ront de préférer la méthode manuelle…
Pour le reste ce que propose l’Ulterra n’est
que du luxe qui sédentarise encore un peu plus le pêcheur qui à bord de son bass-boat peut boire sa bière sans lever son gros derrière de son siège !
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FOCUS/montage
Bidoz Neck Ring, la french touch !
Ce produit sorti en 2013 de l’atelier haut savoyard Bidoz Products est passé très ina- perçu depuis sa création. Pour André Bidoz, l’idée était de créer un genre d’anneau coloré qui s’emboite dans une bille, mais qui peut aussi être monté seul ou par plusieurs. Ce très sympathique produit rend de grands services aux monteurs.
Les montages proposés dans cette rubrique ne représentent que quelques idées parmi tant d’autres !
Le moyen le plus rapide d’apporter une touche de couleur sur une nymphe, une mouche noyée ou un streamer.
Certains produits se découvrent alors que d’au- tres se redécouvrent ! En ce qui me concerne et en toute honnêteté, j’avais tout bonnement
“zappé” la sortie il y a près de deux ans d’un petit pro- duit, bien français, et qui ne manque pas de qualités. Le Neck Ring (littéralement anneau de cou), sert surtout à apporter une touche de couleur, le plus souvent placé juste derrière une bille cuivrée ou dorée. L’effet est garanti, car la brillance de la bille se mêle à la couleur de l’anneau. On peut aussi mélanger les teintes en superposant des anneaux et faire des corps coniques. Le poids des Neck Ring est minime (0,04 g pour le dia- mètre de 2,85 mm en laiton) et ce n’est donc pas là son atout principal même pour la version en tungstène. La gamme comprend cinq tailles : 2,30, 2,55, 2,85, 3,60 et 4,85 mm. Notons que le plus petit diamètre n’est dis- ponible qu’en laiton et pas dans toutes les teintes.
Le champ d’application du Neck Ring concerne surtout les nymphes (pour l’ombre, la truite, la truite de mer et le saumon) mais également les mouches noyées pour les mêmes espèces. Les deux plus gros modèles trouve- ront également une place de choix sur les streamers. La gamme de teinte est très vaste avec une version opaque et une autre plus transparente, le tout pour qua- torze coloris très bien choisis. Le Neck Ring existe en
version laiton (très bon marché puisque ça commence à 1,95 euro les 25 anneaux) et en tungstène (sans la taille 2,30 mm), à partir de 5,40 euros.
Dans la plupart des cas, la version en laiton est suffi- sante, car le gain de poids offert par le tungstène avec ces anneaux très fins et évidés n’est pas spectaculaire. www.bidoz.com
Par Jean-Marc Theusseret
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1.
Orange spot
Voici un exemple qui peut se décli- ner à l’infini en changeant la teinte de la bille, du Neck Ring ou du corps. C’est l’utilisation “classique” de cet anneau associé à une bille.
1. Mettre dans l’étau un hameçon Kamasan B 160 n° 14 ou équi- valent, enfiler d’abord une bille de tungstène cuivre de 3,3 mm puis un Neck Ring de 2,85 mm orange.
2. Commencer l’enroulement d’un fil de montage brun 6/0 pour for- mer un sous corps.
3. Par les pointes, fixer une pincée de sabres de queue de faisan pour former les cerques, ainsi qu’un fil de cuivre.
4.Enrouler les fibres de faisan ensemble sur le corps.
5. Cercler avec le fil de cuivre.
6. Placer une mèche de dubbing foncé d’opossum. Ce dubbing présente l’avantage de très bien se fixer sur un fil sans faire de boucle.
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FOCUS/montage
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1.
La mouche collier…
Pas évident de trouver un nom à cette mouche étrange… C’est néanmoins une idée à creuser et qui prouve que le Neck Ring a de la ressource. Sans doute de belles et bonnes mouches à truite de mer ou à saumon à monter sur ce prin- cipe.
1. Fixer dans l’étau un hameçon Tiemco 5200 n° 8 après avoir enfilé par alternance un Neck Ring en laiton rose métallique et rose, d’un diamètre de 2,85 mm. Le dernier, plus petit est ici d’une autre teinte (coloris nickel). Bloquer les anneaux avec un fil de montage dont la couleur vous semble logique. Faire un nœud final et ajouter une goutte de colle.
2. Faire la même opération sur la partie avant. La tête est volon- tairement assez grosse et conique. C’est cela qui permet- tra de bien orienter les fibres du hackle.
3. Par la pointe, fixer une plume de perdrix grise face convexe vers l’avant.
4. Enrouler la plume sur deux tours. La bloquer par trois tours de fil de montage. Couper puis, rabattre les fibres en arrière tout en consolidant avec le fil de montage. Nœud final.
5. Le corps ainsi obtenu est unique en son genre ! On aurait pu ajou- ter un petit dubbing au niveau du thorax, un petit hackle et une aile en blaireau, renard, ou en matériau synthétique.
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1.
2.
Gammare spot
Sans être associé à une bille le Neck Ring apporte toujours une petite touche de couleur et de bril- lance. Juste ce qu’il faut pour ce gammare qui n’est pas dénaturé tout en se trouvant un peu plus visible.
1. Fixer dans l’étau un hameçon Tiemco 3769 n° 14 dans lequel a été placé un Neck Ring “orange métallique” (référence de la teinte) de 2,55mm qui peut être en laiton ou en tungs- tène.
2. Avec un fil de montage brun 8/0, commencer par faire un sous corps à l’arrière de l’anneau.
3. Fixer une bande de Magic shrimp foil, référence dark grey 18, de Siman de façon à ce que la face brillante se retrouve sur le dos une fois la languette rabat- tue.
4. Fixer un hackle roux par le pied. Revenir vers l’avant pour former l’autre partie du sous corps.
5. Enrouler le hackle sur trois tours, le bloquer et couper l’excédent.
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FOCUS/montage
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Micro Neck Ring
Un exemple de montage avec le plus petit diamètre de Neck Ring de 2,30 mm et qui convient pour des hameçons n° 18 ainsi que cer- tains n° 20 dont la courbure n’est pas trop étroite.
1. Fixer dans l’étau un hameçon Tiemco 9300 n° 18 dans lequel a été placé un Neck Ring “orange métallique” (référence de la teinte) de 2,30 mm en lai- ton (n’existe pas en tungstène dans ce petit diamètre).
2. Commencer un enroulement de fil de montage jaune olive pour former une tête. Nœud final et ajouter une goutte de colle ou de vernis.
3. Fixer les cerques en coq gin- gembre, d’une longueur égale à celle de l’hameçon.
4. Placer un herl de paon ébarbé teinté en olive face convexe contre vous. Vernir le sous corps.
5. Enrouler le herl de façon à obte- nir un corps annelé. Le bloquer
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et le vernir à nouveau.
6. Derrière le Neck Ring, enrouler un dubbing d’opossum de façon à créer un thorax. Nœud final.
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Nymphe pour la pêche en lac
Exemple de nymphe très polyva- lente pour la pêche en lac et en réservoir. Le Neck Ring aurait pu être orange, cuivre, doré, blanc ou noir, car tout est possible mais cela dépend avant tout de l’origine des poissons présents dans le plan d’eau.
1. Fixer dans l’étau un hameçon Kamasan B 160 n° 12.
2. Commencer l’enroulement d’un fil de montage noir 6/0 sur la hampe. Fixer une pincée de sabres de queue de coq faisan pour former des cerques. Ne pas couper l’excédent.
3.Fixer un brin de Micro DRib JMC marron.
4. Enrouler le Micro D Rib sur le corps.
5.Toujours avec notre dubbing d’opossum, enrouler une fine mèche sur le fil de montage.
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6.Enrouler le dubbing sur deux tours, rabattre les sabres de fai- san vers l’avant. Les bloquer et ajouter une goutte de colle. Fixer par la pointe une plume de per- drix grise.
7. Enrouler la plume sur moins de deux tours, puis à l’aide des doigts et des enroulements de fil de montage, les orienter vers le bas pour figurer des pattes. La tête doit être vernie, ce qui ajoute un peu de brillance.
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Nymphe type Tchèque
Une nymphe pour la pêche au fil qui s’inspire des modèles tchèques avec leur corps qui des- cend loin sur la courbure.
1. Fixer dans l’étau un hameçon Kamasan B 160 n° 12 après avoir passé un Neck Ring vert métallique de 2,85 mm en tungstène. Commencer l’enrou- lement d’un fil de montage noir 6/0 sur la hampe.
2. Fixer une pincée de sabres de queue de coq faisan. Ici se trouve une petite difficulté, puisque ces fibres devront servir à faire le dos du corps mais aussi les pattes. Attention donc à bien calculer la longueur ! Compter deux fois la longueur de l’hameçon. Ajouter un fil de cuivre.
3. A l’aide d’un dubbing Hare Antron Black ABFly, préparer une mèche sur le fil de montage.
4. Enrouler le dubbing sur le corps.
5. Rabattre les sabres de faisan jusqu’au Neck Ring, puis cercler le corps avec le fil de cuivre.
6. Continuer sur le même principe pour former le thorax.
7. Les pattes sont formées en der- nier et sont placées dessous. Cette nymphe qui est tout autant une mouche noyée imite un trichoptère.Le Neck Ring vert métallique évoque la teinte de certaines larves (Rhyaco- phila).
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Mouche à salmonidés migrateurs
Ce modèle qui n’en est pas un existe juste pour mettre en évi- dence l’aspect très intéressant du mélange de trois Neck Ring qui forment ainsi un thorax coloré du plus bel effet tout en apportant un certaine densité.
1. Fixer dans l’étau un hameçon simple Partridge n°8. Placer trois Neck Ring de 3,60mm, deux “rose métallique” et un rose opaque au milieu.
2. Commencer l’enroulement d’un fil de montage ocre 6/0 sur la hampe.
3.Fixer un substitut de quill de condor et un brin de fil de cuivre.
4. Enrouler le quill puis le cercler avec le fil de cuivre. Arrêter le montage puis le reprendre devant le thorax. Fixer un long hackle orange par le pied.
5. Enrouler le hackle sur deux à trois tours.
6. En formant la tête, les fibres doi- vent légèrement être rabattues vers l’arrière. Une fois le mon- tage terminé, la tête doit être vernie.
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Neck Ring Bug
Là encore ce modèle sert avant tout à mettre le Neck Ring en situation. Il en résulte une sorte de “killer bug” (Franck Sawyer) des temps modernes pour leurrer des ombres.
1.Sur un hameçon Kamasan B 160 n° 16, enfiler trois Neck Ring, deux en coloris nickel de 2,55 mm et une blanche de 2, 85 mm située au milieu. Le tout en tungstène.
2. Avec un fil de montage de gros diamètre (pas moins de 6/0), faites une tête qui sert à appor- ter une touche de couleur. Arrêter le montage.
3. Derrière l’anneau de tête, com- mencer un corps conique par enroulements de fil de montage.
4.L’anneau blanc doit pourvoir venir se placer à environ 3 mm du premier.
5. Recommencer derrière l’anneau blanc pour préparer le terrain du dernier anneau.
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6. Ce dernier Neck Ring est bloqué par du fil de montage. Une goutte de colle assure une soli- dité parfaite.
7.l reste ensuite à combler les trous pour obtenir ce gros asti- cot disgracieux tout juste bon à faire bondir les puristes ! Le ver- nir abondamment…
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Streamer Neck Ring
Exemple de streamer qui fait appel à deux Neck Ring, de couleurs dif- férentes situés derrière une grosse bille de tungstène. Une double touche de couleur et un très bel effet !
1. Fixer dans l’étau un hameçon Kamasan B 160 n° 8, après avoir enfilé une bille de tungstène cui- vre de 3,8 mm et deux Neck Ring de 2, 85 mm. La première est vert chartreux opaque alors que la seconde est vert métal- lique. Les deux aspects vont très bien ensemble.
2. Commencer l’enroulement d’un fil de montage noir 6/0 sur la hampe. Fixer quatre brins de crystal flash nacré.
3. “L’aile” est en renard arctique teinté en noir. La fixer solide- ment. Ajouter quelques fibres de crystal flash.
4. Sur le fil de montage, fixer une fine mèche de Ice Dubbing (pea- cock bronze 13) Siman.
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5. Enrouler le dubbing sur le corps, faire le nœud final et la mouche est terminée.
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Comment bien monter les mouches de légende. 5. Le subsedge
Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.
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Bien que relativement confidentielle, cette mouche très atypique n’en demeure pas moins bien connue des pêcheurs à la mouche français. La plupart connaissent son nom sans en avoir jamais vu le moin-
Etapes de montage
1. Choisir un hameçon à hampe longue (Tiemco 9300 14 ou 12). Commencer l’enroulement d’un fil de montage noir 6/0 pour faire une sous couche au niveau du thorax et de la tête. Vernir.
2. Avec un long fil de cuivre (il servira jusqu’à la fin du montage), créer un thorax. Ne pas couper l’excédent.
3. L’aile est constituée d’une plume de flanc de cane (ou de
poitrail de colvert mâle plus foncée). La placer face concave orientée en haut. Attention à la longueur qui devra être correcte une fois la plume rabattue. Hormis pour les grandes plumes épaisses et fournies, il peut être intéressant d’en superposer deux. Le fil de cuivre est bloqué par demi-clefs.
Par Jean-Marc Theusseret
pêcher juste sous la surface au coup du soir, entre chien et loup. Dans la majorité des cas et excepté dans les rares cas où les truites prennent des sedges en surface toutes les cinq secondes, une mouche prise en surface correspond à plusieurs autres prises sous l’eau. Les trichoptères ne dérivent pas à la surface comme les éphémères. Certaines espèces s’envolent dès qu’elles traversent la couche de sur- face, d’autres semblent courir sur l’eau pour rejoindre la rive (toujours la plus proche). Le subsedge permet alors de proposer autre chose qu’un sedge flot- tant. La technique peut être tout bonnement de la pêche à la mouche noyée en dérive aval, ou une variante de cette dernière qui consiste à pêcher “à draguer” comme avec un sedge flottant. Les deux fonctionnent et les résultats sont certains soirs sans commune mesure avec la pêche de surface. A savoir que plus les truites gobent, plus il y a d’in- sectes et donc d’activité sur et sous l’eau. Sans éclosion, le subsedge ne fait pas de miracle et c’est bien dommage de l’utili- ser uniquement comme sauve-bredouille les jours où rien ne se passe.
dre exemplaire. On doit cette création étrange au pêcheur franc-comtois Jean- Michel Radix. Plus étrange encore est la façon dont cette mouche est utilisée. Car peu de pêcheurs ont compris l’intérêt de
4. Toujours à l’aide du fil de cuivre, rabattre la plume pour former une aile. Une goutte de colle assure une solidité à toute épreuve.
5. Placer un hackle de coq roux ou gris et faire le nœud final. Attention à la longueur des fibres, qui devront se tenir à environ la moitié de la longueur de l’aile.
6. Enrouler le hackle sur quatre tours. Le bloquer avec le fil de cuivre.
7. Rabattre les fibres en les maintenant tendues. Trois demi-clefs et une goutte de colle. Et voilà le subsedge !

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Où pêcher
Colorado
La ruée
vers l’eau
Huit heures : quelques rayons de soleil viennent juste de se frayer un passage entre les arbres jaunissant qui ont pris quartier en amont de “eleven mile canyon” où coule la rivière South Platte. Malgré le froid et l’heure matinale déjà un pêcheur est en train de présenter délicatement sa mouche à quelques truites qui semblent l’ignorer et viennent prendre leur petit dé- jeuner à portée de canne en faisant de lents ronds dans l’eau. La signature de s beaux poissons.
Par Jean-Pierre et Kathleen Piccin
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Une boite à mouches qui plante le décors ! Nous sommes à plus de 3000 m d’altitude sur des plateaux où les insectes aquatiques sont relativement rares. On y trouve surtout des stoneflies, de toutes petites espèces d’éphémères mais aussi beaucoup d’insectes terrestres comme des sauterelles et des coléoptères.


Où pêcher
1. South Platte river
La variété des cours d’eau du Colorado est exceptionnelle,
de la rivière de plaine au torrent rugissant.
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Nous devons nous rendre à Aspen et pour cela encore une fois nous traversons des paysages à couper le souffle et notamment une immense forêt de trembles au tronc blancenpartiedénudés qui à l’approche de l’automne se vêtissent d’or et de cui- vre. Les flancs de monta- gne semblent s’enflammer comme pour essayer de repousser l’hiver qui s’an- nonce et le silence blanc qui chemine en sa compagnie. Il y a plein de choses à faire dans la ville d’Aspen mais tout ce que nous avons pu lire sur la rivière Frying Pan (littéralement poêle à frire !) nous rend si impatients de la découvrir que nous nous jetons immédiatement dans
sonlit.Ilest10heures,nous venons de remonter toute la rivière jusqu’au dernier par- king à proximité du barrage
(Ruedi Reservoir). Avant même de nous équiper nous avons déjà repéré quelques beaux gobages faciles à voir
sur la large étendue d’eau calme grand comme un ter- rain de football qui nous fait face.
2. My Taylor is rich
La pêche dépend des éclosions et il vaut mieux être très atten- tif à ce qui se passe sur l’eau. Une erreur de taille de mouche, de hauteur de flottai- son ou de teinte et les choses se compliquent !
minuscule oreille de lièvre à peine fournie à cette belle truite qui finit par succomber à mes avances. Mais quand je passe aux suivantes, de plus belles tailles, elles restent le bec cloué devant ma mouche mais ne semblent nullement dérangées et continuent de grignoter leur slow food. Heureusement la situation se clarifie dès l’apparition de “pale morning dun” qui ouvre l’appétit de pas mal de truites. Nous mon- tons une peute n° 18 au corps clair et après quelques lancers pour ajuster le tir, c’est la récompense avec une truite fario d’une exceptionelle beauté. Mais le bal vient juste de commencer et nous constatons que ces truites sont toutes plus belles les unes que les autres avec parfois une arc- en-ciel bien ronde qui, après quelques pas de danse à la surface de l’eau, finit par nous fausser com- pagnie par une jolie pirouette. De huit heures du matin à la tombée de la nuit avec très peu de pauses pour reprendre des forces, de gobage en gobage, d’éclosion en éclo- sion, de combat en combat durant trois jours nous allons, comme des morts de faim jusqu’à presque l’épuisement découvrir tout ce qu’il y a de plus beau sur ce bout de rivière Taylor.
La piste qui nous mène au col de Cottonwood situé
à plus de 4000 mètres d’altitude traverse une somptueuse forêt de feuil- lus et de résineux qui finit par laisser la place à une steppe d’une immémoriale beauté sauvage. Il faut environs trois heures de route pour atteindre – sous le barrage – les sept cents premiers mètres de no-kill
de la Taylor réputés pour ses grosses truites.
A peine arrivés, nous sommes époustouflés par le nombre et la taille des truites que nous repérons depuis le pont qui che- vauche la rivière. Nous savions que sur ce bout de cours d’eau, les truites gavées de gammares qui s’échappent du lac ont des difficultés pour se glisser dans leurs robes XXL ! Ici,
comme sur de nombreux “tailwaters”, la plupart des pêcheurs utilisent tant bien que mal des nymphes qui semblent être la meilleure façon de décider les pois- sons. Mais, bonne surprise, avant même d’avoir mis nos waders, nous repérons des truites qui nous ten- dent les bras en nous aguichant par de discrets gobages. Ne voyant rien sur l’eau, je présente une
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Où pêcher
3. Stoneflies
La journée commençait à peine et nous avions la preuve que ces truites ne prennent pas que des nymphes, comme c’est écrit dans tous les guides qui tentent de renseigner les pêcheurs dans la région. Kathleen de son côté fit mieux : ayant réussi à attraper une énorme perle qui s’échappait vers la berge, elle la lança (cruellement !) dans le courant et elle vit immédiatement une très grosse truite s’en empa- rer. Au premier lancer d’une imitation de “stonefly” cette même truite lui explosa le bas de ligne de 12/100 qu’elle avait oublié de changer pour un plus gros !
Une fario à la robe magnifique de la Frying Pan, lit- téralement la rivière poêle à frire, tant elle est agitée !
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la pêche
aux renseignements :
Denver est une grande ville agréable où il fait bon se promener, faire des achats et où l’on trouve de très bonnes tables ! N’oubliez pas que le vol peut être fatiguant. Si vous arrivez le soir, il est préférable pour la première nuit de réserver un hôtel prèsdel’aéroport.
Visit Denver : www.denver.org Colorado Tourism en français : www.colorado.com/francais/home
South Platte river
Deux points de chute peuvent être proposés
A Woodland Park:
Hotel : The Country Lodge – www.woodlandcountrylodge.com Magasin de pêche : South Platte FlyShop www.southplatteflyshop.com
A Lake George
Le logement dans des “cabanes” en bois est plus rustique mais a l’avantage d’être à cinq minutes de Eleven mile canyon et proche de Dream Stream : www.lakegeorgecabinsandrvpark.com
On y trouve seulement un petit restaurant italien et une épicerie très peu achalandée. Ne pas oublier avant de s’y rendre de faire des provisions à Woodland Park.
Arkansas river
La ville de Salida est un bon endroit pour passer quelques jours en famille. On peut pêcher bien sûr la rivière Arkansas qui coule à travers la ville mais aussi pratiquer de nombreux sports tels que Raft, kayak, VTT, escalade… Contacter pour cela Rocky Mountain Outdoor Center : www.rmoc.com
Hotel : Palace Hotel : www.salidapalacehotel.com
Magasin de pêche : Arkanglers est un magasin incroyablement bien achalandé. Conseils et services de guides sont excellents. Pêche en rafting à essayer impérativement ! www.arkanglers.com
Pour plus d’informations : www.NowThisIsColorado.com
Taylor River
Se loger :
Dans la banlieue de Gunnison : hôtel Inn à Tomichi Village avec son superbe restaurant Blue Mesa (surement le meilleur ducoin!): www.theinntv.com
A Almont : Three Rivers Resort où on peut louer une cabane en bois au bord de la rivière et manger sur place. www.3riversresort.com
Magasin de pêche : Willowfly Anglers
Pour plus d’informations : wwwGunnisonCrestedButte.com
Frying Pan
Si vous voyagez en famille la ville d’Aspen avec ses hôtels, ses restaurants et ses boutiques peut constituer un bon point de chute. Aspen Trout Guides
C’est l’endroit où il faut s’adresser lorsqu’on a besoin d’informations ou d’un guide pour pêcher la Frying Pan ou la Roaring Fork : www.aspentroutguides.com
The Little Nell
L’adresse à retenir si on désire une pêche aventureuse, par exemple en raft, à cheval, en 4×4, en hélicoptère… www.thelittlenell.com
Les possibilités de logement à Aspen sont innombrables : HotelMollyGibson: www.mollygibson.com Appartements : The Gant : www.gantaspen.com
Pour plus d’informations : www.aspenchamber.org
Pour les pêcheurs « purs et durs » la ville de Basalt est peut- être plus appropriée car proche de la rivière.
Conseils santé :
• Ne pas oublier que la plupart du temps au Colorado, on se trouve autour de 2500 à 3000 m d’altitude voir plus et compte tenu de cela et des fortes températures durant la journée, il est impératif de très bien s’hydrater.
• Pour les personnes présentant une pathologie telle que de l’hypertension, des antécédents cardiaques… la baisse de l’oxygèneliéeàl’altitudepeutposerproblème. Enparlerà son médecin me semble être une sage décision.
• Attention enfin à la conduite de nuit après le coup du soir : si dans certains tronçons de route la limitation de vitesse parait exagérément basse, il est impératif de la respecter car les cervidés que l’on croise sont très nombreux et les radars à l’affut…
Pour vous mettre dans l’ambiance, nous vous conseillons
la lecture du dernier livre de John Gierach, Sexe mort et pêche à la mouche. Poète et écrivain, John Gierach vit et pêche dans leColorado. Visiblementlessuperbespaysagesducoin l’inspirent beaucoup !
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Le Sorcier d’Ornans
Philippe Koeberlé
Par l’auteur d’Autopsie d’une truite. Retrouvez les aventures de Séverin Ménigoz dans ce nouveau roman passionnant.
Prix:18€ Réf. : 140 175
Grandes pêches
Pierre Affre
Un tour du monde des plus belles pêches sportives. Un livre pour rêver mais aussi pour apprendre. Prix:9€
Réf. : 120 435
La Femme Truite
Vincent Lalu
Si vous voulez savoir pourquoi ils vont à la pêche… 27 nouvelles (avec 40 aquarelles) par l’auteur du Sorcier de Vesoul pour dire aux non-pêcheurs ce que peut être
la passion de la pêche. Prix:29€
Réf. : 110 215
La nouvelle
pêche aux leurres Philippe Boisson
La Nouvelle Pêche aux leurres porte un regard connaisseur sur l’évolution de cette pêche en perpétuel mouvement. Ce livre de 260 pages s’applique à faire le point sur les techniques, sur ce qui est essentiel ou superflu. Prix:29€
Réf. : 110 288
Petit dictionnaire philosophique
du pêcheur de truites en pédalo
Ce livre est une première. Il ne ressemble à aucun autre. Il vous apprendra, chers pêcheurs, que vous n’êtes pas seulement des champions de la mouche ou du leurre, mais bien des citoyens
de l’onde. Accessibles aux bienfaits de la réflexion philosophique. Prix:19€
Réf. : 110 274
NOUVEAUTÉ
Le dictionnaire insolent de la pêche Daniel Taboury et
Thierry Dubosclard
Ce dictionnaire insolent de la pêche est le premier du genre. On le doit à Daniel Taboury et Thierry Dubosclard qui connaissent mieux que d’autres toutes les significations du mot pêche. Leurs définitions ne respectent pas grand chose. A lire avant de s’endormir comme le « petit Robert » (quand le pluriel n’est pas de mise.) Prix:19€
Réf. : 110 317
Bon de commande ci-contre
Je ne pêche pas…
je m’entraîne
Éric Joly
Les aventures d’Éric Joly ne sont pas toutes triomphantes. Mais elles ont en commun d’avoir été écrites par un des meilleurs conteurs de sa génération.
Prix:20€ Réf. : 110 168
Le Sorcier de Vesoul
Vincent Lalu
25 ans après, l’extraordinaire histoire du père de la “french tricolore” enfin rééditée. Prix:20 €
Réf. : 110 155
Philippe Boisson & Bernard Dalmas
L’encyclopédie des mouches… qui pêchent
(avec leurs montages)
Mouches sèches • Emergentes • Nymphes • Mouches noyées • Streamers
Quai des Plumes
L’encyclopédie
des mouches…
qui pêchent (avec leurs montages) Philippe Boisson et
Bernard Dalmas
464 pages consacrées au montage des mouches qui sont beaucoup plusutilesàlapêchequ’en décoration murale.
Prix:59€
Réf. : 110 310
De la pêche à la nymphe
Philippe Boisson
L’ouvrage incontournable sur la pêche à la nymphe, écrit par l’un des meilleurs spécialistes de sa génération, est à nouveau disponible.
Prix:29€ Réf. : 110 297
La pêche pour les Nuls
Vincent Lalu
L’histoire de la pêche, la législation, le permis, l’équipement, la sécurité, la pêche avec les enfants, les techniques de pêche les plus utilisées en France… n’auront plus de secret pour vous !
Prix : 22,95 € Réf. : 121 213 Vient de paraître
Histoires de pêche : Contes et légendes du Moulin du Plain Vincent Lalu
Ce livre raconte la saga du Moulin du Plain, il en évoque les personnages les plus truculents, les histoires les plus drôlesetlesmomentslesplusforts. Prix:29€
Réf. : 110 305
80
Histoires de pêche :
la truite en héritage Nicolas Germain
Nicolas Germain inaugure cette collection avec ces histoires qui donneront aux pêcheurs et aux non-pêcheurs l’envie de se retrouverauborddel’eau. Prix:15€
Réf. : 110 300
Histoires de pêche : Saint-Pierre était Belge Georges Quinot
C’est un petit village franco suisse
à forte population belge. Au milieu coule le Doubs, ses truites, ses mouches et ses « pêchoux ». Dans le romandeGeorgesQuinotil est surtout question d’amour, de pêche et de jalousie.
Prix : 19 euros
Réf. : 110 315
Les petites annonces de Pêches sportives
Vente matériel de pêche
• Vends 2 cannes Sage RPL + 9’6 soie 9, montage artisanal ou de série. Très bon état. Prix : 300 pièce.
Tél. : 06809669 79.
• Vends canne G.Loomis GL3
14 pieds soie 9/10 en 3 brins. Très peu servie. Prix : 200 . Tél. : 06 08 49 71 50.
• Vends canne Sage XP 9’#6. Prix : 500 euros. G.Loomis Streamdance 9’#5. Prix : 500 euros. Gilet Simms Vertical. Prix : 50 euros. Loop XL. Prix 80 euros. Veste pluie Vision. Prix : 40 euros. Veste pluie Orvis. Prix 80 euros. Distributeur fils Peux. Prix 80 euros. Tél. : +336 08 00 14 57.
• Vends Nymph Fishing in Practice de Oliver Kite. Édition originale en langue anglaise de 1963. Très bon état. 60 . La Vie selon Gus Orviston de David James Duncan. 20 . Très bon état. Retour en Terre de Jim Harrison. 15 . Tél. : 06 08 49 71 50.
• Vends moulinet Pezon & Michel Luxor 300 (modèle 2010), jamais utilisé. Prix : 100 euros.
Tél. : 06 08 39 62 47.
• Vends canne Sage RPL + 9’6, 4 brins soie 9. Canne Sage RPL 9’6, 4 brins soie 8. 300 pièce.
Canne Sage RPL + 15’3 soie 10 en
3 brins. 400 .
Tél. : 06 80 96 69 79.
• Vends bateau semi-rigide Lomac 4,30 m avec remorque. Très peu servi. Tél. : 04 70 64 16 37.
• À vendre livres : pratiquement tous les grands « classiques » mouche : de Boisset, Burnand, Ritz, Barbellion, Vavon (original relié), Phelipot, Halford (Précis mouche sèche), Pequegnot, etc (neufs). Gaidy: Éphémères, Trichoptères (neufs). Schmookler : Fly tying materials a Natural History, Forgotten flies et bien d’autres en stock… Prix sur demande avec rabais pour plusieurs.
Cannes et moulinets « vintage » .
Merci de bien vouloir nous prévenir lorsquʼune annonce nʼest plus dʼactualité, en utilisant lʼe-mail : [email protected]
BON DE COMMANDE – LIVRES – À RENVOYER À : PÊCHES SPORTIVES, 11, rue de Milan, 75440 Paris Cedex 09
Vous pouvez également commander vos livres sur le site www.peches-sportives.com
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Le Sorcier de Vesoul (réf. 110 155) : 20
Autopsie d’une truite (réf. 140 168) : 18
La Femme Truite (réf. 110 215) : 29
Le Sorcier d’Ornans (réf. 140 175) : 18
Petit dictionnaire philosophique du pêcheur de truites en pédalo (réf. 110 274): 19
La Pêche pour les Nuls (réf. 121 213) : 22,95
La nouvelle pêche aux leurres (réf. 110 288) : 29
Histoires de pêche : Contes et légendes du Moulin du Plain (réf. 110 305) : 29
De la pêche à la nymphe (réf. 110 297) : 29
L’encyclopédie des mouches qui pêchent (avec leurs montages) (réf. 110 310) : 59
Le dictionnaire insolent de la pêche (réf. 110 317) 19
Histoires de pêche : la truite en héritage (réf. 110300) : 15
Histoires de pêche 2 : Saint-Pierre était Belge (réf. 110 315) : 19
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Bambou refendu 11, 12, 13, 14, 15 pieds la plupart Hardy des grandes années, en TBE pour pêche ou collection…
Également Sharpes spliced, 12, 13, 14p. Cannes Pezon & Michel truites. Moulinets Hardy: « lightweight », St John, St George, Perfect, etc. ATH (neufs), Billy Pate et SeaMaster… Pierre Affre tél. : 09 83 06 05 04.
• Sage RPL + 9’ # 10, état neuf aussi rare que puissante, c’est sans doute la meilleure canne pour lancer des gros streamers par tous les temps.
Prix : 380 . Sage SPL 080-3 neuve, avec bon de garantie. Prix : 230 Possibilités photos par Internet. Tél.:0607783422.
• Vends cannes Tenryu Spinning Super Shoot 2,50 m – 20/45 g – 12/25 Lb : 250 et Smith Bay Liner Boron 2,06 m – 71/28 g – 10/20 Lb Prix : 180 . Tél. 01 60 75 81 09.
• Vends livres de Gaidy. ed. luxe. Reliure toile. Ed. Les Éphémères. Ex. n° 1948 : 400 . Les trichoptères 1985 ex. n° 300. Port compris. Tél. : 0297575067 ap.18h.
Recherche matériel de pêche
• Cherche moulinet Casting Shimano Calcutta 201 DC ou Shimano Calais 201 DC (ratio 7,0 :1) en bon état. CanneG.LoomisNRX804Cou853C ou 822 S ou 852 S ou 872S.
Faire offre au 06 08 49 71 50.
• Cherche leurres Storm Seeker Shad (suspending) 15 ou 18 cm, coloris fire tiger, mullet, perche ou RH. Recherche aussi Storm Kickin Shad, coloris bleeding roach, blue shinner, ou olive shinner. Tél. : 06 80 96 69 79.
• Canne Loomis classic GLX – made in USA, 10’ #7 4 brins. Parfait état. Tél. : 01 39 76 13 21 après 20 h 30.
Parcours de pêche
• Domaine de pêche à la mouche des Fontaines, à une heure au sud de Lyon, domaine avec rivières, plans d’eau. Beaux salmonidés. Lodge chauffé à disposition. Renseignements Tél.:0474790626.
• Tueda 73 Méribel. Lac de montagne dans un cadre d’exception. Site vaste
et préservé pour moucheurs du 5 juin au 12 octobre. Tél. : 04 79 01 07 51. www. lacdetueda-meribel.com
• Domaine de la Mordorée, Charente, réservoir pêche à la mouche. Black-Bass aux leurres en printemps/été. Tél. : 06 76 14 38 64.
• Pêche de la truite en Alsace. Stage adulte et jeune. Chambre et table d’hôte. www.peche-alsace.com.
Tél. : 06 10 09 63 16 ou
03 88 47 25 74.
• Plan d’eau de Marlens Haute-Savoie (Faverges) pêche mouche exclusive dès le 20 octobre 7/7j. Tél.:0608823132.
Web : http://peche.marlens.free.fr
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