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Pêches sportives magazine n°101
• Pêchessportives • numéro 101 3’:HIKMPC=[UZ^U:?a@l@a@b@k »; M 02526 – 101 – F: 5,90 – RD BELGIQUE 7.10 • SUISSE 10.50 FS • DOM 7.50 • TOM 900 XPF Octobre – novembre – décembre 2014 PECHES sportives PÊCHES sportives La moquette anti-cormorans Récit : le songe d’une nuit d’été Où pêcher : l’Arc aux mille visages […]
Rupture de stock
Description
•
Pêchessportives
•
numéro 101
3’:HIKMPC=[UZ^U:?a@l@a@b@k »;
M 02526
– 101 –
F:
5,90
– RD
BELGIQUE 7.10
•
SUISSE 10.50 FS
•
DOM 7.50
•
TOM 900 XPF
Octobre – novembre – décembre 2014
PECHES
sportives
PÊCHES
sportives
La moquette anti-cormorans
Récit : le songe d’une nuit d’été
Où pêcher : l’Arc aux mille visages
Exclusif : les nouveautés Mouches
de Charette
ÉVÉNEMENT
L’encyclopédie
des mouches
qui pêchent
La résurrection du
tenkara
Actualités
Enquête :
ce que
Dans notre précédent numéro, nous vous avions
proposé de répondre à un questionnaire afin de
mieux vous connaître, pour que
Pêches sportives
corresponde encore mieux à vos attentes. Nous re-
mercions les nombreux lecteurs qui ont participé à
cette enquête, que ce soit par courrier ou sur Inter-
net.
Depuis sa création en 1995,
Pêches sportives
a tou-
jours voulu que dans ses colonnes, une place im-
portante soit réservée à la connaissance et à la
protection de l’environnement ainsi qu’à la politique
de la pêche. A la question se rapportant à ce sujet,
vous avez tous souhaité (à l’unanimité !) que votre
journal continue sur sa lancée.
Vous pourrez comp-
ter sur nous !
A propos des techniques que vous pratiquez,
un lec-
teur sur deux parmi les répondants pratique à la fois
la pêche à la mouche et la pêche aux leurres.
Tous,
ou presque tous, pêchent à la mouche, à part
quelques très rares ”spécialistes“ qui ne pratiquent
qu’aux leurres.
Pour ce qui est du contenu du magazine, vous deviez
classer par ordre de préférence vos sujets favoris :
les articles techniques, les fiches des montage de
mouches, la découverte de coins de pêche, les his-
toires de pêche et le tourisme halieutique.
Arrivent en tête les articles techniques, suivis des
fiches de montage de mouches, de la découverte
des coins de pêche. Les histoires de pêche et le tou-
risme halieutique ferment la marche.
En résumé vos réponses nous disent que
Pêches
sportives
est bien, du moins au niveau de ses grands
choix éditoriaux et de son rubricage, le magazine qui
correspond à vos attentes de lecteurs-pêcheurs.
Ainsi
nous sommes dans notre rôle quand nous vous ap-
portons de l’expertise technique aux histoires de
pêche en passant par la suggestion de nouveaux
coins de pêche, les réponses dont se nourrit votre
curiosité halieutique.
3’:HIKMPC=[UZ^U:?a@b@k@a@k »;
M 02526
– 100 –
F:
5,90
– RD
BELGIQUE 7.10
•
SUISSE 10.50 FS
•
DOM 7.50
•
TOM 900 XPF
Juillet-août – septembre 2014
pêcheurs
de France
Cent
PECHES
sportives
100 trucs pour capturer
les poissons
100 machins pour
attraper les pêcheurs
100 mots qui fâchent
M
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Des mouches à brochet
faciles à monter
et faciles à lancer
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Découverte :
ces dames de Malaguet
Si vous voulez aider
Pêches sportives,
achetez-
le toujours au même
point de vente.
Ou mieux, abonnez-vous !
lecteurs
ont répondu à
notre enquête
ble prédateur maritime et
fluvial.
Trente années plus tard, le
grand cormoran a conquis
le statut peu enviable
d’ennemi public n°1 des
pisciculteurs et des
pêcheurs. Les autorités – à
la suite d’intenses débats
européens et de polé-
miques parfois violentes
entre défenseurs des
oiseaux et amis des pois-
sons – ont fini par accorder
une trentaine de milliers
d’autorisations de tirs par
an qui ne parviennent d’ail-
leurs pas à limiter la
croissance démographique
de ce “corbeau des mers”.
Tous les tireurs le savent :
le cormoran est malin. Il
voit venir les chasseurs et
sait anticiper. Ainsi, pas mal
Sur un plan d’eau de plus de dix hectares,
il faut bien étudier les meilleurs tenues des
poissons fourrages pour y aménager l’écran
protecteur de la “moquette”.
posé de mailles de 15 cm.
Il est posé à une hauteur
de 50 à 60 cm et bordé sur
ses cotés par de la clôture
à chèvres aux mailles de
10cm.
Les attaches sont en fil de
fer et la pose se fait par
plaques de 2 x 1m ce qui
rend l’ensemble facilement
démontable et déplaçable.
Car il ne s’agit pas de tapis-
ser tout le fond du plan
d’eau (cela ne servirait à
rien et coûterait une for-
tune.) Mais seulement de
créer des unités de 30 à
50m
disposées dans des
endroits stratégiquement
choisis pour être des lieux
de vie, de passage, ou d’hi-
bernation des poissons
blancs.
Ces surfaces refuges coïnci-
deront souvent avec des
massifs d’herbiers ou des
couloirs de circulation,
zones que l’on aura repéré
pendant les différentes sai-
sons et en observant les
chasses de cormorans.
On pourra d’ailleurs fixer le
plus possible de poissons
fourrages à l’automne en
appâtant les zones concer-
nées notamment avec des
tourteaux de céréales. Ce
genre de dispositif devrait
pouvoir également fonc-
tionner sur les étangs de
reproduction des black-
bass dont les juvéniles sont
en hiver des proies sans
défense.
V.L.
L’écho du radier
L’écho du radier
La pose se fait quand le niveau de l’étang a été abaissé à l’occasion
d’une vidange. Après le remplissage, le niveau de l’eau s’établira à
au moins 30 centimètres au-dessus du grillage.
500 euros
pour 100 m
En récupérant le plus
possible de matériaux
nécessaires et/ou en
profitant des soldes et
promotions, il est possi-
ble de constituer trois
refuges judicieusement
disposés de 30 m
cha-
cun pour un coût de
moins de 500 euros.
Ce qui devrait suffire
pour être efficace sur
des étangs de moins de
10 ha.
A la différence des petits
plans d’eau, les grands lacs
ou les rivières sont difficiles à
protéger de la prédation du
grand cormoran. La tech-
nique des ficelles de
botteleuses au dessus des
frayères à truites (espacées
tous les cinq à dix mètres),
pratiquée sur le Doubs
franco-suisse ou sur la Loue,
conserve toujours un pouvoir
dissuasif, mais qui fonctionne
surtout lorsque les oiseaux
sont dérangés régulièrement
par une présence humaine.
Sans elle, ils finissent par
s’habituer. En étant dérangés,
sans doute que la sensation
d’être piégés sous les ficelles
l’emporte. De plus, ces dis-
positifs ne représentent
qu’un très faible linéaire d’un
parcours et généralement,
les oiseaux ont le choix et ne
vont pas tenter de se mettre
en danger alors que l’espace
est libre ailleurs. En grand
lacs, les solutions sont rares
et les oiseaux forts nom-
breux. Les gestionnaires des
lacs de la Forêt d’Orient
(4750 ha d’eau répartis en
trois lacs) en sont rendus à
aleviner avec des sandres et
des brochets adultes, trop
grands pour être consom-
més par les oiseaux ! Il faut
savoir qu’un grand cormoran
consomme entre 400 et
500g de poisson par jour.
Sur un mois, à raison de
450g /J pour une colonie de
1000 oiseaux, le prélève-
ment est de 13,5 tonnes.
Essentiellement marin à l’ori-
gine, le grand cormoran
envahit depuis une vingtaine
d’années les terres de l’en-
semble du territoire national
de l’automne au printemps.
L’efficacité des tirs
Les tirs de régulation sont
efficaces ponctuellement
pour protéger une zone
précise. Là encore, la pré-
sence doit être très
régulière, car les oiseaux
reprennent très vite le che-
min du garde manger dès
que la pression retombe. Il
est illusoire de croire que
les tirs de régulation (d’en-
viron 50 à 500 oiseaux par
département) réduisent les
populations du grand
oiseau. La nature ayant hor-
reur du vide, l’espèce
compense naturellement la
différence par plus de nais-
sances. Les pêcheurs ont
parfois du mal à compren-
dre ce raisonnement, mais
il est parfaitement logique.
Si une espèce aux faibles
exigences biologique (d’au-
tres, c’est le cas des
limicoles, régressent en rai-
son de la destruction de
leur habitat) et qui n’a pas
de prédateur, à le champ
libre pour se développer, les
pertes sont compensées.
Quelque soit la technique de
régulation, d’effarouchement
ou de dissuasion utilisée, on
ne fait que déplacer le pro-
blème chez les voisins. Mais
il est normal qu’une
AAPPMA cherche à protéger
ses truites lorsque celles-ci
sont particulièrement vulné-
rables lors de la fraye
notamment.
Tout comme il n’est pas cho-
quant de protéger un animal
autochtone menacé, (cas
des truites sauvages, des
chabots, des loches, des
ombres ou des vairons) de la
prédation d’un oiseau qui
n’est pas à sa place (même
s’il n’y est pour rien dans
toute cette histoire !).
Ph B.
Protection des rivières et des grands lacs
contre le grand cormoran
Ficelles au dessus de la Loue à
la Piquette. Cette technique
dissuasive fonctionne pour
protéger une frayère par
exemple.
Le tenkara
au banc d’essai
l est des modes qui s’im-
posent par nécessité et qui
finissent par durer. L’His-
toire nous dira si le ten-
kara, technique née au Japon il
y a plusieurs siècles, ancêtre de
la pêche à la mouche moderne
et remise au goût du jour, tien-
dra dans le temps. Cette pêche
rudimentaire, pratiquée à l’ori-
gine avec une longue canne en
bambou, sans moulinet, béné-
ficie aujourd’hui des meilleurs
carbones et de lignes légères
particulièrement discrètes. C’est
ce qui justifie son grand retour,
car partout, des Etats-Unis au
Royaume Uni, de la Nouvelle-
Zélande à l’Afrique du Sud, le
tenkara semble porté par l’élan
du renouveau. En France, c’est
dans la région de Toulouse et
dans les Pyrénées que le tenkara
a fait son apparition notam-
ment sous la houlette de Yvon
Zill et de Maxime Miquel. J’ai
rencontré Maxime à l’occasion
du DVD joint à ce numéro. Il a
“fait la route” jusque dans le
Jura, qu’il ne connaissait pas,
pour me montrer cette tech-
nique, pour laquelle je n’avais
aucun a priori. Maxime
Miquel, ex-champion de France
junior de rugby (avec Carmaux)
s’est donc expatrié pour venir
nous faire découvrir le tenkara
devant un objectif et sur des
rivières qu’il n’avait jamais vues,
très différentes de celles des
Pyrénées. L’invitation n’était pas
piégée, mais tout de même à
risques. Des eaux claires, des
poissons sauvages, une forte fré-
quentation par les pêcheurs, il
n’en faut souvent pas plus pour
compliquer passablement les
choses. Car avec le tenkara, il
faut pouvoir approcher les pois-
sons à quelques mètres. Pour les
détracteurs de cette technique,
ce manque de longueur est
rédhibitoire et c’est d’ailleurs là
leur principal argument. Mais
tous les pêcheurs à la mouche
savent bien qu’en petits et
moyens cours d’eau, la grande
majorité des prises se fait à
moins d’une douzaine de
mètres. Le tenkara permet de
pêcher jusqu’à 9 ou 10 m (4 m
de canne + 5 à 6 m de ligne) et
cela est bien suffisant.
Une très bonne école
Les vertus formatrices du ten-
kara sont immenses. Le lancer
de la mouche, phénomène
complexe pour un débutant
avec un matériel “normal”
devient facile et compréhensible
en quelques heures. Les cannes
pour le tenkara sont à la fois
longues, douces et progressives.
La ligne se compose d’une
queue de rat tressée ou tissée en
fluorocarbone ou en Dacron.
Le fabricant de soies naturelles
Jean-Pierre Thébault produit
des lignes tissées dégressives
pour la pêche au tenkara à la
mouche sèche, en collaboration
avec Tenkara Pyrénées. Cette
ligne reçoit un brin de nylon
chargé de faire la jonction entre
la ligne et la pointe. La lon-
gueur de la canne varie de 3,10
à 4,50 m selon les modèles. Les
plus vendues en France mesu-
rent 3,60 m et 4 mètres. Les
cannes pour la pêche au tenkara
sont uniques en leur genre.
Rien à voir avec une canne de
pêche au coup. La finesse et la
légèreté de l’ensemble, leur
équilibre, en font des produits
très particuliers. Leur action,
plus ou moins de pointe est
indiquée sur chaque canne.
Cela correspond au nombre de
brins “rigides” et souples. Par
Nous ne sommes pas les premiers à parler du tenkara, technique ancestrale ja-
ponaise qui effectue son grand retour à l’heure du carbone haut module. Mais
comme on ne fait pas les choses à moitié, le DVD de ce numéro est consacré
à cette technique qui ne laisse pas les pêcheurs à la mouche indifférents. Une
occasion unique pour tout savoir sur cette pêche d’une efficacité étonnante et
pour tordre le coup à quelques idées reçues.
Par Philippe Boisson
Les gens qui courent au bord de l’eau et
préfèrent mal pêcher avec vingt mètres de
soie dehors plutôt que mieux avec la moi-
tié, ne seront sans doute pas intéressés par
cette technique
Technique mouche
exemple 6 : 4 signifie six brins
“rigides” et quatre souples. Ainsi
équipé, un pêcheur novice qui
aura rapidement compris com-
ment se lance une mouche, sans
forcer, devra se trouver quelques
poissons à se mettre sous l’ha-
meçon. Il apprendra dès lors à
approcher une truite sans se
faire repérer, en avançant lente-
ment et en se cachant. Sur ce
plan, la pêche au tenkara ne
peut produire que des bons
pêcheurs. Les gens qui courent
au bord de l’eau et préfèrent
mal pêcher avec vingt mètres de
soie dehors plutôt que mieux
avec la moitié, ne seront sans
doute pas intéressés par notre
technique. Que voulez-vous, il
en faut pour tout le monde !
Je ne peux que conseiller le ten-
kara aux guides de pêche et à
toutes les personnes chargées
d’enseigner le lancer d’une
mouche. La compréhension du
geste, de l’angle de la canne lors
du lancer (très réduit avec le
tenkara, car c’est la canne qui
travaille pour vous), bref de
toutes ces choses que l’on met
parfois plusieurs années à assi-
miler sont ici beaucoup plus
faciles à comprendre.
Philosophie
L’origine de la pêche au tenkara
au Japon est assez approxima-
tive, mais très ancienne. Cer-
Maxime Miquel de
Tenkara Pyrénées,
une société
spécialisée dans le
tenkara et qui
propose des cannes
japonaises, des
lignes et tous les
accessoires
nécessaires à cette
pratique. Maxime
avec une truite
sauvage d’une taille
respectable qui a
obligé le pêcheur à
courir un peu pour
éviter la casse.
au numéro 20 ! A l’époque de
Wulff (né en 1905 à Valdez, en
Alaska), les rivières regorgeaient
de poissons qui n’avaient jamais
croisé de pêcheurs.
Aujourd’hui, notamment en
France, les poissons sont moins
nombreux et beaucoup plus dif-
ficiles à prendre. Il est dommage
de laisser croire qu’il est possi-
ble de pêcher des grosses truites
avec une canne de tenkara, en
tout cas sur des parcours
publics. Pour cela, il faudrait
être capable de leur faire man-
ger des mouches montées sur
du 16 ou du 18/100. Or, les
vieux poissons ne sont plus des
perdreaux de l’année et la
finesse de la pointe du bas de
ligne est une des clefs pour
déjouer leur méfiance. Tenter
une truite de deux kilos en 10
ou 12/100 avec une canne sans
Mis à part en
grandes rivières
profondes, le tenkara
est praticable
partout. Avec une
canne de quatre
mètres et une ligne
un peu plus longue
que la canne, la
distance de pêche est
largement suffisante
dans la plupart des
situations. Cette
technique permet
de bien aborder
une rivière, de
soigner l’approche et
de réfléchir un peu
plus au placement.
De ce fait, elle est
particulièrement
formatrice. De
même, le lancer
d’une mouche
s’apprend en
quelques heures.
moulinet tient plus de l’incons-
cience que de la sportivité. Si le
jeu consiste à casser neuf fois sur
dix, où est l’intérêt ?
La pêche au tenkara convient
très bien pour prendre des pois-
sons jusqu’à un kilo. Elle
s’adresse surtout aux poissons
petits et moyens. Les cannes
sont faites pour travailler en
douceur un poisson un peu ner-
veux avec une progressivité, qui,
sur une grande longueur, est
beaucoup plus efficace que sur
une canne à mouche de neuf et
même dix pieds. Mais si le
poisson part comme une fusée
vers le large, la casse est alors
inévitable.
La pêche à la mouche
sèche
C’est la technique de base pour
qui veut se familiariser avec le
tenkara. Il existe des lignes spé-
cialement étudiées pour cette
technique. Elles sont de sections
dégressives et auto flottantes.
Les posers sont très doux, très
précis. Le poser de la ligne sur
l’eau ne génère presque aucune
ride sur l’eau. La discrétion dans
la zone de proximité de la truite
est étonnante. Pour gagner un
peu de longueur de pêche et de
pointe, l’ensemble de la ligne
peut être plus long que la lon-
gueur de la canne, d’un à deux
mètres. Les dérives sont ainsi
plus longues, plus naturelles et
cela donne accès à quelques
postes supplémentaires. En
revanche, il devient obligatoire
de prendre la ligne à la main
pour se saisir de sa prise. L’opé-
ration peut s’avérer très délicate
avec de gros poissons.
La pêche à la nymphe
au fil
Disons-le tout de suite, la pêche
au tenkara n’est pas très adaptée
à la pêche à la nymphe à vue. La
faible longueur de la pointe du
bas de ligne ne favorise pas la
qualité des dérives. La distance
de lancer étant limitée, il
demeure impossible de poser
une nymphe loin en amont
d’un poisson sans le couvrir
avec la ligne (cas de la pêche
vers l’amont). En revanche, la
pêche à la nymphe au fil est
redoutable avec une canne de
tenkara. Ces longues cannes de
4 ou 4,50 m permettent de
tenir son repère à l’aplomb du
scion. Les dérives sont donc
parfaites, avec la possibilité de
poser la nymphe en premier,
puis de guider le bas de ligne
avec une grande précision dans
la bonne veine d’eau juste au
dessus de la nymphe. C’est pour
cette raison que dans les cham-
pionnats de pêche à la mouche,
Technique mouche
La pêche à la
nymphe au fil est
redoutable avec
une canne
tenkara.
L’indicateur de
touche se trouve
très proche de la
pointe de la canne.
Les dérives sont
donc d’une grande
précision avec un
alignement parfait
entre la nymphe et
le bas de ligne.
Ces longues cannes de 4 ou 4,50 m permettent de
tenir son repère à l’aplomb du scion. Les dérives sont
donc parfaites, avec la possibilité de poser la nymphe
en premier, puis de guider le bas de ligne avec une
grande précision dans la bonne veine d’eau juste au
dessus de la nymphe
Technique mouche
Et plus on veut pêcher loin,
plus le risque augmente. Avec
une canne de quatre mètres,
tout devient plus facile, à condi-
tion bien sûr de pouvoir appro-
cher les poissons. Dans la
plupart des cours d’eau français,
cela ne pose pas de problèmes.
En pêchant juste au dessus du
repère quasiment toutes les
dérives sont bonnes. Dans cette
configuration, le ferrage se
trouve grandement facilité.
La pêche à la mouche
noyée
C’est la technique utilisée à
l’origine par les pêcheurs japo-
nais. Un peu partout dans le
monde, il a existé des tech-
niques similaires pratiquées avec
de longues cannes sans mouli-
net. Dans leurs ouvrages, Skues
et le révérend Dunford décri-
vent ce qui, en Angleterre, fut la
première pêche à la mouche,
pratiquée avec de longues
cannes en roseau et un train de
mouches noyées. En France, la
pêche avec les “mouchettes de
l’Ain”, montées en train avec
des hameçons à palette et lan-
cées à l’aide d’énormes “gaules”
de cinq à six mètres était une
technique très ancienne, qui
existait avant l’invention des
moulinets et des soies. Il faut
savoir que par le passé, les éclo-
sions étaient des phénomènes
que l’on a du mal à imaginer
aujourd’hui. Etant enfant, j’ai
connu quelques éclosions de
“manne” sur les bords de
l’Ognon et de la Saône. Les
gens fermaient leurs fenêtres et
on avait l’impression qu’il nei-
geait à gros flocons en plein été.
Une épaisseur de 5 à 10 cm de
manne sur la route n’était pas
exceptionnelle ! Tous les pois-
sons de la rivière étaient à table
dans une frénésie totale ! Il est
donc logique que des pêcheurs
aient naturellement cherché à
proposer des mouches natu-
relles ou artificielles aux pois-
sons. Ce n’est pas l’œuvre d’un
seul génie, mais une attitude
normale qui a existé un peu par-
tout.
Les pêcheurs japonais prati-
quent en revanche une pêche à
la mouche noyée sensiblement
différente de la technique tradi-
tionnelle où les mouches évo-
luent vers l’aval. Ils utilisent des
mouches noyées dont la colle-
rette, souvent en perdrix, est
orientée vers l’avant (semblable
aux montages avancé Devaux).
Ces mouches sont parfois les-
tées d’une bille. Elles sont lan-
cées vers l’amont et animées
tout au long de la dérive. Cette
technique peut s’utiliser en
France et en Europe dans des
cours d’eau au courant régulier
et parsemés de rochers.
Pour contacter Maxime
Miquel et Tenkara Pyrénées
http://www.tenkara.fr
Tél. : 06 21 66 99 88.
Merci à Pierre-Emmanuel
Aubry, guide de pêche dans le
haut Jura pour le choix des par-
cours pour ce DVD et son aide
logistique. Tél. : 06 79 65 63 75
ou 03 84 51 56 82. www.jura-
flyfishing.com
Maxime avec
Pierre-Emmanuel
Aubry, le local
de l’étape, qui
découvrait cette
pêche, alors que
sous une pluie
battante,
les truites étaient
de sortie. Page de
droite, on
distingue le repère
orange qui permet
de voir les touches
lorsqu’on pêche à
la nymphe au fil.
Sous la longue
canne, il est
parfaitement
vertical.
Le songe
d’une nuit d’été
(ou quand le rêve
devient realité)
orsqu’on pêche à la
nymphe à vue, la
réalité est bien tran-
chée : la rivière est
vide ou le poisson est
là, mais quel que soit le cas, on
sait pourquoi on parvient à le
faire mordre ou à le manquer. Au
coup du soir, cela devient beau-
coup moins net : le poisson peut
être partout sous les reflets et le
coup de ligne est un peu un
coup de dé. On peut manquer sa
pêche pour un détail ou réussir
sans l’avoir trop mérité. Et puis
le coup du soir c’est un peu la
patrie du pêcheur à la mouche.
Il retrouve la rivière paisible :
oubliés les kayaks multicolores
qui braillent et frappent sur l’eau
de la pagaie, oubliés les curieux
qui se croient obligés de vous
parler de leur expérience de la
pêche de la daurade, oubliée la
gentille petite famille de bai-
gneurs qui trouvent que l’eau de
la rivière est vraiment trop froide
mais qui pataugent quand même
jusqu’aux genoux devant votre
nez. Quand le soleil décline la
rivière est libérée. Elle se donne
pour ce quelle est en toute séré-
nité. Elle est à vous, et à moins
de tomber sur un confrère gou-
gnafier, la paix est au rendez-
vous même les soirs de
bredouille.
Il n’a échappé à personne que le
coup du soir a quelque chose
d’un songe. La partie de pêche se
referme dans le noir. A partir du
moment où tout bascule dans
l’ombre, on commence à se dire
que c’est peut-être la lumière du
grand jour éclos qui est un
songe, une parenthèse coincée
entre deux nuits. Et si la vie est
un songe, pour le pêcheur le
coup du soir est à coup sûr sa
thérapie. Ce n’est pas un hasard
si pour beaucoup le coup du soir
est avant tout une wader-théra-
pie ! Le pêcheur infuse dans un
rêve. La rivière qui l’entoure
semble le porter.
Pour être honnête, je ne sais pas
si l’histoire qui va suivre s’est
produite ou bien si j’ai rêvé tant
les poissons capturés au coup du
soir sont taillés dans la même
Récit
A partir du moment ou tout bascule dans l’ombre,
on commence à se dire que c’est peut-être
la lumière du grand jour éclos qui est un songe,
une parenthèse coincée entre deux nuits
C’est une de ces histoires qui n’arrive jamais. Ou
rarement. Ou si rarement qu’il vaut mieux faire
croire qu’elle n’arrive jamais pour ne pas tromper
le lecteur. Une de celles qui se produisent surtout
dans les magazines sous la plume de rédacteurs en
mal de trophées. Mais qu’on les pardonne, ce n’est
pas totalement leur faute si le coup du soir est pro-
pice aux hallucinations !
matière labile que les rêves. Tou-
jours est-il que ce soir-là, les
gobages étaient très clairsemés. Il
y avait encore quelques mouches
mais qui n’intéressaient per-
sonne. Puis ce fut le calme plat.
La lumière baissait, je suivais
avec de plus en plus de difficul-
tés les dérives de ma mouche. Je
venais juste de poser. Je la
voyais… Mais en un battement
de paupière il me sembla qu’elle
n’y était plus. Il ne s’était rien
passé. Pas de gobage, pas une
ride. A la place de mon artifi-
cielle, il y avait comme un
minuscule entonnoir d’air. Là,
vous commencez à vous doutez
un peu de la suite, à savoir
qu’entre la disparition de ma
mouche et l’apparition de cet
entonnoir, il n’était pas impossi-
ble qu’un lien puisse être établi…
Mais ce que vous ne savez sans
doute pas c’est que le temps lui-
même fut happé par ce minus-
cule tourbillon et moi avec lui si
bien que le cours de la rivière
sembla se suspendre et l’espace
tout autour se dilater. Vous
connaissez Moïse, vous savez cer-
tainement que quand les eaux
s’entrouvrent ce n’est jamais sans
raison, mais ce qu’on connaît
moins c’est le sentiment d’éter-
nité que produit ce phénomène.
C’est comme si j’avais pêché plus
d’un quart de siècle pour voir
converger mes lancers, mes
hameçons, mes heures, mes jours
et mes espoirs dans ce petit tour-
billon d’air. Un tourbillon sans
plus de raison qu’une éclabous-
sure ou une écume à la surface
mouvante des courants. Je
n’avais pas même besoin de fer-
rer puisque le temps était sus-
pendu pour de bon et que plus
rien ne pouvait se passer. Quel
étrange instant ! Le siphon ne se
refermait pas. Ma mouche avait
rejoint son lieu naturel. Je n’avais
aucune raison de vouloir la sous-
traire à ce prodige.
Alors pourquoi ai-je ferré? Il
faudrait poser la question à mon
bras car consciemment je n’ai
presque rien fait. Le pêcheur est
aussi un animal qui a ses réflexes.
Quand le fil s’est raidi, le temps
s’est remis en marche et la rivière
a recommencé à couler car à
l’endroit où ma mouche avait
disparu, il y avait maintenant un
La torpeur se changea en sueur froide quand je
compris que ce que je prenais pour le ventre blanc
d’une truitelle de dix ou quinze centimètres était
en fait le blanc de la gueule d’une grande truite
comme un diable, stoppant deux
fois son élan juste sous la surface
pour secouer la tête comme un
cheval fou avant de repartir dix
mètres plus bas en trois coups de
queue. Parvenu au bas de son
domaine, elle décida de ne pas
dévaler plus aval et croisa le che-
nal de tout son large. Sa dorsale
comme une voile fendait l’air qui
de minute en minute prenait la
couleur d’un coton bleu. Je des-
cendis à grandes enjambées
jusqu’à elle, mais la rivière était
devenue une contrée nocturne et
arrivé à sa hauteur, je ne vis plus
grand chose que de l’eau remuée
et une masse noire qui ondulait
pesamment et secouait plus
docilement la tête. Cette fois elle
ne vit pas arriver l’épuisette et
explosa de rage dans le filet. Je la
traînais à mi eau, sur une petite
plage pour mieux la voir et la
palper : il fallait deux mains pour
en faire le tour ! Le bécard cour-
roucé semblait m’ignorer, il ser-
rait les dents sur ma mouche et
remplissait malgré lui l’épuisette.
Quel miracle! Une jubilation
venue d’aussi loin que l’enfance
Récit
Dans la pénombre, je souriais en pensant
qu’une fois tout les vingt-cinq ans la pêche
à la mouche puisse être aussi facile !
sont manquées ou absentes, sur-
tout si on reste les deux pieds
dans le même sabot. En se déca-
lant un peu, pour garder le
même angle, le fameux truc
peut à nouveau marcher.
Dans un tout autre registre, le
fait de poser la canne au cul de
la barque pour changer de poste
en ramant en laissant sa mon-
ture Drachkovitch livrée à elle
même, a permis de sauver des
journées de bredouilles par des
beaux brochets séduits par cette
nage très particulière. Bon d’ac-
cord, c’est interdit, mais on l’a
tous fait… J’ai retrouvé ces sen-
sations oubliées en pêchant le
saumon à la mouche en Russie.
Sur les très grands pools, les
guides amènent leurs pêcheurs
en canots pneumatiques sur les
meilleures zones, inaccessibles
depuis la rive. En laissant traî-
ner ma “red Françis” derrière le
canot, j’ai ainsi pris des sau-
mons.
Quelque chose d’in-
définissable plaît à ce
poisson fantasque, tout
comme au brochet, lorsque
la mouche ou le leurre
ralentit et accélère d’une
certaine façon sous l’effet
des coups de rames…
ligne se détend suite à l’impul-
sion. Il s’en suit un moment de
“flottement” avant que le coup
de rame suivant ne redonne à
nouveau de l’élan. Cette récu-
pération mérite d’être observée
et reproduite en tenant sa canne
à la main.
De leurs côtés, les pêcheurs de
sandres à la verticale savent bien
à quel point les touches ont par-
fois lieu lorsque l’esprit est
occupé par quelque chose
d’étranger à la pêche. A ce sujet,
j’ai remarqué que le téléphone
portable était un bon moyen
pour avoir des touches ! J’aime
envoyer des sms lorsque les
poissons présents sous le bateau
ne veulent rien savoir… La
déconcentration permet sou-
vent de prendre plus de pois-
sons, ce qui est un comble
lorsqu’on prétend avoir établi
une véritable stratégie qu’on
s’applique à respecter avec le
plus grand des sérieux ! Ce phé-
nomène étrange et perturbant
résume à lui seul le fait que bien
souvent, les leurres sont animés
par un schéma “rigide” que l’on
pense être le bon et qui mal-
heureusement s’avère beaucoup
trop artificiel.
Comment trouver le bon équi-
libre en pêchant en lancer/
ramené avec un shad et une tête
lestée. La plupart des pêcheurs
pratiquent une technique qu’ils
rendent mécanique et se sou-
cient très peu du ressenti du tra-
vail du leurre. Normal, on leur a
dit que c’était le meilleur ! Tout
Un leurre pris
“pleine gueule”
signifie que l’on a
trouvé un bon
compromis entre
animation,
distance, angle de
lancer et de
récupération. Et
souvent cette
distance idéale est
relativement
proche du
pêcheur.
Il faut saisir le moment de grâce
où vous allez trouver le truc
qui “parle” au poisson
Technique leurre
tique qu’il indique au pêcheur
le comportement qu’il adopte
dans l’eau. Les battements de sa
caudale, ressentis dans la canne,
nous disent si sa nage est trop
lente, trop rapide ou normale.
Mais là encore, qu’est-ce qu’une
nage “normale” ? En réalité, il
doit pouvoir nager le plus natu-
rellement du monde, en prenant
son temps. Le lestage idéal doit
lui permettre de devenir très
naturel.
Ensuite, l’angle de
lancer doit favoriser le
passage sur le poste avec
la possibilité d’explorer
convenablement le relief
sans être retenu par une
trop forte tension de la
bannière, ou au contraire
plaqué sur le fond par le
courant.
Tout cela ne s’apprend
pas en deux sorties et si je dois
vous donner deux conseils, ce
serait d’une part de choisir des
postes qui se situent à faible dis-
tance (10 à 20 m maximum) et
d’autre part de vous entraîner sur
un poste que vous connaissez
bien. Chaque poste est différent.
Certains sont faciles à aborder et
à “comprendre”, alors que d’au-
tres sont plus complexes, soit en
raison de veines de courants
contraires ou d’obstacles dont le
contour est difficile à suivre.
Avec le sandre,
la réussite tient
à peu de choses.
L’été, la pêche à
la tombée de la
nuit permet de les
trouver actifs
dans peu d’eau.
La pêche aux
leurres souples
faiblement lestés
(1,5 à 5 g) est
très agréable à
pratiquer à courte
distance. C’est
une bonne école
pour comprendre
pourquoi certains
lancers sont
meilleurs que
d’autres.
Malheureusement,
cette pêche ne
dure jamais
longtemps en
raison de l’heure
légale de
fermeture de la
pêche.
Ci-contre, la
pêche avec un
montage texan
(lesté ou non)
permet de bien
comprendre à
quel moment ont
lieu les touches,
notamment à la
descente du leurre
dans un herbier,
à condition
d’opérer avec le
grammage idéal.
A quelques mètres près
En bateau, le positionnement
sur un poste est parfois très aléa-
toire, sauf si on se fie à un point
GPS. La pêche d’un même
poste avec un shad en
lancer/ramené peut changer
radicalement selon la distance à
laquelle il est abordé. En admet-
tant qu’à dix mètres vous enre-
gistrez des touches, il est
probable qu’à quinze, il
devienne très difficile de repro-
duire les mêmes passages. L’an-
gle que forme la bannière par
rapport à la surface de l’eau se
trouve beaucoup plus ouvert.
Suite à une animation, le leurre
a tendance à s’emballer. Au lieu
de redescendre naturellement
un peu plus loin, il survole, car
la ligne le tire inéluctablement.
Avec le matériel actuel, il
est enfantin d’expédier son
leurre au diable vauvert,
mais les longues distances
sont rarement productives.
Sur ce point, la pêche aux
leurres rejoint aussi la
mouche. Pourquoi vouloir
Quelque soit le
type de leurre, il y
a toujours une
façon de pêcher
qui prévaut sur
les autres. Un gros
brochet normand
pris avec un
jerkbait.
Il faut pêcher court
pour bien pêcher
Technique leurre
pêcher loin, alors qu’on a
déjà du mal à pêcher à une
distance raisonnable ?
cas de la pêche avec des leurres
souples de type shad est très
intéressant car contrairement
aux poissons nageurs et autres
spinnerbaits, c’est surtout à
vous de les faire pêcher conve-
nablement. Ceci étant, même
Avec le matériel
de pêche aux
leurres actuel, on
est tenté de pêcher
loin ! C’est
souvent bon qu’à
très mal pêcher,
sans aucun
contrôle de la
vitesse du leurre
et du relief du
fond.
Les pêcheurs à la
nymphe “au fil”
sous la canne
savent bien à quel
point la distance
de pêche est
limitée. En
allongeant un
peu, la nymphe
ne parvient plus à
couler et les
touches se font
plus rares. La
pêche des
carnassiers aux
leurres souples est
soumise aux
mêmes lois, avec
toutefois, une
marge beaucoup
plus importante.
Être ou ne pas être
dans la bonne veine
avec un spinnerbait, leurre école
qui pêche tout seul, il existe
toujours une vitesse idéale
(comme avec une cuiller tour-
nante) très précise, qui plait aux
brochets, et qui se situe entre
trop vite et pas assez.
180° de possibilités et une
grande marge d’erreur
Depuis une rive, un leurre peut
se lancer sur quasiment 180°, de
l’amont jusqu’à l’aval. En eau
morte, tout est possible sans que
cela n’ait d’incidence sur la nage
des leurres (sauf en cas de vent).
En rivière, il en est tout autre-
ment. Le courant peut peser sur
la ligne (cas de la pêche vers
l’amont) ou au contraire la rete-
nir (aval). Et cela perturbe la
nage du leurre. Il peut être pra-
tique d’opérer vers l’amont
pour passer un leurre dans un
couloir d’herbiers, dans le sens
du courant, ou pour suivre un
tombant sans le prendre systé-
matiquement du moins pro-
fond vers le plus profond. Mais
pour un poste immergé, rien ne
vaut une pêche perpendiculaire
à la rive lorsqu’on pratique une
pêche du sandre avec un shad,
pour rester dans l’exemple
donné plus haut. Là encore, la
pêche à la mouche nous donne
un élément de réponse.
pêche à la nymphe au fil à
la “roulette” ou au toc est
une très bonne école pour
pêcher aux leurres !
Après
un lancer vers l’amont, la
nymphe dérive en coulant pour
finalement se stabiliser à proxi-
mité du fond et quasiment à
l’aplomb du scion. C’est la
phase n°1. La phase 2 est la par-
tie réellement pêchante, durant
laquelle la nymphe passe cor-
rectement avec le bas de ligne
qui peut transmettre les
touches. La phase 3 signe la fin
de la dérive, avec le courant qui
tend le bas de ligne et la
nymphe qui amorce une
remontée rapide. Avec un leurre
ou une nymphe, cette remontée
crée parfois un réflexe d’agressi-
vité car la proie semble fuir vers
la surface. Les perches réagissent
bien à ce genre de fuite, mais
attendent souvent que la chose
s’arrête ou change de cap pour
s’en emparer. On a tous été sur-
pris par des poissons qui suivent
un leurre qui arrive au bateau
en partant du fond. Pour com-
prendre pourquoi la distance de
pêche est si importante avec
toutes les techniques qui
demandent un suivi précis de la
ligne, le cas de la pêche à la
mouche “à la roulette” est impa-
rable. En pêchant ne serait-ce
que un mètre plus au large que
l’aplomb de la canne, tout
devient beaucoup plus com-
plexe. La nymphe tarde à s’im-
merger, la proximité avec le
fond devient très aléatoire, la
plupart des touches sont indé-
tectables. Pourquoi ? La pointe
du bas de ligne se trouve à che-
val sur une ou plusieurs veines
de courant au lieu d’être dans
l’axe d’une seule, sans aucune
contrainte. Tout est là.
En conclusion, on a tous inté-
rêt à pêcher en réfléchissant un
peu plus à ce que l’on fait et à
ne pas reproduire bêtement des
choses qui ne marchent pas. A
méditer pour toutes les journées
où les carnassiers ne sautent pas
sur tout ce qui bouge. Et Dieu
sait si elles sont nombreuses !
Même en
réservoir, plans
d’eaux pourtant
peuplés de
poissons d’élevage,
les touches sont
plus nombreuses
lorsqu’on a trouvé
le bon angle de
lancer et la bonne
récupération.
FOCUS
La pêche avec des leurres souples
montés avec des hameçons
texans (la pointe est logée sous le
plastique ou dépasse très légère-
ment) n’est pas une histoire d’ap-
proximation. Le montage doit per-
mettre une liberté totale du leurre,
de passer dans les herbiers ou les
branches sans s’accrocher et per-
mettre un ferrage efficace. Tant
qu’il s’agit de pêcher les herbiers,
les bons modèles sont nombreux,
mais avec les branches, c’est une
tout autre affaire. Le Owner Beast
est l’exemple parfait de l’hameçon
très efficace dans les herbes mais
inopérant dans les branches. Sa
pointe relève d’un ou deux degré.
C’est peu, mais largement suffi-
sant pour s’accrocher. Comme
tous les hameçons à hampe
courbe (“wide gape”), il pivote
d’un demi-tour au contact d’une
branche et la pointe trouve alors
une cible. Après de multiples
essais, je suis tombé, un peu par
hasard sur deux pochettes de
5135 chez mon détaillant. Cet
hameçon, qui, selon Owner
convient aux leurres en forme de
vers, s’avère très bien adapté à
certains shads fins (Yamamoto
Swimming Senko, Keitech Easy
Shiner). Ça tombe bien, ils font
partie des meilleurs pour explorer
des tas de branches ! Le système
de ressort Twislock est situé sur la
hampe. Il assure une tenue par-
faite du leurre, garante d’une
grande longévité. La pointe du
5135 n’est pas parallèle au dos du
leurre mais se trouve en biais,
comme sur un hameçon shacky
head. Il passe réellement partout
sans s’accrocher et les touches
qui on lieu fil légèrement détendu
se concrétisent par des captures
(fil tendu c’est moins évident,
comme avec tous les texans).
Avec cet hameçon idéal, j’ai pu
prendre des black-bass, des
perches et des brochets dans les
pires embâcles. Il existe du 1/0 au
5/0. La taille 3/0 est bien adaptée
aux leurres de 10 centimètres
(environ 4 pouces). De forme simi-
laire, la version 5136 est dotée
d’un fer plus gros.
La distribution de ces hameçons
laisse franchement à désirer en
France comme au niveau mondial.
Il est surprenant qu’un produit
aussi unique (l’équivalent n’existe
pas) se retrouve “sold out” sur le
site Owner Shop, bradé à deux
dollars la pochette au milieu d’im-
probables montages pour le wal-
leye, un an après sa sortie… Un
conseil, ne tardez pas, car sa car-
rière risque d’être courte !
Pour qui, pour quoi ?
Il est fort probable que les
pêcheurs de black-bass améri-
cains ou japonais préfèrent utiliser
des worms hooks à hampe droite
pour armer les imitations vermi-
formes, voire comme on le voit
dans les vidéos, pêcher les
branches immergées avec de gros
rubber jigs. Lancer un shad très
faiblement lesté dans un tas de
branches dans l’espoir d’en extir-
per un carnassier quelconque (en
France, on est pas difficiles !) ne
correspond certainement pas à
une technique très répandue à tra-
vers le monde ! Il est donc normal
qu’une grande maison comme
Owner retire du marché les pro-
duits marginaux. A bien regarder
leur gamme d’hameçons texans,
les modèles sont finalement peu
nombreux. Il en est de même chez
Cet
hameçon,
qui, selon
Owner
convient aux
leurres en
forme de
vers, s’avère
très bien
adapté à
certains
shads
(Yamamoto
Swimming
Senko et
Keitech Easy
Shiner). Ça
tombe bien,
ils font partie
des meilleurs
pour explorer
des tas de
branches !
Owner 5135 et 5136, les texans mal
aimés et pourtant parfaits !
Dans la collection du fabricant japonais d’hameçons Owner, deux références
sont passées presque inaperçues depuis leur sortie il y un peu plus d’un an.
Ces hameçons sont pourtant quasiment les seuls à pouvoir passer au milieu des
branchages sans s’accrocher. Pourquoi sont-ils aussi impopulaires ?
Le 5135, avec son système Twislock qui assure un excellent maintien du leurre. Cet hameçon
passe vraiment partout, en particulier au travers des branches immergées. Avec un hameçon
texan “normal”, les accrochages sur du bois sont monnaie courante, surtout avec ceux dont la
pointe remonte légèrement. Avec le 5135, la pointe est logée sous le plastique. En cas de
pivotement du leurre sur une branche, il ne risque pas l’accrochage. A utiliser avec des leurres
très souples. Pour ce montage, le Keitech Easy Shiner est parfait (mou, fin et fendu en dessous
pour dégager de l’espace à la touche).
Il y a des mouches pour capturer des poissons
et d’autres pour attraper les pêcheurs. Ce livre
est la première encyclopédie des mouches qui
pêchent. Parce que leur montage a été réalisé
avec le souci de leur efficacité dans ou sur
l’eau, plutôt que pour faire joli dans les boîtes.
Ce sont en règle générale des montages assez
simples, mais dont il convient de respecter les
proportions et l’origine des matériaux.
La quasi-totalité des grandes mouches de
pêche, qu’il s’agisse de la peute d’Henri Bres-
son, de la pheasant tail de Franck Sawyer, de
la 929 d’Aimé Devaux et de beaucoup d’au-
tres, sont des modèles “d’ensemble” qui n’imi-
tent pas les détails d’un insecte, mais qui
proposent aux poissons une forme, un impact
sur l’eau, des teintes, qui font toute leur effi-
cacité.
Vous trouverez dans cette
Encyclopédie des
mouches… qui pêchent,
de nombreuses
variantes d’un même modèle. Toutes peuvent
avoir un intérêt selon le type de cours d’eau
pêché. Ces montages ont été réalisés par deux
pêcheurs, Bernard Dalmas (le Breton) et Phi-
lippe Boisson (le Franc-comtois) qui, l’un
comme l’autre, accordent beaucoup d’impor-
tance aux mouches qu’ils utilisent. Un souci
du détail, de l’infime variante de teinte, du
millimètre de trop ou manquant, parce que
mouche de pêche ne veut pas dire approxi-
mation, loin de là! Voici 464 pages pour vous
immerger dans l’univers des mouches utiles,
qui vous permettront de partir à la pêche l’es-
prit serein. Les deux auteurs doivent la recon-
naissance de leur talent à ce choix de créer et
de réaliser des mouches artificielles entière-
ment vouées à la séduction des poissons.
Nous avons voulu que cette encyclopédie soit
accessible aux monteurs de tous niveaux.
Ainsi, une place importante est réservée au
“tour de main” et à la bonne utilisation de
certains outils.
Dix catégories de mouches : mouches sèches,
émergentes, nymphes, mouches noyées, strea-
mers, terrestres mouches à saumons, à truites
de mer, à brochet et pour la pêche des espèces
marines. Pour autant, quelque soit la catégo-
rie, les modèles choisis s’adressent avant tout
à la pêche en France ou en Europe. Et sou-
vent “nos” mouches sont souvent utiles par-
tout dans le monde.
Parution : fin septembre 2014
Caractéristiques techniques :
Format : 200 mm x 280mm
464 pages
A ne pas manquer !
Voici l’encyclopédie qui manquait aux pêcheurs à la mouche, avec
464 pages de fiches de montage consacrées aux mouches avec les-
quelles on pêche réellement. Tous les modèles sont éprouvés et
conviennent pour la pêche en France, en Europe et un peu partout
dans le monde. Un ouvrage conséquent et unique en son genre.
Quai des Plumes
L’encyclopédie
des mouches…
qui pêchent
(avec leurs montages)
Mouches sèches •
Emergentes
• Nymphes •
Mouches noyées
• Streamers
Philippe Boisson & Bernard Dalmas
Bon de commande page 80.
Réf. : 110 310
Où pêcher
Simplicité, modestie, et
enthousiasme caractérisent,
Charlie Leslie, ce pionnier
de le pêche au permit. En
effet, nous sommes en face
d’une « pointure » qui, dès
les années 1970 a fait assez
d’observations sur le permit
pour comprendre comment
le leurrer. Muni d’un
masque et d’un tuba, il a
observé que ces poissons se
mettaient à la verticale avant
d’aspirer leurs proies et de les
broyer, mais aussi comment,
parfois, ils les rejetaient en
une fraction de seconde
quand elles ne leurs conve-
naient pas. C’est durant
cette période que quelques
experts en la matière, dont
Charlie Leslie, Lefty Kreh,
Chico Fernandez, se réuni-
rent tels des scientifiques
devant un problème à éluci-
der pour partager chacun
leurs compétences. C’est
ainsi que grâce à eux, on a
réussi à pêcher à la mouche
les premiers permits. Nous
aurions volontiers écouté
Charlie toute la nuit, mais il
ne restait qu’une heure de
jour pour tenter des tarpons
qui viennent roder le long
des mangroves, à 100 m du
lodge, au moment ou les
“sardinas” en sortent juste-
ment. Charlie nous
accompagne et nous pro-
digue ses conseils. Les
chasses sont nombreuses et
la pêche très excitante. Le
programme de la journée du
lendemain est simple : après
un bon café, nous allons dire
bonjour aux tarpons, puis
on s’offrira un bon petit
déjeuner pour tenir le coup
avant d’aller traquer les per-
mits. Il est déjà 10 heures et
cela fait une dizaine de
minutes, moteur au ralenti,
que nous longeons, la bor-
dure d’un petit flat lorsque
nous voyons le premier “ner-
Des poissons nombreux, des guides compétents et
un endroit superbe. La recette d’un séjour réussi.
En bas et à gauche sur la photo, Charlie Leslie,
le responsable du lodge, qui compte parmi
les pionniers de la pêche du permit à la mouche.
Où pêcher
vaises conditions ne sont pas
systématiquement catastro-
phiques. Souvent l’approche
des permits à pieds est pos-
sible. En fonction de la ma-
rée, cette option est tou-
jours valable. En choisis-
sant les bons endroits au
bon moment, il est possible
de repérer des “taillings” ou
des mouvements à la sur-
face. Marlon venait de re-
pérer trois permits qui s’ap-
prêtaient à rejoindre les
flats. Toujours aux aguets, je
lance en une poignée de se-
condes mais les poissons
changent de direction. Sans
comprendre pourquoi j’ai
ferré tout en strippant la
mouche, je me retrouve
avec un permit au bout de
ma ligne. Après 10 mn d’un
combat incertain sur ces pe-
tits flats et des rushs digne
de Hussain Bolt, le poisson
montre des signes de fa-
tigue. En l’amenant au ba-
teau, il se reprend et passe
sous la coque ! Je plonge
aussitôt la canne dans l’eau
au niveau de la proue pour
ne pas qu’il la casse et le
laisse s’échapper sans com-
prendre ce qui est en train
de se passer car Carlito
vient de plonger dans l’eau
et ne refait pas surface !
“Pas de problème” (comme
toujours…) me dit Mar-
lon, “ta soie s’est coincée
sur une pièce métallique
sous le bateau et Carlito
vient de la dégager. Lève
bien la canne pour ne pas
qu’elle se mette entre les
coraux. ” Poursuit-il.
Je reprends vite le contact
et pompe, pompe durant
cinq minutes de plus pour
enfin ramener le permit
dans l’épuisette. A cet ins-
tant la joie est telle sur le ba-
teau qu’on dirait qu’on
vient de gagner le cham-
pionnat d’Europe de Hand-
ball ! A présent nous
sommes devenus une équipe
qui gagne et d’ailleurs nous
allons le prouver dès le len-
demain en prenant un autre
permit qui a sauté sur le
crabe au premier lancer. Un
autre permit sera perdu.
Et question tarpon nous
direz-vous car l’endroit se
nomme bien Tarpon Cay
Lodge ?
Nous n’avons pas grand-
chose à raconter à leur sujet
car nous étions très accapa-
rés par les permits. Mais
après un début de séjour
très excitant, ils ont été très
discrets en raison de la
pleine lune qui leur permet-
tait de se nourrir durant la
nuit. Nous en avons perdu
trois autres et pris un. De
quoi nous donner l’envie de
revenir, car rares sont les
lieux dans le monde où ces
diables de poissons se
retrouvent si souvent à por-
tée de lancer !
Un peu de technique
Permit
Lancer loin et avec préci-
sion même lorsqu’il y a du
vent est indispensable. Il
faut donc avoir une parfaite
maitrise de la double trac-
tion, du lancer parallèle à
l’eau à faible hauteur et sur-
tout être capable de le faire
avec le moins de faux lan-
cers possibles car les permits
qui sont les proies favorites
des requins sont sans arrêt
sur le qui-vive et s’effraient
très facilement.
L’animation de la mouche,
un crabe bien souvent,
doit lui donner vie. Pour
cela faire un à trois petits
strips très courts entrecou-
pés de courtes pauses. Au
moindre doute et sans
hésitation il faut ferrer en
gardant la canne basse et
en faisant juste un strip
plus rapide et un peu plus
long (30 cm environ). Au
pire si le permit n’a pas
mordu il ne sera pas
effrayé et pourra continuer
à voir le crabe qui reste
attractif. Ceci est essentiel
et peut être que c’est l’un
des secrets de cette pêche si
difficile. Même si on passe
à côté de beaucoup de
poissons qui prennent et
rejettent la mouche en une
fraction de seconde sans
qu’on s’en aperçoive, il ne
faut pas s’attendre à sentir
un “toc” très net lorsqu’ils
mordent, car on a pour le
Bélize, ex Honduras
britannique, est un petit
pays qui borde la mer
des Caraïbes. Il partage sa
frontière avec le Mexique
au nord et le Guatemala
au sud. Le pays a été
dévasté en 2000 par
l’ouragan “Keith”.
Autres poissons :
Bonefishs, carangues et
trigger fish sont également
présents sur la zone.
Il faut donc prévoir une
canne de puissance 7-8.
Pour les carangues, le
matériel utilisé pour la
pêche du permit convient
très bien.
Les mouches
Pour les permits toutes les
imitations de crabes et de
crevettes (merkins…) sont
« prenantes»à condition
de ne pas être trop lourdes,
comme le sont souvent les
modèles en époxy. Un
montage anti herbe est
indispensable.
Pour les tarpons des
imitations de petites sar-
dines sont incontour-
nables (gummy minnow),
sans oublier bien sûr les
classiques clouser min-
nows, toutes montées sur
d’irréprochables hame-
çons type Gamakatsu par
exemple.
Bon à savoir
Où aller
Sans hésitation parmi tous les voyages de
pêche en mer qu’on a pu faire, Tarpon Caye
Lodge est le meilleur endroit que nous
connaissons. Pêcher autant de permits en
dehors du “prime time” est absolument in-
croyable. Et lorsqu’on sait qu’au printemps
la pêche est bien meilleure avec de gros
tarpons migrateurs de retour dans le sec-
teur se nourrissant tout près du lodge, on
n’a hâte d’y retourner le plus tôt possible !
De plus, les relations avec les guides et le
personnel sont spontanées, vraies, chaleu-
reuses et souvent joyeuses. Rien à voir avec
la courtoisie, pas désagréable d’ailleurs,
mais impersonnelle façon nord-américaine
que l’on retrouve dans la plupart des lodges
des caraïbes.
Adresses :
Tarpon caye lodge
est vraiment le lodge
incontournable pour qui aime la pêche du
permit et du tarpon. C’est surement l’en-
droit où on a le plus de chance de réaliser
ses rêves dans d’excellentes conditions et
avec souvent la possibilité d’approcher les
permits à pieds, ce qui n’est pas si fréquent
habituellement.
www.tarponcaye.com
[email protected]
El Pescador :
ce lodge situé au nord de Be-
lize sur Ambergris Caye propose aussi la
pêche des permits et des tarpons mais
dans des conditions plus classiques, peu
différentes de ce qu’on peut voir au
Mexique ou dans d’autres lieux au Belize. Il
est peut être judicieux de choisir cet endroit
si on recherche à tout prix le confort ou si
on désire se rendre dans le coin en famille.
www.elpescador.com
Quand y aller ?
Je dirais toute l’année en dehors de la pé-
riode des pluies et des ouragans car même
lorsque nous y sommes allés en novembre,
mois soit disant pas très bon, ce fut excel-
lent malgré la pleine lune… !
Le meilleur moment se situe au mois d’avril
et mai car les gros tarpons migrateurs sont
présents, ce qui permet de diversifier la
pêche.
Comment y aller ?
Plusieurs compagnies desservent Belize via
les Etats Unis.
Pour se rendre aux lodges à Placencia ou
Ambergris Caye se mettre en contact avec
Tropic Air : www.tropicair.com
mieux la sensation que la
mouche vient d’accrocher
un élastique.
Deux cannes de 9 pieds
pour soie de # 9 – 10 doi-
vent être gardées à portée
de main avec chacune une
imitation différente de
crabe.
Cela permet d’être très
réactif si une mouche
accroche un corail ou
lorsque des poissons ont
refusé la première mouche.
Tarpon
Il faut sortir la grosse artil-
lerie, canne de 9’ soie #12,
car ils sont parfois
énormes, surtout au prin-
temps.
Les tarpons opèrent en
deux temps lorsqu’ils se
nourrissent dans des bancs
de petits poissons. Ils fon-
cent d’abord dans le tas en
donnant de grands coups
de queue qui assomment
ou tuent ce fretin, puis
reviennent immédiatement
les manger. Le but est donc
d’imiter un poisson en
train de mourir et pour
cela il est conseillé de faire
une ou deux courtes tirées
entrecoupées de pauses de
2 à 3 secondes.
J’ai souvenir qu’un soir,
en attendant d’éventuels
marsouinages, j’avais
laissé ma mouche dans
l’eau qui coulait naturelle-
ment vers le fond
lorsqu’un gros tarpon
invisible s’en saisit !
Si techniquement cette
pêche n’est pas très diffi-
cile, bien ferrer un tarpon
et le combattre demande
du sang froid, de l’endu-
rance et une habitude à
contrôler la tension de la
ligne lors des rushs ou
des sauts.
Où pêcher
chée, la Grande Casse, la
Levanna,etc.). On est
donc ici clairement en
milieu alpin, et cela influe
énormément sur le régime
de l’Arc, qui subit la fonte
des neiges et des glaciers
durant les mois de la saison
estivale. L’Arc se pêche
donc au printemps, de
l’ouverture jusqu’à fin mai,
puis en septembre et
jusqu’à la fermeture début
octobre. Une dérogation
existe pour certaines
rivières alpines comme
l’Arc, dont la pêche ferme
plus tardivement que sur
les autres rivières, en raison
de cette particularité. En
été, l’eau ressemble à du
lait de béton et les truites
doivent être un peu diffé-
rentes des autres pour vivre
dans ces eaux! L’Arc char-
rie des millions de mètres
cubes de matériaux lors des
crues. L’habitué des rivières
de plaine ne peut imaginer
à quel point ce cours d’eau
transporte d’énormes élé-
ments minéraux. La rivière
se réorganise partout où un
lit majeur (sorte de pla-
teau) est possible. Et les
pêcheurs la redécouvrent
chaque saison, voire plu-
sieurs fois dans la saison.
Seules les sections encais-
sées entre des falaises ou
d’énormes blocs sont “sta-
bles”. La reproduction des
poissons dans cette rivière
est donc très aléatoire.
C’est pourquoi un alevi-
nage vient soutenir les
populations en place. Il
concerne la truite fario et la
truite arc-en-ciel. L’ombre
a fait l’objet d’une intro-
duction (et non
d’alevinages répétés). Les
frayères de sujets adultes
observés lors du tournage
du DVD avec Didier Cha-
pel laissent penser que son
implantation semble bien
partie, mais comme pour
la truite, l’ombre devra
s’adapter à ce milieu aussi
capricieux que tourmenté.
Ci-dessus, dans les gorges,
la rivière prend une tout
autre allure.
Didier Chapel (page de droite)
avec une belle fario du par-
cours no-kill de Termignon.
s’agit d’un grand lac de
montagne qui demande
une connaissance parfaite
des lieux et des habitudes
des poissons. Un guide de
pêche est ici indispensable.
Le lac blanc
à Termignon
Perché à 2246m d’altitude,
le Lac Blanc est typique-
ment un lac de montagne
naturel qui se pêche unique-
ment durant les mois d’été.
Depuis Termignon, prendre
la route de Bellecombe
jusqu’au parking de Créotet.
Il faut ensuite compter
30minutes de marche pour
atteindre le lac. La pêche à la
mouche se déroule à la
mouche sèche mais aussi à
vue si le vent ne vient pas
jouer les trouble-fête.
Le lac des Amoureux
Un petit plan d’eau aux
couleurs des Maldives, juste
à côté du parcours no-kill
de Sollières-Sardières. Eaux
cristallines et pêche à vue
font très bon ménage au lac
des Amoureux. En
revanche, sachez que ce
plan d’eau est surtout un
lieu de jeux, bronzette,
pédalos et pêche de la truite
“au kilo” et à toutes sortes
d’appâts. La pêche à la
mouche en toute tranquil-
lité est surtout possible hors
saison touristique.
Tél. : 0674014144.
E-mail:
[email protected]
Les bonnes adresses
Fédération de pêche de Savoie
Avant toute chose, il est bon de rappeler que la Savoie ne fait partie d’aucune réciprocité
avec d’autres départements. Il faut donc prendre une carte spécifique, à la journée, à la se-
maine, au mois ou à l’année.
www.savoiepeche.com
Guide de pêche
Didier Chapel
Un des guides “historiques” de Rhône-Alpes, qui propose également le Guiers, le vieux
Rhône, le Chéran dans le massif des Bauges ou les lacs d’altitude.
Tél.: 0625064771. www.savoiepechemouche.com
Office de tourisme et hébergements
Les truites de l’Arc ne se tien-
nent pas uniquement dans les
zones profondes. Si une éclosion
se déclenche, la pêche se déroule
près des rives dans peu d’eau.
Page de gauche au milieu, le
lac des Amoureux et ses eaux
cristallines.
FOCUS/
montage
Etapes de montage
1. Je préfère un fil de cuivre foncé. Celui-ci provient d’un vieux
moteur électrique.
2. Sur un hameçon de forme standard (Tiemco 9300, taille 20 à
12), commencer l’enroulement du fil de cuivre, comme s’il
s’agissait d’un fil de montage.
3. Sur le bas de la plume, prélever sept ou huit longues fibres et
les fixer par la pointe pour faire des cerques courts. Pour les
petites tailles d’hameçon, quatre ou cinq suffisent.
4. Former le corps sur les 2/3 de la hampe, tout en laissant le fil
de cuivre en attente. Bloquer les fibres avec une pince à hackle.
5. Cercler le corps par 5 à 6 tours de fil de cuivre. On peut faire
une fausse clef pour sécuriser le montage.
6. Former le thorax avec la partie sombre des fibres, puis venir
bloquer les fibres en arrière par deux à trois tours de fil de
cuivre. Les fibres en attente doivent se situer sur la partie haute,
juste derrière le thorax.
7. Rabattre les fibres vers l’avant. Les bloquer par enroulement du
fil de cuivre tout en réalisant la tête de la nymphe. Une ou deux
fausses clefs et la mouche est terminée. Il est important
d’ajouter un peu de vernis à chacune des étapes, voire de colle
cyanoacrylate.
On peut parfois reprocher aux journaux
leur éternel recommencement. Quoi de
plus simple que de monter la célèbre
nymphe de Frank Sawyer ? Mais encore
faut-il le faire en faisant attention aux
points clefs. La version qui est présentée
ici est celle d’origine, sans fil de mon-
tage. C’est le fil de cuivre qui en fait
l’office. Le choix de la plume de queue
de coq faisan est très important ainsi que
l’endroit où sont prélevés les herls (fibres
qui composent la plume de chaque côté
de la nervure). En bas de la longue
plume, les herls sont marqués de noir en
leur base. Ce sont aussi les fibres les
plus longues. Et attention, il faudra pou-
voir faire toute la mouche avec les
mêmes fibres. La partie noire tombera
alors naturellement là où se situe le tho-
rax, ce qui est logique chez les
éphémères. Cette nymphe universelle
s’accommode bien d’un fil de cuivre qui
apporte un discret clinquant. On peut
d’ailleurs accentuer cet effet en grossis-
sant un peu la tête. On obtient ainsi une
nymphe d’une efficacité encore meil-
leure.
Ci-dessus, les variantes avec de gauche
à droite : une version à bille cuivre, une à
tête blanche, la fameuse tête orange, une
bille d’étain soudée façon Radix, la “flash
back” avec son thorax en tinsel argenté
et la version Sawyer originelle. Avec ce
panel, on peut faire face à quasiment
toutes les situations ! C’est ça les
grandes mouches !
Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles
qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir
monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main
très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.
Par Philippe Boisson
Comment bien monter les mouches
de légende.
3. La pheasant tail
Petit dictionnaire philosophique
du pêcheur de truites en pédalo
Ce livre est une première. Il ne ressemble à aucun autre. Il vous apprendra, chers pê-
cheurs, que vous n’êtes pas seulement des champions de la mouche ou du leurre, mais
bien des citoyens de l’onde. Accessibles aux bienfaits de la réflexion philosophique.
Jean-Christian Michel
Professeur de philosophie, apiculteur et
grand pêcheur à la mouche devant
l’éternel, Jean-Christian Michel est l’au-
teur de ce dictionnaire insolite où coha-
bitent, de manière souvent drolatique,
truites de légende, sublimes paysages du
Verdon et batailles homériques contre
les aménageurs fous des rivières. De A
comme alevin à Z comme Zarathoustra,
un regard entièrement neuf porté sur la
vie de pêcheur, racontée comme une
quête philosophico-comique.
Format : 140 X 210 mm
224 pages
CABANE :
La « cabane du pêcheur » a déjà été chantée. Ce
n’est pas un hasard car les pêcheurs sont friands de ce genre
d’endroit. Il constitue en quelque sorte le prolongement noc-
turne de la rivière mais sous un toit et avec des murs. Car il n’a
échappé à personne qu’il est impossible de dormir dans une
rivière… Si la rivière est le soleil qui remplit nos jours, la cabane
est sa nuit. L’habitation halieutique se doit d’être ouverte à la
rivière. De tous les côtés. C’est une vraie passoire.
EGOISME :
pathologie morale dont souffre celui qui veut me
prendre mes truites.
HAMEÇON :
L’hameçon est l’outil du pêcheur par excel-
lence. La main, le harpon, ce n’est que de la chasse. Il n’y a que
l’hameçon et le filet pour faire un pêcheur. L’hameçon a pour
mission de sonder l’abime, de piquer le poisson et de le relier
à l’homme. Mais par-dessus tout, ce qui le rend considérable
c’est qu’il est sensé retenir la fuite des eaux et du temps… ras-
semblés dans le corps d’un poisson. Songez à ce petit morceau
de fer qui va passer son temps perdu dans l’ombre et ballotté
par les courants. Cela file des frissons. Imaginez-vous à sa
place. Au début, vous coulez des jours aseptisés et heureux avec
vos camarades de boîte. Vous êtes bronzés, polis et luisant
comme un sous neuf ; c’est que vous êtes nés sous les rayons
lasers. Made in Fukushima-Daïshi. Une existence technicienne
semble vous ouvrir les bras : n’êtes-vous pas ébarbée et affûtée
chimiquement ? Mais tout se précipite : on froisse le blister et
en une pichenette s’en est fini de la mêlée amicale et vous bas-
culez dans le vrai monde. Comme Achille, vous allez connaî-
tre la souillure, la perte irrémédiable et le sang.
Immanquable
Le Sorcier d’Ornans
Philippe Koeberlé
Par l’auteur d’
Autopsie d’une truite
Retrouvez les aventures de Séverin
Ménigoz dans ce nouveau roman
passionnant.
Prix franco : 18
Réf. : 140 175
Grandes pêches
Pierre Affre
Un tour du monde des plus belles
pêches sportives. Un livre pour
rêver mais aussi pour apprendre.
Prix franco : 9
Réf. : 120 435
De la pêche
à la nymphe
Philippe Boisson
L’ouvrage incontournable sur la
pêche à la nymphe, écrit par l’un
des meilleurs spécialistes de sa
génération, est à nouveau
disponible.
Prix franco : 29
Réf. : 110 297
Petit dictionnaire
philosophique
du pêcheur de truites
en pédalo
Ce livre est une première. Il ne
ressemble à aucun autre. Il vous
apprendra, chers pêcheurs, que
vous n’êtes pas seulement des
champions de la mouche ou du
leurre, mais bien des citoyens
de l’onde. Accessibles aux bienfaits
de la réflexion philosophique.
Prix franco : 19
Réf. : 110 274
L’encyclopédie
des mouches…
qui pêchent
(avec leurs montages)
Philippe Boisson et
Bernard Dalmas
464 pages consacrées au montage
des mouches qui sont beaucoup
plus utiles à la pêche qu’en
décoration murale. Il s’agit
de la première encyclopédie
consacrée exclusivement
à ce type de mouches pour
pêcher en France et en Europe.
Prix franco : 59
Réf. : 110 310
Le Saumon de l’Allier
François Cohendet
Cet ouvrage est tiré d’une thèse vé-
térinaire. Un des plus importants tra-
vail jamais consacré au roi des
poissons. 719 pages.
Prix franco : 30
Je ne pêche pas…
je m’entraîne
Éric Joly
Les aventures d’Éric Joly ne sont
pas toutes triomphantes. Mais elles
ont en commun d’avoir été écrites
par un des meilleurs conteurs de sa
génération. Prix franco : 20
Réf. : 110 168
Autopsie d’une truite
Philippe Koeberlé et Nicolas
Robert
Un roman passionnant qui se
déroule dans la vallée de la
Dessoubre, sur fond de pêche à la
mouche.
Prix franco : 18
Réf. : 140 168
Le Sorcier de Vesoul
Vincent Lalu
25 ans après, l’extraordinaire
histoire du père de la “french
tricolore” enfin rééditée.
Prix franco : 20
Réf. : 110 155
La Femme Truite
Vincent Lalu
Si vous voulez savoir pourquoi ils
vont à la pêche… 27 nouvelles
(avec 40 aquarelles) par l’auteur du
Sorcier de Vesoul
pour dire aux
non-pêcheurs ce que peut être
la passion de la pêche.
Prix franco : 29
Réf. : 110 215
Histoires de pêche :
la truite en héritage
Nicolas Germain
Nicolas Germain inaugure cette
collection avec ces histoires qui
donneront aux pêcheurs et aux
non-pêcheurs l’envie de se
retrouver au bord de l’eau.
Prix franco : 15
Réf. : 110 300
La nouvelle
pêche aux leurres
Philippe Boisson
La Nouvelle Pêche aux leurres
porte un regard connaisseur sur
l’évolution de cette pêche en
perpétuel mouvement. Ce livre de
260 pages s’applique à faire le
point sur les techniques, sur ce qui
est essentiel ou superflu.
Prix franco : 29
Réf. : 110 288
La pêche pour les Nuls
Vincent Lalu
L’histoire de la pêche, la législation,
le permis, l’équipement, la sécurité,
la pêche avec les enfants, les
techniques de pêche les plus
utilisées en France… n’auront plus
de secret pour vous !
Prix franco : 22,95
Réf. : 121 213
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NOUVEAUTÉ
Quai des Plumes
L’encyclopédie
des mouches…
qui pêchent
(avec leurs montages)
Mouches sèches •
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Mouches noyées
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Je ne pêche pas, je m’entraîne… (réf.110 168) : 20
Le Sorcier de Vesoul (réf. 110 155) : 20
Autopsie d’une truite (réf. 140 168) : 18
La Femme Truite (réf. 110 215) : 29
Le Sorcier d’Ornans (réf. 140 175) : 18
Petit dictionnaire philosophique du pêcheur de truites en pédalo (réf. 110 274): 19
Grandes Pêches (réf. 120 435) : 9
La Pêche pour les Nuls (réf. 121 213) : 22,95
Le saumon de l’Allier : 30
Histoires de pêche : la truite en héritage (réf. 110300) : 15
La nouvelle pêche aux leurres (réf. 110 288) : 29
De la pêche à la nymphe (réf. 110 297) : 29
L’encyclopédie des mouches qui pêchent (avec leurs montages) (réf. 110 310) : 59
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