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  • 1er Championnat de France de pêche à la mouche sous glace les 2 et 3 février à Châtel

    1er Championnat de France de pêche à la mouche sous glace les 2 et 3 février à Châtel

    Châtel,
    station française des Portes du soleil, située dans la Vallée d’Abondance,
    accueillera, au lac de Vonnes, le 1er Championnat de France de pêche à la
    mouche sous glace les 2 et 3 février prochains. La manifestation débutera à
    partir de 13h samedi par 4 ou 5 manches et se prolongera dimanche, en matinée à
    partir de 8h45. A 14h, aura lieu la proclamation des résultats et la remise des
    prix aux compétiteurs.

    Situé à une altitude de 1 250 m et affichant une profondeur allant de 6 à 10
    mètres, le lac de Vonnes a une population piscicole de truites de 5 à 80 cm
    (truites arc-en-ciel, saumons de fontaine, truites fario). Chaque trou, pour
    pêcher, aura la taille d’une feuille A3, soit environ 20 cm par 30 cm. La température extérieure, à cette
    période de l’année, peut aller jusqu’à -13°C et l’épaisseur de glace sur le lac
    peut être de 65 cm ! Alors si vous comptez participer à cet événement original,
    n’oubliez pas votre bonnet !

    Renseignements :

    http://events.chatel.com/

    Photo : © Châtel Events

  • Gamme Strategik Predator, de nouveaux hameçons techniques chez VMC

    Gamme Strategik Predator, de nouveaux hameçons techniques chez VMC

    Notre fabricant français d’hameçons, VMC, vient d’enrichir sa gamme 2012 d’un certain nombre de nouveautés, dont une gamme d’hameçons techniques bien pensés et de très bonne facture : la gamme Strategik Predator. Même si VMC est déjà un des leaders mondiaux de l’hameçon, cette gamme va lui permettre de rentrer sans conteste dans le cercle très fermé des producteurs d’hameçons haut de gamme très techniques.

    Par Philippe Collet

    La gamme Strategik Predator a été mise au point avec des champions américains comme Mike Iaconelli, vainqueur du Bassmaster Classic 2003. Elle regroupe de nouveaux modèles d’hameçons comme un trailer à spinnerbait, plusieurs hameçons texans, des hameçons à swimbaits lestés ou non dont un modèle à palette, des modèles d’hameçons flipping et wacky. Ces hameçons ont la particularité d’avoir un très bon piquant dû à une pointe meulée. Ils ont pour la plupart un œillet fermé par de la résine époxy, ce qui évite aux fils fins et surtout à la tresse de sortir de l’œillet ou de s’y coincer et de risquer de se couper.

    Les hameçons Spinshot Wide Gap

    VMC a décliné son modèle Spinshot, mis sur le marché avec succès en 2011, en Spinshot Wide Gap. Le montage Spinshot qui existait avec un hameçon dropshot de la gamme est maintenant proposé avec un hameçon texan wide gap (large ouverture). Il comporte un émerillon enfilé sur l’œillet, qui permet de réaliser un montage rapide en dropshot et donne une liberté de mouvement inégalée au leurre qui tourne sans aucune contrainte autour de l’axe de l’émerillon. De cette façon le montage ne vrille pas et le leurre est beaucoup mieux engamé puisqu’il peut tourner librement. Le Spinshot Wide Gap est adapté à la pêche des endroits encombrés. Il est décliné en taille 1/0, 2/0 et 3/0 et vendu en blister de 4 hameçons sous la référence VMC 7342 SH.

    Les hameçons texans

    Les hameçons texans possèdent un œillet fermé par de la résine. Ils ont une pointe renversée de 3° la pointe s’écarte de 3° du plan de l’hameçon, ce qui permet un meilleur dégagement au ferrage. Cette amélioration a été réalisée suite à une demande des compétiteurs américains qui tordaient leurs hameçons droits à la pince pour légèrement les renverser. Avec ce nouveau produit, ils ne risquent plus de casser leurs hameçons ou de les fragiliser en les customisant. Les hameçons texans de la gamme STRATEGIK existent en deux formes, Wide Gap et Worm, en version normale ou renforcée (Heavy Duty).
    Les Wide Gap sont ventrus et particulièrement conseillés pour les montages weightless, texas ou carolina. Les modèles Worm sont plus adaptés aux leurres longilignes et aux montages texas ou carolina. Les modèles renforcés sont à réserver à la pêche des gros poissons dans les postes encombrés. Ils sont déclinés dans des tailles plus importantes que les autres.
    Le modèle Heavy Duty Wide Gap est particulièrement adapté la pêche des gros brochets mais aussi à l’équipement de têtes plombées articulées pour la pêche en mer. Les modèles en taille 7/0 et 8/0, assez rares sur le marché, conviennent particulièrement à l’armement de gros leurres. Ces hameçons sont déclinés de la taille 2 à la taille 8/0 selon les modèles. Ils sont vendus en blisters de 6, 5 ou 4 pièces sous les références VMC 7342 WG, 7348 WG, 7347 WM, 7343 WM.

    L’hameçon trailer

    Cet hameçon droit très piquant et solide possède un œillet surdimensionné qui permet le passage facile de la pointe de l’hameçon d’un spinnerbait, d’un buzzbait ou d’un chatterbait. Il est fourni avec un morceau de gaine souple de type silicone enfilé sur l’œillet, destiné soit à être percé directement en enfilant l’hameçon chance, pour le bloquer en place, soit à être retirée et piquée sur l’hameçon du leurre après y avoir enfilé l’hameçon chance.
    Cette dernière façon de procéder laisse libre mouvement à l’hameçon supplémentaire et lui permet de mieux jouer son rôle à la touche.  Elle doit être toutefois réservée à la prospection de postes peu encombrés.


    Les hameçons heavy duty swimbait

    Ces hameçons forgés renforcés à large ouverture de type wide gap sont différents des hameçons texans classiques dont la hampe forme un décrochement pour bloquer le leurre que l’on y fixe. Ils sont le plus souvent utilisés pour armer des soft swimbait, généralement des leurres souples à caudale et prospecter des secteurs encombrés. Leur œillet est placé dans le même plan que l’hameçon (qui n’est cette fois pas renversé). Il est doté d’un ressort de maintien sur lequel on visse la tête du leurre. Il reste ensuite à piquer le leurre de façon classique par le milieu du corps et à cacher ou non la pointe de l’hameçon dans le plastique. Piqué en tête de cette façon, le leurre se dégage beaucoup mieux à la touche qu’avec un montage classique, ce qui offre plus de réussite au pêcheur. Avec le seul poids de l’hameçon, le leurre est maintenu dans un plan vertical et peut couler de façon naturelle. Cet hameçon est proposé en blisters de 4, des tailles 3/0 a 7/0 sous la référence VMC 7346 SB.
    Pour permettre des prospections plus rapides ou une pratique dans des eaux plus profondes, ces mêmes hameçons sont proposés en version lestée de 3.5 grammes, pour les 3/0 et 4/0, 5 ou 7 g pour les 5/0 et 6/0, 7 ou 10 g pour le 7/0. Le lest peut être déplacé le long de la partie avant de la hampe en lui faisant décrire un quart de tour pour le déverrouiller. Cela permet un réglage plus ou moins planant ou piqué de la nage du leurre. Ces hameçons baptisés Heavy Duty Weighted Swimbait sont proposés en blisters de 4 sous la référence VMC 7346 WT.
    L’hameçon existe enfin en version lestée à palette : Heavy Duty Bladed Swimbait. Il possède un petit clip fixé à l’arrière du lest qui permet d’accrocher la boucle libre de l’émerillon relié à une palette. Il est livré avec deux palettes, une palette feuille de saule et une palette colorado. L’efficacité supplémentaire apportée par cet accessoire n’est plus à prouver pour le brochet. Il est proposé à l’unité en 3, 5 ou 7 g pour le modèle en taille 4/0 ou 5, 7 ou 10 g pour le modèle en taille 6/0. Sa référence est VMC 7346 BD.


    Les hameçons Flippin’

    Les hameçons Flippin’ et Heavy Duty Flippin’ sont destinés à la pêche en flipping. Très piquants et avec une hampe droite, ils permettent de prospecter rapidement sous la canne et d’extraire les poissons en force des obstacles. Ils sont munis de deux ergots pour permettre un bon maintien du leurre. Leur œillet est fermé avec une goutte de résine. Ils possèdent un espace suffisant derrière l’œillet pour une fixation par la hampe, comme nos traditionnels hameçons à palette. En montant ainsi l’hameçon et en repassant le fil par l’œillet, le montage est plus résistant et la plombée fixe ou coulissante située devant ne peut pas frapper le nœud et l’affaiblir. Ces hameçons sont déclinés du 2 au 5/0. Référence VMC 7345 FL et 7341 FL, blisters de 6, 5 ou 4 pièces.

    Les hameçons Wacky

    Pour clore cette gamme STRATEGIK, VMC propose deux modèles d’hameçons Wacky. Un modèle simple et un modèle weedless ou anti accroche. Ces hameçons très piquants, à large ouverture et œillet fermé par une goutte de résine, servent à armer des worms par leur centre. Sur la version weedless, la pointe de l’hameçon est protégée par un petit anti accroche métallique. Ces hameçons sont déclinés de la taille 4 à 4/0 et vendus par blisters de 6, 5 ou 4 pièces.

  • La soie flottante à pointe intermédiaire selon Airflo

    La soie flottante à pointe intermédiaire selon Airflo

    La marque de soies Airflo continue de développer sa gamme Polyfuse avec  cette XT Ridge Impact. Il s’agit d’une soie flottante à pointe intermédiaire. Cette soie est bâtie sur une âme Power Core. Elle possède un corps flottant de technologie Ridge prolongé d’une pointe intermédiaire rapide ou lente. Cette soie est proposée avec une partie intermédiaire de 3, 6 ou 12 pieds, soit 91 cm, 1,83 m ou 3,66 m. Le raccord entre la pointe intermédiaire et le reste de la soie se fait par une transition douce de matière, sur la même âme. Cela évite le point fragile et les surépaisseurs disgracieuses et tordues qui caractérisaient ces changements de densité. Leur revêtement particulier “strié” assure une excellente glisse.
    Avec la soie Ridge Bass Musky, Airflo propose une soie flottante dédiée à la pêche du black-bass et du brochet. La marque a développé une soie au fuseau ramassée destinée à charger la canne rapidement et propulser correctement et précisément de grosses mouches peu aérodynamiques. Cette soie est proposée de la taille 6 à la taille 10.

    Renseignements :
    T.O.F Fly Fishing
    Chaussée de Wavre, 362
    B-139 Grez Doiceau
    Belgique
    Tel : 00 32 10 24 18 24.
    E-mail : [email protected]

  • Danse avec les poissons

    Danse avec les poissons

    Pêche à la mouche à Alphonse Island Seychelles avec Kathleen et Jean-Pierre Piccin.

  • Snaelda, la mouche qui fait tache

    Snaelda, la mouche qui fait tache

    Depuis que la pêche du saumon à la mouche existe, de merveilleuses histoires naissent entre les mouches et les rivières. Si généralement, une mouche à “sa” rivière, il y a aussi des exceptions. La Snaelda, mouche moderne dénuée d’élégance comparée à beaucoup d’autres, fait des cartons dans toutes les rivières puissantes et froides, au point de compter chaque saison, un peu plus d’adeptes.

    Par Vincent Lalu

    D’accord cette mouche ne ressemble à rien. Mais vous en connaissez-vous des mouches à saumon qui ressemblent à quelque chose. A part celles qui se prennent pour une crevette mal dégelée de Picard surgelés. La Snaelda, elle, est comme les autres : du poil, de la fourrure, des tinsels et de la couleur, beaucoup de couleur en camaieu d’orange, de jaune et du noir pour faire passer tout ça (ou alors les mêmes camaieux en remplaçant le rouge par du vert). Sauf que pour docteur Saumon (alias Pierre Affre), le “tout ça” ne passe pas.
    Pour lui la Snaelda ressemble bien à quelque chose : il hésite entre un balai de chiottes, et un écouvillon pour bouteilles récalcitrantes. Mais surement pas une mouche à saumon. Pourtant cet ingrate tube-fly qui a fait des débuts fracassants sur les pools de la salmo planète dans les années 80 est l’une des préférées des grands poissons d’argent. Pour peu que les eaux soient froides ou simplement tendues, la Snaelda surtout si on l’a chargée au montage va chercher les poissons là où ils sont, c’est-à-dire dans les étages inférieurs de la couche d’eau.
    Et les saumons aiment, ils en raffolent même. Il suffit de parcourir les cahiers de prises de n’importe quel lodge de l’Atlantique nord, que ce soit en Ecosse, en Norvège, en Russie ou en Islande et de pointer les mouches avec lesquelles les captures ont été réalisées. La réponse est partout la même : snaelda, snaelda, snaelda. Pas de doute, les saumons en pincent pour la snaelda et tant pis pour les grands prêtres de l’orthodoxie salaresque comme docteur Saumon qui préféreraient que leur poisson sacré, qu’ils traquent depuis des décennies, respecte les usages en continuant de croquer les nobles mouches que contiennent leurs mythiques boites, les silver doctor, munro killer, stoat’s tail, jock scott, lemon grey et autres general practitioner.
    Et d’abord c’était qui cette Snaelda ? Hairy Mary on connaît son histoire, Black Maria aussi, pareil pour Jeannie, mais Snaelda… Elle vient d’où cette Snaelda ? Elle ne serait pas un peu allemande sur les bords avec son gros ventre de crustacé buveur de bière et sa façon de faire des ploufs incongrus en entrant dans l’eau ? C’est vrai qu’elle n’est pas très belle. Mais les saumons, la beauté, ils s’en foutent. Elle doit leur rappeler une grosse crevette transgénique et bancale rencontrée quelque part entre le Groënland et l’embouchure du grand retour. Un moment de leur voyage où ils avaient vraiment les crocs et qu’ils se disaient : “une petite dernière pour la route”.
    En fait le vrai problème de docteur Saumon et des autres grands maîtres qui ont banni l’étrangère de leurs œuvres complètes c’est que la Snaelda est si efficace qu’elle laisse croire au premier couillon venu qu’il est passé expert en trois faux lancers et deux saumons capturés. Car salmo salar n’est pas vraiment regardant sur qui lui présente sa snaelda chérie. Son empathie est immense et sa bonne volonté va jusqu’à privilégier les débutants, les innocents, les femmes enceintes et les cocus. Et l’effet snaelda augmente considérablement le nombre de ceux qui sont prêts à écrire Le livre définitif sur la question du saumon dès lors qu’ils ont réussi à en prendre un.
    Or des vrais pros du salmo il n’y en a pas beaucoup. Surtout en France où les saumons ne sont plus légion. Finie l’époque des Bonnenfant ou des Pourrut, Laffargue, Vicento qui régnaient sur les pools de l’Allier ou les grands courants du gave d’Oloron. Leurs héritiers, les Affre, Montupet, Thonnenx ou Bezin ont dû s’expatrier. Docteur Salmo (vous avez remarqué le passage à l’anglais) est plus connu sur les rives et dans les lodges de la presqu’île de Kola, en Islande, en Norvège et sur la Matapedia que sur les bords de l’Allier où les spécialistes attendent chaque année le retour de la paire de saumons à quelques millions d’euros qui aura survécu à l’inutile production piscicole de Chanteuges, merveilleuse lessiveuse à argent public .
    Malheureusement aujourd’hui le saumon c’est surtout une affaire de Vikings et de Ruscofs. Ce n’est pas parce qu’il fréquente tous les grands saumoniers, qu’il confît le petit nom de tous les plus de 20 livres de l’hémisphère nord, qu’il pense saumon, qu’il rêve saumon qu’il mange comme un saumon, que docteur Salmo n’est pas une exception. Les stars du saumon sont en majorité de là-haut. Leurs palmarès se comptent en milliers de sujets et en millions d’heures de pêche. Surtout, eux savent très bien pourquoi ils ont inventé la snaelda. Mouche miracle pour rivières body buildées. Avatars logiques du nouveau salmo business. Explication par l’Islande : cette terre viking possède quelques-unes des plus belles rivières à saumons de la planète. La Stora Laxa, l’Hafralonza, la Midjfierdara, la Sela et pas mal d’autres sont des petites merveilles d’eaux cristallines, de gorges enchanteresses et de pools à se damner. Ce ne sont pourtant plus elles qui “produisent” le plus de sujets au royaume de salmo salar. En 2007 et 2008 ce sont deux rivières “chasse d’eau”, les Ranga est et ouest qui sont arrivées en tête du hit-parade des captures avec plus de 15 000 poissons recensés dans l’année. Pourtant il y a 20 ans à peine ces deux rivières d’origine glaciaires ne produisaient pas plus de 100 poissons par an. Tout l’alevinage naturel étant emporté par la débacle du printemps.
    C’est alors qu’entrent en jeu quelques petits malins , parmi lesquels Arni Baldurson, le docteur Salmon islandais, qui proposent aux fermiers riverains de ces deux rivières à moins de deux heures de Reyjkavik, de mettre des saumons là où il y en a peu. Arni, outre qu’il est surement l’un des plus grands pêcheurs de saumons actuels, est aussi une star du marketing hallieutique, discipline inconnue sur le plateau de Millevaches, qui lui a permis de devenir le roi du salmo business islandais, tout en continuant de faire pêcher les grands de ce monde d’Eric
    Clapton à Bush père (Poutine s’est décommandé au dernier moment mais ce n’est que partie remise). Et surtout Arni Baldurson est une sorte d’apprenti sourcier qui dès son jeune age s’est passionné pour l’élevage (à 12 ans il avait détourné une canalisation du lotissement où vivait sa famille pour alimenter sa première salmo nurserie.)
    Avec un ou deux complices ils ne mettent pas longtemps à convaincre les fermiers que leurs rivières qui ne valent pas un tacon sur le juteux marché de l’amodiation touristique peuvent voir leur valeur mulipliée par cent s’ils acceptent de participer à l’opération Ranga ranching.
    L’idée est de prendre en charge les premiers temps de la vie de saumons sauvages (prélevés sur la souche famélique des Ranga) puis de laisser le cycle normal s’accomplir dans des conditions telles qu’il ne soit pas possible d’établir une différence entre ces poissons et les autres. Concrètement l’opération se déroule en cinq phases :
    – on organise la fraie de saumons des Ranga dans une pisciculture située à moins de deux heures de camions citernes.
    – Chaque rivière est découpée en beats de plusieurs pools que se partagent les pêcheurs. Ce sont ces sections de quelques centaines de mètres que l’on va équiper. Chaque beat, se voit doté d’une “piscine” d’une centaine de mètres cubes et d’1,50 mètre de profondeur creusée à la pelleteuse et reliée à la rivière par un canal que l’on peut ouvrir ou fermer par le moyen d’un bouchon fabriqué à partir d’une grosse bobine de cable électrique vide.
    – Peu de temps avant le grand départ, à la nouvelle lune du mois de mai, le camion citerne vient déverser de 50 à 100 000 tacons dans chaque piscine (Il y en a une quarantaine pour les deux rivières) et l’on couvre chaque bassin d’un filet pour éviter que les oiseaux ne viennent casser la croute.
    – Les jours suivants les fermiers nourrissent les poissons en granulés. Cela dure à peu près une semaine. Et un matin on s’aperçoit que les poissons n’ont pas touché aux granulés et que leur robe a changé dans la nuit. Elle est passée de la couleur “truite” à l’argent du saumon : les tacons sont devenus des smolts.
    – Il suffit alors d’enlever les bouchons et de laisser partir ces un ou deux millions d’aspirants au grand voyage vers la mer. Les fermiers se postant dans les embouchures pour effrayer le plus d’oiseaux possibles à grands coups de fusil. Il n’y a plus qu’à attendre. Un an pour que remontent les grisles (de 1 à 3 kg), deux ans pour les saumons adultes (4 à 5 kg) et trois ans pour les sujets sérieux (6 à 10 kg).
    Et cela marche : dès les premiers retours de 4 à 8 000 grisles reviennent dans les Ranga. Et les statistiques montent très vite au point de classer nos deux chasses d’eau glaciaires en tête du hit-parade des rivières islandaises deux années de suite . Ce qui a pour conséquence de transformer des parcours qui n’étaient même pas commercialisables en eldorados à 1 800 euros la journée, en prime time.
    Le coup est magistral et les Cresus de la planète se bousculent pour pêcher les Ranga. Sauf qu’une chasse d’eau reste une chasse d’eau ce qui a pour conséquence d’imposer souvent des mouches qui pêchent “creux”, comme la… snaelda et de tuer tous les poissons ou presque puisque les ruisseaux d’alevinage naturel des Ranga sont en nombre insuffisant pour accueillir tous les saumons qui reviennent.
    Ainsi nous étions quelques uns que Arni avait “upgradé” sur les Ranga pour deux jours (un milliardaire autrichien spécialisé dans les robinets en or pour salles de bain d’émir nous ayant piqué- vive le sanitaire- notre sublime Stora laxa, nous avions réussi l’exploit de rentrer bredouille à deux cannes d’une matinée sur la east Ranga quand une voiture ordinaire, même pas un 4X4, est venue se garer devant nous.
    En sont sortis quatre gros mimiles dont je ne préciserai pas la nationalité (l’internationale des mimiles est au-dessus des nations). Deux d’entre eux ont ouvert le coffre d’où ils ont extirpé avec difficulté un sac poubelle de 150 litres très lourd. Ils ont déversé le contenu du sac, une vingtaine de poissons de toutes tailles, eux-mêmes déjà emballés dans des sacs en plastique sur le plan de bois où l’on compte, pèse et recense les saumons. C’est alors que j’ai vu les grandes cannes, leurs gros bouchons rouges et noirs et les grands hameçons sur lesquels subsistaient des bouts de vers, sur le toit de la bagnole. Et je me suis dit que n’en déplaise à docteur Salmon, la snaelda c’était quand même mieux pour la pêche au saumon, con !

  • Réservoir de Chênex 2012-13

    Réservoir de Chênex 2012-13

    Voici une petite rétro de la saison hivernale à la mouche sur le lac de Chênex en Haute-Savoie.

  • Belgique : 18e Fête de la pêche à la mouche de Charleroi

    Belgique : 18e Fête de la pêche à la mouche de Charleroi

    L’équipe de l’Amicale des pêcheurs à la mouche de Charleroi organisera en janvier, elle aussi, sa 18e édition de la Fête de la pêche à la mouche. Si ce salon, qui compte des exposants venus de toute l’Europe fait toujours salle comble, l’organisation y est pour beaucoup.  « En fait, nous avons peu de répit entre deux éditions », reconnaît Jacques La Gauche, le président de l’APMC. « C’est donc un an de boulot, et plus de soixante-dix bénévoles mobilisés à l’approche de la date du salon, pendant et après, une fois que tout le monde est parti ». Comme à Saint-Etienne, Pêches sportives sera présent sur ce salon toujours dynamique et convivial.
    La Fête de la pêche à la mouche de Charleroi aura lieu les 26 et 27 janvier au hall Sambrexpo, rue du Président John Fitzgerald Kennedy, 150, 6250 Roselies (Aiseau-Presles) Belgique. Renseignements : www.apmc.be

  • Entretien avec Jean-Luc Cometti

    Entretien avec Jean-Luc Cometti

    Trois questions à Jean-Luc Cometti, Président délégué du Club de Pêche Sportives Forez-Velay, organisateur du Salon international de la mouche artificielle (SA.NA.MA.).

    Pêches sportives : le Sanama est actuellement le plus grand salon de pêche à la mouche se tenant en France. Comment voyez-vous son évolution dans les années à venir et principalement en ce qui concerne l’édition 2013 ?

    J-L. Cometti : Comme vous venez de le dire, le Sanama, créé en 1982, est devenu au fil des éditions le plus grand salon exclusivement consacré, en France, à la pêche à la mouche. En effet, tous les exposants qui s’y retrouvent en principe les années impaires sont unanimes et l’ont consacré référence européenne dans ce domaine, ce qui est pour nous une grande fierté.
    C’est sans doute lié à plusieurs éléments. D’une part le concept même de ce salon qui tente de réunir les plus grands noms de la pêche à la mouche et les faire coexister avec les plus modestes débutants dans l’unique but de pouvoir partager une passion commune. D’autre part le fait qu’il soit organisé, d’une manière tout à fait bénévole et non intéressée, par une grande partie des adhérents du club de Pêche Sportive Forez-Velay. Et enfin, je pense aussi, par l’ambiance très conviviale qui y règne pendant deux jours.
    Pour 2013, nous avons assisté à un très fort engouement de la part des exposants potentiels. Malheureusement le local n’est pas extensible et nous n’avons pas pu tous les accepter. Nous le regrettons.
    Nous le regrettons d’autant plus que pour cette édition, Saint-Etienne va devenir, l’espace d’un week-end, la capitale de la pêche à la mouche. Pour le plus grand plaisir des moucheurs, nous avons décidé avec les organisateurs du RISE Festival que le festival international du film de pêche à la mouche soit programmé pendant le même week-end que le Sanama Les passionnés ne devraient pas faire le voyage pour rien et pourront décupler leur plaisir compte tenu de cette synergie.
    Et puis le Sanama mettra à l’honneur, comme cela a été le cas en 2011, un pays réputé pour ses rivières : cette année ce sera la Pologne qui présentera ses richesses halieutiques. Comme vous le voyez, le Sanama se présente bien. Tous les organisateurs ont donc aujourd’hui l’esprit serein. Cet optimisme ne devrait cependant pas éliminer tous les problèmes, qui ne manquent jamais de se présenter. Mais soyez sûr que tout sera prêt pour cette grande fête de la mouche. L’avenir du Sanama ? Aujourd’hui la salle que nous utilisons peut paraître trop petite à certains. Ils pensent qu’il faudrait encore plus développer le Sanama, afin d’accueillir encore plus de monde. J’entends bien. Mais cela nécessiterait de changer de local, avec sans aucun doute des répercussions financières importantes pour le club. Par ricochet, les exposants et les visiteurs seraient également impactés. Car il ne faut pas perdre de vue que nous sommes un modeste club de pêcheurs à la mouche, que nous sommes tous des bénévoles, que nous ne cherchons pas à faire de l’argent avec le salon, mais que nous ne voulons pas non plus en perdre. Et puis, l’esprit convivial, tant apprécié actuellement, ne serait probablement plus là. La fête ne serait plus la même. Donc pour l’instant, il n’est pas question de développer encore plus le Sanama.
    Notre objectif ? Le maintenir à son niveau actuel, ce qui est déjà un bel exemple de réussite, tout en y apportant quelques aménagements mineurs. Cela peut être pris pour un manque d’ambition, mais nous ne voulons pas vendre l’âme du Sanama Rappelez-vous : la grenouille qui voulait devenir plus grosse que le bœuf a eu des problèmes. Nous n’avons pas envie de l’imiter.

    PS :
    Hormis l’organisation du salon, qui, nous nous en doutons, demande des mois de travail, quelles sont les autres activités du Club de Pêche Sportive Forez-Velay ?

    J-L. Cometti : Les activités de notre club sont sensiblement les mêmes que celle de tout club de pêche à la mouche. Dans nos quatre sections locales, réparties sur les deux départements de la Loire et de la Haute-Loire, une fois par semaine, il est possible de s’initier et de se perfectionner au montage des mouches artificielles.
    Nous avons également une école de pêche. Le stage se déroule sur huit semaines en mars et avril.
    D’abord en salle. Pour bien apprendre, surtout à cette époque dans notre région, il vaut mieux être à couvert. Là, le futur pêcheur à la mouche va apprendre les gestes de base du lancer mouche. Ensuite on va lui apprendre à pêcher. Savoir lancer c’est une chose, savoir pêcher en est une autre. Donc, accompagné par un moniteur attitré, sur la rivière cette fois-ci, chaque novice va apprendre à intégrer les difficultés inhérentes à la pêche à la mouche, le vent, les arbres, les clôtures, l’eau qui coule et fait draguer la mouche… et les poissons, où sont ils ? Forts de cet apprentissage, les néo-moucheurs en fin de stage auront acquis le B.A.BA. Il faudra maintenant aller à la pêche, encore et encore, car c’est la clé de la réussite.
    Bien sûr le club organise régulièrement des sorties de pêche sur les rivières de la région. Ces sorties où les novices côtoient les plus aguerris sont toujours de grands moments d’échanges et de convivialité. Une fois par an, une grande sortie, pendant tout un week-end, dans une autre région, nous permet de découvrir d’autres richesses halieutiques.
    Deux rencontres halieutiques célèbres sont également organisées par le Club, chaque année, sur deux rivières de la région riches en salmonidés : le Trophée du Lignon Forézien et le Trophée d’Argent de l’Ance. Ce ne sont pas des compétitions puisque nous sommes plutôt orientés sur la pêche de loisir, mais plutôt des concours amicaux où l’esprit de partage et d’échange prédomine.
    Pour finir j’évoquerai évidemment le volet protection de la nature. Notre club a reçu dès 1979 un agrément au titre de la protection de la nature pour le département de la Loire. Cela lui confère des droits et des devoirs
    Donc, dans les devoirs, surtout des actions de terrain. Chaque année, plusieurs opérations d’entretien de rivières sont programmées en collaboration avec les AAPPMA locales. Ce sont toujours des moments forts où nous aimons nous retrouver et où nous avons, en fin de chantier, le plaisir du travail accompli pour aider la rivière et ses hôtes à mieux se porter.
    Mais aussi des droits. Cet agrément nous donne le droit d’intervenir lorsque certains pensent passer outre la réglementation. En cas de pollution, ou de dégradation d’une rivière, il nous arrive de porter des actions en justice afin de faire cesser ces dérives. Ce n’est pas le plus plaisant, mais cela s’avère malheureusement trop souvent indispensable. Pour exemple, je citerai la lutte que nous avons engagée, avec les Fédérations de pêche de la Loire et de la Haute Loire, et d’autres ONG, pour sauvegarder la Semène, une superbe rivière, très riche en biodiversité, en passe de devenir réservoir biologique, et sur laquelle, au nom de l’argent que cela pourra rapporter en vendant l’eau, une poignée d’élus font construire un barrage, soit disant pour assurer l’alimentation en eau des populations, alors que des réserves phénoménales existent à proximité sur le barrage de la Valette et sont sous exploitées. Une action en justice est en cours. En complément, je citerai aussi notre participation à de nombreuses instances de travail et de concertation qui travaillent sur l’eau et les rivières, tels les contrats de rivières qui sont nombreux dans la région.

    PS :
    A travers le legs de Chamberet, votre club est l’héritier d’une époque qui a profondément marqué l’histoire de la pêche à la mouche en France. Quel regard portez-vous sur l’évolution des mentalités et des techniques de pêche à la mouche aujourd’hui ?

    J-L. Cometti :
    C’est une vaste question. Il est sûr que les mentalités ont évolué depuis l’époque où Gérard de Chamberet et ses amis partaient à la pêche et recherchaient des insectes, multipliaient les observations pour pouvoir mieux les imiter. Je pense en particulier à la collection Gallica qui est exposée au Sanama
    Fini le temps où le pêcheur allait à la pêche pour nourrir sa famille. Nous sommes maintenant dans une période où la pêche est devenue un loisir, loisir sportif s’il est pratiqué dans un bon état d’esprit, notamment de respect du poisson et des autres usagers de la rivière.
    De plus en plus de pêcheurs ont donc adopté la pêche sans tuer. C’est bien. Un grand nombre de poissons peuvent ainsi rester dans la rivière. Par contre, il faut faire attention à ne pas devenir intégriste, avoir des œillères et vouloir imposer la pratique sans tuer partout et toujours. Cela peut amener à des situations complètement anormales voire dangereuses pour notre sport. Je pourrais en parler plus tard si vous le souhaitez. Pour ce qui nous concerne, au club, la pratique sans tuer est grandement répandue, elle est même dans certaines circonstances vivement encouragée. Par contre nous nous réservons le droit de garder quelques poissons dignes d’intérêt dans la saison de pêche. Le prélèvement raisonné de 5 ou 6 poissons dans une saison ne fait pas du pêcheur un paria. Loin de là !
    Beaucoup de pêcheurs pratiquent aujourd’hui la pêche à la nymphe. Certains disent que l’on prend plus de poissons. C’est parfois vrai. Mais ce qui est sûr, c’est probablement que ce changement de technique est lié au changement de comportement des poissons. De plus en plus souvent, ils délaissent la surface pour se nourrir sous l’eau. Il y a sûrement des raisons à cela, mais là n’est pas le propos. C’est une pratique qui est difficile à mettre en œuvre dans nos rivières du Massif Central relativement sombres avec des poissons peu visibles. Je parle de la nymphe à vue bien évidemment. Par contre, personnellement, je ne considère pas comme de la pêche à la mouche, le fait de pêcher sous la canne, avec un leurre de plusieurs grammes, même si on l’a baptisé nymphe lourde. On pourrait également parler de la pêche en réservoir. Je reconnais pour l’avoir pratiqué, qu’il est agréable de prendre des poissons de taille XXL, ce qui se produit très rarement dans nos rivières du Massif Central. Mais c’est une pêche qui n’est pas à la portée de tout le monde, les coûts sont parfois relativement élevés. Par contre, la pêche en réservoir à l’avantage de permettre de continuer à s’adonner à sa passion alors que dans les rivières, la reproduction des truites sauvages a commencé. Et puis, il en faut pour tous les goûts, il y a de la demande de la part d’une certaine catégorie de pêcheurs. Alors pourquoi pas. L’important c’est que tout le monde trouve son plaisir dans la pêche. Pour ce qui me concerne, la plus belle de toutes les techniques, celle que je pratique en priorité, c’est la mouche sèche en rivière. C’est sans aucun doute celle qui procure le plus de sensations. Rien n’est plus beau que de voir un gobage dans une belle coulée, puis après un poser tout en douceur, la mouche qui dérive lentement, le poisson qui monte à nouveau prendre délicatement la mouche en surface. Pour revenir sur les mentalités, je dirai que bon nombre de pêcheurs sont devenus des consommateurs. On achète une journée de pêche en réservoir, un stage d’initiation, une formation au montage des mouches, et puis, on ne sait pas boucler le cercle et continuer la démarche. Le bénévolat se perd. Je redis souvent aux nouveaux adhérents du club : « toutes les connaissances que nous avons, ce sont les anciens qui nous les ont transmises, alors, à votre tour, n’oubliez pas de passer le relais et de transmettre aux nouvelles générations de pêcheurs ce que vous avez appris au lieu de le garder égoïstement pour vous. Partager son savoir, c’est ça l’esprit d’un club. »

  • Salons : le rôle des bénévoles

    Salons : le rôle des bénévoles

    Qui sont ces bénévoles qui depuis près de trente ans réunissent des milliers de pêcheurs à la mouche durant un week-end ? Au-delà du rendez-vous éclair où, exposants et visiteurs disparaissent comme une volée de moineaux, nous avons choisi de raconter l’histoire d’un club organisateur de salons, et de donner la parole à ces hommes de l’ombre, qui travaillent beaucoup, durant des mois, pour que se perpétue la fête. Le Salon international de la mouche artificielle de Saint-Etienne fêtera début 2013 sa 18e édition.

    A l’heure où le bénévolat ne fait plus recette, à une époque où renaissent, plus que jamais, les attitudes individualistes, le monde de la pêche à la mouche nous donne une belle leçon d’esprit d’équipe et de solidarité. Nous tenions à rendre hommage à ces hommes de l’ombre qui, à chaque édition, ne ménagent pas leurs efforts pour que les salons de pêche à la mouche puissent se dérouler dans les meilleures conditions. Vu de l’extérieur, un salon ressemble à une place de marché. On arrive, on s’installe, on fait ses petites affaires et on repart. C’est un peu ça, sauf que pour que tout cela existe, il faut que certains mouillent la chemise pour tout prévoir : les obligations administratives, les parkings, trouver des exposants, tout installer dans le hall, prévoir la restauration, le service de sécurité, la billetterie, la décoration, faire la promotion de l’évènement, etc. Vu comme ça, c’est plus le même sport, non ? Voici l’histoire d’un club de pêcheurs à la mouche, organisateur du plus grand salon dédié à cette activité actuellement. Son histoire est étroitement liée à celle de la pêche à la mouche française.
    L’histoire du Club de pêche sportive Forez-Velay a commencé en 1973. A l’époque, les buts recherchés par ce club basé à Saint-Etienne étaient d’une part la formation aux techniques de pêche amateur dans un esprit sportif, en rivière et en mer, et d’autre part la connaissance et la protection des espèces piscicoles dans le cadre de la sauvegarde des cours d’eau et du milieu naturel en général. Depuis 1979, le club stéphanois est affilié à « l’Union des Clubs Français des Pêcheurs à la Mouche – Tradition ». C’est à l’occasion d’une des éditions du fameux Trophée d’Argent de l’Ance, organisé chaque année par le Club de Pêche Sportive Forez-Velay, que M. Bourru a fortement incité Edmond Ardaille et Alain De Bompuis, alors co-présidents, à créer dans la Loire une section CFPM au sein du Club de Pêche Sportive Forez-Velay. Cette dernière a été elle-même l’incitatrice de la création de deux autres sections, celle du Puy-de-Dôme, sous la responsabilité de M. Touly, et celle d’Aix-les-Bains, sous la responsabilité de M. Verguet. La première promotion du CFPM de la Loire a eu lieu le 23 mars 1979. A noter que le Club Français des pêcheurs à la mouche de la Loire comporte actuellement quatre sections : une à Saint-Etienne, une à Andrézieux, une à Riorges et une à Monistrol-sur-Loire. L’année 1979 fut une année charnière pour le CPSFV, qui s’est vu confier en toute propriété le legs des collections de mouches artificielles Gérard de Chamberet. Madame veuve Germaine de Chamberet a, en toute connaissance de cause, choisi de léguer cette collection à ce club respectueux de la tradition de la pêche à la mouche française. Les jeunes pêcheurs ne savent peut-être pas ce que représentait la collection Gallica dans les années 1930 et jusqu’aux années 1960. L’histoire professionnelle du couple de Chamberet commence en 1928 sur les rives du Doubs, dans un petit village du nom de Charette (les mouches de Charette, ça ne vous dit rien ?), où ils installèrent un petit atelier de confection de mouches artificielles. La rencontre entre le Dr Massias, biologiste passionné de pêche à la mouche, Léonce Valette, alias Léonce de Boisset, auteur bien connu et Gérard de Chamberet donna naissance à trente-quatre modèles de mouches dont la renommée fut vite mondiale. Gérard de Chamberet disparut brutalement le 8 juin 1941, laissant sa femme et ses « filles » (les monteuses) gérer une entreprise qui, en quarante années, a vu naître pas moins de 15 000 modèles de mouches ! Pour le CPSFV, très touché d’avoir été désigné comme héritier de cette histoire de la mouche artificielle française, la question du devenir des collections se posa très vite. Si l’idée de la création d’un musée fut étudiée à l’époque, elle laissa bien vite sa place à celle d’un salon, qui, en plus d’offrir aux visiteurs la possibilité d’admirer les collections en présence des membres du club, proposerait aux pêcheurs une merveilleuse façon de ne pas oublier le passé tout en gardant un œil sur le présent. La recette s’avéra bonne, puisque ce salon, qui devait avoir lieu à l’origine tous les deux ans, ouvrira ses portes en février pour la 18e fois !

    Pour en savoir plus : l’édition 2013 du Salon international de la mouche artificielle se déroulera les 23 et 24 février à Saint-Etienne, salle omnisports, Parc François Mitterrand (anciennement Plaine Achille).

    www.cpsfv.org
    www.sanama.fr

  • Sakura / Golem 600 F

    Sakura / Golem 600 F

    Très imposant pour un crankbait, le Golem 600 F ne fait pas dans la dentelle. Il fait partie des trois ou quatre plus gros leurres dans cette catégorie. De ce fait, il a été conçu pour provoquer les brochets, silures, gros sandres et black-bass. Sa profondeur maximale de pêche atteint les six mètres, soit deux bons mètres de plus que la plupart de ces concurrents. Sakura répond donc à l’attente de nombreux pêcheurs, qui demandent depuis longtemps un crankbait qui puisse pêcher à cette profondeur. Certes sa manipulation souffre quelque peu de la pression qu’il exerce sur la ligne. Une canne spéciale crankbait s’avère très utile pour plus de confort.

    Longueur : 8 cm (hors bavette).
    Poids : 29 g.

    Conseils d’utilisation :
    Le Golem 600 F s’utilise comme tous les crankbaits flottants, en récupérant canne basse et en moulinant rapidement sur les premiers mètres pour le faire plonger plus vite. Ensuite, on doit le sentir travailler à son rythme. Ne pas hésiter à faire des arrêts de quelques secondes. Les sandres y sont très sensibles et les brochets également).

    Prix conseillé : 12 e.
    Liste des points de vente : www.sakura-fishing.com