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  • Saumon de l’Adour, petits arrangements entre amis…

    Saumon de l’Adour, petits arrangements entre amis…

    On croyait la pêche estuarienne au filet du saumon dans l’Adour interdite sur 7 km au niveau de Bayonne, car le tribunal avait rappelé l’an passé qu’en ce lieu, la pêche n’a jamais été autorisée et qu’elle est donc par conséquent interdite. Or le nouvel arrêté préfectoral ignore cette décision et autorise la pêche de la plupart des espèces migratrices et notamment du saumon. L’association Défense des milieux aquatiques (D.M.A) a mobilisé les acteurs de la pêche de loisir et compte déposer un recours pour que la loi soit appliquée. Des heurts sont à craindre tant les pêcheurs à la ligne en ont assez des passes-droits entre administration, personnalités politiques et pêcheurs professionnels dans cette région.
    (Extrait d’un courrier de D.M.A)
    « Les 27 novembre et 1er décembre dernier ont été respectivement publiés l’arrêté annuel de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques et l’arrêté annuel de la préfecture des Landes réglementant la pêche dans l’Adour fluvial en 2021.
    Les arrêtés autorisent :
    1. la pêche aux engins et filets pour cibler lamproies et aloses du 1er janvier au 31 décembre dans les eaux de l’Adour, alors que la pêche du saumon n’y est autorisée que du 13 mars au 31 juillet.
    Or le code de l’environnement réprime sévèrement la simple détention « d’engins, instruments ou appareils utilisables pour la pêche du saumon à une période et dans une zone ou à proximité immédiate d’une zone où leur pêche est interdite. »
    2. la pêche aux engins et filets de la lamproie marine et de la grande alose alors que ces deux espèces sont respectivement considérées « en danger d’extinction » et « en danger critique d’extinction » depuis juillet 2019 et que la tendance des stocks de ces amphihalins est à la baisse. L’autorisation de pêche paraît donc tout à fait contraire au principe de précaution.
    3. la pêche aux engins et filets, qui capture notamment lamproies marines et fluviatiles, grandes aloses et aloses feintes, et saumons atlantiques, alors que ces cinq espèces sont théoriquement protégées au sein de l’aire NATURA 2000 qui recouvre L’Adour. Or, en dépit du code de l’environnement, qui fait obligation du contrôle des impacts d’une telle activité, on n’a jamais procédé à la moindre évaluation de cette pêche aux engins.
    Il saute donc aux yeux des gens sensés et, plus encore, de ceux qui connaissent les textes et qui exigent leur application stricte, qu’il ne peut y avoir aucun passe droit, aucune autorisation et que ces récents arrêtés ne sont qu’une entourloupe de plus !
    D.M.A. revendique donc l’annulation :
    – de l’autorisation de pêche professionnelle et amateure aux engins et aux filets de toutes les aloses et de toutes les lamproies, quand cette autorisation est donnée en dehors des périodes et des horaires où celle du saumon est autorisée, en application de l’article L436-16 du code de l’environnement,
    – de l’autorisation de pêche professionnelle et amateure aux engins et aux filets de la lamproie marine (Petromyzon marinus) et de la grande alose (Alosa alosa), par application du principe de précaution,
    – de l’autorisation de pêche professionnelle et amateure aux engins et aux filets de toutes les aloses, de toutes les lamproies et du saumon, pour défaut d’évaluation des incidences NATURA 2000 sur le site de l’Adour dans sa totalité.
    Pour l’instant la synergie autour de D.M.A. est composée de (dans l’ordre chronologique de leur association à cette action) :
    – L’A.A.P.P.M.A. du Gave d’Oloron
    – L’Association Salmo Tierra-Salva Tierra
    – La Sepanso 64
    – ANPER-TOS (Association Nationale de Protection des Eaux et Rivières)
    – La Sepanso 40
    – L’A.A.P.P.M.A. La Gaule Aspoise
    – L’A.A.P.P.M.A. Basaburua Haute Soule
    – L’A.C.C.O.B. (Association pour la Conservation du Cadre de Vie d’Oloron et du Bager) – C’est elle qui milite, avec d’autres associations à ses côtés bien sûr, pour la préservation du sanctuaire des frayères à saumon de ce secteur du Bager alors qu’un important projet de carrière pourrait le ruiner.
    – L’A.A.P.P.M.A. la Gaule Paloise
    – L’A.A.P.P.M.A. la Gaule Orthézienne”
  • Siman Hare Natural Dubbing, une gamme complète

    Siman Hare Natural Dubbing, une gamme complète

    La marque Tchèque Siman propose en nouveauté une gamme complète d’un très beau dubbing de lièvre décliné en dix-sept coloris. Outre la matière qui reste l’un des composants majeurs de nombre de mouches, on peut souliger l’intérêt des teintes de cette gamme notamment dans les bruns et les verts olives. Ce dubbing est très facile à travailler à la main ou à l’aide d’un twister.

  • Unibobber, le parachute facile !

    Unibobber, le parachute facile !

    Voici un petit accessoire qui rend le montage parachute plus facile à monter, à voir sur l’eau et à faire flotter. Unibobber, c’est une petite boule qui flotte comme un bouchon et qui remplace avantageusement les montages où une bille de polystyrène est recouverte d’un morceau de bas nylon, montage assez délicat à réaliser. On peut en revanche reprocher au Unibobber un côté un peu artificiel, qui n’est pas gênant en réservoir avec les truites arcs-en-ciel (les petites boules existent en rose, rouge, blanc et vert), mais qui manque de naturel pour la pêche en rivière, hormis pour les imitations de “terrestres” de type sauterelle.

  • Saint-Etienne : le SA.NA.MA reporté en novembre

    Saint-Etienne : le SA.NA.MA reporté en novembre

    Le Salon international de la mouche artificiel (SA.NA.MA) n’aura pas lieu en février mais sera reporté à l’automne 2021. Malgré la volonté du Club des Pêcheurs Sportifs Forez-Velay de maintenir l’événement contre vents et marées, il est plus prudent de le reporter en novembre en espérant que la situation sanitaire évolue favorablement d’ici là.

    Photo : ©CPSFV

  • Un coup d’avance

    Un coup d’avance

    « Les journaux de pêche ressassent toujours les mêmes choses », entend-on parfois. On ne peut pas reprocher à Jean-Christian Michel de nous faire le coup du «en mai, pensez à la mouche de mai !». Car pour ce qui est de penser justement, notre homme bouillonne littéralement de l’intérieur. En s’efforçant de mettre au point des nymphes qui nagent différemment des autres, Jean-Christian touche ici à un domaine vierge et ô combien intéressant pour arriver à se démarquer lorsque les poissons connaissent mieux les nymphes que certains pêcheurs. 

    Qu’il est loin le temps où les conditions hydrologiques et météorologiques étaient régulièrement favorables, à la faveur d’un petit coup d’eau. Partout le climat a beaucoup changé en une petite dizaine d’années. Lorsqu’il ne pleut pas pendant plusieurs mois et que le niveau de l’eau ne cesse de descendre, difficile d’espérer une folle activité des truites et des ombres. De plus, les meilleurs parcours subissent une pression de pêche très forte, qui fait que les pois- sons deviennent plus difficiles à leurrer qu’avant. Faut-il voir en cela un problème insurmontable ou au contraire une occasion idéale pour se démarquer des autres pêcheurs ? En pratiquant toute ma vie sur des parcours publics très fréquentés (parfois au-delà du raisonnable) sur le Doubs, la Loue, l’Ain et aujourd’hui sur la Touques, cette adaptation ne fut pas un choix, mais une obligation. La pêche fine n’est pas une invention récente. Nous pêchions déjà en 10/100 et même en 8/100 l’été il y a trente ans, pas pour faire les malins, mais parce que, sur certains parcours, les poissons refusaient les mouches et les nymphes présentées sur des diamètres de fil obsolètes. C’est à cette période que la pêche à la mouche a subi sa transformation la plus radicale, laissant ceux qui n’ont pas voulu évoluer à la traîne, dépassés par un phénomène qu’ils refusaient, la sur- pêche. En pêchant 2 à 4/100 plus fins que la moyenne, nous avions ainsi un gros coup d’avance. Mais aujourd’hui, cela ne suffit plus toujours.

    La réussite ne dépend pas uniquement du matériel, mais de la façon de l’utiliser. Un fil fin c’est bien, mais une dérive réellement naturelle c’est mieux. Mais, sans une bonne approche par eaux basses, la meilleure dérive ne vaut rien. Et cet ensemble de choses explique l’insolente réussite de certains pêcheurs – dont certains veulent limiter le talent au seul fait d’être souvent au bord de l’eau – comparé au reste de la troupe, pour qui sauver la bredouille reste l’objectif principal de la journée par eaux basses.

    Avec ses nymphes désaxées, Jean-Christian, apporte une solution très efficace qui touche directement au comportement de la nymphe

  • Le syndrome Mélenchon

    Le syndrome Mélenchon

    A la pêche comme en politique, il arrive que l’on parte de loin. Ainsi à l’image de Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle de 2022, il en est quelques uns qui appellent dès aujourd’hui à renverser Claude Roustan à la tête de la Fédération Nationale des Pêcheurs de France, lors d’une élection qui se déroulera dans deux ans. Ce que reprochent ces insoumis halieutiques à l’indéboulonnable président est de n’avoir pas réussi (mais a-t-il essayé ?) à faire passer, pendant le confinement, la pêche pour une activité sportive au même titre que le jogging ou la randonnée. Bigre…à quoi tient un bilan ? On aurait pu imaginer que le premier des pêcheurs soit critiqué pour son manque d’engagement aux côtés des défenseurs des rivières et des poissons sauvages, pour son obstination à faire de la pub sur les routes et dans les cols du tour de France, ou encore que le nombre de pêcheurs, continue, malgré toutes les astuces de présentation, à diminuer d’année en année. Non, ses détracteurs lui en veulent juste pour cet excès de prudence sanitaire. Du coup j’ai regardé d’un peu plus près que d’habitude le rapport annuel de la FNPF et y ai trouvé cette bonne nouvelle que sur les 22 millions d’euros que compte le budget fédéral 16,9 étaient redistribués aux fédérations pour soutenir l’emploi des professionnels des rivières et les investissements consacrés à la biodiversité, aux associations de défense des migrateurs et au développement du loisir pêche. Franchement, c’est pas mal. Les « Mélenchon » de la gaule devraient méditer ceci qu’il n’est de pêcheur qui ne soit sauvable. La preuve par « le Roustan ».

  • Pour tout savoir sur la formation du Massif du Jura et de ses rivières

    Pour tout savoir sur la formation du Massif du Jura et de ses rivières

    Réalisé par Jean-Philippe Macchioni, un grand nom du documentaire Franc-Comtois, Jura, le temps d’une montagne nous fait voyager dans le temps, jusqu’à -256 millions d’années pour retracer la naissance et évolution du Massif du Jura. Bien vulgarisé et bien rythmé, ce passionnant documentaire de 37 mn se regarde et s’écoute avec le plus grand intérêt. Après l’avoir regardé, on voit sa rivière préférée autrement !

     

    Photo : © DR.

  • Deux ans sans changer de leurre

    Deux ans sans changer de leurre

    En ces temps de lutte contre l’hyper consommation, de dépôt de bilan carbone et de retour aux choses simples, l’emploi d’un seul leurre pendant toute une saison de pêche au bar mériterait une invitation à dîner à la table du capitaine Watson. Élémentaire. 

    D’accord il y a eu, il y a encore le confinement. D’accord on a assez peu pêché. Mais je songeai l’autre jour en rangeant mon matériel de pêche en mer que je n’avais pas changé de leurre depuis 2018. Il y avait toujours, accroché à l’anneau de la canne avec laquelle je pêche le bar, le même Xorus Asturie que m’avait recommandé mon camarade Arnaud de Wildenberg à Belle-Île. Bon, il est vrai que je ne recherche le plus souvent les bars que dans l’écume des cailloux, au leurre de surface qui est pour moi la plus excitante des pêches au carnassier (remarque valable pour le brochet, la perche ou le black bass en eau douce).

    Mais de là à utiliser le même spécimen, de la même taille (110 mm) et de la même couleur tout au long d’une bonne quinzaine de parties de pêche dans les parages de Locquirec et de la baie de Morlaix, il n’y a qu’un pas que je ne me croyais pas capable de franchir. Disons le tout net, le mérite en revient d’abord à l’Asturie précité, dans sa version Ghost Iwashi. Si je l’ai conservé de séance en séance, ne le remplaçant même pas par un de ses jumeaux d’une autre robe, c’est tout simplement parce que c’est la première fois qu’un leurre m’évite à ce point la bredouille. Quelle que soit la mer, agitée, plate, houleuse, avec ou sans clapot, l’Asturie a toujours répondu présent, finissant par me déclencher une attaque là où, dans d’autres circonstances, j’aurais pris le parti d’un Shad, d’un Jig ou d’une lourde ondulante pour m’en aller voir au fond, au risque de séduire une vieille, si les bars y étaient.

    Attention, je n’ai rien contre le fait de chercher fortune à tous les étages de la couche d’eau. C’est même ce que font les vrais preneurs de poisson. Mais, quand j’ai le choix, je préfère tenter une bonne vieille attaque en surface après un élégant parcours en “walking the dog”, une de ces attaques qui vous permettent de vérifier que vous n’êtes pas cardiaque. Nous vivons une époque où l’on commence à se dire qu’il faut vider les placards :

  • Soutenez le Collectif SOS Loue  & Rivières comtoises

    Soutenez le Collectif SOS Loue & Rivières comtoises

    Fondé en 2011 alors que les rivières de Franche-Comté connaissaient des pollutions sans précédent et un taux de mortalités piscicoles record, le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises existe grâce aux dons privés. Il regroupe des membres des associations et organismes suivants : Anper TOS, CPEPESC, la Confédération Paysanne, Saône Doubs Vivants Sundgau Vivant (SDVSV), France Nature Environnement 25 et 90, Franche-Comté nature Environnement, Haut-Doubs Ecologie, Attac Haut-Doubs. Les AAPPMA de Goumois (La Franco-Suisse) de Moutiers et de Cléron sont membres. Le WWF  et la Fondation Humus soutiennent le Collectif. Il s’agit à ce jour de la seule opposition à ce massacre des rivières comtoises, qui met l’administration et les pollueurs devant leurs responsabilités : dépôt de trois recours devant la commission européenne, obligation pour l’Etat de créer une conférence environnementale sur la problématique et de commanditer un rapport de la situation (rapport Vindimian), édition de 72 mesures à appliquer dont la création d’une réglementation spécifique aux zones karstiques ou encore le passage en zone sensible nitrate qui est une urgence absolue pour certains secteurs. Le Collectif  met également une forte pression médiatique sur les décideurs afin de faire bouger les lignes. Mais pour être plus efficace, il faut être soutenu. Les bénévoles du collectif qui œuvrent quotidiennement pour certains depuis dix ans ont aussi besoin de toutes les bonnes volontés pour relayer des informations, pour par exemple participer au programme Sentinelle des Rivières, qui consiste à surveiller un point précis sur le terrain au fil du temps (source, ruisseau, déversoir d’orage, doline, etc.) pour disposer d’un historique et pouvoir évaluer l’évolution. Ces données inexistantes jusqu’alors sont d’autant plus précieuses. Depuis un an, cinquante lieux sont ainsi surveillés ce qui est beaucoup et trop peu. Quelque soit votre situation géographique, vous pouvez aider SOS Loue & Rivières Comtoises.

  • Pêches Sportives Vidéo n° 61 : Montage des streamers et nymphes “Caborde” et des mouches rustiques de Joël Delas

    Pêches Sportives Vidéo n° 61 : Montage des streamers et nymphes “Caborde” et des mouches rustiques de Joël Delas

    Dans ce numéro, nous consacrons nos rubriques montage de mouches, d’une part au montage Caborde mis au point par Jean-Christian Michel, d’autre part aux montages rustiques à aile unique utilisés par Joël Delas. Pour ces montages très particuliers, la vidéo est une aide précieuse, tant pour l’image que pour les explications qui les accompagnent. Les mouches particulières qui font l’objet de cette vidéo ont en commun de sortir des sentiers battus et de proposer aux poissons quelque chose de différent, ce qui n’est pas très courant dans le monde du montage.

    Durée : 43 min.