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  • Erratum

    Erratum

    Dans notre Encyclopédie
    des mouches… qui pêchent
    , une erreur s’est glissée dans nos pages à propos
    du monteur de mouches Pascal Finger, qui contrairement à ce qui est écrit à
    plusieurs reprises n’est pas un professionnel, mais un monteur amateur. Voilà
    ce qui arrive quand le talent de quelqu’un comme Pascal dépasse largement celui
    du commun des monteurs ! Par ailleurs, il nous signale également que le
    modèle “soft” (p.94) qui lui est attribué, n’est pas l’un de ses modèles.

    Mille excuses !

  • Une mouche de légende : le montage avancé Devaux

    Une mouche de légende : le montage avancé Devaux

    Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.

    Plus qu’une mouche en particulier, nous vous présentons dans ce numéro un montage atypique, appliqué par Aimé Devaux à toutes les mouches sèches qui imitent des éphémères de sa collection. La plus célèbre d’entre elles étant l’A4, une grise à corps jaune classique, déclinée plus tard en version C (comme CDC) qui mélange un hackle de coq et une plume de CDC. D’autres modèles sont également des légendes, comme la 929, une mouche passée de mode et qui pourtant vaut bien des modèles actuels. Pour bien réaliser un montage avancé, il faut faire attention à enrouler la collerette sur une très faible longueur de hampe. Avec deux plumes, ça se complique. Un morceau de tube interne de stylo-bille qu’on aura découpé dans le sens de la longueur permet de maintenir la collerette vers l’avant pendant la réalisation du corps. Un corps qui déborde volontairement sur la collerette afin d’obtenir l’effet souhaité et qui intervient après la réalisation de la collerette. Les coloris du modèle présenté en étapes de montage ne correspondent pas à une mouche précise de la collection. À vous de vous inspirer de l’A4 et de toutes ses déclinaisons de tailles et de couleurs pour créer vos propres modèles ou au contraire rester fidèle aux fameuses mouches de Mémé Devaux.

    1. Mettre dans l’étau un hameçon de forme standard en taille 16 à 12 selon le modèle de mouche désiré. Commencer l’enroulement d’un fil de montage 6/0 et fixer une pincée de cerques. Passer deux fois le fil de montage sous les cerques pour les relever légèrement.

    2. Par le pied, fixer un hackle de coq après avoir éliminé le duvet à la base. Par la pointe, fixer une plume de CDC.

    3. Enrouler le hackle en essayant de rester “sur place”, ce qui, c’est vrai, n’est pas évident !

    4. Enrouler la plume de CDC de la même façon. Couper l’excédent et faire une tête bien formée avec le fil de montage. Un noeud final termine cette première phase.

     

  • C’est le pêcheur qui fait le leurre

    C’est le pêcheur qui fait le leurre

    Pourquoi aimons-nous la pêche sinon pour vivre une intime histoire avec ce que l’eau à de plus secret ? Dans cet élément qui n’est pas le nôtre, il arrive parfois que la ligne, seul lien entre les deux mondes, ait rendez-vous avec la vie à chaque fois que l’on reproduit un subtil équilibre entre tension, distance et angle entre la canne et la ligne. Dans ces cas-là, on se sent invité à partager un peu du mystère des eaux pour un court moment. Pour connaître à nouveau ce véritable plaisir, essayons de comprendre comment cette rencontre a été rendue possible.

    Il m’arrive parfois de me laisser prendre par ce qui paraît être un article intéressant dans un des autres journaux consacré à notre passion, la pêche. Dix minutes après avoir commencé (et fini) la lecture, je n’ai rien appris, sinon que l’auteur est sponsorisé jusqu’aux dents et qu’il trouve là un moyen de montrer des produits qu’il faut vendre à tout prix, qu’ils soient bons ou mauvais. A ce sujet, le leurre au sens du modèle, devient le sujet central sur qui repose tous les espoirs. Nous avons connu l’époque du shad (avec quelques très bons, des bons et des pas terribles), celle du plomb palette, celle de la lame vibrante ou, celle récente, des bigs baits pour la pêche des gros brochets. Mais rarement, les supports pédagogiques comme les journaux ou les vidéos, vous invitent à comprendre pourquoi, avec les mêmes leurres, certains réussissent régulièrement de très belles pêches alors que d’autres se contentent de maigres résultats. Par le passé, au temps révolu de la réclame, les amorces miracles des pêcheurs au coup étaient présentées comme des potions magiques (comme les leurres actuellement). Pour connaître quelques pêcheurs au coup parmi les meilleurs au monde, je peux vous affirmer que leur amorce est la même que celle de monsieur tout le monde. Leurs résultats sont notamment obtenus par une bonne analyse du poste au départ.

    Les paramètres sont nombreux : turbidité, courant, espèce recherchée, saison, nature du fond, etc. Et l’amorce est élaborée en fonction des observations de départ : granulométrie, boules compactes ou pas, pouvoir plus ou moins diffusant, etc. Avec un leurre, tout n’est d’abord qu’une question de feeling, car c’est uniquement à lui de séduire les poissons. Si on trouve le bon poste et le bon leurre (souvent choisi un peu au hasard) reste encore à bien ressentir les choses. Et le ressenti, diront quelques experts soucieux de garder leurs distances avec la “masse” ne s’explique pas dans les livres ! C’est vrai qu’il n’est pas évident d’expliquer ce qui, justement échappe à la grande majorité des pêcheurs. Pourtant, quand on est “dedans”, on peut quasiment annoncer les touches à l’instant T. Mais après plusieurs prises avec ce même lancer, on est tenté d’explorer en périphérie, mais souvent le “truc” est perdu, les touches sont manquées ou absentes, surtout si on reste les deux pieds dans le même sabot. En se décalant un peu, pour garder le même angle, le fameux truc peut à nouveau marcher.

    Dans un tout autre registre, le fait de poser la canne au cul de la barque pour changer de poste en ramant en laissant sa monture Drachkovitch livrée à elle même, a permis de sauver des journées de bredouilles par des beaux brochets séduits par cette nage très particulière. Bon d’accord, c’est interdit, mais on l’a tous fait… J’ai retrouvé ces sensations oubliées en pêchant le saumon à la mouche en Russie. Sur les très grands pools, les guides amènent leurs pêcheurs en canots pneumatiques sur les meilleures zones, inaccessibles depuis la rive. En laissant traîner ma “red Françis” derrière le canot, j’ai ainsi pris des saumons. Quelque chose d’indéfinissable plaît à ce poisson fantasque, tout comme au brochet, lorsque la mouche ou le leurre ralentit et accélère d’une certaine façon sous l’effet des coups de rames… La ligne se détend suite à l’impulsion. Il s’en suit un moment de “flottement” avant que le coup de rame suivant ne redonne à nouveau de l’élan. Cette récupération mérite d’être observée et reproduite en tenant sa canne à la main. De leurs côtés, les pêcheurs de sandres à la verticale savent bien à quel point les touches ont parfois lieu lorsque l’esprit est occupé par quelque chose d’étranger à la pêche. A ce sujet, j’ai remarqué que le téléphone portable était un bon moyen pour avoir des touches !

     

  • La moquette anti-cormorans

    La moquette anti-cormorans

    C’est une arme de défense passive que nous proposons ici ; une sorte de tapis fait de treillis en ferraille posé sur des fers à béton qui sert de refuge aux poissons fourrage contre les cormorans.

    En même temps que les feuilles mortes, la CSG et les premières gelées, les hordes de phalacrocoraxvont bientôt rappliquer. Seigneur des airs et des ondes pour les uns, ignoble pique assiette pour les autres, le grand cormoran ne mange que du poisson et en quantités suffisantes pour vider rivières, lacs et étangs. L’explosion des populations de ce pêcheur d’exception (il peut rester plus de deux minutes en apnée par 40 m de fond) date de l’interdiction, sous la pression des écologistes danois du ramassage des oeufs à l’époque de la ponte, tradition ancestrale qui régulait efficacement les effectifs de ce redoutable prédateur maritime et fluvial. Trente années plus tard, le grand cormoran a conquis le statut peu enviable d’ennemi public n°1 des pisciculteurs et des pêcheurs. Les autorités – à la suite d’intenses débats européens et de polémiques parfois violentes entre défenseurs des oiseaux et amis des poissons – ont fini par accorder une trentaine de milliers d’autorisations de tirs par an qui ne parviennent d’ailleurs pas à limiter la croissance démographique de ce “corbeau des mers”.

    Tous les tireurs le savent : le cormoran est malin. Il voit venir les chasseurs et sait anticiper. Ainsi, pas mal de quotas de tirs ne sont pas remplis pour cause d’inefficacité des tireurs. Les méthodes d’effarouchement par rayon laser (sur les nids) ou par ultra sons imitant le langage des orques, un des seuls vrais prédateurs de phalacaocorax, sont chères et compliquées à mettre en oeuvre. Enfin l’immersion de filets pièges est sans doute efficacemais outre qu’elle peut aussi piéger les poissons, elle relève sans contestation possible d’une méthode illicite. Le principe de la moquette anti cormorans est lui, incontestable en ce qu’il repose sur un principe de défense passive. On n’y veut aucun mal aux oiseaux. On se contente de donner un abri aux poissons. Abri à l’intérieur duquel ils pourront trouver refuge et circuler librement hors de portée du grand prédateur.

    De quoi s’agit-il ? Il s’agit de fixer sur des fers à bétons plantés dans le fond de l’étang un treillis métallique de plusieurs dizaines de m2. Le treillisdu modèle de ceux que l’on utilise pour les dalles dans le bâtiment est composé de mailles de 15 cm. Il est posé à une hauteur de 50 à 60 cm et bordé sur ses cotés par de la clôture à chèvres aux mailles …

  • Connaissez-vous Fishpal ?

    Connaissez-vous Fishpal ?

    A l’heure d’Internet, du paiement en ligne, tout devient possible. Fishpal permet de réserver des parcours, de les louer, dans toutes les îles Britanniques. En gros, Fishpal s’occupe de prendre les permis pour vous et vous n’avez plus qu’à vous rendre sur place.

    Nous avons pu vérifier (en Ecosse ce printemps), que certains pêcheurs qui étaient passé par Fishpal avaient pu trouver des parcours très confidentiels, dont l’obtention des permis n’est pas des plus aisée. Dépositaires à trouver (ou plutôt àchercher) au village du coin, avec des horaires d’ouverture pas toujours adaptés aux besoins des pêcheurs. C’est aussi le revers de la médaille, le risque de voir du monde sur des parcours qui n’étaient pas ou peu connus. Et ils sont très nombreux ces endroits où l’on croise un pêcheur dans la semaine ! Si tous les parcours de pêche au saumon des grandes rivières ne sont plus un secret pour personne, il n’en est pas de même si l’on recherche la truite où l’ombre. L’autre risque étant de voir monter les prix si ces parcours oubliés deviennent populaires ? Car en Ecosse, il est encore possible de pêcher la truite pour 10 à 20 livres par jour sur de très bonnes rivières. Les écossais délaissent ces poissons et encore plus les ombres. Ils préfèrent réserver leur temps alloué à la pêche au saumon. On les comprend ! La situation est similaire en Irlande, même si la pêche de la truite fait tout de même plus d’adeptes. Quant aux îles Hébrides (ouest de l’Ecosse), combien de pêcheurs français savent que ces merveilles taillées par la houle et les vents comptent de très jolies rivières peuplées de saumons et de truites ? Fishpal permet d’ouvrir les yeux sur ces petits paradis inconnus et pourtant si proches ?

    Près de 40 rivières Fishpal propose vingt-trois rivières écossaises (avec plusieurs parcours par rivière), six anglaises, deux seulement au Pays de Galles pour le moment et cinq en Irlande. Avec l’aide d’un partenaire (Sportquest), le site propose également de pêcher dans trente autres pays, dont l’Islande, Cuba, les Seychelles, l’Etat de Floride et bien d’autres destinations prestigieuses. Fishpal recommande aussi des guides ou encore la possibilité de faire pêcher des personnes à mobilité réduite, y compris en  bateau sur les lacs irlandais…

    En bon outil moderne, Fishpal propose également une application pour votre mobile. Où que vous soyez, vous pouvez suivre en quelques clics l’évolution des prises sur le parcours que vous convoitez afin de réserver au meilleur moment. Les réservations peuvent se faire longtemps à l’avance. C’est un coup de poker, mais si les saumons sont là, ils seront pour vous ! Pour autant, ce site n’est pas une agence de voyages, car vous devrez vous débrouiller pour l’hébergement, la location du véhicule et tout ce qui est nécessaire pour un séjour réussi. Une commission raisonnable est prise sur le permis, mais cela vaut bien deux heures à tenter de trouver le dépositaire qui n’ouvre qu’à 10h00 et qui, une fois trouvé, vous explique qu’il a vendu son dernier permis la semaine précédente et qu’il attend les nouveaux. Du vécu…
    http://www.fishpal.com
    http://blog.fishpal.com

  • Le timbre “migrateurs” 2014 fait polémique

    Le timbre “migrateurs” 2014 fait polémique

    Alors que la FNPF se félicite de voir le nombre de timbres “migrateurs” vendus en 2013 faire une minuscule progression (+ 0,46%) comparé à 2012 (4560 contre 4581), bien des pêcheurs n’ont pas apprécié de voir le prix de ce timbre annuel passer de 37 à 50 euros (ce timbre vient en plus du CPMA normal). Pour être clair, il n’y a guère qu’en France que l’on peut pêcher la truite de mer ou le saumon
    pour ce prix. En Scandinavie, en Ecosse et sans parler de l’Islande qui offre des rivières exceptionnelles (mais à 2000 euros la journée de pêche en moyenne !), il faut compter un minimum de 100 euros par jour pour un parcours très moyen. Le français étant chipoteur, il voudrait bien savoir où va cet argent et
    se dit prêt à payer plus si c’est pour renforcer la lutte contre le braconnage ou permettre aux migrateurs… de migrer. L’Onema, la FNPF et les organismes en charge des poissons migrateurs devraient communiquer à propos de l’utilisation de l’argent de ce timbre. Il y a en France quelques belles réalisations comme sur la Touques ou le Léguer, où la continuité écologique a permis de reconquérir
    d’importantes surfaces de frayères. Autre remarque, qui vient des guides de pêche et qui doivent faire comprendre à leur client qu’il va falloir acquitter un timbre migrateur annuel pour pêcher une
    journée, en plus du timbre CPMA (journalier celui-là) et de leur prestation. L’idée d’un timbre “migrateurs” journalier permettrait aux touristes comme aux novices, d’accéder à cette pêche, où en
    France, il est déjà compliqué de réussir lorsqu’on est un pêcheur chevronné…

  • Le sombre avenir du gave de Pau

    Le sombre avenir du gave de Pau

    Plus d’un an après les deux crues dévastatrices qu’a subi le gave de Pau, l’heure est aux pansements. Sur un modèle qui a fait deux morts, qui a coûté une fortune aux contribuables et jeté des centaines de riverains dans le désarroi.

    En octobre 2012 et en juin 2013, le gave de Pau dépassait les quatre mètres à Lourdes, inondant les rues, les maisons, emportant les voitures et faisait deux morts. L’entrée de la Grotte de Massabielle, où la Vierge serait apparue à Bernadette Soubirous, baigne dans 1,5m d’eau noire (soit environ 760 m3/s) et le mobilier de la basilique souterraine Saint- Pie-X (construite en 1958) flotte comme des coquilles de noix au milieu de l’océan. En aval, les eaux gonflent encore, des routes sont emportées, des ponts, c’est le chaos. Depuis 1937, le torrent (gave en béarnais) n’avait jamais plus connu un désastre semblable. Les fortes pluies tombées sur un enneigement également hors du commun en montagne sont à l’origine de cette crue que l’on annonce comme étant historique. Au passage, plusieurs piscicultures ont implosé
    sous l’effet du maëlstrom rendant au fleuve plusieurs centaines de milliers de truites d’élevage. De quoi vendre des permis dans le 65… Pour les mêmes raisons et à la même date, la Garonne a subi elle aussi une crue d’une grande violence, ainsi que ses principaux affluents. Plus d’un an après ce drame, les dégâts sont considérables pour la rivière elle même qui, en plaine, essaie de se frayer un nouveau lit.

    La Direction départementale des territoires (DDT) se charge de refaire les routes, de recréer des berges (en béton) pour tenter à nouveau de dompter la rivière. Car quoi qu’on en dise, le problème est là. Au cours de sa très longue vie, le gave, comme toutes les rivières de montagne a connu d’autres crues  importantes, mais entre temps l’Homme a toujours tenté de domestiquer la vallée, de corseter le fleuve “en mode chasse d’eau”, pour qu’il reste sagement à sa place (dès l’aval de Gavarnie !). C’est le cas dans les villes, le long des routes, dans les gorges et bien évidemment, quand l’eau ne peut plus partir sur les côtés, elle monte. C’est imparable. L’atteinte physique Moins une rivière a la possibilité de s’étendre (dans ce
    qu’on appelle son lit majeur), plus l’énergie est forte sur le fond (le lit mineur). Dans le cas de crues comme celle du gave, le substrat (sable, granulats divers, galets, rochers) qui abrite les insectes, les oeufs des poissons et qui sert d’habitat à une multitude d’espèces, se trouve chamboulé à grande échelle. Certaines zones laissent apparaître la roche mère alors que d’autres voient les sédiments s’accumuler,
    y compris ceux qui avant la crue, n’étaient pas dans le cours d’eau.

    Les atteintes physiques sont extrêmement graves car elles ne permettent plus aux organismes vivants de continuer à vivre faute d’habitat, de lieu de reproduction, voire de nourriture. Pourtant, une rivière de montagne comme le gave a été façonné au fil du temps par d’énormes volumes d’eau rapides et puissants (ce n’est pas une paisible rivière normande). Les crues récentes ont sans doute été diagnostiquées trop rapidement comme étant centennales. Deux en moins d’un an, c’est tout de même pas de chance ! Et cela arrange bien tout le monde pour obtenir des aides de l’Etat et classer l’affaire en catastrophe naturelle. A bien y regarder, cette crue se situerait en réalité entre la trentennale et la cinquantennale. Pour rappel, la définition d’une crue centennale n’est pas le risque qu’elle se produise tous les 100 ans, mais une crue qui a une chance sur cent de se produire tous les ans. Ce n’est pas tout à fait la même chose. Comme partout, il existe dans la vallée de ce gave des maisons construites à quelques mètres du lit (mineur) et comme partout, un jour, l’eau menace de les emporter et parfois elle le fait. Reconstruite ? Selon quel modèle ? Cette crue, qui aurait très bien pu faire beaucoup plus de victimes, a-t-elle servi de leçon aux élus et aux services de la DDT ? Pas sûr, car les dégâts sont souvent réparés “à l’identique”, faute de moyens financiers. Il n’est en effet pas facile de construire en quelques années ce que l’homme à mis plusieurs millénaires à façonner. Le gave lui, passe là où il peut au milieu de tout ça.

     

    L’avenir de la pêche

    De toute évidence, le gave de Pau mettra des décennies à retrouver un semblant de fonctionnement normal, et d’ici, là, d’autres crues viendront sans doute créer de nouveaux tourments. Mettre la rivière en no-kill est une évidence pour protéger le peu qui aurait pu subsister au désastre. Mais ce n’est pas cela qui redonnera vie au lit du fleuve. Et de plus, cette fausse fatalité arrange bien les amateurs de truites de bassines qui s’empressent de dire “de toute façon, y a plus rien !”. Cet épisode tragique montre à quel point l’urbanisation en zone de montagne ne tient toujours pas compte de l’environnement. Et nos élus ne comprennent toujours pas que la protection de l’environnement n’est pas du gaspillage d’argent public. Dans le cas du gave, cela aurait permis d’économiser des centaines de millions d’euros. Souvenez-vous de Vaison-la- Romaine… C’était le 22 septembre 1992.

  • le tenkara au banc d’essai !

    le tenkara au banc d’essai !

    Nous ne sommes pas les premiers à parler du tenkara, technique ancestrale japonaise qui effectue son grand retour à l’heure du carbone haut module. Mais comme on ne fait pas les choses à moitié, le DVD de ce numéro est consacré à cette technique qui ne laisse pas les pêcheurs à la mouche indifférents. Une occasion unique pour tout savoir sur cette pêche d’une efficacité étonnante et pour tordre le coup à quelques idées reçues.

    Il est des modes qui s’imposent par nécessité et qui finissent par durer. L’Histoire nous dira si le tenkara, technique née au Japon il y a plusieurs siècles, ancêtre de la pêche à la mouche moderne et remise au goût du jour, tien- dra dans le temps. Cette pêche rudimentaire, pratiquée à l’origine avec une longue canne en bambou, sans moulinet, bénéficie aujourd’hui des meilleurs carbones et de lignes légères particulièrement discrètes. C’est ce qui justifie son grand retour, car partout, des Etats-Unis au Royaume Uni, de la Nouvelle- Zélande à l’Afrique du Sud, le tenkara semble porté par l’élan du renouveau. En France, c’est dans la région de Toulouse et dans les Pyrénées que le tenkara a fait son apparition notam- ment sous la houlette de Yvon Zill et de Maxime Miquel. J’ai rencontré Maxime à l’occasion du DVD joint à ce numéro. Il a “fait la route” jusque dans le Jura, qu’il ne connaissait pas, pour me montrer cette tech- nique, pour laquelle je n’avais aucun a priori. Maxime Miquel, ex-champion de France junior de rugby (avec Carmaux) s’est donc expatrié pour venir nous faire découvrir le tenkara devant un objectif et sur des rivières qu’il n’avait jamais vues, très différentes de celles des Pyrénées. L’invitation n’était pas piégée, mais tout de même à risques. Des eaux claires, des poissons sauvages, une forte fré- quentation par les pêcheurs, il n’en faut souvent pas plus pour compliquer passablement les choses. Car avec le tenkara, il faut pouvoir approcher les pois- sons à quelques mètres. Pour les détracteurs de cette technique, ce manque de longueur est rédhibitoire et c’est d’ailleurs là leur principal argument. Mais tous les pêcheurs à la mouche savent bien qu’en petits et moyens cours d’eau, la grande majorité des prises se fait à moins d’une douzaine de mètres. Le tenkara permet de pêcher jusqu’à 9 ou 10 m (4 m decanne+5à6 mdeligne) et cela est bien suffisant.

  • Pêches Sportives Vidéo n°36 : La pêche au tenkara avec Maxime Miquel

    Pêches Sportives Vidéo n°36 : La pêche au tenkara avec Maxime Miquel

    Ancêtre de la pêche à la mouche, le tenkara est né au Japon il y a plus de 200 ans. Grâce aux matériaux modernes, cette technique a été remise au goût du jour. Maxime Miquel est à l’origine du renouveau de cette pêche oubliée en France. Ce DVD de 48 mn fait le point sur cette technique très simple à mettre en oeuvre, pratiquée sans moulinet. Sur les rivières du haut Jura, Maxime passe de la mouche sèche à la nymphe au fil avec une facilité étonnante. Une vidéo unique où cette technique encore mal connue est présentée de façon complète et en situation réelle. Sur ces rivières qu’il ne connaissait pas avant le tournage, Maxime le Pyrénéen nous fait une belle démonstration qui prouve que la pêche au tenkara est adaptable à tous les petits et moyens cours d’eau.

  • Ouverture du réservoir d’Arenthon

    Ouverture du réservoir d’Arenthon

    Le guide de pêche
    Stéphane Poëncet nous informe de l’ouverture du Lac d’Arenthon, un réservoir de
    six hectares, situé en Haute-Savoie sur la commune d’Arenthon à 20 km de Genève
    en direction de Chamonix (autoroute A40, sortie N°16A Bonneville. L’ouverture
    est prévue le 18 octobre pour une fermeture de la saison le 15 avril.

    Peuplé de truites
    arcs-en-ciel de 0,7 à 6kg, de saumons de fontaines, de truites farios et de truites
    “aguabonitas”, soit plus de tonnes de poissons en plusieurs versements de
    800kg.

    Pour éviter que les
    poissons soient rapidement imprenables, un safari pêche aura lieu tous les deux
    mois pour renouveler le stock de poissons.

    Les eaux claires du
    lac permettent de pêcher à vue. La pêche en barque ainsi qu’en float-tube offrira
    les meilleures possibilités de prospection des eaux du lac.

    Renseignements et
    réservations : 06.08.25.39.57 ou par e-mail [email protected]