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  • Rugbymen et pêcheurs

    Rugbymen et pêcheurs

    Vous avez sans doute vibré devant votre téléviseur lors de ses échappées belles, le ballon ovale sous le bras pour marquer des essais venus de loin, sous les couleurs de Clermont-Ferrand ou du XV de France. L’ailier Julien Malzieu, 31 ans, vingt sélections dans le XV français, élu joueur de l’année 2005 de rugby à sept (le seul français à ce jour), partage sa vie entre le rugby professionnel et la pêche. Comme lui, plusieurs stars du rugby national et mondial sont d’excellents pêcheurs. Petit début d’inventaire…

    Tout a commencé pour Julien Malzieu en vacances en Bretagne alors qu’il était enfant. Chez lui, la pêche n’est pas une histoire de famille, mais une attirance mystérieuse pour l’eau et les poissons. A force de venir observer des papys qui pêchaient la daurade depuis un quai, l’un d’eux s’est occupé de lui. “Si tu veux t’y mettre, il faut que tu te trouves un peu de matériel et des esches”. Ainsi dit, ainsi fait. Le lendemain, retour sur le quai avec un matériel flambant neuf ! “Ils m’ont expliqué comment monter ma ligne et comment la lancer. Les résultats se firent un peu attendre mais j’ai fini par prendre deux daurades ce qui était fabuleux ! De retour en Auvergne, j’ai donc voulu transposer mes acquis dans les eaux du coin, mais ce n’était vraiment pas adapté. Il m’a donc fallu trouver d’autres techniques. Je me suis passé en boucle les vidéos de Jean Desqué, le célèbre pêcheur au coup, et j’ai commencé comme ça en me formant tout seul. Plus tard, j’ai connu d’autres pêcheurs comme Xavier Vella ou Yann Giulio, qui m’ont fait découvrir des techniques très différentes. J’aime toucher un peu à tout en fonction des rencontres et cela va du silure à la carpe en passant par les carnassiers ou la truite ”. Ce grand gaillard de 1,93 m pour 92 kg est entré à l’ASM Clermont Auvergne à 18 ans. Il est passé professionnel à 22 ans. Il compte un titre de champion de France, un grand chelem (tournoi des six nations 2010) et a participé aux coupes du monde 2005 et 2009 de rugby à sept. “La pêche me permet de me ressourcer car mon planning, qui compte 30 à 32 matchs par saison plus les entrainements, me prend beaucoup de temps. J’ai la chance de faire ce beau métier pour quelques années encore et je dois le faire à fond. Après je pourrai vraiment aller à la pêche ! ”. Après une saison 2013 où Julien a enchaîné les blessures, 2014 lui laisse entrevoir des jours meilleurs. On lui souhaite de vite revenir à son meilleur niveau !

    Du rugby au tenkara

    Maxime Miquel, à qui nous avons consacré le DVD du dernier numéro à propos de la pêche au tenkara fait également partie de ces rugbymen pêcheurs. Maxime a été champion de France junior avec l’US Carmaux. C’est donc pour ça qu’il tient bien dans le courant…

    Gareth Edwards, légende du rugby et de la pêche

    Je vous parle d’un temps que les gens de mon âge n’ont pas connu, le temps ou le Pays de Galles avait la main mise sur la planète rugby. Dans les années 1960 – 1970 la charnière du XV gallois Gareth Edwards – Barry John enflammait les stades. Edwards était aussi célèbre que le fut de Jonny Wilkinson de nos jours, une véritable légende. Et la seconde passion du demi de mélée l’emmenait aussi souvent que possible au bord de l’eau. Il a d’ailleurs pris un énorme brochet à la mouche, record des îles britanniques !

    (Photo : Yann Giulio)

     

  • 100 coins de pêche en ville

    100 coins de pêche en ville

    Mode ou nécessité ? La pêche en ville fait de plus en plus d’adeptes. Facilité d’accès, optimisation du temps de pêche, économie de transport, la ville devient un lieu où l’on pêche, comme d’autre s’y promènent ou courent pour garder la forme. Ce dossier présente 100 villes (ou bourgs) où pêcher sans se planter.

     

    1 – Agen 1 (Lot-et-Garonne)

    Les lacs de Passeligne et Pélissier sont des aménagements récents qui font partie du parc de loisir de l’agglomération agenaise. Bon peuplement en brochets et black-bass.
    2 – Agen 2

    La Garonne dans sa traversée de la ville est réputée pour ses silures records. Bonne population de black-bass. Comme dans le canal latéral à la Garonne.
    3 – Ajaccio (Corse du Sud)

    Nul n’est besoin de bateau pour pêcher à Ajaccio. La ville et son golfe offrent de multiples possibilités de
    pêcher du bord. En surf casting depuis les plages comme celle du Ricanto ou à la calée à l’arrière des
    ouvrages portuaires comme la jetée du port Tino Rossi. Au menu : sars, dorades, marbrés et loups.
    4 – Albi (Tarn)

    Magique pour le décors et intéressant pour la pêche. Un excellent coin facile à trouver : la base de loisirs.
    Très bon aussi le Chemin des Gardes. Attention : réserve entre le Pont Vieux et le pont du 22 août. Problème : trop de silures… www.federationpeche.fr/81
    5 – Alès (Gard)

    La ville est traversée par le gardon d’Alès. Bon soyons clairs, le lâcher d’arc-en-ciels est un peu le sport local. Sur la partie aval, on pêche enfin des vrais poissons, notamment des gardons… http://peche-ales-cevennes.com

    6 – Amiens 1

    (Somme) Au niveau du pont Cagnard. Brochets, sandres. Pontons aménagés en bord de Somme.

    7 – Amiens 2.

    Etang Saint-Pierre. 5 ha. Plan d’eau géré par l’Union des pêcheurs amiénois. Bonne population de brochets et de sandres.

    8 – Amiens 3

    Etang de Rivery. 2 ha. Forte population de brochets. Alevinage annuel important. www.union-pecheurs-amienois.fr

    9 – Angers (Maine-et-Loire)

    Contrairement à ce que l’on peut penser, Angers est traversé par la Sarthe (qui reçoit la Mayenne et la Vieille Maine) et non pas la Loire, qui coule quelques kilomètres au sud de la ville (Les Ponts-de-Cé). Bref, vous aurez compris que Angers ne manque pas d’eau ! La pêche des carnassiers peut donc se pratiquer dans des conditions très différentes (eau calme, où courante comme sur la Loire). Le développement très récent de l’aspe sur la Loire va sans doute faire de nombreux nouveaux adaptes de la pêche de ce poisson !

    10 – Anglet (Pyrénées-Atlantiques)

    Anglet est un des ports de départs pour les pêcheurs plaisanciers. Aussi bien pour les hauturiers (thon) que pour les spécialistes de pêche côtière (bars, chinchards, etc). Mais on peut aussi y pêcher depuis la terre, notamment à l’embouchure de l’Adour, en surf casting (sars, louvines) ou aux leurres.

  • Poissons des villes, poissons des champs

    Poissons des villes, poissons des champs

    Aussi surprenant que cela puisse paraître, les poissons préfèrent souvent la ville à la campagne. Comme cela n’est pas dû au hasard, essayons de comprendre les raisons de cet exode, qui comme tous les exodes résulte, toujours d’un choix entre une ou deux situations qui ne sont pas idéales…

    Le constat est général. Les poissons préfèrent souvent la ville à la campagne. La nouvelle a de quoi surprendre, non ? Une ville est aux antipodes du bon état écologique. Les rives sont en pierres, voire en béton, l’état morphologique des cours d’eau est déplorable, avec de l’incision, de l’érosion et tout ce qu’il faut pour faire (en théorie) une rivière sans poissons. Alors pourquoi les villes plaisent tant aux hôtes à nageoires ? Il convient tout d’abord de différencier les salmonidés des carnassiers. Dans le premier cas, le paradoxe est encore plus marqué. La truite sauvage se plaît en ville (souvent des bourgs en fait). De Saint-Jean-Pied-de- Port à Champagnole, de Lisieux à L’Isle-sur-la-Sorgue en passant par Mende ou Saint-Gaudens, la truite aime les fondations de l’habitat humain. Les raisons de ce paradoxe sont multiples et parfois L’écho du radier Aussi surprenant que cela puisse paraître, les poissons préfèrent souvent la ville à la campagne. Comme cela n’est pas dû au hasard, essayons de comprendre les raisons de cet exode, qui comme tous les exodes résulte, toujours d’un choix entre une ou deux situations qui ne sont pas idéales… Par Philippe Boisson Poissons des villes, poissons des champs 15 trompeuses. Il existe en ville plusieurs paramètres qui plaisent beaucoup aux truites sauvages au premier rang desquels se trouve l’habitat, qui en ville est omniprésent. On sait que, pour vivre, une truite a besoin d’un habitat, d’une “cache”, d’oxygène, d’eau froide et de nourriture (résumé très schématique). Si la température de l’eau est convenable et l’oxygène dissout suffisant (deux facteurs sur lesquels la ville n’a pas d’impact) le reste se trouve facilement en milieu urbain. L’habitat, qui parfois fait défaut hors des agglomérations est partout, sous les fondations des maisons, sous les quais, les piles de ponts, etc. La nourriture donnée aux canards par les passants crée toujours une réaction en chaine qui attire les vairons et certains insectes. Les truites sauvages modifient souvent leur régime alimentaire lorsqu’elles sont confrontées à un environnement artificiel et peuvent très bien manger du pain ! J’ai même connu des truites de la Loue à Ornans qui s’étaient focalisées sur les pâtes jetées à l’eau régulièrement par le cuistot d’une pizzeria ! Il faut savoir qu’à Ornans, les maisons qui bordent la Loue (sur cinq rangées de maisons et sur les deux rives, ne sont toujours pas reliées à la STEP !). Il était très difficile de leur faire prendre une nymphe car cela ne les intéressait pas du tout ! Dans cette même ville, il était fréquent d’observer les ombres se nourrir de papier toilette blanc, vert ou rose… On pourra toujours dire que ce n’est pas ça qui a décimé les poissons de la Loue, mais ça n’a pas aidé. L’éclairage public joue également un rôle. Il concentre les insectes durant la nuit, qui s’accumulent autour des ampoules, se brûlent les ailes et finissent souvent à l’eau, parfois par grappes de plusieurs centaines d’individus. Dans toutes les rivières incisées, dont l’habitat à disparu, dont le fond n’offre plus aucune variété, les villages et les bourgs sont devenus l’ultime refuge, mais les poissons doivent en quelque sorte choisir entre la peste et le cholera. A ces facteurs artificiels s’ajoute certaines apparences trompeuses. En ville, les truites se sont habituées à la présence humaine et ne s’enfuient plus (sauf devant des gens habillés en kaki !). Le nombre de truites hors de leurs caches est souvent supérieur à celui observé sur une même rivière hors agglomération, mais cela ne veut pas dire que la quantité de truites est supérieure en ville. De même, les pêcheurs réussissent souvent mieux en ville. Plus de poissons actifs, souvent focalisés sur une nourriture bien définie et pas toujours “normale” font qu’on a l’impression que “ça mord” mieux et plus en ville qu’en dehors. Le cas de la Saône En ce qui concerne les carnassiers, la ville (cette fois, de vraies grandes villes) est surtout favorable aux espèces qui peuvent se reproduire sans herbiers et avec des exigences biologiques faibles. C’est le cas des percidés. Le sandre et la perche trouvent en ville des postes de choix, des pierres, des tombants, des structures artificielles qui leur conviennent. Et cela est d’autant plus vrai lorsque que le cours d’eau en question n’est pas spécialement minéral hors agglo. C’est le cas de la Saône où l’on trouve beaucoup plus de diversité morphologique en ville. La Saône présente un lit composé d’alluvions de petites tailles, avec très peu d’éléments minéraux de grande taille. Le fond de la rivière a été très perturbé par l’extraction de granulats directement dans le cours d’eau ou dans des ballastières en communication. Quelques décennies plus tard, les éléments minéraux font tous la même taille (du gravier de un à quatre centimètres de diamètre). L’habitat des poissons se concentre alors sur les bordures, dans la végétation (herbiers, racines, bois morts, différences de niveaux comme le tombant d’une berge), mais VNF traque la moindre branche tombée dans l’eau, sous prétexte qu’elle présente un danger pour la navigation. C’est pourquoi la pêche est si difficile sur la Saône et cela explique le succès de postes comme les piles de ponts où un pauvre tas de cailloux issus d’un ancien mur effondré dans des villes comme Châlon-sur-Saône ou Macon. Mais là aussi, il faut faire la part des choses et comparer ce qui peut l’être. Il est évident qu’un pêcheur réussira plus facilement à prendre un sandre en ville, sur un poste évident et connu de tous, plutôt que sur cinq kilomètres d’un profil qui semble identique.

     

  • L’Agence de l’eau veut nous faire tomber dans le panneau !

    L’Agence de l’eau veut nous faire tomber dans le panneau !

    Contrairement à la publicité mensongère, la communication n’est pas un délit. Et la “com”, c’est l’art de nous faire prendre des lanternes pour des saumons, ou de l’eau claire pour de l’Evian. Ainsi, dès 2015, des panneaux indiquant le bon état des rivières trôneront le long des routes. Selon l’Agence de l’eau Rhône- Méditerranée-Corse (RMC), 50 % des rivières seraient en bon état. Avec un tel résultat, ça va tout de même faire beaucoup de panneaux…

    C’est quoi une rivière en bon état ?

    L’Agence de l’eau RMC se félicite du recul de la pollution dans les rivières de ce grand bassin qui couvre pas loin d’un quart de la France. Le bon état visé est celui défini par la directive cadre européenne sur l’eau (qui date de 2000) et qui oblige les états membres de l’EU à atteindre un “bon état écologique” pour 2015, sous peine de lourdes sanctions financières. En lisant la charte du label de l’agence, on apprend qu’il aurait été repoussé en 2017. On apprend aussi beaucoup de choses dans le communiqué de presse associé à la création du label : “Tendance : les poissons reviennent dans l’axe rhodanien. 2013, année pluvieuse, a joué en faveur des poissons en diluant les pollutions et en rafraîchissant l’eau. Depuis quelques années, les poissons reviennent dans l’axe rhodanien, à commencer par les poissons migrateurs : en 3 ans, les jeunes anguilles (civelles) ont été multipliées par 6 dans l’étang du Vaccares en Camargue ; une centaine d’aloses ont été vues dans le Gardon (premier affluent aval du Rhône) et ce pour la première fois depuis la pose de 4 passes à poissons en 2012. Plus au nord, à Lyon, 17 espèces de poissons ont à nouveau franchi le Rhône grâce à une rivière artificielle créée en 2013 pour contourner le barrage de Jons. Partout la baisse des pollutions profite aux poissons. ”

    Voilà donc à quoi se résume la qualité de l’eau ? A faire la danse de la pluie en espérant qu’elle cache la misère en la diluant ? Il fallait y penser ! Et s’il ne pleut pas en 2015, faudra- t-il enlever les panneaux temporairement ? Ce genre de label fleure bon l’amateurisme le plus total. En Franche-Comté (qui fait partie du bassin RMC), l’histoire nous démontre le contraire. Les années pluvieuses sont pires que les sèches. Le clash du Dessoubre, du Cusancin et du Doubs durant l’hiver 2013/2014 en est l’exempletype (la Loue est tellement mal en point qu’on finit par oublier que le peu de poissons qui reste continue de mourir). Pas d’eutrophisation, des rivières en crue durant des mois, de l’eau froide et au final, une hécatombe sans précédent sur le Dessoubre et le Cusancin, et à nouveau de gros dégâts dans les populations d’ombres sur le Doubs… Bien des scientifiques sérieux pensent que la pluie augmente par ravinement les polluants dans les cours d’eau, surtout sur le long terme. Quant aux poissons à qui l’on donne à nouveau le droit de migrer, il doit s’agir d’une erreur ! Un barrage peut être considéré comme un facteur aggravant la pollution. Mais le fait qu’il ne soit pas équipé de passe à poissons n’est pas une pollution, mais juste un “oubli“. Il est donc bien normal que les espèces migratrices franchissent les obstacles lorsque ceux-ci sont enfin équipés de dispositifs. Dans la moyenne européenne Voilà le fin mot de l’histoire : être dans la moyenne européenne. C’est sur ce principe fort contestable de “moyenne” que l’Education nationale produit par milliers des illettrés bacheliers… Dans son argumentaire, l’Agence de l’eau fournit elle-même les éléments qui mettent en évidence une jolie mascarade : “Bilan, tout juste 50% des rivières enfin en bon  état : l’agence de l’eau lance un label « rivière en bon état » 50% des rivières sont en bon ou très bon état. La Corse et les Alpes s’arrogent le plus grand nombre de rivières en bon état de France, tandis que les zones les plus dégradées sont le bassin versant de la Saône, la moyenne et basse vallée du Rhône, le Languedoc et le Roussillon. La France se situe dans la moyenne européenne. En 4 ans, on constate une progression, avec 16% de gain de classe de qualité par les rivières. Ce gain est le fait surtout des rivières les plus abimées qui sortent de leur mauvais état. Au total, c’est l’état moyen, juste en dessous du bon état, qui connait la plus forte progression (+ 6%). ” Pas un mot sur les rivières de Franche-Comté. Comme c’est bizarre… Il va de soi qu’il ne vaut mieux pas que ces panneaux soient installés dans cette région, car leur espérance de vie risque d’être courte… Pour le reste, le label indique donc qu’une rivière qui contient plusieurs centaines de molécules chimiques d’origine humaine (ces données sont consultables… sur le site de l’agence), ce qui est le cas de toutes les rivières, hormis peut-être celles qui coulent en haute montagne, est en bon état. De même qu’une rivière qui a vu ses quantités d’invertébrés divisées par plusieurs milliers et ses poissons de moitié (cas de toutes les rivières de notre beau pays sur plus d’un siècle) est également en bon état. Ces panneaux sont les mêmes que ceux qui signalent des saumons sauvages en Auvergne ou des ours dans les Pyrénées, dans la moyenne nationale des incompétences, du manque de sérieux et de l’irresponsabilité. Ils sont simplement représentatifs du monde plein de contradictions dans lequel nous vivons.

  • Doubs, polémique autour de la réglementation

    Doubs, polémique autour de la réglementation

    Nous sommes entrés dans la période de mortalité des truites”. Cette
    phrase écrite par un ingénieur de l’Onema a mis le feu aux poudres, car elle
    est issue d’un rapport destiné à évaluer l’état des populations pisciaires dans
    les rivières du département du Doubs, dans le but de mettre en place une
    réglementation de la pêche pour 2015. Ainsi, le nouvel arrêté préfectoral
    prévoit d’une part de ré-autoriser la pêche sur le Dessoubre (elle était fermée
    en 2014) et d’autre part d’autoriser le prélèvement de deux truites par jour et
    par pêcheur. Idem sur la Loue en ce qui concerne les truites. La pêche de
    l’ombre resterait en no-kill. L’Onema se demande toujours si les mortalités
    hivernales de truites sont un phénomène normal. On croît rêver ! Un an
    après les hécatombes du Dessoubre et du Cusancin, comment peut-on encore penser
    qu’il s’agit d’une situation “normale”. Il y a toujours eu quelques mortalités
    à l’occasion de la fraie, mais jamais dans les proportions actuelles et encore
    moins avec des ombres et des truites qui meurent en masse quasiment durant
    toute l’année sur les quatre rivières (Loue, Dessoubre, Cusancin et Doubs). Ce
    rapport est ridicule, bien trop grave pour être simplement risible. Tout le
    monde connaît l’état déplorable des fonds colmatés d’algues, tout le monde sait
    que le comté n’est plus un fromage artisanal depuis longtemps (58 000 tonnes/an
    en 2011 et ça ne cesse d’augmenter), tout le monde sait aussi que les
    molécules chimiques issues des activités humaines présentes dans l’eau se
    comptent par centaines.

    De son côté, la Fédération de
    pêche du Doubs a besoin de vendre des cartes et comme ça tout le monde est
    content. Et quand le pêcheur est content, la préfecture est ravie… Cette
    décision (si l’ARP est validé ainsi) fait le jeu de tout ceux qui tentent de
    minimiser les choses, ce qui marginalise encore un peu plus les rares
    initiatives entreprises par quelques personnes pour que la situation évolue
    dans le bon sens.

    Ph. Boisson

    (Photo prise le 10 janvier 2014
    sur le haut Dessoubre. Photo Ph.Boisson).

  • NOUS SOMMES CHARLIE

    NOUS SOMMES CHARLIE

    Adieu Wolinski, Cabu, Charb et tous les autres. Wolinski
    avait fait ce dessin en 1989 pour SOS Loire Vivante. Vive la presse libre !

  • Pêches Sportives Vidéo n°37 : Comment aborder un plan d’eau inconnu en pêchant aux leurres

    Pêches Sportives Vidéo n°37 : Comment aborder un plan d’eau inconnu en pêchant aux leurres

    Avec Philippe Boisson

    Pour ce 37ème DVD Pêches sportives, Philippe Boisson vous propose de découvrir un plan d’eau totalement nouveau pour lui, avec comme seuls renseignements, la configuration des lieux. Ce qui n’était qu’une piste pour une éventuelle partie de pêche à venir est devenu le thème principal de cette vidéo. Comment a-t-il raisonné en fonction de la saison, de la teinte de l’eau (dont on lui avait dit qu’elle était très claire, alors qu’elle était teintée) et comment a-t-il choisi ses leurres ? En procèdent par élimination de modèles et de couleurs, a partir de seulement trois familles, il est arrivé à trouver une couleur qui se détachait nettement du lot et deux types de leurres. Le hasard a fait que cette vidéo a été tournée le premier jour de gel de l’année, ensuite le temps a tourné à la pluie avec du vent (3°C). Et ces conditions météorologiques (qui ont compliqué le tournage) ont dicté ses choix : postes incertains en raison des conditions de transition entre l’automne et l’hiver, choix de la technique (lente en lancer/ramené, skipping), choix des leurres. Un DVD de 52 mn purement pédagogique et particulièrement riche d’enseignement.

  • Si vous n’avez pas reçu votre dernier DVD

    Si vous n’avez pas reçu votre dernier DVD

    Si vous êtes
    abonné à Pêches sportives et que vous
    n’avez pas reçu votre DVD (il s’agit de Pêches
    sportives
    n° 102 – DVD n° 37), merci de nous le faire savoir en utilisant l’adresse
    e-mail : [email protected]
    ou par courrier au 11, rue de Milan, 75009 Paris.

    Nous vous l’enverrons
    rapidement. Un problème de fabrication est à l’origine du problème. Pour l’heure
    nous menons l’enquête auprès de notre prestataire pour connaître les raisons de
    cette déconvenue et faire en sorte qu’elle ne se reproduise plus.

  • Doubs : 72256 signatures pour les rivières

    Doubs : 72256 signatures pour les rivières

    Le sénateur du Doubs Martial
    Bourquin s’est vu remettre le 13 décembre à Montbéliard les 72256 signatures
    d’une pétition qui sera remise à Ségolène Royal en audience spéciale. Une
    audience à laquelle participeront deux piliers des collectifs locaux (SOS Loue
    & Rivières Comtoises et SOS Doubs-Dessoubre), Marc Goux et Christian
    Triboulet.

    Cette pétition dénonce l’état
    catastrophique des rivières du département, la pratique d’une agriculture
    productiviste préjudiciable aux milieux aquatiques et un assainissement des
    communes globalement très perfectible. Cette pétition demande également à ce
    que soit prise en compte la spécificité géologie karstique du département et qu’une
    réglementation adaptée soit définie et appliquée.

  • Sélune : Ségolène Royal cède aux pressions des opposants !

    Sélune : Ségolène Royal cède aux pressions des opposants !

    La Sélune, petit fleuve côtier de
    la Manche qui se jette dans la baie du Mont Saint-Michel a vu s’envoler l’espoir
    de voir disparaître ses deux barrages, lors d’une rencontre entre les élus
    locaux et Ségolène Royal le 4 décembre 2014 à la Mazure.

    Le projet d’arasement des
    barrages de Vezins et de La-Roche-qui-Boit ne date d’hier, mais le 16 février
    2012, une décision ministérielle validait leur futur démantèlement. Le fleuve
    est remonté par plusieurs espèces de poissons migratrices dont le saumon
    Atlantique. Les barrages sont d’une part un frein à la montaison comme à la
    dévalaison des migrateurs et d’autre part, ne seraient plus rentables pour EDF,
    avisé du non renouvellement de la concession. L’affaire était donc entendue et
    de puis ce jour de février 2012, plusieurs projets sont nés pour redonner vie à
    cette superbe vallée de la Sélune. Les barrages sont incompatibles avec la
    Directive cadre sur l’Eau, sont des pièges à sédiments et lors de la dernière
    vidange, ils ont pollué une partie non négligeable de la baie du
    Mont-Saint-Michel, perturbant fortement l’activité ostréicole (il a fallu
    indemniser les exploitants). A l’heure où l’on parle de continuité écologique, de
    biodiversité, de qualité de l’eau et que l’Etat doit faire bonne figure face
    aux directives européennes sur l’écologie, la ministre de l’écologie Ségolène
    Royal est venue sur place donner raison aux quelques opposants, largement
    minoritaires et dont les revendications semblent bien maigres (elles portent
    essentiellement sur d’éventuels risques d’inondation de quelques hectares de
    terre).

    Le coût des travaux est estimé à
    53 millions d’euros, soit quelques kilomètres d’autoroute et encore moins de
    LGV. Et la ministre de dire devant les caméras de France 3 : “on ne met pas 50 millions uniquement pour faire
    remonter des poissons
    ”. Voici une phrase qui a elle seule résume bien la
    méconnaissance totale de ce dossier par la ministre. Les remontées de poissons
    sont la cerise sur le gâteau d’un environnement qui aurait pu retrouver un bon
    état écologique, coûter moins cher à l’Etat sur le long terme et relancer une
    activité touristique digne de ce nom dans la vallée. C’est le type même de
    projet “gagnant-gagnant”. D’autant qu’il existe des précédents comme l’ex-barrage
    de Kernansquillec sur le Léguer ou de Saint-Etienne-du-Vigan sur l’Allier.

    A cela, la ministre préfère
    garder les ouvrages en brandissant la “transition énergétique” et estime qu’il
    est préférable de réfléchir à la solution de passes à poissons performantes.
    Selon les meilleurs spécialistes des poissons migrateurs, la Sélune a le
    potentiel pour devenir la meilleure rivière à saumon française, mais à
    condition d’effacer les barrages.

    A la Mazure, l’attitude de la
    ministre a profondément discrédité la parole de l’Etat, sans aucun respect des
    personnes qui travaillent depuis des années sur ce projet et notamment depuis
    2012.

    De nouvelles études seront donc
    lancées à la demande de la ministre (productivité des barrages, coût des passes
    à poissons, etc.).

    Nous vous incitons à rejoindre
    les rangs des opposants à cette décision stupide :

    www.selunelibre.org