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  • Ciron, la vallée aux 66 barrages !

    Affluent en rive gauche de la Garonne, le Ciron a une valeur écologique exceptionnelle (classé Natura 2000,) et c’est un axe migratoire majeur pour les poissons. Mais son cours (ainsi que certains affluents) est actuellement fragmenté par 66 barrages, dont la plupart sont hors service. Ces barrages ont profondément modifié l’écoulement de l’eau et le transport des sédiments, provoquant une réduction de la mobi- lité des poissons, donc une raréfaction des espèces migratrices notamment. Afin de restaurer la continuité éco- logique, objectif majeur sur cette rivière, des travaux de réouverture d’ouvrages ont commencé et donnent des ré- sultats spectaculaires.

    Mais de nouveaux projets de microcentrales hydroélectriques sont actuellement à l’étude. Ils auraient des répercussions très négatives sur le Ciron d’un point de vue écologique, mais également économique. En effet, en rai- son de sa faible pente et de son débit d’étiage limité, le Ciron présente un potentiel de production énergétique dérisoire (0,0012% de la production française actuelle). L’association Landes Environnement Attitude est favorable aux énergies renouvelables dans le cadre d’une transition basée également sur la sobriété et l’efficacité énergétique. Mais il n’est pas souhaitable d’installer des microcentrales hydroélectriques sur tous les cours d’eau pour un apport énergétique négligeable au prix d’impacts importants sur la biodiversité et la continuité écologique des cours d’eau. L’association LEA soutient la pétition de la Fédération dé- partementale de pêche de la Gironde qui demande que les décisions administratives soient en cohérence avec la protection de l’environnement et qu’aucune nouvelle microcentrale hydroélectrique ne soit autorisée sur le Ciron afin de préserver la rivière dans l’intérêt général de tous.

    Une pétition est en ligne contre les projets de micro-centrales : http://www.petitions24.net/non_aux_barrages_hydro-elec- triques_qui_impactent_la_riviere_ciron

  • Un coup du soir Ă  la Concorde

    Un coup du soir Ă  la Concorde

    OrganisĂ© par l’UPP (Union des PĂȘcheurs de Paris), ce coup du soir du 27 juin sera une premiĂšre. Une belle façon de cĂ©lĂ©brer l’Ă©tĂ© autour de la pĂȘche et d’un verre (pas d’un ver
). DĂšs 18h00 au Port de la Concorde. MĂ©tro Concorde. Attention ligne 12 en travaux ! RER Invalides (C).

  • Shimano Yasei AX Speed Jigging 7-28 g – La canne d’un gĂ©ant
 aux pieds d’argile

    Shimano Yasei AX Speed Jigging 7-28 g – La canne d’un gĂ©ant
 aux pieds d’argile

    La gamme de cannes Shimano Yasei a Ă©tĂ© imaginĂ©e pour rĂ©pondre aux besoins des pĂȘcheurs europĂ©ens. Ce modĂšle Speed Jigging s’avĂšre trĂšs intĂ©ressant sur le papier, mais en pratique, il en va tout autrement. Explications


    A sa sortie il y a deux ans, la gamme Yasei (il y a les rouges et les blanches) a Ă©tĂ© plutĂŽt bien accueillie par les pĂȘcheurs français, notamment avec les modĂšles pour la pĂȘche Ă  la verticale. Sur cet Ă©lan, j’ai fait l’acquisition d’un autre modĂšle de la gamme, un peu plus long (2,15 m au lieu de 1,85 m), plus polyvalent pour la pĂȘche au plomb palette, au jig mĂ©tallique, ou en linĂ©aire aux leurres souples. Le nom de cette Speed Jigging ne laisse aucun doute au sujet de son utilisation. La fibre de cette canne n’est pas nouvelle (HPC 100 et Biofibre Shimano) car elle nous rappelle immanquablement la sĂ©rie Speed Master sortie il y a une dizaine d’annĂ©es. Pour les pĂȘches aux animations virulentes comme le plomb palette, une fibre peu raisonnante (cas des Yasei) est un avantage, car les carnassiers ressentent les vibrations du carbone via la tresse. En pratique donc, la fibre et l’action typĂ©e de pointe sont efficaces.

    Mais on ne peut pas en dire autant de “l’accastillage” qui Ă©quipe cette canne. Avec son arceau de renfort supĂ©rieur, l’anneau de tĂȘte favorise les bouclages de la tresse avec la formation d’une demi-clef bien pĂ©nible Ă  enlever. La pĂȘche en jigging rapide canne haute favorise grandement ce genre de problĂšme. Premier petit dĂ©tail ratĂ©. Autre erreur, le choix d’un anneau de dĂ©part de petit diamĂštre, situĂ© Ă  seulement 53 cm du moulinet. Cette pĂȘche ne se pratique pas qu’à l’aplomb d’une embarcation, bien au contraire. Le lancer n’est donc pas le point fort de cette canne qui peine vraiment Ă  envoyer un leurre de 15 g Ă  une distance moyenne. Dommage. Je passe sur l’enjoliveur de bague de serrage du moulinet, qui Ă©tait dĂ©collĂ© Ă  la rĂ©ception de la canne. Le porte-moulinet n’est pas d’un grand confort et le liĂšge d’une qualitĂ© bien banale. Autre dĂ©tail agaçant, Shimano indique qu’il est possible d’équilibrer la canne en plaçant dans le talon une masselotte prĂ©vue Ă  cet effet. TrĂšs bonne idĂ©e, surtout avec les moulinets actuels, lĂ©gers comme des plumes, mais bon courage pour trouver la masselotte en question, que je n’ai pu voir qu’en photo
 Certes, cette Yasei est proposĂ©e Ă  un prix public constatĂ© aux alentours de 130 euros, ce qui n’est pas excessif, mais d’autant plus dommage qu’il ne coĂ»tait pas plus cher de l’équiper avec des Ă©lĂ©ments plus adaptĂ©s
 Shimano reste un gĂ©ant du vĂ©lo, du moulinet, mais avec cette canne, le gĂ©ant nippon déçoit.

  • Le scandale du barrage des Plats sur la Semène

    Le scandale du barrage des Plats sur la Semène

    Décidément, la protection de l’environnement est une grosse farce dans notre pays. Après l’affaire Sivens, l’annulation de l’arasement de deux barrages sur la Sélune par Ségolène Royal, les élus locaux du département de la Loire ont reconstruit un barrage “en douce” et en oubliant la passe à poissons pourtant obligatoire…

    Le dernier rapport Planète Vivante du WWF indique une chute moyenne des espèces animales d’eau douce de 76 % en 40 ans au niveau mondial. Alors que l’Etat français vient de créer une Agence française de la biodiversité, alors que l’on sait que l’érosion des espèces animales et végétales est un enjeu aussi important que celui qui consiste à réduire les émissions de carbone, certains projets nationaux vont à l’encontre des engagements du gouvernement qui visent à préserver la biodiversité, favoriser la continuité écologique, passer à une transition énergétique sans reculer de cinquante ans dans la protection de l’environnement.

    C’est pourtant ce qui se passe dans de nombreux cas. A croire que le marketing mensonger à sa place même au ministère de l’Environnement. Après l’annulation de l’arasement de deux barrages sur la Sélune par Ségolène Royal (ça avait été accordé par NKM), après l’affaire Sivens, voici celle du barrage des Plats sur la Semène dans le département de la Loire. La Semène est un affluent direct de la Loire.

    Construit en 1958, le barrage des Plats avait pour but de fournir de l’eau potable pour la croissance de Firminy et de son aire métropolitaine. Le barrage avait été fortement surdimensionné, les urbanistes prévoyant à l’époque 100 000 habitants en 2000. Or Firminy compte aujourd’hui seulement 25 000 habitants. De plus, le barrage n’a pas fonctionné durant six années, ce qui a permis de montrer que la question de l’approvisionnement en eau potable pouvait être assurée différemment, à partir d’autres réseaux. Pourtant le syndicat des barrages, regroupant seulement quatre communes du territoire, a décidé sans débat public, sans études sérieuses des alternatives, de dépenser, en cette période de crise, six millions d’euros d’argent public pour le reconstruire. Le Collectif Loire Amont, qui lutte pour une Loire sauvage, en phase avec les recommandations du ministère de l’écologie, dénonce un fonctionnement économique local “à l’ancienne”. “Les élus du Syndicat des Barrages de la Semène, pressés par le député de la circonscription, Dino Cineri – hélas soutenu par l’Etat local – ont ainsi dis- crètement achevé la reconstruction du grand barrage des Plats, sur la Semène”, déplore le collectif. L’ouvrage le plus inutile de France a été érigé sur ce qui devait être au départ un réservoir biologique inscrit dans le SDAGE Loire Bretagne (Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux). Désormais, la continuité écologique et la biodiversité s’arrêtent au pied du barrage… D’autant que les élus locaux ont carrément oublié de faire équiper le barrage d’une passe à poissons pourtant obligatoire. Pour le barrage des Plats, cela aurait fait grimper la facture de deux millions d’Euros. En France on est d’accord pour préserver l’environnement, mais il faut que cela soit gratuit. En visite sur la Sélune (Manche), Ségolène Royal disait à propos de l’arasement des barrages de Vézins et de La Roche Qui Boit, “ 50 millions, ça fait cher pour faire remonter des poissons ! ”. Et 2 millions, c’est toujours cher, et moins ce serait encore trop cher… L’exemple des crues récentes du Gave de Pau nous montre qu’au petit jeu des économies de bouts de chandelle, la facture post crues dépasse les 400 millions d’Euros, claqués uniquement pour réparer les dégâts sans faire en sorte que le torrent puisse être en mesure de mieux vivre avec ses crues.

     

    Une table ronde acceptée par le Ministère de l’écologie ?

    Après la procédure d’infraction ouverte par l’Union Européenne pour « non respect de la législation européenne » contre la France le 26 novembre dernier à la suite du drame de Sivens, cette nouvelle demande d’explication sur une surprenante pratique publique de gestion de la ressource en eau fait désordre, dans la « République exemplaire » voulue par François Hollande. L’exemplarité, c’est faire vivre cette « écologie citoyenne » qu’il a appelé de ses voeux lors de la dernière conférence environ- nementale, le 27 novembre dernier.

    Mais en réalité, la protection de l’environnement en France se limite aux beaux discours et aux actions bénévoles comme Natura 2000, où l’on doit sau- ver le monde avec une pelle et un seau. Ainsi, dans mon village, nous sommes une dizaine de bénévoles à tenter de faire en sorte que la forêt n’engloutisse pas une pelouse sèche de 10 hectares ou vivent encore quelques rares espèces d’orchidées sauvages. On sait que la fragmentation des habitats est la cause première de la perte de la biodiversité. Il en est de même avec les cours d’eau, dont les barrages segmentent en petits tronçons des écosystèmes complexes dont chaque atteinte à systémati- quement des répercutions, plus tard, plus loin.

     

    Vous pouvez signer en ligne la pétition “non au barrage des Plats, oui aux alternatives” www.loireamontvivante.fr

  • Franky le black-bass

    Franky le black-bass

    LancĂ©e en 1994 par Franck Rosmann et ses amis, l’association Black-Bass France Ă  toujours compris l’intĂ©rĂȘt d’informer les pĂȘcheurs, notamment les jeunes Ă  propos des particularitĂ©s propres au black-bass, poisson introduit dans nos eaux par les soldats amĂ©ricains aprĂšs la seconde guerre mondiale. La BD Franky le Black-Bass retrace l’histoire de ce magnifique poisson dans notre pays, son mode vie, soulignant la nĂ©cessitĂ© de protĂ©ger une espĂšce particuliĂšrement vulnĂ©rable pendant la pĂ©riode de la fraye. Une façon ludique de dĂ©couvrir ce poisson !

    Pour plus de renseignements :

    www.blackbassfrance.org

  • Les ficelles du petit marabout

    Les ficelles du petit marabout

    “Je crois que j’ai quelque chose qui va te plaire…” m’a glissĂ© Ă  l’oreille Alain BarthĂ©lĂ©my en me dĂ©signant ses pochettes de mini marabout grizzly lors d’une rĂ©cente rencontre. Plus que les teintes et les zĂ©brures de ces plumes, j’ai tout de suite Ă©tĂ© attirĂ© par leurs proportions permettant un emploi pour le montage de petites nymphes. PrĂȘts pour une redĂ©couverte ?

    Le marabout n’est pas un oiseau mystĂ©rieux mais le nom commercial des plumes d’un volatile dont le nom n’est pas particuliĂšrement glamour Ă  porter, surtout pour les dames qui affectionnent les trucs en plumes… Il s’agit de la dinde. Les plumes, justement. Celles qui nous intĂ©ressent servent Ă  couvrir l’oiseau (plumes tectrices). Elles doivent leur souplesse au simple fait que les barbes qui les composent ne sont pas enchevĂȘtrĂ©es. PrĂ©cisons quand mĂȘme que le “mini marabout” n’est pas prĂ©levĂ© sur une petite dinde : il s’agit seulement d’une sĂ©lection de plumes de petites tailles. Pour nous comprendre, dĂ©crivons rapidement les parties qui composent une plume. Appelons “rachis”, la partie centrale de la plume, barbe, les fibres qui se sĂ©parent de cette Ăąme centrale et enfin barbules, les petits poils qui couvrent ces longues barbes et dont la longueur est dĂ©gressive, donnant Ă  chaque barbe la forme d’un petit sapin. A cette plume primaire, vient parfois s’ajouter une plume secondaire, situĂ©e Ă  la base infĂ©rieure du rachis, les barbes de celle-ci sont plus petites, plus courtes mais plus homogĂšnes que celle de la plume primaire. La plume secondaire ne mesure que quelques centimĂštres mais sa rĂ©gularitĂ© fait un peu penser Ă  une selle de coq… On a envie de l’enrouler en palmer ! Pour le montage des streamers traditionnels, le marabout n’est plus Ă  prĂ©senter tant sa mobilitĂ© est incomparable. Les plumes de dix Ă  quinze centimĂštres avec des barbes d’environ cinq centimĂštres sont prĂ©sentes dans les stocks de matĂ©riaux de tout monteur de mouche. Par le passĂ©, l’utilisation de ces plumes pouvait ĂȘtre Ă©tendue Ă  la confection de corps de grosses larves de mouche de mai (en enroulant les barbes), mais l’emploi de ce matĂ©riau n’Ă©tait pas du tout Ă©vident pour les plus petites tailles. Avec les plumes de mini marabout de cinq centimĂštres dont les barbes mesurent environ 1,5 cm et les barbules entre deux et quatre millimĂštres la donne est dĂ©sormais diffĂ©rente et les possibilitĂ©s de montages deviennent trĂšs variĂ©es, mĂȘme avec des hameçons microscopiques.

  • Savage Gear / 3D Trout

    Savage Gear / 3D Trout

    C’est le leurre Ă  la mode en ce dĂ©but d’annĂ©e ! Le 3D Trout est un leurre articulĂ© conçu Ă  partir d’une vraie truite scannĂ©e en trois dimensions puis reproduite Ă  l’identique ! Existe en 15, 20 et 30 cm. La nage est trĂšs rĂ©aliste, Ă  croire que la copie nage mieux que l’original !

    Notre avis : ce leurre soulĂšve bien des questions
 Est-ce autorisĂ© de tuer une truite de 15 cm ? En pisciculture oui, mais attention elle ne sait pas nager ! PrĂ©fĂ©rez alors le modĂšle 30 cm
 Mais attention encore, c’est du trĂšs lourd avec 290 g, ce qui nĂ©cessite un matĂ©riel de pĂȘche en mer ! Nul doute que les SuĂ©dois (son pays d’origine) l’utilisent Ă  la traĂźne, pratique autorisĂ©e en Scandinavie, mais interdite en France.

  • RĂ©tablissement de la libre circulation piscicole : intĂ©rĂȘt et limites


    RĂ©tablissement de la libre circulation piscicole : intĂ©rĂȘt et limites


    L’intĂ©rĂȘt croissant pour la continuitĂ© Ă©cologique des cours d’eau et les problĂšmes posĂ©s par les nombreux seuils et barrages conduisent Ă  la construction de nombreux dispositifs de franchissement piscicole. Cependant, aussi performante quelle puisse ĂȘtre, cette technologie a des limites et ne peut pas rĂ©duire tous les impacts des seuils. Dans ce sens, la mise en place de dispositifs de franchissement doit ĂȘtre Ă©valuĂ©e en fonction de leur intĂ©rĂȘt biologique et des gains attendus et, plus largement, les problĂ©matiques de continuitĂ© piscicole doivent ĂȘtre replacĂ©es au regard des autres altĂ©rations prĂ©sentes.

    CohĂ©rence Ă©cologique, corridors, continuum, trames, connectivitĂ© : ces termes et concepts environnementaux rĂ©cents reflĂštent l’enthousiasme actuel des gestionnaires pour la continuitĂ© Ă©cologique. Apparues progressivement au cours de la derniĂšre dĂ©cennie, ces notions proviennent de l’intĂ©gration de l’écologie du paysage et de la biogĂ©ographie dans les stratĂ©gies d’évaluation environnementale et d’amĂ©nagement du territoire. ParallĂšlement, le constat des dĂ©rĂšglements climatiques a renforcĂ© l’idĂ©e de raisonner en terme de maillages et de fonctionnalitĂ© des Ă©cosystĂšmes Ă  trĂšs large Ă©chelle. En ce qui concerne les milieux aquatiques, ces notions de continuum et la nĂ©cessitĂ© de considĂ©rer l’écosystĂšme et son fonctionnement sur l’ensemble de son bassin versant ne sont pas nouvelles. Mais c’est la directive cadre europĂ©enne sur l’eau qui en 2000 dĂ©finit cette notion de continuitĂ© Ă©cologique et parle ainsi de libre circulation piscicole et de transport des sĂ©diments. Supprimer les seuils : un voeux pieux ! Aujourd’hui, la rĂ©glementation et les politiques de l’eau conduisent les propriĂ©taires ou gestionnaires d’ouvrages Ă  mettre en place des actions permettant de retrouver des conditions de continuitĂ© favorables, devant le constat du nombre impressionnant de seuils et de barrages implantĂ©s dans le lit des riviĂšres : entre 50’000 et 60’000 au dernier recensement effectuĂ© par l’Onema. Dans l’absolu, ce contexte est trĂšs intĂ©ressant puisque c’est une opportunitĂ© trĂšs favorable pour restaurer les cours d’eau. En effet, le dĂ©rasement d’un ouvrage transversal, c’est-Ă -dire son dĂ©mantĂšlement, permet de supprimer dĂ©finitivement l’ensemble de ses impacts, notamment ceux relatifs Ă  l’ennoiement des habitats originels et au piĂ©geage des sĂ©diments par la retenue, ainsi que ceux liĂ©s au blocage des poissons migrateurs.

     

     

  • Owner 5135 et 5136, les texans mal aimĂ©s et pourtant parfaits !

    Owner 5135 et 5136, les texans mal aimés et pourtant parfaits !

    Dans la collection du fabricant japonais d’hameçons Owner, deux rĂ©fĂ©rences sont passĂ©es presque inaperçues depuis leur sortie il y un peu plus d’un an. Ces hameçons sont pourtant quasiment les seuls Ă  pouvoir passer au milieu des branchages sans s’accrocher. Pourquoi sont-ils aussi impopulaires ?

    La pĂȘche avec des leurres souples montĂ©s avec des hameçons texans (la pointe est logĂ©e sous le plastique ou dĂ©passe trĂšs lĂ©gĂšrement) n’est pas une histoire d’approximation. Le montage doit permettre une libertĂ© totale du leurre, de passer dans les herbiers ou les branches sans s’accrocher et permettre un ferrage efficace. Tant qu’il s’agit de pĂȘcher les herbiers, les bons modĂšles sont nombreux, mais avec les branches, c’est une tout autre affaire. Le Owner Beast est l’exemple parfait de l’hameçon trĂšs efficace dans les herbes mais inopĂ©rant dans les branches. Sa pointe relĂšve d’un ou deux degrĂ©. C’est peu, mais largement suffisant pour s’accrocher. Comme tous les hameçons Ă  hampe courbe (“wide gape”), il pivote d’un demi-tour au contact d’une branche et la pointe trouve alors une cible. AprĂšs de multiples essais, je suis tombĂ©, un peu par hasard sur deux pochettes de 5135 chez mon dĂ©taillant. Cet hameçon, qui, selon Owner convient aux leurres en forme de vers, s’avĂšre trĂšs bien adaptĂ© Ă  certains shads fins (Yamamoto Swimming Senko, Keitech Easy Shiner). Ça tombe bien, ils font partie des meilleurs pour explorer des tas de branches ! Le systĂšme de ressort Twislock est situĂ© sur la hampe. Il assure une tenue parfaite du leurre, garante d’une grande longĂ©vitĂ©. La pointe du 5135 n’est pas parallĂšle au dos du leurre mais se trouve en biais, comme sur un hameçon shacky head. Il passe rĂ©ellement partout sans s’accrocher et les touches qui on lieu fil lĂ©gĂšrement dĂ©tendu se concrĂ©tisent par des captures (fil tendu c’est moins Ă©vident, comme avec tous les texans). Avec cet hameçon idĂ©al, j’ai pu prendre des black-bass, des perches et des brochets dans les pires embĂącles. Il existe du 1/0 au 5/0. La taille 3/0 est bien adaptĂ©e aux leurres de 10 centimĂštres (environ 4 pouces). De forme similaire, la version 5136 est dotĂ©e d’un fer plus gros. La distribution de ces hameçons laisse franchement Ă  dĂ©sirer en France comme au niveau mondial.

    Il est surprenant qu’un produit aussi unique (l’équivalent n’existe pas) se retrouve “sold out” sur le site Owner Shop, bradĂ© Ă  deux dollars la pochette au milieu d’improbables montages pour le walleye, un an aprĂšs sa sortie
 Un conseil, ne tardez pas, car sa carriĂšre risque d’ĂȘtre courte ! Pour qui, pour quoi ? Il est fort probable que les pĂȘcheurs de black-bass amĂ©ricains ou japonais prĂ©fĂšrent utiliser des worms hooks Ă  hampe droite pour armer les imitations vermiformes, voire comme on le voit dans les vidĂ©os, pĂȘcher les branches immergĂ©es avec de gros rubber jigs. Lancer un shad trĂšs faiblement lestĂ© dans un tas de branches dans l’espoir d’en extirper un carnassier quelconque (en France, on est pas difficiles !) ne correspond certainement pas Ă  une technique trĂšs rĂ©pandue Ă  travers le monde !

    Il est donc normal qu’une grande maison comme Owner retire du marchĂ© les produits marginaux. A bien regarder leur gamme d’hameçons texans, les modĂšles sont finalement peu nombreux. Il en est de mĂȘme chez les concurrents avec gĂ©nĂ©ralement moins de dix modĂšles d’hameçons. En Europe, il semble cependant qu’une place existe pour le 5135. A condition de le faire connaĂźtre. Car les tentatives de pĂȘche dans les branches avec des hameçons texans non adaptĂ©s se finissent souvent trĂšs mal et comme les chats Ă©chaudĂ©s craignent l’eau froide, ces excellents postes sont totalement dĂ©laissĂ©s (tant mieux !). De plus, ce mauvais usage des hameçons texans les fait passer pour des produits qui ne marchent pas, alors qu’ils ne sont tout simplement pas fait pour ça. Encore un excellent produit que bien des pĂȘcheurs n’ont pas pris le temps de tester et qui risque de disparaĂźtre faute de commandes. Cet hameçon existait par le passĂ© sans le Twistlock, mais lĂ  encore, il fallait le chercher pour le trouver. Cette version fut remplacĂ©e par le 5135, mais ça semble trĂšs mal parti !

     

  • Manche : SĂ©golĂšne Royal cĂšde aux pressions des quelques opposants au dĂ©mantĂšlement des barrages de la SĂ©lune

    Manche : SégolÚne Royal cÚde aux pressions des quelques opposants au démantÚlement des barrages de la Sélune

    La SĂ©lune, petit fleuve cĂŽtier de la Manche qui se jette dans la baie du Mont Saint- Michel a vu s’envoler l’espoir de voir disparaĂźtre ses deux barrages, lors d’une rencontre entre les Ă©lus locaux et SĂ©golĂšne Royal le 4 dĂ©cembre 2014 Ă  la Mazure. Le projet d’arasement des barrages de Vezins et de La-Rochequi- Boit ne date pas d’hier, mais le 16 fĂ©vrier 2012, une dĂ©cision ministĂ©rielle validait leur futur dĂ©mantĂšlement. Le fleuve est remontĂ© par plusieurs espĂšces de poissons migrateurs dont le saumon Atlantique. Les barrages sont d’une part un frein Ă  la montaison comme Ă  la dĂ©valaison des migrateurs et d’autre part, ne seraient plus rentables pour EDF, avisĂ© du non renouvellement de la concession. L’affaire Ă©tait donc entendue et depuis ce jour de fĂ©vrier 2012, plusieurs projets sont nĂ©s pour redonner vie Ă  cette superbe vallĂ©e de la SĂ©lune. Les barrages sont incompatibles avec la Directive cadre sur l’Eau, sont des piĂšges Ă  sĂ©diments et lors de la derniĂšre vidange, ils ont polluĂ© une partie non nĂ©gligeable de la baie du Mont- Saint-Michel, perturbant fortement l’activitĂ© ostrĂ©icole (il a fallu indemniser les exploitants). A l’heure oĂč l’on parle de continuitĂ© Ă©cologique, de biodiversitĂ©, de qualitĂ© de l’eau et que l’Etat doit faire bonne figure face aux directives europĂ©ennes sur l’écologie, la ministre de l’écologie SĂ©golĂšne Royal est venue sur place donner raison aux quelques opposants, largement minoritaires et dont les revendications semblent bien maigres (elles portent essentiellement sur d’éventuels risques d’inondation de quelques hectares de terre). Le coĂ»t des travaux est estimĂ© Ă  53 millions d’euros, soit quelques kilomĂštres d’autoroute et encore moins de LGV. Et la ministre de dire devant les camĂ©ras de France 3 : “on ne met pas 50 millions uniquement pour faire remonter des poissons”. Voici une phrase qui Ă  elle seule rĂ©sume bien la mĂ©connaissance totale de ce dossier par la ministre. Les remontĂ©es de poissons sont la cerise sur le gĂąteau d’un environnement qui aurait pu retrouver un bon Ă©tat Ă©cologique, coĂ»ter moins cher Ă  l’Etat sur le long terme et relancer une activitĂ© touristique digne de ce nom dans la vallĂ©e. C’est le type mĂȘme de projet “gagnantgagnant”. D’autant qu’il existe des prĂ©cĂ©dents comme l’ex-barrage de Kernansquillec sur le LĂ©guer ou de Saint- Etienne-du-Vigan sur l’Allier. A cela, la ministre prĂ©fĂšre garder les ouvrages en brandissant la “transition Ă©nergĂ©tique” et estime qu’il est prĂ©fĂ©rable de rĂ©flĂ©chir Ă  la solution de passes Ă  poissons performantes. Selon les meilleurs spĂ©cialistes des poissons migrateurs, la SĂ©lune a le potentiel pour devenir la meilleure riviĂšre Ă  saumon française, mais Ă  condition d’effacer les barrages. A la Mazure, l’attitude de la ministre a profondĂ©ment discrĂ©ditĂ© la parole de l’Etat, sans aucun respect des personnes qui travaillent depuis des annĂ©es sur ce projet et notamment depuis 2012. De nouvelles Ă©tudes seront donc lancĂ©es Ă  la demande de la ministre (productivitĂ© des barrages, coĂ»t des passes Ă  poissons, etc.). Comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, nous avons appris le dĂ©cĂšs accidentel de Michel Thoury, survenu le 17 fĂ©vrier. Cet homme politique de la Manche (ancien vice-prĂ©sident du Conseil RĂ©gional de Basse Normandie) avait compris les enjeux autour du dĂ©mantĂšlement des barrages. Nous vous incitons Ă  rejoindre les rangs des dĂ©fenseurs d’une SĂ©lune libre : www.selunelibre.org