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  • Ciron, la vallée aux 66 barrages !

    Affluent en rive gauche de la Garonne, le Ciron a une valeur écologique exceptionnelle (classé Natura 2000,) et c’est un axe migratoire majeur pour les poissons. Mais son cours (ainsi que certains affluents) est actuellement fragmenté par 66 barrages, dont la plupart sont hors service. Ces barrages ont profondément modifié l’écoulement de l’eau et le transport des sédiments, provoquant une réduction de la mobi- lité des poissons, donc une raréfaction des espèces migratrices notamment. Afin de restaurer la continuité éco- logique, objectif majeur sur cette rivière, des travaux de réouverture d’ouvrages ont commencé et donnent des ré- sultats spectaculaires.

    Mais de nouveaux projets de microcentrales hydroélectriques sont actuellement à l’étude. Ils auraient des répercussions très négatives sur le Ciron d’un point de vue écologique, mais également économique. En effet, en rai- son de sa faible pente et de son débit d’étiage limité, le Ciron présente un potentiel de production énergétique dérisoire (0,0012% de la production française actuelle). L’association Landes Environnement Attitude est favorable aux énergies renouvelables dans le cadre d’une transition basée également sur la sobriété et l’efficacité énergétique. Mais il n’est pas souhaitable d’installer des microcentrales hydroélectriques sur tous les cours d’eau pour un apport énergétique négligeable au prix d’impacts importants sur la biodiversité et la continuité écologique des cours d’eau. L’association LEA soutient la pétition de la Fédération dé- partementale de pêche de la Gironde qui demande que les décisions administratives soient en cohérence avec la protection de l’environnement et qu’aucune nouvelle microcentrale hydroélectrique ne soit autorisée sur le Ciron afin de préserver la rivière dans l’intérêt général de tous.

    Une pétition est en ligne contre les projets de micro-centrales : http://www.petitions24.net/non_aux_barrages_hydro-elec- triques_qui_impactent_la_riviere_ciron

  • Un coup du soir à la Concorde

    Un coup du soir à la Concorde

    Organisé par l’UPP (Union des Pêcheurs de Paris), ce coup du soir du 27 juin sera une première. Une belle façon de célébrer l’été autour de la pêche et d’un verre (pas d’un ver…). Dès 18h00 au Port de la Concorde. Métro Concorde. Attention ligne 12 en travaux ! RER Invalides (C).

  • Shimano Yasei AX Speed Jigging 7-28 g – La canne d’un géant… aux pieds d’argile

    Shimano Yasei AX Speed Jigging 7-28 g – La canne d’un géant… aux pieds d’argile

    La gamme de cannes Shimano Yasei a été imaginée pour répondre aux besoins des pêcheurs européens. Ce modèle Speed Jigging s’avère très intéressant sur le papier, mais en pratique, il en va tout autrement. Explications…

    A sa sortie il y a deux ans, la gamme Yasei (il y a les rouges et les blanches) a été plutôt bien accueillie par les pêcheurs français, notamment avec les modèles pour la pêche à la verticale. Sur cet élan, j’ai fait l’acquisition d’un autre modèle de la gamme, un peu plus long (2,15 m au lieu de 1,85 m), plus polyvalent pour la pêche au plomb palette, au jig métallique, ou en linéaire aux leurres souples. Le nom de cette Speed Jigging ne laisse aucun doute au sujet de son utilisation. La fibre de cette canne n’est pas nouvelle (HPC 100 et Biofibre Shimano) car elle nous rappelle immanquablement la série Speed Master sortie il y a une dizaine d’années. Pour les pêches aux animations virulentes comme le plomb palette, une fibre peu raisonnante (cas des Yasei) est un avantage, car les carnassiers ressentent les vibrations du carbone via la tresse. En pratique donc, la fibre et l’action typée de pointe sont efficaces.

    Mais on ne peut pas en dire autant de “l’accastillage” qui équipe cette canne. Avec son arceau de renfort supérieur, l’anneau de tête favorise les bouclages de la tresse avec la formation d’une demi-clef bien pénible à enlever. La pêche en jigging rapide canne haute favorise grandement ce genre de problème. Premier petit détail raté. Autre erreur, le choix d’un anneau de départ de petit diamètre, situé à seulement 53 cm du moulinet. Cette pêche ne se pratique pas qu’à l’aplomb d’une embarcation, bien au contraire. Le lancer n’est donc pas le point fort de cette canne qui peine vraiment à envoyer un leurre de 15 g à une distance moyenne. Dommage. Je passe sur l’enjoliveur de bague de serrage du moulinet, qui était décollé à la réception de la canne. Le porte-moulinet n’est pas d’un grand confort et le liège d’une qualité bien banale. Autre détail agaçant, Shimano indique qu’il est possible d’équilibrer la canne en plaçant dans le talon une masselotte prévue à cet effet. Très bonne idée, surtout avec les moulinets actuels, légers comme des plumes, mais bon courage pour trouver la masselotte en question, que je n’ai pu voir qu’en photo… Certes, cette Yasei est proposée à un prix public constaté aux alentours de 130 euros, ce qui n’est pas excessif, mais d’autant plus dommage qu’il ne coûtait pas plus cher de l’équiper avec des éléments plus adaptés… Shimano reste un géant du vélo, du moulinet, mais avec cette canne, le géant nippon déçoit.

  • Le scandale du barrage des Plats sur la Semène

    Le scandale du barrage des Plats sur la Semène

    Décidément, la protection de l’environnement est une grosse farce dans notre pays. Après l’affaire Sivens, l’annulation de l’arasement de deux barrages sur la Sélune par Ségolène Royal, les élus locaux du département de la Loire ont reconstruit un barrage “en douce” et en oubliant la passe à poissons pourtant obligatoire…

    Le dernier rapport Planète Vivante du WWF indique une chute moyenne des espèces animales d’eau douce de 76 % en 40 ans au niveau mondial. Alors que l’Etat français vient de créer une Agence française de la biodiversité, alors que l’on sait que l’érosion des espèces animales et végétales est un enjeu aussi important que celui qui consiste à réduire les émissions de carbone, certains projets nationaux vont à l’encontre des engagements du gouvernement qui visent à préserver la biodiversité, favoriser la continuité écologique, passer à une transition énergétique sans reculer de cinquante ans dans la protection de l’environnement.

    C’est pourtant ce qui se passe dans de nombreux cas. A croire que le marketing mensonger à sa place même au ministère de l’Environnement. Après l’annulation de l’arasement de deux barrages sur la Sélune par Ségolène Royal (ça avait été accordé par NKM), après l’affaire Sivens, voici celle du barrage des Plats sur la Semène dans le département de la Loire. La Semène est un affluent direct de la Loire.

    Construit en 1958, le barrage des Plats avait pour but de fournir de l’eau potable pour la croissance de Firminy et de son aire métropolitaine. Le barrage avait été fortement surdimensionné, les urbanistes prévoyant à l’époque 100 000 habitants en 2000. Or Firminy compte aujourd’hui seulement 25 000 habitants. De plus, le barrage n’a pas fonctionné durant six années, ce qui a permis de montrer que la question de l’approvisionnement en eau potable pouvait être assurée différemment, à partir d’autres réseaux. Pourtant le syndicat des barrages, regroupant seulement quatre communes du territoire, a décidé sans débat public, sans études sérieuses des alternatives, de dépenser, en cette période de crise, six millions d’euros d’argent public pour le reconstruire. Le Collectif Loire Amont, qui lutte pour une Loire sauvage, en phase avec les recommandations du ministère de l’écologie, dénonce un fonctionnement économique local “à l’ancienne”. “Les élus du Syndicat des Barrages de la Semène, pressés par le député de la circonscription, Dino Cineri – hélas soutenu par l’Etat local – ont ainsi dis- crètement achevé la reconstruction du grand barrage des Plats, sur la Semène”, déplore le collectif. L’ouvrage le plus inutile de France a été érigé sur ce qui devait être au départ un réservoir biologique inscrit dans le SDAGE Loire Bretagne (Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux). Désormais, la continuité écologique et la biodiversité s’arrêtent au pied du barrage… D’autant que les élus locaux ont carrément oublié de faire équiper le barrage d’une passe à poissons pourtant obligatoire. Pour le barrage des Plats, cela aurait fait grimper la facture de deux millions d’Euros. En France on est d’accord pour préserver l’environnement, mais il faut que cela soit gratuit. En visite sur la Sélune (Manche), Ségolène Royal disait à propos de l’arasement des barrages de Vézins et de La Roche Qui Boit, “ 50 millions, ça fait cher pour faire remonter des poissons ! ”. Et 2 millions, c’est toujours cher, et moins ce serait encore trop cher… L’exemple des crues récentes du Gave de Pau nous montre qu’au petit jeu des économies de bouts de chandelle, la facture post crues dépasse les 400 millions d’Euros, claqués uniquement pour réparer les dégâts sans faire en sorte que le torrent puisse être en mesure de mieux vivre avec ses crues.

     

    Une table ronde acceptée par le Ministère de l’écologie ?

    Après la procédure d’infraction ouverte par l’Union Européenne pour « non respect de la législation européenne » contre la France le 26 novembre dernier à la suite du drame de Sivens, cette nouvelle demande d’explication sur une surprenante pratique publique de gestion de la ressource en eau fait désordre, dans la « République exemplaire » voulue par François Hollande. L’exemplarité, c’est faire vivre cette « écologie citoyenne » qu’il a appelé de ses voeux lors de la dernière conférence environ- nementale, le 27 novembre dernier.

    Mais en réalité, la protection de l’environnement en France se limite aux beaux discours et aux actions bénévoles comme Natura 2000, où l’on doit sau- ver le monde avec une pelle et un seau. Ainsi, dans mon village, nous sommes une dizaine de bénévoles à tenter de faire en sorte que la forêt n’engloutisse pas une pelouse sèche de 10 hectares ou vivent encore quelques rares espèces d’orchidées sauvages. On sait que la fragmentation des habitats est la cause première de la perte de la biodiversité. Il en est de même avec les cours d’eau, dont les barrages segmentent en petits tronçons des écosystèmes complexes dont chaque atteinte à systémati- quement des répercutions, plus tard, plus loin.

     

    Vous pouvez signer en ligne la pétition “non au barrage des Plats, oui aux alternatives” www.loireamontvivante.fr

  • Franky le black-bass

    Franky le black-bass

    Lancée en 1994 par Franck Rosmann et ses amis, l’association Black-Bass France à toujours compris l’intérêt d’informer les pêcheurs, notamment les jeunes à propos des particularités propres au black-bass, poisson introduit dans nos eaux par les soldats américains après la seconde guerre mondiale. La BD Franky le Black-Bass retrace l’histoire de ce magnifique poisson dans notre pays, son mode vie, soulignant la nécessité de protéger une espèce particulièrement vulnérable pendant la période de la fraye. Une façon ludique de découvrir ce poisson !

    Pour plus de renseignements :

    www.blackbassfrance.org

  • Les ficelles du petit marabout

    Les ficelles du petit marabout

    Je crois que j’ai quelque chose qui va te plaire…” m’a glissé à l’oreille Alain Barthélémy en me désignant ses pochettes de mini marabout grizzly lors d’une récente rencontre. Plus que les teintes et les zébrures de ces plumes, j’ai tout de suite été attiré par leurs proportions permettant un emploi pour le montage de petites nymphes. Prêts pour une redécouverte ?

    Le marabout n’est pas un oiseau mystérieux mais le nom commercial des plumes d’un volatile dont le nom n’est pas particulièrement glamour à porter, surtout pour les dames qui affectionnent les trucs en plumes… Il s’agit de la dinde. Les plumes, justement. Celles qui nous intéressent servent à couvrir l’oiseau (plumes tectrices). Elles doivent leur souplesse au simple fait que les barbes qui les composent ne sont pas enchevêtrées. Précisons quand même que le “mini marabout” n’est pas prélevé sur une petite dinde : il s’agit seulement d’une sélection de plumes de petites tailles. Pour nous comprendre, décrivons rapidement les parties qui composent une plume. Appelons “rachis”, la partie centrale de la plume, barbe, les fibres qui se séparent de cette âme centrale et enfin barbules, les petits poils qui couvrent ces longues barbes et dont la longueur est dégressive, donnant à chaque barbe la forme d’un petit sapin. A cette plume primaire, vient parfois s’ajouter une plume secondaire, située à la base inférieure du rachis, les barbes de celle-ci sont plus petites, plus courtes mais plus homogènes que celle de la plume primaire. La plume secondaire ne mesure que quelques centimètres mais sa régularité fait un peu penser à une selle de coq… On a envie de l’enrouler en palmer ! Pour le montage des streamers traditionnels, le marabout n’est plus à présenter tant sa mobilité est incomparable. Les plumes de dix à quinze centimètres avec des barbes d’environ cinq centimètres sont présentes dans les stocks de matériaux de tout monteur de mouche. Par le passé, l’utilisation de ces plumes pouvait être étendue à la confection de corps de grosses larves de mouche de mai (en enroulant les barbes), mais l’emploi de ce matériau n’était pas du tout évident pour les plus petites tailles. Avec les plumes de mini marabout de cinq centimètres dont les barbes mesurent environ 1,5 cm et les barbules entre deux et quatre millimètres la donne est désormais différente et les possibilités de montages deviennent très variées, même avec des hameçons microscopiques.

  • Savage Gear / 3D Trout

    Savage Gear / 3D Trout

    C’est le leurre à la mode en ce début d’année ! Le 3D Trout est un leurre articulé conçu à partir d’une vraie truite scannée en trois dimensions puis reproduite à l’identique ! Existe en 15, 20 et 30 cm. La nage est très réaliste, à croire que la copie nage mieux que l’original !

    Notre avis : ce leurre soulève bien des questions… Est-ce autorisé de tuer une truite de 15 cm ? En pisciculture oui, mais attention elle ne sait pas nager ! Préférez alors le modèle 30 cm… Mais attention encore, c’est du très lourd avec 290 g, ce qui nécessite un matériel de pêche en mer ! Nul doute que les Suédois (son pays d’origine) l’utilisent à la traîne, pratique autorisée en Scandinavie, mais interdite en France.

  • Rétablissement de la libre circulation piscicole : intérêt et limites…

    Rétablissement de la libre circulation piscicole : intérêt et limites…

    L’intérêt croissant pour la continuité écologique des cours d’eau et les problèmes posés par les nombreux seuils et barrages conduisent à la construction de nombreux dispositifs de franchissement piscicole. Cependant, aussi performante quelle puisse être, cette technologie a des limites et ne peut pas réduire tous les impacts des seuils. Dans ce sens, la mise en place de dispositifs de franchissement doit être évaluée en fonction de leur intérêt biologique et des gains attendus et, plus largement, les problématiques de continuité piscicole doivent être replacées au regard des autres altérations présentes.

    Cohérence écologique, corridors, continuum, trames, connectivité : ces termes et concepts environnementaux récents reflètent l’enthousiasme actuel des gestionnaires pour la continuité écologique. Apparues progressivement au cours de la dernière décennie, ces notions proviennent de l’intégration de l’écologie du paysage et de la biogéographie dans les stratégies d’évaluation environnementale et d’aménagement du territoire. Parallèlement, le constat des dérèglements climatiques a renforcé l’idée de raisonner en terme de maillages et de fonctionnalité des écosystèmes à très large échelle. En ce qui concerne les milieux aquatiques, ces notions de continuum et la nécessité de considérer l’écosystème et son fonctionnement sur l’ensemble de son bassin versant ne sont pas nouvelles. Mais c’est la directive cadre européenne sur l’eau qui en 2000 définit cette notion de continuité écologique et parle ainsi de libre circulation piscicole et de transport des sédiments. Supprimer les seuils : un voeux pieux ! Aujourd’hui, la réglementation et les politiques de l’eau conduisent les propriétaires ou gestionnaires d’ouvrages à mettre en place des actions permettant de retrouver des conditions de continuité favorables, devant le constat du nombre impressionnant de seuils et de barrages implantés dans le lit des rivières : entre 50’000 et 60’000 au dernier recensement effectué par l’Onema. Dans l’absolu, ce contexte est très intéressant puisque c’est une opportunité très favorable pour restaurer les cours d’eau. En effet, le dérasement d’un ouvrage transversal, c’est-à-dire son démantèlement, permet de supprimer définitivement l’ensemble de ses impacts, notamment ceux relatifs à l’ennoiement des habitats originels et au piégeage des sédiments par la retenue, ainsi que ceux liés au blocage des poissons migrateurs.

     

     

  • Owner 5135 et 5136, les texans mal aimés et pourtant parfaits !

    Owner 5135 et 5136, les texans mal aimés et pourtant parfaits !

    Dans la collection du fabricant japonais d’hameçons Owner, deux références sont passées presque inaperçues depuis leur sortie il y un peu plus d’un an. Ces hameçons sont pourtant quasiment les seuls à pouvoir passer au milieu des branchages sans s’accrocher. Pourquoi sont-ils aussi impopulaires ?

    La pêche avec des leurres souples montés avec des hameçons texans (la pointe est logée sous le plastique ou dépasse très légèrement) n’est pas une histoire d’approximation. Le montage doit permettre une liberté totale du leurre, de passer dans les herbiers ou les branches sans s’accrocher et permettre un ferrage efficace. Tant qu’il s’agit de pêcher les herbiers, les bons modèles sont nombreux, mais avec les branches, c’est une tout autre affaire. Le Owner Beast est l’exemple parfait de l’hameçon très efficace dans les herbes mais inopérant dans les branches. Sa pointe relève d’un ou deux degré. C’est peu, mais largement suffisant pour s’accrocher. Comme tous les hameçons à hampe courbe (“wide gape”), il pivote d’un demi-tour au contact d’une branche et la pointe trouve alors une cible. Après de multiples essais, je suis tombé, un peu par hasard sur deux pochettes de 5135 chez mon détaillant. Cet hameçon, qui, selon Owner convient aux leurres en forme de vers, s’avère très bien adapté à certains shads fins (Yamamoto Swimming Senko, Keitech Easy Shiner). Ça tombe bien, ils font partie des meilleurs pour explorer des tas de branches ! Le système de ressort Twislock est situé sur la hampe. Il assure une tenue parfaite du leurre, garante d’une grande longévité. La pointe du 5135 n’est pas parallèle au dos du leurre mais se trouve en biais, comme sur un hameçon shacky head. Il passe réellement partout sans s’accrocher et les touches qui on lieu fil légèrement détendu se concrétisent par des captures (fil tendu c’est moins évident, comme avec tous les texans). Avec cet hameçon idéal, j’ai pu prendre des black-bass, des perches et des brochets dans les pires embâcles. Il existe du 1/0 au 5/0. La taille 3/0 est bien adaptée aux leurres de 10 centimètres (environ 4 pouces). De forme similaire, la version 5136 est dotée d’un fer plus gros. La distribution de ces hameçons laisse franchement à désirer en France comme au niveau mondial.

    Il est surprenant qu’un produit aussi unique (l’équivalent n’existe pas) se retrouve “sold out” sur le site Owner Shop, bradé à deux dollars la pochette au milieu d’improbables montages pour le walleye, un an après sa sortie… Un conseil, ne tardez pas, car sa carrière risque d’être courte ! Pour qui, pour quoi ? Il est fort probable que les pêcheurs de black-bass américains ou japonais préfèrent utiliser des worms hooks à hampe droite pour armer les imitations vermiformes, voire comme on le voit dans les vidéos, pêcher les branches immergées avec de gros rubber jigs. Lancer un shad très faiblement lesté dans un tas de branches dans l’espoir d’en extirper un carnassier quelconque (en France, on est pas difficiles !) ne correspond certainement pas à une technique très répandue à travers le monde !

    Il est donc normal qu’une grande maison comme Owner retire du marché les produits marginaux. A bien regarder leur gamme d’hameçons texans, les modèles sont finalement peu nombreux. Il en est de même chez les concurrents avec généralement moins de dix modèles d’hameçons. En Europe, il semble cependant qu’une place existe pour le 5135. A condition de le faire connaître. Car les tentatives de pêche dans les branches avec des hameçons texans non adaptés se finissent souvent très mal et comme les chats échaudés craignent l’eau froide, ces excellents postes sont totalement délaissés (tant mieux !). De plus, ce mauvais usage des hameçons texans les fait passer pour des produits qui ne marchent pas, alors qu’ils ne sont tout simplement pas fait pour ça. Encore un excellent produit que bien des pêcheurs n’ont pas pris le temps de tester et qui risque de disparaître faute de commandes. Cet hameçon existait par le passé sans le Twistlock, mais là encore, il fallait le chercher pour le trouver. Cette version fut remplacée par le 5135, mais ça semble très mal parti !

     

  • Manche : Ségolène Royal cède aux pressions des quelques opposants au démantèlement des barrages de la Sélune

    Manche : Ségolène Royal cède aux pressions des quelques opposants au démantèlement des barrages de la Sélune

    La Sélune, petit fleuve côtier de la Manche qui se jette dans la baie du Mont Saint- Michel a vu s’envoler l’espoir de voir disparaître ses deux barrages, lors d’une rencontre entre les élus locaux et Ségolène Royal le 4 décembre 2014 à la Mazure. Le projet d’arasement des barrages de Vezins et de La-Rochequi- Boit ne date pas d’hier, mais le 16 février 2012, une décision ministérielle validait leur futur démantèlement. Le fleuve est remonté par plusieurs espèces de poissons migrateurs dont le saumon Atlantique. Les barrages sont d’une part un frein à la montaison comme à la dévalaison des migrateurs et d’autre part, ne seraient plus rentables pour EDF, avisé du non renouvellement de la concession. L’affaire était donc entendue et depuis ce jour de février 2012, plusieurs projets sont nés pour redonner vie à cette superbe vallée de la Sélune. Les barrages sont incompatibles avec la Directive cadre sur l’Eau, sont des pièges à sédiments et lors de la dernière vidange, ils ont pollué une partie non négligeable de la baie du Mont- Saint-Michel, perturbant fortement l’activité ostréicole (il a fallu indemniser les exploitants). A l’heure où l’on parle de continuité écologique, de biodiversité, de qualité de l’eau et que l’Etat doit faire bonne figure face aux directives européennes sur l’écologie, la ministre de l’écologie Ségolène Royal est venue sur place donner raison aux quelques opposants, largement minoritaires et dont les revendications semblent bien maigres (elles portent essentiellement sur d’éventuels risques d’inondation de quelques hectares de terre). Le coût des travaux est estimé à 53 millions d’euros, soit quelques kilomètres d’autoroute et encore moins de LGV. Et la ministre de dire devant les caméras de France 3 : “on ne met pas 50 millions uniquement pour faire remonter des poissons”. Voici une phrase qui à elle seule résume bien la méconnaissance totale de ce dossier par la ministre. Les remontées de poissons sont la cerise sur le gâteau d’un environnement qui aurait pu retrouver un bon état écologique, coûter moins cher à l’Etat sur le long terme et relancer une activité touristique digne de ce nom dans la vallée. C’est le type même de projet “gagnantgagnant”. D’autant qu’il existe des précédents comme l’ex-barrage de Kernansquillec sur le Léguer ou de Saint- Etienne-du-Vigan sur l’Allier. A cela, la ministre préfère garder les ouvrages en brandissant la “transition énergétique” et estime qu’il est préférable de réfléchir à la solution de passes à poissons performantes. Selon les meilleurs spécialistes des poissons migrateurs, la Sélune a le potentiel pour devenir la meilleure rivière à saumon française, mais à condition d’effacer les barrages. A la Mazure, l’attitude de la ministre a profondément discrédité la parole de l’Etat, sans aucun respect des personnes qui travaillent depuis des années sur ce projet et notamment depuis 2012. De nouvelles études seront donc lancées à la demande de la ministre (productivité des barrages, coût des passes à poissons, etc.). Comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, nous avons appris le décès accidentel de Michel Thoury, survenu le 17 février. Cet homme politique de la Manche (ancien vice-président du Conseil Régional de Basse Normandie) avait compris les enjeux autour du démantèlement des barrages. Nous vous incitons à rejoindre les rangs des défenseurs d’une Sélune libre : www.selunelibre.org