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  • Le serpent de mer de la “taxe mouillage”

    Le serpent de mer de la “taxe mouillage”

    Le Parlement a définitivement renoncé, jeudi, à instaurer une taxe de mouillage dans les aires marines protégées. Selon le gouvernement, cela n’aurait concerné que la Corse et uniquement les bateaux de plus de 24 mètres. Ce projet de taxe avait provoqué une levée de bouclier de la part de l’industrie nautique. Après l’avoir supprimée en commission en mars, l’Assemblée nationale l’avait ensuite rétablie en séance, puis le Sénat l’avait de nouveau supprimée en mai lors de la deuxième lecture. Les gros bateaux de plaisance qui mouillent dans les zones protégées du littoral Corse (et pourquoi pas sur le littoral continental ?) sont accusés de détérioration des fonds marins. Une fois de plus, l’Etat lâche du lest sur la protection de l’environnement, même si cela touche ce qu’il reste de plus précieux sur le littoral. La ministre de la Décentralisation, Marilyse Lebranchu, s’est engagée à ce qu’une solution soit trouvée pour éviter ce problème. Reste à savoir si ce n’était pas là un simple moyen de trouver de l’argent là où il est sans même se préoccuper de fonds marins dont seuls quelques privilégiés ont la chance d’observer la lente dégringolade… En matière de protection de l’environnent, le pire n’est jamais garanti.

  • Westin, pêchez danois !

    Westin, pêchez danois !

    Les leurres danois Westin arrivent en France et se font remarquer au bord de l’eau. En moins de deux saisons, ces leurres qui évoquent pour certains des références suédoises se sont avérés très efficaces sur les carnassiers français. Les leurres durs comme le jerkbait Platypus (en photo) se place au niveau des meilleurs leurres pour le brochet. Mais la gamme de leurres souples est encore plus originale avec des leurres uniques comme le Monster Teez, le Hypo Teez ou encore le Mega Teez, pas si méga que ça (89, 127 mm) et qui se distingue par une queue de poissons réaliste de grande taille. Il devrait faire merveille pour la pêche du sandre à la diagonale ou il joue dans le même registre que le Sea Shad, malheureusement très difficile à trouver.

    Une gamme pleine de bonnes surprises à découvrir, qui permet de pêcher différemment tant que ce n’est pas trop connu !

  • Avis favorable de l’enquête publique pour le rabaissement du barrage de Poutès sur l’Allier

    Avis favorable de l’enquête publique pour le rabaissement du barrage de Poutès sur l’Allier

    Véritable verrou qui a empêché les saumons de l’Allier d’accéder aux plus belles zones de frayères depuis plus d’un demi siècle, le barrage de Poutès-Monistrol est devenu tristement célèbre, en totale contradiction avec les couteux efforts entrepris pour le retour du grand migrateur. Après un nombre incalculable de réunions, de fausses bonnes nouvelles et de découragement, le projet d’abaissement du barrage de Poutès sur l’Allier avance bien. Il ne s’agit donc pas de suppression, mais d’un abaissement significatif, qui, par un système d’échelle à poissons, devra permettre le franchissement par les poissons migrateurs. L’enquête publique pour le renouvellement de la concession a émis un avis favorable. La seconde enquête publique pour les travaux est prévue pour fin 2015. Et les travaux devraient pouvoir commencer fin 2016.

    Illustration ©EDF.

  • LE GAVE SE REBIFFE

    LE GAVE SE REBIFFE

    Divine surprise : le mythique gave d’Oloron revoit monter les saumons. Problème : ils sont bien plus petits que ceux de la grande époque. Pierre Affre qui y a pris son premier en 1967, explique pourquoi.

    Plus de 300 saumons bagués et déclarés l’année dernière sur le gave d’Oloron, certainement plus de 400 poissons déclarés cette année au 1er juin et les meilleures semaines de pêche sont sans doute encore à venir. Gageons que fin juillet, il y aura surement plus de 500 saumons déclarés par les pêcheurs récréatifs. Les pêcheurs estuariens aux filets dérivants, eux, ne sont pas en reste : plus de 1300 saumons déclarés à la capitainerie de Bayonne l’année dernière et cette année, motus et bouche cousue sur leurs captures. [Tout au plus sait-on, que les cours pour le saumon sauvage de l’Adour, à la criée de Saint Jean de Luz, qui étaient de 120 le kilo, à l’ouverture au mois de mars, se sont écroulés autour de 30 ces dernières semaines…]. Il faudrait certainement remonter à plus de trente ou quarante années en arrière, pour avoir connaissance d’aussi belles remontées de saumons sur le gave d’Oloron. Et effectivement, à la mi-juin de l’année dernière, trois coups de fil de mes amis saumonniers basques ou béarnais, Dominique, Jean-François et Benat m’avaient tenu le même discours : Tu devrais descendre, cela fait plus de vingt ans qu’on n’a paspris autant de saumons sur le gave… et la plupart à la mouche… Bigre !

    Quand dans le même temps les remontées en Ecosse ou en Norvège s’écroulent, que se passe-t-il donc en Navarre ? Un autre ami, Claude Coupé, dernier vainqueur du “championnat du monde” de Navarrenx en 2012, me confirme qu’il s’est pris depuis le mois d’avril certainement plus de 250 poissons et que ça continue… Alors que j’avais “abandonné” cette rivière depuis une bonne quinzaine d’années, voilà l’occasion me dis-je, de retrouver les copains autour d’une bonne garbure, et accessoirement de faire nager quelques “poils de blaireau” dans les pools, de la Crampe, du Bac et du couloir d’Orin. J’affûte mon matériel, j’investis dans une paire de waders en goretex, je réserve mon billet de train jusqu’à Bayonne mais… Patatras, dans la nuit du 3 au 4 juillet, des orages terribles et à répétition tantôt sur le Béarn, tantôt sur le Pays Basque, font monter les eaux huit mètres au dessus du niveau d’étiage à Ustaritz sur la Nive, et à plus de quatre mètres sur le gave d’Oloron. Ponts emportés, routes détruites au Pays Basque, vaches et tracteurs entrainés jusque dans le port de Bayonne… Au moins pendant ces crues, me dit Dominique, les filets ne pêcheront pas à l’estuaire… Un coup d’oeil sur les prévisions météo pour la semaine suivante, m’indique que les dépressions et les orages vont continuer de se succéder, mais plus au nord et à l’est en direction du massif central, puis de la Franche Comté. Répit donc sur le Pays Basque et le Béarn, ce que me confirme Dominique : le gave baisse très vite et en fin de semaine, les niveaux devraient être un peu forts mais “correcs” pour le grand week-end du 14 juillet… Cela tombe bien, je n’ai rien de prévu, mais les trains sont cette fois complets ! Un coup de fil à mon ami beauceron Claude Coupé : Oui, je descends sur le gave jeudi. Si tu veux, je te prends à la gare de Chartres à 9 h 12, on se relaiera sur l’autoroute et vers 16/17 h on devrait être chez Patrick Ballesta à l’hôtel des saumoniers de Saint Martin d’Autevielle… Le 10 juillet, en fin d’après midi, je retrouve un gave encore un peu fort certes, mais dont les

  • La lente migration des travaux de EDF sur le Rhin

    La lente migration des travaux de EDF sur le Rhin

    Le 17 juin 2015, une vingtaine de représentants d’ONG d’Allemagne, de Suisse et de France ont bloqué symboliquement l’entrée du siège d’EDF à Mulhouse par un barrage. Ils dénonçaient la lenteur de EDF pour la planification des travaux sur les barrages
    de Rhinau, Marckholsheim et Vogelgrun sur le Rhin et exigent qu’une feuille de route précise soit présentée à la prochaine
    Commission Internationale de Protection du Rhin (CIPR), le 2 juillet à Vienne, pour le retour du saumon jusqu’à Bâle en 2020.
    www.salmoncomeback.org

    Photo : ©wwf Suisse

  • Pêches Sportives Vidéo n°39 : Comment bien monter les petites mouches pour la pêche en été avec Cyril Bailly

    Pêches Sportives Vidéo n°39 : Comment bien monter les petites mouches pour la pêche en été avec Cyril Bailly

    Le frère du monteur de mouche Cyril Bailly excelle lui aussi devant un étau. Pour les lecteurs de Pêches sportives, Florent nous propose une sélection de petites mouches indispensables durant l’été. Il nous montre comment poser correctement les cerques sur un spent, comment faire ressortir les fibres d’un dubbing, quelles proportions de matériaux respecter, comment éviter les surépaisseurs, etc. Car avec des hameçons dont les tailles sont comprises entre 18 et 22, chaque étape demande une technique adaptée afin de pouvoir obtenir une mouche harmonieuse et dont la courbure de l’hameçon est suffisamment dégagée pour garantir un ferrage efficace.

  • Pêches Sportives n°104, Le sommaire

    Pêches Sportives n°104, Le sommaire

    Découvez notre numéro spécial sur les Leurres préférés des Français. En croisant les avis des professionnels (guides, compétiteurs) et les choix des amis Facebook de Pêches sportives, nous avons pu établir ce hit-parade des leurres préférés des Français. Un classement à prendre au sérieux dans la mesure où il émane de plus de 350 pêcheurs.

    -> Acheter le numéro, ou feuilletter gratuitement les 10 premières pages du magazine

    SOMMAIRE DE Pêches Sportives n°104 :

    –  (Lire l’édito)

    – Lettre ouverte à M. Le Président
    de la République

    – Le scandale du barrage des Plats
    sur la Semène

    – Ciron : la vallée aux 66 barrages

    L’ECHO DU RADIER p. 14

    – Transport d’agents pathogènes
    par le matériel des pêcheurs,
    à nous d’agir
    REVIVAL p. 18

    – Le gave se rebiffe

    TECHNIQUE MOUCHE p. 26

    – Ferrage et pêche à la nymphe :
    une simple formalité ?

    RÉCITS p. 32
    – Rêves et désillusions
    d’un incroyable début de saison
    MONTAGE p. 40
    – Exclusif : les nymphes de Mister
    Sawyer

    RÉFÉRENDUM p. 46
    – Les leurres préférés des Français

    LE SHOPPING p. 56
    – Canne et moulinet
    Hanàk Ultralight
    – Powerline Fluoro Hybrid SI
    – Passe-mouche Tyepro

    TEST p. 58
    – Echosondeur/GPS Lowrance
    HDS gen 3, complexe mais
    fabuleux !

    MONTAGE p. 64
    – Cyril Bailly, le magicien
    du dubbing

    MOUCHE DE LÉGENDE p. 76
    – Hommage à Raymond Rocher et
    à sa “pheasant and orange”

    OÙ PÊCHER p. 78
    – Ecosse, dans l’ombre de la Dee,
    la Don !

  • Trophée d’Argent de l’Ance, une édition réussie

    Trophée d’Argent de l’Ance, une édition réussie

    Le Club de Pêche Sportive Forez-Velay (CPSFV) a organisé le samedi 20 juin 2015 le 41e Trophée d’Argent de l’Ance. Cette rencontre de pêche s’est déroulée sur la rivière Ance du Nord, limitrophe aux départements de la Loire, de la Haute Loire et du Puy-de-Dôme. Par une belle journée, 37 pêcheurs s’étaient donné rendez-vous, certains à Usson en Forez (42), d’autres à Saint-Julien-d’Ance (43) pour pratiquer en toute liberté leur passion : la pêche à la mouche. Plusieurs d’entre eux n’avaient pas hésité à faire un très long déplacement pour participer à cette traditionnelle rencontre conviviale. La rivière était en ordre, avec un niveau d’eau correct, ce qui a permis aux participants de pleinement profiter de cette journée de plaisir. D’autant plus que les poissons étaient mordeurs et ont bien voulu participer à la fête. En effet, 118 poissons ont été capturés et pour la plupart remis à l’eau, dont quelques uns très beaux, tel cet ombre commun de 45 cm. Vers 19 h 00 a eu lieu à Saint-Julien-d’Ance la lecture du palmarès et la remise des distinctions en présence de nombreuses personnalités parmi lesquelles M. René Berthon, Maire de Saint-Julien-d’Ance et Mme Jeanine Legat, Conseillère déléguée aux sports à la ville de Saint-Etienne. C’est elle qui a remis au nom de la municipalité stéphanoise le Trophée d’Argent de l’Ance au meilleur pêcheur de la journée.

    Le palmarès :

    • Le Trophée d’Argent de l’Ance 2015, médaille d’argent des sports de la ville de Saint-Etienne, a été remis par Mme Jeanine Legat à Clément Perrin de Iguerande (71)  pour la capture d’un superbe ombre commun de 45 cm
    • La Mouche d’Or, offerte par le CPSFV, a été remise par Jean-Luc Cometti, Président du CPSFV, à David Seguin pour la capture d’une très belle truite de 35 cm.
    • D’autres récompenses offertes par les Fédérations de pêche de la Loire et de la Haute Loire, ainsi que par les AAPPMA locales ont été remises à des participants particulièrement méritants

    www.cpsfv.org[email protected]

  • Transport d’agents pathogènes par le matériel : à nous d’agir !

    Transport d’agents pathogènes par le matériel : à nous d’agir !

    Si vous pêchez en Nouvelle-Zélande, en Islande où en Norvège, vous n’avez pas le choix. Si vous voulez obtenir un permis de pêche, vous devez apporter la preuve que votre matériel de pêche a bien été désinfecté. En France, les pêcheurs responsables et les fabricants de matériel de pêche doivent prendre les devants pour limiter les risques de propagation d’agents pathogènes d’un cours d’eau à l’autre, car dans notre beau pays, les obligations sont rarement… obligatoires !

    Nos cours d’eau hébergent une biodiversité formidable que nous avons bien du mal à préserver face aux pollutions domestiques, agricoles et industrielles souvent réunies. La prolifération d’espèces invasives végétales et animales observées depuis des années, a aussi des conséquences dramatiques pour les milieux aquatiques ; les agents infectieux dont certains sont transmis par les espèces animales nouvellement introduites contribuent, eux aussi, au déclin d’une partie de la biodiversité. Leurs modes de dissémination sont souvent connus et multiples. Le rôle d’une transmission humaine passive par portage doit être pris très au sérieux, même si cela reste difficile à évaluer. Le pêcheur, comme toute personne impliquée dans des activités liées aux cours d’eau est susceptible d’être un vecteur potentiel de transmission, à son propre insu, par l’intermédiaire de son équipement. Le principe de précaution devrait s’appliquer en fonction de sites dit « sensibles » en mettant en place des protocoles d’hygiène adaptés. Nous devons nous poser la question de savoir quand et comment prévenir tout risque de propagation d’espèces invasives, mais également d’agents infectieux, dans les milieux aquatiques encore préservés, lors de la pratique de notre activité. La possibilité de pêcher aux quatre coins du monde ou tout simplement de prendre sa voiture pour prospecter un même cours d’eau, peut favoriser le transport d’agents pathogènes ou d’espèces dans un laps de temps très court.

    Les espèces invasives…

    Les espèces invasives sont les plus faciles a identifier. Leur vitesse de propagation très élevée, laisse suggérer des modes de dissémination multiples et parfois un transport par du matériel. Un des exemples le plus connu et le plus visible d’introduction de végétaux est sans doute représenté par la prolifération d’algues Didymosphenia geminata communément appelées Didymo. Depuis les années 1980, cette diatomée d’eau douce mesurant une centaine de micromètres fait parler d’elle sur plusieurs continents : on constate sa présence en Amérique du Nord, en Europe (Finlande, Hongrie, Irlande, Islande, Norvège…) et surtout dans l’ile du Sud de la Nouvelle-Zélande où elle a été déclarée officiellement organisme indésirable. En Colombie Britannique il a été démontré que l’apparition de l’algue Didymo coïncidait avec l’entrée sur le marché des semelles de feutres collées sur les bottes des cuissardes utilisées par les pêcheurs. Ces algues microscopiques peuvent survivre jusqu’à 30 jours dans les semelles de feutre mouillées et être ainsi transportées de cours d’eau en cours d’eau. Imaginez des

  • Be-On-Ssil, le dessous des cartes !

    Be-On-Ssil, le dessous des cartes !

    La nouvelle va faire grand bruit, car personne ne s’attendait à ce que soit proposée aux pêcheurs la cartographie avec une qualité professionnelle des fonds de nos lacs et de nos rivières. Et ce, par une entreprise française.

    Le mois d’avril approchant, nous avons d’abord cru à un canular. Puis, réflexion faite, nous nous sommes dit qu’avec les prouesses dont sont capables les derniers échosondeurs, des petits malins essayaient de vendre leurs propres cartographies des fonds subaquatiques. Pourquoi pas, mais quelque chose ne collait pas. Même avec le meilleur échosondeur de pêche du marché, on ne propose pas un fleuve entier ni toutes les rivières d’un pays ! Pour planter le décor, nos amis nous ont donné un indice : “Quand vous achetez un bateau, il arrive qu’on vous offre un échosondeur… Nous, quand on achète un échosondeur, on nous offre le bateau… Vous comprenez ?” Voilà qui est parfaitement clair et cela débouche sur un travail de titan, d’une grande précision (environ 10 cm), que l’on peut consulter sur son smartphone ou sa tablette. A l’heure où les échosondeurs dédiés à la pêche proposent de faire ses propres cartes moyennant un processus complexe, coûteux et chronophage, l’option Be-On- Ssil permet de gagner beaucoup de temps et avec un résultat bien plus précis. Présentation en image d’un procédé qui risque de révolutionner la pêche en lac, en grandes rivières et en fleuves, même si ce ne sera jamais la carte qui prendra les poissons à votre place. A vous d’utiliser ces cartes pour établir une stratégie en fonction de la saison, de l’espèce recherchée ou de la technique à utiliser. Les pêcheurs de carnassiers et de carpes n’osaient pas rêver d’un tel outil, mais désormais il existe. Le succès de cette entreprise qui a beaucoup investi repose sur la demande des pêcheurs. Mais à n’en pas douter, elle devrait être au rendezvous. Découverte de ce qu’il faut bien appeler une première avec “Pêchouille” (c’est son pseudo bien connu des pêcheurs de carpes et de silures), à l’origine du projet.