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Canicule et biodiversité
Peut-être plus encore que le manque d’eau, qui se fait sentir dans bien des régions, les fortes chaleurs accumulées depuis près d’un mois font de gros dégâts dans les cours d’eau de première catégorie. Les restrictions d’eau sont rarement respectées malgré des arrêtés préfectoraux qui ne sont rien d’autre que de simples recommandations. A l’heure où l’Etat réfléchit à la création d’une Agence française de la biodiversité, celle-ci se trouve complètement bouleversée et anéantie partout où les algues filamenteuses s’installent en masse. Le “zéro biodiversité” est atteint sur la plupart des petits cours d’eau calcaire cet été.
En photo (prise le 22 juillet) le Dessoubre au niveau de Varin. Au même titre que la Loue, cette rivière est devenue emblématique du non courage politique, en dépit d’effets d’annonces comme autant de promesses non tenues de la part des différents présidents du Conseil Général du Doubs depuis une trentaine d’années. Des solutions existent, le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises en a présenté 74 à la ministre de l’écologie et aux élus locaux. Au rythme où les rivières se dégradent, elles ne tiendront plus très longtemps. Nous appelons tous les pêcheurs à envoyer au Conseil général et aux services de la préfecture (Direction départementale des territoires notamment) du département concerné des photos de ce désastre pour manifester votre mécontentement.

EXCLUSIF : Les nymphes de mister Sawyer
Courant mai, j’ai reçu une enveloppe postée par mon ami Bernard Dalmas, dont le contenu était pour le moins inattendu. Six modèles originaux de nymphes montés par Frank Sawyer lui même le 21 novembre 1976. Ces nymphes appartenaient au père de Bernard. Conservées dans une boite à mouche à l’abri de la lumière, elles sont restées en excellent état.
Tout le monde connaît la pheasant tail, la killer bug ou encore la grey goose. Tout le monde sait qu’il s’agit de trois créations du célèbre pêcheur et garde pêche anglais Frank Sawyer, mais peu d’entre nous ont eu la chance de posséder quelques modèles originaux montés par le maître de la pêche à la nymphe moderne. C’est rien de dire que j’étais ému par ce très beau cadeau. Comme tout le monde, j’ai vu des dizaines, pour ne pas dire des centaines de pheasant tail, copies d’un modèle original que tout le monde croît imiter parfaitement. Et pourtant, aucune y compris ma version ne ressemble à celles montées par Sawyer ! La finesse du montage est impressionnante. Le corps est très fin alors que le thorax est un ovale parfait. Aucun doute sur le fait que Sawyer, comme Skues, était un fin observateur. Cet homme de terrain passait sa vie au bord de l’eau pour pêcher ou en tant que garde pêche sur le haut Avon. Sa pheasant tail évoque immanquablement une larve d’éphémère, et plus précisément d’olive et de “iron blue” selon l’auteur.
Les méthodes de montage
La plus célèbre de toutes les nymphes se monte avec un fil de cuivre qui sert à la fois de leste et de fil de montage. L’hameçon utilisé par Sawyer dans les années 1970 est probablement un Partridge en fer forgé plutôt fin pour l’époque. Sa forme est des plus standards. Les modèles en ma possession sont montés en tailles 18, 16 et un petit 12. Avec Cyril et Florent Bailly, nous avons essayé tous les trois de monter des pheasant tail à la façon de mister Sawyer, par simple curiosité. Nous n’y sommes pas parvenus pour la bonne et simple raison que les herls de plume de queue de faisan dont nous disposions étaient trop courts. Pour obtenir le parfait ovale du thorax de sa nymphe, Sawyer rabat les herls quatre fois. Il faut savoir que dans la campagne anglaise du milieu du siècle dernier, le sport national était la chasse au faisan en battue. Les anglais ont toujours été les champions de l’élevage de cet oiseau originaire d’Asie. Nul doute que Sawyer savait où se procurer des plumes d’une qualité exceptionnelle. Les plumes des faisans que l’on trouve actuellement dans le commerce proviennent d’animaux dégénérés, élevés de façon intensive, qui risquent tout autant le pare-choc de voiture

Rêves et désillusions d’un incroyable début de saison ! (3) : Une belle surprise !
Croyant pêcher une truite de 45 à 50 cm puisque je voyais que très partiellement son corps (pas la queue, ni la tête), que la surprise a été grande de voir un tel poisson venir “patasser” violemment en surface à la suite du ferrage. Prise avec un gammare JFD pour ne pas changer, un combat dantesque et indécis s’en est suivi avec un fil bien trop fin pour une grosse truite : 14 centièmes. Deux loupés à l’épuisette en pleine eau à cause de la puissance terrible de la truite et un combat qui s’est terminé avec ma zébrée prise dans un amas de branches. Un scénario fou pour un poisson rare et fabuleux de la haute rivière d’Ain. D’après mon repère pris sur la canne, cette truite venue d’un autre monde mesure entre 70 et 71 cm. Pour le poids, aucune idée. Après avoir longtemps repris ses esprits, cette belle et grosse truite a rejoint les eaux de la rivière d’Ain. Un rêve devenu réalité !

Rêves et désillusions d’un incroyable début de saison (2) : La truite du pont
Lorsque je cherche à capturer un gros poisson, j’ai deux règles en tête : pêcher avec le fil le plus fort possible afin de ne pas casser et attaquer le poisson le plus près possible afin d’être d’une précision chirurgicale… soit tout le contraire de ce qui m’a permis de prendre cette truite ! Ce jour d’avril 2015, il y avait deux poissons : un gros, bien visible mais qui serait certainement mieux placé une heure plus tard et un moyen, sur l’autre rive. Je décidais de jouer “petit bras” en attendant le moment opportun pour la grosse et j’allais tenter la moyenne. A cet endroit, les truites sont très éduquées. Je décidais de nouer une pointe d’une finesse déraisonnable et d’attaquer la plus petite, pour me mettre en confiance. Premier passage, la truite vint voir : refusé ! Et elle disparut. Bon… Je m’apprêtais à repartir penaud et là l’incroyable se produisit : la grosse qui ne se postait jamais à cet endroit avait traversé la rivière et se tenait entre deux reflets. L’angle était parfait mais

Rêves et désillusions d’un incroyable début de saison (1) : le réserviste
Si la pêche n’était pas faite de surprises, de joies et de déceptions, nous y serions sans doute moins attachés. Voici quelques exemples marquants d’un début de saison 2015 complètement improbable, voire carrément fou, qui a fait des pêcheurs heureux au point de vouloir embrasser tout le monde, même les kayakistes, mais aussi des déçus, qui ont tout perdu dans la bataille
La réserviste Champagnole reste la dernière petite ville de Franche-Comté où on pêche la truite sérieusement, dans une insouciance quelque peu inquiétante vis-à-vis de ce qui se passe dans les autres rivières de la région et qui se passera peut-être ici aussi dans quelque temps. Des centaines, voire des milliers de pêcheurs arpentent les rives de la haute rivière d’Ain, pour la plupart en bons connaisseurs. Sur le parking où j’attendais l’ami et guide de pêche Frédéric Fumey, il y a l’arrivant avec son air de ne pas y toucher, mais qui s’équipe en moins de deux minutes, et celui, dont le pas lourd mais pressé prouve qu’il en a terminé pour aujourd’hui et que sa maîtresse aux yeux couleur émeraude l’a retenu un peu trop longtemps. Il marche le dos voûté en remontant le sentier qui l’éloigne de la rivière comme pour disposer d’un alibi pour se faire pardonner de ne pas s’intéresser à des choses moins futiles que la pêche à la ligne. Il semble porter dans son panier pourtant vide toute la pénibilité de sa misérable existence. A cet endroit, à 200 mètres de la maison d’Aimé Devaux, l’Ain entre dans Champagnole à la manière d’un troupeau de buffles en pleine charge. Une fois passée la chute au-dessus du pont, l’eau gronde entre les murs du cours très étroit de l’Ain et file à vive allure dans sa partie urbaine, pressée d’en sortir.
Un câble enjambe l’Ain une dizaine de mètres en amont de cette chute à angle droit. En aval de ce câble, c’est la réserve avec, en face, un chenal qui longe la chute parallèle à la rive. Le seuil est responsable de la tranquillité des eaux en amont sur plusieurs centaines de mètres. Cet endroit, facile à observer en vue satellite, est aussi confidentiel que la place de l’Etoile à Paris un vendredi soir. L’idée nous est toutefois venue d’aller nous y promener car en mars, les truites, comme les insectes aquatiques, sont très dépendants de la luminosité. Pas de soleil, pas d’éclosion : c’est aussi simple que cela. Pour les habitués, il s’agit du “plat de l’hôpital”, car l’ancien centre médical de la ville surplombe l’Ain. C’est un hasard, mais le lieu était prédestiné. J’étais en convalescence suite à une opération chirurgicale subie en février. Pas de wading, pas d’effort violent, pas d’émotions fortes… La veille, Fred, qui réside à Champagnole, m’avait indiqué par téléphone que l’eau était très froide, à 7 ou 8 °C et que le niveau était encore un peu haut. La haute rivière d’Ain est froide quasiment toute l’année, mais descend en dessous de 10 °C uniquement durant l’hiver ou le tout début du printemps. Souvent décevant à la mouche sèche, l’Ain se pêche surtout à la nymphe à vue, car ses eaux sont limpides en dehors des périodes de crue. Ce 19 mars, nous pouvions au mieux espérer voir quelques truites entre 11 et 15 heures et encore, si elles n’avaient pas été dérangées par les autres pêcheurs. Premier poste, cinq mètres

Un nouveau camp de pêche dans le Colorado
A Colorado Springs, l’hôtel Broadmoor a inauguré en Juin 2015 son camp de pêche situé sur la Tarryall river, avec un parcours privé de huit kilomètres. Sept logdes sont proposés pour la pêche ou les activités annexes comme les randonnées à pieds ou à cheval dans les montagnes. Possibilités de cours de pêche à la mouche au féminin. Etat montagneux très préservé, le Colorado bénéficie d’une grande biodiversité et d’une nature sauvage.
Renseignements : www.broadmoor.com
Office de Tourisme du Colorado c/o Express Conseil
5bis, rue du Louvre 75001 Paris – Tél. 01 44 77 88 07. Fax 01 42 60 05 45.

L’interdiction de la pêche sur la basse Dranse fait des vagues !
La pêche est désormais interdite sur la basse Dranse (Rhônes-Alpes) du pont de la voie ferrée jusqu’au lac Léman, soit 2,4 km. A cela s’ajoute une autre zone interdite en amont immédiat du pont de chemin de fer et qui cours jusqu’au pont de Vongy (route d’Evian), où la pêche est interdite pour cause de passe à poissons. L’AAPPMA du Chablais-Genevois a pris cette décision radicale le 31 janvier 2015 en AG extraordinaire. Sur ce parcours rendu célèbre ces dernières années par des captures de grosses truites lacustres qui remontent du lac Léman, l’AAPPMA estime que les truites lacustres sont trop souvent tuées en dépit d’un quota journalier stricte, mais très critiqué par les pêcheurs locaux. Il semble que cette mesure d’interdiction vise clairement les pêcheurs au toc, notamment au cadre, dont les vidéos des prises exceptionnelles font de gros scores sur les réseaux sociaux et les chaines de vidéos. Selon l’AAPPMA, la basse Dranse était en proie à une prédation incompatible avec les besoins d’une espèce dont les stocks ne sont pas infinis (moins de 250 truites lacustres adultes remontent généralement la Dranse). Ces poissons exceptionnels, dont certains mesurent plus du mètre méritent en effet plus de respect, à la fois des pêcheurs locaux et des touristes. Les pêcheurs qui se sentent visés par ce règlement ont rapidement créé l’Amicale des pêcheurs des Dranse, une association qui dénonce le bien fondé de cette décision et la façon dont elle a été prise. Elle demande aussi à inscrire une partie du parcours en no-kill. A suivre…

Ferrage et pêche à la nymphe : une simple formalité ?
L’équation est simple : le poisson prend la mouche, le pêcheur raidit sa ligne et hop… c’est pendu ! Voilà pour la théorie ! Mais à la joie virile d’un ferrage victorieux peut se substituer un sentiment de frustration lorsqu’au lieu de cintrer la canne, la ligne revient mollement au vent ou part dans les arbres : “ Zut, manqué !”. Rappel de ce que doit savoir un pêcheur sachant ferrer.
Prenons le cas le plus simple à mes yeux, celui de la pêche en mouche sèche pratiquée plein amont sur une rivière ni trop rapide ni trop lente. La truite gobe régulièrement, vous êtes positionné dans la même veine qu’elle, vous lui présentez votre sèche, elle monte sans équivoque : glurp ! Votre bas de ligne posé dans la bonne veine ne peut pas draguer et dérive à la même vitesse que le courant. Pour peu que vous ayez récupéré votre soie lors de la dérive, il n’y a plus qu’à lever la canne d’un geste souple. Si vous ne ferrez pas, il y a de grandes chances pour que le poisson soit pris. La pêche en mouche sèche pratiquée à vue est à coup sûr la plus belle pêche qui soit mais pour ce qui est du ferrage, c’est du ball-trap ! Le cas de la pêche en nymphe au fil ou à l’indicateur est un peu dans le même esprit mais l’affaire commence à devenir plus complexe. Le pêcheur ne voit pas la truite prendre, il a donc un petit temps de retard : il faut ferrer très vite afin de le rattraper et il est donc impératif que la gestion de la bannière soit la plus courte possible et que le bas de ligne ne chevauche pas deux veines d’eau sous peine de former un ventre occasionnant une cause de retard de plus. Comme souvent, c’est lorsqu’on pratique la pêche en nymphe à vue que le petit geste qui nous intéresse va devenir problématique voir presque insoluble au coeur de l’été avec des poissons éduqués.
La gestion de la soie
Première remarque : pour ferrer, il faut avoir vu le poisson prendre et dès cette évidence les problèmes commencent ! Voir la vague silhouette d’un poisson entre deux reflets et sous une bonne hauteur d’eau est déjà un coup de chance, en revanche, ce n’est pas à chaque poisson sollicité que l’on a la chance de voir le célèbre “blanc de la gueule” se révéler comme un sourire adressé à votre nymphe (ou peut-être à vous !) signifiant : “ôhé, il faut ferrer !”. Comme nous le verrons plus loin, souvent les habitués de la pêche en nymphe à vue ferrent au comportement global du poisson sans voir ce détail. Imaginons pour l’instant que nous voyons distinctement la gueule de la truite s’ouvrir puis se refermer. En pêche amont, si vous avez géré correctement votre bannière, celle-ci ne fait presque pas de ventre et il faut ferrer dans la direction opposée à celle-ci : poisson plein amont : ferrage vertical, poisson de trois quart, ferrage latéral du côté permettant de ne pas former de ventre. Lorsqu’on pêche avec de fins diamètres, il est bon de former entre la sortie du moulinet et la main qui tient la canne une petite boucle de quelques dizaines de centimètres qui sera lâchée aussitôt le poisson ferré afin d’amortir la violence de ses premiers coups de têtes

Les Barrages de la Sélune à l’heure de la votation populaire !
A l’image du barrage de Poutès-Monistrol sur l’Allier dont il a fallu plus de quarante années de combat pour voir enfin un présumé bout du tunnel (projet en cours de rabaissement du barrage), le cas de la Sélune (Manche) semble lui aussi en proie a de nombreux rebondissements puisque les deux barrages qui entravent son cours ont dans un premier temps été voués au démantèlement (sous NKM), avant que Ségolène Royal ne revienne sur cette décision à l’automne dernier en prétextant la transition énergétique. Selon un communiqué reçu des Amis de la Sélune et que nous publions ci-dessous, une lueur d’espoir subsiste pour qu’un jour, enfin, la Sélune puisse de nouveau s’ouvrir sur son avenir. La rumeur précise toutefois que ce sera au peuple de se prononcer… Une méthode certes démocratique mais indigne d’un ministre qui s’assoie sur les obligations légales de la directive cadre sur l’eau, du plan national anguille, de la Trame Verte et Bleue ou encore de la continuité écologique.
“Aux dires du député de la Manche Guénhaël Huet, la Ministre de l’Ecologie a suggéré l’organisation d’un référendum pour que la population locale se prononce sur l’avenir des barrages de la Sélune. Le collectif des Amis de la Sélune se félicite de ce bon sens démocratique et demande également dans ce cas à Madame Royal de suggérer l’organisation de référendums pour le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes, le projet touristique de Roybon, ou encore le projet de champ d’éoliennes offshore du Tréport, et plus généralement pour tous les projets avec des enjeux environnementaux, en substituant à la représentation parlementaire la vindicte populaire. Le référendum décisionnel local, créé par la révision constitutionnelle du 28 mars 2003 et récemment mis au goût du jour par François Hollande lors des tensions à Sivens en 2014, est un référendum décidé par l’assemblée délibérante d’une collectivité territoriale afin de soumettre à ses administrés un projet relevant de ses compétences. C’est en soi un progrès démocratique évident quand il s’agit en effet d’un projet d’intérêt local… ce qui n’est pas le cas du projet d’arasement des barrages de la Sélune, l’un des objectifs phares en France de la Directive européenne Cadre sur l’Eau, et de différents plans nationaux engageant l’action et la crédibilité de l’Etat français :
– Plan National Anguille 2009 et ses engagements sur 1555 ouvrages prioritaires, dont ceux de la Sélune, pour répondre au règlement européen anguille imposant des mesures sur la continuité,
– Plan national de restauration de la continuité écologique 2009 avec ses objectifs chiffrés et ses liens avec le Grenelle de l’Environnement et la Trame Verte et Bleue, – Stratégie Nationale Poissons Migrateurs 2010,
– Plan français 2013-2018 de mise en oeuvre des recommandations de l’OCSAN en matière de protection, de gestion et de mise en valeur du saumon atlantique et de son habitat, avec ses engagements sur la continuité écologique…
Si ces engagements ne sont pas forcément connus par la population locale, ils ne peuvent cependant être ignorés par la Ministre et le député local ! Il en est de même de la décision de justice du 26 octobre 2010 avec mise en demeure d’assurer la continuité écologique au 31 décembre 2013 qui engage aujourd’hui l’Etat. L’ironie de l’histoire veut pourtant qu’on se trouve aujourd’hui dans l’hypothèse d’un référendum local, suggéré d’après Monsieur Huet par la Ministre, donc un référendum d’initiative nationale qui ne dit pas son nom, et pour cause : un tel référendum d’initiative nationale n’existe pas dans les textes. Mais suivons jusqu’au bout la logique démagogique de Monsieur Huet. 1 Organisation de Conservation du Saumon de l’Atlantique Nord Ce référendum sur l’avenir des barrages de la Sélune remettrait en cause à l’évidence tous les principes démocratiques et ne résoudrait en rien les problèmes liés à ces barrages. D’abord parce qu’il n’est pas difficile d’imaginer qu’un tel référendum mobiliserait d’abord les opposants à l’arasement. Ensuite parce que dans l’hypothèse d’une organisation de ce référendum par la Communauté de communes Avranches – Mont-Saint-Michel présidée par Monsieur Huet, serait nécessaire en amont un important travail d’information objective et d’éducation pour expliquer aux citoyens tous les enjeux du projet… devoir auquel a manqué jusque là la Communauté de communes pour un problème pourtant posé depuis déjà de longues années. Enfin parce qu’une issue favorable au maintien des barrages ne règlerait en rien la question de leur avenir. Désormais sans concession, qui gérerait ces barrages ? Qui les entretiendrait pour éviter qu’ils ne deviennent trop dangereux ? Qui s’occuperait de leur vidange, et avec quelles précautions pour éviter une nouvelle catastrophe écologique avec une pollution de la Baie du Mont-Saint-Michel comme en 1993 ? Et finalement qui paierait ? Monsieur Huet ? Les Amis du Barrage ? Mais allons vraiment au bout de la logique. Les Amis de la Sélune n’ont pas de position sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou de champ éolien offshore au Tréport, pas plus que sur le projet de barrage de Sivens ou de Center Parcs à Roybon dans l’Isère. Mais pourquoi Monsieur Huet, si inspiré pour la Sélune, n’utilise-t-il pas son mandat de parlementaire pour demander partout des référendums locaux ? Soyons directs : pour en finir avec l’hypocrisie de Guénhaël Huet, les Amis de la Sélune suggèrent à ce dernier de mettre fin aux débats parlementaires en cours sur le projet de Loi sur la biodiversité dont il devrait demander à la Ministre de l’Ecologie, qu’il semble si bien connaître, de signer l’avis de décès tout de suite. L’intérêt général de conservation de la biodiversité va en effet la plupart du temps à l’encontre des intérêts particuliers et court-termistes des parties prenantes locales. Pourquoi donc légiférer sur la biodiversité ? Faisons ainsi économiser des heures de débat à nos parlementaires sur cette Loi. Et tant qu’à remettre aux citoyens de notre pays la décision finale comme panacée à toutes les polémiques sur des projets d’aménagement les concernant, fussent-ils d’intérêt général et rendus incontournables par des directives européennes ou d’autres engagements internationaux de la France, demandons aussi aux députés comme Guénhaël Huet qui oublient leur fonction de représentation nationale de quitter le Parlement pour laisser leurs électeurs choisir à leur place. ”
Jean-Paul Doron, Union Régionale des Fédérations de Bretagne – Basse Normandie – Pays de la Loire pour la Pêche et la Protection du milieu aquatique / Mouvement « bérets bleus de l’eau ».
Roberto Epple, European Rivers Network / SOS Loire Vivante. Christian Allain, Manche Nature.
http://www.selunelibre.org

Open Street Fishing de Limoges, dur pour la jeunesse !
Le dimanche 21 juin, l’AAPPMA Les Ponticauds et French Touch Fishing organisaient l’Open Street Fishing de Limoges sur les bords de Vienne. Cette compétition de pêche des carnassiers est très attendue chaque année. La Fédération de la Haute-Vienne était présente à cet événement avec trois équipes composées de deux jeunes pêcheurs encadrés par deux bénévoles et un animateur fédéral. Tous motivés et heureux d’être là pour partager ce moment, les jeunes ont redoublé d’effort et de stratégie pour attraper le poisson tant convoité. Malheureusement la pêche a été rude, le poisson ne se faisant pas leurrer facilement. Malgré ces capots, les jeunes n’ont jamais été découragés et sont tous repartis récompensés. Ils sont prêts à recommencer cette expérience car ils semblent avoir adoré l’ambiance générale de cette compétition organisée par l’AAPPMA Les Ponticauds.
Félicitations au binôme Kopiec/Poulain qui a remporté l’épreuve.