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La déconstruction d’une mouche
Un jour ou l’autre, vous vous êtes sans doute trouvé confronté à un phénomène aussi étonnant que bien connu : une mouche qui a été mâchée, remâchée et re-remâchée par les truites est souvent beaucoup plus prenante qu’un modèle neuf et impeccablement proportionné. Sur cette mouche que l’on devrait rationnellement ôter de la pointe du bas de ligne, sans parvenir à s’y résoudre (« encore une petite dernière truite avant d’en mettre une neuve ! »), les trois quarts des fibres, (cerques ou hackles) ont été arrachés, le corps commence à se défaire tandis que deux demi-clés sur trois ont pris la clé des champs… Et en dépit de toute vraisemblance, la mouche est plus prenante que lorsqu’elle tombait de l’étaux juste après le noeud final et la goutte de vernis ! Comment comprendre cet affront à l’esthétique ?
Le souci de bien faire est parfois desservi par quelques maladresses fréquentes chez le débutant. Partons d’une évidence : une mouche artificielle est relativement petite et, devant l’étaux, nous avons souvent tendance à mettre trop de matériaux (dubbing, poils, plumes) que pas assez. Cet excès a plusieurs effets néfastes : proportions pas respectées, courbure ou anneau obstrué etc. Mais l’abondance de matériaux sur une mouche peut aussi s’expliquer par le souci d’imiter l’invertébré au plus près et cela, sans tomber dans l’hyperréalisme, les bons monteurs y sont souvent sujets. Il faut bien comprendre que nos mouches artificielles ne sont pas des machines à imiter la nature mais des machines à déclencher un comportement, que celui-ci soit alimentaire, de simple curiosité ou d’agressivité.
Quand nous capturons une truite nous devrions toujours nous demander jusqu’où nous aurions pu aller dans l’épuration de la forme et dans la simplification des parties qui composent l’artificielle. Parmi les 5 ou 6 éléments qui font que l’artificielle est plaisante à nos yeux, combien de ces éléments sont-ils décisifs et combien ne font que participer à la silhouette d’ensemble ? Et en étant encore plus radical on peut se demander si ces éléments (silhouette) sont vraiment nécessaire.

Le livre épuisé « De la pêche à la nymphe » maintenant disponible en ebook !
L’ouvrage incontournable sur la pêche à la nymphe, écrit par l’un des meilleurs spécialistes de sa génération, en rupture de stock au format papier est maintenant disponible au format numérique (ebook). Vous pourrez le lire sur vos tablettes, smartphones ou ordinateurs !
Cette troisième édition de 400 pages a été augmentée et réactualisée afin de prendre en compte les dernières avancées techniques et matérielles. Un livre pour tous ceux qui veulent aborder la pêche à la nymphe dans son ensemble : historique de la technique, entomologie, conseils pratiques, récits…
Autre bonne nouvelle : il est disponible en téléchargement au prix de 19€99 au lieu de 29€ en version papier !
Liens de téléchargement :
Kindle (Appli Amazon) : bientôt disponible

Venez assister au vernissage de l’exposition « Truites, saumons & Cie »
8’6 accueille l’exposition de Marie-Annick Dutreil intitulée « Truites, saumons & Cie » qui aura lieu du 21 juin au 6 juillet 2021 de 10h à 18h30 au 29, rue de Clichy dans le 9e arrondissement de Paris.
Marie-Annick Dutreil est une artiste peintre française qui aime réaliser des peintures animalières à l’huile, à l’aquarelle ou parfois au pastel. Vous adorerez à coup sûr son travail sur les poissons que vous aimez pêcher mais aussi les mouches utilisées pour y arriver.
Le vernissage aura lieu le lundi 21 juin à partir de 17h30, on vous attend nombreux pour découvrir son magnifique travail !
En savoir plus sur le travail de l’artiste sur notre site.
Contact : Marie-Annick Dutreil
06 60 42 46 15

Minor tactics. Major Skues
Si Georges Edward Mackenzie Skues avait eu le tact de ne pas mourir le 9 août 1949 il aurait aujourd’hui 163 ans. Un bel âge. Né mortel-périssable, l’excellent homme n’eut pas cette opportunité et c’est à notre ami pyrénéen Joël Delas – bien vivant, lui – que nous devons de découvrir les Minor Tactics of the Chalk Stream (de 1910), texte jamais traduit en français et que Joël nous propose de rendre par Tactiques mineures pour les Chalk Stream.
Pourquoi mettre en lumière ce vénérable fossile ? Quelle actualité ?
Au début du siècle dernier, en Angleterre, la mouche sèche était la technique majeure pour les Chalk Stream ; pratique codifiée par Halford puis sacralisée par ses épigones. Gare aux hérétiques. En noyant ses mouches, Skues faisait alors figure de trublion : il pêchait sous l’eau et considérait avec aplomb que l’éthique pouvait y trouver son compte. Pretty shocking ! Entre l’élitisme de la mouche sèche et le prosaïsme de la mouche noyée pratiquée vers l’aval, l’auteur ouvrait une nouvelle voie originale : celle de la mouche noyée amont. Une voie toujours ouverte et peu explorée !
Le bibliophile trouvera dans cette traduction tardive, mais bienvenue, le récit de parties de pêche où les éclosions faisaient les beaux jours du contemplatif et comblaient la curiosité de l’observateur découvrant par hasard que les jours où les truites se nourrissent en surface tout en refusant les sèches, on peut réussir à les capturer en noyant une mouche un peu devant leur nez. On situerait aujourd’hui cette pratique entre la pêche en émergente et la nymphe légère.
Le lecteur féru d’histoire apprendra que la pêche à la nymphe révélée dans l’ouvrage le plus célèbre de Skues (La truite et la mouche, 1921) n’est pas apparue du jour au lendemain et que la pratique décrite

Découvrez Eric Hamon, un guide de pêche fortement connecté au vivant
Eric Hamon est passionné de pêche à la mouche depuis son plus jeune âge, il a décidé de passer son diplôme d’état de moniteur guide de pêche professionnel en 2008 pour faire de sa passion son métier. Fortement attaché à la protection de l’environnement, il milite dans diverses associations dans ce sens. Pour lui, la pêche à la mouche est un des éléments clefs pour découvrir les écosystèmes aquatiques et ainsi se rendre compte de la fragilité de ces derniers. Il exerce son métier en Bretagne où il guide sur plusieurs fleuves côtiers des Côtes-d’Armor et du Finistère. Il fait aussi partie de plusieurs AAPPMA dans la région où il enseigne la pêche aux jeunes afin de les sensibiliser aux milieux naturels et à leur fragilité. Il est profondément attaché au no-kill notamment lorsqu’il capture des poissons de belles tailles. Également spécialiste de la faune et de la flore sauvage, il se fait une joie de partager son savoir lors de ses guidages. Un guide de pêche que nous ne pouvons donc que recommander au vu des valeurs communes que nous partageons lui et notre équipe !
Découvrez sa vidéo de présentation où les images sont plus incroyables les unes que les autres :
En savoir plus sur son blog dans lequel il nous a d’ailleurs consacré un article !
Et visitez le fleuve du Léguer avec lui dans la vidéo qu’on avait fait avec lui : « Pêches Sportives Vidéo n°59 : A la découverte du Léguer avec Eric Hamon »

Exploration métatarsienne
Un des plus grands spécialistes du montage avec des poils de cervidé, Edouard Zauner, nous a réservé l’exclusivité de sa trouvaille. Une partie du chevreuil dont personne n’avait remarqué qu’à cet endroit, de quelques centimètres carrés, les poils ne sont pas ronds mais plats, qu’ils sont très réguliers et prêts à l’emploi. Les mouches qu’ils permettent de réaliser sont également nouvelles, avec des poils dont la section se situe entre celle des poils d’oreille et celle des poils du dos de l’animal.
On croyait avoir tout vu en matière de poils de chevreuil. Après les poils de dos, d’oreille, de bois en velours, la bête nous dévoile une partie oubliée de son corps velu, au niveau des glandes métatarsiennes, derrière les pattes arrière de l’animal. Et le découvreur n’est autre qu’Edouard Zauner, l’inventeur du Dubspeed, spécialiste des mouches en poils de chevreuil (voir 8’6 n° 10). Edy vous a réservé l’exclusivité de cette trouvaille étonnante. C’est bien connu, les poils de chevreuil sont creux et de section ronde, mais nous ne savions pas que cela n’est pas le cas partout sur l’ongulé. Au niveau de la glande métatarsienne, la patte arrière du chevreuil présente une petite boule d’environ quatre à cinq centimètres de diamètre aux poils plus foncés que sur le reste de la patte et d’une texture bien différente de celle des autres poils sur l’animal. D’ailleurs, il ne faut pas confondre cette zone avec une autre située un peu plus bas sur la patte, que l’on appelle le “faux sabot”, avec non pas une, mais deux petites boules où les poils sont clairs et non foncés. Sur l’ensemble de la petite boule qui nous intéresse, les poils ne sont pas ronds mais plats, tout en étant creux. Ces poils sont courts, d’un bon centimètre et impeccablement rangés, alignés comme autant de petits pinceaux qui attendent le client dans une boutique. Il n’y a plus qu’à se servir. En ce qui concerne la section, ces poils se situent entre les gros poils de dos et les fins poils d’oreille. Ils conviennent pour de nombreux montages. Les sedges bien sûr, sous toutes leurs formes, mais aussi de nombreux autres modèles d’éphémères, de plécoptères, de “terrestres” divers et variés. Des pointes courtes Les poils de chevreuil sont de nos jours indispensables pour certains montages, car ils sont imitatifs et creux, ce qui facilite grandement la flottaison des mouches, mais,

Éloge du cormoran
Michel Flénet aimait autant la vie que les truites. Avec sa disparition, les radiers franc-comtois perdent un allié. Et ses amis pêcheurs un sacré numéro.
L’Histoire retiendra de Michel Flénet, mort dans la nuit du 11 au 12 décembre dernier des suites du Covid, qu’il fut le premier pêcheur à la mouche à avoir réussi à prendre la place d’un cormoran. Je suis sûr que, parmi tous les exploits et faits d’armes que sa vie et son oeuvre auront mérité de voir passer à la postérité, celui-là aurait eu la préférence de Michel. Certes, il ne faisait pas le cormoran dans toutes les situations. Personne ne l’a jamais vu plonger en piqué pour avaler un blageon ou décoller en panique comme un avion cargo trop chargé, ni esquiver les plombs de tireurs maladroits. Michel se contentait de faire le cormoran posé, se séchant les plumes avec élégance et déglutissant son dernier repas gentiment prélevé sur les fosses et les courants de ses rivières préférées. Ce numéro très au point, créé pour sensibiliser le commun des mortels à la menace que font peser sur les populations de truites et d’ombres ces grands oiseaux noirs venus du nord, Flénet le produisait dans les dîners et soirées, à l’heure où se prononcent les discours, et c’était d’ailleurs le moyen qu’avait trouvé ce sourd-muet (des suites d’une méningite à l’âge de 4 ans) pour rappeler à chacun des convives, qui étaient souvent ses amis, à quel point il convenait de rester mobilisés contre cette peste noire qui ravage nos rivières. Et tous ceux, et ils sont nombreux, qui ont eu le bonheur d’assister à ce show, que n’aurait pas renié le mime Marceau, ne risquent pas de l’oublier.
Michel Flénet, était de ceux qui ne prennent pas la vie trop au sérieux, parce qu’il savait comme l’a dit, André Santini, « qu’il ne s’en sortirait pas vivant ». Mais il avait une façon très professionnelle, voire perfectionniste, de ne pas se prendre au sérieux. Tout ce qu’il entreprenait aboutissait à un résultat quasi parfait.
A ce stade,

Mouche noyée légère à deux mains
Pas facile de présenter Claude Ridoire, ce pyrénéen de 66 ans, ingénieur en travaux publics à la retraite, passionné de pêche depuis toujours, plusieurs fois champion de France de pêche à la mouche, ancien membre de l’Equipe de France et grand fan de pêche à la mouche noyée. Si cette technique n’a plus la cote, Claude lui, la pratique toujours et avec succès. Il nous livre ici son expérience de cette technique qu’il a revisitée via les cannes légères à deux mains, qui permettent de pratiquer la pêche à la mouche noyée et à l’occasion la pêche à la mouche sèche ainsi que la pêche à la nymphe au toc. Mais pour cela, il a dû adapter le matériel à cette nouvelle pratique.
« Ce que j’aime dans cette pêche c’est qu’elle fait appel à toutes les connaissances de celui qui la pratique. De la soie à la mouche, de l’eau vive au calme profond, il faut faire preuve de savoir. Seules, de larges rivières aux gravières immenses peuvent faire croire que c’est facile, trop facile. C’est peut-être cela, qui a fait que des pêcheurs réputés, ont été amenés à considérer cette pêche comme mode mineur, je leur laisse la responsabilité de leur jugement hâtif ». Par ces propos, Jean-Louis Pelletier (Pêche moderne de la truite de rivière à la mouche noyée, 1976), avait décrit l’essentiel de la philosophie de cette pratique ancienne aujourd’hui oubliée.
Pour Pêches Sportives, en trois articles étalés entre fin des années 90 et 2008, j’avais abordé le sujet de la pêche à la mouche noyée avec des cannes à deux mains de faible puissance. A la faveur d’un rangement et de la relecture du numéro de mars-avril 2008, je vous propose de le revisiter en complétant certains critères et en l’actualisant tout d’abord sur l’aspect purement matériel. Toutes nos pêches légères à la mouche et au toc se rejoignent depuis quelques années ; le point d’union étant la grande canne. C’est un juste retour des écoles limousines et écossaises que j’ai eu la chance de fréquenter lors de mes premières années de pêcheur, il y a déjà un demi-siècle.
Critères de la mouche noyée légère à deux mains
Afin de bien se comprendre, jetons ici les bases de la pratique en question ; de quoi s’agit-il ?
Voici les critères essentiels de la méthode :
– La technique est comparable à une pêche de surface, où les mouches sont simplement immergées sous le film. Elles coupent les lignes d’eau en dérivant en aval.

Etiage à tous les étages
Les années sèches se suivent et se ressemblent. Face à ces conditions de pêche difficiles, il faut bien s’adapter. Certains de nos lecteurs nous demandent s’il est judicieux de troquer sa canne pour soie n°5, contre un modèle pour soie n°3 afin de gagner en discrétion. Pour répondre à cette question, nous allons passer en revue les particularités propres à ces rivières, où l’eau manque durant une bonne partie de la saison.
A l’heure où j’écris ces lignes, il tombe des cordes en plaine et neige très abondamment en montage. Ça fait longtemps que nous n’avions n’avions pas connu un tel hiver. Mais depuis quelques années, le régime des pluies a changé. Les pluies hivernales représentent près de 70 % des pluies annuelles, si l’on excepte quelques orages violents qui font souvent plus de mal que de bien au cours d’eau. La saison de pêche commence généralement au moment où les pluies se font rares. Ce qui change également dans beaucoup de régions, c’est l’omniprésence des vents d’est, nord-est, sud ou sud-est. Et ces vents qui s’installent pendant des semaines et des mois ne sont pas du tout synonymes de pluies. Ce qui était, il y a peu encore, les pires moments d’une saison, devient la norme. Face à des conditions d’étiage prolongé, le pêcheur doit changer ses habitudes. Il doit adapter son approche, sa stratégie et son matériel. Cela nécessite de revoir quelques standards et de se creuser un peu la tête.
La distance de sécurité
Moins il y a d’eau dans un cours d’eau, plus les poissons deviennent méfiants. Les pêcheurs à vue connaissent bien cette limite qu’il ne faut pas dépasser sous peine de voir les poissons s’enfuir. Ils ne tolèrent plus les silhouettes qui se déplacent sur la rive pas plus que les ondes

Testez vos connaissances de la pêche avec ce quizz !
L’AAPPMA nommée L’Entente de l’Yvette propose depuis le début de l’année un quizz mensuel vous permettant de tester vos connaissances de la pêche afin de fêter les dix ans de leur site Internet. Quelle bonne idée !
Pour ce mois-ci, une des questions du quizz concerne la presse halieutique et nous sommes dans les réponses possibles, est-ce que vous gagnerez un point grâce à nous ? Seul l’avenir nous le dira…
N’hésitez pas à jouer à ce petit jeu en tout cas d’autant plus que des cadeaux sont à gagner !
Et si en plus on vous dit que l’un des cadeaux est un abonnement à 8’6, plus aucune hésitation à jouer n’est-ce-pas ?