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Montage, cherchez l’intruder !
Né d’un bricolage artisanal par Ed Ward, un pêcheur de truites de mer steelheadde l’Etat de Washington, le montage intruder s’est aujourd’hui généralisé à toute la côte ouest des Etats-Unis, de la Californie à l’Alaska en passant par la Colombie Britannique. Les atouts de l’intruder sont multiples : hameçon très en arrière de la mouche, pas de point dur une fois le poisson piqué, pointe de l’hameçon vers le haut qui n’accroche pas les pierres ou les herbiers. Les pêcheurs de truite de mer des Iles Britanniques l’adoptent également, et chez nous, l’intruder devrait s’imposer également pour la pêche de la truite fario au streamer, mais aussi pour celle de la truite de mer ou du brochet.
Le retour du waddington, ancêtre oublié du tube-fly a de quoi surprendre. Disparu des catalogues et par voie de faits des rayons de nos chers détaillants, cette drôle de hampe fait un comeback sur la côte nord-ouest des Etats-Unis, dans toute la
Colombie Britannique et jusqu’en Alaska pour la pêche de la steelhead, cette truite de mer dont la pêche à la mouche noyée ressemble beaucoup à celle du saumon. L’utilisation moderne du waddington n’est plus tout à fait la même qu’à l’origine, où l’hameçon, généralement triple, était placé directement en bout de la hampe. A la différence d’un saumon de l’Atlantique, toutes les truites de mer, qu’elles soient arc-en-ciel (la fameuse steelhead) ou fario, ne vont pas se replacer tranquillement avec la mouche au coin de la gueule, mais doivent être piquées “ à la touche”. Pour avoir pratiqué la pêche des deux espèces de truites de mer avant l’existence du montage “intruder”, je sais à quel point il est facile de rater des touches et de décrocher des poissons avec de gros hameçons simples. Dans la plupart des fleuves à steelheads de l’Oregon, seul l’hameçon simple est autorisé.Dans ces eaux très puissantes, une steelhead de seulement trois kilos peut provoquer des touches d’une extrême violence, à vous arracher la canne des mains… sans pour autant se piquer ! Plus un hameçon simple est gros, plus les risques de ratés augmentent. Sur l’Umpqua, un cours d’eau de l’Etat de l’Oregon, la taille normale d’un hameçon simple standard, de type Partridge Salmon est le n° 2, mais il arrive de pêcher plus gros encore. On aurait pu penser qu’avec le temps, le tube-fly allait s’imposer pour la pêche de la steelhead, car il permet d’utiliser tous types d’hameçons, mais ce fut le montage intruder qui a fini par se généraliser. La raison de ce choix semble venir d’une question d’esthétisme des montages, car tous les modèles de mouches ne sont pas compatibles avec les tube-flies. La hampe d’un waddington simple ou même double permet des montages plus fins, plus précis que sur un tube-fly, identique à ce qu’on obtient avec un hameçon simple ou double à saumon.

L’éphémère comme vous ne l’avez jamais vue !
A notre connaissance, il s’agit d’une première ! Le centre de recherche Stroud Water Research Center en Pennsylvanie a filmé la ponte d’un éphémère et l’éclosion des petites larves qui sortent de l’œuf une minute plus tard. La rapidité de l’éclosion, la mobilité des larvules ont de quoi surprendre ! Les éphémères pondent des œufs qui éclosent longtemps après. Selon les espèces, cela va de 10 jours à plusieurs mois. Mais Cloeon cognatum est une exception car la femelle est ovovipare. Elle ne pond qu’une fois les œufs à maturité. Vidéo : David H Funk.

Un nouveau site Internet pour SOS Loue & Rivières Comtoises
Le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises vient de mettre en ligne son nouveau site Internet. Clair, informatif, à la portée d’un large public, il a pour mission de renseigner sur le combat mené par le Collectif, de présenter les rivières, les différents types de pollutions, mais aussi d’aider les membres à lister les points noirs, à signaler des pollutions ou à faire un don. Il a donc un rôle de portail très accessible mais qui renvoie la lecture des gros dossiers, des études et de tous les documents importantes que le Collectif a archivé depuis cinq ans sur le premier site www.arrete.net/
Cette volonté de simplifier les choses était devenue nécessaire vu le volume de documents accumulé sur des sujets aussi divers que l’agriculture, la physico-chimie, l’assainissement, l’hydrologie, l’hydrobiologie, la géologie ou les nombreux courriers adressés aux élus et à l’administration par les membres de ce mouvement qui, pour l’intérêt général, s’oppose à la destruction des cours d’eau de Franche-Comté.

Saumon de l’axe Loire/Allier, les turbines tuent !
Dans son bulletin n° 41 d’avril 2016 (c’est beau l’anticipation !) Saumon d’Auvergne publie un rapport sur le taux de smolts (petits saumons dévalant vers l’océan) qui meurent dans les turbines des barrages de l’axe Loire/Allier. Smolts et anguilles sont touchés par ce phénomène très inquiétant puisque le tristement célèbre barrage de Poutés remporte la palme avec un taux de mortalité de 32,20 % ! Les autres barrages se chargent des survivants avec Langeac 7,40 %, Chambon, 8,4 % et Vieille Brioude 9,80 %. On comprend alors pourquoi il est si compliqué de faire cohabiter des espèces migratrices emblématiques dans un cours d’eau et un fleuve dont les aménagements sont très nombreux. Entre les adultes qui s’esquintent dans les ouvrages lors de la migration et les smolts qui finissent en rillettes, les services de l’Etat et les barragistes doivent encore faire des efforts parce que ce genre d’étude fait tache !
Après plus de quarante ans de combat entre les associations de défense du saumon et EDF, le barrage de Poutés sera enfin arasé et refait de façon à favoriser les migrations. Le planning des travaux prévoit un abaissement à la cote de maintenance du 15 juin au 15 septembre 2015. Une enquête publique fin 2016 et une finalisation des travaux fin 2019.
(Photo: Anne Jeantet-Leclerc)
L’étude sur les mortalités des saumons et anguilles dans les turbines :
Le lien de l’association protectrice du Saumon Loire-Allier
Le site du nouveau (futur) barrage de Poutès

Ne ratez pas le salon des pêches à la mouche de Bretagne !
Nous avons déjà annoncé ce salon il y a quelques semaines. Mais de nos jours, on zappe rapidement ! Le salon des pêches à la mouche de Bretagne, dont Pêches sportives est partenaire, se tiendra les 20 et 21 février 2016 à l’espace Glenmor de Carhaix-Plouger. L’occasion de rencontrer Vincent Lalu, Philippe Boisson, de découvrir notre collection de livres consacrés à la pêche à la mouche et notre magazine. A bientôt !

La continuité écologique pour les nuls
Ce film d’animation et de vulgarisation réalisé récemment par l’Agence de l’eau et l’Onema explique de façon simple mais claire quelles sont les atteintes physiques à l’origine de la dégradation des cours d’eau. Il est rappelé au passage qu’en France, 90 000 ouvrages barrent les rivières. L’accent est mis sur la nécessité d’araser les seuils, non seulement parce qu’ils empêchent les poissons de migrer, mais aussi parce qu’ils bloquent le transit des sédiments et des éléments minéraux de toutes tailles. Le réchauffement de l’eau par les barrages est aussi évoqué. A retenir, le lien entre la disparition des sédiments, l’incision d’un cours d’eau et son lien avec la nappe phréatique qui change également. Non, l’eau des rivières ne sert pas qu’aux pêcheurs et aux poissons. C’est aussi celle que l’on boit !

Dopez vos leurres ! 1. Les leurres souples
Si l’on trouve de nos jours d’excellents leurres, rien ne vous empêche de les traficoter un peu pour les rendre plus attractifs. Cela permet parfois de sauver une journée de pêche ou de rendre un bon leurre vraiment adapté aux préférences des poissons de votre rivière ou de votre plan d’eau favori
Pourquoi modifier un leurre qui marche ? La question mérite d’être posée, mais pour autant, un petit bricolage au bord de l’eau ou à la maison vaut parfois franchement le coup. C’est avec les leurres souples qu’on a la plus grande marge de manoeuvre. D’ailleurs, les fabricants proposent depuis peu différentes solutions pour “customiser” ses leurres. La mode du shad à palette, lancée par la mise sur le marché du Divinator de Biwaa a été mise à toutes les sauces. Mais ce n’est qu’un retour aux sources, puisque ce leurre est au départ né d’un bricolage qui rime avec garage… Ainsi on trouve dans les rayons des détaillants les palettes du Divinator vendues séparément, mais aussi des petits ressorts en corde à piano à visser dans le plastique des leurres pour fixer la palette. Même les têtes plombées sont parfois vendues avec un brin de câble au bout duquel vrombit une palette.
Mais le bricolage des leurres ne date pas d’hier, car les pêcheurs de black-bass ont depuis très longtemps pris l’habitude d’optimiser leur Senko et autre Ika en insérant des petits clous en tungstène qui équilibrent le leurre, ou des gélules en verre dans lesquelles deux billes produisent une belle musique aux oreilles du carnassier à grande bouche. C’est bien connu, la plupart des grandes trouvailles sont parfois le fruit d’une erreur. Il en va de même à la pêche lorsqu’on s’aperçoit tout béat que certains shads produisent beaucoup plus de touches lorsqu’ils sont montés… à l’envers ! Et puis il y a le coté purement psychologique, qui fait qu’on y croît beaucoup plus lorsqu’un leurre souple possède des yeux ou un signal de couleur, comme le rouge, qui sur les brochets s’avère souvent un déclencheur d’attaques. Enfin, on le pense, donc on y croît, du coup on pêche mieux et ça marche également mieux ! Et pour finir, la magie du leurre souple c’est justement qu’il est souple et donc qu’on peut intervenir beaucoup plus facilement que sur un poisson nageur.

Intersaison, le grand nettoyage
Pensez à nettoyer et à lubrifier vos moulinets durant l’intersaison, ils dureront plus longtemps. Un peu de graisse spéciale pour les moulinets, un peu d’huile, quelques tournevis et en quelques minutes, les axes redeviennent fluides et les pignons rigolent ! Le petit tube de graisse que l’on trouvait dans les boites Shimano, Penn, Mitchell ou Daïwa devient de plus en plus rare. Il semble réservée aux modèles haut de gamme. Le moulinet de cette photo, un Abu Garcia Revo Premier (1ère génération) date de 2007. Il a beaucoup fonctionné, maté d’occasionnels silures et des gros brochets. Tous les ans, il a droit à un petit nettoyage et à de la nouvelle graisse. Il tourne comme une horloge ! Dans ce monde d’ultra consommation (la pêche, notamment aux leurres est un modèle du genre !) un peu d’entretien évite de mettre à la poubelle des produits qui pourraient encore très bien fonctionner. Profitons-en avant que les fabricants conçoivent des moulinets indémontables, prévus pour un nombre défini de tours de manivelle !

Keitech Noisy Flapper Frog, vivement le printemps !
Sortie à l’automne dernier, c’est-à-dire avec trois mois de retard sur le pic d’activité des batraciens dans nos étangs et nos rivières, la nouvelle grenouille Keitech a le don de nous faire piaffer d’impatience. La marque japonaise semble, comme a son habitude, avoir sorti un leurre abouti. La gamme Keitech étant peu achalandée en modèles,mais tous sont des succès ! Les qualité d’une grenouille “à buzzer” en surface est d’une part de produire un bruit d’eau qui plaise aux carnassiers (elle a évidemment été conçue pour le black-bass) et d’autre part de permettre un ferrage correct. Le corps devant pour cela se faire oublier pour que l’hameçon puisse se planter. Et sur ce point, tous les modèles ne sont pas au point, loin s’en faut. La Noisy Flapper Frog (que l’on peut traduire par, “la grenouille qui fait du bruit en tapant dans l’eau”) a un corps relativement souple bien que plutôt épais. Les hameçons “frog hooks” spéciaux pour ce genre de leurre sont donc vivement recommandés. Un hameçon texan normal, même à hampe courbe, serait à l’origine de beaucoup de ratés. N’oublions pas que chez nous, la Noisy Flapper va être proposée à 90 % aux brochets, dont les talents pour intercepter des proies en surface laisse à désirer. En effet, le brochet rate souvent sa proie en surface. Alors autant ne pas le rater à notre tour lorsqu’il aura bien visé !
Pour les pêcheurs qui veulent découvrir cette pêche du brochet au leurre de surface au printemps, une solution beaucoup plus simple consiste à prendre un autre leurre Keitech, le Easy Shiner coloris lime/chart 5 pouces, qui est un shad dont la caudale en surface produit un “cloc-cloc-cloc” qui plaît énormément aux brochets (et aux black-bass). Autre avantage et pas des moindres, le Eaysy-Shiner, s’arme facilement et le corps plat et mou du leurre s’efface à la touche, beaucoup plus facilement qu’avec une imitation de grenouille, fut-elle de chez Keitech. Pensez-y !
Hameçon idéal : Owner Beast Weightless 5/0.

Vos cannes valent bien une chaussette !
Toutes les marques de cannes ou presque en proposent. Ça coûte quelques euros et vos cannes vous diront merci. Si vous en avez marre de faire frotter l’anneau de tête de votre canne préférée sur le plafond en béton de votre sous-sol, si vous en avez assez des pattes d’anneaux tordues lors du transport, les housses chaussettes en nylon sont une bonne solution ! Pour cannes montées ou non. Existent pour cannes spinning ou casting (cela dépend de la taille des anneaux).