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  • Compétitions de pêche aux leurres FFPS le calendrier est disponible

    Compétitions de pêche aux leurres FFPS le calendrier est disponible

    La FFPS/Carnassiers publie sur son site les calendriers des championnats de France 2016. Afin de répondre aux attentes des compétiteurs, les championnats de France Pêche du bord, Bateau et Float-tube évolueront en deux divisions : la Pro-Elite et le Challenger. En 2016, les vingt premiers des championnats 2015 composeront la Pro-Elite. Au terme de la saison 2016, tous les champions de France (sauf Challenger Bateau) se verront offrir par la Société Fishing Lodge un séjour de pêche en Irlande. Un lot exceptionnel, d’une valeur approximative de 14 000 €, sera offert par la société Mercury aux champions de France Challenger Bateau. Ce championnat est ouvert à tous sous couvert d’une licence FFPS 2016.

    http://www.ffps-carnassiers.fr

  • La Suisse tente d’enrayer la ruée vers la micro hydroélectricité

    La Suisse tente d’enrayer la ruée vers la micro hydroélectricité

    En France, sous couvert de simplification des démarches administratives, tous les cours d’eau qui ne sont pas représentés sur une carte IGN au 25000ième ne seront plus considérés comme des cours d’eau. C’est-à-dire que les sources, le micro chevelu qui forme aussi les grandes rivières, dans lesquels on trouve encore des écrevisses à pieds blancs et des bestioles rares, seront mis au ban de l’empire. Cela signifie qu’on pourra les massacrer à la pelleteuse ou au bulldozer, sans être inquiété. Cet inventaire qui devait être terminé en 2015 le sera cette année. Pendant ce temps, le 2 mars 2016, nos voisins suisses ont adopté une loi votée dans le cadre du débat sur la stratégie énergétique. Le Conseil national a décidé que les petites centrales hydroélectriques ne pourront bénéficier de mesures de soutien que si leur puissance atteint un minimum de 1 Mégawatt. La Fédération Suisse de Pêche se réjouit de cette décision qui permet d’entraver “la ruée vers l’or” que suscite la micro hydroélectricité.
    Ces deux mesures radicalement différentes montre à quel point (on aurait pu trouver des exemples contradictoires dans d’autres pays voisins) est une question de volonté politique, au coup par coup, sans réelle stratégie globale. Car dans bien des cas sur ce sujet, la Suisse ne vaut pas mieux que la France.

    (© Photo: Fédération Suisse de Pêche)

  • Le mystère de l’ultraviolet

    Le mystère de l’ultraviolet

    A force de chercher le leurre, l’appât ou la mouche miracle, on aurait pu penser que c’était peine perdue, que de nos jours, tout a été vu et revu. Et bien non et pour cause, car certaines choses sont invisibles pour nous. Pour nous, mais pas forcément pour les poissons ! C’est le cas des ultraviolets, une couleur ou une lumière – on ne sait pas trop – qui plaît beaucoup à certaines espèces. Le petit monde de la pêche ne va pas tarder à se trouver tout excité par cette trouvaille très récente. Mais avant de voir tout et n’importe quoi mis à la sauce UV, essayons de mieux comprendre l’invisible.

    Le spectre lumineux qu’on peut observer lors d’un arc-en-ciel, affiche toujours les couleurs dans le même ordre : rouge, jaune, vert, bleu et enfin le violet. Entre chaque couleur, on devine des teintes intermédiaires comme l’orange entre le rouge et le jaune, le “chartreux” entre le jaune et le vert ou le “turquoise” entre le vert et le bleu, mais en bout de piste, on ne voit pas ce qui succède au violet. On notera que le noir et le blanc n’apparaissent pas dans un arc-en-ciel. Sans jouer au scientifique amateur qui lit à travers le fond de sa barque, j’essaie simplement d’admettre la théorie retenue par l’Education Nationale qui explique aux enfants que le soleil produit une lumière blanche dont les couleurs de l’arc-en-ciel sont lacomposition et qui apparaît sous forme de rayon  lumineux à travers un prisme formé par les gouttes de pluie. D’un point de vue scientifique, le blanc n’est donc pas une couleur. Le noir ne l’est pas plus aux yeux de la science, car aucune lumière ne lui parvient. Cet article frise le surnaturel, l’incompréhensible, l’inimaginable et pourtant, notre vision des couleurs n’est jamais que l’interprétation que notre cerveau fait de ce que nos yeux perçoivent et uniquement de cela. En théorie, le noir devrait se situer après le violet dans l’arc-en-ciel. En réalité ce sont les ultraviolets, cette lumière invisible pour nous, de très faible longueur d’onde en marge du spectre qui succède au violet. Environ 5% de la lumière du soleil est composée d’UV dont 99 % de ceux qui atteignent la terre sont des UVA, le reste  étant des UVB et quasiment pas d’UVC. Ces ultraviolets différents sont de longueurs d’ondes variables exprimées en nanomètres par les spécialistes.
    Les UV, une couleur ou une lumière aux yeux des poissons ?

    Les ultraviolets sont observables à l’aide d’une lampe fluorescente bleutée comme celles utilisées pour faire sécher les résines dont se servent les monteurs de mouches. Sans cette lampe, il est impossible de les déceler. Si de nos jours, on connait la différence anatomique qui différencie nos yeux de ceux des poissons, bien malin celui qui peut affirmer ce que voit un poisson. Les pêcheurs que nous sommes ne le savent pas non plus, mais à force de leur faire passer sous le nez tout et n’importe quoi pour essayer de les séduire, on finit par comprendre que ces animaux distinguent d’infimes différences de teintes, qui ne sont sans doute que des nuances de gris. Même si les yeux de certains poissons possèdent des cônes, ce qui permet en théorie de distinguer les couleurs, nul

  • Onema – Onde, ou la surveillance des étiages

    Onema – Onde, ou la surveillance des étiages

    La surveillance et la compréhension des étiages sont aujourd’hui un enjeu fort pour les pouvoirs publics, tant du point de vue de la régulation des usages de l’eau en période de sécheresse que pour la limitation des impacts sur la faune et la flore aquatiques. Ce nouvel outil mis en place par l’Onema est un observatoire qui permet de caractériser les étiages estivaux par l’observation visuelle du niveau d’écoulement de certains cours d’eau métropolitains. Il poursuit le double objectif de constituer un réseau de connaissance stable sur les étiages estivaux et d’être un outil d’aide à l’anticipation et à la gestion des situations de crise. Il s’attache ainsi à acquérir des données robustes et pérennes, homogénéiser les résultats et les diffuser auprès des gestionnaires et décideurs, mais aussi à éditer des points de comparaison cartographique dans le temps, valorisables également en gestion de crise. L’acquisition des données d’étiage permet l’analyse de la situation du moment, mais également l’analyse de l’évolution des phénomènes hydrologiques dans le temps, sur du court ou moyen terme, aidant ainsi les pouvoirs publics. Les chroniques d’observation intéressent également les scientifiques, par exemple pour le développement de modèles de prévision d’étiage ou la compréhension des relations nappe-rivière. Les données collectées offrent ainsi la possibilité de mieux prendre en compte le changement climatique et son impact sur les cours d’eau. Le dispositif Onde a pris le relais des dispositifs historiques ROCA (Réseau d’observation de crises des assecs) et RDOE (Réseau départemental d’observation des étiages) au plan national dès 2012. Il est un des outils listés dans la circulaire du 18 mai 2011 relative aux mesures exceptionnelles de limitation ou de suspension des usages de l’eau en période de sécheresse. Limitations rarement suivies et surtout pas par le monde agricole qui consomme près de 80 % de la ressource en eau potable.

    www.onde.eaufrance.fr

  • L’ouverture au streamer : les nouveaux montages pour optimiser vos résultats

    L’ouverture au streamer : les nouveaux montages pour optimiser vos résultats

    Extraits de ce florilège d’exemples de montages à retrouver en intégralité dans notre numéro spécial Streamer (Pêches Sportives n°106)

    Exemple 1

    Une mouche improvisée qui peut être à la fois un streamer à truite sauvage ou une mouche noyée à truite de mer. La plupart des montages de streamers ou de mouches noyées pour la truite de mer sont compatibles avec le montage intruder

    Exemple 2

    Un modèle très semblable au précédent, mais avec plusieurs variantes. L’hameçon VMC Fast grip à trois micro-ardillons peut choquer, mais les truites de mer ont une fâcheuse tendance à nous fausser compagnie en cours de route.

    Exemple 3

    Un streamer à truite avec un casque qui sert à le lester. L’hameçon pointe en haut, caché dans les fibres passe très bien dans les herbiers et les rochers.

    Exemple 4

    Encore une autre façon d’utiliser l’hameçon du montage intruder pour former cette fois un tag orange sur ce streamer à truite sauvage à utiliser avec une soie plongeante.

    Exemple 5

    Une cascade (mouche à saumon bien connue) qui peut être utilisée pour la pêche de la truite de mer. Cette fois, l’hameçon double reste entier et le montage intruder vient en renfort en cas de touche “en bout”.

     

     

     

     

  • Des formations pour aider les élus à mieux gérer l’eau

    Des formations pour aider les élus à mieux gérer l’eau

    Principaux intervenants dans la mise en œuvre de la politique de l’eau sur les territoires, les élus doivent appréhender le cycle de l’eau et s’engager sur des projets comme l’assainissement, la préservation des milieux aquatiques ou encore la gestion des eaux pluviales… Face à la multiplication des textes de loi et à la complexification de l’organisation des politiques de l’eau, les élus ont besoin de points de repères pour mieux connaître leurs responsabilités et obligations dans le domaine de l’eau. Pour accompagner les élus et expliciter les enjeux, l’association des maires de France et des présidents d’intercommunalité et les agences de l’eau proposent aux élus six nouveaux modules de cours en ligne gratuits. Il s’agit de présenter de façon vivante et synthétique les responsabilités et obligations des élus dans le domaine de l’eau. Chaque module contient une série de contenus pédagogiques : les vidéos, mais aussi des ressources, des liens, des bibliographies, des textes législatifs ou réglementaires, ainsi qu’un forum permettant aux personnes inscrites de dialoguer entre elles ou avec des experts. Les agences de l’eau sont intervenues dans les vidéos pour exposer, d’un point de vue stratégique et pratique, différents aspects de la gestion de l’eau et des milieux aquatiques dans les communes.

    A lire et à regarder sur: http://www.cheran.fr/

  • Gaskell Glue, pour des fourmis plus vraies que nature !

    Gaskell Glue, pour des fourmis plus vraies que nature !

    C’est nouveau et ça a l’air prometteur. En revanche, le temps de séchage à l’air long, au point qu’il est fastidieux de tourner l’étau en attendant que ça sèche ! Un système d’axe avec un petit moteur électrique comme pour le montage des cannes serait beaucoup plus pratique ! Cette colle présente la particularité de flotter, ce qui est vraiment utile pour le montage des petites mouches et pas uniquement des fourmis.

    http://www.gaskell-england.co.uk

  • Ça glisse pour le Whizz Lube d’Airflo !

    Ça glisse pour le Whizz Lube d’Airflo !

    L’image sur le tube est trompeuse, il s’agit bien d’un lubrificateur pour soies synthétiques ! Le produit n’est pas une nouveauté mais nous ne l’avions pas encore essayé. Le tube de 20 ml est conçu avec un bouchon échancré dans lequel passe la soie. Une fois la soie passée dans le bouchon, on referme le couvercle et seulement à ce moment là on appuie sur le tube pour faire monter le produit dans le bouchon où une mousse synthétique le réceptionne. En faisant coulisser la soie dans le bouchon on la nettoie et on la lubrifie. Le produit a une durée d’action plutôt convenable comparée aux autres produits similaires (testé l’hiver en réservoir). Au moins, le système évite de s’en mettre partout. C’est une bonne chose car le fabricant prévient des risques d’irritation pour le peau et les yeux. Prix conseillé : 8 euros.

  • De la combativité des poissons de sport

    De la combativité des poissons de sport

    Bonnes feuilles : « BIG GAME FISHING » . Cela fait bien 50 ans que Pierre Affre et le Big Game Fishing vivent une intense histoire d’amour. Cela tombe bien, “Docteur saumon” célèbre à sa façon ces noces d’or, avec ce très beau livre anniverasire à dévorer sans modération

    Quels sont les plus forts ou les plus combatifs poissons des océans ? Lesquels sur le podium seraient aux trois premières places ? Tout d’abord il faut comparer ce qui est comparable. Une carangue ou une liche de vingt kilos, ne combattent pas au bout d’une ligne, dans la même catégorie qu’un thon ou un marlin de deux cents kilos.

    Mais essayons à poids égal (pound for pound, livre pour livre, disent les Anglo-Saxons) de classer selon leur combativité, les principaux poissons que nous recherchons. Cette combativité ne dépend pas seulement de leur poids ou de leur taille, mais dans une grande mesure de leur vitesse de nage, de leur endurance, de leur aptitude au saut, de leur pugnacité, de l’endroit où nous les combattons, de la température de l’eau et de bien d’autres facteurs encore.

    La vitesse de nage : ce sont deux français le Dr Magnan et le célèbre physiologiste Houssay, qui les premiers imaginèrent et réalisèrent un appareil capable de mesurer la vitesse de nage des poissons. Le requin bleu fut ainsi chronométré à 11 m/s (soit près de 40 km/h) et la truite à 4 m/s (15 km/h). En vitesse de pointe, le rouget grondin lui, ne dépasse pas les 2 ou 3 km/h (0,5 m/s). Ces expériences réalisées juste avant la première guerre mondiale, furent présentées au Congrès des Sociétés Savantes en 1914. Depuis, des études cinétiques modernes ont confirmé ces résultats et permis de mesurer pour certains poissons des vitesses de pointe absolument phénoménales. L’espadon voilier et les marlins sont capables d’accélérations les faisant passer de zéro à 80 km/h en quelques secondes. Une fois lancés, les thons peuvent également atteindre ces vitesses et lors de longues migrations, maintenir des vitesses de croisière de 50 km/h.

    Lee Wulff, probablement le plus grand pêcheur à la mouche de tous les temps, avec un tarpon de près de 100 livres, pris sur les flats d’Islamorada, avec une canne en fibre de verre et un moulinet sans frein.
    Lee Wulff, probablement
    le plus grand pêcheur
    à la mouche de tous
    les temps, avec un tarpon
    de près de 100 livres, pris
    sur les flats d’Islamorada,
    avec une canne en fibre
    de verre et un moulinet
    sans frein.

    Il est également important de se rappeler qu’à température de milieu égale, les grandes espèces nageront plus vite que les petites et qu’au sein d’une même espèce, les grands sujets plus vite que les petits. La règle est également vraie pour les sous-marins ou les navires : plus ils seront longs, à puissance proportionnelle égale, plus ils iront vite. Il n’est donc pas étonnant que les poissons les plus rapides des océans en soient également les plus longs, marlins, espadons, requins, thonidés. En fait, il faut ici considérer deux grands cas de figure : les champions de vitesse pure comme le wahoo ou le kingfish, espèces très effilées, sortes de croisement de thon et de barracuda et les champions de vitesse et d’endurance comme les grands thons ou l’espadon xiphias. En vitesse pure, le wahoo est imbattable, son nom vient d’ailleurs du fait qu’une fois ferré : wahoooo!!! Ce poisson a été chronométré en vitesse de fuite, à plus de 90 km/h, vitesse qu’il peut atteindre départ arrêté en moins de six secondes, mais qu’il ne peut maintenir très longtemps. Tout en longueur, parfaitement profilé, le wahoo ne possède pas cependant un rapport poids-longueur suffisant lui assurant également l’endurance. Plus intéressant nous apparaît le cas des grands marlins, de l’espadon xiphias, des grands thons ou du requin mako, tous poissons qui peuvent atteindre en pointe une vitesse de plus de 70 km/h, mais surtout qui peuvent maintenir pendant de longues minutes une vitesse de 50 à 60 km/h. Ce sont eux, les plus grands combattants des océans.

    Mais parmi les espèces marines, il ne faudrait pas passer sous silence le bonefish, le permit ou les carangues sous prétexte qu’ils n’atteignent pas de très grandes tailles. En vitesse de fuite, le bonefish peut atteindre les 60 km/h, mais ne peut maintenir cette vélocité très longtemps. Il lui manque en effet la masse musculaire. Ce n’est pas le cas du permit (grande trachinote) capable d’enchaîner pendant une demi-heure, des « rushs » de plusieurs centaines de mètres à près de 50 km/h de moyenne. Pour une espèce dont le poids moyen peut être évalué à 20 livres, c’est tout bonnement phénoménal, et livre pour livre, comme disent les pêcheurs américains, Je ne pense pas que ce poisson ait d’autre prétendant sérieux au titre de champion des poissons de sport alliant la vitesse, l’endurance et l’intelligence du combat. S’il y a, ne serait-ce qu’une éponge, ou un morceau de corail sur un flat de centaines d’hectares de sable blanc, vous pouvez être sûr que le permit que vous avez ferré ira y entourer la ligne.

    À titre de comparaison, les espèces d’eau douce tempérées font plutôt pâle figure et les trois seules qui pourraient encore s’aligner dans des sélections mais n’arriveraient pas de toute façon au stade des éliminatoires, sont en fait des poissons amphihalins, qui effectuent leur phase de grossissement dans le milieu marin. Il s’agit bien évidemment du saumon atlantique, de la steelhead et de la truite de mer. En vitesse de fuite maximale, ces trois espèces peuvent atteindre 28 ou 30 km/h, mais au bout d’une ligne, remorquant une soie et du backing, même en descendant un fort courant, il est fort peu probable qu’elles atteignent plus de 20 km/h… Alors la prochaine fois que vous entendrez raconter par un pêcheur qu’il s’est fait vider son moulinet par un saumon qui lui a pris toute la soie et 150 mètres de backing en moins de dix secondes, ce qui ferait du 72 km/h, vous lui demanderez s’il a jamais accroché son bas de ligne au pare-chocs arrière d’une automobile filant à seulement 36 km/h. S’il tente l’expérience, il y a fort à parier qu’il regardera un peu mieux l’aiguille des secondes la prochaine fois, qu’un saumon voudra lui dérouler son backing.

    L’endurance : Dans certaines espèces, l’endurance est un facteur plus important de combativité que la vitesse de nage, notera qu’elle est également proportionnelle à la taille du poisson mais inversement proportionnelle à la température de l’eau. Ce dernier point s’explique par le fait qu’à une température plus élevée correspond une vitesse de fuite (ou simplement de nage) plus importante et partant une déplétion plus rapide des réserves en glycogène des muscles. D’où une endurance plus faible. En règle générale tant qu’un poisson ne dépasse pas sa vitesse de croisière, il ne puise pas dans les réserves de glycogène stockées dans ses muscles et peut donc surtout pour les grands voyageurs comme le thon ou le saumon nager pendant des heures, voire des jours ou des semaines sans se reposer, en oxygénant simplement ses muscles et en brûlant ses réserves de graisse.

    Le thon rouge est un des grands poissons de sport les plus puissants et endurant…
    Le thon rouge est un des grands poissons
    de sport les plus puissants et endurant…

    Ce n’est que lorsqu’il atteint et doit maintenir (lors du combat avec un pêcheur) une vitesse de fuite qui est en général de deux à trois fois supérieure à sa vitesse maximale de croisière, qu’un poisson puise dans ses réserves de glycogène et par là s’épuise. Quand il a trop puisé dans ses réserves de glycogène, l’espadon choisit pour continuer le combat avec un pêcheur, une couche d’eau plus ou moins profonde et donc plus ou moins fraîche, où la température luipermettra d’économiser son glycogène. Comme, fait rare chez les poissons, il ne possède pas de vessie natatoire, il lui sera facile de se maintenir à cette profondeur adéquate, sans avoir à ajuster la pression des gaz dansla vessie. Zane Grey, qui a combattu de nombreux espadons, affirme qu’au moins deux fois, passées dix heures de lutte, et alors qu’il lui était impossible de remonter, ne serait-ce que de quelques tours de bobine, ces deux espadons qu’il avait ferré en surface, il sentit plusieurs fois, transmis par la ligne, oh combien tendue, les très nets coups d’épée donnés d’estoc, suivis des mouvements de mâchoires de ces poissons, qui pour conserver leurs forces, frappaient dans des bancs denses de calmars ou d’autres proies, rencontrés en cours de bagarre. Alors que lui-même était à bout de forces, les deux fois, il préféra abandonner le combat et tira son chapeau à ces grands gladiateurs des océans,qui continuaient de se nourrirau bout de sa ligne.

    Pour avoir combattu sur tippet de 15 livres (le 20 livres n’était pas autorisé pour la mouche en 1978, et le passage aux kilogrammes non encore effectué par l’Igfa, qui donnerait des tippets de 16 livres par la suite…), durant trois heures et quarante minutes, à Homossassa, un grand tarpon estimé à nettement plus de 200 livres, et alors qu’à partir d’une heure de bagarre, j’ai réussi trois fois à rentrer le bas-de-ligne dans les anneaux du scion, et donc que la queue de ce poisson battait tout contre la proue de notre « Side Winder 17 », chaque fois qu’il réussissait à prendre en surface, une grande goulée d’air atmosphérique, il me reprenait trente à cinquante mètres de ligne, qu’il me fallait ensuite plus d’une demi heure pour rembobiner sur mon Sea Master direct drive. Contrairement à l’espadon, le tarpon possède une grande vessie natatoire dont la paroi dorsale est tapissée de tissus spongieux très irrigués par des vaisseaux sanguins et qui fait office de véritable poumon.

    Les tarpons, quand ils combattent au bout d’une ligne et ont besoin de réoxygéner leurs muscles, ou simplement quand ils croisent dans l’eau de lagunes tropicales pauvres en oxygène dissous, viennent ainsi « rouler » en surface à intervalles réguliers, pour absorber grâce à ce poumon, directement de l’air atmosphérique. Pour le pêcheur, quand le poisson n’est pas trop gros, il faut en plongeant le scion dans l’eau et en effectuant une tirée sur le côté et vers le bas, l’empêcher de sortir la tête hors de la surface et donc de prendre sa goulée d’air. Ce que je ne pouvais faire avec cet énorme poisson. Bien sûr les trois fois où j’ai rentré mon bas de ligne, et qu’il nageait tranquillement devant notre proue, mon ami Bruce aurait pu le gaffer, avec pour seul résultat, nous le savions, d’être éjecté par-dessus bord, pour de toutes façons perdre ce poisson, qui aurait fini, dévoré par les requins. Notre seule chance de gagner la bagarre et de faire homologuer cette capture, était d’arriver à lui tourner la tête et de le gaffer dans sa vaste gueule, tout en maintenant la pointe de la gaffe contre la fibre de verre de la coque… Au bout donc de trois heures quarante et alors que la moitié de la petite flottille d’Homossassa, tenue au courant de la taille de ce poisson par CB radio, nous accompagnait, lors de ma troisième tentative pour lui tourner la gueule, le tippet de 15 livres finit par casser…

    Pour comparer sérieusement la combativité de différentes espèces, il aurait fallu parler de bien d’autres choses. De l’âge des poissons, car ce ne sont pas les plus gros, souvent les plus âgés, qui se défendent forcément le mieux. De leur état physiologique, une grosse femelle marlin noire au ventre alourdi par des millions d’oeufs, ne se défendra pas autant qu’un petit mâle nerveux de la même espèce. Les thons géants, momentanément résidents du Golfe du Saint Laurent, qui se gavent de harengs, au point de s’engraisser de 30 à 40 kg par semaine, ne se défendront pas autant, qui plus est en eau froide, que les mêmes poissons quand ils étaient deux fois moins gros, lors de leur migration au large de Bimini. Les tarpons les plus pugnaces et surtout les plus acrobatiques, sont les sujets de 40 à 60 kg et non pas les grosses femelles pouvant peser le double de ce poids.

    Le matériel que vous emploierez interviendra également dans l’appréciation de la combativité. Un espadon voilier ne pourra donner toute la mesure de sa vitesse et de ses acrobaties aériennes, sur une ligne de 50 ou de 80 livres. Opposons-lui une ligne de 12 ou 20 livres, et vous aurez la sensation de combattre un marlin de 300 livres sur ligne de 50. L’endroit où l’hameçon sera piqué aura une énorme influence sur la qualité du combat. Piqué dans le gosier, dans l’estomac ou dans la langue, il paralysera bien souvent votre adversaire. De ce point de vue, les hameçons cercles qui sont toujours piqués sur le bord des maxillaires, permettent non seulement de relâcher sans les blesser, tarpons ou poissons à rostre, mais surtout donnent à ces espèces l’occasion d’exprimer toute leur combativité au bout d’une ligne.

    Enfin,la zone de pêche influera énormément sur la bagarre. La profondeur, la température de l’eau et son taux d’oxygène dissous, seront en faveur du pêcheur ou du poisson. Nous verrons qu’une même espèce : Thunnusthynnus, le thon rouge, ne se défendra pas du tout de la même façon, selon que vous l’aurez ferré au large de la Nouvelle Écosse ou dans le golfe du Lion.

    Cliquez sur la couverture pour accéder à la fiche produit du livre « Big Game Fishing »

    Big Game Fishing

  • Scotch Guard 3M, enfin au sec !

    Scotch Guard 3M, enfin au sec !

    Si vous en avez marre des vestes de wading qui fuient, sachez que 3M propose un imperméabilisant spécial pour les tissus respirant. Nous l’avons essayé cet hiver et c’est très concluant. Certes, c’est un aérosol pas trop écolo, mais c’est sans doute mieux que de jeter sa veste pour une neuve qui n’est peut-être pas plus étanche… Si le Scotch Guard 3M n’est pas plus respirant qu’un plongeur en apnée, au moins la veste devient étanche et c’est u bon début pour ne pas prendre l’eau !