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Doubs, les fonds des rivières plus noirs que jamais…
Certains pêcheurs font circuler des informations qui peuvent prêter à confusion en disant que la Loue va mieux. Il est vrai que sur le haut cours de la rivière, le très haut cours même, puisque cela concerne uniquement les premiers kilomètres jusqu’à Ornans, les populations de truites et d’ombres se portent plutôt bien. Mais la Loue fait 120 km et en aval d’Ornans, on trouvait avant le clash de 2009 les meilleurs parcours de la célèbre rivière. Ce printemps, l’état des fonds est plus noir que jamais, même dans les zones de courant et malgré les multiples crues de l’hiver. Vu que rien ou presque n’a évolué dans ce département (épandages hivernaux hors période végétative, assainissement des eaux usées), il n’est pas étonnant de constater un tel spectacle de désolation.
Le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises continue de mettre la pression sur l’administration et tente de trouver des solutions avec le monde agricole dans un intérêt commun. Ce Collectif qui est animé par des bénévoles lance un appel de fonds qui permettra de réaliser des analyses par des cabinets d’études indépendants et dont les résultats pourront légalement être opposés aux chiffres officiels. Ces dons donnent droit à une déduction fiscale de 66 %. Imprimé fiscal et donation en ligne :
Photo “pollution” prise sur le Dessoubre à Gigot le 30 mars. La prolifération d’algues brunes (qui se développe en eaux froides), est due à un excès de matière organique que la rivière ne peut assimiler (eutrophisation). Le fond est alors colmaté, perturbant fortement la vie des macro invertébrés et des poissons. La fraie de l’ombre commence tout juste… dans les pires conditions !
Seconde photo prise à Ornans le 2 avril.

Le Salon des pêches à la mouche de Bretagne n’a pas oublié les rivières !
Les 20 et 21 février derniers s’est tenu à Carhaix-Plouger dans le Finistère, le troisième Salon des pêches à la mouche de Bretagne. Ce salon à taille humaine où l’on peut prendre le temps de discuter avec les exposants est à l’image de la pêche à la mouche dans cette belle région : authentique ! C’est en tous cas l’un des rares salons qui ne soit pas devenu une foire à la vente de matériel où il faut pousser son voisin de l’épaule pour être servi plus rapidement. Et les rivières n’ont pas été oubliées grâce à Denis Caudron et son Réseau Rivières Sauvages, Martin Arnould de European Rivers network, la Maison de la Rivière ou le Parc Naturel Régional d’Armorique.

Ces cours d’eau qui chauffent nos foyers…
Alors que la COP21 et ses discussions relatives aux énergies propres viennent de s’achever, il semble intéressant de parler des centrales hydroélectriques fonctionnant par éclusées. En effet, ce mode de production d’énergie renouvelable, en artificialisant drastiquement le régime hydrologique des cours d’eau, n’est pas sans conséquences sur leur intégrité et leurs communautés biologiques. En quoi consiste-t-il et quels impacts génère-t-il ? Et surtout, peut-on les réduire efficacement ?
La production d’électricité à partir de l’énergie hydraulique des cours d’eau est apparue à la fin du 19e siècle, époque à partir de laquelle les premières turbines ont progressivement remplacé les roues à eau et les meules. Après 1945, l’essor de l’industrie et de la démographie, ainsi que le développement des lignes ferroviaires, ont par la suite favorisé le construction de multiples aménagements hydroélectriques. Aujourd’hui, la part de l’énergie hydraulique représente environ 15% de l’électricité française, avec une capacité de l’ordre de 25 Giga Watts installés. Cela positionne cette énergie renouvelable comme la deuxième source d’énergie en France, toutefois assez loin derrière le nucléaire. En Suisse, elle représente près de 56 % de l’énergie produite. Dans ces deux pays, elle devrait par ailleurs s’accroître dans les prochaines années, puisque leur stratégie énergétique prévoit une augmentation de leurs capacités de production en hydroélectricité.
Différents types de production hydroélectrique
L’élément essentiel pour produire de l’électricité à partir de l’énergie hydraulique est ce que l’on appelle la hauteur de chute. Elle correspond à la différence d’altitude entre le prélèvement de l’eau et le lieu où elle est turbinée. Plus l’eau tombe de haut, plus elle prend de la vitesse et acquiert de la puissance, qui peut être transformée en électricité grâce aux turbines et alternateurs. A partir de ce principe relativement simple, différents modes de production d’énergie hydraulique sont distingués. Si tous recherchent la hauteur de chute la plus importante, la quantité de débit disponible dans le cours d’eau va influencer par ailleurs les caractéristiques des aménagements, leur fonctionnement et leur finalité. Pour simplifier un peu les choses, on peut distinguer tout d’abord les aménagements dits “au fil de l’eau”. Ces installations ne disposent pas d’une capacité de stockage de l’eau et leur production est ainsi principale ment liée au débit instantané du cours d’eau. Ils fonctionnent en continu et alimentent ainsi le réseau électrique en permanence, en énergie dite de base. Ces aménagements sont représentés principalement par de petites installations appelées micro-centrales. Elles sont assez nombreuses (environ 2000 recensées) et leur production unitaire reste modeste. Seuls les aménagements les plus importants, implantés sur les plus grands cours d’eau comme le Rhône, le Rhin, la Garonne ou encore la Dordogne, sont en capacité d’assurer un niveau de production réellement significatif et intéressant.

L’Amérique littéraire en deuil, Jim Harrison est mort
Si les romans, mais aussi les nouvelles écrites par Jim Harrison n’ont pas été lues que par des pêcheurs ou des chasseurs, loin s’en faut, nombreux sont les disciples de Saint-Pierre ou de Saint-Hubert à avoir entretenu un rapport particulier avec les œuvres du grand écrivain. Car Jim Harrison aimait profondément la nature, les grands espaces, rejetait la société urbaine, mais pour autant, évitait soigneusement d’écrire d’ennuyeux propos liés à la pêche ou à la chasse, même si ces deux activités sont présentes dans la plupart de ses œuvres. Les écrits de Jim Harrison sont dépouillés jusqu’à l’os, parfois cruels, à l’image de cette nature que l’auteur n’a jamais voulue anthropomorphique mais toujours emprunte d’une grande poésie.
L’auteur de Un bon jour pour mourir, de Dalva, de Légendes d’Automne, de Sorcier, de Wolf et de bien autres romans, est mort d’une crise cardiaque le 26 mars 2016 à l’âge de 78 ans dans l’Arizona, là où il passait ses hivers.

Participez au FishBone Trophy au lac de Malaguet !
C’est une nouveauté pour le réservoir de pêche à la mouche de Haute-Loire. Le premier FishBone Trophy aura lieu les 23 et 24 avril a un moment où les truites seront logiquement en pleine activité ! Ouvert à 16 pêcheurs. Nombreux lots (journée de pêche à Malaguet, lunettes polarisantes…) sans oublier le premier prix, remis par Eddy Scheinpflug de FishBone Custom Rod Shop (facteur de cannes à mouches) d’une valeur de 700 euros. L’occasion de découvrir les gammes de cannes montées par cet artisan réputé (démonstration de montage de cannes, essais). Le coût d’inscription pour le concours est de 150 euros par personne (concours de pêche sur la barque, café, croissants, déjeuner et dîner compris)
Il reste encore quelques places. Inscriptions avant le 05 Avril.
(Photo : superbe truite du lac de Malaguet).

Barrages : quand le Sénat et ses lobbies complotent contre l’écologie
Ségolène Royal a tout fait pour récupérer le pilotage de la COOP 21. Espérons qu’elle y fera moins de dégâts qu’elle n’en a fait ou laissé faire dans la gestion publique des dossiers sur la continuité écologique dans le cadre de la loi biodiversité et culture. Parce que dans ce domaine comme dans celui de la réglementation de la pêche professionnelle en eau douce, la coupe (21) est pleine.
On savait le Sénat accessible à toutes sortes de manipulations des lobbies. Avec les discussions et le vote par les sénateurs de nouvelles dispositions incroyablement favorables aux hydrauliciens de tous poils c’est une caricature d’elle-même que nous propose la haute assemblée. Le nouvel article 33 bis de la loi biodiversité et culture voté par les sénateurs à l’instigation de ceux qui tirent les ficelles de ces marionnettes démocratiques est ainsi rédigé :
I – Les systèmes hydrauliques et leurs usages font partie du patrimoine culturel, historique et paysager protégé de la France.
II – Le code de l’environnement est ainsi modifié : 1° L’article L. 211-1 est complété par un III ainsi rédigé :
III – La gestion équilibrée de la ressource en eau doit également permettre d’assurer la préservation du patrimoine, notamment hydraulique, protégé soit au titre des monuments historiques, des abords ou des sites patrimoniaux protégés en application du livre VI du code du patrimoine, soit en application de l’article L. 151- 19 du code de l’urbanisme ; 2° L’article L. 214-17 est complété par un IV ainsi rédigé :
IV – Les mesures résultant de l’application du présent article sont mises en oeuvre dans le respect des objectifs de protection, de conservation et de mise en valeur du patrimoine mentionné au III de l’article L. 211-1. En clair, cela signifie que tous les ouvrages hydrauliques sont à priori considérés comme des éléments intouchables du patrimoine culturel du pays, ce quels que soient leur impact sur l’environnement, leur architecture ou leur efficacité énergétique.
Ainsi l’article 211-1 de la LEMA sur la gestion équilibrée de la ressource en eau qui donne dans son point I la priorité à « La prévention des inondations et la préservation des écosystèmes aquatiques, des sites et des zones humides… » se voit affublée par les sénateurs d’un point III ainsi rédigé : « III – La gestion équilibrée de la ressource en eau doit également permettre d’assurer la préservation du patrimoine, notamment hydraulique, protégé soit au titre des monuments historiques, des abords ou des sites patrimoniaux protégés en application du livre VI du code du patrimoine, soit en application de l’article L. 151-19 du code de l’urbanisme. » Ou encore : « ne touchez pas à nos barrages, pas plus qu’à nos moulins ou à nos droits d’eau. » Et tant pis si les rivières, ruisseaux et autres chevelus doivent en crever pour cause de réchauffement dû au climat, aux seuils et aux barrages. Et pour faire bonne mesure, les propriétaires d’ouvrages auront, si on laisse faire les sénateurs, un délai supplémentaire de trois ans pour se mettre aux normes dès lors qu’ils ont déposé un dossier à l’administration.
Ce délai s’ajoutant au délai initial de cinq ans à compter de la publication de la liste de classement des cours d’eau fin 2012 au titre du L 214-17 CE, déjà six ans après promulgation de la loi. Derrière ces amendements auxquels , pour le moment, le ministère de Mme Royal n’a pas trouvé grand chose à redire, on trouve donc ces fameux lobbies tels que l’Hydrauxois, les Amis des Moulins, l’Union Française de l’Electricité, France Hydroélectricité et quelques autres encore, plus discrets mais tout aussi efficaces puisqu’ils sont même représentés au cabinet de la ministre. Le dossier est aujourd’hui entre les mains des députés, censés mieux armés pour faire la différence entre intérêt général et intérêts particuliers. L’amendement scélérat ne devrait donc pas survivre à la navette parlementaire. A moins que les croisés du barrage aient trouvé de nouveaux moyens d’apporter de l’eau au moulin de leur argumentation

EDITO Les rentiers de la turbine
J’avais prévu de me lâcher sur la nouvelle trouvaille des communicants de la Fédération Nationale de la Pêche en France qui est d’investir 1 million d’euros dans la caravane du tour de France, histoire d’y recruter de nouveaux pêcheurs (et pourquoi pas un coup du soir dans la grotte de Lourdes, une ouverture de la truite à la foire de Paris ou un alevinage en arcs dans les piscines municipales). Mais les menaces conjuguées que font peser la ministre de l’environnement, quelques sénateurs fraîchement repeints en vert et les lobbys hydrauliques qui animent ces marionnettes d’Etat, sur nos pauvres rivières de France m’obligent à me déclarer solidaire de ceux qui nous représentent. (Même si je n’irai pas jusqu’à les suivre dans le Tourmalet.) Pour faire simple, l’une s’apprête à “sauver” des barrages inutiles dont le seul mérite est d’empêcher les saumons de remonter la Sélune, tandis que les autres ont le culot de décider que tout barrage ou moulin est une oeuvre d’art qui appartient au patrimoine culturel de la Nation et qu’elle est à ce titre intouchable. Tout cela au nom d’une pseudo transition énergétique qui vise à transformer le château d’eau de la France en désert biotique pour le meilleur profit des nouveaux rentiers de la turbine. Hélas je ne vois qu’un moyen de stopper tout cela : il faudrait que du coté de la montagne Sainte-Geneviève, Madame Royal nous construise un barrage qui engloutisse le Sénat.
Cet Edito est tiré du magazine pêches sportives n°107 : » les plus grosses truites du monde«

Bientôt un réservoir de pêche à la mouche en Saône-et-Loire !
Si il existe des réservoirs dédiés à la pêche à la mouche dans le nord Morvan, il n’y en a pas sur le versant sud et aucun en Saône-et-Loire. Un projet de création d’un réservoir mouche d’une surface de 4 ha est à l’initiative de la Ville d’Autun, de la fédération de pêche de Saône-et-Loire et de l’AAPPMA Gaule Autunoise Pêcheurs Morvandiaux. Une étude technique et économique du projet a été réalisée par A2H et a conclu à la faisabilité et à l’intérêt du projet. L’Etang des Cloix se situe au centre du massif forestier de Montmain, propriété de la Ville d’Autun et certifiée FSC. La Ville d’Autun et la Communauté de Communes du Grand Autunois Morvan ont décidé d’assurer la promotion et le développement des sports de pleine nature sur ce site: pistes de descente VTT, circuits VTT balisés labellisés FFC, chemin de randonnées, parcours de trail, restauration d’une ancienne bergerie pour l’accueil d’expositions ou de « classes nature », site d’escalade… La pêche à la mouche trouve donc pleinement sa place parmi ces activités. Le massif de Montmain accueillant également de nombreuses zones de captage en eau potable, cet aspect a été pris en compte dans le projet, complété par un suivi biologique et physicochimique.
Des mesures de prévention des risques de pollution ont été mises en avant: circulation interdite aux véhicules motorisés, stationnement en aval hydraulique des zones de captage, installation de toilettes sèches, bois non traité pour les pontons, interdiction de marcher dans l’eau, barques à rames pour éviter les batteries, limitation du nombre de pêcheurs. L’ensemble de ces dispositions permettent de conclure à l’absence d’impact de l’activité sur la ressource en eau. L’activité pêche sur le site, par la fréquentation et le gardiennage associé seront un bon moyen de limiter les nuisances et les dégradations par rapport à la situation actuelle.
Afin de lancer le projet, et avant de réaliser les investissements définitifs (pontons, barques), la Ville d’Autun et l’AAPPMA souhaitent réaliser une manifestation « homing à l’Etang des Cloix pratique et découverte de la pêche à la mouche ». Cet évènement, gratuit à condition de posséder une carte de pêche dans le département ou un timbre réciprocitaire (EHGO), se déroulera du 22 au 25 avril puis du 29 avril au 2 mai.
L’ensemble des informations relatives aux créneaux disponibles sur www.autun.com à partir de fin mars. Pendant toute la durée de l’évènement, un guide de pêche sera présent sur site, afin d’accueillir les participants ou réaliser des initiations. Des barques seront mises à dispositions, du matériel pourra être prêté. Le samedi matin sera réservé aux jeunes de moins de 16 ans.
Stage Spey cast avec Jean-Batiste Vidal chez Loisirs et Pêche à Annecy
Le magasin Loisirs et Pêche à Annecy (ex maison Maillet) accueillera le guide de pêche international Jean-Batiste Vidal pour un stage de lancer en Spey cast. Ce stage a pour but de mieux comprendre ce type de lancer pratiqué avec une canne à deux mains, une canne “switch” ou même une canne à une main. Au programme : lancer roulé, roulé sauté, single et double Spey, snap T, circle C ou snake roll). Une bonne préparation avant un voyage de pêche au saumon ou pour apprendre les différents types de lancers roulés qui peuvent être mis à profit lorsqu’on pêche la truite ou la truite de mer. Dates retenues : le samedi 25 et le dimanche 26 Juin sur le Chéran et le Rhône. Parties théoriques en salle et pratiques sur le terrain. Le stage sera l’occasion de tester des cannes et moulinets Sage ainsi que des soies Rio adaptés aux conditions de pêche pendant toute la durée du stage. Renseignements et inscriptions : Loisirs et Pêche à Annecy. © Photo : Julien Pouille.
Tél. : 04 50 67 18 64.
E-mail : [email protected]

