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  • Positive Action Festival, le progrès autrement !

    Positive Action Festival, le progrès autrement !

    Signe des temps, un festival comme celui qui va se dérouler pour la première fois à Anglet au Pays Basque les 27 et 28 août, aurait été inimaginable il y a ne serait-ce qu’une dizaine d’années. Les thèmes abordés : alimentation bio et locale, cosmétiques issus de l’océan, vêtements et modes, activités de plein air, nouveau moyens de transports, sont autant de tendances qui prouvent que de nos jours, les gens attendent et demandent un changement, qui, faute d’être politique viendra du peuple !

    https://positive-action-festival.com/

  • Renouée du Japon, les choses à éviter

    Renouée du Japon, les choses à éviter

    C’est un sujet que nous avons souvent abordé dans Pêches sportives mais qu’il est toujours bon de revoir car bien des pêcheurs ne savent pas que cette plante invasive se propage uniquement par ses rhizomes. Couper les fleurs ne sert donc à rien, puisque seule les plans femelles sont présents en Europe. Couper les tiges sert également à rien. Pis, c’est aussi comme cela que d’autres massifs naissent car si elles sont coupées tout en bas, le moindre bout de rhizome créé un nouveau pied. En faisant couper les massifs sur les bords des canaux à la lame mécanique, Voie Navigable de France (VNF) contribue beaucoup à la propagation de cette plante invasive. Des milliers de bouts de rhizomes se retrouvent ainsi transportés par les flots en aval. La DDE (aujourd’hui DDT) est l’autre grand colonisateur en déplaçant de la terre le long des routes. Rappelons que la renouée du Japon affectionne particulièrement les bords de cours d’eau (mais pas seulement), quelle empêche d’autres plantes de se développer et qu’elle ne tient pas du tout les rives, qui partent lors des crues et contribuent ainsi à une propagation vers l’aval. La seule technique qui permette de s’en débarrasser serait de pouvoir bâcher une zone durant trois ans. Cela est possible sur un toute petite zone mais illusoire à grande échelle.

  • Truite et ombre, quel filet d’épuisette choisir ?

    Truite et ombre, quel filet d’épuisette choisir ?

    Si on veut remettre ses ombres et ses truites à l’eau dans les meilleures conditions, autant choisir un filet d’épuisette qui ne blesse pas les poissons. Le risque étant de voir les nageoires se découper sur des mailles trop grosses (deux à trois centimètres) et trop fines. Les filets micro-mailles comme celui de la photo sont très bien car il n’existe aucun risque de blessure. La mode est aux filets dont les mailles ont été plastifiés. Souvent lourdes et pas assez profondes, ces épuisettes ne sont – de l’avis de beaucoup – pas la panacée.

  • Quand les saumons ont le nez en l’air

    Quand les saumons ont le nez en l’air

    En Europe, les saumons ne prennent pas (en principe) les mouches sèches de type bomber en poils de cervidés. Au Québec et notamment en Gaspésie, il s’agit d’une technique de pêche normale en été. Rivières cristallines, gros saumons et mouches sèches, le rêve ! La pêche en Gaspésie est généralement publique (par tirage au sort des parcours), très réglementée et il est interdit de lester les mouches ou d’utiliser du lead core (soie ultra plongeante).

  • les mouches de légende : L’altière

    les mouches de légende : L’altière

    Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.

    La paternité de ce diptère universel revient à Raymond Rocher et sans doute faut-il voir dans ce nom l’évocation d’une fameuse rivière cévenole, l’Altier. Mais partout, l’altière fait merveille lorsque fourmis, chironomes, simulis et d’autres insectes terrestres de tailles plus importantes comme les bibios mettent les truites à table. Car la formule de montage de l’altière ne demande qu’à être déclinée à l’identique de la taille 22 à 12 ! Pour le pêcheur en rivière, c’est surtout ses tailles d’origine de 18 et 20 qu’elle trouve son intérêt pour l’imitation des fourmis noires et éventuellement de petits chironomes. Dans le cas des retombées de fourmis, les truites et les ombres se focalisent sur ces insectes qui ont apparemment bon goût ! En lac, les probabilités de croiser des espèces terrestres, ou des chironomes, sont beaucoup plus fréquentes et il convient donc de monter l’altière dans toutes les tailles, car c’est une fantastique mouche pour la pêche en réservoir. On ne prend aucun risque avec ce genre de mouche en lac. Et ceci reste valable du plus petit “baquet” de 500 m2 au plus grand lough irlandais ! C’est la mouche passe-partout par excellence, que sa naturelle simplicité rend vraiment crédible. L’absence de matériaux synthétiques évite le côté un peu trop tapageur dont souffre bien des créations modernes. Seul le herl peut apporter un peu d’excentrisme avec le coté irisé des herls de paon. Dans sa version d’origine, l’altière était montée avec un herl de condor, oiseau dont la commercialisation des plumes a été interdite depuis. Plusieurs substituts sont possibles comme les herls et les biots d’oie teintés, de dinde ou tout simplement de corneille. Mais attention, le rendu diffère beaucoup selon les types de herls.

  • Flyfishing home concept : des meubles à la mesure du pêcheur

    Flyfishing home concept : des meubles à la mesure du pêcheur

    Si Sébastien Walker avait participé à notre jeu concours du coin de pêche le plus astucieux, qui pourtant a révélé de véritables génies du rangement, il aurait probablement gagné ! Son flyfishing home concept est un meuble sur roulettes en trois parties qui prend en charge tout votre univers de pêcheur à la mouche. On y trouve un râtelier à cannes, un espace pour suspendre chemises, gilets et vestes de wading, cinq grands tiroirs, trois espaces de rangements, un bloc pour prises, des crochets et bien entendu un volet complet réservé au montage des mouches. Une fois refermé, le flyfishing home concept passe incognito. De part son encombrement réduit (1700 x 1100 x 600 mm) et sa flexibilité, il s’adapte également parfaitement dans un logement ou une pièce de petite taille.

    Sébastien Walker : Tél. : +33 6 60 36 88 30.

    E-mail : [email protected]

    Site Internet : www.flyfishing-homeconcept.com

    Notre avis : du travail d’artisan pour un véritable meuble fait pour durer une vie de pêcheur. Tout a été pensé spécifiquement pour le matériel de pêche à la mouche. Prix conseillés : 4990 € (rangement + montage) ou 4690 € (avec deux volets de rangement).

  • Plan apron, les dangers de la pisciculture

    Plan apron, les dangers de la pisciculture

    Une opération d’introduction d’aprons du Rhône (Zingel asper) a eu lieu à Blacons sur la Drome le 31 mai. Les déversements portent sur 4719 juvéniles et 26 adultes. Dans le cadre du “plan apron”, le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN) Rhône-Alpes/PACA est a l’origine de ce programme expérimental d’introduction de ce poisson dont l’espèce est en voie d’extinction. Le CSRPN espère “installer une population viable d’aprons et recueillir un retour d’expérience complet de ces opérations pilotes d’ici 2020”. Au départ, l’élevage d’apron ne servait qu’à mieux connaître l’espèce et à la faire perdurer en cas de disparition totale dans le milieu naturel. Si l’apron sauvage a quasiment disparu, ce n’est qu’en raison de la dégradation des milieux. Les poissons d’élevage seront eux aussi condamnés. De plus, il existe un risque de croisement génétique entre populations sauvages et d’élevages, ce qui serait catastrophique. Cela nous ramène vingt ans en arrière avec la mode heureusement passée des piscultures de truites sauvages, qui elles non plus, n’ont pas empêcher les cours d’eau de se dégrader. Rappelons que l’apron du Rhône est protégé par la convention de Berne. L’association Pro Natura (Suisse) et le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises ont déposé une plainte devant la commission européenne pour le non respect des articles 7 et 9 de la même convention, estimant que cette espèce en voie d’extinction n’était pas suffisemment protégée. L’apron est donc un des chevaux de bataille pour l’amélioration de la qualité de l’eau et des milieux en Franche-Comté et dans tout le bassin du Rhône. L’apron survivra uniquement si les rivières retrouvent un réel bon état écologique. C’est une sentinelle, un bio indicateur qu’il serait bon de ne pas transformer en bête de foire, dont l’artificielle survie arrangerait bien du monde.

  • Saumons de l’Allier, saumons de papier

    Saumons de l’Allier, saumons de papier

    En 2009, nous avions publié un article signé du célèbre pêcheur de saumons auvergnat Emmanuel Gladel intitulé Saumons de l’Allier, saumons de papier. Cela n’avait pas plu à la direction du Conservatoire national du saumon sauvage (ex pisciculture de Chanteuges) qui croyait dur comme fer au retour du saumon sauvage. Sept ans plus tard, la situation du saumon sur l’axe Loire-Allier n’est toujours pas favorable au retour du poisson roi. Les remontées sont bon an mal an de 500 à 900 saumons pour 1 à 2 millions d’oeufs, d’alevins ou de smolts issus de l’élevage introduits dans la rivière Allier et ses affluents. L’efficacité est donc d’environ 0,0005 à 0,0008 % et seul un résidu de souche sauvage persisterait. Les oeufs sont issus de la reproduction en pisciculture loin du milieu naturel. Il faut aussi savoir que sur l’axe Loire/allier, environ 50 % des smolts de saumons et plus encore en ce qui concerne les anguilles finissent en rondelles dans les turbines ! Sur le site internet du Conservatoire (www.saumon-sauvage.org), on peut voir des photos de saumons adultes qui portent des graves blessures dues aux seuils et autres barrages. Et pour les survivants, les smolts dévalants doivent réussir à passer le bouchon vaseux de l’estuaire de la Loire et son million de tonnes de sédiments sur quelques kilomètres (variable selon les marées, les crues du fleuve, les grandes tempêtes, etc). Cette zone très pauvre en oxygène a toujours existé, mais la domestication du fleuve l’a très certainement modifiée (eau plus chaude). Parmi les bonnes nouvelles, l’abaissement du barrage de Poutès-Monistrol (2018) devrait permettre aux saumons de l’Allier d’atteindre de nouveau des zones de frayères qui leur étaient interdites depuis le début des années 1940, période de construction du barrage. Là encore, il aura fallu trente ans de combat ( WWF France, SOS Loire-Vivante et d’autres ONG) pour qu’enfin une décision soit prise. Et même si on aurait tous souhaité l’arasement total, la “féé électricité” a fini par céder en partie. Là encore, le blocage dépassait de très loin la simple réalité économique, car le bras de fer était politique.

  • Fourmis, simulis, chironomes, les incontournables de l’été

    Fourmis, simulis, chironomes, les incontournables de l’été

    Tout bon pêcheur à la mouche se doit d’avoir réservé un coin de sa boite à des modèles qui imitent des petites bestioles noires, notamment des fourmis volantes pour le “cas où”. Elles peuvent parfois ne pas en sortir durant des mois mais quand cela devient nécessaire, on est toujours ravi de les retrouver ! Voici quelques bonnes imitations de ces insectes indispensables en rivière comme en lac. Montages Florent Baillly

    Si dans le domaine des mouches artificielles, il existe bon nombre de modèles, voire de catégories qui ne sont pas indispensables, il n’en va pas de même avec tout ce qui imite les fourmis et autres moucherons comme les simulis ou les chironomes. En France, les pêcheurs à la mouche savent bien à quel point les truites préfèrent les fourmis, qui pourtant ne vivent pas dans la rivière car il s’agit d’insectes terrestres, aux insectes aquatiques que sont les éphéméroptères ou les trichoptères. Les retombées de fourmis volantes ont lieu principalement l’été et le plus souvent en fin d’après-midi. Les fourmis dégagent une forte odeur qui serait utilisée pour se reconnaître entre elles et rejeter les intrus au sein de la colonie. Chez les insectessociaux, la défense implique la fermeture coloniale, autrement dit, l’hermétisme d’une colonie à tout individu étranger et chez les fourmis, cela passe par des signaux chimiques. Pour les poissons, ces signaux n’ont aucune signification mais le goût des fourmis plait beaucoup aux truites sauvages. Le pêcheur à la mouche se doit donc d’avoir dans sa boite plusieurs imitations, en plusieurs tailles. Celles que nous propose Florent Bailly sont à la fois réalistes et bien positionnées sur l’eau avec l’abdomen qui doit être en partie immergé. A l’étranger, notamment en Scandinavie, de nombreux “moucherons” petits et sombres constituent une bonne part de l’alimentation des poissons. Ces eaux acides, glacées et sans lumière durant l’hiver sont très pauvres. Les poissons doivent donc se nourrir de ce qui est disponible.

    Les vagues successives de glaciation qui ont frappé la Scandinavie l’ont plusieurs fois dépeuplée et dépourvue de faune et flore terrestres. Diptères et chironomes sont donc régulièrement au menu des truites et des ombres faute de mieux. En prévision d’un voyage sur l’une de ces rivières nordiques, il peut être intéressant voire indispensable de se renseigner sur les particularités entomologiques des lieux convoités. Cela permet d’éviter de pêcher toute la semaine avec des imitations inadaptées. Pour être sûr de tomber juste, il suffit de s’inspirer de l’altière, ce moucheron mis au point par Raymond Rocher et qui fait l’objet de la “mouche de légende“ de ce numéro. Avec cette mouche à tout faire qui imite autant une fourmi, qu’un chironome ou un simuli, vous pouvez pêcher toutes les rivières de Scandinavie, de l’Islande à la Finlande ! Car le noir caractérise ces insectes. A vous de varier les plaisirs en prévoyant un large panel de tailles et de niveau de flottaison. En lacs de montagne, où vous passerez peut-être vos vacances en famille, ces mêmes mouches sont aussi des classiques. La sélection de modèles qui fait l’objet de cette rubrique comprend à la fois des mouches sèches, une nymphe et une mouche noyée. De quoi faire face à toutes les situations, bien que des dizaines de variantes soient possibles.

    Fourmi parachute

    Le montage parachute, qui colle la mouche sur l’eau, convient très bien à cette fourmi. D’autant que le dubbing de l’abdomen ne demande qu’à être imbibé. La position sur l’eau est donc très réaliste.

  • Quatre rivières où pêcher cet été

    Quatre rivières où pêcher cet été

    Si le chemin des vacances vous fait passer par la Basse Normandie ou par la Haute- Marne et que pêche occasionnelle et vie de famille ne sont pas forcément sujets à une déclaration de guerre, quatre parcours bien cachés se nichent au fond de vallées dont on ne soupçonne pas les richesses…

    L’Orne

    De la région de Basse Normandie, les touristes connaissent les plages du débarquement, la cathédrale de Lisieux, le camembert, le Livarot, le cidre et les pêcheurs surtout les fleuves à truites de mer. Mais la Basse Normandie a aussi sa Suisse, montagneuse, verte et paisible ! Dans cette Helvétie inattendue qui s’étend sur 34 communes dans le département de l’Orne, les rivières ne se voient que si l’on fait l’effort d’aller les rencontrer, blotties au fond des vallées. C’est le cas du fleuve Orne en aval du barrage de Rabodanges. Le parcours débute juste sous l’ouvrage pour sa partie amont et s’étend sur environ huit kilomètres. Pas de route, tout juste un sentier. Le lit est parsemé d’innombrables blocs rocheux. La progression en wading demande de bien assurer une jambe avant de bouger l’autre. Le lit se trouve divisé en multiples micros bras qui quasiment tous abritent des truites, des milliers de truites ! Ce ne sont pas des monstres mais leur robe est magnifique, à la fois brune et violacée. La pêche à la nymphe au fil, à la mouche sèche, à l’ultraléger ou au toc demande de la précision et de la méthode tant les postes sont nombreux. En avril avec l’ami Gaël, nous avions oublié les cassecroûtes et aussi l’eau par la même occasion. Mais la journée fut si bien occupée que nous n’avons pas eu le temps d’avoir faim ou soif ! A deux, nous avons pêché au maximum 500 m de cours d’eau sur une journée entière sans temps mort. Une dérive en appelle une autre ainsi de suite ! En fin de matinée une éclosion de sedges (apparemment Bracchycentrus subnubilus) a fait s’animer la rivière avec de beaux gobages. Le lendemain, Tchouc (Guillaume Le Garrec) s’est joint à nous pour pêcher le secteur aval là où la vallée s’ouvre un peu. Cet endroit m’évoque les gorges de l’Ellé, dans le Finistère que j’ai toujours