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  • 80 000 truites arcs-en-ciel à prendre au plus vite au Danemark !

    80 000 truites arcs-en-ciel à prendre au plus vite au Danemark !

    Ce 12 octobre un bateau a éperonné un élevage de truites arcs-en-ciel dans le port sud de Kolding au Danemark. Résultat, 80 000 truites de trois kilos pièce se sont retrouvées dans la nature. Les services spécialisés en environnement craignent que ces poissons remontent les ruisseaux et les rivières de la baie et qu’une prédation ne s’exerce sur les œufs des truites farios sauvages et des truites de mer. Le gouvernement danois encourage tous les pêcheurs à venir éliminer ces animaux qui n’ont rien à faire dans la nature. Les truites d’élevages sont des nids à parasites et à maladies (SHV, mycoses, etc) qui ne doivent pas être transmises aux poissons sauvages.

  • Mieux connaître la maladie de Lyme

    Mieux connaître la maladie de Lyme

    Touchant directement les pêcheurs et les gens en contact avec la nature, la maladie dite “de Lyme” est encore mal connue. Les tiques en sont les vecteurs une fois qu’elles se sont installées sur notre peau. Entre idées reçues qui ne font qu’aggraver les choses et sous estimation des risques, il est temps de mieux connaître cette maladie particulièrement handicapante qui touche entre autres les articulations.

    Le 21 octobre, le professeur Christian Perronne, chef de service au CHU Raymond Poincaré à Garches tiendra une conférence à la salle des fêtes de La Bresse (Vosges) à 20h00.  Le professeur Perronne dénonce un véritable scandale sanitaire autour d’une maladie qui touche des dizaines de milliers de personnes mais que l’Etat continue d’ignorer.

    Pour en savoir plus :

     

  • Une fiche d’autodiagnostic pour les systèmes d’eaux usées des entreprises

    Une fiche d’autodiagnostic pour les systèmes d’eaux usées des entreprises

    Une fiche téléchargeable permet aux entreprises situées dans la vallée du Chéran (Rumilly) de diagnostiquer son entreprise pour évaluer l’état du système qui évacue les eaux usées, les eaux pluviales, prendre conscience des dysfonctionnements et contacter les services concernés en cas de doute ou de situation critique. Ce type de démarche vertueuse est unique en son genre. Elle part sans doute du constat que premièrement, les entreprises ne se préoccupent pas, ou pas suffisamment du devenir de leurs eaux usées, et deuxièmement, que dans la plupart des cas, les personnes concernées ne savent pas qui contacter. Un barème permet d’obtenir une note globale et en fonction de celle-ci de s’orienter vers telle ou telle démarche. Une excellente initiative que l’on doit au Syndicat mixte interdépartemental d’aménagement du Chéran (SMIAC), qui mérite de faire boule de neige ! L’objectif est bien de sensibiliser et d’engager des actions souvent peu coûteuses et subventionnées (indication des financements possibles) pour éviter de polluer accidentellement et de prendre des PV pour pollution. “Gouverner c’est prévoir” disait Emile de Girardin, mais anticiper c’est bien pour ne pas polluer ! Certaines ont déjà signé une lettre d’engagement.

    Télécharger la fiche de diagnostique pour les systèmes d’eaux usées

  • N°3. La pêche en réservoir (1ère partie)

    N°3. La pêche en réservoir (1ère partie)

    Le parent pauvre de la pêche à la mouche en rivière fait de plus en plus d’adeptes et de bons spécialistes qui s’inspirent des techniques spécifiques anglaises. Beaucoup plus riche et complexe qu’on peut le penser, la pêche en réservoir est une science, qui ne demande pas moins de deux Petite Classe pour en faire le tour. Cette première partie est consacrée aux origines, à l’évolution de cette pêche qui Outre-Manche est un sport national et au matériel. La seconde partie traitera du comportement des truites en plan d’eau, des stratégies à adopter en fonction de la saison, des astuces des grands champions pour multiplier les touches et des erreurs à ne pas commettre pour éviter la casse ou les refus.

    Inconnue en France avant le début des années 1980, la pêche en réservoir nous vient d’Angleterre. Outre-Manche, les rivières à truite ou à ombre sont très privatisées et la pêche très onéreuse. Le commun des moucheurs anglais pêche donc en lacs. L’origine des réservoirs anglais est essentiellement liée aux réserves d’eau potable. Il s’agit de très grands lacs artificiels de plusieurs milliers d’hectares. Rutland, dans le comté du même nom, impose sa surface de 10,86 km2 qui fait de lui le second plus grand lac du Royaume-Uni. Pour aborder de telles étendues en barque équipée d’une moteur 5 cv, il faut d’abord être suffisamment marin pour affronter une houle parfois effrayante et disposer d’un minimum de feeling pour trouver les poissons ! En France, le premier réservoir fut le Lac du Château à Vert-en Drouais à côté de Dreux, suivi quelques années plus tard du lac de Trept en Isère. Hormis le lac du Drennec dans le Finistère (AAPPMA de l’Elorn) et ses 110 ha, le plus grand réservoir français fut longtemps le lac de la Landie dans le Puyde- Dôme et ses 37 ha. Triste nouvelle pour les habitués de ce très beau lac, il vient d’être vendu et les nouveaux propriétaires ne souhaitent pas continuer à développer la pêche. Quel dommage car l’endroit a un charme fou et offrait la possibilité de pouvoir pêcher en dérive. La plupart des autres réservoirs français mesurent généralement moins de dix hectares. Certains sites proposent même sous l’appellation réservoir des “baquets” de forme étendue creusés à la pelleteuse pour ressembler à de fausses rivières. Il s’agit plus de pêcheries que de réservoirs car les techniques, tout comme l’inutilité de l’embarcation les différencie.

    3.1. Pêche à l’anglaise ou à la française ?

    La pêche en réservoir en Angleterre est une science, pas forcément exacte, mais très pointue. Elle s’apparente beaucoup à la pêche des “lough” irlandais comme le Corrib ou le Mask, autres grandes étendues où, dans le vent glacial et la houle formée, il faut vraiment aimer la pêche pour y passer une semaine !

  • Adieu Thierry

    Adieu Thierry

    Dans notre métier plutôt confidentiel de journalistes halieutiques, la pénurie devrait être à l’origine d’une entraide, mais ce n’est malheureusement pas le cas. A mes débuts au Chasseur Français et à Pêche Pratique, dont les bureaux étaient à l’époque partagés avec ceux de La Pêche et les Poissons et Pêche Mouche, j’ai appris à me faire tout petit. Parce que les “anciens” n’étaient vraiment pas très cool avec les nouveaux venus. Dans ce paysage fait de grincheux acariâtres, Thierry Cloux, qui n’était pas encore le rédacteur en chef du journal concurrent Le Pêcheur de France, était l’un des rares avec qui j’ai toujours échangé des propos d’une part sympathiques et d’autres part intéressants. Je l’ai toujours rencontré sur les salons à l’exception d’un week-end passé sur les lacs du Morvan, par un froid de canard, lors d’un séjour touristique avec l’ami Yvan Drachkovitch.

    Je l’ai revu l’an passé, chez Gaël Even dont il était un ami aussi proche que fidèle. A chaque rencontre j’étais toujours très heureux de discuter avec lui de l’évolution de la pêche et du rôle éducatif qui est le nôtre à travers notre métier. Thierry avait à coeur de faire progresser tous les pêcheurs, jeunes et moins jeunes, à toutes les techniques sans élitisme et encore moins snobisme, pour toutes les classes sociales. C’est en cela que j’appréciais particulièrement le personnage. Nombreux sont les pêcheurs français qui à travers lui et ses écrits, ont appris à aimer la pêche, les lacs et les rivières. Il nous a quittés le 18 juillet, bien trop jeune, à l’âge de 59 ans, pour le paradis des pêcheurs. Toute l’équipe s’associe à la douleur de sa famille et de ses amis.

  • Un géant de l’outdoor rachète un autre géant pour 5,5 milliards de dollars.

    Un géant de l’outdoor rachète un autre géant pour 5,5 milliards de dollars.

    Les magasins Bass Pro Shops rachètent Cabela pour 65,50 $ par action, soit environ 5,5 milliards de dollars. Les détaillants du loisir en plein-air devraient conclure l’affaire dès la première moitié de l’année 2017. Bass Pro Shops lance également un nouveau partenariat avec une filiale bancaire de Capital One. Guggenheim Securities a été conseiller financier exclusif de Cabela, et JPMorgan était le seul conseiller financier de Bass Pro Shops.

    Goldman Sachs a conseillé Bass Pro Shops sur la transaction bancaire et le financement de la dette prévu, tandis que Bank of America Merrill Lynch, Wells Fargo, Citigroup, RBC, et UBS fournissent le financement de la dette. Le Groupe Kessler et Credit Suisse ont conseillé Capital One.

    (Extrait du communiqué de presse, traduit de l’anglais 🙂

    « Bass Pro Shops et Cabela Incorporated (NYSE: CAB), deux sociétés extérieures américaines emblématiques d’origines humbles, et avec un objectif commun de mieux servir ceux qui aiment loisir de plain-air, ont annoncé aujourd’hui avoir conclu un accord définitif en vertu duquel Bass Pro Shops acquérira Cabela pour 65,50 $ par action en numéraire, représentant une valeur de transaction totale d’environ 5,5 milliards $.

    En outre, lors de la fermeture Bass Pro Shops commencera un accord de partenariat pluriannuel avec Capital One, National Association, une filiale bancaire national à part entière de Capital One Financial Corporation (NYSE: COF), en vertu de laquelle Capital One pourvoira et servira le CABELA’S CLUB, la carte de crédit co-brandée de Cabela, et Bass Pro Shops. Ils maintiendront une intégration transparente entre le programme de carte de crédit et les opérations de vente au détail des sociétés combinées et les relations clients profondes.

    [•••]

    Cette combinaison réunira alors trois des marques leader dans le domaine du loisir outdor de la nation: Cabela, un chef de file dans la chasse; Bass Pro Shops, un leader dans la pêche; et Marine Group White River, un leader mondial dans la navigation de plaisance, qui fait partie de Bass Pro Shops• ”

    Lire l’intégralité du communiqué de presse en anglais.

  • Stop au sacrifice des milieux aquatiques

    Stop au sacrifice des milieux aquatiques

    En dépit de l’absence due aux vacances, 31 fédérations départementales, plus de cent AAPPMA, des dizaines de guides de pêche, fabricants et commerces de matériels de pêche soutiennent le courrier adressé à Ségolène Royal par un collectif de pêcheurs contre la politique contradictoire, paradoxale et parfois rétrograde orchestrée par notre ministre de l’environnement. En voici de larges extraits. Une pétition est en cours (voir le lien en fin de l’article).

    “A l’attention de Madame Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer

    Madame la ministre,

    Nous avons l’honneur de vous informer de notre profonde indignation et révolte quant à votre projet en cours concernant le développement de la petite hydroélectricité ou la construction de nouveaux barrages en France, un véritable paradoxe avec la continuité écologique ! Contrairement à l’image que l’on veut bien donner au public, l’hydroélectricité, cette énergie renouvelable n’est pas « propre » car elle entraîne trop souvent de graves nuisances irréversibles sur les milieux aquatiques.

    La construction de barrages

    La construction de barrages Les nouvelles normes imposées par la continuité écologique avec la circulation des espèces piscicoles et le transport des solides continuent à perturber les milieux aquatiques. Le principal exploitant, EDF, accuse d’ailleurs un retard certain avec les mises en conformité de ses équipements. N’oublions pas que le prélèvement d’une partie du débit d’une rivière et le stockage de l’eau dans ces barrages entraînent :

    – un mauvais fonctionnement du transport des solides lors des crues naturelles qui provoque le rétrécissement et le colmatage du lit de la rivière, ainsi que le risque d’inondation ;

    – une diminution de la surface mouillée et donc une diminution de la capacité d’accueil, entraînant une diminution des populations de l’écosystème, des zones à frayères et de la croissance des salmonidés ;

    – le non rechargement des nappes alluviales empêche de redonner naturellement un bon débit qui aurait évité les chocs thermiques pour la faune aquatique en période d’étiage, contrairement aux lâchers intempestifs d’une eau beaucoup plus froide des barrages ;

    – une augmentation de la température de l’eau des cours d’eau, une importante détérioration de la qualité de l’eau, ainsi qu’une évaporation massive de celle contenue dans les barrages, accentuée désormais par le réchauffement climatique ;

    – une augmentation des risques de mortalité pour les milieux aquatiques ainsi que pour le prélèvement d’eau potable du fait de sédiments, pour beaucoup, pollués aux métaux lourds surtout lors d’opérations de vidanges.

    Ces vidanges soulèvent les matières en suspension (MES) accumulées dans les barrages qui, en se répandant dans les cours d’eau, génèrent une asphyxie de l’écosystème et augmentent le risque de contamination de l’eau destinée à l’alimentation humaine. Les catastrophes écologiques dues à ces vidanges se succèdent avec notamment celle de la haute Dordogne (barrage de la Bourboule, Puy-de-Dôme) en février 2015 et plus récemment celle du Gave d’Ossau (barrage de Fabrèges, Pyrénées-Atlantiques) en mars 2016. Fin juin 2016, c’est au tour du barrage du Rioumajou (Hautes-Pyrénées) où pendant plusieurs jours, les taux de MES, bien supérieurs à ce que peut supporter la vie aquatique, ont détruit pour plusieurs années des joyaux des Pyrénées sur plusieurs kilomètres : le torrent du Rioumajou et la rivière Neste d’Aure.

    Les microcentrales

    La vie aquatique est réduite et parfois presque nulle dans le débit réservé, ce qui n’a jamais été pris en compte par les porteurs de projet. (…) Par ailleurs, il est évident que le poids économique de la pêche de loisir est sans commune mesure avec celui créé par les microcentrales qui ne représentent que 1% de la production électrique en France ! Voilà Madame la ministre, l’énergie dite Propre ! (.…)

    Demande de construction de nouveaux barrages

    Demandée principalement par la FNSEA pour l’irrigation, elle est non fondée, car si certains agriculteurs évitaient la monoculture du maïs depuis plus de trente ans dans certaines régions, la plupart des terres agricoles ne seraient pas réduites à un support stérile et pollué, tout comme les nappes phréatiques. Nous ne serions donc pas obligés de prélever davantage dans nos rivières afin d’avoir de l’eau potable. Il est grand temps que le monde agricole s’adapte et prenne conscience de l’économie de ce bien précieux qu’est l’eau au lieu de la gaspiller chaque année pour des productions purement spéculatives. C’est aussi cette même fédération qui voudrait voir certains ruisseaux rayés de la carte des cours d’eau afin de pouvoir se dispenser des contraintes qui sont imposées pour leur protection.

    Madame la ministre, vous n’êtes pas sans savoir que la France (…) s’est engagée auprès de ses partenaires européens en octobre 2000 – Directive Cadre Européenne Eau – à atteindre un bon état écologique de ses cours d’eau, en 2015 ! Non seulement l’objectif fixé n’a pas été atteint en 2015 mais pire encore l’état des lieux de 2013 est inférieur à celui de 2009 avec seulement 41,3 % des masses d’eau en bon état ou bon potentiel écologique sur la métropole (45 % en 2009). L’échéance a été repoussée en 2021 et nous vous demandons de bien vouloir respecter cet objectif (…). Madame la ministre, avec plus de 1 500 000 pêcheurs pratiquants, vous devez écouter la grogne qui monte.

    A défaut, nul doute que les pêcheurs et autres personnes déçues, ainsi que leurs familles, soit plusieurs millions d’électeurs, sanctionneront le moment venu dans les isoloirs, les responsables de la forte dégradation de leur biotope ainsi que de leur loisir. (…) Nous ne pouvons accepter au niveau national le projet de nouvelles microcentrales ou de nouveaux barrages. Certains sont d’ailleurs obsolètes et n’ont toujours pas été rénovés ou démantelés. Nous n’accepterons plus les catastrophes écologiques des vidanges de barrages. Protégeons nos rivières ! Nous vous prions de croire, Madame la ministre, à nos sentiments les plus respectueux mais attristés.”

    Pour les collectifs de signataires et soutiens :
    Alphonse Arias, Jean-Pierre Jenn et Fabrice Pons.
    Une pétition nationale, via les réseaux sociaux et soutenue
    par la presse halieutique spécialisée dont Pêches sportives

    SIGNER LA PETITION « STOP AU SACRIFICE DES MILIEUX AQUATIQUES »

     

  • Haute-Vienne, réouverture du réservoir mouche

    Haute-Vienne, réouverture du réservoir mouche

    Après sa période de fermeture estivale, le réservoir de pêche à la mouche de la Fédération de la Haute-Vienne pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique réouvrira le samedi 1er octobre. Ce réservoir qui a ouvert pour la première fois ses portes en janvier dernier a déjà connu un bel engouement en début de saison auprès des passionnés comme des novices venant pratiquer du bord, les pieds dans l’eau équipés de wadders ou encore en float-tube (autorisé sur le site). Le succès s’annonce donc au rendez-vous pour cette reprise attendue. Un déversement de 400kg de truites arcs-en-ciel et de saumons de fontaine aura lieu pour l’ouverture. Soit des spécimens allant de 300 g à 2 kg. Pour rappel, ce plan d’eau de 9 ha (Etang Rénier) se trouve à 30 minutes de Limoges, sur la commune de Saint-Pardoux. Il est exclusivement réservé à la pêche à la mouche. Le site est en no-kill, tout poisson capturé doit immédiatement être remis à l’eau vivant et dans les meilleures conditions. A noter la présence de brochets (déjà présents sur le site à l’ouverture) qui sont également en no-kill total. Pour pêcher sur ce réservoir, il faut être titulaire d’une carte de pêche en cours de validité (annuelle, hebdomadaire ou journalière) du département (ou d’un département réciprocitaire)
    sans supplément. La réglementation est affichée sur place.
    Plus d’infos :
    Fédération de la Haute-Vienne pour la pêche et la protection du milieu aquatique
    Tél. : 05 55 06 34 77 – [email protected]
    www.federation.peche87.com
    facebook.com/federation.peche.87
    « Pêche App’87 » sur Androïd

  • L’indien

    L’indien

    A force de ramper dans les fourrés, d’attendre les truites là où elles ne s’attendent pas à trouver un colis piégé, notre ami Jean-Christian Michel a fini par se transformer en animal. Il a fini par comprendre le comportement des poissons avec un instinct animal. A un tel point qu’il en est devenu capable de tromper trois fois la même truite sur le Doubs Franco-Suisse ! Une fois en 2014 lorsqu’elle mesurait 51 cm et, tenez-vous bien, deux fois dans la même semaine, à trois jours d’intervalle peu avant la fermeture du 30 septembre sur ce parcours. La bête, qui a craqué pour des nymphes artificielles, fait désormais 57 cm. Sans la pratique du no-kill (le poisson a été relâché à chaque fois) et la petite photo souvenir qui permet de comparer la pigmentation, cette belle aventure n’aurait jamais eu lieu. Cette histoire singulière sera racontée avec passion par l’auteur lui-même dans le prochain numéro de Pêches sportives, à paraître fin novembre.

  • Edito : Fermer le bar

    Edito : Fermer le bar

    Un coup de tonnerre (de Brest). Difficile de qualifier autrement la très vraisemblable décision de Bruxelles de fermer le bar en 2017 dans une zone qui va de la Bretagne nord à l’Irlande et au sud de l’Angleterre. Toute capture, qu’elle soit professionnelle ou en amateur, devra être suivie d’une remise à l’eau. 5 000 tonnes du poisson le plus prisé des gourmets seront ainsi graciées, ce qui va fortement pénaliser nombre de petits artisans pêcheurs dont c’était la principale ressource. Un mauvais sort économique pour éviter une catastrophe écologique à laquelle un demi siècle de démission de la classe dirigeante française a largement contribué. Ainsi a-t-on laissé jusqu’à l’année dernière, avec la complicité des pouvoirs publics, des élus et des scientifiques de l’Ifremer, les gros chalutiers pélagiques massacrer les concentrations de poissons sur leurs frayères. Ainsi a-t-on fait mine d’ignorer les statistiques terribles qui annonçaient rien de moins que la disparition possible d’une espèce très lente à reconstituer ses stocks. Ainsi a-t-on mis du temps à comprendre les mises en garde et les recommandations des scientifiques européens. La bonne nouvelle dans tout cela est qu’il n’est peut-être pas trop tard pour que le bar soit sauvé. Et que Dicentrarchus labrax bénéficie de ce statut de poisson de luxe que les prédateurs bipèdes vont devoir enfin respecter.

    Éditorial du numéro 109 du magazine Pêches Sportives

    PS109