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  • Coup de chapeau à nos confrères de Voyages de Pêche

    Coup de chapeau à nos confrères de Voyages de Pêche

    Dans son numéro n° 118 (daté août – septembre) Le Magazine des Voyages de Pêche consacre un dossier de 14 pages fort instructif intitulé “Catch and release, les conseils des pros”. Il n’est certes pas évident de remettre à l’eau un mérou goliath de 200 kilos qui fait le bouchon en surface après avoir été remonté trop rapidement, un marlin encore plus lourd qui fait la planche ou un requin tigre qui lui, doit toujours nager pour ne pas couler comme une enclume. Le no-kill, fondement de la pêche sportive, n’a de sens que si l’acte de remettre à l’eau les poissons se soucie de la survie de ceux-ci. Et le no-kill devient de plus en plus une obligation en mer comme en eaux douces. Pratiquée dans de mauvaises conditions, une remise à l’eau peut être fatale à n’importe quel poisson, petit ou gros. A travers le monde, les guides de pêche ont développé des astuces, devenues de véritables techniques pour chaque espèce, avec parfois des systèmes surprenants pour renvoyer certains poissons dans les profondeurs qu’ils viennent de quitter pour les aider à décompresser (cas des mérous notamment mais aussi des percidés).

  • La pêche pour les nuls, le retour !

    La pêche pour les nuls, le retour !

    Ne jetez pas la pierre sur le pêcheur malchanceux je suis derrière ! Florilège de gags de pêche, de gamelles, et de poissons rebelles. Disons qu’involontairement ces pêcheurs sont des grands défenseurs du nokill !

  • Une nouvelle saison qui s’annonce bien pour le réservoir d’Arenthon

    Une nouvelle saison qui s’annonce bien pour le réservoir d’Arenthon

    Ce très beau plan d’eau au cadre montagneux géré par le guide de pêche bien connu Stéphane Poëncet ouvrira de nouveau ses portes aux pêcheurs le 22 octobre 2016. La fermeture aura lieu le 15 avril 2017. Ce plan d’eau de 5 ha est une ancienne gravière. Toutes les techniques de pêche à la mouche sont pratiquées y compris la pêche à la nymphe à vue grâce à la clarté des eaux. Fermeture hebdomadaire: le mardi et le jeudi, sauf réservation minimum de six personnes.

    Réservation par téléphone conseillée et obligatoire pour les barques.

    Tél. : 06 08 25 39 57.

    E-mail : [email protected]

    www.guidepechemouchepoencet.com

  • Royaume-Uni, le bas de ligne français à l’honneur !

    Royaume-Uni, le bas de ligne français à l’honneur !

     

    Une fois n’est pas coutume, nos voisins anglais s’intéressent à notre façon de pêcher. Eux qui ont inventé la pêche à la mouche, la pêche en réservoir, la pêche de la carpe moderne, ont consacré un livre entier aux bas de lignes français pour pêcher à la nymphe. Johathan White n’a pas fait les choses à moitié avec un ouvrage très complet qui retrace l’historique des longs bas de lignes pour la pêche à vue apparus dans les années 1980 en France sous la houlette de Piam. Pour autant, les versions modernes, notamment pour la pêche au fil apportent à ces pages un réel plus, surtout lorsque cette partie met en scène notre nouveau champion du monde, Julien Daguillanes.

    Nymphing the new way, French leader fishing for trout, écrit par Jonathan White et Oscar Boatfield est publié en langue anglaise uniquement par Merlin Unwin Books. ISBN 978-1-910723-22-7

  • Réhabilitation des zones humides, tous à Anglet !

    Réhabilitation des zones humides, tous à Anglet !

    Avec le concours de l’Agence, le Forum des Marais Atlantiques (FMA) organise une journée d’information sur la réhabilitation des Zones Humides, le 8 novembre à Anglet. Plusieurs présentations vont émailler la matinée. Après un point effectué sur les Concepts d’écologie de la restauration, des présentations des Grandes étapes d’un projet de réhabilitation (état des lieux, montage de dossier, réglementation, etc.), des techniques de réhabilitation et du choix des indicateurs de suivi sont prévues. Des focus sont par ailleurs attendus sur des travaux de réhabilitation menés, notamment ceux du site Natura 2000 du Camp du Poteau (Landes).

    Une visite du Parc Izadia d’Anglet est programmée l’après-midi, permettant de découvrir les actions mises en œuvre, en cours et programmées sur ce site remarquable.

    http://www.forum-zones-humides.org/journees-AEAG-2016.aspx

  • Boîte à nymphes, de la logique sinon rien !

    Boîte à nymphes, de la logique sinon rien !

    Une des clefs de la pêche à la nymphe “au fil” ou « à vue” se conçoit à terre, notamment durant l’inter saison. Si vous voulez progresser dans cette pratique exigeante, profitez-en pour apporter de la logique dans vos boîtes à nymphes.

    Quand l’occasion se présente, j’aime jeter un oeil curieux dans la boîte à nymphes des pêcheurs qui croisent ma route. Durant les toutes premières secondes, cet oeil capte en premier lieu la teinte générale, puis les couleurs les plus colorées l’attirent naturellement. Ensuite je regarde la cohérence des modèles et des tailles. C’est en général ce qui permet de savoir en moins de dix secondes si le pêcheur qui m’ouvre son “livre” à nymphes est un bon monteur (parfois un peu trop), un pêcheur-monteur plus pêcheur que monteur ou quelqu’un qui achète ses nymphes. Bien entendu, ce dernier cas saute aux yeux. Les rangées semblent incomplètes. Il manque les déclinaisons, c’est-à-dire les modèles complémentaires si utiles en cas de refus. Pourquoi monter ou acheter plusieurs centaines de nymphes si ce n’est pour contrer tous les problèmes qu’on sera amené à rencontrer ? A quoi bon avoir 500 nymphes dans ses boîtes si on est incapable de proposer trois modèles de taille et de poids identiques mais de teintes différentes pour pallier l’indifférence ou le refus ? Parfois, c’est une infime différence de poids qui débloque la situation. Au final, face au seul poisson pris dans cet exemple théorique, on se retrouve avec la nécessité d’être en mesure de pouvoir proposer au moins deux lestages et trois teintes. Et comme tous les postes sont différents, on en revient à décliner chaque modèle en quatre lestages et entre trois et cinq tailles d’hameçons. C’est pour cette raison que je n’aime pas multiplier les modèles, car cela implique au final des milliers de nymphes.

    Pour la truite, je n’en ai que six ou sept au maximum. Il faut comprendre qu’une nymphe comme ma Fressane, une imitation de trichoptère dans les tailles 16, 14 et 12 ne pourra jamais m’aider lorsque que je bute sur une truite en alerte dans 20 cm d’eau au mois d’août. C’est pourquoi certaines imitations, comme un gammare ou une pheasant-tail à tête orange fluo, sont indispensables mais dans certaines conditions seulement. Ces nymphes ne sont complémentaires que des modèles qui se montent dans les mêmes tailles. A l’inverse, une pheasant- tail, modèle ultra généraliste est totalement déclinable de l’hameçon de 24 au 10. Il existe aussi dans mes boîtes quelques bizarreries que je n’ai jamais montées autrement que d’une seule et unique façon, lestage compris. Tous les ans, je me dis qu’il faudrait décliner, mais j’ignore pourquoi je n’ai jamais franchi le pas. Le pêcheur le plus rigoureux à la fois dans les déclinaisons et dans le plus faible nombre de modèles était Norbert Morillas. Nous avons consacré un article dans notre dernier numéro à sa pheasant-tail très particulière. Il existe aussi des grands pêcheurs à la nymphe qui ne montent pas leurs mouches. J’avoue que je ne comprendrai jamais comment ils peuvent pratiquer ainsi et j’espère qu’ils ne regrettent pas trop tous les poissons qu’ils ont dû laisser derrière eux faute de munitions adaptées !

  • Sécheresse, qui l’eût cru(e) ?

    Sécheresse, qui l’eût cru(e) ?

    Y a plus de saison mon bon monsieur ! Après les crues printanières exceptionnelles qui ont touché une bonne partie du pays, la fin de l’été s’avère chaude et sèche. A un point tel que même les régions réputées pour leur climat pluvieux, comme la Normandie ou la Franche- Comté en sont rendues à faire la danse de la pluie. A l’heure où nous bouclons ce journal (début septembre), la présentatrice de la météo est toute heureuse d’annoncer un radieux soleil avec des températures anormalement chaudes pour la saison. Une situation qui arrange bien certains, qui une fois de plus escamotent leur responsabilité derrière le réchauffement climatique. La Touques a rarement été aussi basse à cette saison et dans le Jura, l’administration parlait de fermer prématurément la pêche sur la haute rivière d’Ain, du jamais vu ! Bien sûr, les arrêtés préfectoraux sécheresse ne sont pas respectés par les agriculteurs, qui connaissent cette saison une situation délicate suite aux précipitations qui ont gâté les cultures au printemps. Rares seront toutefois les pêcheurs qui s’apitoieront sur le sort des riches céréaliers qui, contrairement aux guides de pêche, seront sans doute indemnisés !

  • Doubs, 50 % des eaux usées finissent dans la nature !

    Doubs, 50 % des eaux usées finissent dans la nature !

    C’est un chiffre incroyable et pourtant, le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises est formel, la moitié des eaux usées du département se perdent entre les habitations et les stations d’épurations ! La faute aux réseaux chargées de transporter ces eaux, en place pour en moyenne 80 ans et qui se trouvent en piteux état. C’est un problème politique sérieux, car ces réseaux dont personne ne semble se soucier sont aujourd’hui pointés du doigt. Cela signifie également que si les réseaux étaient fonctionnels, les stations d’épurations seraient toutes débordées ! Dans ce département dont les rivières souffrent tant, ce chiffre fait désordre…

    Photo : Ph. Boisson. Une belle illustration des deux principaux problèmes des rivières de Franche-Comté : un assainissement perfectible et l’élevage de bovins. L’Angillon dans le Jura, affluent de la haute rivière d’Ain.

    A lire, l’interview de Bruno Haetel publié aujourd’hui dans l’Est Républicain :

    http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2016/10/17/pollution-dans-le-doubs-50-des-eaux-usees-finissent-dans-la-nature-selon-le-collectif-sos-loue-et-rivieres-comtoises

  • Le bar (bientôt) fermé

    Le bar (bientôt) fermé

    La décision n’est pas encore prise, mais il ne fait guère de doute que la Commission européenne décide d’interdire toute pêche du bar au-delà du 48e parallèle. Et bientôt en deça. Sur recommandation de son Conseil pour l’exploitation de la mer. Accusés n°1 les pêcheurs français, au premier rang desquels les ravageurs pélagiques. Explication.

    La Commission européenne devrait décider d’interdire en urgence, toute pêche du bar dans la zone nord de l’Europe maritime. Ce moratoire total s’imposera dès 2017 aussi bien aux pêcheurs professionnels qu’aux pêcheurs de loisirs. En revanche il ne concernera vraisemblablement que la Manche, les cotes anglaises et le nord Bretagne, la pêche restant possible en deça du 48° parallèle c’est-à-dire au sud de Brest. L’organisme à l’origine de l’avis, le Conseil International pour l’Exploration de la Mer (CIEM) justifiant sa décision de ne recommander pour le sud qu’une baisse de 20 % des captures par… sa méconnaissance de l’état des stocks sur la façade atlantique du Morbihan au golfe de Gascogne. Or là où on dispose depuis très peu de temps d’ailleurs, d’études sérieuses sur les populations, le constat est simple : la survie même de l’espèce est en jeu. On est sûr aujourd’hui que les stocks de la zone nord (mais il y a de fortes chances pour qu’il en soit de même du sud d’Audierne à l’Espagne) ont non seulement chuté en deça de la Bpa (biomasse de précaution) mais sont en train de franchir la Blim (biomasse limite) en deça de laquelle l’effondrement des stocks ne garantit pas la pérennisation de l’espèce comme il en fut, au siècle dernier des morues de Terre Neuve ou des daurades du Moras. La mission du CIEM est d’être le garant du fameux RMD (pour rendement maximum durable) qui concilie le maintien à un niveau pérenne du stock de reproducteurs et du recrutement en juvéniles.

    Car le bar est un poisson à croissance plus ou moins lente selon les régions. Un bar de 42 cm, l’actuelle taille légale (au lieu de 36 pendant des années) est âgé de 5 à 6 ans, un bar de 70 cm peut avoir jusqu’à 20 ans. Cette caractéristique de l’espèce n’aidera pas à la reconstitution des stocks. Le bar dont les scientifiques et autres professionnels de la surveillance des ressources marines nous disaient encore jusqu’en 2013 qu’il n’appartenait pas à la catégorie des espèces menacées, au point de ne pas faire l’objet d’un TAC (total admissible de captures) comme le maquereau, la morue, le merlu ou l’anchois, le bar dont la France est de loin le premier producteur européen (5000 tonnes jusqu’à ces dernières années contre 1000 à chacun de ses voisins anglais, irlandais, hollandais) le bar, Dicentrarchus labrax est peut-être en train des disparaître. Sans que, en France, personne parmi les pouvoirs publics ou les lobbies et syndicats de la pêche professionnelle ne se soit à ce jour mobilisé pour empêcher cette catastrophe écologique dont les principales victimes seraient des centaines d’artisans pêcheurs dont c’était la principale ressource. Sans compter l’effet induit que cette affaire d’État risque d’avoir sur le tourisme halieutique et les milliers d’emplois concernés par le fiasco.

    Car il s’agit bien d’une affaire d’État : depuis des années des voix de moins en moins isolées s’élèvent pour dire que le discours officiel sur l’état des stocks est mensonger, pour dénoncer l’inefficacité stupéfiante de l’Ifremer, l’établissement public et commercial dont la principale mission aurait du être d’alerter les autorités. (Comme il le dit lui même, « L’Ifremer contribue, par ses travaux et expertises, à la connaissance des océans et de leurs ressources, à la surveillance du milieu marin et du littoral et au développement durable des activités maritimes. À ces fins, il conçoit et met en oeuvre des outils d’observation, d’expérimentation et de surveillance, et gère des bases de données océanographiques. ») Sauf que là, il n’a rien surveillé du tout : « depuis 20 ans, accusent les membres de la plateforme de la pêche artisanale française, nous alertons les scientifiques sur la diminution de la ressource

  • Le Chéran : Trois bassins supplémentaires sur la passe à poisson du seuil de la Capetaz

    Le Chéran : Trois bassins supplémentaires sur la passe à poisson du seuil de la Capetaz

    Les travaux de réalisation de trois bassins supplémentaires ont démarré sur la passe à poisson du seuil de la Capetaz à Alby-sur-Chéran. Dans le cadre de ses missions, le Syndicat mixte interdépartemental d’aménagement du Chéran (SMIAC) exerce une surveillance des ouvrages réalisés dans le cadre du contrat de rivière Chéran. Le Chéran à l’aval du seuil naturel de Banges (commune d’Allèves), ne présente que trois ouvrages artificiels. Des projets d’effacement (suppression des ouvrages) sont engagés sur les deux seuils situés en aval sur les communes de Rumilly, Boussy, Sales et Marigny-Saint-Marcel pour répondre aux objectifs de restauration de la continuité écologique. A moyen terme, le seuil de la Capetaz, à Alby-sur-Chéran (propriété de la commune d’Alby-sur-Chéran) sera donc le seul obstacle artificiel équipé d’une passe à poissons jusqu’au seuil naturel de Banges. Les observations de terrain de la passe à poissons (réalisée en 1998) qui équipe ce seuil, ont mis en lumière un dysfonctionnement de l’ouvrage, qui ne permet plus aux truites sauvages de remonter vers leurs sites de reproduction en amont du Pont Vieux, lorsque les débits du Chéran sont à l’étiage. Le Chéran subit depuis la fin des années 90 une baisse de près de 30 % de son débit moyen annuel et limite ainsi les possibilités de franchissement de cet obstacle artificiel pour les truites sauvages, qui sont un indicateur précieux de la qualité de l’eau du Chéran. Après une première phase d’étude réalisée en 2015, et après mise à disposition de l’ouvrage par la commune d’Alby-sur-Chéran, le SMIAC a engagé début septembre des travaux de reprise de la passe à poisson pour l’équiper de trois bassins supplémentaires afin de répondre aux objectifs réglementaires liés à la continuité piscicole.