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  • Shad Zilla Rolling Plug Serie, cet inconnu… 

    Shad Zilla Rolling Plug Serie, cet inconnu… 

    Parmi les nombreux shads pour la pêche du sandre, celui-ci passe plutôt inaperçu. Sa conception est toutefois originale avec des annelures beaucoup plus profondes que chez ses concurrents, ce qui freine le leurre à la descente et représente un atout pour la pêche en linéaire. Mais rien n’empêche d’utiliser ce shad en verticale. La caudale évolue plutôt à plat en balancement de droite à gauche. Ce shad mérite d’être essayé pour son côté atypique, sa grosse caudale ronde façon Lunker City Shaker et son corps qui bouge beaucoup d’eau.

    Longueur : 105 mm. Poids : 7 g. Prix conseillé : 8,50 euros la pochette de 6 leurres.

  • Terrova BT, Minn Kota revoit sa copie !

    Terrova BT, Minn Kota revoit sa copie !

    Le moteur électrique avant Minn Kota Terrova est depuis longtemps le préféré des pêcheurs aux leurres exigeants. Ce fut le premier moteur électrique à disposer d’un système d’ancrage virtuel, grâce au GPS (i-Pilot). On appuie sur la touche au picto qui représente une ancre et le bateau doit tenir sa position. En pratique le Terrova première génération avait du mal à tenir ce point sous l’influence d’un vent même modéré ou de courant. Et depuis, la concurrence faisait mieux. Ainsi la nouvelle version dite Terrova BT (comme Bluetooth) se devait d’améliorer certaines choses comme l’ancrage en particulier. On trouve déjà sur Internet plusieurs vidéos qui montrent le nouveau système en situation. Apparemment, cette nouvelle version tient ses promesses. Le système de basculement et de relevage est désormais plus facile, grâce à un système incluant un ressort qui force à votre place. Pour le reste, le Terrova reste le moteur ultra fiable et robuste que l’on connaît et qui satisfait les pêcheurs les plus exigeants. A noter que pour l’occasion, la télécommande a été refaite. Fini la pile bouton dont l’autonomie était plutôt limitée, surtout l’hiver, remplacée par trois piles AAA. La pédale est très inspirée de celle de l’Ulterra, avec entre autre, la possibilité d’ancrer le bateau (bouton i-Pilot).

    http://www.navicom.fr

  • Le chemin le plus court

    Le chemin le plus court

    L’instinct migratoire des saumons (ici une des cinq espèces de saumons du Pacifique) est d’aller au plus court. Et parfois, le plus court n’est pas le plus sûr, surtout lors d’une crue…

  • Japon, le poisson congelé jette un froid… 

    Japon, le poisson congelé jette un froid… 

    Quelle belle idée que de congeler des poissons dans la glace d’une patinoire pour que le public se prenne à glisser sur l’océan. C’était l’idée, mais le public n’a pas apprécié, obligeant la direction de cette patinoire à présenter ses excuses.

    https://www.theguardian.com/world/video/2016/nov/28/dead-fish-frozen-into-skating-rink-causes-uproar-in-japan-video

  • Le catalogue 2017 Navicom est disponible

    Le catalogue 2017 Navicom est disponible

    Navicom, importateur français des marques Humminbird, Minn Kota, et bien d’autres grandes marques d’électronique marine nous informe que le catalogue 2017 est disponible. Il sera présenté à l’occasion du Salon Nautique, du 3 au 11 décembre Paris. L’occasion redécouvrir les nouveauté et de bénéficier des conseils des spécialistes sur le stand.

    Plus d’info : www.navicom.fr

  • Motorguide Xi5, silence ça tourne !

    Motorguide Xi5, silence ça tourne !

    Nombreux sont les pêcheurs de carnassiers qui se demandent ce que vaut vraiment le moteur électrique avant Xi5, fleuron de la marque Motorguide. En effet, longtemps restée dans l’ombre du leader Minn Kota, Motorguide n’occupait pas le segment du haut de gamme du moteur électrique pour bateau de pêche. Depuis la sortie du Xi5, les choses ont changé. Après un recul d’environ deux ans sur l’utilisation de ce moteur, on est en mesure d’affirmer que ce moteur avant répond parfaitement aux attentes des pêcheurs les plus exigeants. Même les “verticaliers” qui doivent progresser au ralenti et avec une grande précision l’ont adopté. Son système d’ancrage virtuel sur un point fixe grâce au GPS intégré est une belle réussite, car le moteur tient très bien le point sans décrocher. En fonctionnement, on note un grand silence tant en continu que lors des changements de direction. Reste la télécommande (20 positions), qui est perfectible car dépourvue d’écran pour indiquer la vitesse et de bips pour savoir où on en est. Cela multiplie les erreurs entre les touches – et + qui sont donc constamment sollicitées. La pédale (sans fil) est bien conçue. Au final, ce moteur est une bonne surprise dont le prix élevé, entre environ 1500 et un peu plus de 2000 euros selon les versions, est justifié par une fonctionnalité conforme aux attentes des meilleurs spécialistes.

  • Bar : Sondages bidons

    Bar : Sondages bidons

    La thèse doctorale d’un chercheur de l’université européenne de Bretagne, thèse largement prise à son compte par l’Ifremer indiquait pour 2004 un tonnage attribué à la pêche de loisir supérieur à celui de la pêche professionnelle (plus de 6000 tonnes contre 4690). Le point de départ de l’évaluation était une rafale d’enquêtes téléphoniques confiées à l’institut BVA. Dans un premier temps le questionnement faisait partie de ce que l’on appelle un omnibus dans le jargon des sondeurs et qui revient à insérer un chapitre bar dans un ensemble de questions sur tous sujets appliqué à un échantillon représentatif de 1000 personnes . Les résultats n’ont pas dus être terribles puisque l’Ifremer a décidé alors de lancer en 2004 une autre rafale de sondages, 14 au total, répartis entre mars 2004 et janvier 2005 sur des échantillons de 1000 personnes.

    Un pêcheur de loisir contributeur était une personne qui avait prélevé au moins un kilo de bar ou avait ciblé (sic) cette espèce en 2004. Sur les 14 054 personnes interrogées 310 étaient entrées dans l’une de ces deux catégories. Suivaient une série d’équations d’extrapolation aboutissant à une population de 900 000, soit 1 Français sur 50 en état de tenir une canne à pêche. En comptant les veuves, les centenaires et les paraplégiques … La suite était du même tabac : on partait des déclarations de l’échantillon (les 310 personnes) pour dire que 69% d’entre elles déclaraient prélever au moins 5 kg de bars par an dont 17 % plus de 10 kg. Et c’est comme cela que quelques équations plus tard l’Ifremer par la voix de ce chercheur évaluait les prises annuelles de l’année 2004 dans une fourchette de 6020 tonnes à 10 668 tonnes, avec répartition par région et mode de pêche. (la seule chasse sous marine étant créditée de plus de 400 tonnes de captures, une production supérieure à celle de la Hollande aujourd’hui !) Sans commentaire.

  • Montage : De fils en hameçons…

    Montage : De fils en hameçons…

    Qu’il est loin le temps où on avait uniquement le choix entre deux fils de montage grossiers ! Aujourd’hui, les fils de montages sont presque aussi variés que les montages eux mêmes ! Certains peuvent se diviser en deux parties, d’autres sont en micro-fibres pour imiter autant le corps que les ailes de la mouche. Et que dire des fils les plus fins, jusqu’à 16/0, qui ouvrent les portes d’un monde microscopique.

    Les plus anciens d’entre nous se souviennent forcément de la soie de montage en coton Gossamer. Ce fil grossier toujours commercialisé, a connu l’âge d’or de la pêche à la mouche, lorsqu’un pêcheur habile, capable de monter une Peute ou une French Tricolore, pouvait prendre coup sur coup dix truites sans bouger de place. Ce fil torsadé, dont certaines teintes sont uniques (ah ! le jaune porte-bois Gossamer !) est toujours recommandable. En fait, tous les fils, anciens ou plus modernes, trouvent de nos jours leur utilité. En développant le fly tying, les ex-monteurs de mouches professionnels, où ceux dont la collection de mouches historiques n’est qu’une (belle) vitrine, ont mis entre les mains du grand public de quoi monter comme un pro ! L’évolution des produits de fly tying est à l’origine de la variété des techniques de montage. C’est très rarement l’inverse. Les meilleurs monteurs se creusent les méninges pour inventer des mouches et des techniques en fonction de ce qui est disponible sur le marché. Et parfois le hasard autant que l’imagination font bien les choses ! Sachez que parmi les dizaines de bobines qui semblent aussi identiques que différentes sur les catalogues, ou pire en arpentant les allées des salons de pêche à la mouche se cachent des produits très particuliers, avec lesquels il devient possible de monter les mouches autrement. Voici quelques exemples par Florent Bailly, qui a bien voulu se prêter au jeu…

     

  • Montage : les mouches de légende. 9. La daddy long legs

    Montage : les mouches de légende. 9. La daddy long legs

    Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct

    La première trace écrite de l’utilisation pour la pêche d’un insecte de la famille des tipulidea en Angleterre remonte à l’an 1496 par Dame Juliana Berners abbesse du Shropshire dans son “Treatysse of fysshynge with a angle” (en vieil anglais s’il vous plaît !). Il s’agissait de pêche avec l’insecte naturel et non d’une imitation. Bien plus tard, les premières tipules confectionnées avec les plumes locales (coq, faisan, lièvre) ne se nommaient pas “daddy long legs” (papa longues jambes !) mais “Harry long legs”. Le montage historique vient surtout de la pêche en lac et en réservoir. Il coule facilement malgré le renfort de deux ou trois hackles, il est vrai de piètre qualité. C’est pourtant cette version que je préfère à la version flottantepour la pêche en réservoir, notamment pour la pêche à vue. Car la daddy long legs a la particularité de s’immerger de quelques centimètres et de ne plus bouger. Les truites semblent dans un premier temps l’ignorer, avant qu’une du lot ne lui vole dans les plumes… Exactement comme avec le “mégot” ou si vous préférez avec les mouches en fibres de filtre à cigarette, technique très en vogue actuellement. En pêchant “suspending” comme disent les pêcheurs aux leurres, on pêche (depuis longtemps !) au mégot sans le savoir ! Le daddy long legs existe aussi en multiples versions flottantes plus ou moins modernes. Les deux variantes les plus répandues concernent le corps, qui est soit en poils de cervidés ligaturés en longs comme un fagot, soit en mousse synthétique (foam). Pour la version “suspending”, il peut être intéressant de faire quelques essais dans une bassine avant de se lancer dans une série. L’équilibre n’est pas très évident à trouver car la mouche ne doit ni flotter longtemps, ni couler trop vite.

  • Patagonie, une destination dans le vent !

    Patagonie, une destination dans le vent !

    Laisser errer ses yeux sur la carte du Chili, repérer la “ruta del fin del mundo” qui mène aux confins du monde, égarer son imagination dans le fjord Ultima Esperanza ou suivre les derniers pas de Bruce Chatwin* en Patagonie jusqu’au canal Senoret où se blottit Puerto Natales, c’est déjà voyager ! Vous comprendrez donc qu’aller pêcher dans cette région de Magallanes n’était pas vraiment le motif principal du voyage et pourtant que fut notre surprise…

    7H30, comme cela avait été prévu des semaines auparavant, notre guide Benjamin vient nous prendre à l’hôtel pour nous faire pêcher un “rio secreto” que nous avons hâte de découvrir. Dès les premiers kilomètres, c’est déjà l’émerveillement, le premier matin du monde : les énormes nuages noirs qui couraient la veille dans le ciel et effaçaient l’horizon ont été chassés durant la nuit et laissent place à un décor panoramique de carte postale où viennent se dresser des pics abrupts, d’immenses glaciers qui ne paraissent pas se soucier du réchauffement de la planète et devant, dans l’encre bleue indigo du fjord, immobiles, quelques bateaux en bois qui semblent avoir été posés là juste pour rajouter une touche de couleur. En y regardant de plus près, proche de la plage, des canards et des cygnes font pour les uns leur promenade matinale et pour les autres, la tête sous leur aile prolongent leur nuit de sommeil. Cet émerveillement va en fait se prolonger durant toute l’heure qui nous sépare de la rivière avec comme bouquet final l’arrivée dans une immense plaine parfaitement plate qui vient buter contre une barrière granitique verticale avec en son centre trois pains de sucre vertigineux, les célèbres Torres del Paine.

    Lorsqu’on ouvre le portail rose pour pénétrer dans l’estancia, je crois que pour la première fois mes yeux rivés sur cette explosion de beauté ont du mal à s’en détourner et suivre le magnifique ruban bleu qui se faufile entre les pâturages où se promènent deux chevaux et quelques étangs d’où s’envolent des flamands roses ! Miraculeusement oublié et préservé, ce bout du monde, cet Eden semble remonter à la nuit des temps ! Mais, chasser le naturel et il revient au galop ! En effet en s’approchant des berges de la rivière, un premier gobage, et le logiciel pêche est en marche. Très vite nous attrapons à tour de rôle quelques truites de taille moyenne mais cette partie de cours d’eau est large, peu profonde, et les posers pas toujours discrets, il est vrai pas aidés par le vent qui connait bien le coin et n’a pas comme nous le souffle coupé. Nous avons tout d’abord pris nos premières truites farios à la nymphe en “dropper”, puis en sèche avec une Royal Wulff lorsqu’en fin d’après-