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F3P, une fondation… de plus
La Fondation Préservation, Patrimoine, Pêche (Fondation F3P), créée le 29 août 2016, ambitionne d’acquérir des espaces comprenant des milieux aquatiques et/ou des zones humides dans l’optique de les protéger. La fondation a pour but de créer des espaces emblématiques accessibles et non des sanctuaires où l’homme n’a pas sa place. Ces espaces devront devenir des zones inédites de partage, privilégiant le loisir pêche, la découverte du milieu aquatique pour l’ensemble des usagers, notamment la jeune génération. Pour François Le Sager, président de la F3P, « Cette conception novatrice de l’accès aux cours d’eau proposée aux citoyens, contribuera à la prise de conscience générale de la fragilité des écosystèmes qui nous entourent et de leur nécessaire préservation ».
Soutenue par la FNPF, F3P s’attellera à fédérer d’autres partenaires financiers et des donateurs, convaincus de la démarche et de l’opportunité d’avenir que constitue cette nouvelle approche du loisir pêche dans la préservation des cours d’eau de l’Hexagone. Si l’action est louable, on peut toutefois lui reprocher d’être dissidente des autres, comme Natura 2000 ou le réseau Rivières Sauvages. Et au final, toutes manquent de moyens pour des résultats ambitieux.

Rivières de Franche-Comté, le grand ras-le-bol !
Alors que l’administration n’a pas le courage d’affronter un modèle agricole qui ne respecte rien, les rivières de Franche- Comté ont plus que jamais un pied dans la tombe. Ce printemps encore, les poissons défilèrent le ventre en l’air. Il serait temps que les pêcheurs se mobilisent en très grand nombre, car bientôt, il sera trop tard.
Les rivières de Franche- Comté et notamment celles du département du Doubs n’en finissent pas de mourir. Ce printemps, les habitués du Doubs, du Dessoubre et du Cusancin, mais aussi de la Bienne jurassienne, ont de nouveau assisté à un triste spectacle, celui que l’on connaît malheureusement trop bien depuis 2009. Ce morne tableau représente des rivières malades avec son cortège de poissons morts. Le printemps 2016 avait été très arrosé avec des crues permanentes depuis l’hiver jusqu’à fin juin. Cela avait permis aux ombres et aux truites de passer le cap de la fraie sans trop de dégâts. Quand les eaux étaient redevenues claires dès juillet, on pouvait revoir des petits bancs d’ombres adultes un peu partout. Ce sont ces poissons qui sont en grande partie morts ce printemps. Parce que rien n’a été fait pour que ça change. Le comté reste plus que jamais un produit issu de l’agriculture intensive. On dépasse largement le million de tonnes de lisier de vache pour le seul département du Doubs et ses 105 000 vaches laitières (chiffre datant de 2013). Le préfet Christian Decharrière avait promis une réglementation spécifique pour les zones karstiques, le président du conseil général Claude Jeannerot voulait que le lisier soit stocké sur six mois et non sur quatre afin d’éviter les épandages hivernaux, lorsqu’aucune pousse ne peut profiter de ce fertilisant dont tout le monde sait bien qu’il ne s’agit que d’un déchet, d’autres brandissaient la méthanisation pour régler le problème. Du côté des politiques et de l’administration rien n’a ne serait- ce qu’été tenté.
Sept ans de mesurettes dans le meilleur des cas, car les services de l’État s’enrhument quand la FNSEA tousse. Sept années durant lesquelles la production de comté a continué d’augmenter : 14 000 tonnes il y a une trentaine d’années, 80 000 en 2015. Et l’arrêt des quotas laitiers n’est pas seul responsable de cette augmentation, car l’AOP comté régule plutôt bien ses quotas depuis longtemps. L’administration sait que les prairies ne sont plus que de la culture d’herbe d’environ dix espèces de végétaux, que le comté est une publicité mensongère scandaleuse aux vaches au bout du rouleau piquées aux antibiotiques trop souvent. Elle sait aussi que les champs sont régulièrement passés au glyphosate (Roundup), plutôt hors AOP, mais parfois dedans. Mais elle laisse faire et par là même cautionne ce système qui est tout autant une réussite économique remarquable qu’un désastre écologique majeur.
Des solutions existent pour minimiser l’impact du lisier, comme la méthanisation (à condition que les digestats très riches en azote ne soient pas épandus). Mais la décision, comme le courage, est politique. Dans la pratique, transformer la totalité d’un million de tonnes d’un lisier liquide qui ne méthanise pas sans l’aide de 90 % de déchets verts n’est sans doute pas possible sans déforester la région ! La méthanisation est une solution

Vidéo. Du bon coté des inondations !
Pêcher à la main dans son salon n’était peut-être pas le rêve secret de ce pêcheur latino-texan.
Mais cette vidéo montre son adresse et la bonne humeur avec laquelle toute une famille prend la montée des eaux.
Et par chance le pêcheur à la main a évité les dards du catfish…

Réouverture du lac de Malaguet (43)
Comme chaque année, le lac de Malaguet (Haute-Loire) réouvre ses portes aux pêcheurs après la trêve estivale (c’était le 25 août). Rappelons que ce lac est réservé à la pêche à la mouche, qu’il est possible de loger sur place dans un gîte d’une grande beauté, très bien intégré à ce site naturel.
L’automne reste la saison à ne pas manquer sur ce lac situé en montagne. Le lac de Malaguet dispose de tout le confort pour les pêcheurs à la mouche. Voici le trailer du DVD que nous avons tourné avec Grégoire Juglaret, champion de pêche à la mouche bien connu, sur ce lac l’automne dernier (à commander au journal ou à télécharger sur ce site).

Le mystère des saumons du Pacifique “égarés” en Irlande !
Ce n’est pas une blague, et encore moins un cas isolé. Une trentaine de saumons “pink” (Oncorhynchus gorbuscha), une des cinq espèces de saumons du Pacifique, on été pris en Irlande, dans les contés de Mayo, Galway et Donegal, dans des rivières aussi différentes que la Moy, l’Errif, où les rivières Corrib et Cong (en liaison avec les célèbres grands lacs aux même noms). D’autres cas viennent d’être signalés en Ecosse, ce qui inquiète particulièrement les autorités. Car ces poissons n’ont rien d’animaux d’élevage aux nageoires rognées. Ils semblent s’être perdus, c’est le moins que l’on puisse dire, mais ont gardé l’instinct de remonter les rivières pour se reproduire. A l’heure où la planète est bouleversée par le changement climatique, il est permis d’imaginer les scénarios les plus invraisemblables : la fonte des glaces en Arctique ouvre de nouvelles routes que peuvent emprunter les poissons qui ensuite suivent le golf stream pour se retrouver le long des côtes des îles Britanniques. Nous n’en sommes heureusement pas encore là, mais la piste retenue (pas encore confirmée) par le ministère de l’environnement Irlandais tient aussi de la science fiction ! Ce serait les russes qui auraient introduit cette espèce dans les années 1950 dans la mer de Barents (extrême nord de la Norvège, Péninsule de Kola en Russie, Nouvelle-Zembie) bien loin de l’Océan Pacifique et à seulement 2000 ou 3000 kilomètres des îles Britanniques. Pourquoi cette espèce serait-elle restée en sommeil durant si longtemps pour ensuite migrer vers des eaux plus chaudes ? Les pêcheurs de saumons Atlantique de la Péninsule de Kola n’ont jamais relaté une quelconque trace de ces poissons (les touristes pêcheurs n’ont pu fréquenter la région qu’après 1991, une fois appliquée la Perestroïka). Pas plus d’ailleurs que leurs homologues norvégiens, dont la côté indique un chemin direct jusqu’à l’Irlande. Il semble que le mystère reste entier, et à suivre…
Il n’est pas à exclure que des individus gagnent les côtes bretonnes ou normandes d’ici la fin de l’automne.
(Photo © Fisheries Ireland).
http://www.fisheriesireland.ie/Notices/pink-salmon-non-native-fish-species-alert.html

Détendez-vous, allez à la pêche * !
Finesse, discrétion, perspicacité… au secours, la pêche devient trop difficile ! Connaître les moeurs des poissons et posséder un bagage technique minimum qui permette de les solliciter dans des conditions normales, c’est une chose… mais parvenir à tirer son épingle du jeu lorsque les truites sont dérangées tous les jours et que les conditions d’étiage ne les incitent pas à se mettre à table, c’en est une autre ! L’été est souvent la saison où l’apathie alimentaire et la sur fréquentation des cours d’eau rendent la pêche infernale… Quelques pistes pour ne pas craquer !
Dans certaines rivières, la sur-fréquentation et l’étiage commencent désormais le jour… de l’ouverture ! Après quinze jours de pêche, une fois que tout le petit monde de l’onde a goûté du Tiemco ou bien s’est habitué à fuir à tire nageoires à la vue d’un scion, les ardeurs halieutiques n’ont pas besoin des giboulées pour se refroidir. Au début, pendant quelques jours, les truites sont toujours naïves et peuvent être capturées presque n’importe comment. L’explication est simple : elles ont passé tout l’hiver tranquilles à vivre leur vie de truite au grand jour et à reprendre possession de leur rivière, alors elles ne se méfient pas. Mais quand les waders, les cuissardes et les silhouettes de chaque côté des rives recommencent à défiler en bataillon, elles ne resteront pas longtemps crédules. Ce qui est vrai les premiers jours de la saison est également vrai plus tard sur des poissons « neufs », comprenez qui apparaissent à un certain moment de l’année, souvent pour une raison liée à la température et à l’oxygénation (ou plus rarement à un besoin alimentaire) et qui n’ont pas été sollicités de toute la saison pour la bonne raison qu’ils avaient le gîte et le couvert dans des recoins inaccessibles. Mais quand une truite est sur ses gardes, c’est là que le grand jeu commence et que la pêche à la mouche prend toute sa mesure. Si lorsque les conditions de pêche sont faciles, bien des techniques permettent de capturer du poisson, à mon sens, il n’existe pas de technique plus efficace que la pêche à la mouche pour parvenir à ferrer une truite méfiante dans des conditions difficiles. Cherchons à comprendre pourquoi avant de voir comment ces mêmes raisons poussées à l’extrême peuvent nous aider à tirer notre épingle du jeu sur les parcours les plus fréquentés.
Avec une canne à mouche, lors de la mise en oeuvre des techniques conventionnelles, c’est la ligne qui propulse le leurre et non l’inverse comme c’est le cas de la pêche au lancer. Il en résulte qu’un pêcheur à la mouche qui maîtrise sa gestuelle est capable de présenter à une truite située à 10 ou 15 mètres de lui une nymphe ou une mouche sèche microscopique sans que la truite ne soit alertée. Dans les parcours surfréquentés c’est cette course à la discrétion qui va permettre de ferrer quelques poissons même dans des conditions difficiles alors que les copains font chou blanc.
– Finesse :
Le diamètre du fil habituellement utilisé pour confectionner votre pointe est en lien avec la taille de la mouche (par exemple, un hameçon n° 18 ou 20 s’accommode bien d’un fi l en 10/100 alors qu’avec un n° 24 un 8/100 sera mieux indiqué). Or, dès que la concurrence entre pêcheurs accentue la méfiance des poissons, pêcher avec un diamètre de fil inférieur d’une taille à la moyenne de celui employé par les confrères et allonger la longueur de la pointe (dans les rivières calmes) est un premier pas pour renouer avec la réussite. Passer d’une pointe de 1,8 m en 12/100 à une pointe de 2,5 m en 10/100 change grandement la donne et une étape de plus est franchie lorsque cette même pointe est réalisée en

Débits réservés en aval des centrales hydro-électriques, donnez votre avis !
Nous ne l’apprenons qu’aujourd’hui mais depuis le 5 août et jusqu’au 27 août, une consultation publique a été mise en place en prévision d’un projet de décret portant sur diverses modifications des dispositions du code de l’environnement relatives à la notion d’obstacle à la continuité écologique et au débit à laisser à l’aval des ouvrages en rivière (dit débit réservé).Si notre gouvernement se vante de ne pas prendre de vacances estivales, une bonne partie des français sont eux bien partis vers des congés bien méritées. Et ils ne verront sans doute pas passer ce texte dont la seconde partie, relative aux débits réservés de l’eau que doivent laisser passer les ouvrages pour garantir la vie du cours, a de quoi inquiéter les défenseurs de l’environnement. Le débit réservé est celui qui est imposé par l’Etat sur les ouvrages hydroélectriques, soit lorsque les turbines ne fonctionnent pas (pendant le remplissage du barrage), soit sur le tronçon entre le barrage et l’usine hydroélectrique située en aval pour les systèmes où les turbines ne sont pas sur le barrage mais en aval.Ce texte prévoit des cas où il serait possible de déroger au débit minimum garantit pour le réduire davantage. Il faut savoir que la loi pêche de 1984 a normalisé le débit réservé au :- 1/10e du débit annuel moyen (module) pour tout nouvel aménagement,
- 1/20e pour les ouvrages situés sur un cours d’eau dont le module est supérieur à 80 m3/s
- 1/40e pour les aménagements existants.
Cela était devenu nécessaire car au début du siècle dernier, lorsque de nombreux ouvrages ont été construits, les débits réservés étaient ridicules, limités pour beaucoup à quelques dizaines de litres par seconde.En ces temps de sécheresse où 82 départements sont en alerte, ce texte est un non sens, car depuis une dizaine d’années, le déficit en eau en France se confirme et s’installe dans le long terme. Ces nouvelles mesures ne peuvent que dégrader davantage des cours d’eau fragilisé par la présences des ouvrages (réchauffement de l’eau en amont de l’ouvrage, stockage des sédiments, perturbation en aval en cas de marnages, etc.).N’hésitez pas à donner votre avis ici :
Un geste pour la nature
La pêche de loisir pollue, il faut bien l’admettre. Même si l’impact est minime, une campagne nationale vient d’être lancée pour que chacun fasse des efforts. La pêche aux leurres est bien évidemment dans le collimateur. Ce n’est pas, contrairement à l’image choisie en couverture de la plaquette pour cette campagne, les leurres durs qui posent le plus de problèmes (les pertes sur et hors eau sont rares) mais bien les leurres souples en plastique ou dérivés qui finissent par se décomposer lentement et durant très longtemps au fond des lacs et des rivières. Si le rôle de chacun est montré du doigt, celui des fabricants d’autant plus. Les leurres en amidon (de maïs) comme les Berkley Gulp Alive sont une bonne piste à travailler. Alors au boulot !

N°6. La pêche à la nymphe à vue
De toutes les techniques de pêche à la mouche, la pêche à la nymphe à vue est sans doute celle qui demande le plus long apprentissage. Cette pêche est avant tout une chasse et à ce titre, elle demande certaines qualités, au premier rang desquelles figure la patience. Cette Petite classe met volontairement l’accent sur la compréhension de l’action de pêche, le comportement des poissons face aux nymphes plutôt que sur le matériel qui de nos jours, n’est plus un secret pour personne.
Le tempérament propre à chacun d’entre nous détermine assez précisément le type de pêcheur à vue que l’on est. À chasser le naturel, il revient au galop. Ainsi donc, l’impatient est impatient à la pêche, le pressé reste pressé et le contemplatif passera sa vie à observer discrètement la nature en prenant tout son temps. Ces différences orientent les pêcheurs naturellement vers la pêche de l’ombre ou au contraire, celle de la truite. Les deux espèces (on parlera dans cette rubrique de poissons sauvages) ont des comportements très différents. L’ombre vit à découvert et peut toujours s’intéresser à une nymphe même s’il ne se nourrit pas au moment où le petit leurre coloré lui passe devant le nez. L’ombre est curieux, et c’est à ce trait de caractère qu’il doit le fait de se retrouver pendu à un fil plus souvent qu’à son tour. Sa disponibilité fait le bonheur de l’impatient et du pressé. Le contemplatif n’a rien contre le fait de trouver des poissons disponibles à pêcher, mais son côté rêveur ne lui interdit pas d’attendre une truite, pas n’importe laquelle, pendant des heures. À la différence des ombres, les truites sauvages sont dépendantes de leurs caches. Un habitat qui leur sert d’abri pour les périodes d’inactivité. Et ça peut durer longtemps, mais qu’importe, le chasseur de truites sait attendre. Il sait aussi qu’après une attente plus ou moins longue, il devra se mettre en action en quelques secondes et que tout devra être parfait.
La pêche à la nymphe à vue a ceci de fascinant de toujours se renouveler même si on pêche toujours le même parcours. À chaque nouvelle sortie, une question se pose : les truites sont-elles en vadrouille, au contraire plutôt postées ou malheureusement invisibles ? Idem pour les ombres : sont-ils toujours bien visibles sur les radiers ou au contraire plus difficiles à voir dans les fosses ? L’expérience s’acquiert par comparaison des situations, de façon empirique. La routine s’installe parfois avec son lot d’ennui. Il y a des périodes où les poissons ne sont pas très coopératifs, d’autres où le vent (d’est notamment) ride la surface et font jeûner la faune aquatique. Malgré les nombreuses années à pratiquer cette pêche assidûment, l’apparition d’une grande truite, longtemps espérée et enfin là, vous mettra dans un état second. Quelques instants où la réalité devient une notion très relative, où vos jambes ne vous tiennent plus autant que d’habitude, où votre vision se focalise sous une forme « d’effet tunnel » qui vous fait ignorer la périphérie. Ces instants-là sont très particuliers et résument à eux seuls le côté chasse de cette pêche. Car contrairement à la plupart des autres techniques où rien ne se passe avant la « touche », à celle-ci vous prenez du plaisir avant, pendant et même après, lorsqu’un beau poisson relâché repart dans l’eau claire et que vous pouvez le suivre du regard.
Une histoire d’eau claire
Sans eau claire, pas de pêche à vue. On associe à juste raison le plus souvent la pêche à vue aux eaux calcaires. Mais cela ne veut pas dire pour autant que les eaux granitiques, plus acides, ne s’y prêtent jamais. Elles s’y prêtent moins, mais dans certains cas de fonds sombres mais d’eau claire, il est possible de voir les poissons sur les radiers et les zones peu profondes. Même si ces zones sont très minoritaires, la pêche à vue à la mouche sèche ou à la nymphe se pratique alors comme une technique occasionnelle fort sympathique qui change de l’ordinaire.
Apprendre à voir les poissons
La légende veut que les grands pêcheurs à la mouche aient une vue exceptionnelle. Mais de quoi parle-t-on ? De la capacité à lire le journal ? De voir la forme d’une truite à quarante mètres dans un courant, ou bien la teinte de celle-ci sous forme d’infi mes nuances qui se détachent sur un fond d’une autre couleur ? Pour fréquenter ou avoir fréquenté assidûment la plupart des meilleurs pêcheurs à vue français depuis une trentaine d’années

Pays-Bas. 1 200 euros par vache en moins !
Pour respecter les normes environnementales imposées par l’Europe, les Pays-Bas doivent réduire leur nombre de vaches. Et Bruxelles met la pression en brandissant des amendes qui ne tarderont pas à être infligées à l’État. Pour aider les agriculteurs à passer à l’acte, l’État néerlandais propose 1 200 euros par vache abattue. Depuis l’arrêt des quotas laitiers en 2015, les taux de phosphate dans les terres et les eaux du plat pays ont augmenté de 24 %. Les agriculteurs doivent retrouver le cheptel qui était celui des Pays-Bas au 2 juillet 2015. Et pour cela, environ 60 000 bêtes doivent être abattues avant la fin de l’année pour un coût dépassant les 70 millions d’euros. Évidemment, la mesure est très mal perçue par le monde agricole et plus encore par la population, qui devra payer la facture d’un excès qui ne concerne que le monde agricole, qui comme dans notre pays, est incapable de s’autoréguler.