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  • Kit Gallow Petitjean, le montage parachute facile

    Kit Gallow Petitjean, le montage parachute facile

    L’étau Swiss Vice Petitjean n’en fini pas de s’améliorer en recevant de nombreux accessoires. Nouveauté du moment, un kit qui permet de réaliser des montages parachutes très facilement. Ce genre de bras déporté n’est pas une nouveauté, mais celui proposé par Marc Petitjean est très bien réalisé, simple à mettre en place et à utiliser. Il s’agit d’un kit qui comprend deux bras de formes et de tailles différentes ainsi que les accessoires nécessaires pour bloquer l’aile, car c’est sur ce point que le kit Gallow simplifie la vie du monteur. En effet, il n’est jamais facile d’enrouler un hackle à plat autour d’une aile souple. En bloquant l’aile, le bras transforme l’opération en un jeu d’enfant.

    Notre avis : très facile à utiliser avec les ailes en Z-Lon, microfibres, polypropylène. Avec le CDC, il faut remplacer l’outil à gorge livré (conçu initialement par Petitjean pour saisir les plumes de CDC par le pied) par une pince à hackle classique.

    Prix conseillé : 62 euros.

  • Com en stocks

    Com en stocks

    Toujours content l’Ifremer ! Cette année par exemple son motif de satisfaction vient de ce que « 43 % des débarquements de poissons  proviennent de populations  en bon état. Contre 9 % il y a 20 ans. » « Pour ces populations, précise le communiqué, la pression de pêche et la biomasse sont estimées être compatibles avec l’objectif de rendement maximal durable. » Et c’est quoi le  « rendement maximal durable » ? « C’est, nous précise la voix de la science au service de la pêche, la plus grande quantité de poissons qu’il est possible de pêcher sur le long terme sans altérer la capacité de la population à se reproduire. »

    Bon on apprend quand même au détour d’une stat que 26 % proviennent de populations surpêchées, 2% de populations effondrées et 17% de populations non évaluées. Et pour en finir avec les chiffres que 6% de ces populations sont en reconstitution.

    Les choses se gâtent quand on commence à parler vraiment des poissons. Les 6% de stocks reconstitués ? Pour l’essentiel les bars de Manche et de Mer du Nord dont l’Europe nous a obligé à limiter le pillage. (au passage l’Ifremer ne parle pas des stocks de bars de la façade atlantique au sud de Brest. Ce sera sans doute pour l’année prochaine puisque un nouveau régime imposé par l’Europe a été instauré sur cette zone dès cette année. )

    Beaucoup plus grave : de l’aveu même de l’Ifremer, la situation de la Méditerranée est désespérée. En Atlantique, en mer Celtique et dans la mer du Nord les stocks de cabillaud se sont  effondrés. Chinchards, maquereaux,  et sardines seront bientôt aux abonnés absents. Mais à part ça, Madame la marquise, tout va très bien … En fait il n’y a que les merlus, les anchois et les baudroies qui vont bien. D’ailleurs ils sont représentés deux fois sur le dessin qui illustre le communiqué de l’Ifremer. C’est beau la com.

    Mais surtout dans cet étrange communiqué l’Ifremer nous avoue qu’il y a 20 ans, c’est-à-dire en l’an 2000, 91% des débarquements de poissons provenaient de populations en mauvais état. Chiche que vous nous ressortez les communiqués de l’époque ?

     

  • Lac de Vouglans (Jura), un déclassement qui fait des vagues

    Lac de Vouglans (Jura), un déclassement qui fait des vagues

    C’était dans les cartons depuis plusieurs années déjà. Le troisième plus grands lac artificiel de France, 1700 ha sur l’Ain n’avait comme lien avec la première catégorie qu’une population relictuelle de truites lacustres, insuffisante pour justifier le maintient dans cette catégorie à salmonidés dominants. Ce grand lac artificiel aux eaux parfois turquoises est en revanche très bien peuplé en sandres, perches, corégones, carpes, mais aussi silures, qui après des années de discrétion, envahissent désormais l’ensemble du plan d’eau. Le brochet souffre en revanche d’un manque cruel de frayères dans ce milieu d’une part très minéral et d’autre part soumis à de gros marnages. Les AAPPMA locales ne manquent pas de bonne volonté pour installer des frayères artificielles qui donnent des résultats encourageants, mais mais qui ne remplacent pas un milieu favorable. En 2020, la pêche ouvrira en juin et non à l’ouverture de la truite en mars comme les autres années puisque le lac passera en seconde catégorie. Et ce classement permettra également de prolonger la saison de pêche des carnassiers jusqu’à fin janvier. De même, des tailles légales adaptées ainsi que l’application d’un quota journalier seront imposées aux eaux du lac.

    Cette décision divise néanmoins les pêcheurs du lac et notamment ceux des deux AAPPMA locales (Claivaux-les-Lacs et Moirans-en-Montagne). L’une voit en cette nouvelle règle une meilleure protection pour les poissons du lac, notamment les carnassiers et l’autre craint que ce soit une porte ouverte aux pêcheurs professionnels (qui ne pouvaient officier en 1ère catégorie). Le préfet a pourtant garanti qu’il n’y aurait pas de pêcheurs professionnels sur Vouglans. Mais les préfets, tout le monde sait qu’ils vont et qu’ils viennent… La crainte vaut donc pour l’avenir. Les opposants craignent également que les sandres soient victimes des pêcheurs au ver, qui pourront pêcher toute l’année au poser (pêche des poissons blancs), mais cela restera plus qu’anecdotique comparé aux excès de la pêche aux leurres en no-kill en mars et avril sur des poissons en période de fraie (des dizaines de bateaux certains week-end). L’accident de décompressions avec une femelle sur le point de pondre est un véritable gâchis. Le no-kill ne doit pas permettre de faire n’importe quoi. Sur ce point, le déclassement était donc à redouter.

     

     

     

  • Boycott

    C’est le genre de boutique à Bobos bio comme on en trouve à Paris et dans quelques autres villes de France. Celle-là est l’antenne d’une maison respectable et respectée qui consacre depuis trois générations  son énergie et son talent au foie gras et au saumon. Une  boutique dont les clients se piquent de nutrition respectueuse de l’environnement, de bonnes pratiques écologiques, de comportements locavores. Une boutique complice de ceux qui sont en train de faire disparaître les derniers saumons sauvages du gave d’Oloron.

    Explication : quand vous demandez  du saumon fumé au comptoir de cet établissement on vous demande si vous en voulez du sauvage ou de l’élevage.  ( les deux coûtent un bras mais pas le même bras.) Si vous répondez « sauvage » on vous donnera le choix entre du saumon de ligne de la Baltique ou du saumon de l’Adour.

    Vous donner le nom du fournisseur reviendrait à lui faire de la pub. Je voudrais juste que les clients de ce genre d’établissement comprennent qu’ils se rendent complices de l’anéantissement de la dernière vraie souche sauvage de saumons français.

    Pour que la quinzaine de pêcheurs professionnels qui les pêchent au filet dans l’Adour contre toute logique économique, écologique et politique, renoncent au pillage il faut qu’ils n’y trouvent plus leur compte.

    Il faut donc boycotter le saumon de l’Adour. Dites-le autour de vous et parlez-en à votre député. Vous pouvez même ajouter qu’il est salement pollué. (Un petit fake pour une grande cause.)

  • La production de biogaz par méthanisation, une grosse menace pour l’eau

    La production de biogaz par méthanisation, une grosse menace pour l’eau

    Valoriser des déchets organiques pour en faire du biogaz et donc de l’énergie verte, voilà les promesses de la méthanisation. Ce procédé répond à l’objectif des 23 % d’énergies renouvelables que s’est fixé l’Etat avec l’éolien, la géothermie et l’hydroélectrique. On connaît les méfaits de l’hydroélectrique sur les cours d’eau et notamment sur les têtes de bassins (marnages, rétention des sédiments, augmentation de la température dans les bassins, segmentation des cours d’eau, etc.). On sait également que les petites unités ne produisent que 0,1 % de la production nationale et qu’en revanche les dégâts imposés aux cours d’eau sont eux très importants. On sait également que pour les propriétaires de ces petites micro-centrales, c’est une manne car l’électricité est vendue à EDF avec obligation d’achat pendant 20 ans à un tarif souvent majoré.

    L’hydroélectricité est très mal vue des défenseurs de l’eau car elle impact physiquement les cours d’eau. On pourrait alors penser que la méthanisation, défendue par plusieurs ministres de l’environnement, constitue une bien meilleure solution en matière de développement durable, de préservations des eaux de surfaces et souterraines, mais il n’en est malheureusement rien. Souvent présenté de façon schématique, le méthaniseur semble avoir que des qualités. Il transforme du lisier de porc, de vache, en gaz qui lui même est transformé en électricité verte. Voilà pour la com. En réalité, il faut savoir que le lisier, dont l’élevage produit des quantités colossales ne peut méthaniser seul. Pour qu’il se transforme, il faut lui ajouter environ 80 % d’autres déchets. Des déchets verts, mais aussi des déchets de l’industrie agro-alimentaire comme des yaourts périmés, de la pâte à tarte, bref tout ce qui peut se décomposer en fermentant. Et la collecte se fait avec des camions, qui eux roulent au gasoil,  généralement dans un rayon d’une centaine de kilomètres autour de la ferme et de son méthaniseur. Chaque jour, l’ogre doit être alimenté. Chaque jour, c’est la valse des camions sur les routes. Autour des fermes sont épandus les digestats, liquides et solides, très concentrés en azotes, qui seront ensuite épandus autour de la ferme. Il serviront à faire pousser différente plantes dont le maïs, et à alimenter quoi ? Le méthaniseur bien-sûr ! Si les plantes en absorbe une partie, ces digestats très chargés en azote minéral finissent dans les eaux souterraines puis dans les rivières.

    On savait que la méthanisation était une usine à gaz, mais pas forcément qu’elle était à ce point polluante. Pas sûr que leurs défenseurs (essentiellement de gros agriculteurs) ce préoccupe de ce détail, car dans la plupart des cas, le but est de faire de l’argent. La méthanisation est largement subventionnée par l’ADEME. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie ferait bien d’y regarder de plus près avant d’accorder des aides, car s’il existe des projets vertueux (avec dessiccation des digestats transformés en granulés pour chaufferie), le reste contribue à augmenter fortement les pollutions localement.

    Pêcheurs, membres d’AAPPMA, méfiez-vous des projets de méthanisation, participez aux débats publics et opposez-vous aux épandages massifs de digestats sur de petites surfaces autour de la ferme, surtout si vous êtes en région calcaires, ou pire karstiques.

     

  • Encore un franc succès pour la Fête de la Pêche à la Mouche de Charleroi

    Encore un franc succès pour la Fête de la Pêche à la Mouche de Charleroi

    La Fête de la Pêche à la Mouche, dont il s’agissait de la 25ème édition s’est tenue ce week-end à Aiseau-Presles dans la banlieue de Charleroi en Belgique. 8’6 était présent (comme presque chaque année avec Pêches sportives). L’occasion de rencontrer et d’échanger avec les lecteurs belges mais aussi français. Et encore un coup de chapeau à l’Amicale des Pêcheurs à la Mouche de Charleroi, le club organisateur, qui grâce à une équipe passionnée, sérieuse et efficace, sait faire de cet événement un salon incontournable où toutes les pêches à la mouche sont représentées.

  • Aisne, deux nouveaux réservoirs fédéraux

    Aisne, deux nouveaux réservoirs fédéraux

    La fédération départementale de pêche de l’Aisne, vient de signer une convention avec la commune de Travecy ainsi qu’avec l’association Travecy Pêche Nature. Cette convention officialise la création de deux réservoirs, l’un de 3,4 ha dédié à la pêche à la mouche artificielle, l’autre de 0,6 ha à la pêche aux leurres durs (concept de type “area”). Ces deux plans d’eau seront ouverts du 1er octobre au 31 mai. Pour l’heure, quelques aménagements restent à faire (ponton pour barques) et les deux plans d’eau seront ouverts au 1er octobre 2020.

    Renseignements : www.peche02.fr

  • Cake Ösa, un vélo pour les pêcheurs à la mouche

    Cake Ösa, un vélo pour les pêcheurs à la mouche

    Depuis l’invention géniale de la roue, puis du vélocipède, moyen de locomotion qui a de l’avenir en ces temps de réduction du taux de C02, l’Homme et sa fulgurante intelligence n’a jamais trouvé mieux comme aménagement du vélo que l’exigu porte-bagages et les sacoches. Ça va pour la baguette et le camembert, mais pour le pêcheur, c’est plus que juste. Heureusement, la société suédoise Cake a tout prévu. Leur vélo Ösa modulable, c’est un peu votre coin de pêche. Il comporte un tube à cannes (3 ou 4 brins), un porte bagage spacieux à l’avant et la possibilité d’en fixer un plus grand à l’arrière, et surtout, ce vélo électrique passe très bien dans les chemins même pas très carrossables.

    Il faut dire qu’à 8500 euros le Ösa+ (6500 pour le Ösa Lite) heureusement qu’il ne faut pas trop pédaler…

    ridecake.com

  • Le n°8 de 8’6 est sorti !

    Le n°8 de 8’6 est sorti !

    Vous l’attendiez, il est enfin là !

     

    Au sommaire de ce numéro 8 :

    -Les actualités halieutiques

    Le mystère de la biodiversité qui fout le camp

    -Mode d’emploi. Le montage de 13 micro-mouches

    -Pêchez au Japon

    L’épuisette à la loupe

    -Portfolio. Le monde merveilleux de Sébastien Lamy

    Le no-kill vingt ans après

    -Virtual Fishing

    L’omble de Maurice

    -Pikers. Le leurre en bois façon crafters

    -Fibroscopie. Si, pendant des décennies, les cannes

    -La boutique de Pêches Sportives

     

    Disponible dans certains kiosques (liste des kiosques ici) et sur notre site !

  • Pêches Sportives Vidéo n°57 : Le montage des streamers articulés

    Pêches Sportives Vidéo n°57 : Le montage des streamers articulés

    Les truites de nos réservoirs voient à longueur de saison des streamers qui nagent à peu près tous de la même façon et elles apprennent à s’en méfier en quelques jours. Les montages articulés, à la nage louvoyante comme celle d’une anguille apportent un réel plus, surtout si nous sommes très peu nombreux à les utiliser. Longues à monter, ces mouches en chenille en taille XXL n’en sont pas moins de fabuleux leurres à truite arc-en-ciel, brochet, bar, carangue et tarpon. Cette vidéo vous montre la technique et le matériel particulier qui sert à la réalisation de ces mouches en quatre ou cinq sections.

    Durée : 33 min.