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Tiemco vient d’avoir 50 ans
Tous les pêcheurs à la mouche mais aussi aux leurres connaissent la marque nippone Tiemco pour ses hameçons d’une grande qualité, mais très peu d’entre-nous connaissent l’historique de cette marque qui depuis cinquante ans innove sans cesse. Les premiers hameçons importés en France, avec des références légendaires, comme le 900 bl, le 9300 ou le 3769 l’ont été au tout début des années 1990, ce qui correspondait également au tout début de l’ère informatique et de l’Internet. Vous pouvez retrouver l’historique complet de cette marque qui a toujours été à la pointe de la technologie sur cette page dédiée à cet anniversaire :

Le port de Bayonne libéré de ses filets dérivants
Les tribunaux administratifs de Pau et Bordeaux ainsi que le Tribunal correctionnel de Bayonne ont interdit officiellement la pêche dans le port de Bayonne. Chaque année, des pêcheurs professionnels pêchaient le saumon aux filets dérivants le long des 7,2 km du port. Cet endroit stratégique là où le fleuve Adour se rétrécit avait la préférence des pêcheurs, mais la pêche n’y a en fait jamais été autorisée. Dorénavant, ces mêmes pêcheurs poseront leurs filets sur vingt kilomètres en amont, entre le pont Grenet et le pont d’Urt mais cela leur sera moins favorable car l’Adour est sensiblement plus large à cet endroit qui de plus, n’est pas dragué régulièrement, donc plus encombré. Ce sera donc moins un ratissage en règle, ce qui sauvera un nombre non négligeable de saumons et de truites de mer. L’association Salmo Tierra Salva Tierra s’inquiète néanmoins d’un éventuel “petit arrangement entre amis” entre gens influents, mais les associations veillent au grain.
L’association Salmo Tierra Salva Tierra a mis la main sur un document qui en dit long sur ce que représentait cette zone du port de Bayonne pour les pêcheurs au filet. Il s’agissait d’un véritable piège. Ce document relate des éléments d’une étude de l’IFREMER, datée de 2011, qui confirme l’existence d’une zone hyper favorable à la pêche aux filets dérivants : «Le saumon qui cherche à remonter vers la rivière où il est né, pour se reproduire, longe la côte, de Contis à Bayonne/Biarritz, guidé par son odorat. Dès qu’il a trouvé l’entrée de l’estuaire, il rentre dans le port ou il tourne, fait du yoyo, avant de déterminer si c’est la bonne voie pour s’engager dans la remontée en direction des gaves. La zone du port constitue ainsi un terrain d’action idéal pour une pêche professionnelle facile et donc massive.». Bien vu l’Ifremer, mais cette zone n’était tout simplement pas autorisée à la pêche et cela n’a pas échappé aux juges.
Pour autant, cette victoire pour le saumon et les pêcheurs à la ligne ne réglera pas les prélèvements de milliers de saumons en mer sur la zone côtière. Il serait temps que les autorités (COGEPOMI notamment) se prononcent sur ce problème. Et de même, les pêcheurs à la ligne devront également durcir la réglementation pour éviter les excès avec certaines techniques si le gave voit ses remontées de saumons progresser : pêcheurs espagnols à la crevette et au ver à la grande canne dont la technique consiste à un véritable harcèlement des saumons, et aussi l’armement des leurres qui doit éviter de blesser les saumons. Dans une région où il est difficile de faire bouger les choses, le jugement rendu fin février nous montre que ça peut évoluer dans le bon sens. Pour être pris au sérieux, les pêcheurs à la ligne devront montrer l’exemple.
Pour se tenir informé : www.salmotierra-salvatierra.com/

Hareline Blind Rabbit Strip
La marque Hareline propose toujours des produits de qualité et qui de plus, sont bien pensés. Ces bandelettes de peau de lapin (nouveauté 2020) se distinguent pour certaines par un côté holographique côté peau et un côté fluo pour d’autres. De quoi donner de la couleur aux steamer en poils de lapin, car d’ordinaire, cela fait défaut.

Il faut faire barrage aux barragistes (privés ou publics)
Alors comme ça ATTAC (dont nous soutenons par ailleurs très souvent les positions) et quelques esprits bien pensants, partent en guerre contre le projet de privatisation de 150 barrages français. Le film qu’ils appellent à financer aura pour titre Barrages sous haute tension et dénoncera cette privatisation partielle du réseau hydroélectrique national. La bande annonce a de quoi faire pleurer un corégone. On nous y explique qu’un barrage est un ouvrage d’art magnifique qui recueille 75% des eaux de surface de la France (ce qui au passage signifie qu’il n’y a plus que 25% d’eaux libres à la surface de ce pays), « qu’on va leur donner les robinets de la France » (nous on dirait plutôt les chasses d’eau) et que si ça passe au privé, attention la sécurité.
Et il y en a même un qui nous explique que tout cela risque de nous plonger dans le noir.
Et pas un mot sur toutes les cochonneries que produit un barrage, les rivières dévastées, les sédiments pourris, la vie sauvage détruite pour des centaines d’années.
Et surtout pas un mot sur la vraie privatisation qui fait mal, celle qui projette d’achever les dernières rivières et ruisseaux pour produire au total l’équivalent d’un quart de Fessenheim. Celle qui obligera EDF à racheter au prix fort kilowattheures ainsi produits.
Ne vous inquiétez pas chers militants non seulement votre bataille n’est pas la bonne, mais l’autre, la vraie, celle de la vie, votre ignorance stupide fait qu’elle est déjà perdue !
Le débat sur le passage au privé n’est pas le problème. Cela peut se faire dans le cadre d’une délégation de service public, avec des organismes de contrôle qui encadreront la gestion de barrages mieux qu’on ne le fait aujourd’hui pour EDF. (L’établissement public ne respecte que contraint et forcé la réglementation sur le droit d’eau. Demandez aux derniers saumons de la Dordogne ce qu’ils en pensent.)

Moulinet Vision XO, un produit bien né
Vision est une marque qui se distingue par des produits souvent abordables et bien pensés. Leur gamme de moulinets manquait d’un modèle haut de gamme, léger, fonctionnel, efficace, bref sans soucis. Ainsi, le XO dispose d’une cage totalement fermée. Enfin ! Car comme pour la plupart des marques mis à part Loop et Danielson et quelques très rares autres, un simple guide fil assure la liaison entre le bâti et la bobine et cela pose des problèmes de bas de ligne qui parfois passent entre la bobine et le guide fil ou de soie qui se fait broyer dans cette même gorge. Avec le XO, impossible de vivre ce genre de désagrément. Premier bon point et pas des moindres. L’autre atout du XO est son poids très contenu. Il faut dire que la matière de ce moulinet se résume à sa plus simple expression tant il a été évidé de toutes parts. Le modèle pour soie 5/6, d’un diamètre de 95 mm ne pèse donc que 123 g. Plus impressionnant encore est la version 3/4, qui pour un diamètre confortable de 85 mm ne pèse que 65 g, en raison d’un système de freinage simplifié comparé aux deux autres versions. La version 7/8 quant à elle pèse 135 g, pour un diamètre de 103 mm. Le frein micrométrique est très doux, ce qui en fait un moulinet complètement adapté aux pêches modernes avec des cannes légères et des fils fins.
Prix conseillé : 269, 379 et 389 euros selon le modèle.

L’hélico et la ministre
L’image d’un hélicoptère utilisé pour déplacer de la neige sur les pistes de la station de Superbagnères dans les Pyrénées a frappé les esprits et notamment celui de la ministre de la Transition écologique et solidaire Elisabeth Borne. L’hélico, c’est pas écolo et c’est pas nouveau. Il aura fallu ce dérapage aérien pour que soudain, ce 15 février, les Français se posent enfin des questions sur l’avenir des stations de ski avec des hivers sans neige. L’usage exceptionnel d’un hélico dérange alors que les canons à neige qui vident depuis des années les ruisseaux n’émeuvent que les pêcheurs et les naturalistes. Pour un hectare de neige artificielle, il faut 4000 m3 d’eau. En comparaison, le maïs, plante réputée gourmande en eau, n’en consomme “que” 1700. Et que dire de la surpopulation en zone de montagne l’hiver alors que l’assainissement peine à rendre aux ruisseaux affaiblis une eau propre. Ces ruisseaux d’altitude étaient des sanctuaires de biodiversité avec des espèces rares et sensibles, mais ils sont souillés par ce tourisme de masse ignorant généralement tout de la fragilité des lieux.
Le tour d’hélico de Superbagnères n’est finalement rien face à la débauche de SUV de plus de deux tonnes qui se ruent chaque hiver vers les stations. Face au manque de neige, on investit toujours plus dans des canons à neige (46 millions d’euros en 2002) et on fait l’autruche, croyant sans doute à des hivers plus favorables. Mais le sort s’acharne. Au jeu du pas de neige = pas d’eau = pas de neige artificielle, nos politiques trouveront sans aucun doute une solution. Dans ces zones où on ignore les arrêtés de biotopes, la Convention de Berne, Natura 2000, …, un tour d’hélico et c’est réglé !

8’6 s’écoute en podcast !
Le papier c’est sympa, mais on ne peut pas toujours apporter son livre ou son 8’6 avec soi. Alors, nous nous lançons dans une production régulière de podcasts dont le premier, “l’Extrait” qui vient d’être mis en ligne propose le premier chapitre du nouveau livre de Vincent Lalu, Au milieu coulait une rivière. Les podcasts de 8’6 traiteront de l’actualité, de sujets de fond sur les thèmes des milieux aquatiques et de la pêche sportive, et nous vous ferons également découvrir la bibliothèque de 8’6 par Pêches sportives à travers la lecture d’extraits de livres.
Rendez-vous sur notre page Podcasts pour découvrir le 1er épisode de notre 1er podcast « l’Extrait ».

Le Rise Festival fête ses 10 ans !
Dix ans ça se fête ! Le Rise Festival propose donc depuis une décennie des films sur le thème exclusif de la pêche à la mouche tournés dans les plus beaux lieux de la planète. Mais pour cette date anniversaire, les organisateurs ont souhaité également proposer des films réalisés en France.
Le principe de ce festival unique est d’être itinérant. Les films viennent à vous, dans votre ville. Pratique, non ?
En ces mois hivernaux, ils font du bien au moral ! Le festival fera étape les 22 et 23 février prochain au salon de Carhaix, puis à Paris, Aigle (Suisse), Villers-Cauterets, Gap, Châlon-sur-Saône, etc.
Pour vous tenir informer des dates et des lieux : rise-festival.fr

OFB, des effectifs qui fondent plus vite que la mer de glace !
Pour répondre à l’urgence écologique, le Président Macron a jugé bon d’officialiser le lancement de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) le 13 février dernier dans un lieu hautement symbolique, Chamonix, au bord de la mer de glace, même si elle n’a plus de mer que le nom. Choisir l’une des vallées les plus polluées de Franc était audacieux, mais il faut savoir que le Président était par ailleurs en Haute-Savoie à ce moment là et que cela permettait donc de faire d’une pierre deux coups. L’inauguration s’est donc organisée dans la panique à moins d’une semaine de l’évènement. Et c’est 360 directeurs nationaux, régionaux, chefs de services, chefs d’unités territoriales, y compris depuis l’Outre-Mer, qui ont été sommés de venir gonfler les rangs de cette belle mascarade pour montrer aux médias qu’en France, on ne badine pas avec l’environnement. Le coût de cette opération, estimé à 400 000 euros fait tousser les agents, ceux qui n’ont pas été invités et à qui l’on supprime des moyens : sous effectifs, véhicules, équipement, etc. Un peu embarrassé par cette grand messe qui n’a pas grand chose d’écolo, la direction de la com de l’OFB tente de rassurer en annonçant que “l’OFB mettra en place un dispositif de compensation carbone intégral de l’événement”. Les agents devront-ils circuler à vélo pendant deux ans, le temps que la nature leur pardonne cette excessive démonstration, avec sa longue brochette de gradés alignés derrière le Président ?
L’OFB est né de la fusion de l’éphémère l’Agence Française de la Biodiversité (AFB, ex-Onema) et de l’Office national de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS). Dans notre pays, il existe une volonté politique, surtout constatée depuis les mandats de Sarkosy de tuer dans l’œuf la défense de l’environnement. Rappelez vous le même président dire “l’environnement, ça commence à bien faire”. Rappelez vous l’astrophysicien Hubert Reeves, propulsé président d’honneur de l’AFB, alors plein d’espoir pour la sauvegarde la biodiversité. Mais l’AFB n’a jamais eu les moyens nécessaires pour faire son boulot, et surtout pas dans le cadre de la Directive Cadre sur l’Eau pour prouver que le “bon état écologique” des masses d’eau n’a pas été atteint dans les délais imposés par l’Europe. L’AFB a toujours été perçu comme un frein au développement de l’agriculture intensive à laquelle sont liés tous les lobbys de l’agro alimentaire. L’Etat n’aime pas se tirer des balles dans le pied. Le gouvernement Macron reste malheureusement dans la lignée des gouvernements précédents (de droite comme de gauche) en matière de sauvegarde de l’environnement.
Un peu partout en France, des agents de l’OFB ont manifesté à visage masqué durant cette cérémonie accusée de montrer l’Office sous un faux visage. Entre discours officiels et réalité sur le terrain, il y a un monde, un monde qui fond plus vite encore que le glacier de la mer de glace.

Les dates d’ouvertures de la pêche en 2020
Comme chaque année, et malgré la volonté de notre Fédération Nationale de la pêche en France (FNPF) de tout uniformiser, il va falloir se méfier des dérogations et autres particularités locales qui peuvent décaler les dates d’ouverture de la pêche. Tout d’abord, lorsque l’on a voulu se renseigner sur les dates nationales d’ouvertures pour 2020, notre premier réflexe a été de nous rendre sur le site de la FNPF. Choux blanc. Hormis quelques grandes dates qui ont fait évoluer la réglementation, rien d’informatif sur le site de la première instance de la pêche en France…
Pour être certain de ne pas vous planter, le mieux reste de consulter le site Internet de la fédération départementale de l’endroit où vous souhaitez pêcher.
Après une petite enquête, nous apprendrons que la pêche de la truite ouvrira d’une manière générale le 14 mars, et que selon les départements la fermeture interviendra, toujours d’une façon générale, le 20 septembre, sauf exception comme dans les Hautes-Alpes le 04 octobre, ou en Haute-Savoie le 11 octobre (en raison d’un début de saison tardif). Attention également aux zones où il est interdit de rentrer dans l’eau pendant la fraie de l’ombre (lieux généralement pancartés mais pas toujours). L’ouverture de la pêche de l’ombre est quant à elle fixée le 16 mai.
En ce qui concerne les carnassiers, ce sera le 25 avril 2020, soit de plus en plus tôt (1er mai en 2018, puis 27 avril l’an passé). Bien trop tôt pour le sandre et le black-bass qui sont, comme tout vrai pêcheur sait, deux espèces extrêmement vulnérables sur leurs nids. Une telle date est irresponsable. Sachant que le brochet est depuis peu classé espèce menacée sur le territoire national (souvent par manque de frayères ou de destruction d’habitat), il vaudrait mieux épargner les espèces qui ont encore une chance de se développer… Heureusement, de nombreuses fédérations départementales obtiennent des dérogations pour retarder l’ouverture de la pêche de certaines espèces (notamment sandre et black-bass). Donc là encore, renseignez-vous avant de risquer bêtement un PV.