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  • Une conférence sur la restauration écologique du Rhône

    Une conférence sur la restauration écologique du Rhône

    Le 17 novembre prochain à l’ENS de Lyon aura lieu une conférence sur le thème de la restauration écologique du Rhône, un fleuve ultra aménagé pour les besoins de la navigation et de la production d’électricité. Pour autant, le Rhône c’est aussi des contre canaux latéraux, des “lônes”, ces bras morts plus ou moins connectés au fleuve qu’il faut reconquérir car ils constituent des milieux à part entière.

    Cette journée sera rythmée par quatre temps forts :

    – Carte d’identité du Rhône : le fleuve repositionné dans sa trajectoire

    – Restauration écologique du fleuve : les grands enseignements depuis 20 ans

    – Les stratégies actuelles de restauration du Rhône

    – En route pour renforcer la gestion environnementale durable du fleuve : regards croisés des acteurs

    Partenaires du Plan Rhône, services de l’Etat, collectivités, scientifiques, gestionnaires d’espaces naturels, associations de protection de la nature, bureaux d’études, fédérations de pêche, ce sera l’occasion de défendre son point de vue et faire en sorte que les pêcheurs ne soient pas exclus du débat avec le risque d’une “mise sous cloche” du milieu.

    Graie – Secrétariat de la conférence
    Campus Lyon Tech La Doua – 66 bd Niels Bohr – CS 52132 – 69603 Villeurbanne Cedex
    Tél. : 04 72 43 92 77.  Mail : [email protected]

  • Enfin des tresses bien enroulées !

    Enfin des tresses bien enroulées !

    Voici une très bonne idée ! Lorsqu’on doit remplir un moulinet de nylon ou de tresse, on ne sait pas comment gérer la bobine et très souvent, le fil vrille avant même d’avoir été utilisé à la pêche. Ce système imaginé par BRKFISH évite ce problème et assure une tension idéale lors de l’enroulement. Pour le prix d’une bobine de tresse, (34,90 euros en promo) c’est dommage de s’en priver !  Fonctionne avec moulinets casting, spinning, mouche, toc, ect.

  • Les berges de la Loue à Quingey protégées des bovins

    Les berges de la Loue à Quingey protégées des bovins

    Si, dans certaines régions, la mise en défens (prévention du piétinement des berges par les bovins) fait partie des aménagements régulièrement pratiqués par les syndicats de rivière. Cette initiative, très rare en Franche-Comté vient d’être appliquée à 5,5 km de rive entre Chouzelot et Lavans-les-Quingey par l’EPAGE Haut Doubs Haute-Loue. Très friables, sujette à une forte érosion, les berges de la Loue se dégradaient par le piétinement des bovins. Huit abreuvoirs ont été aménagés.

     

     

     

     

  • Coastal Deer Hair Orvis, osez la diversité !

    Coastal Deer Hair Orvis, osez la diversité !

    L’Amérique du Nord compte de nombreux genres et espèces de cervidés, ce qui multiplie les possibilités pour les monteurs de mouches, alors qu’en Europe le chevreuil reste le poil de cervidé de très loin le plus utilisé. La marque Orvis propose un large choix de poils creux comme le Coastal Deer Hair (cerf à queue noire) très utile pour monter des sedges ou des comparadun. Ces poils sont plus longs que les poils de chevreuil et de ce fait conviennent mieux pour le montage des grosses mouches.

  • Lords of the Fly, tarpon fever !

    Lords of the Fly, tarpon fever !

    Dans ce très beau livre que tous les passionnées de pêche au tarpon doivent absolument lire (en anglais), Monte Burke retrace l’âge d’or de la pêche aux tarpons records à la mouche dans les eaux de Homosassa en Floride dans les années 1970 et 80 où Stu Apte, Billy Pate, Tom Evans, Lefty Kreh, notre compatriote Pierre Affre et quelques autres livraient des combats dantesques avec des tarpons de parfois plus de 200 lbs. L’auteur décrit également la passion qui anime aujourd’hui les héritiers de ces pêcheurs de renoms qui à leur tour font sauter les grands poissons au bout de leur soie.

    Lords of the fly devrait être disponible dans quelques jours sur Amazon.

     

     

  • La boîte de Pandore 

    La boîte de Pandore 

    Si les défenseurs des moulins et de l’hydroélectricité cherchent un avocat, il est tout trouvé en la personne de Christian Lévêque, hydrobiologiste (Directeur de recherches émérite de l’IRD, ex-directeur du Programme Environnement, Vie et Sociétés du CNRS, et Président honoraire de l’Académie d’Agriculture de France). Le scientifique a signé récemment un article sur le site European Scientist qui remet en cause la biodiversité défendue notamment par les pêcheurs et à travers elle par les fédérations départementales de pêcheurs, car selon lui, il ne reste plus grand-chose à défendre mis à part les espèces exogènes. Selon lui toujours, retrouver des rivières sauvages est une utopie car les cours d’eau ne peuvent plus déborder comme avant en raison de l’urbanisation. Et donc pour toutes ces bonnes raisons, il faudrait ouvrir la boite de pandore… au plus vite, pour conserver notre hydroélectricité voir aménager encore plus. Nul doute qu’avec un tel conseiller, il ne restera bientôt plus rien à préserver.

    Concernant les espèces exogènes, une bonne partie de celles citées par l’auteur (silure, sandre, black-bass) sont des espèces d’eaux dormantes. Or les barrages hydroélectriques se trouvent généralement en zone de montagne pour des raisons évidentes de force motrice de l’eau par simple gravité. Les silures introduits par des irresponsables dans des plans d’eau de barrage en cours de première catégorie finissent parfois par faire le mur et se retrouvent en concurrence directe avec les truites, les ombres, les saumons ou les chabots, loches et autres vairons. Si pas de barrages, pas de silure en aval. L’hydroélectricité est le facteur n°1 des introductions d’espèces nuisibles en première catégorie.

    Et c’est bien sur ces zones de première catégorie que les fédérations de pêche essaient d’appliquer le principe de gestion patrimoniale qui passe par une renaturation des milieux. La démonstration de M. Lévêque ne tient pas compte d’un élément déterminant, plus que jamais déterminant : l’élévation de la température des eaux avec les canicules et l’effet cumulé de diverses dégradations. En n’en tenant pas compte, c’est comme comme si toutes les espèces pouvaient vivre sur n’importe quelle zone typologique. Ce serait un monde merveilleux ! Les salmonidés pourraient supporter des températures supérieures à 25°C, qui dans la vraie vie leurs sont létales. Ils pourraient supporter des taux d’oxygènes dissouts très faibles comme les carpes, mais ce n’est pas non plus la réalité.

    Les lecteurs des articles de Ch. Lévêque qui pour l’immense majorité ne connaissent strictement rien à l’ichtyologie ne voient pas pourquoi une carpe n’est pas à sa place en zone de montagne. Les barrages n’ont jamais été érigés pour protéger les cours d’eau, mais pour créer de l’énergie. Leurs effets néfaste sur les cours d’eau sont parfaitement connus et décrits par des gens dont les CV n’ont rien à envier à celui de M. Lévêque (pièges à sédiments, terreau pour les espèces exogènes, élévation de la température, disparition de l’oxygène dissout en profondeur, isolement génétique des peuplements entre l’amont et l’aval de l’ouvrage, marnages importants qui perturbe la reproduction, rejet de méthane, etc.). Seuls les grands barrages restituent une eau froide en aval, mais pour les autres, ce sont des cloaques d’algues et de sédiments qui ont mis les cours d’eau de première catégorie dans l’état où ils sont aujourd’hui et l’auteur voudrait nous faire croire que les seuils et autres moulins ne sont pas liés à cette dégradation. Un peu de sérieux…

    Les défenseurs des moulins et autres barrages voient les sécheresses comme un aubaine qui justifierait le maintient des retenues pour garder des volumes d’eau en été, arguant que sans barrages, les rivières s’assècheront. Donner aux rivières une eau désoxygénée qui a croupi au soleil au milieux des algues ne suffira pas à sauvegarder les espèces sensibles en aval, surtout avec les petites unités hydroélectriques. Pourquoi vouloir construire de la petite hydroélectricité à une époque où les débits sont insuffisants six mois de l’année ? Pas pour le plaisir d’investir à perte mais parce que ça reste une manne financière avec une électricité rachetée par EDF à un tarif majoré.

    La petite hydroélectricité dont les projets poussent comme des champignons actuellement pour satisfaire aux 27 % de la transition énergétique produit moins de 1 % de la production nationale d’électricité et va signer l’arrêt de mort de dizaines de cours d’eau de montage notamment dans les Alpes. Le Collectif 05, créé en février dernier dans les Hautes-Alpes lie (pour une fois) sports d’eau vive, pêcheurs, naturalistes, le Club Alpin Français et même la Ligue de Protection des Oiseaux contre les projets de microcentrales. Dans les Balkans, où 3000 projets devaient voir le jour, des annulations ont lieu par centaines, parce que le peuple manifeste et s’oppose à voir leurs vallées défigurées pour le seul profit d’entreprises privées qui font du greenwashing. Et que dire de cette Europe schizophrène qui d’un côté finance ces projets d’un autre âge et de l’autre veut défendre la biodiversité aquatique et terrestre…

    Drôle d’époque. 

    Photo : barrage de Rabodanges (Orne). © Philippe Boisson

     

  • 11 km de parcours no-kill sur le Lot dans l’Aveyron

    11 km de parcours no-kill sur le Lot dans l’Aveyron

    Un nouveau parcours no-kill truite a vu le jour en 2020 sur 11 km de la rivière Lot entre Saint-Geniez-d’Olt et Saint-Laurent-d’Olt. Il est situé du pont de Pomayrols (point aval proche Saint-Geniez) jusqu’au ruisseau du Moulinet (point amont, proche de Saint-Laurent). Ce parcours est en deuxième catégorie. La fédération de l’Aveyron recommande d’éviter de pêcher durant la période de fraie et de pêcher sans ardillon quelque soit la technique qui est employée, cela va de soi.  Ce circuit sauvage au cœur des gorges du Lot réserve de nombreuses surprises. Ce parcours a pu être réalisé grâce à l’achat des berges par la Communauté de Communes des Causses à l’Aubrac après 20 ans de procédures !

    Photo : © Fédération de pêche de l’Aveyron.

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  • Swiss Tackle Blackwater 2, un moulinet pas comme les autres !

    Swiss Tackle Blackwater 2, un moulinet pas comme les autres !

    Les moulinets mouche, c’est un peu comme les voitures actuelles qui se ressemblent toutes. Alors quel plaisir de voir un produit qui se distingue complètement des classiques large arbor. Si esthétiquement le Blackwater 2 de Swiss Tackle est très réussi, subtil mélange de modernité et de tradition on note également un moyeux creux (hubless) à la façon du regretté Loop Hitec. Et en plus, le Blackwater 2 est léger (110 g). Diamètre de 78 mm, largeur de 38 mm. Pour soies jusqu’à WF 6.

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  • Aisne, une étude inédite de radio-pistage des brochets

    Aisne, une étude inédite de radio-pistage des brochets

    Le brochet est une espèce emblématique des cours d’eau de l’Aisne. Il est également une “espèce parapluie”, car la préservation de ses sites de reproduction est favorable à l’implantation et la reproduction d’un cortège d’espèces de poissons, d’amphibiens et d’invertébrés. Le département de l’Aisne a encore la chance d’abriter des populations sauvages relativement importantes, qui constituent un patrimoine naturel à préserver. Cette étude doit permettre de faire la lumière sur les habitudes du carnassier.

    – Observer les mouvements des brochets et identifier ainsi les obstacles à leurs déplacements, et les habitats les mieux adaptés à leurs conditions de vie.

    – Suivre la migration en période de reproduction, comprendre la dynamique de cette reproduction et identifier les zones favorisées et les potentielles frayères naturelles à préserver.

    – Suivre les deux frayères déjà restaurées par la Fédération sur la zone d’étude, à la fois par détection et observation des géniteurs, puis par échantillonnage des jeunes de l’année pour évaluer la fonctionnalité et l’efficacité de la restauration.

    – Mieux comprendre les pressions pesant sur l’espèce pour adapter la gestion, et permettre ainsi de favoriser un maintien du cheptel par reproduction naturelle plutôt que par réintroduction, pour une activité de pêche durable et accessible pour tous sur l’Aisne.

    Une trentaine d’individus ont été équipés d’émetteurs radio. L’étude durera une année. Les poissons étant également équipés également de marques “spaghettis” sur laquelle est inscrit un numéro, vous pouvez aider la fédération en cas de prise de ces poissons en relevant le numéro et en leur communiquant ([email protected]). Le poisson remis à l’eau (on lui souhaite) pourra continuer de renseigner sur ses déplacements. Les pêcheurs de l’Aisne peuvent également participer à une étude scalimétrique en cours du brochet en prélevant quelques écailles selon un protocole bien précis que communique la Fédération pour mieux connaître la croissance du carnassier.

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    Voir l’affiche en plus grand :

  • La pêche en première catégorie fermera bien le 20 septembre

    La pêche en première catégorie fermera bien le 20 septembre

    La pêche en première catégorie fermera bien le 20 septembre 2020. Une demande avait été faite, soumise à consultation publique jusqu’au 20 août, pour que la pêche soit exceptionnellement ouverte jusqu’au 4 octobre à titre exceptionnel en raison du préjudice causé par les deux mois de confinement. Le Conseil d’Etat a rejeté cette demande de prolongation exceptionnelle en raison du manque d’eau qui sévit dans bien des régions françaises. En ce début septembre, 79 départements sont toujours concernés par des mesures de restriction d’eau, avec des seuils très critiques dans certains cas. Si les pêcheurs montrent ainsi l’exemple, les arrêtés sécheresse pris par les préfets ne donnent pas lieu à des contrôles, ce qui les rend inopérants.