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  • La France pointée du doigt pour sa pollution industrielle

    La France pointée du doigt pour sa pollution industrielle

    Le 14 mars dernier, la Commission européenne a décidé de renvoyer la France devant la justice pour n’avoir pas respecté une législation européenne sur la pollution industrielle. La France avait jusqu’au 30 octobre 2007 pour donner de nouvelles autorisations d’exploitation ou de réexaminer les anciennes autorisations données à un certain nombre d’industries à fort potentiel de pollution. L’Etat français n’a toujours pas pris les dispositions nécessaires provoquant ainsi les foudres de la Commission.

    Ainsi ce n’est pas moins de 62 installations industrielles qui fonctionnent sans autorisations conformes à la directive européenne ! Huit pays de l’Union ont également été poursuivis pour des faits identiques ces dernières années : Estonie, Espagne, Slovénie, Suède, Portugal, Pays-Bas, Grèce et Danemark.

  • Trophée d’Argent de l’Ance

    Trophée d’Argent de l’Ance

    Créé en 1973 par le Club de pêche sportive Forez-Velay, le
    Trophée d’Argent de l’Ance permet d’assurer la promotion de l’Ance du Nord et
    de souligner les possibilités halieutiques de la région de Saint-Etienne. Il
    aura lieu cette année le samedi 18 juin.

    Ici seule la passion compte, pas l’esprit de compétition.
    L’évènement se veut une rencontre amicale de pêche à la mouche, au fouet.
    Pendant neuf heures, les participants exerceront leurs talents le long des
    soixante kilomètres du cours de la rivière, au sein de trois départements : le
    Puy de Dôme, la Loire
    et la Haute-Loire.

    Ce véritable «marathon» du pêcheur à la mouche est
    l’occasion de pêcher dans un cadre magnifique, celui du Val d’Ance en début
    d’été. Et pour ne rien gâcher l’Ance du Nord est riche en truites et en ombres
    communs de souche. A vos cannes !

    Renseignements :

    www.cpsfv.org

  • Au bon temps des cerises

    Au bon temps des cerises

    L’Argentine, son tango, ses gauchos, son équipe nationale de
    football, mais aussi et surtout ses truites ! Nos deux tourtereaux globetrotteurs
    se sont envolés vers la province de Neuquén, à l’est du pays, qui – c’est un
    tort – est bien moins connue que la Patagonie. Suivez
    les guides en plein pays Mapuche (Indiens d’Argentine et du Chili) !

    Réfugiés à l’ombre d’un tilleul centenaire, nous nous protégeons des redoutables rayons du soleil qui, au zénith, se glissent dans le trou d’ozone et dessèchent la végétation et les irraisonnables pêcheurs que nous sommes. Sur la table improvisée, faite de quelques planches, un repas nous attend, où abondent crudités et fruits du jardin, préparé par Paola, notre hôtesse.
    Déjà Alex en a profité pour se glisser sur le banc et oublier ses genoux usés et douloureux après une longue matinée de pêche.
    — Alors Jean-Pierre, comment trouves-tu le Quillen ? questionne-t-il avec un sourire.
    — Exactement comme nous l’avons laissé il y a seize ans ! Autant de truites et pas plus de pêcheurs ! rétorqué-je tout en me mettant à table.
    — Cette année, les hatches, mais comment dit-on… les éclosions, sont petites car l’eau est à 62° Fahrenheit ! dit-il avec son fort accent américain. Katy, qui est heureusement là, précise que cela fait autour de 17 °C et que cette température peut expliquer l’absence de farios.
    Comme nous, elles doivent être calées dans un coin frais.
    — Paola m’a dit que tu viens ici depuis dix ans et toujours à la fin janvier, serait- ce parce qu’il y a beaucoup de mouches à cette période ?
    — Je ne sais pas, peut-être…, mais c’est surtout parce que je me libère plus facilement à cette période.
    De toute façon, je crois que quel que soit le moment on n’est jamais déçu par le Quillen et passer un moment chez Paola est un vrai bonheur…
    — Depuis quand êtes-vous en Argentine ?
    — Nous sommes arrivés à la mi-janvier, le jour où il y a eu cette énorme tempête et quelques averses qui ont à peine mouillé la terre avide d’eau après cinq mois de sécheresse.

    Coup de chance, nous avons pêché durant ces deux jours les lacs Hess et Fonck, juste en face du Manso lodge. La pêche à vue en marchant le long des plages protégées du vent a été extraordinaire et du bateau, malgré les grosses vagues, en faisant les bordures, des poissons de 4 à 5 livres ont bien voulu de nos libellules et des quelques insectes terrestres que nous leur avons présentés. Le temps de revenir à Bariloche et de faire les quatre heures de route qui nous séparent de Junin de los Andes, et nous avons retrouvé le soleil.
    Après une nuit de repos, au lever du jour, avant de commencer sa journée de travail, Franky, le propriétaire des cabanas où nous logions, a insisté pour nous accompagner au Malleo, afin de nous montrer ses coins préférés.
    Et là, une chose extraordinaire nous est arrivée ! Le premier endroit où il nous a amenés était celui que j’avais pêché lors de mon dernier après-midi en Argentine, il y a seize ans ! Imaginez la coïncidence ! Ce jour-là, je l’avais pêché au niveau de la réserve Mapuche et vers 13-14 heures, voyant le vent forcir, j’avais repris la voiture et longé la rivière jusqu’à trouver une zone abritée. Sous les arbres, à l’aplomb d’une rive abrupte, j’avais immédiatement repéré d’énormes poissons qui faisaient des sillages à la surface de l’eau. Durant plus d’une heure j’avais observé leurs gobages sans pouvoir trouver ce qu’il y avait dans leur assiette ! Après de nombreux essais infructueux, je décidai d’y voir de plus près et de me pencher à la surface de l’eau en m’accrochant à une solide branche, et c’est à la suite de cela que je m’aperçus que ma main était couverte d’un enduit gluant et verdâtre. En regardant les feuilles que j’avais agrippées, j’ai compris que j’avais écrasé de petites chenilles verdâtres qui envahissaient les saules. Lors de bourrasques, elles tombaient de l’arbre et offraient un fabuleux festin aux truites. Pour être honnête, et parce que Katy va me rappeler à l’ordre si je ne le mentionne pas, elle m’avait signalé en arrivant que des “choses” tombaient de l’arbre… Mais mes oeillères en ce temps-là devaient être un peu trop grandes. Ayant toujours sur moi un petit kit de montage, je fis rapidement une imitation grossière de ces larves et fus immédiatement récompensé.

    Donc, nous nous sommes retrouvés exactement au même endroit et, vu la chaleur qui sévissait dans le coin depuis des semaines, ces chenilles, cette année-là s’étaient très vite multipliées et abondaient comme à l’époque au mois de mars ! Voilà comment durant trois jours, après les éclosions, nous avons traîné à l’ombre des saules et sur leurs branches à la recherche de grosses truites boulimiques et gargantuesques qui se gavaient sans répit !” Paola ayant apporté le repas, nous nous jetons, morts de faim, sur les plats délicieux.
    On les aurait dégustés en silence si elle ne nous avait pas fait la surprise de nous parler en français :
    — Savez-vous que le tilleul et les séquoias qui nous entourent ont été plantés à la fin du XIXe siècle par mes ancêtres d’origine française ? dit-elle avec fierté.
    — Ah, c’est donc pour cela que les aquarelles accrochées dans la maison ont des commentaires en français ! commente Katy en se servant une grosse part de tarte à la fraise.
    — C’est mon grand-oncle qui les a dessinées. Toute sa vie il a peint, y compris lors des moments les plus difficiles. Lors de la guerre de 14-18, ils étaient quatre frères à retourner en France pour s’engager comme volontaires, et seulement deux en sont revenus… Même dans les tranchées, il a fait un journal illustré d’aquarelles !” Ce sont très certainement des histoires simples mais marquantes de ce genre qui expliquent pourquoi, tout en conservant une âme avant tout argentine, les gens de ce pays gardent toujours des attaches, de fragiles petites racines, les uns au pays Basque ou au pays de Galles, d’autres en Ecosse, en Italie ou en Espagne, ce qui crée une complicité immédiate et un accueil chaleureux.
    — Mais, Paola, où avezvous appris le français ? demandé- je, étonné de la voir si bien maîtriser la langue de Molière.
    — Je l’ai un peu entendu parler à la maison, mais c’est surtout en lisant Astérix que je me suis perfectionnée.
    Cela m’a d’ailleurs joué des tours, car la première fois que j’ai proposé à des Français une cervoise en présentant des bières, ils ont bien rigolé !” répondit-elle en souriant.
    Après un délicieux repas et une petite sieste, nous voilà fin prêts pour une partie de pêche. Alex se propose de nous amener dans ces coins secrets tout proches de l’estancia.
    En voyant à l’ombre des arbres les discrets et paisibles gobages, nos cerveaux embrumés par la chaleur et la trop courte sieste reconnectent immédiatement tous les neurones sur le “programme pêche-grosses truites”. Le festival qui commence va durer deux jours.

    C’est ainsi qu’en utilisant les gusanos, cette manne tombée du ciel tant convoitée par les truites durant les chaudes après-midi, et quelques may-fly en début et fin de journée, sans trop musarder, nous faisons connaissance avec les dames au bel embonpoint du Quillen.
    Sûr que “tout est bon chez elle et qu’il n’y a rien à jeter”, à part peut être la partie privée amont, difficile d’accès, aux rives souvent très encombrées et au “wading” difficile.
    Habités par ce besoin insatiable de découvrir de nouvelles rivières, nous reprenons la route jusqu’à San Martin de los Andes, et empruntons une piste qui suit un chapelet de lacs et de courtes et magnifiques rivières qui les drainent jusqu’au Rio Filo Hua Hum. Celui-ci prend sa source dans les montagnes enneigées toutes proches qui barrent l’horizon. Ici aussi, au milieu d’une immense estancia, il est permis de remonter les berges et de pêcher sur plusieurs kilomètres.
    Avant de se jeter dans le lac, la rivière se divise en deux branches : l’une au courant rapide, et l’autre, rive droite, où elle traîne, peu pressée de perdre son nom. Dès les premiers pas le long des berges, nous repérons de très beaux poissons qui, au moindre mouvement, se réveillent immédiatement de leur sieste.

    Avec des eaux basses et des rives surélevées, même à quatre pattes et malgré nos très longs bas de ligne, aucune truite ne mord à l’hameçon ! Il aura fallu s’éloigner à une dizaine de mètres dans le pré et lancer à l’aveuglette pour en décider une ! Mais rien ne sert de courir… Et avant d’atteindre le bras principal nous décidons de prendre des forces. Le menu du jour est fort appétissant et se compose de tomates, d’un vieux fromage de brebis, de pastèque, de pêches et d’une montagne de cerises, le tout arrosé d’eau fraîche puisée dans la rivière. J’ai toujours pensé qu’une bonne rivière est celle dont on peut boire l’eau en toute confiance, en prenant garde toutefois de ne pas avaler un alevin ! Or, ici, comme dans la plupart des cours d’eau en Patagonie, c’est le cas ! Tranquillement nous prenons notre repas et, après un brin de sieste (encore une !), confiants, nous poursuivons notre chemin.

    A 16 heures, sous un soleil de plomb, il ne faut pas s’attendre à voir une éclosion.
    Aussi, c’est en offrant dans les petits courants des french tricolore que nous abusons sans vergogne jusqu’au soir de la confiance de ces truites plutôt naïves. Un repli stratégique à Junin de los Andes puis, après être allés à une foire agricole avec concours de dressage de chevaux, qui rassemble les gauchos de la région, nous voilà cavalant vers la partie amont du Malleo. Le parcours dans l’estancia San Huberto est incontournable, aussi avons-nous décidé de prendre un guide afin d’assurer la journée de pêche dans cet endroit mythique.
    Pile au rendez-vous, Marcello nous rejoint comme prévu à 8 heures du matin accompagné… d’un vent à décorner tous les boeufs de la vallée ! Et Dieu sait qu’il y en a ! Face au Lanin, ce magnifique cône volcanique dressé en bordure de la vallée qui cache son cratère sous la neige comme pour faire oublier qu’il “ne dort que d’un oeil”, le nez au vent, les yeux rivés vers la chaîne de montagnes qui nous domine, on aurait pu en oublier durant un court instant la rivière si, au milieu des vagues, nous n’avions repéré de discrets gobages. Ce qui suit, il est préférable de l’oublier et, heureusement, cela n’a pas duré bien longtemps. En effet, entre les herbiers, dans chaque veine d’eau qui serpente, les truites viennent aspirer les mouches apportées par ces véritables tapis roulants. Même en me rapprochant des poissons, mes lancés contrariés par de très fortes rafales de vent tourbillonnant n’arrivent pas à avoir la précision suffisante et offrent des mouches qui draguent immédiatement et finissent par alerter toute la faune aquatique environnante ! C’est dans ces circonstances difficiles qu’on apprécie d’avoir un guide ou, du moins, d’être accompagné par une personne qui connaît bien la rivière. Sans perdre de temps, Marcello nous conduit dans une courbe bien protégée par d’épais saules. Une éclosion de mayfly survient, accompagnée de milliers de petits sedges qui s’échappent des arbustes malmenés par les bourrasques et finissent, pour certains, par tomber à l’eau, faisant le bonheur des truites, qui s’en délectent.

    Malgré ces terribles conditions, c’est sur un plateau que Marcello nous offre, durant cette dure journée, un nombre invraisemblable de truites. Bravo amigo ! Une fois parcourue la dizaine de kilomètres qui nous séparent du Rio Chimehuin, nous faisons connaissance avec cette superbe rivière. Les saules ici aussi ont les mêmes visiteurs, nous montons la larve adéquate et après nous être affrontés avec quelques truites, nous voilà déjà au coup du soir.
    Avant de se cacher derrière les montagnes, le soleil étire les ombres des arbres, qui finissent par se diluer dans la nuit naissante. Tandis que les étoiles prennent possession du ciel, comme lors de mon premier voyage, j’ai l’impression devant l’immensité de la voûte céleste, durant un instant, d’être seul au monde et de pouvoir cueillir les étoiles qui scintillent à portée de main. Trois grosses mouches qui s’envolent, quelques bruyants gobages, et me revoilà les pieds sur terre. Prévenus qu’il y a encore parfois, au crépuscule, des éclosions d’Hexagenia, de grosses mouches qui ressemblent aux mouches de mai, nous en avons avant la nuit accroché des imitations à un gros bas de ligne en espérant cet instant. Je dois dire que cette ultime demi-heure de pêche en Patagonie m’a réconcilié avec les coups du soir.
    Tandis que notre avion, sur le chemin du retour, fait un saut au-dessus de l’équateur pour se diriger vers un rude hiver, je fais un rêve étrange. Vous pensez que c’est d’une pêche miraculeuse ? Que nenni, c’est d’un énorme cerisier couvert de fruits qui me tend ses branches ! La cerise sur le gâteau, en quelque sorte !

    Guide pratique

    • Où loger
    – A San Carlos de Bariloche
    A partir de cette
    ville, on peut aller pêcher à moins d’une heure de route les lacs Hess
    et Fonck. L’accès est aisé et il est possible de pêcher seul. Dans ce
    cas, un float tube est souhaitable ou bien il faut faire appel aux
    guides du magnifique lodge tout proche :
    Rio Manso lodge
    www.riomansolodge.com
    – A Junin de los Andes
    Très proche du Malleo
    et du Chimehuin, c’est la ville idéale pour le camp de base.
    – A San Martin de los Andes C’est une ville très
    sympathique et la plus proche du Filo Hua Hum.
    Hôtel Wesley
    [email protected] www.wesleyhouse.com.ar

    • Les guides de pêche
    Un
    guide de pêche peut être parfois utile, surtout si les conditions ne
    sont pas très favorables.
    Attention : il est nécessaire d’en faire la réservation quelques mois avant le séjour.
    Carlos
    Viscarro chez Troutscout Patagonia
    E-mail:
    [email protected]
    www.troutscoutpatagonia.com
    Patagonia
    outfitters
    E-mail : [email protected]
    www.patagonia-outfitters.com

    • Le permis de pêche
    S’il est très facile
    de se le procurer lors d’un séjour dans un lodge de pêche, ce n’est pas
    toujours le cas ailleurs. Aussi, il est souhaitable de l’acheter à
    l’office de tourisme à Bariloche, à San Martin ou à Junin de los Andes.


    Les magasins de pêche
    Jorge Cardillo Villegas 1061 San Martin de los
    Andes Tél. : + (54) 2972 428372 E-mail : [email protected]
    www.jorgecardillo.com Jorge, le très sympathique propriétaire du
    magasin, n’est pas avare d’informations et il est très au courant des
    éclosions du moment.

    • Buenos Aires
    Comme dans toutes les grandes
    métropoles il faut éviter certains quartiers, notamment la nuit. Sinon,
    c’est une ville intéressante à visiter et où il est possible de faire
    quelques achats. Attention toutefois aux faux taxis qui rançonnent les
    touristes à l’aéroport. Pour éviter de telles mésaventures, il est
    conseillé de réserver le transfert.
    Il suffit de donner votre numéro
    du vol et un taxi vous attendra à l’arrivée Manuel Tienda Leon
    www.manueltiendaleon.com.ar

    • Autres adresses utiles
    www.argentina.travel

    L’organisation d’un tel séjour en Patagonie n’est
    pas très compliquée si on maîtrise l’espagnol ou l’anglais et qu’on est
    habitué à voyager. Ceux qui préfèrent des séjours clés en main peuvent
    s’adresser à Planet Flyfishing (www.planetflyfishing.com), qui propose
    de pêcher la plupart des rivières présentées. Ceux qui ne disposent que
    d’un petit budget pourront loger dans les campings situés près de la
    plupart des rivières décrites.

  • Alevinage

    Alevinage

    Tout a été dit sur l’alevinage, le pour, le contre, le “oui mais”, le “y’a qu’à”, le “faut qu’on”, etc. La réflexion que nous vous proposons ici risque de froisser quelques susceptibilités, de scandaliser les adeptes d’un no kill exclusif, mais il s’agit surtout de balayer devant notre porte… en toute franchise.
    Par Jean-Marc Theusseret 

     Le flou le plus total plane sur la politique d’alevinage française. Proposé par l’Agence de l’eau, le projet de loi sur l’alevinage a permis de faire le point sur la position des gestionnaires de la pêche en France. Ce projet préconise une interdiction totale de l’alevinage dans les cours d’eau ou secteurs de cours d’eau qui “peuvent prétendre à un bon état naturel” et la possibilité de pouvoir introduire des poissons dans le cas où les milieux sont altérés.
    Demandée depuis plusieurs années par nombre de défenseurs des truites sauvages, cette loi a soulevé un véritable tollé de la part de nombreuses AAPPMA et de la plupart des fédérations départementales.
    Au final rien n’a donc bougé. Certaines fédérations ont joué le jeu de la gestion patrimoniale, en privilégiant la sauvegarde de populations sauvages de truites. La majorité des fédérations disposant de cours d’eau de première catégorie n’a pas suivi cette voie, préférant continuer à introduire des poissons d’élevage en masse, ignorant au passage cette priorité à la gestion patrimoniale dans les eaux où celle-ci est possible. De plus, la reconquête des effectifs de pêcheurs par la Fédération nationale pour la pêche en France semble s’orienter vers une politique d’alevinage massif pour contenter les pêcheurs. On constate alors une grande disparité d’actions d’un département à l’autre, une difficulté à suivre une méthode sur le long terme avec une gestion cohérente par bassin.

    Cette truite prise en début de saison n’est ni grosse, ni longue, ni américaine, mais elle est sauvage, et vit dans nos eaux. Et les gros poissons sauvages se méritent. C’est ça la pêche, non ?

    Des choix plus halieutiques qu’écologiques 

     Si l’on observe l’alevinage de truites en France, en Europe et dans le monde, on prend rapidement conscience que ce sont presque toujours les pêcheurs qui sont à l’origine des introductions. Alors, que veulent les pêcheurs ? C’est bien là la question.
    Même les pêcheurs à la mouche, respectueux d’une nature sauvage, cèdent le plus souvent à la tentation de la “bassine”. C’est le cas dans les pays voisins comme l’Autriche, la Slovénie, la Croatie ou l’Angleterre, l’Espagne, l’Italie, où l’on a commis de véritables crimes écologiques en voulant développer le tourisme pêche. Le no kill étant dans ce cas un faux prétexte de respect et de protection des cours d’eau et des poissons qui les peuplent. Les conséquences de l’introduction de truites arc-en-ciel dans des rivières en bon état écologique produisent un effet dramatique sur les populations de truites fario sauvages. Comme chacun sait, les truites arcs-en-ciel d’origine domestiques sont actives tout l’hiver. Leur prédation sur les fraies de truites fario sauvages touche dans un premier temps les oeufs, puis dans un second temps les alevins.
    Le risque sanitaire est également trop souvent sous-estimé. Idem pour les introductions de truites fario, dont tout le monde connaît aujourd’hui le risque de la pollution génétique.
    Il est étonnant de constater à quel point ce genre de constat est tabou dans le petit monde halieutique français et européen.
    Les pêcheurs français sont de plus en plus nombreux à se rendre dans ces pays où la pêche à la mouche offre une “garantie” de résultat que l’on ne trouve pas en France. On fait donc l’autruche, sans oser regarder les choses en face. Les pêcheurs veulent avant tout s’amuser, si possible dans un cadre sauvage préservé et entre pêcheurs de la même caste. D’aucuns rêvent de parcours similaires dans les eaux françaises, y compris dans des zones où les truites sauvages sont encore très présentes. C’est déjà le cas dans certaines rivières (Isère, Drac, parcours de seconde catégorie). Le risque est si grand qu’on ne peut le passer sous silence.
    La perte de populations sauvages est un phénomène irréversible. Voilà, tout est dit.
    Cette réflexion nous amène à reconsidérer le rôle des pêcheurs au bord des cours d’eau. Car la pêche devient une activité de loisir que l’on voudrait comparable à d’autres, comme le ski, le VTT ou le rafting. On paye et on consomme. C’est dans l’air du temps… Cet antagonisme entre plaisir personnel du pêcheur et respect de l’environnement est une question que chaque pêcheur doit se poser. Nul doute que les lecteurs de Pêches sportives, très sensibilisés à cette réflexion, qui transparaît régulièrement dans les pages de “L’Echo du radier” à travers les articles de Sylvain Richard, Arnaud Caudron ou de Guy Périat, sont conscients du problème.
    Mais, globalement, la majorité des pêcheurs à la mouche français vont d’abord à la pêche pour se défouler, faire des scores, en se donnant bonne conscience en pratiquant le no kill. C’est très bien le no kill, mais une truite d’alevinage reste une truite d’alevinage.
    A-t-elle sa place dans un cours d’eau peuplé également de truites sauvages ? Non. On observe également des comportements contradictoires.
    Par exemple, la plupart des pêcheurs français estiment que la truite arc-en-ciel n’a pas sa place dans nos rivières (c’est en tout cas le sentiment général), alors qu’une bonne partie des mêmes pêcheurs sont ravis de retrouver cette espèce en Autriche et dans les rivières des pays voisins.
    Etrange non ? Mouche

    bassineCritique plus souvent qu’à son tour de la politique d’alevinage demandée par le pêcheur lamda “franchouillard”, le pêcheur à la mouche accepte finalement la même chose en pêchant dans les pays voisins où sont commis des crimes écologiques sur des rivières en excellent état, où l’on “bassine” allègrement des truites d’élevage. Il faut savoir balayer devant sa porte !

    Le rêve américain

     Ce qui est vrai en Europe ne l’est pas forcément ailleurs. Les rivières autrichiennes ou de l’ex-Yougoslavie sont pour les pêcheurs européens des rivières comparables à celles que l’on trouve aux Etats- Unis. Mêmes espèces de truites (hormis la marmorata), techniques de pêche et mouches similaires. Pauvre comparaison ! La situation est en réalité radicalement différente.
    Aux Etats-Unis, les truites arc-en-ciel sont autochtones et les farios ont été introduites à partir de souches européennes provenant de Bavière. La situation est donc inverse et cela s’est produit il y a presque un siècle. Dans le Montana, on observe que l’on trouve rarement beaucoup de farios sur les secteurs riches en arcs-en-ciel, mais les deux espèces arrivent à cohabiter.
    Cela s’observe également en Patagonie, où les deux espèces ont été introduites à partir des populations d’Amérique du Nord.
    Chaque espèce semble trouver sa place. C’est ce modèle qui a été développé en Europe, mais il n’est malheureusement pas reproductible.
    On dispose aujourd’hui d’études génétiques précises, d’évaluation de l’état écologique des cours d’eau, mais pour autant les mentalités en matière d’alevinage en truites n’ont pas évolué, à l’exception des exemples isolés que nous vous présentons régulièrement dans ces colonnes.
    Autoriser les alevinages dans les plans d’eau, les cours fortement perturbés, en prenant toutes les précautions, se conçoit. Pour le reste, la seule chose qu’il nous reste à faire est de préserver ce qui subsiste comme populations sauvages, sans concessions ni tabous, sans rêver à l’oncle Sam, sans céder aux chants des sirènes, bref en regardant la réalité en face.
    L’herbe n’est pas toujours plus verte dans le pré du voisin.Arc

    La truite arc-en-ciel a sa place en eaux closes. La pêche en réservoir permet aux pêcheurs à la mouche de prolonger la saison tard dans l’hiver et c’est tant mieux.

    Des truites triploïdes en Haute-Garonne ?

    Le Collectif Mouche 31, association de défense des milieux aquatiques en Haute-Garonne, nous informe que la Fédération départementale de pêche et de protection des milieux aquatiques du même département avait l’intention de réaliser des alevinages dans les cours d’eau de première catégorie avec des truites arc-en-ciel triploïdes. Le collectif nous faisait part de son inquiétude quant aux conséquences que peuvent avoir ces poissons sur les populations sauvages de truites. En pisciculture, la triploïdie est utilisée chez la truite pour améliorer la qualité gustative des gros sujets en évitant la maturation sexuelle.
    Plus récente chez les poissons que chez les végétaux, cette technique reproduit un phénomène observé dans la nature, en utilisant un processus physique reproduisant soit un choc de température, soit un choc de pressions sur les oeufs, permettant de garder le troisième jeu de chromosomes naturellement présent dans l’oeuf. La triploïdie induit uniquement une stérilité des poissons afin d’éviter la maturation sexuelle. C’est en quelque sorte un procédé qui s’apparente à la castration, comme on l’utilise chez les bovins, les porcs et les volailles, car la maturité sexuelle des truites s’accompagne d’une altération de la qualité de la chair. Pour éviter cela, les pisciculteurs utilisent cette technique. Les truites triploïdes ne peuvent donc se reproduire. Quand on sait que les truites arc-en-ciel d’élevage non triploïdes sont généralement incapables de se reproduire, on ne voit pas l’intérêt d’introduire des truites “castrées”, qui ont la réputation de se nourrir beaucoup plus activement encore que les autres arcs-en-ciel “normales”. L’impact sur les populations sauvages dans les rivières d’un département où la gestion patrimoniale est une évidence n’a visiblement pas été pris en compte.
    Cela tient de l’irresponsabilité la plus profonde.
    Renseignements : [email protected]

  • Le barrage géant des Trois Gorges et ses effets… durables

    Le barrage géant des Trois Gorges et ses effets… durables

    Des scientifiques japonais pensent qu’il est pour partie responsable de la prolifération de centaines de millions de méduses géantes en mer de Chine et sur les côtes du Japon. C’est aussi un drame humain épouvantable, avec une nouvelle vague de 300 000 personnes déplacées, comme l’a rapporté récemment le China Daily. Une étude montre que 9 324 sites sont potentiellement menacés par des risques géologiques, soit 4 000 de plus que ce qui avait été annoncé en 2003.

    Car, pour limiter le risque et réduire la pollution qui entre dans le réservoir, il faut construire des « zones tampons », sans hommes. La Chine ne semble pourtant pas vouloir ralentir l’allure en matière de construction de grands barrages et a annoncé un accord pour construire un nouveau grand barrage au Cambodge.

  • Renouée du Japon, le cancer de nos rivières !

    Renouée du Japon, le cancer de nos rivières !

    En une quinzaine d’années, la renouée du Japon est passée du stade de curieuse plante décorative à celui de plante envahissante inscrite sur la liste des pires ennemies des cours d’eau. Son évolution est désormais galopante dans une bonne partie du pays. Voici comment la reconnaître, connaître son mode de reproduction et limiter son extension.
    Par Luc Schmitt 

     Nous avions publié un article “préventif” en 1998 sur les risques de voir se développer de façon galopante une plante envahissante qui trouve sa place essentiellement sur les rives des cours d’eau. Aujourd’hui, la situation est très grave dans bien des régions. La renouée du Japon (Reynoutria japonica) est présente en Europe comme plante fourragère et d’ornement dès 1823. Son origine se situe en Extrême-Orient où l’on trouve également une autre espèce, Reynoutria sachalinensis,dite renouée de Sachaline, également importée quelques années plus tard sur le sol européen. Depuis, une espèce hybride est également de la partie : Reynoutria. X bohemica. Ces

    trois espèces très semblables sont présentes dans tout le pays avec à degrés variables. Certaines régions ont vu leurs rivières étouffées en quelques années. C’est le cas des Vosges, de la Haute-Savoie et bientôt de la Franche- Comté. La renouée du Japon est la plus répandue, alors que la renouée de Sachaline est nettement moins représentée et les avis sont partagés concernant la distribution de l’espèce hybride. Pourtant, de nombreux spécialistes considèrent la renouée hybride

     comme étant en forte expansion. Ces trois plantes vivent dans le même type d’habitat : au bord des cours d’eau, qu’ils soient de plaine ou de moyenne montagne.

    Sachaline

    En quelques années, la renouée

    du Japon et deux amies ont envahi des centaines de kilomètres de berges, et ça ne fait sans doute que commencer. Ci-dessus, les feuilles allongées de la renouée de Sachaline, qui cause les mêmes problèmes.

    Comment la reconnaître ? 

     La renouée du Japon est une plante vivace reconnaissable autant par ses feuilles, ses tiges que ses fleurs. La tige est rouge sombre, lisse, creuse et droite. Les feuilles pétiolées sont d’un vert tendre en forme de coeur pour un diamètre d’environ 10 cm sur un sujet adulte. Elles sont munies d’une ochréa (gaine membraneuse naissante à la base des feuilles et entourant la tige). Les fleurs sont blanc crème et se situent sur le dessus des plantes. La floraison a lieu dans le courant de l’été jusqu’en septembre. La renouée du Japon est dioïque, c’est-à-dire que les fleurs mâles et femelles sont séparées et sur deux pieds différents. La plante peut atteindre 2 à 3 mètres de hauteur au maximum. Des rhizomes souterrains épais, souvent profondément ancrés dans le sol, assurent la survie des massifs au fil des saisons. Contrairement à la renouée du Japon, la renouée de Sachaline peut atteindre 4 mètres de hauteur, les feuilles pétiolées mesurent jusqu’à 40 cm de long, leur limbe est en forme de coeur à la base. L’hybride est fort probablement né dans les zones nouvellement colonisées par les parents, il prend généralement des caractéristiques partagés.

    <PIn Sec

    En haut, à droite de l’image, les cannes desséchées d’un petit massif de renouée du Japon.

    Biologie et mode de reproduction 

     En Europe, les plants de renouée du Japon sont toujours femelles. La reproduction est exclusivement végétative. La renouée sachaline est représentée par des pieds femelles et mâles, une reproduction sexuée est possible. Issue d’une hybridation entre la renouée du Japon et la renouée de Sachaline, la renouée hybride peut également se reproduire par voie sexuée. Dans nos contrées, la dissémination par des graines ne joue cependant pas un rôle important. Les jeunes plantes sont très sensibles au gel et ne survivent souvent pas. Par contre, à partir de petits fragments de rhizomes, les trois sont capables de développer des grandes plantes. Un fragment de rhizome suffit à donner un plant. On les trouve sur les bords des cours d’eau, mais aussi le long des chemins, des routes, des voies ferrées, les déblais, etc. C’est souvent l’apport de terre qui est à l’origine du développement d’un nouveau massif. Les renouées sont présentes en Amérique du Nord, en Australie et Nouvelle- Zélande. En Europe, on les trouve de Scandinavie jusqu’au sud de la France, des îles Britanniques jusque dans les Balkans. La renouée de Sachaline manque dans les zones chaudes du Sud. Chez nos voisins suisses, on trouve les trois espèces dans tout le pays, ce qui signifie que les régions et pays frontaliers sont également touchés. 

    Renoué et Sachaline

    une feuille de renouée du Japon à droite, et de renouée de Sachaline à gauche.

    Effets sur les cours d’eau

     La renouée du Japon figure sur la liste des 100 espèces exotiques envahissantes les plus nuisibles (liste établie par l’UICN, Union internationale de conservation de la nature). Les populations très denses sont une menace pour la flore indigène. Les renouées ont une croissance très rapide, elles passent l’hiver sous forme de rhizomes profondément ancrés dans le sol et sont donc difficiles à éliminer. Le feuillage dense apporte de l’ombre et empêche le développement d’espèces indigènes. La croissance rapide de la plante, combinée à une multiplication végétative efficace, aboutit à la formation de grandes populations monospécifiques. En populations denses, ces plantes favorisent également l’érosion sur les berges des cours d’eau. Les tiges aériennes meurent en hiver et laissent du sol nu exposé à l’érosion. Cette érosion profite grandement à la plante car les crues dispersent d’autant mieux les rhizomes.

    Triste spectacle que l’on peut observer sur de nombreuses rivières chaque hiver (le Gier dans la Loire, le Coudoulous dans le Gard, la Furieuse dans le Jura, les Usses en Haute-Savoie, la haute Moselle dans les Vosges, etc.).

    Renoué l'hiver

    L’hiver, les plants sont secs et se font balayer par les crues.
    Le terrain alors instable subit le même sort, emportant avec lui les rhizomes en aval.
    C’est comme cela que la plante progresse. La manipulation de terre est le meilleur moyen de multiplier la renouée du Japon. C’est pour cela qu’on la trouve souvent le long des berges remblayées.

    La prévention plus que la lutte

     Les trois renouées sont très difficiles à éliminer. Une seule plante développe des rhizomes dans un rayon de 7 mètres et jusqu’à une profondeur de 3 mètres. Les moyens de lutte étant très limités, il faut déjà éviter au maximum son expansion. A cet effet, plusieurs recommandations sont à respecter à la lettre :

    – Ne pas disséminer les plantes. Une tige coupée en contact avec le sol développera un nouveau rhizome en quelques jours si les conditions sont favorables.

    – Ne pas disséminer les rhizomes. Un infime morceau de rhizome redonnera une plante, qui elle-même donnera un massif, qui à lui seul peut coloniser une vallée entière ! 

     – Ne pas la transporter. 

    – Ne surtout pas mettre sur le compost du jardin. 

    – Les outils ou récipients qui auraient servi à manipuler de la terre où peuvent se trouver des rhizomes doivent être nettoyés avec attention. 

    La terre que l’on a récupérée doit être jetée (réseau de ramassage des déchets et incinération). L’incinération reste le moyen le plus efficace pour les éliminer. Des bons résultats ont été obtenus par compostage sur des compostières professionnelles (avec une phase d’hygiénisation). Cette technique peut être intéressante pour des terres infestées. La plus grande vigilance est donc demandée lors du transport et du traitement sur place. 

    De leur côté, la SNCF et la DDE semblent baisser les bras tant cette lutte engendre des coûts considérables. Le bord des voies de chemin de fer et les routes sont pourtant les deux terrains préférés de la renouée du Japon pour gagner du terrain. Communiquons Il importe d’effectuer une très large campagne d’information dans les fédérations départementales de pêche, les AAPPMA, les mairies, pour que pêcheurs randonneurs, chasseurs, évitent de manipuler ces plantes (en croyant bien faire). S’il est encore possible de freiner le phénomène, il semble utopique aujourd’hui de vouloir l’enrayer. Il faudra donc vivre avec en attendant une solution miracle qui n’existe pas aujourd’hui.



    L’autre poison des cours d’eau mais surtout des zones humides et des marais, c’est la balsamine de l’Himalaya (Impatiens glandulifera). Les premières graines ont été expédiées au Jardin botanique de Londres en 1839. Au début des années 1960, des ouvrages font état de sa présence dans la plaine rhénane d’Alsace et à l’ouverture des vallées vosgiennes. Si son expansion reste beaucoup moins spectaculaire et rapide quecelle de la renouée du Japon, la balsamine de l’Himalaya poursuit cependant son extension en Alsace, en Bourgogne, jusqu’au sud de la région parisienne. Elle est signalée dans une moindre mesure dans une bonne vingtaine de départements.
    Son système racinaire est plus développé que celui de la renouée du Japon. Un petit bout de racine donne une nouvelle plante. Autre différence notoire avec la renouée du Japon, notre hôte himalayienne possède un système de propagation de ses graines étonnant. Il suffit qu’un insecte, un oiseau, ou un passant touche la fleur pour que les graines – contenues dans une capsule – s’éjectent à plus de 6 mètres autour de la plante ! Une plante peut produire jusqu’à 700 graines. Pour lutter contre l’expansion de la plus grande des impatiens, la technique de fauchage est efficace, le but étant d’éviter la floraison.
    Balsamine

  • Surpêche : l’Espagne sur le banc des accusés

    La Commission européenne a, dans un règlement du 22 février, imposé des sanctions contre l’Espagne accusé de surpêche du maquereau. Le pays aurait dépassé son quota de pêche pour cette espèce de près de 20 000 tonnes, soit 80 % de plus que son quota autorisé. La Commission a procédé à un contrôle croisé des données fournies par l’Espagne et a décelé de nombreuses incohérences. Pourtant elle a décidé d’adapter ses sanctions afin de ne pas trop pénaliser la filière en proposant un remboursement sur plusieurs années, amoindrissant ainsi les effets de la sanction et probablement son effet dissuasif.

    Voir le règlement de la Commission européenne.

  • Bilan positif pour le salon mouche de Saint-Etienne

    Bilan positif pour le salon mouche de Saint-Etienne

    Le 17ème Salon international de la mouche artificielle
    (SA.NA.M.A.) s’est déroulé à Saint-Etienne les 26 et 27 février 2011 dernier.
    Créé en 1982 par le Club de Pêche Sportive Forez-Velay de Saint-Etienne (www.cpsfv.org), cet évènement conçu pour
    réunir le petit monde de la mouche a su garder sa spécificité : il est le
    seul salon en France spécialisé dans la mouche artificielle.

    65 exposants ont
    fait le déplacement. Ils sont venus de toute la France, mais aussi de Suisse,
    de Belgique, des Etats-Unis, de Mongolie, de Slovénie, des Pays-Bas, de
    Grande-Bretagne et de Slovénie. Cette édition a rencontré un tel succès que malheureusement,
    et pour la première fois, toutes les candidatures d’exposants n’ont pu être
    retenues. Le public était également au rendez-vous puisque le salon a
    enregistré une affluence record avec plus de 3 000 visiteurs. La Slovénie était l’invité
    d’honneur.

  • Le climat se réchauffe… …et nos lacs et cours d’eau ?

    Le climat se réchauffe… …et nos lacs et cours d’eau ?

    Oui, notre planète se réchauffe… Les scientifiques sont formels ! A terme, nos lacs et cours d’eau suivront cette tendance, que certains considèrent déjà comme inéluctable. Peut-on faire quelque chose ? Doit-on rester les bras croisés à regarder nos truites fiévreuses périr ? Si effectivement le réchauffement climatique est un phénomène mondial, existe-t-il des solutions pour limiter localement son impact ? Par Sylvain Richard et Guy Periat

     Dans le précédent article, nous avons précisé les différents paramètres qui régissent la température de l’eau des lacs et des rivières.
    Très complexes, les processus en jeu agissent en synergie et on peut alors parler de métabolisme thermique. Véritable clé de voûte du fonctionnement des milieux aquatiques, celui-ci conditionne non seulement les caractéristiques chimiques de l’eau, mais également les processus physiologiques des organismes ainsi que la distribution des espèces.
    Dans quelle mesure le réchauffement climatique peut-il remettre en cause ces grands équilibres ? Les modifications thermiques sont-elles toujours liées à un changement de climat ? Le patrimoine biologique des milieux aquatiques estil à terme menacé ? Nos parcours de pêche à salmonidés sont-ils forcément voués à disparaître ? 

     Qu’est-ce que le réchauffement climatique ?

    Avant de répondre à ces différentes interrogations, il est utile de rappeler dans un premier temps que, contrairement aux autres planètes du système solaire, la surface de la Terre est tempérée à environ 15 °C. Cette caractéristique originale est due à notre atmosphère qui, à l’image d’une écharpe, permet de retenir une partie de la chaleur émise naturellement par notre planète. Ce phénomène, appelé effet de serre, est ainsi tout à fait naturel.
    Sans lui, la température à la surface de la Terre serait de – 18 °C en moyenne ! La vapeur d’eau, l’azote et le dioxyde de carbone, le fameux CO2, sont les principaux gaz qui permettent de piéger cette chaleur. Ils sont appelés « gaz à effet de serre ». Leur proportion dans l’atmosphère est le fruit d’un lent équilibre établi entre les consommateurs et les producteurs de ces différents gaz. En principe, elle n’évolue qu’à des échelles de temps géologiques, soit plusieurs millions d’années.
    Néanmoins, certains événements comme des éruptions volcaniques exceptionnelles ou la collision d’un astéroïde gigantesque sont susceptibles de modifier radicalement la composition de notre atmosphère et de provoquer des extinctions biologiques plus ou moins massives.
    Or, l’utilisation exponentielle des matières premières carbonatées fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel), depuis le XIXesiècle, augmente drastiquement la proportion de CO2dans l’atmosphère.
    Résultat, cet apport massif de gaz à effet de serre déséquilibre le bilan radiatif de la Terre. La proportion de chaleur retenue, par rapport à celle qui peut s’échapper vers les hautes altitudes, est ainsi plus importante. La conséquence est une augmentation rapide de la température moyenne de l’air et des océans. C’est le phénomène de réchauffement climatique.

    Différents scénarios de réchauffement 

     Les scientifiques, réunis au sein du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), confirment bien cette tendance au réchauffement. Ils ont notamment montré que l’année 1998 était la plus chaude de toute l’histoire de la météorologie et que le réchauffement s’accélère depuis environ un siècle. Le GIEC affirme par ailleurs que la probabilité que ce phénomène, constaté depuis 1950, soit d’origine humaine est de plus de 90 %. Ils confirment également que l’augmentation des températures va se poursuivre au cours du XXIesiècle.
    L’ampleur de ce réchauffement est toutefois très compliquée à prédire pour les scientifiques. D’ici à 2100, les climatologues du GIEC parlent tout de même d’une augmentation moyenne annuelle comprise entre 1,8 °C et 3,4 °C.

    rechauffemnt climatique

    Des bouleversements importants en perspective 

     Ce réchauffement global aura inéluctablement des conséquences sur les grands équilibres physiques et climatologiques. On estime qu’avec une élévation de température de 1,5 à 2,5 °C, près de 20 à 30 % des espèces connues courent un risque accru d’extinction. Cette estimation atteint 70 % si l’augmentation est de 3,5 °C ! C’est donc toute la biodiversité, richesse inestimable de notre planète, qui à terme est mise en péril… Un des symboles les plus marquants de cette menace est l’impressionnant ours polaire, dont l’habitat fond d’année en année.
    Selon les scientifiques, les écosystèmes naturels qui seront les plus affectés sont les systèmes polaires et alpins, les mangroves, les forêts boréales et tropicales ou encore les récifs coralliens.
    Pour ces derniers, les hypothèses les plus pessimistes envisagent leur disparition à l’échelle planétaire à partir de 2020… c’est-à-dire demain ! 

     Quelles conséquences pour nos milieux aquatiques continentaux ?

     A l’intérieur des continents, sur lesquels l’effet tampon des océans est réduit, cette évolution de notre climat sera exacerbée. A terme, l’augmentation des températures de l’eau influencera directement l’abondance et la répartition des espèces.
    Et ce sont celles d’eau froide, plus sensibles au facteur thermique, qui seront sans doute les plus impactées.
    Truites et ombres ont sans doute du souci à se faire… Il est cependant encore très difficile de prédire ces évolutions, en raison notamment du manque de connaissance sur le fonctionnement thermique actuel des réseaux hydrographiques.
    En outre, les modifications de débit engendrées par les changements climatiques influeront également sur le métabolisme thermique des eaux de surface.
    Néanmoins, des signes apparaissent déjà… Sur le lac Léman, les suivis effectués par l’Inra montrent une tendance nette au réchauffement des eaux de surface depuis les années 1970 ainsi que des couches profondes depuis les années 1950. La période d’apparition de la stratification thermique est de plus en plus précoce : de début juin dans les années 1970 à début mai dans les années 2000. Conséquence : les algues et le zooplancton consommateur apparaissent plus tôt dans la saison.
    Selon l’Inra, ces décalages seraient aujourd’hui favorables au corégone du Léman, qui profiterait ainsi directement de cette abondante nourriture dès l’éclosion de ses oeufs. Les captures effectuées par les pêcheurs professionnels, en augmentation depuis les années 1990, vont dans ce sens.
    Sur le lac Tanganyika, grand lac africain aux dimensions impressionnantes faisant frontière entre la Tanzanie et la République démocratique du Congo, la température des eaux du lac a également augmenté depuis les années 1920, de près de 0,7 °C en surface (– 150 m !) et de 0,3 °C au fond (– 1 300 m !). Dans le même temps, la limite entre les eaux oxygénées et celles sans oxygène est remontée, restreignant de fait la zone fonctionnelle pour la biocénose. Une baisse, nettement accentuée depuis les années 1950, de la productivité globale du plan d’eau en résulte. Sur les grands cours d’eau européens, des évolutions similaires de la température de l’eau s’observent également. Ainsi, sur le Rhône aval, en près de trente ans, la température moyenne de l’eau a augmenté d’environ 2 °C.
    Même constat pour la Loire (+ 2 °C), le Rhin (+ 2 °C) ou encore le Danube (+ 0,8 °C).

    Quelles conséquences pour le cours d’eau de mon village ? 

     Les grands hydrosystèmes intègrent donc parfaitement la tendance décriée par les climatologues. Néanmoins, à l’échelle locale et en particulier sur les cours d’eau salmonicoles, que se passe-t-il ? A titre d’exemple, prenons l’évolution durant ces quarante dernières années du métabolisme thermique de la rivière Allaine, petit affluent franco-suisse du Doubs. Grâce à des données historiques de qualité, l’évolution thermique de ce cours d’eau peut être appréhendée d’une manière objective. Et pour apprécier les effets directs de la température sur la faune, nous n’allons pas comparer des données de moyenne annuelle, trop lissées, mais plutôt les valeurs élevées observées en été. En effet, les poissons, et en particulier les salmonidés, démontrent une certaine tolérance aux écarts thermiques de faible amplitude. En revanche, en dehors de la gamme de confort de chaque espèce, la survie, la reproduction ou l’alimentation ne sont plus possibles.
    Une élévation de température pourra donc être supportée par le peuplement originel jusqu’à une certaine valeur. Mais dès le dépassement des seuils critiques, les populations de poissons auront des difficultés de développement et finiront par disparaître.

    Dans les années cinquante, la rivière Allaine était un cours d’eau à truite et à ombre très productif. Les apports souterrains karstiques qui alimentaient le cours d’eau tout au long de son linéaire permettaient de maintenir une gamme de températures fraîches, idéale pour les salmonidés, même en période caniculaire.
    Les mesures effectuées dans les années 70 illustrent parfaitement cette caractéristique typique des cours d’eau calcaire (cf.
    figure ci-dessus).
    Aujourd’hui, force est de constater que certaines portions du cours d’eau ont subi des élévations exceptionnelles de température, atteignant par endroits près de 10 °C (cf. figure). Si bien qu’à l’heure actuelle ces tronçons ne sont plus propices au développement de la truite ou de l’ombre.
    Mais les espèces thermotolérantes  ne peuvent également s’y développer harmonieusement : les habitats et les vitesses de courant ne sont pas adaptés à ces espèces (tanche, carpe, rotengle, etc.), plutôt inféodées aux eaux calmes.
    En clair, une discordance entre les caractéristiques de l’habitat et le métabolisme thermique est observée.

    La petite rivière fraîche productive s’est ainsi transformée en un cours d’eau tumultueux chaud et déserté.
    Par chance, l’influence des arrivées froides est encore forte sur l’Allaine. Elles apportent des bouffées de fraîcheur à la rivière. Elles constituent ainsi de véritables refuges thermiques pour les truites et les ombres en période estivale. Si, bien évidemment, ces espèces peuvent les rejoindre, ce qui laisse supposer que les couloirs migratoires longitudinaux sont respectés.
    A l’évidence, le réchauffement climatique apporte sa contribution de quelques degrés à cette évolution de la température de l’eau de l’Allaine. Néanmoins, d’autres facteurs interviennent.
    En observant l’évolution de l’utilisation du bassin versant et de la ressource en eau, la Fédération des pêcheurs du Jura suisse (www.fischnetz.ch) a permis d’expliquer le degré extrême de l’élévation de température observé sur certaines portions de rivière, et sur l’Allaine en particulier.
    D’une part, le pastoralisme traditionnel de la région s’est petit à petit transformé en une céréaliculture intensive. Les remaniements parcellaires ont permis de creuser des systèmes de drainage efficaces.

    D’autre part, l’Allaine et ses affluents ont été par endroits corrigés et transformés en chenaux rectilignes, élargis, excavés et sans ombrage. Les nappes souterraines ont perdu progressivement de leur volume et ainsi leur potentiel à alimenter en eau fraîche le réseau hydrographique lors de sécheresses. Par ailleurs, les puits d’eau potable historiquement utilisés ont vu leur quantité et leur qualité d’eau se réduire. Les communes ont en conséquence privilégié le captage des sources en tête de bassin. Le débit d’étiage de l’Allaine s’est au final nettement réduit.

    Enfin, le développement des zones urbaines a été croissant et s’est accompagné d’une imperméabilisation systématique des sols. Les réseaux routiers et de canalisation ont suivi la même évolution. La pluie des orages ruisselle alors sur ces surfaces asphaltées et, déjà échauffée, rejoint directement les rivières.
    Le coup de grâce fut porté lors de la mise en place de l’épuration des eaux usées de la commune de Porrentruy, située à une quinzaine de kilomètres des sources.
    En effet, le rejet de la station d’épuration dépasse allègrement les 20 °C en été et représente plus du tiers du débit de l’Allaine en basses eaux. Et ce rejet se déverse dans la rivière seulement quelques dizaines de mètres en aval des sources froides les plus importantes.
    La nette dégradation de la qualité de l’eau et de l’habitat associée à ces différents impacts sur le métabolisme thermique du cours d’eau a fortement porté atteinte au patrimoine biologique de la rivière Allaine. Les populations de truites et d’ombres abondantes du début du XXesiècle se sont progressivement réduites comme peau de chagrin. Actuellement, sur les 50 kilomètres de parcours de pêche rêvés des pêcheurs à la mouche, seuls quelques kilomètres restent intéressants, toujours en raison des arrivées froides salvatrices de la montagne karstique. Ainsi, l’impact des quelques degrés imputables au réchauffement climatique n’est vraisemblablement que très relatif en comparaison des transformations écologiques locales imposées par l’homme au cours du dernier siècle.

    En conclusion, cet exemple illustre l’importance de ne pas considérer le réchauffement climatique comme la cause unique et inéluctable de la dégradation de nos environnements aquatiques.
    Certes, il a un impact. Certes, la réduction des émissions de CO2est nécessaire et à terme bénéfique. Mais cet arbre de la politique mondiale pour la sauvegarde durable de notre environnement, claironné par tous les médias et les gouvernements, ne doit pas cacher la forêt de problèmes rencontrés par nos rivières.

    La préservation de la qualité et de la morphologie des cours d’eau doit ainsi rester une priorité absolue. Au niveau local, les gestionnaires incontournables que sont les pêcheurs ont un rôle important à jouer dans la mise en oeuvre d’un certain nombre de précautions et de mesures pour limiter l’impact des changements climatiques à venir. De manière plus globale, à l’échelle des bassins versants, une gestion cohérente de la ressource en eau, intégrant le respect des apports d’eau fraîche et limitant les rejets d’eau chaude, doit systématiquement être promue. Ce sont les conditions sine qua non si l’on veut faire baisser la fièvre de notre patrimoine piscicole et halieutique !

  • Le Complot contre la Pêche

    Secrétaire d'état.

    La secrétaire d’État Chantal Jouanno avec Claude Roustan (à droite) au dernier salon de l’agriculture.

    Sous couvert d’uniformiser la gouvernance des pêcheurs de loisirs, les dirigeants de la FNPF, s’apprêtent à imposer, sans la moindre concertation, une réforme qui dans plusieurs régions va ruiner vingt ans de gestion raisonnable des rivières de France. Anatomie d’un complot où autoritarisme et démagogie font bon ménage.

    Nous n’avons jamais démenti, dans ce journal, le jugement sévère que nous portions sur l’organisation de la pêche de loisirs en France : le régime associatif qui est au coeur du système s’est montré incapable de promouvoir une gestion responsable de la ressource, pas plus qu’il n’a su défendre l’eau, les poissons, les pêcheurs contre tout ce qui les menaçait.
    Nous l’avons dit souvent : la pêche française est l’une des plus mal gérées au monde, et l’inefficacité de ses responsables a sa part dans l’effondrement des populations de pêcheurs.
    Mais nous ne pensions pas que cette incurie puisse un jour déboucher, sous couvert d’améliorer les choses, sur ce qu’il faut bien appeler un coup d’Etat des actuels dirigeants de la Fédération nationale de la pêche française, un véritable complot ourdi contre ceux-là même qui les ont faits rois.

    De quoi s’agit-il ? Le projet de réforme de M. Roustan, l’actuel président de la FNPF, consiste en une incroyable centralisation des pouvoirs et des règlements, définie sur la base du plus démagogique des dénominateurs communs pour donner aux pêcheurs l’illusion d’une gestion qui remettrait du poisson dans les rivières par la magie d’une association stratégique entre pisciculture et méthode Coué.
    Sans se soucier de gestion patrimoniale, de qualité des rivières, de maîtrise sérieuse des prélèvements. En rayant d’un trait de crayon les dizaines d’années de travail d’AAPPMA et des fédérations vertueuses dont le seul tort est d’avoir tenté et souvent réussi à gérer leurs rivières sans démagogie ni gaspillage de l’argent des pêcheurs.
    Le projet de M. Roustan, son grand oeuvre, est de mettre au pas ces bons élèves de l’écologie des rivières pour que règne la médiocrité halieutique, et qu’on laisse les pisciculteurs prospérer. Et sa réforme, Monsieur le Président entend l’imposer à la façon des dictateurs, en prenant autant de gants qu’un liquidateur de multinationale fermant son usine au Mozambique.
    Le problème est que M. Roustan est un élu.

    Son attitude nous amène à la question suivante : ou la pêche de loisirs est gérée par le système associatif (ce qui n’a pas que des avantages) et, à ce moment-là, il faut jouer le jeu de la démocratie associative, ou bien la pêche est une affaire d’Etat, de spécialistes, ou de promoteurs de tourisme et de loisirs, et on ne voit pas ce que viennent faire à sa tête une poignée de hiérarques assez mal élus, sans compétence particulière pour les différents niveaux de gestion que le sujet requiert.
    En décidant seuls dans leur coin de ce que doit être le nouvel ordre de la pêche associative, M. Roustan et les siens ne font que trahir ceux qui les ont élus. Et ce coup d’Etat qu’ils nous disent vertueux est, nous semblet- il, le meilleur moyen d’aggraver encore la situation déjà pas terrible d’un loisir autrefois populaire.

    A ce propos, nous avons mis ce journal sous presse la veille de l’ouverture de la truite.
    Pour des milliers de pêcheurs, la saison s’est terminée le 13 mars au soir. C’est peut-être ça, la réforme Roustan : qu’il y ait à l’avenir une journée de la pêche, comme il y a une journée de la musique ou une journée des voisins. Ce sera bien suffisant pour faire le plein des congélateurs.

    La rédaction