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  • Sacré permit !

    Sacré permit !

    Pour Kathleen et Jean-Pierre Piccin, réussir à leurrer des permits (Trachinotus falcatus) semblait il y a peu encore une utopie, tant ce poisson les a, par le passé, fait tourner en bourrique. Mais, l’an dernier, la réussite a été au rendez-vous, et le bonheur fut immense !

    Par Kathleen et Jean-Pierre Piccin

    Ciel et mer se confondent et s’unissent pour effacer l’horizon uniformément gris. Suivant les conseils de Dick qui vient de vérifier les prévisions météo, nous nous équipons pour affronter l’orage tandis que les lanchas, qui jouent à saute-mouton au-dessus de la mer bien formée, nous emmènent vers les flats. Cela fait déjà trois jours que nous traînons dans la baie de l’Ascension et, bien que les conditions ne soient pas trop mauvaises nous n’avons pas eu la chance d’attaquer convenablement un seul permit.
    Bien sûr, nous nous sommes défoulés sur les bonefishs, mais un sentiment de frustration commence à nous envahir. Ce ne sont pas les conditions climatiques désastreuses de l’année dernière qui pourraient expliquer notre bredouille, cette année nous avons pu croiser du regard de nombreux permits, mais ils se sont rapidement fondus dans le bleu des Caraïbes. Nous en avons surpris en bateau, les avons poursuivis à grandes enjambées, à pas de loup, et parfois presque à la nage, mais à chaque fois sans succès.

    Hier, jour de mon anniversaire et jour de Pâques, dans une mer très agitée, nous avons péniblement passé deux caps et parcouru une soixantaine de kilomètres pour pêcher la zone très peu fréquentée de Sancti Spiritus.
    Autant de coïncidences durant la semaine sainte ne pouvaient être qu’un signe de destin, mais c’était sans compter sur Eole qui a voulu être de la fête et, tandis qu’on essayait de lancer, nous a appris pourquoi la vitesse du vent se mesure en noeuds ! Dans l’immense baie inchangée depuis sa découverte par Christophe Colomb, où l’air du large et les nuages s’engouffrent, tant bien que mal, pendant plusieurs heures nous avons couru derrière quelques palometa qui ont continué à nous snober ! A présent, sans trop d’entrain, recroquevillé et emmitouflé dans ma capuche, je pense à ce que me disait Carlos, un de mes guides de l’an dernier : “Le vent n’est pas gênant ! Même s’il y a de belles vagues sur le flat, on peut quand même repérer quelques tailings. En revanche, sans soleil c’est une tout autre histoire…” Sans hésitation, telle une flèche, notre bateau se dirige vers un cayo, qui abrite du vent, un magnifique miroir où comme par enchantement de timides rayons du soleil semblent faire un pied de nez aux météorologues.

    A peine le temps de nous ébrouer et de prendre nos cannes, prêtes de la veille, que déjà Jonathan murmure “agua nerviosa”, en montrant du doigt une cinquantaine de permits en train de déjeuner bruyamment dans quelques centimètres d’eau. Tandis que je sors le matériel vidéo tout en m’interrogeant si je ne rêve pas, j’entends comme une explosion et le doux chant d’un moulinet.
    Un permit vient d’être ferré et, prenant peur, tout le banc s’éloigne à vive allure vers des eaux plus profondes.

    Après avoir d’abord joué au bolide pour rejoindre ses compères et se sentant à la traîne, de toutes ses forces le poisson réussit… à tirer des sourires à Kathleen. Ce n’est qu’à une centaine de mètres qu’il semble contrarié par le frein bien serré du moulinet, mais il poursuit son bonhomme de chemin encore une quarantaine de mètres, vidant dangereusement le backing. En basculant la canne d’un côté puis de l’autre, Kathleen commence à le déséquilibrer et, comme elle sait si bien le faire, lui fait tourner la tête. Après avoir subi un tel manège durant une vingtaine de minutes, le permit se met à battre de l’aile mais ne paraît jamais tout à fait épuisé. Enfin, entre nos mains, lors de l’explosion de joie, incrédule, il semble écarquiller d’étonnement son oeil déjà énorme ! Il y avait si longtemps que nous avions projeté de pêcher ce poisson mythique et si longtemps attendu cet instant ! Combien de fois ils étaient venus voir nos imitations de crabes, parfois en les suivant presque jusqu’à nos pieds, et combien de fois ils les avaient refusées au dernier moment, en leur faisant parfois de petites bises du bout de leurs lèvres pulpeuses. Après quelques photos de cet élégant médaillon d’argent miroitant au soleil, nous le remettons dans son écrin turquoise et le laissons filer vers le large et vers nos meilleurs souvenirs.

    Tout en rejoignant le bateau afin d’essayer de retrouver le banc, Charly nous indique du doigt un bel aileron noir et pointu qui brise les vaguelettes. Aussitôt, je prends mon matériel et le suis dans la direction indiquée, d’abord rapidement puis avec discrétion au fur et à mesure que nous nous rapprochons du poisson.
    Il est à présent à une trentaine de mètres, grignotant tranquillement son petit déjeuner. On se rapproche de 5 ou 6 mètres. Il change de table pour déguster, plus loin, une autre friandise. Nous avançons encore, tandis qu’il refait la même chose… Cela fait une centaine de mètres qu’il nous promène sans que nous puissions lui prendre un centimètre. Son itinéraire étant parallèle au rivage, Jonathan a l’excellente idée de me proposer de rejoindre la plage et de courir pour le dépasser et couper sa trajectoire. Aussitôt dit, aussitôt fait, et la stratégie marche à merveille.
    Nous le voyons arriver dans 50 centimètres d’eau, tranquille. Je lance plusieurs mètres devant lui mon crabe qui, sur le fond sablonneux blanc, ne peut passer inaperçu. Il approche puis fait un crochet en s’éloignant du leurre. Je dois relancer. Je ramène doucement ma ligne et accroche un corail. Si près du but, vais-je encore gâcher cette opportunité ? J’incline la canne sur le côté, tire délicatement et, par chance, décroche ma mouche.

    Je dois me presser car dans quelques secondes le permit sera hors de portée. Sans difficulté, le vent m’étant pour une fois favorable, j’envoie mon crabe au-delà des 20 mètres, juste devant mon poisson, puis l’anime lentement. Léger toc, ferrage, gros bouillon à la surface de l’eau, démarrage foudroyant, tout se précipite à une telle vitesse que je me contente de lever la canne. Après de longues minutes à la limite de la rupture, envolés les départs à tire-d’aile, enfin je parviens à retrouver mes repères, à le fatiguer et le ramener près de Jonathan, qui s’en saisit. Tandis que nous crions de joie, levé vers le ciel tel un trophée, sa queue semble faire le “V” de la victoire en l’honneur de toute l’équipe. Enfin !

    Guide pratique

    Où dormir

    En arrivant à Cancun il est possible de dormir sur place, mais si on désire être plus tranquille et prendre un peu de repos avant la pêche nous conseillons d’aller jusqu’à Tulum et de louer, à des prix très raisonnables, une cabane sur la plage.

    www.ecotulum.com

    Séjour pêche

    Pour le séjour pêche à Punta Allen, il est possible une fois sur place de louer un appartement et de faire appel à un des nombreux guides de pêche. Dans ce cas, il est indispensable de parler un peu l’espagnol et d’avoir assez de temps.
    Pour ceux qui souhaitent un séjour organisé de grande qualité, le Palometa Club conviendra parfaitement. Situé au bord de la plage, au coeur du village Punta Allen, il est le seul qui permette d’apprécier, le soir, l’ambiance mexicaine.

    www.palometaclub.com

  • Journée de l’eau

    Journée de l’eau

    Voilà, aujourd’hui c’est la journée mondiale de l’eau. Si précieuse, si souvent maltraitée. Nous vous offrons 28 minutes de calme et d’eau qui court pour vous permettre de rêver, de vous transporter ailleurs, de vous apaiser, d’imaginer des truites géantes et des ombres bagarreurs. Fermez les yeux, vous êtes au bord de l’eau. 

    Et vous, aujourd’hui, qu’avez-vous fait pour l’eau, pour nos rivières, qu’avez vous fait ? Nous lui devons une si grande part de bonheur.
  • Catastrophe au Japon : quelles conséquences pour les ressources halieutiques ?

    Catastrophe au Japon : quelles conséquences pour les ressources halieutiques ?

    L’océan Pacifique est victime de la catastrophe
    nucléaire qui touche actuellement le Japon. Les vents poussent les éléments
    radioactifs qui s’échappent de plusieurs réacteurs vers l’océan Pacifique,
    contaminant ainsi le milieu marin et, par ricochet, la chaîne alimentaire. Les autorités du pays ont annoncé le 22 mars
    que les contrôles sur les produits de la mer allaient être renforcés après que
    Tepco, la compagnie qui gère la centrale de Fukushima, ait annoncé des taux
    anormalement élevés de substances radioactives dans l’eau de mer à proximité du
    lieu de la catastrophe.

    Des tests en mer devraient être conduits prochainement dans
    huit endroits différents, dans un rayon de 30 km de la centrale, par le
    ministère japonais de la Santé. L’enjeu est important : cette pollution
    augmenterait le risque de pénurie alimentaire dans le pays et de contamination
    des exportations en provenance du Japon. L’industrie de la pêche dans le
    Nord-Ouest du Japon ne s’est toujours pas relevée du terrible tsunami qui a
    touché le pays. Mais lorsque ces pêcheurs reprendront la mer, les autorités
    japonaises affirment que les prises seront testées afin de déterminer leur
    niveau de radioactivité.

  • Dorado !

    Dorado !

    Depuis quelques années, les pêcheurs-voyageurs ne parlent plus que de ça ! Du dorado ! Poisson mythique que l’on trouve dans les contreforts des Andes, à la frontière avec la jungle amazonienne. Nord de l’Argentine, Ouest du Brésil… c’est un poisson énorme, presque jaune maïs, vif et carnassier. Il hante les nuits de ceux qui l’ont déjà pêcher une fois, comme le permit, le fait d’en avoir pêcher un, fait de vous une âme en peine, un drogué qui attend sa prochaine dose. Tous ceux qui l’ont pêché en parlent avec une lueur dans les yeux… pour mieux les comprendre, Voilà un petit film. Bon voyage..

  • La justice invalide une interdiction de pêche au thon rouge

    La justice invalide une interdiction de pêche au thon rouge

    La Cour européenne de justice du Luxembourg a partiellement invalidé le 17 mars une fermeture anticipée de la pêche au thon rouge. Bruxelles avait décrété cette fermeture en 2008 à l’intention des thoniers senneurs italiens, maltais, grecs, chypriotes et français. La justice n’a pas remis en cause la décision en tant que telle, mais a considéré qu’il y a eu discrimination en faveur des pêcheurs espagnols qui avaient bénéficié d’un sursis jusqu’au 23 juin. Cette décision a été prise suite à une question posée par la justice maltaise qui devait se prononcer sur une demande d’indemnisation déposée par des fermes d’engraissement locales. A noter que la saison 2011 vient tout juste de débuter.

  • L’exemple de l’Ardèche

    L’exemple de l’Ardèche

    L’exemple de l’Ardèche Et si c’était en Ardèche que cela se passe ? En Ardèche où l’eau coule encore souvent comme autrefois, l’Ardèche aux 10 000 sources, aux 3 500 kilomètres de rivières, aux 400 hectares de lacs, l’Ardèche que fréquentent les deux plus grands fleuves de France, la Loire qui y prend naissance et le Rhône de l’importance, l’Ardèche où il reste des truites sauvages, petites mais sauvages, où les pêcheurs se disputent parfois mais font alliance pour empêcher leur fédération d’adhérer au timbre halieutique, l’Ardèche où quelques passionnés inventent sans vrais moyens la gestion des rivières de demain, l’Ardèche singulière et qui entend le rester.
    Par Vincent Lalu

     Il faudrait mille Patrick Pachot pour sauver la pêche de loisir dans ce pays. Patrick Pachot, dès qu’il s’agit de pêche, tourne en surmultiplié. Ce quadragénaire hyperactif, qui gère les ressources logistiques de France Télécom dans la région, est le président de la Gaule Annonéenne, l’une de ces associations que l’on voudrait mettre au pas. Mille cent membres, autant de cartes jeunes, découvertes ou journalières, trois rivières, la Cance, l’Ay, la Deume, pas toujours en forme, quelques ruisseaux de piémont, deux lacs et des lots sur le Rhône.

    Ardèche2

    Le parcours no kill d’Annonay sur la Deume


    La Gaule Annonéenne est la première AAPPMA du département, c’est sans doute celle qui bouge le plus et qui fait le mieux avec ce que la nature, l’urbanisation et le progrès lui ont légué.
    “Ici, commente son président, on défend toutes les pêches, la carpe autant que la truite, et tous les pêcheurs, qu’ils pratiquent à la mouche ou à la bouillette, qu’ils soient retraités, adultes ou adolescents (les enfants et les femmes ont même un week-end qui leur est réservé sur le lac du Vert, l’un des deux plans d’eau que gère l’association).

    Ardèche3

    La Glueyre dans la région des Boutières, une des nombreuses rivières ardéchoises classées en première catégorie.


    ” Pour inciter les gens à retourner au bord de l’eau, Pachot n’a pas lésiné sur les moyens, il a créé la fête de la pêche, creusé un bassin au beau milieu de la foire d’Annonay, aleviné les bassins de la ville, fait travailler une association d’insertion de Tournon pour réparer et entretenir les berges des rivières, développé une école de pêche où les jeunes apprennent d’abord les bases de la pêche au coup, et un centre de stages en float-tube sur le Rhône (en partenariat avec l’AAPPMA de Tournon).
    “Notre ambition, c’est de créer du rêve chez les adolescents. Si on réussit cela, après ce sera gagné, ils seront moucheurs ou carpistes, mais pêcheurs avant tout. »

    Patrick PachotPatrick Pachot, le dynamique président de l’AAPPMA d’Annonay 

    La vocation de ce missionnaire laïc vient d’une frustration d’adolescence : d’avoir vu la Galaure, sa rivière d’enfance, devenir un cloaque, l’a convaincu de la nécessité d’agir sur le terrain, en commençant par se battre pour la défense des milieux. 

    Dernier épisode : un bras de fer contre la commune de Davézieux, qui a construit un lotissement sur une zone humide sans autorisation. “Ils s’en sont tirés avec une amende.” Qui défendra les territoires quand les AAPPMA auront été mises au pas ? “Et qui fera signer les baux de pêche, ajoute Monsieur le Président, sur la basse Cance, il y en a 37 sur 1 100 mètres. Pour certains, ça se termine à 10h du soir avec une bouteille de whisky sur un capot de voiture… On a même fait découvrir à des gens qu’ils étaient propriétaires de quelques mètres de rives.” Une AAPPMA comme la Gaule Annonéenne est une véritable petite entreprise. Il faut trouver de l’argent, des subventions auprès des élus, quand les cotisations ne suffisent pas, gérer la garderie, l’école de pêche, les trois parcours no kill, dont un “toutes pêches” sur la basse Cance, aménager des frayères artificielles à carnassiers sur le lac du Ternay, gérer les conflits, sans jamais céder à la démagogie : “Il faut accepter une baisse des ventes de cartes de pêche pour que les pêcheurs deviennent des adultes responsables.

    Je suis pour que les pêcheurs aient une formation comme les chasseurs.” Pour autant, Patrick Pachot n’est pas un rebelle. Il a même trouvé que nous y étions allés un peu fort contre la Fédération nationale.

    En Ardèche, tous les pêcheurs 
    trouvent leur compte, avec 
    des parcours dégradés alimentés 
    en truites d’élevage, mais 
    aussi des parcours en gestion 
    patrimoniale, comme ici la 
    Loire à Sainte-Eulalie sur un parcours no kill.Adèche4

    Mais, sur le fond, il est d’accord. Comme sont d’accord ceux qui viennent de gagner la bataille de la taille de capture. Ce sont les gens du plateau qui ont déclaré la guerre, ils voulaient que la taille de capture soit ramenée de 23 à 20 cm. Cette taille de 23 n’avait pourtant pas été décidée par hasard :
    les techniciens de la fédé ont travaillé dix ans sur la gestion patrimoniale des truites de l’Ardèche. Les scientifiques de l’université de Montpellier les ont aidés à déterminer à partir de quelle taille les truites pouvaient être prélevées sans risque pour la reproduction naturelle de la souche. En 2000, une grosse étude a confirmé ces choix et le PDPG (plan départemental de protection du milieu aquatique et de gestion piscicole) a été validé en assemblée générale.

    Mais les gens du plateau ont considéré qu’à 23 cm il n’y aurait plus assez de truites à manger. Ils ont tenté d’organiser une contre-étude. Et tout le monde s’en est mêlé, le préfet, les tribunaux, et pourquoi pas le pape ou Sarkozy ?

    Ardèche 5

    La haute Loire ardéchoise dans les gorges et une de ses truites. Un paradis pour les pêcheurs à la mouche dans cette région de moyenne montagne encore préservée. L’activité touristique halieutique contribue à l’économie locale.

     Prendre ou ne pas prendre, tuer ou ne pas tuer, en Ardèche comme dans les autres départements du Midi, on a plus que dans le Nord tendance a faire sienne la règle du “ça passe et ça casse”. 

    La prédation est dans les gènes, on tue, on mange de père en fils, de génération en génération. Sauf que l’équilibre naturel qui a prévalu jusqu’au début du XXesiècle a été rompu deux fois, une première fois par la fée électricité et une deuxième par l’automobile.
    Et la petite rivière magique que protégeait un sentier accessible aux seuls piétons s’est retrouvée à quelques minutes de voiture de n’importe quels commune et axe routier.
    C’est cette réalité-là que prétendent ignorer les actuels responsables nationaux de la pêche de loisir. Ils veulent la rendre plus accessible alors qu’elle l’est déjà trop, moins responsable alors qu’elle ne l’est déjà plus beaucoup.

    Des traces de roue, encore fraîches, venaient mourir l’autre jour sur les bords de la Loire, dans ces gorges sublimes aux alentours de Rieutord, un endroit où le fleuve n’est encore qu’une extraordinaire rivière de moyenne montagne, aux eaux d’une rare pureté, aux éclosions régulières et massives d’éphémères de toutes sortes.
    “Tiens, ils ont encore pêché au filet”, a sobrement commenté Emmanuel Vialle, président de l’EYGA, une autre AAPPMA basée aux Ollièressur- Eyrieux. Il savait qui c’était, nous aussi, le pape aussi. On n’accuse pas sans preuve.

    Ainsi va l’Ardèche. On y trouve tout ce que produit la culture française de la pêche de loisir, de l’ayatollah du no kill aux pires viandards. Une région où il est parfois compliqué d’être président d’AAPPMA. Manu Vialle en sait quelque chose, lui qui a dû parfois faire le coup de point contre un braco qui ne pêchait que les no kill ou contre un micro centralier furieux d’avoir été condamné.
    L’AAPPMA de Manu gère trois rivières : l’Eyrieux sur 10 km, la Glueyre sur 20 km, et l’Ouvèze sur 20 km. Cinquante kilomètres de rivières pour 600 pêcheurs. Sans garderie (faute de moyens et de soutien), le président fait lui-même l’inspection et bien d’autres choses encore.

    Car Manu Vialle, à l’instar de Patrick Pachot, considère qu’il en faut pour tout le monde, des no kill (deux) autant que des parcours à viande (un lâcher par mois d’arcs-en-ciel sur la partie dégradée de l’Eyrieux, ce qui consomme la plus grande partie du budget de l’association, 4 000 euros pour une tonne de poissons).
    Manu Vialle, qui est un professionnel de la pêche (il est membre du staff des mouches de Charrette), imagine mal que l’on puisse se passer du travail de terrain que seules peuvent assumer les AAPPMA. Dans son département, elles sont l’indispensable relais entre les 28 000 pêcheurs, dont 50 % “d’étrangers” et les autorités fédérales ou nationales.
    D’où son opposition au principe du timbre halieutique qui ferait déferler sur l’Ardèche les pêcheurs prédateurs des autres départements du Midi.

    A Sainte-Eulalie, au coeur du plateau ardéchois, se trouve l’excellent hôtel-restaurant que tiennent Marie-Andrée et Serge Mouyon, des amis de Manu. Serge, grand pêcheur lui-même, a accueilli le fameux séminaire du président Roustan à l’origine de toute cette affaire. Son nom :
    l’Hôtel du Nord. Un présage ? mieux que cela : un programme de conquête.

  • Stéphane Faudon, guide de pêche

    Stéphane Faudon, guide de pêche

    Nous ne présentons plus Stéphane Faudon, à notre avis, un des guides de pêche à la mouche les plus sympathique. Comme chaque année, Stéphane nous fait part de l’état des lieu des rivières de Lozère et nous tient également au courant de son programme pour cette année 2011.

    Les conditions Lozériennes et les cours d’eau de Lozère à l’ouverture:

    Après un automne très sec, nous sommes passés directement à la neige dés fin novembre. Les truites étaient occupés à frayer sur des eaux très basses et un redoux a donné quelques coups d’eau de fonte de fin novembre à mi décembre, ces montées ont été douces et elles ne semblent pas avoir été néfastes pour le frai,du moins sur les secteurs de plaine. Par la suite, le début d’année fut très sec en Lozère, tantôt très froid, tantôt très chaud, le thermomètre à fait le yo-yo avec des amplitudes quelquefois de plus de 20 degré. Il en résulte, en ce début mars un étiage bien marqué sur tous les cours d’eau du département excepté les Cévennes qui ont reçu dernièrement quelques précipitations méditerranéennes. 

    En cette veille d’ouverture, le déficit hydrique est important et il n’y a aucune réserve de neige, les loueurs de ski de fond et de raquettes pleurent !! Les rivières sont tapissées de diatomées (algues brunes ) sur les zones calmes, et leur température est digne d’un mois d’avril entre 6 et 10 °C. 
    Ce sont des conditions extrêmes pour un début de saison, on rêve à une fin d’hiver et un début du printemps très humide et pluvieux (comme depuis 7 ans ) pour nos copines les rivières et les truites !!
    Par chance, la météo semble annoncer des précipitations pour l’ouverture et la semaine qui suit ….de l’eau ….de l’eau !! Vite.
    Nouveautés Règlementation pêche Lozère 2011:
    La carte Lozère n’augmente pas cette année , elle reste à 43 Euros pour l’année (18 Euros pour les femmes ), 13 Euros à la journée .
    Par contre, la carte Vacances évolue, elle sera désormais valable pour 7 jours consécutifs de l’ouverture générale (le 12 mars) à la fermeture (le 18 septembre). Pour un tarif de 18 Euros. La carte jeune (13 à 18 ans ) reste à 14 Euros et pour les enfants de moins de 12 ans la carte découverte est à 5 Euros. 
    Une nouvelle règlementation pour protéger l’ombre commun a été mise en place cette année sur tout le département, la taille de capture a été augmenté à 38 cm et le quota de captures abaissé à 1 par jour et par pêcheur. La pêche en marchant dans l’eau sera interdite sur l’Allier et le Chaperoux du 12 mars au 20 mai 2011 (frayères à ombres), très bonne nouvelle !! À quand la même pour nos belles truites ??!!
    L’AAPPMA de Florac lance, cette année, une formule intelligente, si vous achetez votre carte Lozère chez eux, elle vous offre une pince écrase Ardillons (de bonne qualité, je précise pour l’avoir tester ). Très bonne initiative à souligner et à encourager !!
    Pas de nouveaux No kill sur le département, malheureusement la partie en no kill sur la Jonte, à Meyrueis, a été supprimée par le bureau de l’aappma locale.

    Nouvelle règlementation sur les lacs :

    CHARPAL: Le lac a été déclassé, la pêche ouvrira au 1er mai (bonne chose pour les brochets qui pourront frayer en paix !! ) et fermera au 31 décembre 2011 en No kill intégral. L’utilisation du moteur électrique est désormais autorisée.

    NAUSSAC: Ouverture du 05 février au 31 décembre 2011 (2 brochets max de plus de 60 cm ou 8 salmonidés de plus de 23 cm dont 1 de plus de 40 cm),Moteur électrique autorisé.
    VILLEFORT: Ouverture du 26 février au 31 octobre 2011 et fario du 12 mars au 18 sept (8 salmonidés de plus de 23 cm dont 2 de plus de 40 cm ; cristivomer maille à 40 cm).Moteur électrique et thermique autorisés.
    D’autre part, Stéphane Faudon vous propose également des voyages de pêche à la mouche à l’étranger et des stages particuliers.
    Programme Pêche 2011:

    -LOZERE Stages et séjours pêche à la mouche avec ou sans hébergement en Lozère

    Du 12 mars au 4 septembre : La Lozère en long ,en large et en travers !!!

    A partir de début mai :Sorties Mouche Carnassiers à Charpal

    Du 10 au 17 juillet et du 13 au 20 aout 2011 :Stage Ados Mouche


    -VOYAGES pêche à la mouche 2011

    En collaboration avec l’agence Planet Fly Fishing ,L’année 2010 à été pour moi l’occasion d’aller prospecter 3 nouvelles destinations pour pouvoir vous proposer de nouvelles évasions pêche .

    – La Suède : J’ai enfin découvert en Aout dernier , le paradis des Ombres communs , La rivière Kaitum , une pêche exclusive en sèche sur une densité de poissons sauvages exceptionnelle au bout du monde sous le soleil de minuit, je pars cette année fin juillet pour vous faire découvrir en petit groupe ce mythe halieutique de renommée mondiale ..

    – l’ Autriche : Je suis parti pêcher début septembre la rivière YBSS et ses Affluents , secteur idéal pour se faire plaisir en sèche et en nymphe à vue sur les truites et les Ombres , hôtel de qualité , parcours réservés à la journée avec nombre de cannes limités , poissons garanties..Je proposerais cette destination pour la saison 2012 .

    – Le Mexique : J’en rêvé depuis longtemps et j’ai fait une infidélité aux rivières pour aller lancer mes mouches dans l’ eau salée en janvier dernier sur la baie de ascension au Mexique ,J’ai découvert une autre dimension de pêche dans la traque des Bonefish, Tarpons , Permits et Snooks.Nouvelles sensations au pays du soleil et des dauphins entre lagune et Lagon.Avec un très bon rapport qualité / prix , c’est une destination idéale pour une première pêche à la mouche tropicale.Si vous voulez découvrir cette pêche « salée « à mes côtés , je vais proposer une semaine en décembre 2011,je serais à votre service pour le matériel et les montages et je serais appuyé sur place par des guides locaux expérimentés avec leurs bateaux . Si cela vous tente contactez moi ..

    stéphane Faudon
    Moniteur guide de pêche Mouche
    www.lozerepechemouche.com
    06 72 94 64 80

  • L’AFCPL Tour : le cru 2011

    L’AFCPL Tour : le cru 2011

    L’Association française des compétiteurs de pêche aux
    leurres (AFCPL) vient de rendre public le calendrier des compétitions qu’elle
    organise dans toute la France. Pour
    la 7e année consécutive, les pêcheurs sportifs pourront se mesurer
    dans les disciplines bateau D1 et D2, street fishing et float tube. En tout ce
    n’est pas moins de 5 opens D1, 13 opens D2, 14 étapes pour le street fishing et
    11 épreuves pour le float tube, qui seront organisés cette année.

    Inscriptions et renseignements :
    www.afcpl.eu
    .

    AFCPL BOAT TOUR D1/D2 saison 2011

    14 et 15 mai : open AFCPL D2 de Saint Michel (29)
    Organisateur : Fédération de Pêche du Finistère
    Lieu : Saint-Michel

    21 et 22 mai : open AFCPL D2 du Grand Large (69)
    Organisateur : Comité des pêcheurs du Grand Large (CPGL)
    Lieu : Decines Meyzieu

    11 et 12 Juin : open AFCPL D1/ D2 d’Annecy (73)
    Organisateur : Annecy Lac Pêche
    Lieu : Annecy

    18 et 19 juin : Open AFCPL D2 de Cognac (16)
    Organisateur : UPC 16
    Lieu : Cognac

    25 et 26 juin : open AFCPL D1/D2 de Vassivière (23 – 87)
    Organisateur : Fédérations de pêche de Haute Vienne et
    Creuse
    Lieu : Peyrat le Chateau

    16 et 17 juillet : open AFCPL D1/D2 de Penne d’Agenais (47)
    Organisateurs : CC du Pays de Penne/Au royaume de la Pêche
    Lieu : Penne d’Agenais

    27 et 28 août : open AFCPL D2 de Bordeaux Lac (33)
    Organisateur : BLP Evénements
    Lieu : Bordeaux

    1 et 2 octobre : open AFCPL D2 de Vioreau (44)
    Organisateur : Amicale des pêcheurs de Vioreau
    Lieu : Vioreau

    8 et 9 octobre : open AFCPL D2 de Dordogne (24)
    Organisateur : Bass Team Périgord
    Lieu : Bergerac

    15 et 16 octobre : open AFCPL D1/D2 de Sanguinet (40)
    Organisateur : AAPPMA Sanguinet 
    Lieu : Sanguinet

    22 et 23 Octobre : open AFCPL D2 de Plobsheim (67)
    Organisateur : Mathieu Pêche Passion
    Lieu : Plobsheim

    Open AFCPL D1/D2 de la Saône (71)

    19 et 20 novembre : open AFCPL D2 de Villerest (42)
    Organisateur : AAPPMA de Roanne
    Lieu : Villerest

    AFCPL STREET FISHING® Tour 2011

    8 mai :
    open Street Fishing AFCPL Angoumoisin (16)
    Organisateur : UCP 16
    Lieu : Angoulême

    15 mai : open Street Fishing AFCPL du Val d’Oise (95)
    Team Carna 95
    Lieu : Cergy Pontoise

    21 et 22 mai : open Street Fishing AFCPL de Strasbourg (67)
    Organisateur : Des Rives Urbaines
    Lieu : Strasbourg

    6 juin 2011 : open Street Fishing AFCPL de Saint Maur des
    Fossés (94)
    Organisateur : Carnavenir
    Lieu : Saint Maur des Fossés

    12 juin : open Street Fishing AFCPL de Pont à Mousson (54)
    Organisateur : AAPPMA de Pont à Mousson
    Lieu : Pont à Mousson

    19 juin : open Street Fishing AFCPL de Limoges (87)
    Organisateur : AAPPMA Les Ponticauds
    Lieu : Limoges

    3 juillet :
    Summer Bass Party – Dommartin – hors circuit (01)
    Organisateur
    : Amasoâne / LFCL
    Lieu :
    Dommartin

    10 juillet
    : open Street Fishing AFCPL de Betton (35)
    Organisateur
    : Roazhon Fishing Club
    Lieu :
    Betton

    28 août :
    open Street Fishing AFCPL de Pontivy (56)
    Organisateur : AAPPMA de Pontivy
    Lieu : Pontivy

    11 septembre : open Street Fishing AFCPL de Périgueux (24)
    Organisateur : Bass Team Périgord
    Lieu : Périgueux

    25 septembre : open Street Fishing AFCPL de Verdun (55)
    Organisateur : Fédération de Pêche de la Meuse
    Lieu : Verdun

    8 octobre : open Street Fishing AFCPL de Chateaulin (29)
    Organisateur : Fédération de Pêche du Finistère
    Lieu : Saint Michel

    16 octobre :- open Street Fishing AFCPL de Seine et Marne
    (77)
    Organisateur : Club Carna 77
    Lieu : Monterau Fault Yonne

    23 octobre : open Street Fishing AFCPL de Lyon (69)
    Organisateur : Au pêcheur de la cité
    Lieu : Lyon

    AFCPL FLOAT TUBE TOUR saison 2011

    17 avril : open Float Tube AFCPL de Carnarêve (21)
    Organisateur : Carnareve
    Lieu : Beire le Chatel

    22 mai : open Float Tube AFCPL du Moulin Papon (85)
    Organisateur : Club Carnassier Yonnais
    Lieu : La
    Roche sur Yon

    12 juin : open Float Tube AFCPL de Renung (40)
    Organisateur : Club Spinner Landais
    Lieu : Renung

    26 juin : open Float Tube AFCPL de Gironde (33)
    Organisateur : Bord’Eaux Loisir Pêche Evénements
    Lieu : St Médard de Guizière

    3 juillet : open Float Tube AFCPL de Poitiers (86)
    Organisateur : section carnassiers AAPPMA Brême Poitevine
    Lieu : Rivière le Clain – Poitiers

    10 septembre : open Float Tube AFCPL de Périgueux (24)
    Organisateur : Bass Team Périgord
    Lieu : Périgueux

    18 septembre : open Float Tube AFCPL d’Osselle (25)
    Organisateur : Fisheurs Comtois et la Fédération du Doubs
    Lieu : Osselle

    2 octobre : open Float Tube AFCPL de Cergy (95)
    Organisateur : Team Carna 95
    Lieu : Cergy Pontoise

    9 octobre : open Float Tube AFCPL de Saint Yrieix (16)
    Organisateur : UCP 16
    Lieu : Saint Yrieix

    23 octobre : open Float tube AFCPL des Côtes d’Armor (22)
    Organisateur : Fédération de Pêche des Côtes d’Armor
    Lieu : Bétineuc

    6 novembre : open Float Tube AFCPL de Mervent (85)
    Organisateur : Amicale Vendée Mère et barrage de Mervent
    Lieu : lac de Mervent

  • Bas de ligne, éloge de la simplicité.

    Bas de ligne, éloge de la simplicité.

    Parmi les éléments qui ont contribué par le passé à faire de la pêche à la mouche une technique “d’élite”, le bas de ligne a toujours été placé en première ligne.
    Sur lui reposent tous les espoirs de présentations aussi précises que naturelles.
    Seulement voilà, à vouloir faire compliqué “pour faire bien”, on en oublie que seul le résultat compte. La tendance actuelle en matière de bas de ligne penche pour une simplification des formules. Voyons comment et pourquoi… Par Jean-Marc Theusseret 

    BDL2

    Les bas de ligne sont souvent la bête noire des pêcheurs à la mouche. Des formules simples et très efficaces existent. Elles méritent d’être essayées.


     Tant que la pêche à la mouche existera, on parlera des bas de ligne, liens inévitables entre la soie et la mouche.

    Botte secrète de nombreuses fines gaules qui le plus souvent ne sont pas très bavards au sujet de sa composition, le bas de ligne a toujours constitué un élément mystérieux apte à agiter les esprits. Au milieu du siècle dernier, cet élément de l’attirail du pêcheur à la mouche était volontairement présenté comme une chose complexe, et de nombreux auteurs halieutiques de l’époque contribuaient à le rendre particulièrement ésotérique. Certains d’entre eux se confondaient en formules mathématiques qui n’avaient d’autre but que d’asseoir leur statut d’expert halieutique, mais qui au final ont été un frein au développement de cette belle pêche à la mouche. Du temps des pêches faciles, le bas de ligne était principalement progressif.

    Ombre

    C’est-à-dire que la longueur des brins de nylon était de plus en plus courte au fur et à mesure que les diamètres diminuaient.

    Ce principe dit “rapide” en raison de son aptitude à s’étendre facilement au lancer est toujours utilisé pour les cours d’eau agités. A l’époque, il l’était aussi en rivières de plaine. Il aura fallu attendre le milieu des années 1980 pour que Piam dévoile le bas de ligne avec lequel il pêchait à la nymphe à vue, d’une conception inverse (dite dégressive) puisque les brins se voyaient allongés progressivement.

    Cet article, publié à l’époque dans Le Plaisir de la pêchede Philippe Matthieu, allait bouleverser le monde de la pêche à la mouche. Plus exactement, il y avait ceux qui avaient immédiatement pris conscience de l’ampleur du phénomène et… les autres ! Concrètement, il devenait possible, grâce à une longueur totale comprise entre 6 et 7 mètres et d’une pointe d’une longueur de canne, d’effectuer des dérives naturelles d’une longueur inimaginable, de leurrer des poissons craintifs, de pêcher plus fin… Depuis, la plupart des pêcheurs français pratiquant en grandes rivières ont adopté ce principe de grand bas de ligne dégressif (soit une longueur comprise entre 5,50 et 7 mètres). Pour aussi efficace qu’elle soit, cette formule nécessite au total neuf brins de nylon, soit les diamètres de 45, 40, 35, 30, 25, 20, 16, 14/100 et pointe.

  • Ouverture au Lac de Malaguet

    Ouverture au Lac de Malaguet

    Le samedi 26 mars, le Lac de Malaguet, débutera sa saison
    2011. Entièrement dédié à la pêche à la mouche depuis la saison dernière, le
    réservoir (22 ha)
    a été rempoissonné avec des salmonidés : arc-en-ciel, farios, golds, ombles de
    fontaine. La taille moyenne des poissons oscille entre 1 et 2 kg pour atteindre plus de 4 kg pour les plus gros
    spécimens. Thomas Jacques vous accueillera au lodge et veillera à ce que votre
    séjour pêche se déroule dans les meilleurs conditions. Les tarifs restent
    identiques cette saison. Le lac sera vidangé à l’automne prochain. En
    conséquence, la saison de pêche se déroulera selon le planning suivant : du 26
    mars au 16 juillet et du 1er au 30 septembre. Pensez dés à présent à réserver
    votre séjour en Haute-Loire !

    Renseignements :

    Joëlle Le Jean
    La maison du lac
    Lac de Malaguet
    43270 Monlet
    Tel : 04 71 00 21 48
    Site : www.lac-de-malaguet.com