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Un nouveau un réservoir mouche près d’Autun (71)
Le projet de faire de l’étang des Cloix près d’Autun un réservoir de pêche à la mouche ne s’est pas fait sans mal. En effet, ce plan d’eau de 3,7 hectares, propriété de la ville d’Autun sert de réservoir d’eau potable. A ce titre, les services de l’Etat n’étaient pas favorables à une utilisation pêche du site. Après cinq ans de bras de fer, d’études et d’analyses, l’étang des Cloix a enfin le feu vert pour devenir un réservoir mouche. Pour l’occasion, 140 m de ponton ont été construits, ainsi qu’un chalet, qu’une aire de pique-nique et des toilettes sèches. L’inauguration est prévue le 16 octobre et la pêche sera ouverte à compter du 17. La pêche sera autorisée de 8h à 17 h tous les jours, sauf le jeudi. Le nombre de pêcheurs sera limité à 12 par jour pour assurer une pêche de qualité et maintenir la quiétude des lieux. Le stationnement est obligatoire sur le parking situé à 500 m du plan d’eau (accès par un chemin carrossable et plat). Tarifs journalier : 25 euros (droit de conserver 2 poissons de moins de 60 cm ). 10 euros pour les moins de 18 ans (pas de poissons conservés).
Renseignements, réservations, achat des permis : http://www.autun.com

Le salon de pêche à la mouche d’Epinal annulé
Le club mouche La Phrygane Spinalienne annonce l’annulation de son traditionnel salon dédié à la pêche à la mouche sur les rives de la Moselle à Epinal (Vosges) et dont cette édition aurait été la dixième. C’est évidemment la crise sanitaire qui est la cause de cette annulation exceptionnelle. Le club nous communique en revanche les dates de l’édition 2021, qui aura lieu les 20 et 21 novembre 2021.

Un nouveau départ pour les magasins Pacific Pêche
Il y a un an, nous apprenions l’arrêt des quarante magasins de la chaîne Pacific Pêche, cela bien avant la crise liée au Covid-19. Mais nous venons d’être informé de son rachat par Agathe Boidin, ex-directrice générale et directrice financière d’Orchestra, spécialisée dans la mode enfantine. C’est donc un second souffle pour cette enseigne créée en 1993 et répartie sur tout le territoire national. Côté pêche à la mouche, c’est Florian Caraveo qui, en bon connaisseur, sélectionnera un matériel adapté aux pêches d’aujourd’hui. En attendant que la nouvelle équipe se mette en route, l’enseigne procède actuellement à une grande braderie avec des prix cassés jusqu’à -70 %.

CFPPA de Brioude Bonnefont, 14 ans de formation BPjeps !
Depuis 2006 le CFPPA de Brioude Bonnefont propose le BPjeps pêche de loisirs (brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport est un diplôme d’État). Ce diplôme est incontournable pour qui veut devenir un professionnel de la transmission de l’activité pêche. Coordonnée par roland Tomkiewicz , elle se déroule de façon alternée et pour sa partie en centre, à Brioude, capitale historique de la pêche du saumon. Idéalement situé entre Allier, Allagnon et grands lacs (Garabit, Grandval), les stagiaires sont formés dans des lieux réputés. La formation BPjeps peut être financée par un compte formation, par Pôle emploi, ou par les Conseils Régionaux. CFPPA Brioude Bonnefont : https://www.cfppabonnefont.fr/bp-jeps-peche-de-loisir

Retenues d’eau, la coupe est pleine !
Face aux sécheresses qui ont désormais lieu quasiment chaque été, les agriculteurs ont demandé au gouvernement d’autoriser la création de retenues d’eau et aussi d’accélérer le mouvement. S’il est bien normal pour un agriculteur raisonné et donc raisonnable de pouvoir abreuver son bétail et de pouvoir le nourrir, l’inquiétude vient de l’agriculture intensive qui voit dans les providentielles retenues l’occasion de ne pas changer grand chose à ses habitudes. A l’heure ou cette profession doit se remettre en cause, cultiver des plantes moins consommatrices en eau, on assiste à un déni de la situation. Créer des retenues pour quelques agriculteurs, c’est en priver d’autres d’une ressource précieuse en hiver, lorsque les nappes phréatiques doivent se recharger. Les retenues en été sont sujettes à une très forte évaporation. Cela a été observé en Espagne ou des retenues similaires ont été construites. Il va sans dire que les cours d’eau et la biodiversité seront une nouvelle fois les dindons de la farce. Dans le sud-ouest, l’opposition s’organise et manifeste contre un projet de construction de 16 bassines, qui seront utilisées par seulement 5% des agriculteurs de la région et moyennant 60 millions d’euros dont 70 % d’argent public. On reproche en outre à ces retenues d’être financées par des fonds Feader du second pilier de la PAC alors qu’un accord qui vaut pour la région Poitou-Charentes prévoyait au contraire de limiter les surfaces irriguées. Ne laissons pas l’agri-business détruire nos cours d’eau pour faire pousser du maïs ! Une manifestation est prévue à Epannes (Deux-Sèvres) le 11 octobre. Programme détaillé sur https://bassinesnonmerci.fr
Photo © Collectif citoyen Bassines non merci !

Suppression de deux seuils sur le Dessoubre (Doubs), les travaux avancent
Situés sur le cours moyen inférieur du Dessoubre, les seuils de Fleurey et de Neuf Gouffres viennent d’être arasés (suppression totale). Ces travaux qui nécessiteront un suivi rigoureux doivent permettre au Dessoubre à cet endroit de mieux gérer l’eutrophisation (excès de nutriments dû aux épandages de lisiers) qui transformait les eaux calmes des retenues en véritables cloaques d’algues et de sédiments. Une forte élévation de la température de l’eau dans les retenues, incompatible avec les espèces en place, avait également été constatée. Nul doute que la rivière retrouvera très vite son lit originel.
Photo : © Philippe Kœberlé. Le seuil de Fleurey après arasement.

Leçon de choses
Si vous parcourez les rivières calcaires aux eaux claires de notre beau pays, vous aurez peut-être remarqué des petites boules qui ressemblent davantage à des champignons qu’à des algues, mais ne sont ni l’un, ni l’autre. Vous pouvez ne pas vous soucier de ces choses étranges ou au contraire vous y intéresser car la curiosité est un très bon défaut. Croisée sur la haute rivière d’Ain cet été, Nostoc verrucosum est une cyanobactérie rhéophile (qui vit dans les eaux torrentielles) qui a la particularité de ne pas ressembler aux autres colonies de cyanobactéries plutôt filamenteuses. Certaines cyanobactéries sont toxiques, voire mortelles pour bon nombre d’animaux, y compris les grands mammifères dont l’homme, mais il s’agirait de quelques espèces parmi des centaines voire des milliers. Peu étudiée, rien n’indique si Nostoc verrucosum est toxique ou mortelle pour l’homme mais la prudence prévaut. Le mieux étant de la laisser vivre sa vie (qui continue depuis des milliards d’années) et de ne pas la toucher.

Master class Paolo Pacchiarini au domaine de la Hardouinais
A seulement 35 mn de Rennes, sur la commune de Saint-Launeuc (22230) se trouve l’un des plus grands étangs de Bretagne. Le Domaine de la Hardouinais – Arduen est ceint par le deuxième plus grand massif forestier breton soit 2000 ha entièrement privé. Ce havre de paix, de nature et de bien être repose sur les valeurs d’un tourisme engagé et respectueux, blotti au coeur d’une forêt séculaire qui abrite de vastes étangs, afin d’offrir au pêcheur un florilège d’expériences. Tout a été pensé pour que le pêcheur à la mouche et aux leurres puisse se mesurer à des poissons de qualité, dont nombre de trophées, dans un cadre sauvage d’une grand beauté.
Les 22 et 23 novembre 2020 aura lieu une master class unique avec le célèbre pêcheur italien de brochet à la mouche Paolo Pacchiarini, inventeur du wiggle tail et spécialiste des très gros brochets à la mouche. Cette Master Class est organisée conjointement avec Vision et Le poisson voyageur. Ce sera l’occasion de rencontrer un pêcheur exceptionnel, d’essayer du matériel Vision avec une gamme complète pour la pêche du brochet à la mouche et de découvrir un magnifique domaine.
Tarif du master class : 110 euros la journée, 190 euros les deux jours.
Réservation obligatoire à cette adresse : [email protected]
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Comment entretenir les vêtements respirants
Les vêtements respirants sont devenus nos compagnons de tous les jours. Si certains d’entre eux ne sont pas très étanches même neufs, d’autres font bien leur boulot, jusqu’au jour où ce n’est plus le cas. La principale raison vient du fait qu’un vêtement respirant fonctionne un peu comme notre peau avec des pores qui doivent être propres pour “respirer”. Si la toile est sale, elle ne peut plus jouer son rôle. Alors comment laver sa veste de wading sans prendre le risque de l’abîmer ? Les vêtements respirants peuvent être lavés à la machine mais selon un protocole bien défini : avec très peu de lessive liquide (pas de poudre, pas d’adoucissant), à 30°C, si possible en programme délicat, en rinçant deux fois pour éliminer les résidus de lessive et avec un essorage modéré.
Le séchage demande également une méthode particulière. Une fois lavé, votre vêtement doit être dans un premier temps séché à plat. Une fois quasiment sec, 20 mn au sèche-linge permettra de raviver son côté déferlant.

Franche-Comté, enfin une grande étude pour désigner les coupables des pollutions des rivières karstiques
Huit années de travail (entre 2012 et 2020), près d’un million d’euros de budget, telle est l’ampleur de l’étude publiée il y a quelques mois par le laboratoire Chrono-Environnement (Université de Franche-Comté, CNRS) à propos de l’état de santé des rivières karstiques en Franche-Comté. C’est la seule étude, qui plus est de grande ampleur, qui démontre le rôle néfaste de l’agriculture intensive dans l’histoire du déclin des rivières du massif du Jura, qui s’est accéléré brusquement à compter de 2009 avec des mortalités massives de poissons, mais désigne également d’autres causes qui jouent un rôle toutefois moins prépondérant. Les mauvaises langues diront peut-être que cette étude défonce les portes ouvertes, mais encore fallait-il mesurer, vérifier, affiner les analyses et enfin sortir des suppositions ou des accusations sans véritables preuves. Spécialisée dans les micro-polluants, Chrono-Environnement, a notamment mis en évidence le rôle majeur de l’azote, du bicarbonate et des transferts des intrants par le karst, cette roche calcaire poreuse, fissurée, typique du massif du Jura. Les scientifiques estiment que la situation des rivières concernées (Loue, Lison, Dessoubre, Doubs, Ain, etc) n’est pas irréversible, que le milieu a encore la capacité de rebondir à condition que les efforts soient faits, mais de ce côté-là, la préfecture a toujours mis en avant le côté multi-factoriel du problème de façon à ne viser personne en particulier et surtout pas l’agriculture. Le nouveau cahier des charges de la filière comté, encore en discussion, ne prend malheureusement pas du tout le chemin de la raison avec un plafond proposé à 1,2 million de litres de lait par an et par ferme et un maximum de 8500 l de lait par vache/an, deux chiffres qui sont un véritable passeport pour du toujours plus intensif. Et l’Etat laisse faire, fait semblant de contrôler une filière libre comme l’air. Avec deux à trois millions de litres de lait par an (60 000 tonnes de comté), cela génère des volumes de lisier et de fumier colossaux, totalement incompatibles avec les terrains karstiques. Les rivières servent alors de poubelle pour se débarrasser de cet excédent structurel. Il est temps d’instaurer une “zone nitrate sensible” ou une autre réglementation spécifique aux sols karstiques mais cela demande un peu de courage politique, une valeur qui fait défaut au pays du comté roi.
Photo : © Philippe Boisson. STEP et élevage vallée de l’Angillon affluent de la haute rivière d’Ain. Jura.