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Wader Guidewear pro, Cabelas.
Le titre en dit long ! « Waders soudés Guidewear Pro » ! Pas de coutures, donc moins de risques de fuites ! Mais surtout la soudure unique fait qu’il n’y a pas plus de risques d’abrasion due au frottement à l’intérieur des cuisses, une des zones les plus fragilisé des waders. Nous avons eu l’occasion d’aller tester ce wader dans les Gorges du Tarn sous le chaud soleil printanier. Tout d’abord nous avons été surpris par la couleur du wader, à laquelle nous ne sommes pas habitués, mais qui finalement est complètement neutre ! et surtout parfaite pour se confondre dans les rivières calcaires ! La deuxième chose qui nous ait surpris, c’est l’épaisseur de ce wader !! 4 couches de nylon bien plus épaisses que les 5 couches de mon autre wader d’une grande marque US et qui vaut deux fois plus cher….Il est aussi très léger et extrêmement confortable. Le sentiment de confiance (et aussi notre volonté de le tester…) nous a fait traverser des zones de ronces, glisser sur les cailloux sans crainte…et sans dommages !La grande poche en Mesh® sur le devant est extrêmement pratique pour mettre tout ce qui ne craint pas l’eau (boites à mouches étanches…) et plus encore car le Mesh est légèrement extensible ! La poche zippée, elle, est imperméable et permet de mettre les objets plus précieux (il y a même une petite poche spéciale pour vos objets perso: clefs etc.) et si vous avez froid au x mains, vous pouvez toujours vous les réchauffer dans les poches de côté qui sont étanches et fourrées !!! Enfin, ce wader fait la paire avec les chaussures Guidewear Pro Vibram® qui en plus d’avoir une semelle passe-partout sont extrêmement confortable, et qui se lassent et s’enfilent super facilement (n’est pas ce qu’on reproche à tant d’autres…) ! Acquérir un ensemble de cette qualité à un tel prix, ça ne vaut pas la peine de s’en priver. Surtout quand on connait la politique du « service après vente » qui a fait la renommée de ce magasin.Wader Guidewear Pro : 300,75€

Eloge du kelt
Le kelt et le Parkinson ont en commun d’aimer suffisamment la vie pour y croire toujours et encore. Itinéraires parallèles de deux héros qui confient leurs destins aux courants des rivières.
Par Vincent Lalu
Deux histoires parallèles, celle d’un homme, celle d’un poisson, deux histoires qui n’en font finalement qu’une tant elles parlent de la même chose qui est le combat pour la vie. J’ai rencontré les deux. Le poisson à la fin du printemps sur la Varzina, l’homme au début de l’automne à Goumois, lors des Farios de Pêches sportives. Le poisson était un kelt de plus d’un mètre en route vers son nouveau destin, l’homme un pêcheur atteint de la maladie de Parkinson qui faisait de son infortune une incitation puissante à profiter de l’existence.
Le kelt (je préfère son nom anglais à l’horrible “ravalé” français) est un saumon, en général une femelle qui a survécu à la terrible épreuve de la fraie et qui, après un hiver passé dans une fosse, se laisse glisser vers la mer au retour des beaux jours. Lorsqu’ils arrivent dans l’Atlantique où commencera leur nouvelle vie, les kelt ne sont pas en grande forme : ils n’ont plus que la peau sur les arêtes et constituent une proie facile pour les phoques et les flétans.
C’est d’ailleurs à cause de cette faiblesse que les pêcheurs leur manquent en général de respect.
Quand ils en parlent, c’est comme s’ils évoquaient une maladie honteuse, un secret inavouable, une grosse tuile : “Ah, l’horreur, il a pris un kelt. Une semaine de pêche pour un kelt.” Je revois l’ami Pepete, son superbe kelt épais comme une corde à sauter négligemment jeté sur l’épaule, marchant vers nous depuis le pool 45 de l’Hafralonsa, en Islande, d’un pas de consul romain en route vers son triomphe.
“Mais c’est un kelt… — Un quoi ? — Un kelt, Pepete, un kelt, tu nous as rapporté un kelt !” On lui disait ça sur le ton d’un type qui engueule son chien tout fier de rentrer à la maison avec un bout de charogne en travers de la gueule. Le kelt est pourtant un authentique héros, la vedette d’un remake du survivant. Un sursaumon comme on dirait d’un surhomme, tout ce dont on rêve qui fait les séries télé, les unes des magazines, alimente la saga du genre humain, l’histoire d’un type qui était en route pour le cimetière et que l’on retrouve dans une rave party l’année qui suit.
Mon premier kelt m’a donc plus ému que déçu. Il venait après deux jours de bredouille sur une rivière, la Varzina, où la bredouille n’existe pas (voir Pêches sportives n° 85). J’avais donc plutôt de la reconnaissance pour le kelt qui m’avait permis de ne pas trop oublier à quoi ressemblait un poisson.D’ailleurs il n’était pas mal, pas trop maigre, bâti comme deux saumons bretons ou quatre de la pisciculture de Chanteuge (Allier). Un kelt assez bien armé pour y retourner, dont je me suis demandé par la suite s’il était parvenu à échapper aux flétans. Au départ, le kelt est un saumon comme les autres, souvent donc une femelle, qui a grandi dans sa rivière puis grossi en mer pour devenir cette fusée d’argent qui remonte le courant de ses origines, le ventre précieusement gonflé des oeufs qui perpétueront l’espèce. Ce retour au bercail est rapide, quelques semaines seulement pour passer de la force de l’âge aux naufrages de la vieillesse. Chaque kilomètre parcouru, chaque pool franchi le rapproche d’un destin cruel : il va connaître presque simultanément les feux de l’amour et les cendres de la mort sans qu’il soit possible de dire à quel moment sa robe nuptiale se pare des couleurs du deuil.
La plupart des saumons vivent simultanément la fureur de la procréation et la tragédie du néant. Il n’y a pas chez eux de petite mort, l’amour et la mort ne font qu’un. Chez les mâles surtout, qui se bousculent plus que les femelles aux portes de l’enfer. Presque tous se décomposent de leur vivant dans une tragédie classique où les unités de temps, de lieu et d’action sont entrées en fusion.
Sauf que le kelt échappe à tout cela. Il est le rescapé. Il quitte la frayère quand elle devient un mouroir et retourne à la vie. Le kelt, c’est un petit bout d’immortalité qui descend la rivière.
Et c’est aussi en retournant vers une rivière (en l’occurrence le Doubs) que Georges-André Matile, né le 6 juin 1944, atteint de la maladie de Parkinson, a entrepris de se sauver.
Douze ans que cet ancien directeur commercial d’une entreprise de vente par correspondance de La Chaux-defonds (Suisse) lutte contre son mal, douze ans qu’il continue de pêcher, avec l’aide d’une bande de plus jeunes de la société de pêche dont il est président (La Gaule neuchâteloise).
“Ils sont là quand il y un noeud à faire, ou quand il faut passer le fil dans les anneaux, ou quand il manque 50 cm pour remonter sur la route.” Bob était un hyperactif, champion de planeur, spécialiste d’acrobatie aérienne, champion de Suisse de modèle réduit, motard confirmé sur sa Suzuki GSXR. Et puis, un jour, sa jambe s’est mise à trembler. Il a dû laisser le volant à sa collègue.
“Le premier jour ça a été compliqué. Elle oubliait systématiquement le clignotant. Et, moi, je n’osais rien dire. Et puis, à la fin de la journée, je n’ai pas pu m’empêcher… — Le clignotant, Ruth, le clignotant ! » — C’est pas le clignotant, Bob, c’est ton pied.” Et puis il a fallu arrêter de travailler, et arrêter beaucoup de choses encore. Tout ce qui faisait le quotidien d’un homme hyperactif. Tout, sauf la pêche. “La pêche, je savais que je m’adapterais.” Et il s’est adapté. Au lieu de pêcher des heures debout à la mouche, il s’est mis au poser.Au lieu de courir des kilomètres, il a appris à mieux choisir ses emplacements. A se placer sur le bon rocher pour gagner le concours de sa société de pêche : une truite de 1,830 kg à la maisonnette (larve de trichoptère) et un ombre de 48 cm à la nymphe.
“La passion, c’est plus fort que tout, que je pêche à la mouche ou au ver, peu importe. Ce qui compte, c’est de pêcher.” On pourrait dire de Bob que c’est une manière de kelt.
Comme un kelt, il fait de la résistance, comme un kelt, il ignore avec superbe les outrages que le destin lui inflige. De sa maladie, il fait une force. Il n’a jamais pêché autant qu’aujourd’hui.
Ses amis l’emmènent avec eux à l’autre bout du monde affronter les marlins de l’île Maurice. Et, le soir, quand ils font la fête à l’hôtel, on lui installe sa chaise sur le ponton et lui continue de pêcher le calamar à la turlutte.
“C’était rigolo de voir ces dames en robe de soirée se prendre des giclées d’encre malgré mes avertissements. J’ai même pêché des carangues en pédalo… Moi, je pêchais pendant que mon pote Thierry Christen pédalait. Du travail d’équipe.” Et qui marche. Ses plus gros poissons, c’est aujourd’hui qu’il les prend : un brochet de 1,20 m et 12,5 kg à Biaufonds, une truite de lac de 7 kg à l’embouchure du Seyon, deux truites de 4,5 kg pièce, une au Rapala, une au vif à Maison-Monsieur dans le Doubs. Et quatre truites encore le 15 janvier dernier, au ver, de 4,5 kg, 4,1 kg, 4 kg, et 3 kg, des truites de lac en transit en deuxième catégorie.
“Il m’arrive parfois de me dire : pourvu qu’il n’y en ait pas un trop gros qui morde…” Il ne fait aucun doute que les poissons ont été plus sympa avec Bob que les hommes le sont habituellement avec les kelts. Il semble qu’ils l’ont reconnu comme un des leurs. Il a la rage de vivre et l’énergie conquérante. Il en a aussi l’extrême faiblesse, les membres affaiblis et l’appréhension du futur. Mais la pêche, l’eau, ses courants, ses surprises, lui donnent cette incroyable force qui lui permet depuis douze ans de vivre avec sa maladie.
“Le dernier cadeau que la rivière m’a fait pesait 5,5 kg. C’était au printemps dernier dans le grand trou de la douane, au pont de Goumois. J’avais pêché un peu au vairon mort sans grande conviction et donc sans résultat.
— Tu dois être fatigué, me dit Jean-Claude Cachot, le patron de l’hôtel du même nom. Je vais te mettre une chaise à la terrasse, tu seras mieux pour pêcher.Aussitôt dit, aussitôt fait, je monte ma Shakespeare Mach 3XT avec du 18/100 sur mon Shimano et un bas de ligne de 14/100 en Teklon testé à 14,1 au micromètre. Le tout esché, cette fois, d’une nymphe à bille dorée suspendue sous un bouchon. Le Doubs était assez fort parce qu’ils turbinaient. Je lance ma ligne au milieu du trou pour une première coulée. Je rajuste mon fond. Et, au deuxième passage, ce fut “quine”, comme on dit au Loto. J’ai tout de suite compris qu’elle était grosse. Mais, au lieu de démarrer, elle se tortillait sur ellemême, se laissant même glisser vers le talus au fond du trou. Là, je me suis dit : profites-en bien, il n’y en a plus pour longtemps. Elle va prendre le courant et tout sera fini. Au lieu de quoi, elle se rapproche du bord et commence à remonter le long du mur au bout duquel j’étais installé. Un peu comme si elle voulait me saluer avant de s’en aller. Effectivement, arrivée à mon niveau, elle oblique à droite et replonge dans le trou. Je la suis, toujours aussi incrédule, mon 14/100 au contact, puis elle revient vers moi et se met à glisser gentiment le long du mur dans le sens du courant, exactement en direction de Canin, le fils Cachot, qui s’est posté avec une grande épuisette immergée. Et là, miracle, un rayon de soleil éclaire la rivière au moment où la truite passe au-dessus de la filoche. Je hurle : Go ! Canin relève l’épuisette. La truite est dedans. 11 livres pour 76 cm.” Dans un fauteuil. Salut l’artiste.

Le calendrier méditerranéen
DÉCEMBRE-JANVIER
Ce sont les meilleurs mois du jig. Le poisson est en transit vers les couches d’eau plus profondes, il fuit l’hiver, qu’il passera sous un manteau d’eau isotherme. Les principaux clients de ces deux mois d’hiver sont les grosses sérioles, les pélamides et les sabres.
AVRIL
La saison recommence avec le jig pour de nouveaux poissons comme les dentis et les pagres.
Mais on cherche aussi les pageots à la palengrotte.MAI
Pagres, dentis au jig, pageots à la palengrotte, premières tanudes (dorades grises au bibi).
JUIN
Sérioles, bars, dentis à la traîne lente au vif avec des sévereaux ou des orphies. Sérioles, dentis, sabres, pagres au jig. Pageots à la palengrotte. Tanudes et oblades au broumé.
JUILLET
Traîne lente au vif pour les sérioles derrière les îles, notamment dans les parages du Levant interdits par la Navale jusqu’au 30 juin. Barracudas à la traîne classique et dentis au jig dans la baie.
AOÛT
Comme en juillet, avec les sérioles qui viennent à leur tour croiser dans la baie, notamment autour de la Fourmigue et devant le cap Bénat.
SEPTEMBRE
Avec l’automne commence la belle saison. A tous poissons énumérés jusque-là s’ajoutent les pélamides en nombre suffisant pour qu’on les recherche à la fois à la traîne, au broumé et au lancer classique sur les chasses. C’est aussi le mois des premiers passages de bancs de daurades coryphènes.
OCTOBRE
Comme en septembre, à ceci près que les sérioles, s’étant gavées tout l’été, sont franchement plus grosses.
NOVEMBRE
Le mois où les vrais pêcheurs sont enfin seuls sur la mer, où une séance de traîne n’est pas gâchée par l’armada des plaisanciers. Un mois de transition où la traîne lente reprend ses droits, tout comme le jig à la recherche de poissons qui amorcent leur descente vers les grands fonds. Pélamides, sabres, sérioles, dentis. Et la pêche peut continuer ainsi jusqu’à Noël et même après. Le temps de présenter nos voeux à ces biens sympathiques poissons de Méditerranée.

Pêcher toute l’année en Méditerranée
Conséquence inattendue du réchauffement climatique, la Méditerranée voit sa population changer. On y observe depuis quelques années toutes sortes de poissons tropicaux que les pêcheurs sont bien contents de trouver à portée de TGV quand il fallait des heures d’avion et toutes sortes de certificats de vaccination pour espérer en capturer.
Par Vincent Lalu
Vincent Palun est un guide de pêche heureux. La climatologie lui permet de concilier deux rêves : pêcher la mer de son enfance et y attraper des poissons tout droit sortis de ses rêves caraïbes. Vincent pêche la baie du Lavandou depuis l’âge de 7 ans. Il en connaît tous les cailloux, les plateaux, les cassants, il sait où passe le poisson et quand il passe. La seule différence est que les poissons de son enfance ont grandi avec lui. Et la baie a accueilli pas mal d’immigrés : des barracudas, des maquereaux espagnols, des daurades coryphènes qui, en rejoignant les effectifs du bétail local (pagres, dentis, loups, sérioles, pélamides, bonitous, daurades royales et grisets, sabres et pageots), ont fait de cette destination de pêche une alternative de plus en plus crédible aux Bijagos et autres Nouadhibou. La zone de pêche entre et autour des îles d’Or et le Lavandou est à peu près aussi accidentée que le sont ces fameuses Préalpes du Sud dont elles sont la prolongation immergée. Ainsi les différences de niveau entre le cap Nègre et la pointe est du Levant dépassent parfois les 400 mètres, avec des dénivelés correspondant exactement à ceux que propose l’arrière-pays de la montagne des Maures.
Bien les explorer n’est pas donné au premier venu, avec ou sans sondeur. Les courants, les mouvements de la mer font que le poisson y a ses habitudes qu’il faut connaître pour éviter de chercher une aiguille dans une botte de foin, ce qui peut au bout d’un moment devenir lassant, surtout si l’on pêche au jig. D’où le recours à un guide de pêche, activité que Vincent Palun a commencé d’exercer il y a quelques mois seulement (après avoir travaillé dans une voilerie et avoir été responsable de magasin chez un détaillant d’articles de pêche). Il opère avec un Cap Camarat de 6,95 m équipé d’un 150 cv Yamaha quatre temps, bateau efficace pour pêcher en traîne lente (à moins de deux noeuds à l’heure), et une centrale de navigation (sondeur, GPS, carte) qui lui permet de retrouver facilement circuits et tenues du poisson. L’autre avantage de cet équipement étant qu’il permet de pêcher presque toute l’année. “Il n’y a en fait que février et mars qui sont des mois off, explique Vincent, j’en profite pour les réparations et l’entretien du bateau. Pour le reste de l’année, chaque mois a sa pêche et c’est bien agréable de varier les techniques, et donc les plaisirs…” Alors, pour les lecteurs de Pêches sportives, voici un petit échéancier des rendez-vous annuels avec les poissons du Lavandou.

La pêche à la truite
Qui connait Philip White ? Mais oui ! Mais c’est bien sur ! C’est le garde-pêche en chef de Haddon Hall, la demeure du Duc de Rutland… mais tout ça vous éclairera d’avantage si savez que ce Philip White a écrit deux merveilleux livres sur la pêche à la mouche, réunis en un seul coffret (que l’on trouve ICI)
Et encore mieux regarder cette petite présentation…en cliquant LÀ

Nunavik, Canada
Voilà un endroit éloigné, loin de tout, même, pourrait on ajouter. Au Nord du Quebec, là où l’on pêche des ombres arctiques, des farios et des truites de lac. Là où il n’y à rien. Rien que vous et la nature qui vous entoure. Le rêve. Pour voir le film, c’est ICI


Guide pratique pour la Bow River
La rivière
Le parcours le plus intéressant de la Bow, avec de nombreuses truites trophées, se situe en aval de Calgary, une partie alimentée par un lac de barrage. Contrairement aux rivières semblables d’Amérique du Nord, les tailwaters, elle a gardé certaines de ses caractéristiques originelles, et notamment on trouve, en début de saison, de nombreuses grosses perles.
Quand y aller
La première quinzaine de juillet est la plus prisée du fait de l’éclosion des stoneflys, qui peut durer toute la journée mais qui a lieu préférentiellement au coucher du soleil. Long coup du soir ou pêche avant le lever du jour sont les moments idéaux pour ramener assez facilement de grosses farios, qui sont les plus actives durant cette saison. Durant l’été, les arcs prennent le relais. On les trouve toute la journée, souvent en bordure des berges herbeuses, à l’affût d’une sauterelle ou au coup du soir sur des sedges. Dès le début septembre de petites BWO (n° 16 et 18) tapissent la rivière durant une bonne partie de la journée.
Technique de pêche
Du fait que de nombreux guides terminent leur journée vers 18h, je pense pour ma part que, si on pêche à la mouche sèche, on peut facilement se passer de les compétences d’un guide.
En revanche – du moins en fin de saison –, si on fait le choix de s’attacher ses services, il est important de se mettre d’accord avec lui afin de commencer tard dans la matinée et de pêcher jusqu’à la nuit. Les accès à la rivière sont peu nombreux, mais il est souvent facile de marcher le long des berges. On s’attardera tout particulièrement au pied des falaises, où de nombreux gros rochers immergés servent de refuge à de grosses truites. La pêche à la nymphe au bouchon est la technique favorite qu’utilisent les guides et qui fait des ravages. C’est enfantin ! Parfois, ils remplacent le bouchon par une imitation de sauterelle bien graissée et une dropper. Il est certain qu’un débutant sachant à peine lancer est susceptible de se faire plaisir, et c’est avant tout ce que beaucoup d’entre nous, d’une manière ou d’une autre, recherchons.Où dormir
Bien placé pour s’échapper de Calgary et se rendre à la Bow, le Wingate by Wyndham Calgary Hotel a en outre l’avantage d’être en face d’un pub sympa et qui sert des repas très corrects, même à des heures tardives.
Wingate by Wyndham Calgary Hotel 400 Midpark Way S.E. – Calgary, Alberta Tél. : 00 1-403-514-0099.
www.wingatebywyndhamcalgary.comComment y aller
www.airtransat.fr : Les tarifs sont très compétitifs si on réserve tôt.
Autres adresses utiles
www.canada.travel
www.travelalberta.com
www.visitcalgary.comPour en savoir plus
En Alberta, de nombreuses rivières offrent de très bonnes pêches. Vous pouvez retrouver la plupart d’entre elles dans l’article paru dans le n° 60 de Pêches sportives : Alberta, la pêche au superlatif.
Une vidéo est aussi disponible surle site www.pecheursglobetrotters.fr
L’Alberta, c’est Bow !
Retour en Alberta sur la Bow River, à travers un séjour bien rempli sur cette rivière si prometteuse, parmi les meilleures d’Amérique du Nord. Les parcours sont nombreux et offrent des conditions de pêche différentes. Ce second voyage pour nos deux voyageurs fut l’occasion de découvrir d’autres facettes de la Bow.
Par Kathleen & Jean-Pierre Piccin
Tandis que la radio diffuse à tue-tête un morceau de Led Zeppelin, Mark, notre guide, tout en conduisant son truck, balance discrètement sa tête et se laisse aller à lâcher le volant pour mimer quelques accords de guitare ou faire des mouvements d’ondulation avec la main à la façon des chanteurs des années 60. Introverti, n’ayant pas échangé plus de trois phrases dans la journée, son comportement est tout à fait surprenant.
Serait-il si content de rentrer chez lui ? Pour nous, cela ne fait aucun doute : il n’est que 17h30, mais nous sommes ravis de nous blottir dans un endroit presque chaud après avoir affronté des températures qui ne dépassaient pas les 3° et avec un vent du nord qui nous glaçait les os. Nous avions depuis longtemps envie de retourner pêcher la Bow River, cette perle de l’Alberta qui nous avait épatés il y a une quinzaine d’années. D’après des amis que nous avions récemment envoyés faire sa connaissance, elle était toujours au top des rivières nord-américaines.
Nous avions assez d’informations pour la revisiter, mais afin de mieux la connaître nous avons décidé de prendre un guide de pêche. Lorsque nous avons présenté à Mark notre projet de venir taquiner ses truites à la mouche sèche, sa première réponse ne fut pas très encourageante, expliquant qu’il n’y avait qu’au début juillet que la pêche à la mouche sèche pouvait être intéressante.Mais nous y étions déjà allés la première semaine de septembre et il y avait eu des éclosions magnifiques. De plus, la météo avait annoncé un front froid qui devait faire baisser la température de l’eau, ce qui est propice aux éclosions. Dès notre arrivée, nous avons contacté Mark pour organiser, dès le lendemain, notre première sortie. Première surprise : rendezvous à 4h30 du matin, Mark argumentant qu’il fallait être les premiers sur l’eau ! Avec huit heures de décalage horaire, un lever aussi matinal est chose aisée, même pour moi ! C’est ainsi qu’avant le lever du jour nous nous sommes glissés dans nos waders glacés et, les doigts gourds, nous avons préparé notre matériel de pêche. En montant sur le bateau, Mark nous proposa de ranger nos cannes et de prendre celles qu’il avait déjà montées : sur un bas de ligne 18/100, une pheasant tail qui, avec son casque d’or et ses guirlandes, ressemblait en miniature à un sapin de Noël, une autre moins lestée aux reflets verdâtres et, juste au-dessous d’un bouchon de 1,5 cm de diamètre, une San Juan, imitation classique d’un ver de terre qui porte le nom de la célèbre rivière du Colorado ! Kathleen avait le même montage avec une assiette anglaise guère différente.
Devant rester quatre jours ensemble dans le même lit – de la rivière bien sûr ! –, nous n’allions pas déjà faire chambre à part et nous avons accepté sans broncher ses conseils.
Dès les premiers coups de rame, nous avons pêché sans trop de motivation quelques poissons dont la taille modeste n’incitait pas vraiment à nous concentrer sur le bouchon qui, régulièrement, plongeait à toute vitesse à la poursuite d’une truite. Petit à petit nos yeux s’égarèrent dans le merveilleux paysage qui comme un puzzle se reconstituait au fur et à mesure que la brume se dissipait en légères volutes, tandis que l’eau d’abord couleur de plomb se transmutait en cuivre et or en fusion. A l’horizon, le soleil qui embrasait le ciel s’étirait et commençait sa lente ascension en se faufilant entre les arbres de la berge. En restant immobiles sur le bateau, les quatre couches de vêtements ne suffisaient pas pour maintenir un semblant de chaleur, et nous enviions Mark qui devait certainement se réchauffer en ramant. Les touches et les prises se succédaient à un rythme incroyable, mais, à bout de force – nous avions quitté la veille la France en pleine canicule –, nous avons demandé à Mark d’accoster pour aller se réchauffer un peu. Un mini-jogging et quelques pompes nous offrirent un semblant de chaleur et, en revenant sur le bateau, Mark nous proposa pour nous réchauffer quelque chose à grignoter et des boissons qu’il sortit de la glacière ! Il est vrai que nous sommes encore en été… Un moment plus tard, je profitai du déjeuner pour observer la rivière et très vite repérai un magnifique petit museau qui venait faire des bises à la surface de l’eau. J’abrégeai mon repas et par la même occasion celui de l’arc-enciel qui vint en toute confiance goûter à ma peute.Plus tard, tandis que nous accostions pour épuiser un “beau morceau”, je vis un autre gobage et m’empressai de changer de canne pour faire sa connaissance. Le travail fut rude, car l’arc se déplaçait parfois d’une dizaine de mètres. Je la perdis de vue durant trois ou quatre minutes et, au moment où j’allais abandonner la traque, je vis un mouvement d’eau trahissant sa présence. Un instant plus tard, j’avais au bout de la ligne une belle arc argentée très combative qui fit de belles chandelles, puis fit la belle. Quand on aime, on ne compte pas, et je ne saurais dire combien de truites passèrent entre nos mains, mais ce dont je suis sûr, c’est que nous arrivâmes à bon port contents d’en finir ! Tandis que le GMC s’arrête devant l’hôtel pour nous déposer, avant de se quitter et de “remercier” Mark, nous lui suggérons de nous donner rendezvous le lendemain un peu plus tard, ce qu’il accepte en nous proposant d’être au bord de l’eau à 6h ! Ce deuxième jour de pêche se présente peu passionnant comme le premier et, à l’exception d’un parcours différent, plus en aval, et d’un temps plus exécrable, la pêche au bouchon est toujours aussi bonne et aussi monotone. Les gobages sont rares, discrets, et ne sont repérés que lors des rares arrêts, et c’est donc encore sans regrets, tôt dans l’après-midi, que nous nous quittons pour aller traîner pendant quelques jours le long d’autres rivières d’Alberta qui, elles au moins, ne nous ont jamais déçus. Un saut sur la Red Deer avec notre ami Garry, un guide extraordinaire, puis cap au sud vers la Crowsnest, la Oldman et la Waterton. Après avoir fait durant une semaine le plein d’émotions, nous recontactons Mark pour organiser nos deux derniers jours sur la Bow. Plus confiants et certains que les éclosions ont lieu au milieu de la journée et en soirée comme sur les rivières que nous venons de pêcher, nous lui donnons rendezvous à 9h30. Ce qu’il accepte, non sans mal, en nous disant que nous allons peut-être lui apprendre des choses sur sa rivière… Le départ se fait à l’heure prévue et, comme il nous l’avait dit, la pêche au bouchon n’est pas aussi fructueuse qu’à l’ordinaire. Mais il est vrai aussi que c’était après le week-end férié Labour day, et des flottilles de pêcheurs avaient dû matraquer la rivière.
Vers midi, alors que l’air commence à se réchauffer, de petits sedges de couleur chamois font leur apparition. Nous proposons à Mark de nous arrêter pour manger, mais en fait c’est pour pouvoir subrepticement observer une immense plage qui fait face à une falaise au pied de laquelle ont roulé de gros rochers. Immédiatement nous repérons de beaux gobages dans de petites veines d’eau qui se faufilent entre des herbiers. A cet endroit, durant une heure Kathleen écume sans relâche ce bout de rivière, d’abord avec sa peute puis avec son cul de canard. Au vu des résultats, Mark, qui nous a à peine adressé la parole, semble se réveiller comme le ferait un ours après un long hivernage. Un rapide grignotage et nous reprenons la descente de la rivière à très petit pas, car les éclosions de BWO ont tellement mis les truites en appétit qu’il est bien difficile de revenir sur le bateau. Enfin, la Bow se révèle, comme nous l’avions espéré, poissonneuse à souhait, avec des truites qui se nourrissent en surface et incomparablement combatives. En cette fin d’après-midi, satisfaits, nous excusons Mark de terminer le parcours en ramant un peu trop vite…
Le lendemain, la veille de notre départ, changement de guide et de programme. Nous avons pris rendezvous à… 11h avec Sam, un aficianado de la mouche sèche. Sans nous presser, après avoir préparé nos cannes et discuté avec un chercheur d’or qui prospectait dans le coin et qui, vu l’allure de son 4 x 4, ne devait pas rouler sur l’or, nous nous laissons entraîner par la Bow à l’allure d’un pas de sénateur et découvrons, comme des clins d’oeil furtifs, de petits gobages qui ponctuent de petits rubans d’eau frôlant les berges ou les rochers immergés. Malgré le soleil et l’eau de neige, aujourd’hui encore, retombées de sedge et éclosions de BWO mettent en appétit ces dames qui, goulûment, n’ayant que faire de leur ligne, gobent tout ce qu’il y a sur la table, nos CDC compris. Au rythme de notre progression ponctuée par de nombreuses prises, c’est à la nuit tombée que nous arrivons presque à bon port. Mais, quelques mètres avant, Sam fait un crochet sur la rive opposée et nous montre une zone limitée en aval par un gros rocher où, nous dit-il, il y a parfois à cette heure tardive une grosse mémère noctambule.Le temps de monter un joli sedge sur du 18 centième, nous la repérons à des endroits distants de plusieurs mètres. Je tente ma chance à plusieurs reprises en lançant en bordure de son territoire et lui cloue le bec. J’attends quelques minutes sans qu’elle veuille se manifester et, prêt à déclarer forfait, m’apprêtant à plier bagages, Sam m’encourage à réessayer juste deux ou trois lancers. Au premier passage, en fin de course, lorsque le sedge accélère sa course et se met à draguer une extraordinaire attaque suivie d’un départ à la Usain Bolt, je me trouve sans avoir levé le petit doigt avec mon bas de ligne amputé du dernier brin pendouillant au bout de ma canne. Sam m’avait pourtant prévenu que cette truite tirait dans la catégorie poids lourds ! Dernières heures à Calgary.
Le temps est gris et pluvieux. Il nous reste quelques heures avant d’embarquer, juste assez pour aller au centre- ville, à Fish Creek Park plus précisément, et voir si comme ça se dit il y a à cet endroit un super terrain de jeu pour les moucheurs.La Bow, en cette fin de matinée, fait elle aussi grise mine, avec des eaux de fonte de neige mélangées à des sédiments entraînés par la pluie. Par hasard, à quelques mètres d’un abri où nous nous changeons, nous accédons à un long bras de rivière aux eaux claires, le courant lent ayant eu le temps de laisser décanter les sédiments. Plus en aval, à la jonction avec le bras principal, nous découvrons un lieu de rendez-vous où les truites font la queue, comme devant un drive, en attendant leur pitance. Une, deux, trois truites sont piquées, puis, après avoir fait assez de tumulte pour couper l’appétit à celles qui restent, nous cassons la croûte, histoire de calmer le jeu. Le temps qu’elles se mettent en place, de faire quelques lancers, et c’est l’heure de s’arracher, non sans mal, de la Bow et d’aller à peine les waders retirés enregistrer nos bagages. Commencer la pêche, les premiers jours, à 5h du matin et finir deux heures avant l’arrivée à l’aéroport, je me demande s’il n’y a pas dans tout cela un brin de folie ! Epuisés par ce rythme endiablé, nous nous faisons la promesse que notre prochain voyage de pêche (sportive) sera plus cool !

La boutique Caleri Fly Fishing fait peau neuve !
La boutique Internet de Yann Caleri, qui propose de nombreux matériels pour la pêche à la mouche depuis années déjà, a subi une refonte globale de son organisation et de sa maquette. Il permet désormais une navigation plus intuitive et rapide, il intègre des “trucs et astuces”, des conseils sur les techniques de pêche et de montage, des photos et vidéos de qualité. Cela va se construire et s’étoffer progressivement et, selon Yann, le maximum sera fait pour satisfaire le pêcheur à la mouche. Avec toujours la même exigence : des prix étudiés et compétitifs, une livraison des commandes ultra-rapide, des frais de port très bas, gratuits dès 50 euros d’achat, des conditions commerciales proposées aux clubs mouche affiliés à la FFPML ou non.
Distributeur exclusif pour la France de certaines marques. Les choix commerciaux ainsi que les conseils apportés par Yann Caleri sont le fruit de 20 années de passion pour la pêche à la mouche et de compétitions au plus haut niveau (double champion de France et du monde par équipe, champions d’Europe 2009), et ces compétences sont mises au service de la satisfaction de tous les pêcheurs, des débutants aux experts.
