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Animations pêche à Vincennes
L’AAPPMA 75 organise des animations de pêche aux leurres et
au coup afin d’initier ou de perfectionner les jeunes pêcheurs franciliens. A
partir du 1er mai et de l’ouverture de la pêche des carnassiers, des
animations spécifiques seront organisées. L’encadrement est assuré par deux animateurs,
titulaires du Brevet professionnel jeunesse et sports – spécialité pêche de
loisirs (BPJEPS). Rendez-vous donc au lac de Saint-Mandé, en plein bois de
Vincennes, pour toutes les jeunes pousses qui désirent découvrir la pêche ou
progresser techniquement.Renseignements :
www.fppma75.fr
Tél. : 01 53 14 19 80

Jérémy Seguin, premier vainqueur de l’AFCPL Float tube Tour
Pour le premier open de la saison 2011, près de vingt
pêcheurs s’étaient donnés rendez-vous le dimanche 17 avril à Beire-le-Châtel, en
Bourgogne, sur l’étang de Carnarêve. A bord de float tube, Ils se sont affrontés pendant sept heures. Et à la fin de journée, ce n’est pas moins de 25 poissons qui
ont été pêchés par treize des concurrents. Parmi les prises du jour, Jérémy
Seguin a sorti un imposant brochet de plus d’1 mètre.Organisé par Patrick
Pignolet avec le soutien de l’AFCPL, cette compétition intègre les onze étapes
du national tour. Rendez-vous à Moulin Papon en Vendée, le dimanche 22 Mai
2011, pour un nouvel open.Résultats :
1er
Jérémy SEGUIN (Pezon
et Michel) : 2904 points avec 4 brochets.2ème
Natasha GILARDY (Lucky Craft) : 2569 points avec 3 brochets.3ème
Mathieu LESAGE : 1425 points avec 2 brochets.
Golfe du Mexique : un an après
Le 22 avril 2010, une plate-forme pétrolière de la compagnie British Petroleum (BP) explosait, tuant onze personnes et provoquant une des plus grandes marées noires de l’histoire, dans le milieu naturel fragile qu’est le golfe du Mexique. Afin de fêter ce triste anniversaire, des manifestants sont venus crier leur rage devant le siège londonien du groupe pétrolier BP, le 14 avril dernier, et ont tenté de perturber l’assemblée annuelle des actionnaires. Venus des Etats-Unis, petits actionnaires, pêcheurs, artistes ou encore activistes sont venus rappeler BP à sa responsabilité un an après la marée noire gigantesque que le groupe a provoqué dans le golfe du Mexique. Pour mémoire, 800 millions de litres de brut avaient créé la plus grande marée noire de l’histoire des Etats-Unis. Le groupe se veut rassurant sur sa gestion des conséquences de la pollution.
Mais le pétrole en question, très léger, a posé de réelles difficultés à BP qui, contrairement à ce que ses services de communication prétendent, n’a pas été capable de contenir la marée noire et encore moins de l’extraire de l’océan. Alors que BP affirme que 74 % du pétrole a disparu du golfe, des experts indépendants estiment que près de la moitié de ces hydrocarbures serait toujours dispersée dans la nature. Selon le site Rue 89, dans certains coins de Louisiane, il suffit de creuser à 1 mètre de profondeur pour retrouver une tâche d’huile. En Alabama, une plage classée s’est désertifiée de quasiment toute vie sauvage et les passionnés d’ornithologie n’ont aujourd’hui plus que quelques mouettes à observer.
Plus inquiétant encore : les échouages de centaines de carcasses de dauphins, notamment de nouveaux nés, sur les plages du Mississipi et d’Alabama. Aujourd’hui, la compagnie pétrolière britannique est critiquée pour sa gestion de la catastrophe. Son service de communication s’agite beaucoup pour rassurer l’opinion. Difficile quand des centaines de dauphins viennent s’échouer et prouver ainsi tous les jours que BP n’a pas réussi à juguler la catastrophe.

Les plages de la Côte de Nacre
La Côte de Nacre, en Basse-Normandie, s’étend de l’embouchure de l’Orne à celle de la Seulles, C’est de ses plages, Omaha Beach, Juno Beach, Gold Beach ou encore Sword Beach que les alliés partirent à l’assaut du Mur de l’Atlantique le 6 juin 1944 lors du plus grand débarquement de l’histoire. Haut lieu de commémoration historique sur terre. En mer, par contre, les poissons ont remplacés les navires de guerre et les barges de transport de troupe. Bar, carrelets, anguilles ou encore flets se pêchent ici particulièrement en Surfcasting. Si vous pouvez, effectuer un repérage à marée basse afin de repérer les zones à prospecter.

Saumon de la Dee
Rien de tel qu’un beau saumon pour commencer la saison !
Bon, c’est vrai que c’est sur la rivière Dee… Mais ça fait quand même plaisir à regarder… (si ça pouvait avoir une incidence quelconque sur la gestion du saumon chez nous…)Pour regarder le film: c’est ICI

Le Boucher du Sinnamary
La Guyane : des forêts hostiles peuplées d’animaux sanguinaires, un climat chaud et très humide, un endroit tellement horrible qu’il y a encore peu c’était le lieu de punition ultime, le bagne. Malgré tout cela et malgré toutes les mises en garde, c’est bien là-bas que nous allons passer nos vacances, à la recherche du “boucher du Sinnamary”, l’aïmara.
Par Yann Giulio et Thomas Vogel
Photos : Yann Giulio, Thomas Vogel, Christophe Decours, Stéphane Nicard, Comité du tourisme de Guyane.Ici ça sent le poisson partout, des milliers d’arbres morts traversent la surface de l’eau créant autant de hot spots potentiels. Déconcertant et attirant à la fois, le lac nous donne l’impression d’une mer intérieure, tellement il est imposant. Pourtant très jeune, il semble avoir toujours été là. Ce n’est qu’en 1989 que la construction de ce barrage hydraulique a commencé sur la rivière Sinnamary au lieudit Petit- Saut, pour répondre à la demande croissante d’énergie en Guyane. La mise en eau de la retenue, en 1994, a inondé 310 km2 de forêt équatoriale, créant ainsi près de 400 îles et îlots.
Pour rejoindre notre spot de pêche, nous avons parcouru les routes de Guyane après neuf heures de vol, où pour le moment rien de ce qui nous était annoncé ne s’est vérifié. Nous n’avons ressenti aucune hostilité, ni de la nature, ni des animaux, ni des habitants. Destination la rivière Suinnamary et le barrage du Petit Saut où nous sommes maintenant. Cette fois, il faut qu’on pêche, nous n’en pouvons plus d’avoir l’eau à la bouche et de rester inactifs. Mais, comme si pêcher en cet endroit devait vraiment mériter, une heure et demie de pirogue nous attend encore.
François et Dominique l’ont bien compris, on est à bloc, surexcités. Bien qu’il soit assez tard, ils nous promettent que nos premiers coups de ligne seront pour ce soir, avec en guise de baptême la pêche du saut de Takari Tanté. Le carbet flottant est en vue. Les pirogues ont à peine accosté qu’elles sont déchargées rapidement et, malgré la chaleur, nous trouvons une énergie incroyable et nous nous démenons comme des fous pour partir pêcher le plus vite possible. Sans perdre une seconde, les deux binômes ont pris place dans les deux pirogues, direction Takari Tanté.
Conseillés par nos guides, nous abordons ce saut très légèrement équipés, de manière à être très mobiles et parfaitement libres de nos mouvements. C’est un véritable mur qui se dresse devant nous, fendu par un courant assez violent par endroits.Nous n’emportons chacun qu’une canne et un petit sac à dos rempli uniquement de leurres. En dehors de la sélection des leurres, nous avons utilisé le même matériel pour la pêche des sauts et pour les dérives. A savoir : une canne Ashura Delivrance B 220 XH Big Bait Special, équipée d’un moulinet Calcutta 201 Conquest, de la tresse Starbaits Abyss 37/100 en corps de ligne, avec en tête un bas de ligne titanium de 30 cm en sept brins pour une résistance de 70 Lbs. Un conseil : pour faire face à la puissance de l’aïmara, il vaut mieux remplacer l’agrafe par un anneau brisé conséquent pour une résistance de 80 Lbs pour supporter tous rapports de force. Petite sélection rapide et efficace : quelques leurres de surface de type pêches tropicales popper et stickbait en bois (les poppers en résine et plastique se cassent contre les rochers), qui apportent une densité importante, pour une présentation lente et optimale. Le choix de ce type de leurre peut paraître démesuré, mais le bruit généré par les cascades dans les sauts est assourdissant et il n’y a qu’en utilisant des leurres de ce calibre que nous pouvons faire assez de bruit afin de permettre de localiser l’aïmara, et de l’attaquer.
A peine arrivés, nous nous séparons en deux binômes suivis de nos guides et évoluons d’aval en amont. Nos premières impressions sont que l’aïmara a pratiquement le même comportement que la truite. En cache dans les cavités de roche, il reste à l’affût de la moindre proie. L’effort physique de cette approche est intense. De l’euphorie à la concentration, nous sommes rapidement passés en mode “pêche”. Il nous faut crapahuter de rocher en rocher et souvent nager pour ne pas se blesser une cheville dans une faille de cailloux. L’approche doit être lente et précise, chaque lancer s’effectue de préférence en “pitching”, c’est-à-dire en lançant sous la canne pour nous permettre de présenter nos gros leurres avec précision. L’attention portée sur ce type de lancer doit être plus que vigilante, car elle permet d’observer l’activité du poisson, et c’est là que l’on constate à quel point l’aïmara partage certains traits de caractère avec la truite. Il sort rapidement de sa cache mais, contrairement à cette dernière, le bruit l’attire. Il ne faut pas hésiter à frapper l’eau : prenez l’exacte longueur de votre canne en longueur de ligne et fouettez votre leurre très fort tout en l’accompagnant au gré du courant. Chaque recoin du saut, chaque méandre, peut abriter ce prédateur.Au bout de quelques minutes, Tom, un de nos camarades, crie “Fish !” et prend un beau spécimen de 8 kilos, de couleur très foncée. Il l’a vu sortir à deux reprises avant d’attaquer violemment son stickbait. Au dire de Thomas, la puissance du poisson alliée au courant, “c’est comme une machine à laver en mode essorage”. Sur une seconde attaque, Tom s’est fait tout simplement ouvrir son anneau brisé 80 Lbs. Quelques minutes à peine après ce premier poisson, l’autre binôme entre en action. Yann, lui aussi, vient d’ouvrir le bal, la fête peut commencer.
L’aïmara, nous en avions tous vu en photos, en vidéo, à un tel point qu’il avait fini par hanter nos dernières nuits. Mais là, ça y est, nous l’avons vu, touché, combattu. On ne peut pas dire qu’il a une gueule de porte-bonheur, loin de là. Evidemment, nos regards se sont portés sur sa mâchoire véritablement impressionnante, du style pitbull. Ce qui nous a frappés également, c’est que cette mâchoire est associée à des joues hyper-musclées, laissant deviner une puissance hors norme.
Comme vêtu d’une armure, l’aïmara possède de grosses écailles, sa robe sait s’adapter à la perfection au milieu, en lui permettant de se camoufler parfaitement et de se fondre dans le décor .
Une grosse caudale, très profilée, en fait un poisson taillé pour le courant, la vitesse.
A plusieurs reprises, nous avons pu revenir sur ce saut et sur un autre situé en amont, pour notre plus grand plaisir, dans le but d’en découdre avec ce prédateur d’exception. A la fin de cette première journée initiatique et après avoir été baptisés dans le saut, nous rentrons au carbet en profitant des derniers moments qui nous restent pour faire notre première dérive en bateau.
Au premier lancer, Stéphane subit une attaque très violente qui se soldera quelques minutes après par la mise au sec d’un très bel aïmara à la robe camouflage.
Même si nous n’avons pas pu ce soir-là pêcher très longtemps, nous avons tous capturé plusieurs poissons. De retour au carbet, malgré la fatigue, nous nous préparons pour la journée suivante, elle aussi consacrée à la pêche en dérive. Ce premier contact plutôt viril nous a permis d’y voir plus clair, d’en tirer un enseignement, d’ajuster notre équipement.La pêche en dérive était une manière pour nous d’apprécier les multiples paysages qui bordent les berges du haut Sinnamary, et aussi de nous adapter aux diverses structures qui composent le fleuve. Arbres ou roches immergés, frondaisons d’arbres couvrant les cavités des berges, lits d’herbiers, angles d’entrées de crique souvent fructueux… Nous nous sommes séparés en binômes sur des pirogues en aluminium, chacune équipée d’un moteur électrique Minn Kota. Nous avons abordé la pêche en dérive avec le même matériel que sur les sauts. Un des deux frangins, Dominique ou François, assurait pour nous la dérive de manière remarquable. Le premier pêcheur à l’avant du bateau couvrait une zone de prospection à 45° à l’aide d’un leurre de surface réarmé en conséquence de type Bonnie 128, Chatterbeast 145, Chatterer 145. Soit il validait le poste par une attaque, soit il éveillait juste l’activité de l’aïmara. Il suffisait simplement au deuxième pêcheur de présenter son leurre sur le même poste ou légèrement décalé pour enfin recevoir une attaque digne de ce nom. Le deuxième pêcheur présentait le plus souvent un Spinnerbait lourd et conséquent, du genre de ceux qu’on utilise normalement pour des gros brochets. Il employait un leurre souple de type shad en montage texan (NSJB 116, Ammonite Shad 4.5’’…) ou en montage dit “shad à palette”, préalablement réalisé à l’avance (voir Pêches sportives n° 85), et présentait un Swimbait le plus lentement possible (Flat Bone Clicker, Go-Don, Mikey 160). Il nous aura fallu quand même, à tous les quatre, au moins deux jours pour nous habituer aux attaques violentes, tellement violentes qu’elles créaient des spasmes d’effroi. Ajoutée à cela une constante attention pour ne pas faiblir sur le rapport de forces engagé, dès le contact effectué, car l’aïmara cherchait directement à repartir dans sa cache. Frein serré à fond, ce diable de poisson arrive encore à vous sortir de la tresse. Parfois, même, on peut traverser des moments à vide, sans jamais parvenir à faire remonter le poisson.
Si l’essentiel de notre séjour était consacré quasi exclusivement à la pêche de l’aïmara en dérive, ponctuée par quelques incursions dans les sauts, il y avait une autre espèce qui a retenu notre attention : l’acoupa.
On nous l’avait présenté comme étant le sandre guyanais, car son mode de pêche était, paraît-il, similaire. C’est au petit matin du quatrième jour que nous sommes partis pêcher l’acoupa à la verticale. Cette espèce vit en bancs, et nous l’avons approchée, toujours séparés en binômes accompagnés de nos guides respectifs, en naviguant en direction du barrage, pour nous loger au centre des couloirs qui bordent les forêts immergées, où nous avons entamé une dérive lente pour pêcher en verticale au gré d’un courant lent. Il est tôt, et il fait déjà très chaud et sec. La composition principale de notre montage est le suivant : tête plombée Lightning (14 g à 42 g) associée à un leurre souple type shad, I-Shad 4.8’’, Ammonite Shad 4.5’’, NSJB 112, etc. Sur les conseils de Gaëtan, nous présentons sur le fond, ou légèrement décollé, notre montage comme nous l’aurions fait pour le sandre, tout en conservant notre bas de ligne titanium au cas où nous rencontrerions un aïmara.
Après quelques poussettes et quelques loupés, c’est Christophe qui prend le premier et le seul acoupa de la matinée avant de nous sortir le plus bel aïmara du séjour (98 cm pour 12 kg), et en verticale s’il vous plaît, sur une canne Ashura Delivrance B 198 H Jig & Texas Special, en tresse de 17/100 et un leurre Ammonite Shad 4.5’’ Chartreuse sur une tête plombée Lightning.Un paradis en danger
La Guyane est un joyau forestier tropical unique en Europe. Mais, il faut bien l’avouer, nous sommes inquiets pour cette nature magnifique car, bien qu’apparemment “naturelle”, la Guyane subit des agressions permanentes. La première que nous avons pu constater concerne la rivière sur laquelle nous avons évolué, le Sinnamary. Elle touche directement l’aïmara. Lors de notre séjour, nous avons pu voir arriver pendant le week-end toute une horde de pirogues tirant des centaines de mètres de filets, autant de pièges à aïmaras ainsi tendus. Cette rivière est braconnée intensément à la vue de tous et, le plus inquiétant, visiblement sans aucune restriction.
Sans doute que pour certains braconniers ces actes sont une source de revenus substantielle, mais pour beaucoup, vu les moyens mis en oeuvre, il s’agit là d’un simple moment de détente. Si la Guyane veut conserver son exceptionnel patrimoine piscicole et développer l’écotourisme, des mesures s’imposent.
La deuxième menace qui pèse sur la nature guyanaise est l’exploitation aurifère. Il est vrai que nous n’avons pas été confrontés directement à ce phénomène comme nous l’avons été pour le braconnage, mais c’est le sujet qui revient de manière récurrente lorsqu’on aborde le sujet de l’environnement avec des amoureux de cette terre.
Loin d’être une “simple pollution”, l’exploitation aurifère pourrait mettre en péril la phénoménale biodiversité guyanaise. Surtout quand on regarde ce qui se passe en Guyane. Des milliers de clandestins, venus principalement de régions défavorisées du Brésil, exploitent le sous-sol riche en or, avec tous les problèmes que cela entraîne : pollution, déforestation, insécurité… Faites le grand saut La pêche de l’aïmara est une expérience unique, qui restera dans notre mémoire. La réussite de ce séjour revient effectivement en grande partie au professionnalisme de François et Dominique Thore, entièrement dévoués à la satisfaction de leurs clients. En plus de leur talent de guides, les frères Thore nous ont accueillis sur leur carbet flottant, où passer les nuits est déjà un enchantement.Evidemment, il y a quelques précautions élémentaires à prendre pour ce genre de virée. D’un point de vue médical, une bonne condition physique est nécessaire et, avec le traditionnel vaccin contre la fièvre jaune (obligatoire) et un traitement antipaludisme, il ne devrait rien vous arriver de bien méchant. Mais pensez cependant à consulter avant de partir et à vous munir d’une trousse de secours.

L’Indonésie enfin fixé sur le nombre d’îles qui composent le pays
Les autorités indonésiennes viennent de finir de compter
toutes les îles qui forment le pays. Alors que l’on estimait leur nombre à plus
de 17 500, le ministère de la
Mer et de la
Pêche a finalement compté et nommé 13 466 îles au cours
d’une série d’expéditions qui se sont déroulées de 2007 à 2010. Un registre
regroupant toutes ces îles sera déposé à Vienne au groupe d’experts des Nations
Unies sur les noms géographiques, l’UNGEGN, début mai. Ce registre deviendra la
référence internationale des géographes et des manuels scolaires des élèves
indonésiens.
Rassemblement franco-suisse du 14 mai à Goumois
Après l’hécatombe piscicole sur la moyenne Loue en 2010 et les atteintes subies par le Doubs franco-suisse et l’Ain, eux aussi victimes de pollutions diverses et variées… Après avoir trop longtemps constaté la dégradation de nos milieux naturels et de nos rivières en particulier… quel que soit le côté de la frontière, il est désormais temps de nous mobiliser car nos rivières peuvent encore être sauvées. Les pollutions et les agressions dont sont victimes nos rivières ne sont pas irrémédiables, bien au contraire. Et la nature a déjà montré qu’elle pouvait reprendre ses droits. Nos actions doivent permettre de retrouver une harmonie entre l’homme et la nature en imposant une nouvelle donne sur les rivières du plateau jurassien. De la sauvegarde des truites sauvages à la préservation de la ressource en eau pour les générations futures, les enjeux de cette mobilisation sont nombreux.
A l’initiative d’associations suisses et françaises (collectif SOS Loue et Rivières comtoises, de Pro Natura, de la CPEPESC et de la société de pêche La Franco- Suisse), un rassemblement est donc organisé ce printemps à Goumois. D’autres associations sont intéressées pour rejoindre cet événement. Ce rassemblement se tiendra le samedi 14 mai 2011 à 14h30. Le rendez-vous est fixé sur le pont de Goumois. Cette journée se veut militante pour obliger nos dirigeants à prendre les décisions qui s’imposent en matière de lutte contre les pollutions. Mais elle sera aussi festive pour que chacun profite de cette belle vallée. Concernant la Loue, une manifestation sera également prévue au printemps dans l’esprit de “l’enterrement à Ornans” qui s’est déroulé l’an passé.
Tous les détails de l’organisation de ces manifestations seront disponibles en ligne dans les semaines à venir sur les sites Internet des associations à l’initiative du rassemblement.
www.arrete.net (collectif SOS Loue)
www.pronatura.ch/ju/
www.goumoispechesloisir.fr
www.cpepesc.org
Un péril nommé gaz de schiste
Les compagnies gazières ont trouvé le
moyen d’exploiter le gaz naturel présent dans les fissurations de
certains schistes, laissant présager de nouvelles ressources importantes
pour satisfaire notre appétit énergétique. Seulement, que ce soit aux
Etats-Unis ou en France, de plus en plus de monde, scientifiques,
écologistes ou simplement riverains, tire la sonnette d’alarme…Par Samuel Delziani
Le
progrès technologique n’a pas que du bon… Après les marées noires, les
accidents dans les centrales nucléaires et les rivières détruites par
les barrages hydroélectriques, notre soif d’énergie risque de créer un
nouveau cauchemar. Ce nouveau drame sera provoqué par l’exploitation du
gaz présent dans les fissurations de certains schistes, une exploitation
nécessitant un procédé extrêmement lourd dont les conséquences
environnementales, encore largement méconnues, inquiètent de plus en
plus, que ce soit aux Etats-Unis ou en France. Des deux côtés de
l’Atlantique des voix s’élèvent pour mettre en garde contre les effets
de cette nouvelle source d’énergie fossile. La fracturation hydraulique,
méthode qui permet l’extraction de ces gaz dans des strates très
profondes (entre 1 000 et 3 000 mètres), est au centre des inquiétudes.
L’idée est d’injecter à très forte pression un mélange d’eau, de sable
et de nombreux produits chimiques (entre 500 et 2 000 produits
différents) afin de pulvériser la roche et ainsi accéder aux poches de
gaz. Ce cocktail comprend des gélifiants, des anticorrosifs, des
biocides, des adjuvants et beaucoup d’autres produits chimiques, dont
les effets sur l’environnement sont parfois encore mal connus.
Cette
méthode est comparée volontiers à la création de tremblements de terre
en miniature. Parmi ces produits chimiques, certains sont connus pour
être des substances cancérigènes, notamment le benzène.
Aux
Etats-Unis, les eaux superficielles et les nappes phréatiques ont été
touchées. L’impact sur l’environnement et le cadre de vie de la
population vivant à proximité des zones d’extraction a été terrible. En
effet, il faut créer des puits tous les 500 mètres, ce qui forcément
laisse des cicatrices sur les paysages. Mais l’enjeu économique est
extrêmement important, puisqu’on estime que les réserves de gaz naturel
non Un péril nommé gaz de schiste conventionnel sont deux fois plus
importantes que les réserves de gaz naturel conventionnel. Aux Etats-
Unis, les gaz de schiste sont devenus la deuxième source d’énergie du
pays et permettent d’y chauffer plus de la moitié des foyers.Une étude plus qu’inquiétante
Un
documentaire, Gasland, réalisé par un journaliste indépendant nommé
Josh Fox a jeté un pavé dans la mare. Josh Fox donne ici la parole à ces
Américains oubliés qui vivent les conséquences tragiques de ces puits
s’élevant au fond de leur jardin. Ils polluent l’air qu’ils respirent et
l’eau qui sort de leur robinet. L’image 7 de cet habitant du Colorado
allumant de son briquet une imposante flamme à la sortie de son robinet a
de quoi faire frémir… Le lobby pétrolier américain a fait du
journaliste une de ses cibles favorite. Lobby qui a de puissants appuis à
Washington. Ainsi, le réalisateur a depuis été inscrit à la liste de
surveillance des terroristes du département américain de la Sécurité
intérieure.
Le New York Times a publié le 26 février une enquête
exhaustive sur les conséquences environnementales de cette exploitation,
notamment en analysant près de 30 000 pages de documents confidentiels
produits par l’EPA, l’agence de protection de l’environnement
américaine.
Ce document estampillé “confidentiel” a été fourni par un
officiel de l’agence. Le tableau dépeint par ces données a de quoi
donner des sueurs froides. Ainsi, chaque puits produit plus d’un million
de litres d’eaux usées et parfois jusqu’à quatre millions ! Sachant
qu’aujourd’hui il existe 493 000 puits en exploitation aux Etats-Unis,
répartis dans 31 Etats, et que chaque puits peut être “hydro fracturé”
jusqu’à 18 fois, ces chiffres font froid dans le dos.
Cette enquête
révèle également que l’eau ainsi rejetée est parfois radioactive. Ainsi,
en Pennsylvanie, on a observé la présence de radium (jusqu’à 1 500 fois
le seuil toléré par l’administration fédérale) et d’uranium (jusqu’à 25
fois le seuil toléré). Dans la même région, la présence de benzène est
également préoccupante (jusqu’à 250 fois le seuil toléré).
Loin de
prendre parti contre ce type d’exploitation, créatrice d’emplois et
assurant une plus grande indépendance énergétique du pays, le quotidien
déplore surtout la complaisance des autorités responsables envers
l’industrie. Aujourd’hui, la remise en question gagne du terrain
outre-Atlantique. Devant ces conséquences environnementales, l’Etat de
New York a ainsi décidé un moratoire sur l’exploitation de ces puits
afin de protéger ses réserves en eau potable.En France, la résistance s’organise
En
France, ce n’est pas moins de 20 000 personnes qui ont arpenté le pavé
de Villeneuve-de-Berg en Ardèche, le 26 février dernier, pour dénoncer
les risques de pollutions liés à l’exploitation du gaz de schiste. Dans
une ville qui compte 3 000 âmes, on peut dire que c’est une mobilisation
d’envergure.
Schuepbach Energy et GDFSuez ont obtenu un permis pour
explorer 930 km2 autour de Villeneuve, soulevant des inquiétudes
légitimes dans une région où le cadre de vie est également un enjeu
économique, avec l’importance vitale des secteurs de l’agriculture et du
tourisme. Les autorités françaises ont permis à des sociétés françaises
(dont Total et GDF Suez) et étrangères d’explorer le sous-sol à la
recherche du précieux gaz sans aucune consultation préalable, sans aucun
débat contradictoire. Et cela sur près de 10 % de l’ensemble du
territoire ! Selon des estimations du groupe Total, publiées par le
quotidien économique Les Echos, les gisements du sud de la France
renfermeraient 2 380milliards de mètres cubes de gaz, soit cinquante ans
de consommation pour tout le pays. Les groupes français ont conclu des
partenariats avec des entreprises américaines, car ce sont les seules
qui maîtrisent les techniques d’extraction.
En mars 2010, Jean-Louis
Borloo a signé trois arrêtés autorisant l’exploration sur de grandes
parties du territoire, parmi les plus sauvages de France. Cette zone
s’étend du Larzac à la Drôme en passant par l’Ardèche et les Cévennes !
On commence également à se mobiliser en Seine-et- Marne où un permis
d’exploitation a été accordé autour de Château-Thierry, un préforage sur
la commune de Doue a d’ailleurs été réalisé sans qu’aucun élu local
soit informé. Une manifestation réunissant plusieurs milliers de
personnes a été organisée à Doue le 5 mars dernier en présence de José
Bové, le député européen étant à la pointe du combat hexagonal contre
l’exploitation des gaz de schiste.Egalement présents, des
élus locaux, des associations, des riverains inquiets et même des
Ardéchois venus soutenir la cause des habitants de la Seine-et- Marne.
Devant la contestation grandissante, Natalie Kosciusko-Morizet, ministre
de l’Ecologie, a déclaré la suspension de l’exploration lors d’un
déplacement en Dordogne le 17 février dernier. Elle a également mis en
place une commission d’évaluation sur le sujet. Ainsi, elle a affirmé
que si on ne pouvait pas trouver une technique différente, respectueuse
de l’environnement, pour l’exploitation de ces gaz que celle utilisée
aux Etats-Unis, la suspension serait maintenue. Décision qui ne suffit
pas aux opposants, qui réclament l’abrogation pure et simple des trois
permis d’exploration. Selon la ministre, le code minier ne permet pas
l’abrogation de ce type de permis. Pourtant, le gouvernement a, le 19
janvier, passé une ordonnance afin de réformer ce fameux code,
simplifiant notamment les démarches à accomplir par les entreprises.
Cette décision a été prise sans qu’aucun débat ait eu lieu à l’Assemblée
nationale. Plus d’enquête publique pour les permis de recherche,
passage du permis de recherche au permis d’exploiter extrêmement
facilité ou encore documents de prospection non communicables au public
pendant deux décennies : ces nouvelles dispositions tombent plutôt mal
en pleine polémique sur les gaz de schiste. Autre inquiétude des
écologistes : cette énergie pourrait freiner le développement des
énergies renouvelables, comme l’éolien ou le solaire, qui souffriraient
d’une baisse des investissements.
Ce qui est le plus inquiétant,
c’est que sans cette mobilisation citoyenne ces permis de polluer
seraient passés comme une lettre à la poste. Notre ministre semble avoir
découvert le problème après le début de la mobilisation. Pourtant
gouverner, c’est prévoir ? Encore une preuve que les citoyens n’ont pas
d’autre choix que de toujours rester vigilants.
