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Haute-Savoie : une ligne ferroviaire inquiétante pour le Foron
L’Autorité environnementale (AE) française a jugé que l’étude d’impact du projet de ligne ferroviaire Cornavin – Eaux vives – Annemasse (CEVA) devait être « complétée sur plusieurs points » dans un avis du 25 mai dernier. Le projet permettra de relier la Suisse à la Haute-Savoie. L’agence gouvernementale regrette dans son avis « le morcellement de l’évaluation environnementale d’un projet transfrontalier » et recommande de compléter l’étude notamment « en ce qui concerne le franchissement du Foron, les diagnostics faune-flore réalisés, réactualisés et complétés par des éléments relatifs à la présence potentielle d’espèces protégées, de reptiles et d’amphibiens, de l’avifaune et de chiroptères généralement inféodés à ces milieux, et du castor. »
Autre source d’inquiétude : « l’aménagement de la déviation du Foron, des mesures de réduction des impacts et de renaturation du cours d’eau, de la périodicité et de la fréquence du suivi environnemental, et de la qualification des personnes qui en seront chargées. » Inquiétudes également pour l’avenir de la nappe phréatique de Puplinge, pour celui « des 150 000 m3 de déblais excédentaires » dont il faudra bien se débarrasser, et pour les questions soulevées par la « remise en état du lit d’origine du Foron, les travaux de remise en valeur et de requalification des berges et la façon d’assurer la continuité écologique du cours d’eau. » Bref, les précisions à apporter sont encore nombreuses pour satisfaire les exigences de l’AE et rassurer les amoureux de cette magnifique rivière qu’est le Foron.

5 juin : 5e édition de la Journée de la pêche
Près de 300 animations dans tout le pays seront proposées
gratuitement au public à l’occasion de la 5e édition de la Journée de la pêche
dimanche 5 juin 2011. Cet événement, aux dimensions hors normes, ambitionne de
faire découvrir au plus grand nombre les joies de la pêche de loisir, ainsi que
le milieu naturel où notre passion s’exprime. Près de 30 000 bénévoles et un
millier de salariés attendent donc toutes celles et tous ceux qui aimeraient
apprendre à pêcher et approcher les cours d’eau et les espèces qui y vivent.Lancée en 2007 par la Fédération nationale de la pêche en
France (FNPF), cette fête ne cesse de gagner en audience. Selon la FNPF,
l’évènement enregistre une hausse de 18% du nombre d’animations organisées et
pratiquement tous les départements y participent, de Paris à La Réunion. Une
journée idéale pour découvrir, ou faire découvrir, cette passion qui pousse des
milliers de pêcheurs à errer au bord de l’eau…Renseignements :
www.federationpeche.fr,
rubrique Evénements.
Réseau rivières sauvages : le colloque fondateur est une réussite
Associations, fédérations de pêche, acteurs privés, élus, bureaux d’études, institutions et collectivités locales, maîtres d’ouvrages de programmes de restauration et de préservation des rivières, organismes de recherche, représentants de la Suisse, de l’Allemagne et de l’Italie, ils étaient plus de 180 participants à ce colloque fondateur du Réseau rivières sauvages.
Un certain nombre de décisions importantes ont été, à cette occasion, réaffirmées. Avant la fin de l’année, la définition des critères du label « Rivières sauvages » sera établie par un comité scientifique élargi à tous les acteurs de la préservation des rivières. Les premières labellisations devraient survenir dès 2012. Autres annonces importantes : l’inauguration d’une maison dédiée aux rivières sauvages sur la Vis en 2013 et le lancement du tournage d’un documentaire sur les rivières sauvages en Europe.
Renseignements : www.rivieres-sauvages.fr

UMBA !
Dans la péninsule de Kola, existe une rivière presque secrète. Secrète car on y pêche seulement depuis quelques temps…base militaire oblige… Mais c’est un endroit où les chances d’attraper des saumons, sont comme vous pouvez le voir sur cette video, grandes ! Le paysage est magnifique, et alors que la sécheresse se profile âprement sur nos rivières, il est bon de voir de l’eau fraiche, penser que c’est nous qui sommes dans cette barque, que l’air frais de l’automne nous vivifie, le cœur joyeux les bras tendus par le poisson… Il est bon de rêver.
Pour accéder à la vidéo, cliquez ICI
2048, océan année zéro
Selon de nombreux scientifiques, si nous continuons à vider les océans à ce rythme, il n’y aura plus de poissons en 2048. Voici donc une petite nouvelle d’anticipation qui imagine le dernier dialogue entre les deux derniers poissons. Espérons que ce récit reste une fiction…
Par Samuel Delziani
1er janvier 2048
Perdus dans un océan dont tout le monde a oublié le nom, deux poissons discutent devant l’entrée du frigo rouillé qui leur sert d’abri. Devant eux s’étend un paysage lunaire, le fond est strié d’immenses tranchées dessinées par les filets géants des chaluts de fond. L’eau, d’une étrange couleur verte saturée de microorganismes, jette des reflets émeraude sur les roches nues. A perte de vue, des millions de méduses de toutes les formes, de toutes les tailles, exécutent un lent ballet aquatique en se laissant flotter au gré des faibles remous de cette mer sans courant. Malgré son immensité, cet océan ne se compose plus que d’eau stagnante. Et malgré toutes ces méduses, il semble vide et trop calme.
Les deux poissons viennent de se retrouver après de longues années d’errance solitaire à travers les mers et les océans de la planète. Ce sont des poissons sans nom, ils appartiennent à une espèce indéterminée. Ils paraissent être tout droit sortis d’une cour des miracles anatomiques. Encore vivants, ils n’ont pourtant plus l’air très frais. Leurs nageoires sont flétries, leurs branchies ne s’entrouvrent qu’avec difficulté. Le premier tire de son oeil unique son surnom de Cyclope tandis que le second répond au doux nom de Routard, parce que portant une partie de ses organes à l’extérieur il donne l’impression d’avoir un sac en bandoulière.
A l’instar des vrais amis, ils ont l’impression de s’être quittés la veille et, joyeux, ils font le point sur leurs voyages tout en contemplant la morne plaine qui s’étale devant eux.« Comment ça va, Routard, ça fait une paye ? » demande joyeusement Cyclope à son vieil ami.
« Dis donc, ça fait longtemps que personne ne m’a appelé comme ça… D’ailleurs, ça fait longtemps que personne ne m’a appelé tout court. Je ne me souviens plus depuis quand je n’ai pas croisé un autre poisson… Mais, sinon, ça ne va pas trop mal. Et toi mon vieux Cyclope ? Tu paniques toujours autant quand tu clignes de l’oeil ?
– Non, j’ai fini par m’habituer au noir. Et au silence aussi. Moi non plus, je n’ai croisé aucun congénère depuis des années, ça me fait d’ailleurs bien plaisir de causer un peu. Ces stupides méduses ont moins de discussion qu’un concombre de mer. Alors, depuis tout ce temps, qu’est-ce que tu racontes ?
– Je suis allé de l’autre côté de la fosse… Je voulais voir ce que le monde avait à m’offrir. Et je l’ai vu… Le monde n’a plus rien à nous offrir. Je suis allé voir les grands récifs de coraux dont me parlait mon grand-père comme d’un paradis maritime où tous les jours le buffet était servi à volonté. J’ai dû traverser des détroits encombrés de ces horribles bateaux géants, me faufiler entre des bancs immenses de sacs plastique. Je me suis perdu dans des eaux saumâtres, j’ai parcouru des distances comme aucun de mes ancêtres n’en avait parcouru avant moi et pourtant je n’ai croisé personne. Lorsque je suis arrivé devant cette barrière de corail qui avait tant nourri les fantasmes du jeune poisson que j’étais, tous les coraux étaient morts. Ils s’effritaient à vue d’oeil et, à part ces maudites méduses, je n’y ai vu aucune âme qui vive. Et toi, ton voyage a été agréable ?
– Je ne dirais pas ça, mais tu sais, après ton départ, l’absence de nourriture m’a convaincu de prendre également la route. J’ai nagé jusqu’aux grandes plaines du littoral africain où des troupeaux de lamantins avaient pris l’habitude de brouter tranquillement d’immenses pâturages de posidonies. Eh bien, figure-toi que le paysage est le même qu’ici. Ravagé. L’eau y est encore plus sombre. J’ai continué ma route le long de cette côte. Elle semblait en feu sur tout son long, régulièrement des bruits d’explosion déchiraient le silence. J’ai arpenté le plateau continental, j’ai gravi des dorsales. Je suis allé là où des bancs de poissons migraient par millions, il n’en restait plus aucun. J’ai cherché partout, mais malheureusement c’est partout pareil. Ravagé, j’te dis ! Une fois, j’ai croisé deux phoques. Ils étaient tellement occupés à se chamailler pour un morceau de plastique qu’ils ne m’ont même pas vu passer. J’étais pourtant probablement leur dernier repas…
– Eh oui, Cyclope, j’ai bien peur que l’océan qu’on a connu ne soit plus. Le monde que nous habitions est mort. Il sent l’eau croupie. Il porte encore les larmes de nos aïeux, et elles l’ont tellement grossi qu’aujourd’hui tu nages au-dessus de ces ports d’où des millions de navires venaient kidnapper nos parents, nos enfants et tous ceux qui ne peuplent plus aujourd’hui que nos souvenirs.
– Oui, j’en ai vu aussi. Sinon, excuse mon trouble, mais je me sens tout chose à ton contact.
J’ai comme des envies de reproduction.
– Eh oui, je ne suis plus le mâle que j’étais. A force de bouffer des oestrogènes, j’ai changé de sexe. Mais, t’inquiètes, t’es pas mon genre !
– Excuse, mais ça me fait tout de même bizarre…
– Je comprends, j’t’en mets plein la mirette.
– Arrête de déconner…
– Tu sais, le paysage désertique d’aujourd’hui me déprime… Quand je me souviens de notre enfance, lorsque les poissons avaient encore des noms, je me prends à rêver d’un retour à cette époque bénie. Et je ne sais pas si c’est le bon sens féminin qui parle, mais je me rends compte presque immédiatement qu’il n’existe aucune chance que cela se produise.
– Pourquoi tu dis ça ?
– Mon grand-père m’a raconté tant d’histoires. Nous nagions dans son sillage, mes trois cent cinquante-six cousins, mes trente-six frères et soeurs et moi. Nous ne perdions pas une miette de ses repas comme de ses récits. Ses histoires racontaient déjà une époque révolue. En ces temps mythiques, il existait tant d’habitants différents que personne ne savait tous les nommer. Des poissons, des coquillages, des mollusques, des algues et même d’étranges bestioles appelées hippocampes.
– Sérieux ?
– Sérieux. L’eau était bleue et limpide. Les humains pêchaient, mais avec trois bouts de ficelle. Et en fin de compte, les poissons avaient plus peur du froid et des requins que des hommes. Mon grand-père déjà sentait que la fin de notre monde était proche. Aujourd’hui, il n’y a vraiment plus d’espoir.
– Ne dis pas des trucs comme ça, Routard. Tu sais ce qu’on dit : faut jamais dire jamais !
– Viens, montons, j’veux te montrer un truc… »Cyclope, qui n’aime pas la lumière vive (elle fatigue son oeil unique), suit son compagnon à contrecoeur vers ce soleil blafard qui peine à trouver un chemin à travers l’épais nuage qui coiffe l’océan la plupart du temps.
Arrivés là où les eaux sont si chaudes qu’on ne peut y rester que quelques minutes, les deux compères peinent à retrouver leur souffle. Routard rassemble ses forces et avec une étonnante dextérité accomplit un saut hors de l’eau. En retombant, il semble encore plus mal en point qu’avant. Il conseille son pote.
« T’as vu ? Tu fais exactement comme moi… Tu prends de l’élan et tu sautes. Et garde bien ton oeil ouvert… » Cyclope a peur. Il n’a jamais osé voir au-delà des eaux, mais sentant qu’il atteint le crépuscule de sa vie il se force et, concentré, effectue un petit saut vers le ciel.
De retour dans son élément, Routard lui dit :
« Alors ?
– Ben… J’ai rien vu !
– Quoi ! Mais t’as ouvert ton oeil ?
– Ben… Ça me brûle…
– Ben oui, ça brûle. C’est ça qu’on appelle l’air ! Dis donc, t’as jamais été sorti de l’eau par un pêcheur ?
– Non, jamais. J’ai un oncle à qui c’est arrivé et qui est parvenu à s’extirper du pont du chalutier qui l’avait kidnappé. Il a gardé de cette expérience un souvenir mitigé.
– Bon, ce coup-ci tu te concentres et tu le gardes bien ouvert, ton oeil. OK ?
– OK.
– OK ?
– Promis. »
Cyclope, plein de bonne volonté, reprend son élan et saute hors de l’eau, son oeil unique grand ouvert sur un monde dévasté. Aussi loin que son regard peut porter, il ne voit qu’une mer désolée, immobile, peuplée d’innombrables bateaux de pêcheurs qui errent, les filets en berne. Dans le ciel, il a certes vu de longues traînées de fumées blanches, mais aucun oiseau. Plus de mouettes, plus de goélands. En retombant dans l’eau, il est pris d’une soudaine déprime.« Alors ?
– J’ai gardé l’oeil ouvert, mais j’aurais mieux fait de le laisser bien fermé. C’est aussi moche de l’autre côté qu’ici ! J’imaginais que les hommes détruisaient tout ici pour mieux vivre là-haut. Comme quoi…
– Eh oui, c’est ça que je voulais te montrer. Aujourd’hui, tout est moche. Notre monde est mort, mais ce qui me réconforte, c’est que le leur aussi. Ils ont tout pourri. Chez nous, chez eux, ils ont réussi en un petit siècle à brûler cette maison construite par des millions d’années d’évolution. Nous ne sommes que les dommages collatéraux de leur bêtise. Aujourd’hui, je suis fatigué. L’humanité est un cancer généralisé. Notre mer n’est plus, leur terre suivra dans peu de temps. Au moins, je me plais à penser qu’ils vivront la même chose que nous : le dépeuplement de leur monde, la longue agonie de l’extinction. »La nuit approche et déjà les eaux deviennent plus sombres, les deux poissons ne se voient quasiment plus. Routard continue son monologue, alors que les méduses disparaissent dans la noirceur glauque de cette eau épaisse. « Oui je suis fatigué, Cyclope. Je n’ai plus le courage de chercher, j’ai trop nagé. Je suis au bout de la route. De toute façon, je n’aime plus ce monde… Tu me comprends n’est-ce pas, Cyclope ? » Mais Cyclope ne répond pas, il est tranquillement en train de faire la planche. Routard voit la silhouette de son petit corps onduler dans la lumière déclinante de la surface et comprend… Doucement, il repart vers le frigo rouillé, il n’en sortira que la nageoire caudale devant. Alors qu’il s’apprête à se caler dans le bac à légumes, il n’y a plus aucun poisson pour voir sa larme grossir cette masse sombre et puante qu’on appelait autrefois la mer…

L’Open Bar du Golfe a rendu son verdict
La Labrax Cup 2011 a démarré les 21 et 22 mai dernier avec
la première compétition de la saison : l’Open Bar du Golfe. Plus de 80 équipes
de deux pêcheurs ont participé à cette septième édition qui a été remportée,
dans des conditions de pêches difficiles par Yoann Houssais et Nicolas Jeanne.
Seuls les bars de 42 cm et plus ont été comptabilisés.Le podium :
1er : Team Illex Navicom, Yoann Houssais/Nicolas Jeanne :
629 points2e : Team Ultimate Fishing 1 Lowrance : Emmanuel
Adam/Nicolas Bianchini : 555 points3e : Team
Sakura 1 : Morgan Bideau/Bruno Malle : 551 pointsRenseignements :
www.labrax-cup.com
Photo : AFCPL

Dorado
L’Argentine. Souvent quand on mentionne l’Argentine, nous imaginons la pampa drossée par les vents où courbés en deux et faisant mille efforts des pêcheurs sortent des truites de mer grosses comme des cuisses de lutteurs ! Non, l’Argentine, ce n’est pas que les paysages désolés de la Terre de Feu, aux rivières peuplées de farios, arcs et truites migratrices, il y a aussi, plus au Nord, là où le climat est plus ‘humain » un poisson formidable, un poisson que l’on traque avec de gros streamers, une autre pêche, le Dorado. Un formidable film de Todd Moen, de Catch Magazine. A regarder en boucle…

Dorado
L’Argentine. Souvent quand on mentionne l’Argentine, nous imaginons la pampa drossée par les vents où courbés en deux et faisant mille efforts des pêcheurs sortent des truites de mer grosses comme des cuisses de lutteurs ! Non, l’Argentine, ce n’est pas que les paysages désolés de la Terre de Feu, aux rivières peuplées de farios, arcs et truiteL’Argentine. Souvent quand on mentionne l’Argentine, nous imaginons la pampa drossée par les vents où courbés en deux et faisant mille efforts des pêcheurs sortent des truites de mer grosses comme des cuisses de lutteurs ! Non, l’Argentine, ce n’est pas que les paysages désolés de la Terre de Feu, aux rivières peuplées de farios, arcs et truites migratrices, il y a aussi, plus au Nord, là où le climat est plus ‘humain » un poisson formidable, un poisson que l’on traque avec de gros streamers, une autre pêche, le Dorado. Un formidable film de Todd Moen, de Catch Magazine. A regarder en boucle…

Les résultats de l’open Street Fishing de Cergy
La saison de l’AFCPL Street fishing Tour 2011 est bien
lancée. Le deuxième open de l’année a rendu son verdict et a célébré la
victoire de Florian Olivier du team FTF Reins. Organisé par le Team Carna95 et
la Fédération de pêche du Val d’Oise associés à l’AAPPMA Black-Bass Pêches
sportives, l’événement a vu s’affronter 40 pêcheurs en deux manches de trois
heures, sur les cinq plans d’eau qui forment la base nautique de Cergy Pontoise.Voici le podium :
1.- Florian Olivier, team FTF Reins : 11 330,20 points
2. – Jean-Michel Marcon, team Rapala, shimano, g.loomis, vmc
: 10 619 points3.- David Mery, team FTF Reins, tiemco : 10 026 points
Renseignements :
www.afcpl.euPhoto : AFCPL

Goumois, la manif, pour ceux qui n’y étaient pas.
Voilà le souvenir de cette journée, hélas trop triste pour pouvoir en parler d’avantage…